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9h10 - Course contre la montre
 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Sam 28 Mar - 17:21

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Hirata Kôta

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COURSE CONTRE LA MONTRE
Un bip sonore signa l’arrivée à destination, le garçon s’apprêta à passer rapidement les portes de fer en quête d’une aide quelconque, mais celle-ci arriva sans même qu’il n’eut le temps de manifester son souhait : plusieurs hommes armés, prêts à paralyser l’émeute souterraine, se tenaient prêts devant l’ascenseur. Surpris, Kôta se stoppa, provoquant presque l’apparition d’un amusement amical sur le visage des courageux, fiers de leur bonne surprise. « C’est madame la haute-conseillère Philips qui nous envoie ! » La surprise devint alors une sorte de plaisir – si Sybilia était toujours présente, tout irait pour le mieux. Kôta connaissait sa force à se dépêtrer des situations inextricables, il avait pleinement confiance en elle, et l’intégralité des conseillers également au vu de sa récente nomination au plus haut niveau.

Penaud, Kôta se décala pour laisser entrer l’escouade dans l’ascenseur, qui malgré leur imposant nombre réussirent à tous rentrer. « Tenez bon, je vais chercher Sybilia et des informations sur la situation et je reviens vous aider ! _ Très bien, M.Hirata ! Elle se dépêchait d’aller vérifier le système de défense, vous pourrez la trouver par là-bas. _ Merci. » Les portes se refermèrent sur eux et Kôta resta seul dans le couloir, entendant le lourd vrombissement de l’ascenseur entamer sa chute. Il resta là, inerte, réalisant silencieusement ce qu’il venait de faire. Il était parti chercher des renforts, et voilà qu’ils étaient face à lui, qu’il aurait pu les accompagner, sauver les blessés, repousser les prisonniers furieux. Pourquoi était-il resté là, alors, à l’abri de tout combat ? Son excuse était factice, il n’avait rien de spécial à dire à Sybilia, il n’avait aucune information concrète à demander à ses supérieurs. S’il n’était pas redescendu pour se battre, c’était parce qu’au fond de lui, la peur commençait à s’éveiller. Les annonces s’étaient enchainées, quelques heures plus tôt, après les annonces d’attaques terroristes imminentes d’Ajatar Virke (Damaz) sur toute la région, le Conseil s’était surmené, Kôta avait passé les dernières heures à organiser l’envoi de bataillons de soldats en direction des villes proches pour évacuer les civils, organiser des recherches sur le terrain pour savoir quelle pouvait être la prétendue attaque qui allait bouleverser le pays. Tout Fiore était sur le qui-vive, il avait été hyperactif depuis l’annonce de l’état d’urgence, et en prenant cet ascenseur, pour la première fois il s’était retrouvé seul. Et cette solitude avait éveillé sa passivité latente, ses pensées fugitives, cette peur irascible. Il avait été assigné à Era, il n’avait pas pensé à contester l’ordre, et là encore il ne prétendait pas y penser. Mais concrètement, son rôle dans les évènements lui paraissait affreusement absurde. Il avait envie d’aider chaque fiorien, de le guider vers un abri sûr, de les rassurer sur les prochaines heures à venir, leur promettre que rien de mal n’arriverait. Mais il était dans l’incapacité totale de faire la moindre de ces choses, quand bien même il l’aurait voulu. Et cette peur paradoxale, déjà trop grande autour de lui, l’immobilisait dans cette zone de non-lieu et l’exposait pleinement à toute sa dysmétrie : il avait l’envie d’agir sur tous les fronts, mais son corps restait immuable.

« Allez, Kôta. Retournes-y. »

Il fut prêt à oublier ses peurs l’espace d’un instant pour avoir le courage de rappeler l’ascenseur et de descendre à son tour. Mais alors que sa main se levait, son regard fut attiré par du mouvement plus loin. Toujours figé, sa tête dévia légèrement pour observer au-delà d’une fenêtre qui offrait une large vue sur Era. Au loin, dans les airs, s’élevait la silhouette du bombardier que Legion avait volé à son ancienne guilde sous ses propres yeux. Le souvenir des flammes destructrices, des regards accusateurs, de la lascivité des mages désespérés par la défense firent que son sang se glaça instantanément. S’extirpant de sa son inertie, il se dirigea vers la fenêtre et y colla presque son visage estomaqué. Il n’y avait pas de doutes : c’était bien le Christina qui volait dans les airs, et sa destination n’était pas équivoque. Il fonçait droit sur la tour du Conseil Magique.

Une nuée de bestioles volantes s’échappèrent du navire volant pour s’abattre sur la ville sous lui, mais Kôta ne sut discerner de quoi il s’agissait réellement. Legion était-elle de mèche avec Ajatar Virke ? Profitait-elle de la confusion nationale pour attaquer le Conseil Magique ? Etait-ce Jack qui avait désamorcé le système de sécurité d’Era ? Ces questions se bousculaient dans la tête de Kôta, mais une plus fort encore s’imposait en lui : Bob est-il encore vivant ? Il tenta de raisonner, de trouver des explications rationnelles à l’enchainement des choses – Ajatar Virke et Legion alliées, cela signifierait que Damaz ait accepté d’avancer avec ceux qui ont détruit Blue Pegasus, pouvait-il y croire ? – mais tout devint flou dans sa tête. Ne resta plus que son regard vide qui contemplait l’apocalypse qui se déroulait devant lui.

Dans de tels moments, les grands Hommes savent prendre les bonnes décisions, agir pour le bien de tous, les solutions leur tombent sous le sens et ils se démènent à repousser les problèmes. Mais Kôta n’est pas un tel homme, ce n’est toujours qu’un petit garçon, et face à tous ces évènements, voilà que le petit garçon redevient un simple enfant désemparé par les évènements. Kôta, il a atteint son seuil de saturation, il a perdu la raison, il ne sait plus quoi faire sinon contempler les choses arriver – car ce qui doit arriver arrivera forcément, et dans cette nouvelle journée qui prévoit l’enfer sur terre, il n’est pas celui qui arrivera à repousser l’échéance du destin.
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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Dim 29 Mar - 1:08

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Sybilia Philips

Sabertooth

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Course contre la montre
event - destruction centrale

Elle préfère mettre de l'huile sur le feu, me rabaisser, me remettre en question, me retourne la question alors qu'elle sait pertinemment pourquoi je suis montée. D'ailleurs, sa réponse est encore très vague, elle tourne autour du pot, parle d'autres choses que de répondre à ma question, d'apaiser ce doute qui me donne une de ces envies de lui dégommer son visage à coups de poings. Pourtant, je prends tout mon temps pour l'écouter. Elle ne m'a pas convaincue et elle n'aurait convaincu personne avec une réponse aussi minable que celle-là. Cependant, à quelque part elle a raison. L'heure n'est pas aux querelles, nous devons penser à sauver nos amis, nous devons nous entraider. J'allais demander l'avis des hommes aux commandes du système de défense au moment où ils parlent d'une invasion.

« Qu... Quoi? Mais c'est imposs- »

J'accours derrière eux pour constater les faits. Cinq secondes... cinq secondes et nous sommes envahis. Mon regard se noircit alors que je regarde la rouquine. Je jure... je jure que si elle y est pour quelque chose, elle le paiera cher... très cher. Je serre les dents et les poings avant de m'élancer à toutes jambes vers l'escalier. À cet étage-là, il n'y a pas de fenêtre et c'est barricadé pour justement éviter qu'on attaque le point faible de la défense. J'oublie que Circé est un problème, j'oublie les accusations que je porte contre elle parce que l'urgence sonne. Je dévale les marches et arrivée à l'étage du dessous, je ne réfléchis pas. Je fonce, je cours et me jette contre la vitre. Elle ne fait que craquer. J'ai mal au bras. Coups de pieds, coups de poings, rien ne vient à bout de cette vitre. En me retournant, j'aperçois une chaise que je lance de toutes mes forces. Bien sûr, il fallait que ce soit le coup final qui réussisse.

« Il était temps! »

Sans hésiter, je me donne un élan et je saute dans le vide. J'active ma magie et les ailes de papillons poussent dans mon dos dans toute sa splendeur. Elles se déplient et je vole en toutes quiétude vers les civils en esquivant de ces bestioles grotesques qui se retrouvent sur ma route. Sauf qu'un m'a aperçu et décide de mordre une de mes ailes alors que j'y suis presque. La partie d'aile explose et je me retrouve projetée contre le sol. Je roule sur plusieurs mètres avant de m'arrêter. Pas le temps de penser aux dégâts que je me relève d'un bond. Mes deux mains s'illuminent d'une lueur violette. J'invoque des nuées et des nuées de papillons qui s'envolent vers les cieux dans leur lumière fantaisiste. Au contact, ils explosent. Je n'ai pas réfléchi parce que j'ai agi par instinct. La vie des civils me parait plus précieuse que le Conseil et pourtant, à l'intérieur de la tour j'ai des amis.

« Je suis désolée... »

Je retiens mes larmes parce que je dois être forte. Je dois faire quelque chose... Je dois tenter de les sauver... Mais comment? Je me refais pousser des ailes et je bats de toutes mes forces pour rejoindre le Christina. Dans tout mon élan, je fais abattre mon corps contre le navire pour le dévier de sa trajectoire. Je bats de toute la force qu'il m'est possible d'avoir avec mes ailes et pourtant, j'ai l'impression de ne faire aucune différence. Puis, on m'agrippe par la jambe, on me grimpe dessus, on me mord, on me force à m'éloigner du navire. Je me débats. Je frappe, mon corps chute vers le sol alors que ces bestioles ne me lâchent pas. Elles reviennent à la charge. J'ai attiré leur attention et maintenant, c'est moi qu'elles veulent. J'ai du mal, mais je dois nous débarrasser d'eux. De mon corps, je pose un cercle magique de l'éruption de papillons. Je réussis à m'en débarrasser pour le moment et juste à temps pour éviter de me casser une jambe en arrivant tout en bas... Et maintenant me voilà devant l'atrocité numéro un du jour.

« Vous êtes en état d'arrestation! Arrêtez le Christina immédiatement! Sinon... »

Mon corps s'illumine de mon aura violette, je me tiens prête à affronter cette personne... cette chose... lui, le type qui pue au milieu d'Era...

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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Dim 29 Mar - 6:17

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Trahison


Feat Sybilia Philips & Hirata Kôta


L'atmosphère explosa en mille éclats. Sybilia savait qui tu étais, ce que tu faisais là, il n'y avait aucun doute dessus mais pourtant, malgré tout, elle resta figée, refusant de se ridiculiser devant les hommes. Elle se contenta de son regard habituel, celui qui se traduirait en un « Je t'ai à l’œil ».

Tu soupires et te passes une main dans les cheveux avant de hausser les épaules et de lui passer devant pour continuer ton chemin et faire comme si tout allait bien. Ton rôle était terminé. Ton rôle ici était terminé et il n'y avait plus qu'à assurer de la bonne marche des choses. C'est à cet instant que tu eus une pensée pour les autres. Tu ne penses habituellement jamais à eux, la plus part, tu les détestais de toute façon. Tu viens à penser à eux à cet instant et plus particulièrement à Zadig. Tu te demandes ce qu'il fait, si tout allait bien. Zadig occupait la majorité de tes pensées mais ce n'était pas le moment de pensée à lui.

Ce n'était pas le moment de penser tout court.

Malgré le fait que tu es ai réussis à évincer Sybilia de ton chemin, la route était encore longue avant que tu ne puisses gagner la partie.

Soudain un homme crie. La panique s'intensifie.

On prévient d'une invasion. On voit le Christina sur les écrans. Tu avais entendu parler de l'événement à Blue Pegasus et de son vol..Mais de là à ce qu'il réapparaisse aujourd'hui. Tu grinces les dents et sers les poings car alors que tout aller pour le mieux dans le meilleur des mondes pour toi , Legion vient tout gâcher.

Cette guilde d'incapables et de zombies n'obéissant que corps et âmes à Black Jack, tu ne les aimais pas. Tu n'aimais pas leurs façons de faire les choses totalement dégoûtantes et horripilantes. Tu vois que Legion passe à l'attaque et tu restes là, sans broncher alors que Sybilia s'est déjà précipitée.

Suicidaire.

La panique s'intensifie. Le Christina arrive et la meilleure des solutions serait de partir d'ici...Tu pourrais partir et les laisser ici mais quelque part au fond de toi, une voix résonne. Tu ne valais pas mieux que tes détracteurs si tu les laissais tous mourir ici et puis Sybilia aurait la preuve de ta culpabilité et de ton implication dans ce plan.

5 secondes.

C'est le temps qu'il a fallut aux défenses d'Era pour se remettre en route et c'est le temps qu'il t'as fallut pour réfléchir.

« - Écoutez moi tous ! Vous allez vous levez très calmement et quitter les lieux rapidement ! Quittez tous la tour sur le champ !!! »

La plus part se précipite dans les escaliers et tu attends que tout le monde sorte de la salle du système alors que le bateau géant arrive à quelques mètres de vous. Seulement quelques mètres.

« - Madame ! On nous rapporte qu'un agent serait encore ici !
- Bon sang mais qui est l'abrutis qui est monté ici ?! »

Il n'y avait pas le temps. Pas le temps pour aller le chercher. Qui qu'il soit. Ce fut une perte regrétable...ou pas. Tu hésites et finalement, instinctivement, tu t'élances. Tes talons claquent de nouveau dans les escaliers et alors que tu passes devant plusieurs fenêtres, tu vois l'arme s'approcher.

Finalement tu parviens à mettre la main sur cette pauvre petite chose fragile, attendant bêtement au milieu du passage, comme hypnotiser par la scène qui se produisit sous ses yeux.

Tu lui frappes le derrière la tête pour le réveiller mais t'aurais eu envie de le tuer tout court pour t'avoir fait venir jusqu'ici. Personne n'a le droit de faire déplacer ta personne sans une engueulade, mais t'as pas le temps pour ça.

« - Je peux savoir par tous les saints ce que vous faites ici ?! Ne voyez-vous pas que l'on va y passer espèce d'idiot finit ! Aller on se bouge !! Je vous jure que si on sort vivants de là, je m'occupe de votre cas PERSONNELLEMENT ! »

Tu l'attrapes par le col de sa chemise et tu le traînes parce que vous n'aviez pas le temps d'attendre une quelconque réaction de sa part. Vous descendez les escaliers à toute vitesse mais la vitesse ne suffit plus. Le Christina était là.

Tu le jettes en l'air en le poussant et tu sautes par derrière. Avec un peu de chance, tu lui atterriras dessus et il n'avait pas intérêt à se plaindre celui-là !

Le Christina percute la tour, elle s'effondre et vous roulez encore devant tous les soldats qui ont attendus comme des idiots dans les couloirs.

Finalement, vous étiez vivants, sûrement avec quelques bleus dû à la chute mais vivants. Tu tapotes sur ta robe pour enlever la poussière et tu te relèves, furieuse d'avoir des bras cassés dans tes rangs.

« - Alors soit vous êtes suicidaires soit vous êtes de mèches avec ceux qui sont derrière ce complot mais je vous jure que Marcus entendra parler de cela ! Je vous prie de ne plus mettre la vie de vos camarades en jeu ! Réalisez vous donc dans quelle situation nous sommes ? Nous avons le plus possible besoin de nos hommes alors ne nous abandonnez pas. »

Tu poses tes deux mains sur ses épaules et tu le fusilles du regard avant de le secouer.

« - Si vous n'êtes pas capable d'assumer vos fonctions merci de le déclarer, sinon, je vous prie de vous ressaisir et de faire face avec courage à ce qui vous attends ! Ce discours est valable pour tout ceux et celles présents ici ! Nous devons surmonter cela ensemble, si vous n'en êtes pas capables, je vous prie de quitter de ce pas le Conseil dés que cette crise sera passée ! »

Oui partez. Partez tous. Cela ferra plus de place. Partez et cela ferra moins de têtes à convaincre de son innocence. Parce que tu savais y faire avec les hommes, tu savais comment leurs parler, comment les charmer mais ça te ferrais chier d'user de la magie....

Juste parce qu'un seul d'entre eux n'a pas été en mesure d'assumer ce qu'il porte dans le pantalon aujourd'hui.

Mais pour l'instant, tu lui régleras son compte plus tard...Tu avais un autre ennemi qui venait gâcher ta journée et pour ça, ils allaient payés.


 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Lun 30 Mar - 2:16

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[PNJ] Tarot

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Course contre la montre
Circé - Kôta - Sybilia


La première vague de bestioles paraît vaincue à première vue grâce à la contre-attaque de papillons de la mage. Sous les explosions, les créatures explosent dans une flaque noire et nauséabonde. Les gens sont aspergés et se retrouvent empoisonnés. Ils se mettent déjà à tousser. Certains s'évanouissent. Alors que le but était de les sauver d'une mort certaine, les voilà à souffrir et en danger. Tu as attiré l'attention en montant haut dans les airs pour faire dévier le Christina, mais la Pestilence ne t'a pas donné de répit. D'autres bestioles s'écrasent sur toi dans l'intention de te faire t'écraser tout en bas. Tu te débarrasses de la petite bande tout autour de toi et atterri juste en face de la Pestilence qui te regarde de façon inquiétante.

Ta menace tente de peser contre le cavalier, mais en guise de réponse, c'est un bourdonnement qui sort de sa bouche. Le bourdonnement cesse et la Pestilence tousse bruyamment, comme si le son provient directement de ses poumons. Sa respiration se fait bruyante, digne d'un malade cloué au lit pour troubles respiratoires.

« Black Jack vous envoie ses meilleurs voeux... pour une mort rapide. »

Une grande respiration, la Pestilence gonfle ses poumons avant de recracher une nuée de moustiques en direction de Sybilia. Porteuses de la malaria, les femelles ont toutefois qu'une seule chose en tête: récolter le sang de ses victimes. Bien malgré elles, elles infecteront tous ceux qui seront piqués. Les plus faibles en mourront probablement... Que feras-tu cette fois?

***

Pendant ce temps, le Christina s'écrase à toute vitesse dans la tour, explosant violemment. Tous les explosifs à bord rendent la collision encore plus spectaculaire. Malheureusement, les morts se comptent par centaines et maintenant, l'accès à la prison est bloquée. Vous ne saurez jamais quel destin ces fameuses escouades auront eu...

Kôta et Circé sont sauvés de la catastrophe. Autour de vous, il y a des blessés du Conseil à cause des débris de la tour qui leur sont tombés dessus. Il y a des civils empoisonnés par l'éclatement des bestioles un peu plus tôt: certains tiennent encore debout, d'autres se sont écroulés. Il y a Sybilia qui fait face à la nuée et à la Pestilence. Derrière vous, des survivants crient à l'aide, mais ce ne sera sans doute pas sans croiser des cadavres de vos collègues sur votre route... Quel sera votre choix?

Spoiler:
 

Vous avez 10 jours pour répondre lorsque c'est votre tour.

Ordre de réponse : Hirata Kôta - Sybilia Philips - Circé Eirene




FICHE PAR SWAN
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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Jeu 2 Avr - 18:11

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Hirata Kôta

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COURSE CONTRE LA MONTRE
L’ombre de Christina porte désormais sur la tour et s’apprête à entrer en collision avec elle. Kôta observait toujours sa lente avancée d’un œil vide. Soudain, alors que le crash était imminent, il fut secoué prématurément par deux mains qui l’agrippèrent derrière lui. Son regard vrilla en direction de la femme qui le maintenant, elle parlait mais il ne saisissait pas les paroles qu’elle lui proférait avec véhémence. L’emmenant avec elle à toute vitesse, elle lui permit d’éviter de succomber dans l’effondrement de la tour à cause de l’explosion. Quand, sur la terre ferme, elle le défia du regard, il reconnut Circé Eirene, une des mages du Haut-Conseil, qu’il rencontrait réellement pour la première fois. Il porta alors un semblant d’attention à son égard tandis qu’elle s’acharnait toujours plus sur lui à tenter de vouloir l’éveiller. « Alors soit vous êtes suicidaires soit vous êtes de mèches avec ceux qui sont derrière ce complot mais je vous jure que Marcus entendra parler de cela ! Je vous prie de ne plus mettre la vie de vos camarades en jeu ! Réalisez-vous donc dans quelle situation nous sommes ? Nous avons le plus possible besoin de nos hommes alors ne nous abandonnez pas. Si vous n'êtes pas capable d'assumer vos fonctions merci de le déclarer, sinon, je vous prie de vous ressaisir et de faire face avec courage à ce qui vous attends ! Ce discours est valable pour tout ceux et celles présents ici ! Nous devons surmonter cela ensemble, si vous n'en êtes pas capables, je vous prie de quitter de ce pas le Conseil dés que cette crise sera passée ! »

Une nouvelle lueur naquit dans le regard du garçon en entendant les quelques mots qu’elle avait proféré. Il la dévisagea, l’air toujours grave. « Et il est où, Marcus, quand on a besoin de lui ? Je vous obéirais directement et quitterais ce Conseil si vous entendez par là celui que vous représentez : le Conseil, le Haut-Conseil qui laisse Legion et Ajatar Virke agir impunément. C’est désolant de voir que Sybilia Philips, pourtant la plus jeune recrue de votre sainte assemblée, est la seule à se battre pour protéger les civils. Dieu puisse la bénir, c’est vous que je quitte et c’est elle que je rejoins. » D’un geste d’épaule, il se dégagea de l’emprise de la femme et ses ailes de feu poussèrent à nouveau, permettant son envol. Sybilia se battait non loin pour réfréner le chaos, et c’était ça qui venait de motiver le jeune garçon à se ressaisir : l’idée que certaines personnes ne songeaient jamais à l’abandon, et que leur force s’insufflait aux autres. Si Kôta n’était pas en mesure de sauver Era, il pouvait apporter tout son soutien à Sybilia, qui était la seule à se lancer dans la bataille, fut-elle une cause perdue.

D’un battement d’ailes, il fonça pour rejoindre son amie, passa à toute vitesse à ses côtés pour s’interposer entre elle et le monstre qui lui faisait face. Un nuage de moustiques se hâtait dans leur direction, mais Kôta, lévitant, n’y prêta plus davantage d’attention : il attendit qu’ils furent tous à portée de lui pour lancer une nouvelle déflagration – la chaleur brula les pauvres ailes des insectes qui tombèrent tous à même le sol, la plupart mourant du fait du pic de température que leur corps futile ne pouvait supporter. Chose faite, il se détourna vers Sybilia, lui lançant un regard plein de gratitude – celle de l’avoir sorti de sa léthargie mentale. « Sybi, si cette bête appartient à Legion, à Black Jack, tu dois savoir qu’il n’y a aucune once d’humanité en lui. Tu peux le tuer. »

Les cris, partout, résonnaient dans la ville assaillie. Le garçon tenta de ne pas y faire attention pour garder la maigre raison qui venait de renaitre au fond de lui. Son regard s’intensifia envers Sybilia, il attendit alors les ordres de celle qu’il estimait être la seule autorité légitime en cet instant : devait-il rester l’aider ou plutôt aller chercher un quelconque remède médical qui pourrait sauver les civils des fléaux qui s’abattaient sur eux ? Sachant qu’il n’avait aucune compétence de guérison, et qu’il ne connaissait à proximité personne qui était capable de réfréner une telle épidémie... peut-être que l’Ereine pourrait se décider à agir pour défendre ses concitoyens, et user de son influence pour maitriser la situation envenimée à sa manière.

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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Sam 4 Avr - 20:03

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Sybilia Philips

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Course contre la montre
event - destruction centrale

C'est d'une voix enrouillée d'insectes et de puanteur que la chose en face de moi répond au nom de Black Jack. Une mort rapide? C'est une menace plutôt facile... Est-ce que Black Jack me vise personnellement? Ou bien c'est le message qu'il était sensé faire parvenir à tous ceux qui croiseraient la route de sa bestiole horrible? Alors que je m'apprête à déchaîner ma nuée sur la chose, c'est elle qui réagit en premier. D'un souffle rapide et puissant, elle déchaîne les insectes vers ma direction sans remords. Comment ralentir des insectes volants? Comment nous en débarrasser sans risquer de propager un autre poison comme je l'ai fait contre les autres bestioles? Je ne peux pas risquer une autre contamination... mais je ne peux pas non plus me protéger et risquer que ces insectes s'échappent et piquent les civils.

Et, c'est la catastrophe. Le Christina s'est écrasé dans la Tour du Conseil... tuant probablement des centaines de personnes coincées à l'intérieur. J'ai serré les dents et les poings parce que je n'ai rien pu faire. Je n'ai pas pu les sauver. J'aurais tenté d'être partout et de sauver tout le monde, mais malheureusement le destin ne fonctionne pas comme ça. Le destin ne nous donne pas la possibilité de jouer les héros, les destin nous force à choisir et nous force à des émotions qu'on ne veut pas nécessairement ressentir. La tristesse, la colère, la honte, l'impuissance, la rage, la vengeance. Encore aujourd'hui, je fais de mon mieux pour passer par-dessus mes faiblesses. Je ne suis pas forte... je n'ai jamais eu le caractère d'une personne comme ça. J'ai toujours été sensible peu importe les situations et je me suis laissée emporter plus d'une fois par cette faiblesse qui fait de moi cette braillarde qu'on a nommée Haute-Membre du Conseil... Les débris ont roulé, des gens sont morts, certains ont survécu. J'entends leurs cris de douleur jusqu'ici. Je me crispe parce que je n'ai jamais réussi à garder mon sang froid lorsqu'autrui souffre. C'est dur...

Puis d'un clignement des yeux, alors que la nuée allait s'abattre d'une seconde à l'autre contre moi, j'aperçois les ailes d'un phénix. Mes yeux s'agrandissent d'admiration, ma bouche s'ouvre de stupéfaction alors qu'il crame les insectes d'un battement d'ailes de braises. Pendant un instant, il m'a redonné espoir, il m'a faite cesser d'entendre les lamentations, les blessures des autres et les miennes. Kôta, mon sauveur. Je vois dans ces yeux une lueur que je n'oublierai jamais. Agir sans cervelles a réveillé mon ami et la présence de mon ami, m'a faite reprendre conscience de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il me dit que je peux tuer la chose. Aucune humanité, aucune once de volonté à vouloir partager sa place dans ce monde avec les autres. Il n'y a vraiment plus rien à faire pour elle... mis à part nous en débarrasser. J'hoche la tête face à mon ami avant de me retourner vivement vers les hommes encore debout portant l'uniforme du Conseil:

« Écoutez-moi tous! Entraidez-vous, aidez les blessés et les malades à se tirer en sûreté. Nous nous occupons de la menace et nous allons vous protéger coûte que coûte! Ne perdez pas espoir mes amis... surtout pas... »

C'est l'espoir qui fait vivre la volonté. Sans volonté, il n'y a pas d'actions, il n'y a pas de miraculés, il n'y a pas de justice, il n'y a pas de vie... Je m'avance pour être côte à côte avec Kôta et lui adresser un sourire sincère.

« Tu es prêt mon ami? Je peux compter sur toi pour me couvrir? »

Une bonne distance nous sépare de la bestiole. Y aller à pieds serait trop long et nous risquerions de tomber dans un piège quelconque. Mon corps s'illumine d'un violacé éclatant et je revêts le cuir et le tissus de ma tenue de combat. Mes cheveux placés maintenant dans une sauvagerie discutable et l'immense épée naît au creux de mes deux mains. Le cercle lumineux se dessine dans mon dos et je me fais pousser les ailes de papillon. Parée à me lancer, je dis à Kôta:

« Suis-moi! »

Mes pieds décollent du sol en un battement d'ailes et c'est en volant que je contourne la bestiole dans un arc de cercle large avant de charger dans une zone dégagée la chose pour la happer de plein fouet avec mon épée...
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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Dim 5 Avr - 1:05

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Trahison


Feat Sybilia Philips & Hirata Kôta


Choquée. Offusquée. Offensée. Il y avait là bien des termes pour décrire ce que tu ressentais à cet instant présent. Tu venais de te faire remettre à ta place par un soldat qui a faillit causer votre mort à tous les deux et le voilà qu'il crache ce qu'il a sur le coeur en ta présence sans même un remerciement au passage. Il s'en va, tout comme Sybilia s'en est allé, te laissant tout le bordel sur les bras.

T'étais vraiment pas là pour ça.

L'explosion est passée, les blessés sont en nombres et deux choix s'offrent à toi désormais, trois si l'on compte le fait que tout ceci est arrrivée par ta faute.

Premier choix : Tu pourrais descendre en bas et aller les aider, aider les citoyens tandis que les cris et les appels à l'aide montent en puissance.

Deuxième choix : Tu pourrais rester ici, faire soigner les blessés, t'occuper des gens encore sous le choc et des soldats tentant tant bien que mal à s'organiser mais bizarrement tous te regardes avec cet air impatient. Il avait raison le petit gars...Marcus n'étant pas présent, tu étais dorénavant l'autorité la plus haute en ces lieux et c'était à toi de gérer ce bordel.

Troisième et dernier choix : Tu pourrais partir. Faire mine de t'en foutre parce qu'au fond, tu t'en foutais de tout ça, c'était pas tes affaires. Certes l'intervention de Legion venait gâcher le déroulement des opérations mais qu'est-ce que ça pouvait bien te faire? Au contraire ça t'arrangeais même. Que de demander de mieux au bon dieu?

Tu prends quelques secondes pour réfléchir, Sybilia, la rue...Les soldats, le Conseil..La fuite. Tu n'étais pas ce genre de personne se jetant corps et âme dans la bataille, non, ton truc à toi c'était la tactique et le calcul. C'était la manipulation.

T'oublies en un instant cet idiot ingrat, t'iras lui régler son compte quand tout ceci sera finit et finalement ton choix est pris. Tu devais resté au Conseil. Pour le bien de l'opération et pour la survie d'Ajatar si le Conseil venait à tenter quoi que ce soit contre vous. Tu devais rester ici et donc assurer tes fonctions. Jouer la comédie un peu plus longtemps. Oui voilà où en est ton choix à présent.

Dehors, les cris montent jusqu'à tes oreilles comme un nuage de fumée désagréable empêchant toute autre réflexion et tu te dis que Sybilia...Assurera la suite des opérations. Tu la détestes, tu la hais mais elle était pire qu'une mauvaise herbe et on pouvait pas la tuer comme ça. Puis si ce soldat était allé à sa rencontre alors c'est largement suffisant. Il restait l'accès aux prisons bloqués par la violence de l'explosion et les gardes.

Il y avait urgence et tu ne savais par quoi commencer.

"- Ceux et celles qui peuvent encore utiliser la magie vous descendez et vous allez aider les citoyens! Vous soutiendrez Sybilia également dans sa tâche!"

Oui, ça te fais chier de le dire. T'as un petit pincement au coeur parce que tu voulais la voir mourir mais cela reportera tous les doutes vers toi et tu le savais..Surtout après votre altercation dans la tour.

"-Les autres tant que vous êtes en état de bouger un orteil, vous aidez à vous occupez des blessés et vous organisez des salles de soins dans les salles de réunion."

Tous te regardes mais personne ne bouge. Ils hésitent, ils attendent. Certains ne sont même pas sûres de savoir s'ils devraient te faire confiance.

A ton tour, tu les fixes d'un oeil noir et méprisant avant de soupirer d’exaspération.

"- Oui Marcus n'est pas présent! Oui Ajatar et Legion sont bels et bien présents. Donc en l'absence de toutes autres personnes du Haut-Conseil ici, je suis l'autorité la plus haute en ces lieux donc ce n'est pas une requête que je vous soumets mais un ordre! Exécution! Bougez vous un peu"

Le but d'Ajatar c'était la fin des non-mages,des civils pas la fin des mages...T'avais aucunes raisons de laisser tomber ces hommes et ces femmes malgré tes airs suffisant et supérieurs que tu pouvais aborder par moment. Par contre descendre dans la rue? Oh lalala non, hors de question, qu'ils crèvent tous la bouche ouverte, ça t'arrangerais bien.

Toi tu comptais bien établir un siège dans le bâtiment s'il le fallait hors de question d'aller prêter main forte à une femme que tu détestais et à un homme qui n'a su relever que l'absence du président fantôme du Conseil.

Ainsi soit-il! Pour le reste de la journée...Advienne que pourra. T'étais prête à partir s'il le fallait...Sait-on jamais qu'il se passe encore un truc tordu à Era. Tu serais pas au bout de tes surprises.


 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Mar 7 Avr - 21:03

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[PNJ] Tarot

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Course contre la montre
Circé - Kôta - Sybilia


Les moustiques sont désintégrés grâce à la chaleur émanant des ailes du phénix. Il fait face à la Pestilence comme s’il s’agissait d’un adversaire comme un autre. La Pestilence vous regarde la tête penchée sur le côté comme si vous n’étiez que des cobayes dans cette expérience. Elle écoute les beaux discours sans essayer de comprendre pourquoi. Cet élan de courage, ces belles paroles, elle n’en a que faire. Son rôle est de contaminer tout le monde et de ne laisser qui que ce soit intact.

Vos pieds décollent du sol et vous contournez l’invocation à toute vitesse. Elle sait très bien que toute résistance est futile et qu’une manœuvre même effectuée en équipe ne servira pas à grand-chose. D’un geste du bras, elle envoie une nuée de sauterelles voler pour vous ralentir. Le jeune homme riposte à sa manière contre ces vulgaires insectes… puis l’épée traverse le corps du cavalier. Son corps se dissipe en fumée verte qui vole vers vous en toute quiétude, s’infiltrant par vos pores de peau et vos narines.

« Et c’est ainsi que les humains choisirent la mort lente et douloureuse… »

Le corps de la pestilence reprend forme à quelques mètres de vous. Son sourire malade ne vous dit rien de bon parce qu’en effet, vous ressentez déjà les conséquences. Votre peau se gonfle d’enflure, votre teint devient blême, vous êtes fiévreux, vous êtes étourdis. Vos pores semblent se boucher d’une mince couche de sang séché. Ces soldats qui sont envoyés contre la Pestilence sont soudainement hésitants. Ils gardent leur distance et envoient leur magie s’écraser contre le cavalier qui se change à nouveau en nuage empoisonné pour échapper à l’assaut du Conseil.

Peu à peu, les gens évacuent la zone aidés des soldats, mais ils ne sont pas totalement sortis du pétrin.

**Nouvel ordre de réponses**

Hirata Kôta – Sybilia Philips – [PNJ] Carbuncle – Circé Eirene – [PNJ] Tarot


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FICHE PAR SWAN
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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Mer 15 Avr - 7:55

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Hirata Kôta

Silver Sword

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COURSE CONTRE LA MONTRE
Sybilia reçut le message et fut prête à contrattaquer. Pour Kôta, c’était le signe évident que l’espoir n’est pas mort : tant que sa supérieure et amie ne baissera pas les bras, il se refusera de réaliser pleinement que la Tour du Conseil Magique est détruite dans son dos et que les cadavres doivent s’y empiler. L’espoir, c’est prendre appui sur ces évènements fâcheux pour se projeter plus loin. Mettant en pratique l’habile métaphore, Sybilia utilisa sa magie pour se métamorphoser et utiliser ses habilités de combat, elle aussi se revêtit d’une paire d’ailes pour faire face au monstre qui menaçait Era, et s’assurant que Kôta la suivrait, elle fonça directement en sa direction avec sa lourde épée qui repoussait les ennuis. Le garçon, propulsé par ses propres ailes flambantes, attaqua par un autre front autant pour divertir le monstre que s’assurer de la protection de son alliée. D’un coup sec, elle trancha le corps asséché de l’ennemi qui sembla sur le coup disparaitre dans un nuage douteux. S’évaporant à une vitesse inespérée, les spores atteignirent autant Sybilia que Kôta, qui se reposèrent à même le sol, soucieux. Après tout, ils venaient d’aspirer une toxine sécrétée par celui qui venait de lâcher la peste sur Era.

Malheureusement pour eux, l’ennemi reparut plus loin, les narguant toujours de sa nonchalance alarmante. Une escouade, probablement arrivée sous les ordres de Circé, vint leur porter leur aide mais restèrent éloignés de la bête : à chaque coup porté l’étrange nuage vert se formait et se répandait, et quiconque osait s’en approcher en subissait déjà des séquelles peu encourageantes. Sybilia la première fut touchée par ces symptômes et chancelait, livide. Kôta se hâta de la soutenir, se rendant compte par la même occasion que son corps commençait à briller à cause du soleil qui se dévoilait au-delà des nuages : sa forme de phénix lui permettait de réfléchir la lumière et d’éblouir ses ennemis, mais dans une telle situation il était plutôt en train d’aveugler ses propres alliés, beaucoup plus en nombre que leur unique adversaire. Il révoqua ainsi son take-over et amena Sybilia à distance du monstre, observant du coin de l’œil les offensives infructueuses des gardes. « Tiens bon Sybilia, ça va passer. » Il se sentit mal de mentir à ce point : il n’avait aucune idée de ce qu’ils avaient inhalés et ne savait pas si l’état de son amie finirait par s’améliorer ou non. En y réfléchissant, il se rendit compte qu’ils avaient tous les deux été exposés à la substance, mais que lui ne ressentait rien. Au loin pourtant, quelques gardes commençaient déjà à tourner de l’œil, même si les autres continuaient à tenter de maitriser à distance l’ennemi public. « Hé vous ! Stoppez les attaques ! Dès qu’il est touché, il libère du poison ! Si vous continuez, vous allez tous... » il ne put finir sa phrase, prit par une violente quinte de toux. Observant Sybilia, il vit une nouvelle panique dans ses yeux, et comprit qu’à son tour il était touché. « Sybi je... » les quintes de toux reprirent, violentes. Sa tête lui tournait et il ne restait debout qu’en s’appuyant sur quelques débris. Il ne comprenait pas : comment pouvaient-ils perdre face à un tel monstre ? comment pouvait-il être désemparé en ayant été touché par un simple poison ? et pourquoi les symptômes ne se déclaraient que maintenant ? Il avait commencé à être malade en tirant Sybilia à l’abri. En révoquant sa forme de phénix. L’oiseau rouge de Desierto, l’animal légendaire qui guérit les maux.

Il se transforma à nouveau, libérant ses longues ailes dans son dos, réchauffant presque immédiatement l’atmosphère autour de lui et commençant à briller sous les rayons du soleil qui montait de plus en plus haut dans le ciel. Progressivement, son état semblait s’améliorer, au prix d’une lourde fatigue et d’une forte consommation de magie. Alors c’était ça, le phénix ? Résister aux maladies les plus nocives ? Rapidement, les symptômes disparurent complètement. Le voilà immunisé contre la bête, mais il ne revenait qu’au point de départ : bien qu’en meilleur état, il se sentait toujours incapable de freiner la bête. Les corps plus loin continuaient de tomber sous l’effet du poison. Il ne pouvait laisser passer ça, et s’approcha alors de l’adversaire pour lui faire face, même s’il ne savait pas réellement ce qu’il pourrait faire. « Alors ton truc, c’est empoisonner les gens ? Et si ça se retourne contre toi ? » Il leva les mains devant lui pour se concentrer sur sa cible : utilisant modulation, il rassembla une énorme quantité d’Ethernano dans le corps du monstre, jusqu’à un point critique. D’une part, un tel pic de magie concentré allait forcément être ressenti par n’importe quel mage compétent aux alentours, et peut-être qu’ils interviendront pour les aider – car Kôta savait qu’il ne tiendrait plus réellement debout suite à une telle attaque. D’autre part, concentrer autant d’Ethernano dans un tel point pouvait rapidement être nocif, et l’effet ne se fit pas attendre : les particules accumulées entre elles explosèrent le corps de la Pestillence, propulsant Kôta – déjà inconscient suite à la trop grande utilisation de magie – au loin.

Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   Mer 15 Avr - 21:49

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Sybilia Philips

Sabertooth

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Course contre la montre
event - destruction centrale

Les adversaires sur notre route sont ravagés grâce à notre technique. Comme je l'ai espéré, j'atteins la créature avec ma lame. C'est dans un nuage qu'elle s'évapore, qu'elle esquive le coup et que je me retrouve à presque perdre le contrôle sur mon coup. Je freine mon élan juste à temps pour ne pas frapper Kôta derrière la tête. Le nuage pénètre mes poumons et je tousse par réflexe. C'était quoi ça? Rapidement, j'apprends ce que ça fait. Mes ailes battent moins rapidement d'un coup, irrégulières, je me pose sans véritable équilibre. Mon accoutrement disparaît et mon épée aussi. Je ne vois pas les choses correctement. Tout tourne autour de moi. J'ai chaud et j'ai froid à la fois. Je me sens basculer, mais je résiste, les jambes écartées loin l'une de l'autre. Je respire par la bouche, un oeil à moitié ouvert, j'ai du mal à voir ce qui se passe.

Kôta? Est-ce que t'es là Kôta? C'est ta voix? Hi hi! On dirait... un dirait une guimauve qu'on flambe... Oh attends, une guimauve ça parle pas, hein? Qu'est-ce que je raconte? Je tâte quelque chose... une épaule? L'épaule de qui? Ma main descend un peu plus... mais je ne sens plus rien. Si c'est le bras ou le torse, j'en sais rien. Quand j'ouvre les yeux, je vois mes mains enflées et... et le sang! Mes yeux s'écarquillent et je me mets à crier. C'est horrible! Comment... comment peut-on faire une chose pareille? Kôta... Kôta aide-moi! Dis-moi... dis-moi que je vais m'en sortir! Dis-moi... c'est rien de grave hein? Parle-moi Kôta! J'arrive plus à te voir... je vois plus rien ni personne, j'ai seulement mal partout... Mon corps bouge et pourtant c'est pas moi... c'est toi, Kôta?

« Kô... ta? »

Je suis tirée de-là comme une poupée de chiffon. J'ai du mal à tenir sur mes jambes. C'est là que je me demande s'il a été touché lui aussi par le gaz. Et qui c'est qui me trimballe comme ça? Je me débats un peu... non en fait, je bouge les bras et juste ça je souffre. Je grimace. Puis j'arrête de bouger. L'étourdissement me fait tomber. J'ouvre les yeux et je vois Kôta... J'arrive pas à articuler ni à savoir si je rêve ou non. Puis... y'a une explosion... J'arrive pas à savoir ce qui en est mais ce que je sais. La poussière se lève et quand elle se dissipe, je vois Kôta parterre... plus loin.

« KÔ-TA! »

Mes jambes me font souffrir, je fais que rager devant une impuissance comme celle-là: mais qui tente rien n'a rien. Je ne sais pas si le truc tient toujours debout. Je vois flou, mais je mise toute ma concentration sur la silhouette que je pense être mon ennemi, là où il était la dernière fois il me semble. Sous la Pestilence, un cercle magique se forme et la nuée de papillons s'envole pour exploser ses pieds et son corps.
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 MessageSujet: Re: 9h10 - Course contre la montre   

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