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Culot & Elégance [Kota]
 MessageSujet: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptySam 9 Avr - 13:58

Elena Vandervald
Elena Vandervald

Indépendant Légal

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Vous avez dit Culot ?



Elena & Kota


Goujats. Un mot qui te tourne dans la tête alors que statique tu fixes l'obscurité de tes yeux noisettes, calme et stoïque, aucun sons ne sortant de ta bouche dans le silence lugubre du cachot obscur. Un décor où seul le tintement métallique des entraves à tes poignets brisent le silence.
Trop serrés à alors qu'ils te font souffrir, tu ne t'attendais pas à un accueil élogieux, ni même à une suite de grand luxe, néanmoins tu ne t'étais pas préparée à côtoyer des rats dans une pièce humide et obscure avec les poignets entravés de façon si barbare. Ce n'était pas une façon de traiter une femme, encore moins quand celle-ci venait se rendre de son pleins grès. Goujats. De véritables goujats. Et c'est en ruminant cette pensée que tu attends ce visiteur que tu étais venu chercher, celui pour lequel tu t'étais rendu tout simplement, non sans quelques petites démonstrations d'exceptions. Tu aurais pu faire beaucoup plus simplement il est vrai, mais il fallait bien que quelqu'un leur montre les limites de ce nouvel organe se voulant intouchable. Personne n'est intouchable, et tu étais là pour le prouver. Un faible sourire qui se dessine sur tes lèvres alors que le bruit métallique de la porte du couloir retentit.


Quelques heures plus tôt

C'est un faible sourire aux lèvres que la rousse aux cheveux bouclées franchit les portes d'Arcadia. Sur son passage certains la dévisage quelques instants avant de soudainement secouer la tête et de retourner à leur occupations, comme si l'espace d'un instant ils avaient cru voir quelqu'un d'autre.
Une hallucination qui n'en est pas une alors que tu avances, lentement, avec élégance, ta longue robe bleu marine foulant le pavé rythmé par le tintement de tes talons. Autour de toi le voile s'écorche en discontinue, suivant ta progression alors que la brune devient rousse et inversement aux grès des passants franchissant ou sortant de la zone d'altération. Une rousse au regard noir et profond, aussi machiavélique que dangereuse alors que dans son univers elle condamna celle qui voulait fouler la terre de ses jambes. La brune déterminée à prouver que ce nouvel ordre ne pouvait être toléré, celle qui s'était relevé après la chute, celle qui avait servit Fioré durant des années, chose la plus chère pour laquelle elle se sacrifierait sans hésiter. Aujourd'hui c'était déterminée que tu avançais, loin de cette ombre que tu étais devenue au lendemain des événements, cette femme sans éclat fuyant pour sa vie, pensant ses blessures, aussi bien physiques que mentales après avoir été trompée et trahie, rejetée et blâmée comme responsable de tout ce qui était arrivé. Ta mâchoire se crispe à cette pensée, quelques secondes seulement.

Et aujourd'hui tu étais là, avançant tranquillement dans les rues d'Arkadia, la nouvelle capitale que le royaume s'était donné, déterminée vers les immenses murailles du palais. Ce qui t'avais décidé ? Un simple fait, cette rumeur confirmée par les faits d'un garçon défendant l'intégrité d'une femme traquée, cette femme ayant décidé de revenir sur sa position pour s'excuser. S'excuser de quelque chose qu'elle n'avait pas commis. Hypocrisie. Néanmoins ce fait, ces faits avaient été comme un électrochoc, celui que tu possédais encore quelques alliés, celui que malgré tout ce qui était arrivé tu possédais encore plusieurs cartes dans ta manche, une notamment qui siégeait ici, dans celle nouvelle ville se voulant capitale, nouveau prestige pour une nouvelle gloire d'un état prenant la voie d'un totalitarisme aberrant alors que la milice arpente et guète, que la politique régit la magie.

Non tu n'étais pas ici pour suivre ce schéma qui avait eut lieu, tu n'étais pas ici pour t'excuser, tu étais ici pour enfoncer les portes ouvertes d'une reine prétentieuse et naïve, ici pour abattre une de tes cartes de façon spectaculaire et remarquable. Vaniteuse et orgueilleuse, tu étais ici pour leur prouver que leur nouvelle forteresse n'est qu'une illusion, mais que tu n'étais pas pour autant une ennemie de la nation. Que était l'un de ses fers de lance, l'un des bras armé de ce pays pour qui tu as donné, une main de fer dans un gant de velours.

Déjà devant toi s'ouvrent les portes de la grande muraille, en son sein ta cible, ta cible et ta carte. Sur ton visage aussi calme que froid un sourire s dessine, tu es prête pour ta grande entrée, les talons claquent alors que tu franchis l'enceinte, un contrôle de routine que tu passes avec succès sur présentation de tes faux papiers alors qu'au sein de la foule pénétrant tu prends le chemin du grand bâtiment se dressant adossé au palais.

Devant toi se dessine déjà les miliciens gardant l'entrée, vingt mètres, dix mètres, cinq mètres, un mètre. L'illusion vole en éclat alors que les cheveux roux deviennent cascade brune, que les billes noires deviennent amendes aux teintes noisettes, que les lèvres charnues deviennent fines courbe teintée de carmin. Un moment de stupéfaction dans leur regard, un mouvement de recule, une bouche qui s'ouvre prête à donner l'alerte, tes bras se lèvent dans les airs pour se tendre devant toi, ta voix claquant avec un froid impérial.

" Mon nom est Elena Vandervald et je me présente aujourd'hui pour me rendre aux mains de Silver Sword et de la couronne. "

Le plan venait tout juste de s'enclencher.


© Bebebe ♠
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptySam 9 Avr - 18:23

Hirata Kôta
Hirata Kôta

Silver Sword

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culot et élégance

Tu baillas longuement, te permettant d’être seul dans ton bureau – les stores tirés pour éviter tout vis-à-vis avec tes collèges. La journée était bien entamée mais tu étais arrivé au travail bien avant l’aube pour régler d’urgentes affaires ; ton statut de major n’était pas de tout repos, même s’il pouvait impressionner deux ou trois civils au détour d’une conversation (« Déjà major et si jeune ?! C’est étonnant ! _ Oh vous savez je ne suis pas aussi jeune que j’en ai l’air. ») il obligeait également à une stricte rigueur pour s’assurer du bon fonctionnement de l’organisation. Hiérarchiquement à un statut des plus élevés, tu avais pourtant l’impression de ne pas voir la lumière du jour à force de quitter cet espace clos que tu connaissais déjà par cœur après que le soleil ne se soit couché. Tu préférais être ici que sur le terrain, trop impliqué dans la rigueur administrative et le contrôle interne de l’organisation – tu ne faisais preuve d’aucun laxisme face aux erreurs des incompétents que tu corrigeais avec rigueur pour ne pas entacher le prestige de l’institution. Toute tes journées, tu barrais, raturais, réécrivais des rapports qu’on te remettait par lots de dizaine. Par leur biais, tu apprenais à découvrir le mode de vie, de fonctionnement de tous les autres miliciens de ton service, mais pourtant tu n’en avais réellement rencontré que si peu au-delà de ces impressions fugaces que leurs mots te procurait. Ce travail te stimulait mais t’esquintait par la même occasion : tu vivais pour le travail mais le travail t’arrachait la vie.

On frappa à ta porte. Tu distinguas une silhouette au travers de la vitre translucide, tu imaginas que ce fut un de tes subordonnés venus te déposer un énième rapport de mission. Las, toujours avachi sur ton bureau en jouant sans t’en rendre compte avec ton stylo, tu lanças un assez sonore
« Ouaaais ? » pour autoriser l’entrée. Tu t’amusais souvent à parier secrètement sur le visage qui allait alors apparaitre. Tu passas en revu les miliciens que tu avais sous ta direction et tu optas cette fois-ci pour Aster, une recrue montante qui ne se fatiguait pas à enchainer les missions – et te déposer ses énormes conclusions. Mais ce fut loin d’être Aster. Quand tu réalisas quelle était la personne qui te faisait face à  l’entrée de ton bureau, tu sursautas tellement fort que tu fis tomber ton stylo et s’envoler quelques feuilles. Bondissant littéralement, tu te levas de ta chaise, presque au garde à vous, pour saluer ton visiteur, ne manquant pas de te cogner brutalement contre le rebord de ton bureau. Trop perturbé par l’arrivée inattendue, tu ne fis pourtant pas attention à la douleur. Devant toi se tenait Gregory Salliman, le Commandant de Silver Sword. Ton supérieur direct. Celui que tu n’avais jamais rencontré personnellement, qui ne te connaissait sans doute pas (du moins le croyais-tu jusqu’à aujourd’hui) mais qui avait pourtant la mainmise sur toute ta carrière, et donc a fortiori, sur toute ta vie.

Tu rougissais déjà de honte de t’être comporté de manière si peu respectueuse à son égard : ta façon de l’avoir fait entrer, ta façon de te tenir qu’il avait forcément vu en ouvrant la porte. Tu tentas de reprendre tes moyens sans pour autant perdre tes couleurs.
« Monsieur le Commandant ! _ Major Hirata. » Il te fit un geste cordial pour t’inviter à te rasseoir tandis qu’il s’avançait pour s’asseoir de l’autre côté du bureau. Tu restas encore debout quelques secondes à le contempler, complètement paralysé par l’incompréhension : tu recevais dans ton bureau ton supérieur qui s’installait là où les simples miliciens venaient te supplier d’autoriser leurs départs en missions. « Vous ne devez pas être au courant. Il n’y a eu aucune annonce officielle encore, il n’y a que quelques bruits de couloir dans le quartier général. _ De... Excusez-moi, mais je ne vois pas ce dont vous voulez parler. _ Elena Vandervlad vient de se remettre aux autorités. »

L’annonce te percuta comme une gifle que tu prenais en plein visage. Personne n’avait eu de nouvelles d’Elena depuis sa fuite après l’appel de la reine, quelques mois plus tôt. Si elle se rendait aujourd’hui, ce n’était surement pas sans raison – quelque chose de gros se tramait. Tu ne saisissais toujours pas pourquoi le Commandant s’était personnellement déplacé jusqu’à ton bureau, tu repensas à tout ce qui pouvait te lier à elle mais tu ne comprenais pas ce qui pouvait s’en dégager. « Effectivement, je n’étais pas au courant. Quelles sont ses intentions ? _ Elles sont encore obscures. Vous la connaissiez, n’est-ce pas ? » La question ne sortait pas par hasard, tu le comprenais bien. Tu avais l’impression étrange que ton avenir dépendrait de ta prochaine réponse, si bien que tu préféras prendre des précautions. « C’est elle qui m’avait désigné haut-gradé du Conseil Magique. Et je me suis retrouvé à ses côtés à Crocus, face à Oracion Seis et Ajatar Virke, mais vous devez déjà être au courant de tout ça. _ Oui, tout le monde est au courant de l’échec de votre intervention. »

Sa phrase te déconcerta. Tu tentas de garder ton calme, de ne pas paraitre vexé ou perturbé, mais c’était difficile. Gregory lui-même n’avait pas changé d’expression ni même d’intonation. C’était comme si ça phrase avait été amicale alors qu’elle sonnait comme un énorme reproche. Tu restas silencieux, attendant qu’il renchérisse – même s’il paraissait faire de même. Ce fut lui qui céda après quelques secondes. « J’ai tenté de m’entretenir avec elle mais elle refuse de parler. _ C’est insensé. _ Elle ne veut parler qu’à une seule personne. Vous. » Second choc. Cette histoire brumeuse te mettait dans une étrange situation : tu avais l’impression de paraitre coupable aux yeux du Commandant. Tu comprenais soudainement pourquoi il s’était interrogé sur ton passé avec elle – mais même toi, au regard du peu de fois où tu l’avais croisée, tu ne comprenais pas pourquoi elle t’avait choisi parmi tant d’autres. Qu’est-ce qui te distinguait des autres miliciens ? Pourquoi n’avait-elle pas confiance en Gregory ? Tu ne pouvais pas poser ces questions à ton supérieur, ne connaissant pas encore ses intentions. « Moi ? Mais pourquoi ? _ C’est la question que je me pose. Elle ne s’est pas exprimée là-dessus. Elle ne parlera qu’en votre présence et sans aucun autre intermédiaire. Je crois que nous devrons céder à son caprice si nous voulons comprendre son comportement. » Tu déglutis difficilement. « Alors je dois aller la rencontrer, c’est ça ? »


*


Le Commandant t’avait briefé sur le comportement à avoir pour cette entrevue si particulière. Il avait exigé que tu n’évoques aucun des plans d’actions de Silver Sword, tu ne devais lui livrer aucune information que le public ne connaissait pas. Il souhaitait que l’entretien se fasse le plus vite possible – tu lui avais affirmé que tu étais à sa disposition dès à présent, même si tu sentais qu’au fond, tu n’avais pas vraiment le choix. Marchant avec toi dans les longs couloirs du Quartier Général (sous les yeux parfois surpris des miliciens ne s’attendant pas à voir le Commandant dans leurs services), vous vous dirigiez tous deux vers la cellule où elle était enfermée tandis qu’il te conseillait encore et toujours. L’essentiel de ta mission se résumait ainsi assez simplement : tu devais la faire parler pour connaître ses intentions et t’en aller dès que tu jugeras cette mission satisfaite – d’autres prendront le relai une fois qu’elle sera jugée non-dangereuse. Toutes les hypothèses étaient soulevées, un conseiller du Commandant estimait même qu’il était probable qu’elle vienne au nom d’Ajatar Virke annoncer une nouvelle offensive. Au milieu de toute cette effervescence, tu ne savais pas réellement où te placer : trop perturbé par cette arrivée soudaine dans ta vie des deux anciens hauts-conseillers qui avaient emprunté des voies si distinctes. Enfin, on annonça que tu pouvais y aller.

Toute la zone de la cellule avait été vidée de monde : tu pénétras dans un long couloir où s’alignaient des petits box obscurs, chacun clos par des barreaux métalliques, meublées par de simples couchettes inconfortables. On t’avait prévenu qu’elle était dans la quatrième cellule. Tu essayais d’avoir une allure déterminée, tu étais certain qu’Elena avait entendu ton entrée et qu’elle percevait le claquement de tes pas sur le sol froid, pas se rapprochant d’elle. Tu arrivas devant sa cellule et tu devinas sa présence à l’intérieure, assise à t’attendre. Tu ouvris la porte grâce au passe qu’on t’avait confié, et tu la refermas derrière toi sans encore poser ton regard sur elle. Enfin, tu soufflas légèrement, puis tu te détournas pour lui faire face.

Elle avait changé, elle aussi. Elle gardait dans son regard l’allure féroce mais digne qu’elle présentait autrefois, mais tu avais l’impression qu’elle n’avait plus le même prestige qui lui allait si bien – peut-être était-ce seulement dans ta tête, le fait de savoir qu’elle n’était plus ta supérieure mais une
simple civile. Ses deux poignets étaient attachés par les fidèles menottes anti-magiques – tu fis la moue en voyant ce trop-plein de précautions, comme pour t’excuser à son égard du traitement qu’on lui infligeait et que tu trouvais un brin démérité. Tu espérais néanmoins que ton impression première était bonne et qu’elle venait en paix. « Me voilà. » Tu ne savais pas réellement quoi dire de plus pour te présenter, ni comment t’adresser à elle : qui était-elle à tes yeux ? Mlle Vandervlad ? Elena ? Mlle la Haute-Conseillère ? Aucun de ces substituts ne te plaisait. Sa prestance, même légèrement chiffonnée, justifiait à elle-seule un qualificatif qui lui irait pour elle-seule, quelque chose de puissant et d’unique que tu n’avais malheureusement pas. « Je ne sais pas ce que toute cette affaire signifie encore, mais avant de vous écouter, je tiens à vous faire part de quelque chose. » Tu t’approchas d’elle. Tu avais envie de lui ôter ces menottes pour prendre ses mains qui paraissaient si douces pour qu’elle juge par elle-même de ta sincérité : « Je n’ai jamais eu l’occasion de vous le dire, alors je m’exécute maintenant : je tenais à vous remercier de m’avoir sauvé la vie à Crocus face à Oracion Seis. J’étais sur le point de mourir et vous vous êtes sacrifiée pour que je survive. Je vous en serais, à jamais, reconnaissant. » Et, solennel à ton habitude, tu t’inclinas en direction de la prisonnière pour la saluer et exprimer ta profonde gratitude.
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyDim 10 Avr - 15:55

Elena Vandervald
Elena Vandervald

Indépendant Légal

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Vous avez dit Culot ?



Elena & Kota


La démarche légère retentit dans l'aile vide alors que la porte se referme, lentement ton visage se redresse, quelques instants avant que la silhouette n'apparaisse à l'entrée de ta cellule, ton corps endoloris par l'attente se levant lentement alors que le cliquetis du verrou retentit, les mains toujours logés dans ton dos pour ton plus grand inconfort tu le salut d'une légère inclinaison du buste, faute de mieux.

Sa voix retentit, son visage entre dans la lumière alors que tu prends le temps d'observer ses traits, ton visage calme et sans expression, paisible malgré la situation alors qu'il te fait part de son incompréhension de la situation. Quoi de plus normal après tout ? Et c'est avec un sourire chaleureux que tu accueilles l'interrogation de ton visiteur, ta voix légèrement enroué par le mutisme des dernières heures retentissant avec son calme habituel alors que contre toute attente il te remercie de ce qu'il s'était passé des mois plutôt. Un souvenir encore omniprésent dans ta mémoire, presque douloureux même si rien ne transparait sur ton visage.

" Nulle besoin de me remercier et encore moins de reconnaissance, j'ai simplement fais ce que je devais, tout comme vous. "

Un léger silence alors que tu continues de le détailler, analysant la dernière image que tu avais de lui, tentant de cerner les changements de comportement et de posture, l'évolution de ce jeune homme qui t'avais toujours intrigué, qui t'avais toujours plut dans son intégrité malgré sa naïveté alors que c'est encore de la profonde bonté, presque maladroite qui se dégage de ses traits.

" Je vois que vous vous portez bien Monsieur Hirata, j'en suis ravis. "

Ton sourire s'efface pour une expression plus formelle, rigide qu'impose la situation.

" Dites-moi Monsieur Hirata, pensez-vous toujours qu'il est possible de sauver tout le monde ? "

Une réelle question qui déciderait de la suite, une question faisant écho à une entrevue que vous aviez eut il y'a longtemps maintenant, un souvenir que ta mémoire ravive dans chaque détail de votre échange passé. La question déterminante qui s'impose en de tel circonstances alors que ton regard se braque dans le siens, signe de ton sérieux et du réel intérêt apporté à ce qu'il pourra répondre à cette question. Ta chevelure cerclant ton visage tel une cascade un peu sauvage, te gênant dans leur mouvement que tu ne peux contrôler par la privation de tes mains liées dans ton dos dans une posture n'étant que de plus en plus inconfortable. Une situation qui exige une solution.

" Néanmoins avant que vous ne répondiez, j'aurai une requête, pourrions-nous nous entretenir dans un autre lieu que celui-ci ? Une salle d'interrogatoire peut-être ? J'ai conscience de ne rien pouvoir exiger, néanmoins l'humidité, le froid et le manque de lumière font de cet endroit tout sauf un lieu propice à une discussion civilisée. "

Les dès étaient jetés.


Quelques heures plus tôt

Les menottes viennent entraver tes poignets maintenus dans ton dos dans un cliquetis sourd, serrent et meurtrissent sans qu'un rictus ne vienne se dessiner sur tes lèvres. Tête haute malgré la situation tu entres en mouvement après une légère poussée exercée dans ton dos, légère et pourtant brutale alors que tu étouffes cet agacement outré qui s'empare de toi dans cette manière si peu délicate et raffinée de te traiter, une prestance qui ne se laissera pourtant pas abattre, une tentative de t’agripper le bras pour te forcer à avancer plus vite, un mouvement ample et sec pour intimer de te lâcher alors que ta voix claque, aussi froide que calme.

" Je me suis rendue et ait les poings liés par des menottes anti-magie alors à moins que vous ne souhaitiez que je commence à hurler comme une démente pour provoquer une véritable esclandre je vous conseille de ne pas me toucher plus que nécessaire. "

Un déglutissement sourd, un rictus agacé alors qu'il te lâche, position inconfortable alors qu'il ne sait plus réellement quelle conduite il se doit d'adopter et les potentiels répercussions de cette dernière. Un souffle agacée alors que lentement tu reprends ta marche, que de couloir en couloir en couloir ils t'entraînent sous les regards des âmes passant ci et là, certains s'arrêtant brutalement devant la scène, un sourire intérieur teinté d'un certain orgueil alors qu'à leur simple réaction tu sais pertinemment qu'ils savent qui tu es. Vanité. Regard braqué loin devant tu avances, impassible malgré la situation, malgré ces mains bloqués dans ton dos et cette infériorité que la situation impose, celle d'une prisonnière, une prisonnière qui pourtant agit comme si elle était là parce qu'elle l'avait décidé, qu'elle contrôlait parfaitement une situation qui lui échappe, impériale et digne en tout circonstance. Le jeu des apparences dans lequel tu évolues depuis ta plus tendre enfonce.

Tu t'enfonces à leur suite dans les étages, la lumière s'amoindrit au fur et à mesure de la descente alors que finalement c'est l'obscurité agrémenté de quelques faibles lacrymas qui brise la noirceur des cachots où vous pénétrez. Vides alors que les détenus ont été transférés immédiatement dans un autre bloc après ton entrée fracassante, une certaine satisfaction que provoque ce traitement si spéciale. Le cortège s'arrête dans le cliquetis d'une clef, la porte grince et s'ouvre alors que la petite vengeance de ton numéro orchestré plus tôt s'abat alors qu'une main vient violemment te pousser dans ta cellule. Un regard noire et empreint de mépris que tu lui adresse alors que la porte se referme. Une phrase vaseuse se voulant blessante et piquante que tu ignores royalement en te tournant lentement pour aller t'assoir sur la misérable couchette. Un agacement qui grandit alors que pourtant tu reste de marbre, que commence l'attente où il faut s'armer de patience, sorte de guerre psychologique de l'isolement et du manque d'informations, de l'incertitude du futur, technique basique que quelques mois plus tôt tu appliquais toi-même au sein de cette organe déchu dont tu étais une des têtes à abattre.

Le temps s'écoule dans une durée incertaine, seul le cliquetis des chaînes venant briser le silence s'étant instauré depuis ton arrivé, tu ne sais exactement depuis combien de temps tu attendais, une heure, peut-être trois, a vrai dire tu t'en moquais, la patience avait toujours été une de tes principales qualité. Un bruit sourd, celui d'une porte qui s'ouvre te tirant de ta léthargie contemplative, les bruits de pas déterminés brisant le silence dans un écho étrange, une présence qui s'impose alors que tu la reconnais à cet aura de dignité honorable qu'il tente en toute circonstance de dégager. Sa voix sans ton brisant le silence alors qu'il reste de l'autre côté des barreaux, seul sa silhouette se dessinant dans la pénombre.

" Bonjour Elena. "

Un long silence avant que finalement ta voix ne retentisse à son tour, froide où se loge une teinte de mépris dans l'intonation des mots.

" Cela faisait longtemps.
Gregory. "


Il ne bronche pas, ne réagit pas à ton invective maqué alors que toujours sur ce ton monocorde il poursuit.

" Je suis heureux de voir que tu sembles avoir retrouver la raison et que tu acceptes enfin de faire amende honorable. La situation devrait pouvoir se régler rapidement avec ton entière coopération. "

Un rictus agacé que tu chasses alors que tes dents grincent pour maintenir ce contrôle de toi légendaire qui a toujours fait frissonné tes adversaires.

" Détrompes-toi Gregory, je ne suis pas là pour ça. "

Tu peux sentir une certaine crispation qui se dégage du silence s'instaurant. Un silence qu'il brise encore avec cette attitude d'homme droit et fière te sortant par les yeux alors que le visage toujours droit tu continues de fixer le mur face à toi sans même lui décocher un regard.

" Alors que veux-tu ? "

Un léger rire teinté de mépris qui retentit dans une sonorité cristalline alors que tu ne prends toujours pas la peine de te lever ni de lui adresser un regard.

" Mon pauvre Gregory, je ne parlerai qu'à une seule personne et malheureusement ce n'est pas toi. "

Un silence glacial.

" Tu as bien conscience que ce genre de comportement ne plaide guère en ta faveur n'est-ce pas ? "

Une intonation sans appel, signe que la discussion s'arrêtait là.

" Je ne parlerai qu'à monsieur Hirata. "

Un souffle expiré de lassitude teinté de déception.

" Bien. Mais prends garde Elena, il arrivera un point où je ne pourrais plus rien faire pour toi. "

Tu ne réponds pas, en parfaite harmonie avec ta décision de mettre un terme ici à ce simulacre de discussion avec ce traitre qui vous avez tous abandonné pour sauver sa tête sans sourciller. Le silence se rompt à nouveau alors que le premier bruit de pas retentit, moment que tu choisis pour lui adresser tes derniers mots, piquants et incisifs, corrosifs.

" Transmets mes amitiés à Circé. "

Il se fige dans son mouvement quelques instants, signe que tu as touché là où il fallait pour faire saigner avant que le bruit de ses pas ne retentissent à nouveau, le bruit de ses pas puis le bruit sourd de la porte se refermant derrière lui pour te laisser seule avec les ombres, le silence.


© Bebebe ♠
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyDim 10 Avr - 22:45

Hirata Kôta
Hirata Kôta

Silver Sword

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culot et élégance

De simples mots censés te calmer, ni gênée ni même comblée par tes remerciements, elle balaya ceux-ci pour passer directement à l’essentiel. Tu t’y attendais, mais tu avais néanmoins tenu à agir de la sorte : désormais, tu étais prêt à l’écouter pour enfin comprendre tout ce qui était impliqué dans cette étrange situation. Elle te posa une question, une simple question, mais pourtant lourde de sens. Ses paroles étaient délibérément mesurées, pesées pour produire parfaitement l’effet escompté, et elle toucha juste : le souvenir de ta première réelle rencontre avec elle, dans son bureau, des mois plus tôt, rejaillit du fond de ta mémoire. Tu avais tenté de lui démontrer ton approche des conflits qu’elle avait patiemment écouté, sans émettre de réel avis dessus sinon te confier ses espoirs quant à ta réussite. Aujourd’hui, elle te demandait à nouveau ce qu’il en était : « Pensez-vous toujours qu’il est possible de sauver tout le monde ? »

Tu ne trouvas rien à renchérir dans les premières secondes, te demandant ce qu’elle sous-entendait réellement par là. Heureusement pour toi, ce fut elle qui brisa le silence en te confiant une demande des plus particulières : changer d’endroit. Tu réfléchis assez longuement, constatant qu’elle était on ne peut plus sérieuse, puis tu estimas qu’il n’y avait pas de réels risques à la transférer ainsi dans une autre pièce – à part les remontrances du Commandant. Mais face à Elena, presque hypnotisé, tu n’avais que faire des possibles répercussions que ton prochain comportement occasionnera. « Très bien, nous trouverons bien une salle vide pour parler en face à face. » Tu avais faillis dire d’égal à égal, mais tu t’étais abstenu au dernier moment, encore incertain quant à votre rapport mutuel.

Tu t’approchas donc lentement d’elle et, d’un signe de tête, lui demanda de se lever. Tu la fis légèrement pivoter en tirant sur son épaule pour que tu puisses contempler les menottes qui la maintenaient toujours.
« Vous vous souvenez de mes facultés, Elena ? » Tu te raidis subitement – tu l’avais appelée par son prénom sans le vouloir. Tu étais extrêmement soulagé d’être dans son dos pour ne pas qu’elle voie la tête tétanisée que tu affichais désormais, et tu continuas directement à parler pour ne pas qu’elle reste concentrée sur la façon dont tu t’étais adressé à elle, comme pour noyer le poisson – mais tu étais bien conscient qu’elle n’allait pas l’oublier aussi facilement. « Vous savez, ma faculté d’empêcher les mages d’utiliser leurs facultés. » Tu t’accroupis pour porter ton visage à hauteur des menottes, et tu enveloppas tes deux mains autour des chaines métalliques, sentant ta magie monter dans l’air. « Ne bougez pas, il n’y aura qu’un petit choc. » Tu fis s’introduire quelques particules magiques à l’intérieur des rouages que tu fis imploser. Les chaines tombèrent sur le sol dans un grondement sourd, libérant instantanément les poignets d’Elena. Tu te redressas pour lui faire face, attendant qu’elle se retourne pour lui lancer un léger avertissement, bien que persuadé qu’elle l’avait déjà compris : « Vos poignets n’auront plus à souffrir. Mais vous n’avez toujours pas la possibilité d’utiliser vos facultés si vous restez à mes côtés. C’est une simple précaution. Je ne veux pas que le Commandant me tape ensuite sur les doigts. Maintenant suivez-moi. »

Tu repris le chemin inverse que tu avais emprunté jusqu’alors : déverrouillant la porte, arpentant le long couloir de cellules jusqu’à sortir de la zone de prison, t’assurant d’avoir toujours Elena qui te suivait dans ton dos, et gardant activée ta faculté d’anti-magie. Comme tu t’y attendais, le Commandant Salliman patientait à la sortie : il s’approcha quand tu ouvris la porte pour te questionner, mais il se stoppa brutalement quand il aperçut Elena dans ton dos. Avant qu’il ne fit quoique ce soit, tu levas le bras en sa direction pour le stopper, lui et les autres miliciens qui l’entouraient. « Je maitrise la situation. Nous nous dirigeons simplement dans une autre pièce. L’un des bureaux non-loin suffiront. » Gregory ne bougea pas, mais son regard prit un air des plus sévères quand il s’aperçut que la prisonnière n’en était plus vraiment une en ayant les mains libres. « Major Hirata, votre comportement est irresponsable ! Je ne peux pas laissez passer ça, cette femme doit rester dans sa prison, et menottée ! » Le Commandant sembla vouloir agir, mais se stoppa lui-même, soucieux d’un détail que lui seul pouvait comprendre. Kôta eu un léger sourire, presque arrogant. « Je répète que je maitrise la situation. Personne ne peut utiliser sa magie. Pas même vous. Pas besoin de menottes le temps qu’elle me fasse part de ses informations. » Et sans attendre la moindre autorisation, tu continuas ton chemin, passant aux côtés du Commandant pétrifié qui n’osa rien renchérir, comprenant l’étendue de la capacité du major. Tu traversas rapidement les quelques mètres qui vous séparaient du prochain bureau dans ce silence pesant que tu avais instauré, et tu ouvris la porte pour laisser Elena passer la première. Tu la suivis, et avant de refermer, tu lanças un dernier regard au Commandant et aux miliciens abasourdis par l’évolution de la situation : d’un ferme signe de tête, tu tentas de les rassurer, et tu claquas la porte.

Tu invitas Elena à s’asseoir d’un côté du seul bureau qui meublait la pièce et tu pris place face à elle, de l’autre côté.
« Je crois que je vais quand même me faire taper sur les doigts. Tant pis, je suis certain que ça vaudra le coup. » C’était presque une blague, mais tu ne parvins pas à rire, encore choqué par le comportement que tu venais d’avoir. Tu préféras ne pas t’attarder sur les conséquences et te focalisas à nouveau sur Elena, te remémorant sa précédente question. « C’est vrai, je le pense toujours. Aussi choquant que cela puisse être pour vous. La preuve : je viens de placer mon entière confiance en vous. Je sais que vous n’êtes pas mauvaise, que vous voulez être sauvée de cet état dans lequel vous êtes malencontreusement placée en ce moment. Vous évoquiez sans doute ma fameuse troisième voie, la recherche d’une solution alternative pour régler les conflits. Et bien il faut croire qu’elle existe réellement. Le dossier que vous m’aviez confié, Eagle’s Claw, s’est réglé d’une manière que vous jugiez pourtant impensable : la simple discussion. La recherche d’un compromis pour le bien de tous. Aujourd’hui, Eagle’s Claw n’est plus la menace qu’on prétendait être auparavant, mais bel et bien une alliée de la couronne – certes indépendante, comme l’Impératrice aime le rappeler, mais belle et bien pliée de son plein gré aux exigences du royaume. Personne n’est mort à l’issue de ce conflit. Il suffisait d’engager une sincère discussion, ce que l’ancien Conseil Magique de Marcus Adamof semblait incapable d’envisager. Alors oui, j’y crois toujours. » Tu avais paru déterminé, plein de volonté dans tes paroles, mais tu ne pouvais t’empêcher d’avoir au fond de toi l’image d’Enya, introduite dans ta propre maison, que tu n’avais toujours pas réussi à raisonner. Tu pensais aussi à Damaz que tu avais croisé dans les landes humides du Nord, après l’attaque contre Blue Pegasus, qui n’avait pas écouté tes paroles et qui avait continué sa route. Tu étais incapable de sauver tout le monde, les derniers évènements – et toutes les épreuves de ta vie – en étaient la preuve. Mais tu voulais continuer à incarner cette figure d’optimisme face à Elena et les autres. Continuer à leur faire croire qu’une personne était suffisamment courageuse – ou naïve – pour estimer qu’une telle utopie était finalement envisageable.
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyLun 18 Avr - 12:59

Elena Vandervald
Elena Vandervald

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Vous avez dit Culot ?



Elena & Kota


C'est un silence qui accueille ta question, de ces silences surpris de ceux que l'on prend au dépourvu et pourtant en détaillant son visage tu peux voir que la question a eut l'effet escompté, celle d'un souvenir ravivé. Et c'est encore un silence qui accueille ta requête, différent celui-là, de ces silences de réflexions, de ceux pesant le pour et le contre avant qu'il n'entre finalement en mouvement. Dans chacune de ses réactions, des ses expressions, dans chaque mot tu continues ton observation, analyse son comportement et ses réactions, tu continues de sonder son évolution, quel écart existe-t-il entre celui qu'il était et celui qu'il est désormais.

Une mains sur ton épaule, une main ni ferme ou brutale, simplement posée pour faciliter la manœuvre, un geste que tu compiles dans ton recueil d'information alors que tu la couple à l'utilisation de ton prénom. Il n'était plus ce jeune homme digne et pourtant totalement intimidé, il avait bien conscience qu'en ces lieux tu étais la prisonnière et pourtant il n'abusait nullement de son statut pour tenter d'instaurer un rapport d'égalité entre vous. Un faible sourire que tu esquisses dans la pénombre, un sourire que tu chasses alors qu'il poursuit, rappel cette faculté à bloquer la magie, une faculté qui t'avais toujours intrigué, un réel atout qu'il possédait au sein du Conseil, un atout que Silver ne pouvait qu'utiliser.

Les menottes tombent dans la minutie de l'opération, libérant tes poignets avec un certain soulagement alors que machinalement ta main droite vient masser le poignet gauche où ta chaire est marqué de l'étreinte des dernières heures puis inversement, tes bras retombant le long de ton corps alors que c'est avec les épaules que tu enchaînes, endolories par cette position inconfortable qui te maintenait les mains dans le dos. Une simple réponse à sa demande de le suivre. Une réponse où le nom s'évapore, comme une réponse sourde à ce que tu vais ressentis, cette volonté de parler d'égale à égale.

" Merci Kota. "

Il entre en mouvement et tu le suis dans le calme, quittant finalement cet endroit lugubre où tu avais perdu plusieurs heures avec un certain soulagement que tu dissimules sous cette dignité habituelle teinté de fierté. Un cachot où tu aurais presque consentis à retourner de ton pleins grès alors qu'à peine sortie de la prison c'est Gregory que vous rencontrez, sur le coup tu penses à un piège grossier, une idée vite envolée devant la stupéfaction du "commandant" de la milice, une certaine joie te traversant devant son air outré et choqué. Une joie qui s'amplifie dans la scène et l'échange se déroulant devant tes yeux, ton regard noisette se figeant dans le siens avec dédain, un dédain affiché auquel vient s'accoupler un sourire méprisant devant l'insubordination dont tu es la cause, une réelle satisfaction alors que suivant Kota tu reprends ta route non sans laisser échapper un léger rire moqueur au moment de passer aux côtés de Gregory auquel tu n'accordes même plus un regard.

Quelques mètres avant qu'une ne porte s'ouvre et qu'il t"invite à passer la première, chose que tu fais alors que la porte claque derrière le major. La pièce était simple, un bureau et deux chaises, simple, inpersonnel et froid pour toi qui avais l'habitude des pièces parsemés d'étagères couvertes de livres. La lumière du soleil perçant par une simple fenêtre pour te tirer un sourire alors que prenant place tu ne peux t'empêcher de passer ton bras dans le rayon pour en sentir la chaleur. Un simple geste avant de reporter ton attention et de reprendre cette stature calme et impassible dont tu avais l'habitude.

" Votre acte, aussi amusant qu'il est été pour moi n'était pas vraiment Judicieux Kota, vous avez conscience de prendre un risque certain pour un résultat qui ne l'est pas n'est-ce pas ? "

Une phrase a laquelle il répond avec un naturel surprenant, le risque de se faire taper sur les doigts qu'il comprenait et acceptait pleinement. Une évolution flagrante en cette instant, là où dans le couloir elle n'aurait put être mise que sur une certaine inconscience, une inconscience qui n'en est pas alors qu'il utilise sa tête et ses méninges, qu'il l'amadoue comme elle-même le fait. Un simple sourire face à ce constat. Un sourire chaleureux disparaissant alors qu'il répond à la question que tu lui as posé plutôt. Tu l'écoutes avec attention, nullement surprise, nullement surprise mais fière de comment ce jeune homme tente de déformer les faits à son avantage, fière de cette évolution que tu distingues maintenant clairement ensuite, une réponse qui te plait et te conviens même si tu ne peux t'empêcher de lui montrer que tu n'es pas dupe en lui répondant avec calme et sincérité.

" En effet, je parlais de cette fameuse troisième voie dont vous m'avez parlé un jour. Mais... Un silence alors que ton visage se tourne vers la fenêtre, comme pour plonger dans tes pensées avant de se refiger sur lui, ton regard s'ancrant dans le siens. même si je suis contente de vous l'entendre dire vous savez comme moi qu'Eagle's Claw ne doit son salut qu'à la couronne et a ses choix politiques suite à l'attaque d'Ajatar, mais aucunement à la discussion, elle visait simplement à enfoncer le conseil d'avantage en reconnaissant comme mauvais tout les choix que se dernier a put faire, aussi le démanteler tout en officialisant la légalité des aigles ayant pris pars à lutte d'Ajatar n'ait qu'un coup politique comme un autre. Un nouveau silence alors que finalement tu lui adresses un sourire chaleureux. Néanmoins je salut votre tentative de démagogie, mais il aurait été plus judicieux de prendre l'exemple de votre rôle dans la réhabilitation de Sybilia comme exemple du succès possible de cette troisième voie, vous ne croyez pas ?"

Ton regard s'ancre dans le siens avec intensité.

" Je vais être honnête avec vous Kota, je ne compte aucunement m'excuser auprès de la couronne, car je réprouve la concentration des pouvoirs qu'elle exerce, nombre d'exemples passés ont bien montré que concentrer tout les pouvoirs en un seul et unique organe ne peut être que la porte ouverte à toute sortes de dérives menant au final à la tyrannie, si ce n'est sur la première génération, sur la deuxième ou la troisième et ainsi de suite, car il y'aura toujours quelqu'un pour vouloir abuser de ce trop grand pouvoir donné, la milice, le couvre-feu, cette chasse à l'homme de l'ancien conseil ne sont autre chose que le premier signe d'abus possibles.

Ceci étant clair, j'écoute vos questions, après tout il s'agit avant tout d'un interrogatoire n'est-ce pas ?


Un simple sourire pour clore la mise au point avant que ton visage ne retrouve son impassibilité. Impatiente dans le fond de ton être de voir sa réaction et ses réponses autant que ses questions.


© Bebebe ♠
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyMer 20 Avr - 15:53

Hirata Kôta
Hirata Kôta

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Elle pesait ses mots. Ou du moins, elle faisait semblant d’y réfléchir, comme plongée dans de muettes réflexions pour trouver les expressions les plus fidèles à ses idées. Tu n’étais pas dupe, pourtant, et restais pleinement conscient qu’elle simulait vraisemblablement – qu’au fond, elle savait pertinement ce qu’elle allait dire et qu’elle l’avait su bien avant votre rencontre, comme si elle avait tout orchestré mais faisait croire qu’il n’en était rien. Elle critiqua ton intervention, gardant une certaine retenue et un respect qui lui était familier, puis elle continua à digresser sur la royauté et son refus de suivre le même chemin que Sybilia. Elle te proposa ensuite de la questionner, comme ravie de subir l’interrogatoire qu’elle menait pourtant à la baguette. Tes sourcils se froncèrent tandis que tu débutas ta réponse d’une voix des plus apaisées – malgré le sujet épineux, tu gardais un calme plus que serein.

« Avant de vous poser mes questions, je vais revenir sur tout ce que vous venez de dire. Certes il vous est loisible de considérer que les tractations de la royauté avec Eagle’s Claw ne sont qu’une mascarade du pouvoir pour chercher à maintenir sa légitimité le plus longtemps possible aux yeux du peuple. C’est peut-être vrai, d'un côté. Mais pour avoir personnellement rencontré la monarque, je peux vous assurer que ce n’est pas son but premier. Elle a grandi entourée des conseillers de son père lui inculquant les valeurs de la diplomatie et l’importance de garder des relations sereines avec autrui, et aujourd’hui elle semble s’efforcer à maintenir un niveau de cohésion général suffisant pour garantir la bonne entente de tous. La légitimation d’Eagle’s Claw s’est faite naturellement, la reine a reconnu leurs actes produits pendant les attentats, l’aide qu’ils ont apporté au Royaume, mais au-delà, même s’il n’en avait été rien, elle a commencé par simplement les accepter comme des égaux, à les inviter à se produire devant elle pour trouver, ensemble, un compromis. Chose promise, chose due : la guilde est toujours ouverte aujourd’hui, elle sert le pays à sa façon en respectant les règles communes et la couronne la reconnait et l’en remercie. Le même schéma s’est produit avec cette entité, Weer Lopen, là où feu l’ancien Conseil n’aurait rien cherché à savoir et aurait interdit tout groupement sous ce nom. Ce n’est nullement de la démagogie, la reine ne se cache pas derrière ses paroles mais se produit au contraire véritablement via ses actes : toutes ces tractations, tous ces compromis trouvés pour le bien de la communauté en témoignent.

Vous semblez avoir bien compris l’idée que je me fais de la troisième voie, mais encore une fois la finalité que nous en dégageons mutuellement n’est pas la même. Vous en parlez comme succès pour la réhabilitation de Sybilia, comme une alternative inespérée et pourtant ayant, miraculeusement, aboutie. Selon mon point de vue, il ne faut pas l’ériger comme un dernier recours mais bien comme l’ambition principale de tout le système. La reine semble l’avoir parfaitement compris : jamais il n’a été question de chasse à l’homme pour l’ancien Conseil, la reine vous a simplement demandé de vous en remettre aux autorités. D’emblée, elle utilisait cette troisième voie sacrée là où l’ancien Conseil, et par la même occasion ce qui semble être votre vision des choses encore aujourd’hui, n’aurait sorti comme arme qu’un ultimatum sanglant. Sybilia a été reçue, entendue, et la reine s’est levée personnellement pour l’excuser. Les excuses nationales de Sybilia n’étaient qu’une mise en scène pour rassurer le peuple, pour qu’elle puisse se réintégrer dans la société galvanisée par la peur et l’angoisse.

Hisui E. Fiore agit aujourd’hui en tant que reine, et je la respecte pour ça. Ses décisions ne sont peut-être pas parfaites, mais elles sont les plus justes, toujours dans cette optique du compromis pour l’intérêt général. Jamais elle n’ordonnera une mise à mort, jamais elle ne tolérera des tortures et actes de barbaries comme on pouvait en voir jadis. Ses ambitions visent à ce qu’elle devienne une véritable reine, notable et reconnue comme telle, et non pas un gouvernant despote. Ne me faites pas rire, Elena, et ne jouez pas cette carte avec moi : vous savez très bien qu’elle ne détient le pouvoir uniquement parce que le peuple le veut bien, et qu’au moindre caprice inconsidéré de sa part, le peuple se soulèvera pour rétablir un monarque exemplaire. Mais au fond, ce n’est juste qu’une figure œuvrant pour le bien de tous. Alors votre refus de vous excusez, de mon pur point de vue, n’apparait que comme un caprice – ce que justement vous craignez en parlant de despotisme – pour ne pas souiller votre honneur que vous avez toujours tenté de garder écarlate. Mais je ne peux pas vous en vouloir pour ça, et personne ne le peut, car au fond, vous aussi, Elena, avez dû être effrayée par ces attentats et la cohue qui s’en est suivie. Vous aussi, vous avez dû avoir peur quand la nouvelle reine s’est levée et a prononcé votre nom pour vous demander de vous rendre. Moi-même j’ai cru que je serais puni pour ce qu’il s’est passé là-bas. Et pourtant, jours, semaines, mois sont passés sans qu’une once d’opprobre ne me soit retombée dessus. Sybilia, dans la même situation que vous, a été surprise de constater la grâce de la reine. J’imagine que vous le serez tout autant quand la reine s’agenouillera devant vous pour vous rétablir au rang que vous méritez.
»

Un temps. Juste à continuer de la fixer, profitant de ne plus débiter tes paroles pour garder ce même petit sourire que le sien. Puis tu repris rapidement, l’empêchant de parler. « Je sais bien que nous ne partageons pas le même point de vue sur tant de points, mais au moins vous connaissez le fond de ma pensée, désormais. Et je respecte vos avis, quels qu’ils soient. Mais dorénavant, Elena, passons aux choses sérieuses. Je doute que vous vous soyez simplement rendue pour la simple raison de faire parvenir à la reine votre désir de ne jamais présenter vos excuses, surtout avec votre conception alambiquée de la situation. Alors ouvrez-vous à moi, s’il vous plait, et dites-moi ce qu’il en retourne réellement. Pourquoi m’avoir choisi ? Pourquoi aujourd’hui ? Quelles sont vos intentions ? Aussi perspicace que je pourrais être, vous n’êtes qu’une tombe – pardonnez-moi l’expression – et c’est impossible de déceler vos désirs rien qu’en vous observant. Alors je m’en remets à vos paroles, Elena, en espérant qu’elles soient sincères pour éclaircir cette situation. »
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyJeu 28 Avr - 15:03

Elena Vandervald
Elena Vandervald

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Vous avez dit Culot ?



Elena & Kota


Tu écoutes, tout simplement alors qu'il répond, pose son point de vue, prenant garde aux mots tout en les choisissant minutieusement et tu ne peux qu'admirer cette figure qu'il impose, d'un certain coté tu as l'impression de te voir en ce nouvel homme qui se dresse devant toi, devant son habilité à manier le langage, à poser ses idées et son point de vue sans pour autant agresser son interlocuteur, calmement et simplement avec une argumentation. Un fait qui te fais sourire même si tu brûles d'envie de rétorquer à certaines des inepties qu'il peut proférer, des inepties que tu ne sais sur quoi elles sont fondées, réelles idées et croyances ? Trop grande naïveté alors qu'il semble véritablement estimer cette reine qu'il considère juste et pieuse. Mais tu te tais, reste impassible devant ces mots, retenant les réponses que tu aurais voulu poser, celle qu'il se méprend grandement sur certains des faits qu'il expose, des faits que beaucoup semblent avoir oubliés, comme cette rencontre avec Misto où tu t'étais présentée, seule afin de dialogué et de tenter d'empêcher la situation de dégénérer en chasse à l'homme, infructueuse certes et pourtant ce jour là tu avais expérimenter cette fameuse troisième voie qu'il chérit tant, une troisième voie que tu avais utilisé sans qu'elle ne soit ce dernier recours.

Tes lèvres brûlent de lui répondre que si la reine peut-être effectivement bonne et ne plongera pas le royaume dans la tyrannie, qu'en sera-t-il du prochain ? Que le peuple ne peut se révolter alors qu'elle a sut habilement prendre les décisions nécessaire pour le garder, que cette acceptation de Weer Lopen n'est qu'un coup politique visant à justement contrer les possibles voix qui redouteraient une tyrannie provoquée par la concentration du pouvoir. Que le conseil dans son entier a été reconnu responsable des événements car le peuple demandait un bouc émissaire, que tu ne t'excuserais pas, non pas par caprice mais parce que tu as dédié ta vie et ton âme à ce pays que tu chéris tant, pour le protéger, pour empêcher les dérives et les massacres et que si tu as échoué cela ne change pas cette amour de Fiore que tu as toujours porté. Tu aurais envie de lui dire que oui le conseil n'était pas irréprochables, mais qu'après des années de laxisme et d'incompétence il faut parfois passer par une phase de force pour restaurer l'ordre des choses, chose que la reine a également très bien compris en instaurant cette milice dont il fait partie.

Et pourtant tu restes de marbre, te taisant et laissant simplement échapper parfois un faible sourire satisfait devant cet homme qui malgré vos divergences d'idées t'inspires toujours confiance, une confiance que tes paroles avaient pour seul but de vérifier.

" Je serai véritablement ravie de poursuivre ce débat une autre fois et dans d'autres circonstances, je pense que pour l'un comme pour l'autre il serait source d'enseignement. Mais vous avez raison il est temps d'en venir aux véritables raisons de ma présence, ce n'est ni le lieu, ni le moment pour débattre de la société et de ses mutations et rouages."

Tes muscles se relâchent légèrement alors que tu laisses échapper un faible soupire, entre amusement et déception devant ce portrait qu'il dépend de toi.

" Je ne sais pas si je dois prendre vos remarques pour un compliment ou en déduire que vous n'avez guère une très bonne image de moi. Enfin cela n'est pas le propos, je dirai donc simplement que je suis flattée par cette habileté que vous me donnez. "

Un silence.

" Bien. Puisque vous me demandez de jouer carte sur table, je vais accéder à votre requête.

Pour répondre à votre première question, parce que vous m'avez toujours inspiré une certaine admiration malgré votre naïveté. Je voulais donc voir quel homme vous étiez devenue et si surtout je pouvais toujours vous juger comme quelqu'un digne que je lui accorde ma confiance. "


Un nouveau silence alors que te regard noisette se braque dans le siens.

" Et si je joue carte sur table avec vous, je pense que vous doutez de mes conclusions vous concernant.

Passons à votre seconde question : a dire vrai cela aurait pût être aujourd'hui ou demain, votre intervention auprès de Sybilia m'a amené à réfléchir, j'ai donc finalement décidé de tenter quelque chose, montrer que malgré tout je ne suis pas votre ennemi comme tout le monde semble le penser. Que je ne suis pas une ennemie de Fiore, mais que je ne suis pas non plus une alliée de la royauté. Ce que je souhaite serait pouvoir me battre légalement pour un idéal et une vision des choses, pour que le pouvoir accepte de distribuer ses pouvoirs, pas pour moi évidemment, mais qu'il créé un nouveau conseil afin de réguler la magie, de séparer les sphères en comprenant les risques qu'une concentration engendre pour le futur.

A ce titre je me suis donc rendue pour prouver ma bonne foi, même si je ne compte pas croupir ici, ce qui j’espère pourra également faire prendre conscience que toute sécurité possède ses failles et que dans un tel contexte il est crucial d'en avoir conscience.

Puisque je ne vais pas vous mentir Kota, avant la tombée de la nuit je serai loin d'ici. "


Tu avais lâché ta dernière phrase avec un naturel et un calme impérial malgré la dangerosité de révéler que tu comptais bien t'échapper aujourd'hui même.

" Néanmoins mon but n'est pas de vous attirer des problèmes, alors il va de soit que je ne suis pas venus sans informations à vous communiquer. Peut-être seront-elles jugées insuffisantes ou peu fiables par le reste de la milice, néanmoins je pense que vous savez Kota que je suis une femme de parole et d'honneur Kota.

Aussi je comprendrai bien que vue mon annonce précédente vous décidiez de m'enfermer de nouveau sur le champs, mais si cela devait arriver, je me verrai contrainte de devoir garder ces informations pour moi-même et je pense pouvoir affirmer qu'il n'y'a guère que la torture qui pourrait me les extirper. "


Un simple silence alors que tu observes sa réaction, que tu attends ton simplement qu'il prenne sa décision.

© Bebebe ♠
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptySam 14 Mai - 10:30

Hirata Kôta
Hirata Kôta

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Ta naïveté – alors c’était ça, la raison ? Tu savais qu’on s’accordait généralement à te considérer ainsi à cause de ton faux optimisme. La démarche que tu avais engagé auprès de Sybilia et qu’elle t’attribuait semblait également contribuer à renforcer le choix qu’elle avait fait sur toi. Tu restais concentré sur ses lèvres tandis qu’elle te précisait ses intentions, malgré tout toujours brumeuses. Certes, elle t’avait répondu, mais les mots qu’elle employait habilement n’étaient pas emprunts de la plus sincère vérité. Cela n’était pas pour autant du mensonge, mais tu sentais qu’elle ne disait pas tout ce dont il retournait. Quand elle annonça qu’elle serait loin d’ici ce soir, tu ne réagis pas, mais intérieurement tu eu envie de sourire – non pas pour te moquer, mais pour féliciter la femme de son impressionnante dextérité. A part cette muette réaction, cette information cruciale qu’elle te donnait ne t’occupa pas davantage, comme s’il ne s’agissait que d’une chose anodine. Tu la laissas continuer jusqu’à ce qu’elle te présenta son ultimatum à peine voilé : la liberté contre ses informations. Le silence gagna votre maigre assemblée et tu ne fis rien pour le perturber pendant de longues secondes. Ton cœur s’emballait un peu car tu savais que le moment était fatidique – ou presque. Tu pris une grande respiration et tu eu un léger rire, peut-être mal venu devant le sérieux totalement froid de ton interlocutrice. « Excusez-moi. Mais comme vous l’avez indiqué, la couronne et vous n’êtes pas ennemies. Cette arrestation n’est qu’une formalité – et le coup de la geôle miteuse sans doute un caprice du Commandant qui se fera réprimander par la reine pour son manque... d’hospitalité. Vous serez libre ce soir, Elena. »

Tu te levas, la quittant du regard pour lui tourner le dos, te dirigeant vers la fenêtre qui donnait sur un quartier d’Arcadia. Ton air était décontracté mais tu gardais néanmoins toute ta concentration pour maintenir ton sort. Tu espérais qu’elle ne t’en voudrait pas de prendre cette ultime précaution, mais tu imaginais qu’une femme de cette acabit n’aurait elle non plus jamais la joie de placer une parfaite confiance en une autre personne, pas même sa sœur, et tu savais qu’elle aurait agi de la même manière que toi. « Parmi tous les noms qui figurent sur les avis de recherche, le vôtre suscite le plus d’incompréhension. Le peuple aimait votre poigne vigoureuse, vos paroles incisives et déterminées. » Tu lui fis de nouveau face, appuyé contre la fenêtre, pour contempler ses joues à peine creusées, son air presque fatigué. « Votre jeunesse. » Des qualités qu’on retrouvait désormais chez la reine. Lentement, tu revins à ta place, t’installant confortablement face à elle, replongeant ton regard dans le sien.

_ Vous n’êtes fautive aux yeux du peuple que pour avoir disparu. Il sera ravi d’apprendre que vous souhaitez collaborer, même s’ils ne vous retrouverons pas dans les rangs de la milice ni dans le conseil restreint de la reine. Une figure comme vous peut très bien garder sa vigueur en restant totalement indépendante, et vous semblez l’avoir bien compris. Et au final, tout le monde y gagne quelque chose, n'est-ce pas ? »

Un temps. Tu songeais à ces informations qu’elle souhaitait te donner. Concernaient-elles Ajatar Virke ? Damaz ? Enya Taylor ? Ou alors un autre de ses semblables qui avait fui, comme elle, comme Sybilia ? Tu ne pouvais le deviner, et avide d’en savoir plus, tu lui demandas, avec un simple sourire : « Alors, quelles sont vos informations, Elena ? »
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyLun 6 Juin - 14:25

Elena Vandervald
Elena Vandervald

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Vous avez dit Culot ?



Elena & Kota


Le faible rire qui s'extirpe de sa gorge aurait put te décontenancer et pourtant il n'en est rien alors qu'impassible tu t'es enfermé dans le mutisme, le regard toujours braqué dans le siens, attendant simplement les conclusions qu'il avait à t'offrir.

Il prend son temps. Posé et serein, il appuie sur les points déjà évoqué pour en renforcer le poids et la force, astucieux et habile alors que les mots coulent avec cet art virtuose que gagnent ceux pour qui deviennent un rouage de la politique et de ses principes. C'est un sourire qui se dessine devant ce constat, celui qu'il était aujourd'hui là où il devait, une place amplement mérité et qu'il ne devait qu'a lui même. Il s'excuse de manière détourné de la manière dont elle a été traité, flatteur sans en faire trop alors que tu es forcé de reconnaitre que ce geste est un ravissement même si tu n'es pas dupe concernant sa présence. Des excuses avant l'affirmation que ce soir tu serais libre.

Il entre en mouvement, arpente la pièce alors que sagement tu restes prostré sur ton siège, attendant simplement la suite de ce qu'il a à dire, l'art du silence et blancs maîtrisés. Une flatterie voilée auquel tu ne réponds pas, attendant patiemment la fin de l'exposé même si tu sais parfaitement que tout n'est pas vérité, que le peuple te tiens pour responsable de cet échec, comment pourrait-il en être autrement ? Néanmoins la reconnaissance des services rendues est comme un baume au coeur, première fois depuis le début des événements que quelqu'un les reconnaissait, même implicitement.

Il reprend sa place en même temps qu'il annonce le point d'orgue, qu'enfin il en vient à ce qui l'intéresse réellement. Ce qui les intéresse réellement dans ce pacte qu'il ont conclu. Une confiance restant sur sa réserve malgré tout alors qu'au fond de ton crâne tu gardes une solution de replis, car après tout la trahison arrive toujours de là où on l'attend le moins et tu sais qu'il en est exactement de même pour lui alors que tu peux sentir dans l'air cette force qui sature la magie de ces effets toxiques.

"Bien."

Un silence avant d'enfin au venir dans le vif du sujet.

"Tout d'abord j'ai des informations à vous communiquer concernant Marcus. Comme moi ce dernier a refusé de se rendre dans le délai imposé il y'a quelques temps, chose que je comprends tout à fait. Néanmoins je ne vais pas vous cacher que si moi et Marcus avons toujours sut collaborer et tomber d'accord sur ce qui devait être fait, nous sommes radicalement différents et que cet homme ne m'a toujours inspiré que du mépris. Un homme dépourvu de limite et surtout imbus de pouvoir. Un pouvoir que la reine et la milice lui ont ôté.

Nous avons collaboré un temps au début de notre fuite. Un allié improbable dans une situation dramatique. Néanmoins j'ai été forcé de couper court à notre collaboration, ce cher Marcus ne se contente pas de vouloir restaurer une partition des pouvoirs, il ne se contente pas de moyens pacifiques, jamais. A l'heure ou je vous parle ce cher Marcus a commencé à rassembler des partisan en vue de tenter un coup, j'ignore lequel, mais a terme c'est un coup d'état qu'il compte bien obtenir et la violence n'a jamais été un problème pour lui, tout comme je doute qu'avec sa nouvelle situation il prendra garde à éviter les dommages collatéraux. En le privant de pouvoir vous avez créé un ennemi de taille qui ne s'arrêtera devant rien pour récupérer ne serais-ce qu'une infime dose de ce pouvoir perdu.

Je ne peux vous en dire d'avantage si ce n'est qu'il possède déjà des partisans au sein de la milice prêts à passer à l'action. Mais je peux vous dire qu'aux dernière nouvelles ce dernier se terré dans le désert, dans la ville d'Etriiss."


Un silence, un air grave avant de poursuivre.

"Les autres informations que j'ai a communiqué sont d'un ordre plus personnel pour vous puisque si mes souvenirs sont exacts vous étiez proche de celui que Fiore connait désormais comme le terroriste Damaz Elandez d'Ajatar Virke."

Un silence pour jauger l'effet des mots sur ton interlocuteur.

" Les informations que je m'apprête à vous divulguer ont été enfouis et enterrées par l'ancien conseil il y'a longtemps maintenant, classées au plus haut niveau de sécurité et de confidentialité.

Il y'a presque trente ans maintenant le Conseil de l'époque a eut eut vent d'une rumeur concernant certains artefacts magiques d'une dangerosité extrême et d'un potentiel pouvoir de destruction phénoménal si par malheur ils se retrouvaient un jour réunis. Dans la plus grande confidentialité la décision fut prise de partir à leur recherche et de les ramener à tout prix afin d'éviter qu'ils ne tombent entre des mains mal avisés.

Après de laborieuses recherches de plusieurs mois il fut déterminé la position géographique de plusieurs d'entre eux.
L'un de ces objets notamment aurait été détenue par une petite tribu de Desierto. Le Conseil de l'époque afin d'agir a visage masqué et de préserver ce secret a alors fait appel a de vulgaires mercenaires pour le récupérer, se faisant passer pour un riche collectionneur d'art et faisant alors passer cet artefact pour une simple pièce sans pouvoir.
La mission de ces mercenaires étaient très simple, voler l'objet et le remettre au commendataire, néanmoins l'utilisation de mercenaire est un pari risqué et est arrivé ce qui devait arriver. Ces derniers ont tout bonnement massacré la tribu qui le détenait pour le récupérer et ne l'ont bien évidemment jamais remis à qui de droit pour le revendre plus cher sur le marché noir. A la suite de ce fiasco le Conseil a interrompu ses recherche et étouffé l'affaire, l'enfermant à triple tours dans les bas fonds du conseil. Je crois bien d'ailleurs être la seule au courant hormis les protagonistes de l'époque car j'ai mis un point d'honneur lors de mon ascension au Haut Conseil de prendre connaissance de la moindre parcelle des actions passées du conseil.

Je suppose que vous vous doutez de la suite. Votre ancien camarade, Damaz Elandez est à ma connaissance le seul survivant de ce massacre. Bien évidemment il m'a fallut un certain temps pour en venir à ces conclusions, mais elles semblent plus que véridique, je pense même qu'il ignore lui-même pourquoi sa tribu entière a été massacré il y'a de cela 29 ans.

Ceci n'est évidemment pas une information capitale pour la milice, mais je pense qu'a vos yeux elle possède une certaine valeur, je me trompe ?

Pour conclure cette sordide histoire, je vais également vous révéler que peu de temps avant les dramatiques événements des mois passés, des rumeurs faisaient été de puissants artefacts ayant émergé à Bosco et pour lesquels les diverses faction de ce pays en guerre civile se battaient. Après enquête, les deux objets en question dont il était fait mention correspondait aux description de deux de ces artefacts que le conseil avait cherché il y'a trente, notamment l'un deux qui s'était volatilisé dans la nature et je pense que vous avez compris duquel il s'agit.

Je suis donc partie en mission non officielle pour le conseil de la magie afin de voir de mes propres yeux ce qui se déroulait à Bosco et empêcher les factions de mettre la main sur ces objets. cette mission fut des plus laborieuses, mais j'ai finis par ramener les deux fameux objets dans l'enceinte du conseil de la magie.

Bien évidemment vous ne pouvez les avoir trouver, comme vous ne pouvez avoir connaissance de ces informations, puisque quand le conseil de la magie a été dissout et l'ordre donné aux anciens hauts conseiller de se rendre je suis retourné dans les vestiges du conseil afin de détruire les documents en faisant mention et d'emporter avec moi les objets afin de les mettre en lieu sur. Vous comprendrez que si la véracité sur le potentiel de destruction de ces artefacts est exacte je ne pouvais laisser l'armée mettre la main sur un tel pouvoir. Pour ne rien vous cacher j'ai pas la même occasion détruit mon dossier ainsi que celui de Sybilia afin d'éviter à quiconque de prendre connaissance d'informations cruciales relatives à nos magies et états de services. "


Un silence alors que ton regard reste braqué sur Kota, examinant ses réactions avec minutie devant la gravité de tes paroles et de tes actes passés.


© Bebebe ♠
 MessageSujet: Re: Culot & Elégance [Kota]   Culot & Elégance [Kota] EmptyJeu 9 Juin - 11:55

Hirata Kôta
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culot et élégance

Sans hésiter davantage, elle commença son récit, l’exposé de toutes les informations qu’elle était venue te délivrer personnellement. Jamais tu n’avais été aussi attentif aux paroles qu’on t’adressait, captant chaque mot comme une donnée vitale, nécessaire, pièce indispensable d’un immense puzzle qui s’assemblait progressivement sous tes yeux. Tandis que tu l’écoutais, le corps musclé et puant de discipline militaire de Marcus Adamof se créait dans ton esprit, le regard froid et vide, cruel et désireux. Quand elle évoqua Etriiss, ce fut le corps frêle de Yuuki qui se matérialisa par tes pensées, mais tu le chassas immédiatement de ta tête. Quand elle mentionna Damaz, en plus d’un terrible picotement qui naissant dans ta nuque, comme pour te rappeler tout ce que tu avais vécu avec (à cause de) lui, ta concentration atteignit son paroxysme – mais jamais ton visage ne fléchit. Mais jamais non plus tu n’aurais cru apprendre le passé de l’Elandez par le biais d’Elena Vandervlad. Lentement, tu commençais à comprendre les motivations de ton ancien allié. Mais était-ce réellement ce qui l’avait poussé à rejoindre Ajatar Virke ? Désormais, le Conseil était tombé, mais Damaz n’était pas reparu. Etait-ce réellement ce qui l’avait poussé à tuer tant d’innocents ? Tu en doutais. Quand elle termina son récit sur ses dernières actions, il te fallut du temps pour digérer la quantité d’informations que tu venais de recevoir. Elle t’avait donné ce qu’elle était venue offrir, des informations cruciales pour le futur de Fiore, mais elles paraissaient trop lourdes pour tes simples épaules. Tu soupiras, les yeux clos, te massant brièvement le front. Tu commençais à avoir mal à la tête.

Elena était venue pour t’offrir toutes ces informations, elle s’était rendue volontairement aux autorités, ce qui attestait de sa volonté de collaborer. Tu venais même de lui offrir sa liberté immédiate, et pourtant elle s’était efforcée d’offrir toutes ces informations qui étaient compromettantes pour elle. Elle agissait – et ses paroles l’avaient confirmé – comme si elle pouvait se sortir de cette situation toute seule. Longtemps, tu réfléchis sur la conduite à avoir face à de tels enjeux. Quand tu estimas avoir trouvé la meilleure solution – ou plutôt celle qui était susceptible de causer le moins de dégâts –, tu te redressas pour croiser le regard d’Elena.
« Il n’y a aucun micro dans la pièce. Personne n’a donc connaissance de ces informations à part nous deux. Elena, je vous remercie de m’avoir choisi. Et je vous présente d’avance mes excuses pour ce qui va se passer. »

Quelques heures plus tôt

« Récapitulez, major Hirata, je veux être sûr que vous avez bien compris l’intégralité de votre mission. » Tu faisais toujours face à Gregory, dans une salle aménagée spécialement pour s’occuper de l’affaire Elena Vandervlad, qui s’était présentée quelques instants plus tôt au Quartier Général. « Vous allez placer Elena dans un ancien cachot inutilisé pour qu’elle pense qu’elle est prisonnière et dans une piteuse situation. Ainsi, quand j’arriverais, je lui ôterais ses menottes et l’emmènerait dans une pièce lambda pour qu’elle ait le plus possible confiance en moi. Je m’opposerai délibérément à votre autorité sur le chemin pour lui démontrer que je risque gros, autant qu’elle, en termes de répercussions. Avec cette mise en scène, elle sera le plus à même de me dévoiler l’intégralité des informations qu’elle souhaite me confier. _ C’est ça. N’oubliez pas de ne rien laisser transparaître, tout doit être spontané. Et ensuite ? » Tu pris une large inspiration avant de reprendre, répétant ce que le comité d’experts réunis sur le sujet avait décidé. « Ensuite... » Tu commençais à avoir mal à la tête ; tu ne voulais pas participer à toute cette mascarade, au plan de Gregory. Mais tu n’avais pas le choix, il t’avait choisi malgré lui au moment même où Elena avait prononcé ton nom. Tu aurais préféré, à cet instant, bloqué dans cette situation alambiquée, disparaître au loin de tout ça, ne plus avoir toutes ces responsabilités sur tes épaules. « ... ensuite, elle retourne en prison. »

*

« Je vous présente d’avance mes excuses pour ce qui va se passer. » Lentement, n’osant plus croiser son regard, tu te redressas. Et si elle fuyait par la fenêtre, peut-être qu’elle pourrait s’échapper de l’emprise de Gregory, malgré tout ? Tu avais envie de vomir tellement tu étais mal à l’aise, tellement tu ne voulais pas être celui qui avait condamné cette femme que tu respectais pourtant. Tu contournas la table, passant dans le dos d’Elena, pour te diriger vers la porte. La main sur la poignée, tu imaginais déjà Gregory attendre patiemment derrière le battant, attendant que tu viennes lui ouvrir la porte pour lui confier à la fois les informations et qu’il remette les menottes autour des poignets de celle qu’il se targuait déjà d’avoir capturé. Tu hésitas à l’ouvrir, bloqué. Elena allait te détester, alors que tu venais presque de lui offrir une once de confiance, elle allait réaliser ta trahison et jamais plus elle n’accepterait de te voir, ce qui confirmerait ses idées sur la pourriture du système. Tu ne voulais pas ça, mais tu n’avais pas eu le choix face à ton supérieur. Qui pouvait déroger aux ordres de Gregory Salliman ? La poignée s’abaissa seule, ce qui te surprit et te fit reculer. La porte s’ouvrit, mais ce ne fut pas Gregory qui était derrière. Ton regard s’écarquilla tandis que tu retenais ta respiration. Tu ne comprenais pas ce qui se passait.

La Reine en personne s’était déplacée. Le visage fermé, elle s’avança dans la pièce, refermant la porte derrière elle (aucune trace du Commandant) et prenant directement la parole de sa voix que tu reconnaîtrais parmi mille autres : une voix forte et douce à la fois, déterminée et conciliante, suave et autoritaire.
« Major Hirata, je vous remercie d’avoir retenu notre amie Elena Vandervlad jusqu’à mon arrivée. Je crois que nous ne nous étions jamais rencontrées personnellement, n’est-ce pas ? Je suis Hisui E. Fiore, reine du royaume, enchantée de faire votre connaissance. » Elle continua sa marche dans la pièce pour s’installer elle-même à ton ancienne place – pendant que tu restais ébahi dans ton coin –, face à Elena. « Donc vous avez des informations à nous confier ? » Elle se détourna vers toi. « Vous les avez déjà obtenues ? » Tu observas rapidement Elena, puis ton visage pivota vers la reine tandis que tu acquiesçais lentement. « Bien. J’ai ouï dire que vous ne désiriez confier vos informations qu’au major Hirata. C’est un homme de confiance, vous avez eu raison. Si je me suis personnellement déplacée, c’est pour éviter que vous puissiez interpréter les paroles et les actes du Commandant Salliman comme étant mes volontés de monarque. Car s’il reste à mes ordres, ses prises de position n’engagent que lui et sa milice, tandis que les miennes engagent l’intégralité du royaume. Si je suis venue vous faire face, Elena Vandervlad, c’est pour vous présenter mes excuses quant au traitement que vous avez dû subir à cause du Commandant. »

Quelques minutes plus tôt

Gregory patientait, non loin de la pièce où tu étais enfermé avec Elena depuis de longues minutes désormais, et n’attendait plus que la porte ne s’ouvre pour débarquer et arrêter la fugitive. Il réfléchissait toujours, dans son coin, au contenu des informations qu’elle pouvait délivrer – et pourquoi elle avait choisi un simple major. Un de ses conseillers l’interpela, mais il ne répondit pas, trop plongé dans ses pensées. Le conseiller, la voix presque craintive, recommença. Gregory se détourna, n’aimant pas être dérangé, et vit que la reine lui faisait face. Il sursauta et se redressa pour se mettre à sa hauteur.
« Madame la reine ! _ Bonjour Gregory. Vous détenez Elena Vandervlad, mais personne ne m’a prévenu. Ce n’était qu’un simple oubli, rassurez-moi ? » Son visage était implacable. Gregory était décontenancé. « Confiez-moi tout ce qu’il s’est déroulé jusqu’à présent. Et vite. Je reprends l’affaire en main avant que vous ne fassiez quoi que ce soit qui puisse entacher votre réputation. »

*

Tu ne comprenais pas pourquoi la reine était là à la place de Gregory, mais secrètement, tu préférais cette alternative : au moins, Elena avait toujours les poignets libres. « Le simple fait que vous vous rendiez aux autorités est pour moi une preuve de votre bonne foi et d’un certain désir de collaboration. Peut-être est-ce la récente réhabilitation de Sybilia Philips dans la société qui vous a motivé ? En tout cas, je ne désire plus continuer ces recherches face à des personnes comme vous. La milice a beaucoup mieux à faire que de poursuivre des personnes qui ne veulent aucun mal au royaume, j’imagine que vous êtes d’accord avec moi, n’est-ce pas ? J’ai levé toutes les charges qui pesaient contre vous juste avant de me présenter dans cette pièce, vous êtes donc libre de partir dès à présent. Ou vous pouvez rester et m’exposer vos informations, mais si le major Hirata les a bien en tête, je finirais par les connaître bien assez vite. Faites votre choix, et sachez que je ne serais pas surprise ni vexée par celui-ci. Si vous n’avez pas voulu parler à votre ancien collègue, pourquoi vous enticherez-vous d’expliquer votre situation à une inconnue ? »
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