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One Last Time ▬ Enya x Kôta
 MessageSujet: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Dim 10 Jan - 16:23

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Hirata Kôta

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One Last Time
Bâillement furtif – l’été est là, les journées sont longues, mais déjà le soleil disparait presque et ne laisse filtrer plus aucun de ses rayons au travers de la fenêtre. Lâchant un soupir en reposant son crayon, Kôta se massa ses doigts engourdis après avoir paraphé trop de dossier à longueur de la journée. Il avait bien pris l’air, dans la matinée, quand une urgence avait été déclarée non loin du quartier général, mais il ne s’agissait que d’usurpateurs ayant emprunté le nom d’Ajatar Virke – par chance, aucune mort n’avait été déclarée, malgré les dégâts matériels. A part cette pause improvisée, il n’avait pas quitté son bureau et n’avait plus vu personne si ce n’est les visages des différents citoyens qu’il voyait sur les photographies dans les nombreux dossiers passés sous son nez. Il lâcha un long bâillement, puis se redressa, enfila une veste légère et ferma la porte de son bureau à clé. Il salua les derniers employés toujours en train de travailler et quitta le long bâtiment.

Il n’habitait pas loin du quartier général mais aimait prendre le temps pour rentrer, respirer l’air libre, se pavaner dans la capitale, croiser les citadins dans leurs derniers instants de liberté avant de devoir subir le couvre-feu. Il s’arrêtait généralement à un bar et retrouvait quelques-uns de ses collègues, mais ils ne dépassaient pas plus d’un verre afin de respecter, eux aussi, l’ordre d’évacuer. Sa vie se résumait ainsi à faire le trajet entre son lieu de travail, à bosser, puis à faire le chemin de retour, parfois en s’arrêtant pour s’amuser – ou commencer à s’amuser – avant d’être obligé de rentrer chez lui pour dormir et être prêt pour une prochaine journée identique. Il aimait son job, c’était l’important – mais il fallait un moral d’acier pour ne pas céder à toute la pression que son rythme de vie occasionnait. Parfois, il se demandait s’il n’allait pas craquer, perdre le contrôle de soi-même, à force de vivre de la sorte. D’autres fois, il se demandait si ce n’était pas déjà arrivé, et qu’il ne vivait alors plus que sans s’en rendre compte, comme un automate, sans plus d’émotions qu’un robot articulé.

La clé s’inséra sans aucun souci dans la serrure de la porte d’entrée. Il avait trouvé un petit logement idéal pour une personne comme lui, situé dans un quartier calme. Il n’était pas spacieux, mais cela lui suffisait. Il ouvrit la porte – mais comprit qu’il y avait quelque chose de différent. Il connaissait par cœur son chez-lui, et il sentait que quelque chose n’était pas à sa place. Lentement, il tendit la main pour allumer la lumière, et quand la pièce fut illuminée, il sursauta en manquant de lâcher un cri de stupeur. Face à lui, sur son canapé, était confortablement assise une femme qu’il reconnut sur le coup.

Il laissa la porte se refermer toute seule dans son dos tandis qu’il restait figé. Etait-ce un guet-apens ? Non, il aurait déjà été assommé si cela avait été le cas. Ce n’était pas non plus le fruit du hasard, avec toutes les maisons qui se trouvaient dans la ville, il ne pouvait croire qu’elle ait choisi celle-ci sans s’intéresser au nom qu’il y avait sur la boite aux lettres et qu’elle puisse être toute aussi surprise que lui. Pour qu’elle vienne s’installer directement chez lui, il y avait forcément une raison, cachée ou non.

Il n’avait pas vraiment entendu parler d’elle, ces derniers temps. Il se souvenait pourtant de leurs dernières rencontres, de sa force magique et de son impulsivité. Il savait que, d’une minute à l’autre, le quartier pouvait être saccagé seulement pour combler ses désirs obscurs. Il lui fallait être précautionneux, et pour cause, il n’avait toujours pas bougé. Il n’osait ni faire un pas en avant, ni même reculer. Il se contentait de plonger son regard dans celui de son invitée. « Bonsoir Enya. Je ne m’attendais pas à ta compagnie. Tu viens... prendre de mes nouvelles ? » Un faux sarcasme pour tenter d’en savoir plus sans trop provoquer de raz-de-marée, comme quand on trempe le bout d’un orteil dans une piscine pour savoir si elle est assez chaude sans se mouiller intégralement. Lentement, il ôta sa veste, qu’il fit pendre au porte-manteau juste à côté de lui, sans cesser de quitter du regard la femme qui lui faisait face. Quelles étaient ses intentions ? Il ne réfléchissait plus, même si le temps paraissait s’être figé pour lui, il n’avait plus les moyens de réfléchir calmement tellement il avait peu de réponses, pour l’instant, pour savoir vers quoi orienter ses pensées. Il repensa seulement à sa journée, à toutes les personnes qu’il avait croisées et qu’il aurait dû recroiser le lendemain. En serait-il capable, néanmoins ?

Sera-t-il encore vivant, d’ici quelques heures ?
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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Dim 10 Jan - 23:31

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Enya Taylor

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Deux jours. Deux jours à errer, à enquêter, à demander à droite ou à gauche si tel ou tel personne ne l’aurait pas vu. Pas croisé. Deux jours à se demander si vraiment il était dans cette ville. Parfois, une patrouille circule, parfois, on me claque la porte au nez. Personne ne veut avoir à faire à moi. Personne ne veut me répondre. On me dit qu’il est descendu dans cette auberge ou dans celle-là. On me dit qu’il traîne souvent dans ses environs. Personne ne semble savoir si vraiment l’homme que je recherche est dans cette ville. Personne ne semble se demander pourquoi un homme comme lui m’a aux fesses .Pourtant, je voulais le retrouver. Lui parler et reprendre ce qui était à moi.

Selon les indications de Lilith, elle aurait suivi la trace de Robin jusqu’à Arcadia depuis son départ de Pergand.

C’est fou ce que je déteste courir après le monde. C’est nettement plus rigolo quand c’est le monde qui me court après.

« - Non mais t’es certaine que cette fois c’est la bonne ? Je te préviens, j’en ai marre de faire trois fois le tour de la ville.
- Mais si je te dis qu’il est forcément dans le coin ! C’est toi là aussi qui fait mal son boulot…Si t’étais pas aussi recherchée, on aurait pu demander aux passants mais noooon, il faut que MADAME soit la pire criminelle du monde.
- Oh ta gueule hein ! Je te rappelle que c’est de ta faute tout ça.
- Bah oui parce qu’il faut forcément un bouc-émissaire à ta triste vie. C’est toi la mage dans l’histoire…C’est toi qui n’a pas su résister.
- Bon…Du coup, on fait comment maintenant ? T’as pas une idée Lilith ?
- Si seulement tu connaissais quelqu’un dans le quartier…Je te jure…Incapable va !
- Attends ! Je crois que…
- Non, non, tu ne crois rien du tout. Tu sais où on est au moins ? A Arcadia ! LA Capitale ! C’est mieux gardé que Fort Nox ici.
- Justement, c’est ça l’idée. On va aller voir la milice.
- Et des idées à la con, t’en as souvent de ce genre-là ?
- Ahahaha !! Ça va être drôle, tu vas voir !
»

La milice. Les chiens de la reine. Les nouveaux soldats de cette nouvelle ère. J’avais entendu dire que cet homme était dans le tas. J’avais entendu des rumeurs à son sujet depuis la fin du Conseil mais cela ne m’étonnait même pas de sa part. Je n’ai jamais vraiment pris le temps de le connaître et il faut dire que les peu de fois où nos regards se sont croisés ce n’était pas vraiment pour de simples visites de courtoisies.

Je me rappelle de ce jour-là à Era. Je me rappelle de ses paroles, vaguement, enfin des bribes mais je m’en souviens encore aujourd’hui.

Le tout maintenant était de le retrouver.

Lançant les démons à travers la ville, chacun avait pour tâche de me ramener le moindre indice pouvant me conduire jusqu’à lui et c’est grâce à Lucifer que j’eus l’idée du siècle.
Sautant de toit en toit, je finis par trouver mon bonheur, soulevant une fenêtre et atterrissant dans un appartement assez causi. Je ne l’aurais pas imaginé comme ça. Peut-être plus grand. Plus décoré. Le côté Feng-shui me tue un peu.

« - C’est chouette chez-lui dis donc…. »

M’installant sur le canapé, je regarde à droite à gauche, m’attendant à voir des photos, des souvenirs d’une vie passé mais rien. Il n’y avait rien qui rattaché cet homme à…Feu Blue Pegasus. Etait-il toujours en contact avec les autres ? Chris ? Damaz peut-être ? Je doute. Ceux qui furent autrefois membres de cette guilde sont tous, pour la plus part, des êtres brisés, s’étant éparpillés à travers le pays. Chacun camouflant sa souffrance à sa manière.

Alors j’entends la porte s’ouvrir et la lumière s’allumant au-dessus de ma tête.

« - Surprisseeeeeee !!!!!! J’ai toujours rêvé de le dire mais j’ai jamais eu l’occasion tiens. »

Son corps s’est figé et sa remarque me fait éclater de rire. Il n’a jamais rien pris à la rigolade et ma personne semble le rendre aussi tendue que la ficelle d’une petite culotte.

« - J’avoue que ça fait longtemps. Depuis Era non ? Waw…J’avais entendu dire que y’avait eu une chasse aux sorcières contre ceux appartenant au Conseil mais apparemment, tu t’en ai bien sortit. Major à ce que l’on dit hein ? Faut croire qu’on a su se débrouiller toi et moi… »

Cela semble tellement le perturber de m’avoir chez lui…Enfin qui ne serait pas perturbé ? C’est vrai.

« - Pète un coup. Détends-toi. Si je te voulais du mal, crois-moi, ça ferait longtemps que je l’aurais fait, ce n’est pas parce qu’on entend plus parler de moi que je reste tapis dans l’ombre pour autant. Bon, je ne vais pas te faire perdre ton temps…J’aimerais que tu me rendes un service. Je suis plutôt directe. Tu ne connaitrais pas un certain Robin Marshall ? Grand brun un peu paumé de la vie ? Genre beau gosse ? On m’a dit qu’il est dans cette ville et pour, mon propre bien être disons, j’ai besoin de lui mettre la main dessus. »

Je soupire en me rendant compte du ridicule de la situation et en étant même pas certaine qu’il accepte de m’aider sans que cela ne passe par un quelconque marché. Des informations ? De l’argent ? Non pas l’argent. Kota est un homme intelligent, il saura tourner tout ça à son avantage et je n’en attends pas moins de celui qu’on appelle avec un grand respect « le Major ».

« - Alors ? Tu m’aides ? »



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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Ven 15 Jan - 17:29

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Il se souvenait de la voix d’Enya à merveille, de ses intonations taquines et malicieuses, et quand elle s’exclama pour répondre à la grande interrogation qu’il se posait, son sang se glaça, réalisant qu’elle était bien là, réelle, face à lui. Elle le rassura, et plus les secondes passaient, plus les probabilités d’une attaque brusque de sa part s’amenuisaient, mais cela ne suffisait pas pour détendre le garçon. Il était conscient d’avoir face à lui la responsable de nombreux attentats, de nombreuses morts, de nombreux pleurs. Quand il entendit le nom de la personne qu’elle recherchait, il crut qu’elle lui jouait un mauvais tour : s’il connaissait Robin Marshall personnellement, ce n’était pas le cas – mais il l’avait bien rencontré, quelques heures plus tôt, à quelques rues d’ici lorsqu’il avait déjoué un attentat avec l’aide bienvenue de ce jeune homme. Il l’avait poussé à rejoindre la milice et l’avait laissé alors qu’il se dirigeait dans la direction du Quartier Général, persuadé qu’il signerait le contrat d’embauche dans l’heure même, mais il ne s’en était pas encore assuré et n’avait à vrai dire aucune idée de ce qu’il avait fait par la suite. Et subitement, Enya venait lui demander des informations sur lui – quel était le lien qui les rattachait ? Cachait-il quelque chose d’important qu’elle voulait impérativement retrouver ? Ou alors était-elle au courant qu’il l’avait rencontré le matin même et souhaitait simplement tester sa sincérité ?

Spontanément, il songea à mentir, à feindre l’ignorance et indiquer qu’il ne le connaissait pas, juste pour préserver ce pauvre garçon de l’irruption de la diablesse rousse dans sa vie, mais il resta silencieux de longues secondes. Il cligna finalement des yeux puis eu un léger rire. « J’ai vraiment cru que tu allais me tuer et faire exploser le quartier par la même occasion, comme tu sais si bien le faire. » Il continua à rire, légèrement, tout en se dirigeant comme si de rien n’était vers l’évier. Il fit couler de l’eau froide qu’il se passa sur le visage, puis remplit une théière qu’il mit à chauffer. « Laisse-moi me préparer mon thé avant que je ne te réponde, ma journée était épuisante. » Il versa l’eau déjà bouillante dans deux tasses et y versa des sachets de thé, puis revint vers le minuscule salon pour s’asseoir dans un fauteuil face à Enya. « Je t’en ai fais un, fais attention c’est brulant. Je ne t’ai pas demandé quel saveur tu souhaitais parce que je préfère surprendre mes invités. » Il trempa ses lèvres à la surface de l’eau encore fumante dans sa tasse, mais la reposa ensuite subitement pour attendre qu’elle refroidisse. « Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas empoisonné. Enfin je ne t’en voudrais pas si tu préfères ne pas le boire. Tu dois être devenue énormément méfiante à vivre dans l’ombre du jour, comme ça, depuis toutes ces années. » Il se laissa reposer dans le fond de son fauteuil et il soupira longuement avant de se concentrer à nouveau sur la demande d’Enya.

« Donc tu veux des informations, c’est ça ? Et si je ne réponds pas, qu’est-ce que je risque ? » Malgré sa question, il préférait ne pas connaître la réponse, si bien qu’il enchaina directement. « Tu as bien choisi ton moment pour venir, je suis crevé, si bien que c’est inenvisageable pour moi d’oser te maitriser pour te remettre en prison. Le quartier est calme, comme tu as du le voir, et il y a peu de miliciens autour, je ne pourrais pas vraiment appeler à l’aide et de toute façon, le temps qu’ils viennent, tu auras encore disparu. Et puis, plus que tout, j’ai horreur du désordre, et je n’ai pas envie que mon mobilier se retrouve sens dessus dessous. » Pourquoi racontait-il tout ça délibérément ? Lui-même ne le savait pas trop, mais il imaginait bien que c’était sa légère angoisse de se retrouver face à cette femme qui le mettait dans cet état. « Je peux satisfaire ta requête, mais je veux des garanties en échange. Figure-toi que moi aussi, je suis en quête d’informations. Mais d’abord, dis-moi ce que tu veux faire de ce Robin Marshall ? Le tuer ? »

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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Sam 16 Jan - 10:38

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Enya Taylor

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Je ne manque pas de sourire quand il mentionne la possibilité que je puisse le tuer et faire exploser le quartier par la même occasion.

C’est vrai, je pourrais le faire, mais pas aujourd’hui, pas maintenant, pour l’instant, je suis lasse que de détruire des quartiers pour rien. Il fut un temps, cela m’aurait certainement amusée, je ne le nie pas mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je pourrais presque dire que je viens en paix même si c’est là, qu’un grossier mensonge.

« - Je t’en prie, fais comme chez toi. »

Je retourne m’asseoir sur le canapé en continuant de jeter un œil à la déco. C’est petit et chaleureux, ça me change d’Isthar et de tout l’espace que l’on a dans tout le bâtiment. Ca me change également d’Echoic qui, malgré le fait que ce soit un manoir plein de vie, manquait un peu de cette chaleur.

Alors il revient s’installer en face de moi, me proposant du thé, sans que je n’ai à le demander. Au moins, il sait recevoir ses invités même s’il faut dire que je suis certainement la dernière personne qu’il s’attendait à voir ou à recevoir chez lui-même.

Sa remarque sur la méfiance et le fait que le thé pourrait être empoisonné me fais rire. Pourtant, au fond, il a raison. Je devrais être méfiante, envers lui, envers tout le monde, mais je ne le suis pas. Je ne pourrais pas l’expliquer. J’ai cessé de l’être. Je pourrais suspecter le monde entier mais cela serait donné trop d’énergie dans une quête sans fin. Je n’en ai pas envie. S’il voulait ma mort, il aurait eu des moyens de le faire et pour le charrier, je bois mon thé d’un coup en soufflant par moment. Dans un léger clin d’œil, je finis par lui tirer la langue.

« - Vivre dans l’ombre ? Je ne me cache pas tu sais. Je réponds généralement quand on m’appelle ou qu’on me demande. Ne me confonds pas avec Ajatar, tu seras mignon. Et puis tu sais, la méfiance, c’est surfait. On reconnait quelqu’un qui a de mauvaises intentions dès qu’on pose le regard sur lui. Donc si quelqu’un veut ma mort, je le verrais venir. Crois-moi, sur ça, j’ai assez d’expérience et puis les gens assez fous pour tenter leur chance ne sont pas si nombreux que ça. »

Puis finalement, on en revient à ma requête. Ce pourquoi j’étais venue trouver Kôta à la base même si je ne m’attendais certainement pas à son entière coopération. Il ne faudrait pas demander la lune non plus.

« - Ce que tu risques ? Tu l’as dit toi-même, je pourrais te tuer et faire exploser le quartier quand bon me semble. Mais je préfère te laisser libre de ton choix. Je ne t’oblige à rien. J’aurais pu te kidnapper, te séquestrer et te torturer pour avoir l’info mais j’ai choisis une voie plus pacifiste disons. Donc tu vois… »

Je ne peux m’empêcher de rigoler en imaginant l’enlèvement du Major de Silver Sword. Cela serait tellement le bordel que ce soit en ville ou en général. Cela serait tellement drôle également…Mais récemment, j’ai empruntée une voie, un chemin, qui ne me permets plus de faire ce genre de chose ou alors en de très rares occasions que je ne peux gâcher en jouant avec lui.

« - Me maitriser ? Es-tu seulement sérieux ? Tu sais, je vais te dire une vérité, elle fait mal mais c’est une vérité quand même. Vous ne m’arrêterez jamais. Vous avez besoin de moi. Tous autant que vous êtes. Je suis un mal nécessaire. Je connais trop de choses, trop de secrets sont entre mes mains. Tu pourrais m’arrêter mais si tu m’arrêtes, sache que tu en condamnes d’autres derrière…Et puis toi-même par occasion car je dirais que tu m’as gentiment offert le thé et qu’on a tapé la discussion autour d’un cookie. D’ailleurs t’en aurais pas un sous la main, j’ai faim quand même. »

Je regarde autour en essayant de démasquer dans un coin, une possible boite à gâteau comme celle des grands-mères, cela ne m’étonnerais même pas que Kôta en ai une chez lui. Je suis presque certaine d’ailleurs que c’est un gars à cookie.

Croisant les bras et les jambes, m’enfonçant dans le canapé, j’écoute ce qu’il a à dire et j’aurais mis ma main au feu pour que l’on arrive à ce moment. L’échange d’informations. Pourquoi pas.

« - Des garanties ? Intéressant. Dis-moi ce que tu veux savoir, je tâcherais de te répondre. Je n’ai rien à cacher moi comparé à certains. D’ailleurs, je crois que je suis une vraie people, tout le monde doit connaître ma vie à l’heure actuelle. Et puis les affaires que j’ai avec ce pauvre Robin, tu m’excuseras, mais ne regarde pas tes charmantes petites fesses…Si je voulais le tuer, lui aussi, je l’aurais fait depuis longtemps. Tu aurais dû te renseigner l’ami. Donc ? Je suis toute ouïe. Vas-y..Je te dis ce que tu veux savoir et tu me dis où je peux le trouver. »





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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Lun 18 Jan - 12:28

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Hirata Kôta

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Malgré ses paroles teintées d’une suffisance exorbitante, Kôta n’était pas plus déstabilisé par la femme qu’il avait devant lui. Faussement serein, il l’écoutait déclamer ses intentions sans pudeur, ponctuant ses phrases de menaces à peine voilées. La jugeant totalement mégalomane, il se demanda vraiment quelles tragédies elle avait dû subir le long de sa vie pour arriver à un point de désespoir si alarmant. Patient, il attendit qu’elle termine tout ce qu’elle disait pour finalement se lever, retourner à la cuisine, et revenir avec une assiette de biscuits comme elle l’avait demandé. Il n’y toucha pas, trop concentré dans la préparation de sa réponse qui ne tarda pas à venir. « Parce qu’entre la parole d’un major et celle d’une criminelle, tu crois qu’on privilégiera la tienne ? Je serais bien capable de tous les faire tomber, et même de tomber avec toi, si c’était suffisant pour te stopper. » Presque détendu au fond de son fauteuil, il ne pouvait ôter un sourire de courtoisie de son visage.

Et puis, sans prévenir, il lâcha l’objet de sa requête : « Dis-moi tout ce que tu sais sur Damaz Elandez et sa localisation. Je veux que tu me guides jusqu’à lui. » Depuis les attentats plusieurs mois auparavant, aucune nouvelle du métamorphe n’avaient filtré, ce qui n’avait que considérément amplifié la névrose du major. Sa carrière n’était que le cadet de ses soucis ; il mettrait tout en œuvre pour retrouver son ancien camarade, même s’il n’avait aucune idée de l’issue de leur prochaine rencontre. La dernière fois qu’il l’avait croisé, Damaz avait menacé de le tuer, puis ils s’étaient offert leurs adieux respectifs. Mais pourtant, un goût d’inachevé n’avait cessé de grandir à l’intérieur du jeune homme. A cette époque, les vocations de Damaz n’étaient encore que floues. Désormais, apprendre qu’il avait tué de sang-froid des dizaines de civils avait totalement révulsé son vieil ami. Il fallait qu’il le confronte à nouveau, qu’il le stoppe dans sa folie. Au fond, il estimait que c’était son devoir, comme si son brusque changement d’affiliation n’avait été que la conséquence d’une faute du jeune garçon. « Tu le connais bien, n’est-ce pas ? Peut-être même mieux que je ne l’ai jamais connu. Tu n’as peut-être aucune idée du lien qui m’unit à lui, mais il dépasse grandement la simple guerre entre les forces de la royauté et Ajatar Virke. » Oui, s’il devait choisir, il quitterait son poste si cela lui permettait de mettre la main sur l’Elandez. Il tomberait volontiers si cela lui permettait de stopper toute cette folie.

« Dis-moi comment je peux le retrouver, et je te confierais mes informations sur ce Robin Marshall. Je pourrais même te resservir du thé si ta réponse est satisfaisante. »

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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Mar 19 Jan - 2:56

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Enya Taylor

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Je savais que ce n’était en rien facile que de devoir discuter avec lui. Je savais qu’il ne me dirait sans doute rien, même sous la torture et son incroyable loyauté envers la couronne n’a pas failli. C’est étonnant et pourtant, malgré l’envie profonde que j’ai de lui rire au nez pour ce qu’il venait de dire sur le fait de nous faire tomber et de nous stopper, je ne ris pas. Je ne souris pas. J’ai comme une sorte d’admiration et de respect pour ses paroles. Je ne saurais dire pourquoi. Du plus loin que je me souvienne, je n’ai jamais été amie avec lui et je ne l’ai même jamais côtoyé, que ce soit de près comme de loin. Je ne le serais sans doute jamais. C’était comme le feu et la glace, deux éléments opposés. Pourtant, tous les deux pouvaient brûlés. Kota avait cette même capacité.

Il ramène une assiette de biscuits et je finis par sourire, sans relever ce qu’il venait de dire.

« - Damaz hein ? Tu t’intéresses au chaton grognon… »

Je n’ai pas revue Damaz depuis des mois, peut-être plus. La dernière fois que j’ai dû le croiser, c’était sans doute…Oui….Cette nuit-là. Cette nuit où lui et moi, avions joués nos vies. Cette nuit où bien malgré lui, il avait dû protéger mes arrières et cette nuit où je lui ai sans doute fait, le plus beau des cadeaux. Depuis, je n’en avais pas entendu parler. Sauf pour les attentats. Comme tout le monde.

Damaz était un ami. Peut-être plus. On partageait la même notion du mot « jeu » et à chaque fois que l’on finissait par se croiser au détour d’un hasard, cela finissait toujours étrangement. Des jeux charnels et perfides. Il s’est toujours moqué de moi.

« - Si je le connais bien ? Je t’arrête. Je l’ai cotoyé mais cela relève du pur hasard. Et puis tout cela me semble un peu trop…facile. Je te dis ce que je sais sur Damaz et tu me dis ce que tu sais sur Robin ? Voyons, ce n’est pas au vieux singe que l’on apprend à faire la grimace. Qui me dis que l’un de nous deux ne va pas mentir ? Je pourrais te dire la vérité et tout ce que je sais sur Damaz, c’est vrai mais je crois que cela pourrait te décevoir. »

Savoir où est Damaz, c’était savoir où se cachait Ajatar Virke. C’était pouvoir mettre la main sur eux et malgré le fait que ce soit tous devenu des amis dans un sens bien particulier…Il n’y avait là pas que des amis. Il y avait aussi, une partie de ma famille.

« - Tu me rappelles étrangement Senji qui tenais absolument à savoir où se tenait le Pegasus…Mais comme je lui ai dit et je vais te dire la même chose…Je n’en sais strictement rien. Je ne sais pas où peut se cacher Damaz, je ne tombe sur lui que par un concours de circonstances tordues comme si la vie se foutait de ma gueule à chaque fois. Je pourrais très bien tomber sur lui en sortant de chez toi par exemple. »

Je soupire et finis par attraper un biscuit car toute cette histoire commence à m’ennuyer et j’ai l’impression de tourner en rond.

« - Donc…Je ne sais pas où est le chat…Cela normalement s’ensuit où tu me dis que tu ne sais pas non plus où est Robin Marshall. Dans ce cas, retour à la case départ pour moi. Si tu veux des infos uniquement sur Damaz, tu t’es gouré de personne mais je te remercie pour le thé et les petits gâteaux. Je devrais revenir plus souvent Monsieur le Major. »

Il a toujours été un peu trop crispé à mon goût. Toujours sous tension. Je n’ai jamais vraiment vu Kota se détendre, sauf ce jour-là..Dans la neige…Avec Uriel. Ce jour où vivait en lui, l’âme d’un enfant.

Comparer à aujourd’hui, je dirais que cette version de lui-même, paraît bien loin.

« - Tu sais, je suis sérieuse quand je te dis que je reviendrais. Je veux dire, on pourrait avoir beaucoup à gagner toi et moi en faisant un partenariat. Tu me dis ce que tu sais, je te dis tout ce que je sais…Ça me parait raisonnable comme compromis. Sauf si tu te décides à m’arrêter. »

Il ne m’arrêtera pas. Il ne le fera pas. Ou peut-être bien que si, mais pas aujourd’hui. Pas maintenant. Pas tant que je saurais tout ça.




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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Mer 20 Jan - 0:14

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Hirata Kôta

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En l’écoutant parler, le cœur de Kôta se resserrait davantage, seconde après seconde. L’ultime espoir qu’il avait de retrouver Damaz s’envolait alors qu’Enya déclarait sans alternative son manque d’informations à ce propos. Pourtant, quand elle ironisa sur son destin qui la confrontait trop souvent à l’autre criminel, le garçon eu presque envie de se lever pour ouvrir la porte et guetter la rue dehors, comme si le simple fait d’évoquer une possible rencontre à l’extérieur de sa maison la rendait possible. Il n’en fit pourtant rien, trop conscient qu’il ne pouvait forcer le hasard à influer le cours des choses de la sorte. Il attendit qu’Enya ait terminé de parler, même si désormais toutes ses paroles n’étaient que futiles pour le major, puis patienta de longs instants, totalement immobile, ailleurs.

« J’ai rencontré Robin Marshall ce matin. J’ai cru comprendre qu’il voulait rejoindre Silver Sword, mais je n’ai pas la moindre idée de son choix définitif. » Il avait avoué tout ce qu’il savait sans même regarder Enya dans les yeux, fixant d’un air vide de toute émotion les dernières émanations fumantes qui s’échappaient de sa tasse. Ressentait-il quelques remords à l’idée de livrer cet inconnu aux désirs d’une des plus grandes folles de son époque ? Non. A nouveau, la froideur du constat, plein de désillusion, qu’il venait de se prendre en plein face avait eu raison de lui et de ses états d’âme. Et suite à ce silence pesant de son esprit, s’éveilla sa colère.

Son regard replongea dans les yeux d’Enya. Déterminé, il se pencha en avant, posant ses coudes sur ses genoux et croisant les doigts pour soutenir sa tête. « Un partenariat, tu dis ? Voilà qui pourrait être intéressant. » Son regard s'obscurcit tandis qu’il baissait la tête pour avaler les dernières gorgées de son thé ; tant pis s’il se brulait, cette fois, il n’avait pas peur de jouer avec le feu. « Parce que tu crois sérieusement que je m’allierais un jour avec une personne de ton espèce ? »

Il se redressa pour regarder son invité de haut. Son regard était presque désolé de prononcer de telles paroles, mais il continua : « Je t’ai déjà dit ce que je pensais de toi. Tu ne l’as pas oublié, hein ? Le suicide. Pas forcément mettre fin à tes jours ; mais juste disparaitre de la circulation. S’exiler à l’autre bout du monde, là où on ne te reconnaitra pas. Recommencer une nouvelle vie. Franchement, qu’est-ce qui t’empêche de faire ça ? Personne. Le monde se portera mieux sans toi. C’est triste à dire, j’aurais voulu une autre solution, mais c’est la vérité. Tu n’es qu’une maladie pour Fiore et tous les voisins autours. Tu ne sers qu’à ranimer les querelles fraichement apaisées par simple amour de la guerre. Tu crois qu’on a besoin de toi, hein ? » Machinalement, il saisit un biscuit mais oublia de le porter à sa bouche. Il tremblait presque – de rage.

Sa voix pourtant restait contrôlée. « Tout est de ta faute. La situation de Fiore aujourd’hui n’est que la conséquence de tes actions égoïstes et sanguinaires. C’est toi qui a motivé les criminels de Fiore à se rebeller contre l’autorité. C’est toi qui a permis Ajatar Virke d’émerger de l’ombre. C’est de ta faute si Damaz est devenu celui qu’il est devenu. »

Il se leva et rouvrit sa main, laissant tomber les miettes du biscuit qu’il avait écrasé, sans s’en rendre compte, puis alla vers la porte qu’il ouvrit sur la nuit calme d’Arcadia. Il reprit, tout en contemplant l’obscurité devant lui. « Tu les entends ? Les voix de toutes les personnes que tu as tué et de celles qui sont restées en vie, meurtries par le mal que tu causes sur ton passage ? Comment peux-tu vivre après ça ? » Silence. « Maintenant, sors de chez moi et disparais, sinon... non, je ne veux pas qu’un nouveau quartier explose. J’en ai assez de tout ça. » Il se détourna finalement pour faire face à Enya. « Tu sais, le pire dans tout ça, c’est qu’on aurait pu devenir amis si tu n’avais pas choisis cette voie. »

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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Mer 20 Jan - 8:37

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Enya Taylor

Crime Sorciere

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Hello Sweetie
Hirata Kôta & Enya Taylor


« Espèce ». Voilà tout ce qui semble me qualifier à présent. Je suis une espèce à moi toute seule. Je pourrais presque prendre ça pour un compliment après tout, ça sonne bien non ? « L’Enyanus Taylorus », c’est vrai, ça a une petite consonance scientifique. Ca pourrait presque le faire. Pourtant, l’envie de rire devant lui ne me manque pas et ses mots n’ont pas la même signification et la même portée que les mots de Senji ou de Chris. C’est vrai, il n’a pas tort. Je pourrais partir et faire ma vie ailleurs, loin de tout ça. Loin de tout le monde. Je pourrais mais le monde sans moi, se ferait bien chier.

« - Si je crois que vous avez besoin ? Non. Je le sais. »

Je le sais comme je sais qu’un certain leader, à un moment donné de sa vie a eu besoin de moi. Je le sais comme je sais qu’un ex-fugitif a eu besoin de moi aussi il n’y a pas si longtemps de ça. Je le sais comme je sais qu’une ex-maîtresse de guilde a eu besoin de moi pour appuyer sa légitimité parmi les gens de mon « espèce ». Les gens, quoi qu’ils pensent, quoi qu’ils disent, auront toujours besoin de moi. Je suis un mal, une maladie, un fléau, je ne le nie pas et ne le nierais jamais. Ce n’est pas une insulte ni une honte. Je ne m’en cache pas. Mais je suis un mal nécessaire. Je suis cette aiguille qui picote légèrement alors que l’on crève un abcès. Je suis ce genre de mal là.

Et là encore, j’ai bon dos. Je l’entends me rejeter la faute et cette fois, j’éclate de rire.

« - Ma faute ? Tu t’es vue dans un miroir monsieur le Major ? Tu sais ce que j’ai fait j’ai rendu la liberté aux mages opprimés moi. Ma seule faute c’est celle-là. En attendant qui est incapable d’arrêter Ajatar Virke ? Qui a été incapable d’arrêter Legion ? Qui a été incapable lors des attentats ? Qui n’a pas été en mesure de voir la perfidie et la trahison au sein même du Conseil hein ? Tu peux parler de moi mais le plus incapable de nous deux, ce n’est pas moi. Je sais qui je suis et ce que je fais et je ne m’en cache pas mais en attendant, au lieu de rejeter la faute sur les autres, tu ferais bien de voir un peu tes propres bagages. On te dit Major mais t’as fait quoi pour mériter ce titre ? Ah oui…T’es entré à Silver Sword et t’es devenu le toutou de la Reine. Mais t’es qu’un chiot. Tu ne fais qu’aboyer au lieu de mordre. Ajatar, c’est de ta faute. A toi et à tous ceux comme toi. Legion, c’est de ta faute aussi. »

Je me lève d’un bon en le suivant du regard tandis qu’il ouvre la porte de chez lui.

« - J’ai du sang sur les mains et alors ? T’es pas mieux. Qui a tué tous ces pauvres innocents il y a trois mois ? Qui a détruit deux villes il y a trois mois ? Pas moi. Vous. Vous qui vous dites miliciens, soldats, mages LEGALES. Vous êtes les plus affreux. Vous mentez au nez et à la barbe de cette population et tu sais c’est quoi le pire ? C’est que vous vous mentez tellement que vous avez fini par croire à vos mensonges, sauf que cela ne prend plus. La population sait quel est le véritable visage des gens de TON espèce et je me réjouis d’avance de voir le futur massacre que cela sera. Vous allez tous perdre : confiance, respect, amour. Tous. A cause de vous-même et je n’aurais rien eu besoin de faire. »

Je m’approche de la porte tandis qu’il me jette dehors comme si j’étais un invité indésirable.

« - Tu sais, le pire dans tout ça, c’est que tu crois encore pouvoir devenir l’ami de quelqu’un Kôta. »

Les gens de mon espèce ont leurs torts et leurs travers, c’est vrai. Moi-même je le sais. Mais les gens de mon espèce sont ceux qui vivent et qui survivent. Ce sont ceux qui passent à travers l’histoire.

Ce sont ceux qui ne meurent pas bêtement sans avoir rien fait. Pas comme les gens de ton espèce. Ceux qui râlent, qui se plaignent, qui choisissent de voir dans autrui leur propre coupable alors que la faute les incombe. Tu es le coupable de tous ce qu’il se passe et de tous ce qu’il se passera. Tu veux savoir comment je le sais ? C’est très simple à vrai dire :

Tu m’as juste laissé partir. Encore.





FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   Sam 23 Jan - 14:56

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Hirata Kôta

Silver Sword

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One Last Time
Enya, toute aussi vorace, ne se garda pas de répondre et répliqua presque immédiatement. La dévisageant d’un air assombri, Kôta écoutait ses paroles sans siller une seule seconde – il était comme las, stoïque, inexpressif malgré tout ce qu’on pouvait lui dire. Comme s’il savait déjà tout ça, comme s’il était au courant de ce qu’elle allait dire avant même qu’elle ne le fasse. Tout en parlant, elle traversa la pièce, s’approchant du garçon, mais celui-ci ne trembla pas, même lorsqu’elle passa à ses côtés après une dernière exclamation pour l’accabler. Il l’observa s’avancer dans la rue déjà noire, mais il la retint, une dernière fois. « Enya, attend. » Son ton n’était ni suppliant, ni énervé. Juste sobre, à l’image de son regard inexpressif.

Dans sa tête se mélangeaient toutes les paroles qu’elle avait proférées à son égard. Finalement, il eut un petit rire. « Arrête de croire que les fautes des autres excusent les tiennes. Si nous sommes responsables tous les deux, nous serons tous les deux jugés pour ça. Par la peine de se voiler la face. » Il n’attendit pas l’once d’une réaction qu’il claqua la porte devant lui, échappant définitivement à la vision révoltante qu’elle lui inspirait. Durant quelques secondes, il resta immobile devant la porte, puis il s’en éloigna mécaniquement pour retourner vers son petit salon. Il ramassa les gâteaux qu’il restait, alla laver les tasses de thé vides et nettoya en profondeur la table et le canapé où elle s’était assise. Il fit le tour de tous ses meubles mais s’aperçut qu’elle n’avait finalement rien volé. Il s’attarda sur un carnet de notes qu’il ouvrit, connaissant par cœur son agencement, à une page au beau milieu. Parmi des centaines de gribouillis et ratures en tout genre, on pouvait distinguer une liste de noms. Les deux premiers étaient déjà barrés. « Black Jack ; Candice ; Ajatar Virke ; Damaz Elandez ». Il s’empara d’un crayon trainant sur son bureau et rajouta alors : « Enya Taylor » Il reposa le carnet et retourna dans sa cuisine pour se préparer un nouveau thé qu’il alla déguster, en silence, dans son fauteuil, pensif.

En sortant de ses songes, il ne pouvait pas dire quelle heure il était et depuis combien de temps il était là. Il se leva, hésitant, puis reprit le chemin en direction de son bureau pour retrouver son petit carnet. Il rajouta alors un dernier nom : « Hirata Kôta ». Il contempla longtemps les lettres qui formaient son identité, puis referma l’ouvrage qu’il balança au loin. Un papier s’en échappa, et intrigué, il le ramassa au sol. C’était une photographie de Sybilia et lui, alors qu’ils travaillaient ensembles. Il l’accrocha au milieu du mur, au-dessus de son bureau, puis alla finalement se coucher.

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 MessageSujet: Re: One Last Time ▬ Enya x Kôta   

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