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Hear Me | Kôta
 MessageSujet: Hear Me | Kôta   Lun 19 Oct - 9:53

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Robin Marshall

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Avec - Hirata Kôta




Quitter. S'éloigner. Oublier. Se faire oublier. Ce fut pour toi l'essentiel et ce à quoi tu passas le plus clair de ton temps depuis qu'Echoic n'avait plus de raison d'être. Quelques jours se sont écoulés mais combien exactement ? Tu ne sais pas vraiment, tu as oublié de compter, tu as perdu le file du temps et tu as l'impression qu'il ne t'as pas attendu. Il continue sa route, sans toi. Misérablement assis dans ce vieux, la tête plongée dans le creux de tes mains, tu cherches encore une alternative à toute cette histoire de dingue. Oublier Echoic Roar ? Oublier Enya ? Oublier tout ce que tu avais fait et vu? Etait-ce seulement possible de tirer un trait sur ça ? Tirer un trait sur ces histoires plus que douteuses, ces complots foireux et ces coups plus que chaotiques ? On ne pouvait pas oublier, seulement vivre avec.

Ô tu aurais bien aimé vivre avec et suivre Oméa mais elle appartenait à un monde qui n'était pas le tiens. Le tiens ne tuait pas d'innocentes personnes. Ne massacrait pas des villes entières. Ton monde était plus simple et plus léger. Ton monde sauvait les uns, aidait les autres et te donnais légèrement un air de héros mais où est le héros maintenant que tu te retrouves avec tous les dossiers d'Enya Taylor ? Tu pourrais les brûler, les enterrer quelque part, faire comme si rien de tout ça n'était vrai. Faire comme si toute cette partie de ta vie n'était pas un mensonge.

Plus facile à dire qu'à faire.

Quelque part, tu enviais les autres : Noah par exemple. Avec son air de débile mental et son QI aussi élevé que celui d'un poisson rouge. Lui, il pouvait tout accepter, ô combien c'était mal. Vous vous étiez trompé de route, suivant le mauvais berger. Pourtant, elle t'avait vendu du rêve, des promesses et quelques folies humaines. Tu y avais crû, tu t'y étais accroché comme si c'était ta bouée de sauvetage pour ne pas couler dans toute cette démence. Mais Enya était partie. Il fallait se faire une raison. Tu pensais mourir pour ses idéaux mais ce qu'elle fit, faisait encore plus mal. Plus que la déception, il y avait la colère. La colère de s'être retrouvé là, tout seul, à devoir tout gérer. S'excusera-t-elle seulement un jour ? S'expliquera-t-elle ? On parle d'Enya Taylor là. Elle ne parle à personne et ne rends des comptes à personne. Pas même aux autorités du pays.

Les autorités hein ? Il n'y en avait plus.

Tout avait été ravagé, détruit, tué. Le pays pleure, les gens hurlent et les imbéciles veulent des têtes à décapiter. Il est normal de chercher un bouc-émissaire pour son chagrin. Il était tellement plus facile de s'en prendre à autrui plutôt qu'à soi-même.

Dans ton auberge, on parlait de plusieurs choses. On parlait de cette milice créée sur le tas. La milice royale. Les chiens du roi hein ? On dit qu'ils s'occupent de traquer les criminels et d'aider les gens au mieux.
Ce que t'as toujours voulu faire en fait mais pas sous la coupe d'Enya.

Sac au bout du bras, tu t'engages dans cette folle aventure, sur un coup de tête. La milice c'était l'armée...l'armée c'était les ordres et ton passé est allergique à l'ordre ...Mais peut-être que là, ça sera différent. Peut-être que tu pourras, cette fois, faire la différence. Tu n'es pas fort, tu n'es pas endurant, t'as peur la moitié du temps mais la peur, c'était ce qui te rendais humain. Quand tu repenses au massacre d'Oméa à Joya....T'en as juste la nausée.

Tu t'arrêtes à Arcadia où les abords de la ville ressemble plus à des bidonvilles, occupant l'espace comme un puzzle. Les gens sont ni heureux, ni malheureux. Ils sont juste dans l'attente. L'attente qu'une promesse soit tenue et qu'enfin, on s'occupe réellement des affaires publiques.
Tu demandes ton chemin, on te pointe un gros bâtiment en ville, un palais et t'y croises plusieurs gars. Ils faisaient tous très peur. Peut-être trop. Mon dieu...S'ils savaient qui tu étais et d'où tu venais. S'ils savaient. Pourtant, ton nom n'est pas connu mais ton appartenance, elle, l'était. Tu appartenais encore à Echoic Roar. Le tatouage te liant au démon était encore là. Alors Enya était toujours vivante.

"- Excusez-moi, je cherche...
- C'est le mauvais couloir mon p'ti. Va voir au bout de celui sur ta droite.
- Comment vous savez que... ?
- T'es comme tous les autres. Vous pensez pouvoir changer le pays."

Oui. Et non. Tu ne penses pas pouvoir le changer mais s'il y a bien quelque chose qui va changer...C'est toi.





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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Dim 25 Oct - 12:01

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Hirata Kôta

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En l’espace de quelques semaines, Kôta était passé de Haut-Gradé du Conseil Magique de Fiore à Major de la milice royale, Silver Sword. Les missions étaient sensiblement identiques, mais au sein de la nouvelle institution, le caractère plus que récent des évènements ayant conduit à sa création impliquait une effervescence de presque tous ses membres en son sein. En effet, contrairement à son ancien insigne, cette fois, il pouvait sortir dans la rue sans craindre qu’on ne le regarde de travers car la reine avait réussi à redonner foi à une grande partie de la population, qui avait alors placé sa confiance dans la milice qu’elle avait créée. Jeunes et vieux, tous étaient déterminés à s’enrôler dans la milice dont les rangs ne cessaient de gonfler. Chacun était prêt à devenir ce patrouilleur, un simple milicien en somme, mais pourtant avec une aura d’autorité, de responsabilité qui était la bienvenue dans les rues du Royaume. Il avait préféré, ces premiers jours, offrir son aide au service recrutement. Si on ne lui avait jamais encore reproché son appartenance ancienne au Conseil Magique – il n’était pas le seul à avoir envisagé cette reconversion, après tout – il gardait pourtant au fond de lui les stigmates de ce qu’il s’était passé trois mois auparavant. Dans ses cauchemars, il revoyait Circé Ereine lui sauver la vie, mais il ne l’avait pas remerciée ; au contraire, il avait craché son venin sur elle et l’ex-institution qu’elle représentait, et l’avait quittée pour rejoindre le combat qui se déroulait à Era avec des paroles qui auraient presque pu le conduire directement à un licenciement. Il avait laissé Circé seule, et ensuite, il avait quitté la ville sans se soucier d’elle. Personne n’était véritablement au courant du bref échange qu’ils avaient eu, mais quand Kôta avait appris la trahison de celle-ci, une des causes principales de la chute du Haut-Conseil, il avait cru perdre la raison : il avait eu sous son nez l’instigatrice directe des attentats et il n’avait rien fait pour empêcher les choses de se dérouler. Plus que conscient de sa part implicite de responsabilité dans cette affaire, il avait ainsi estimé que, à étudier les recrutements dans la milice, il pourrait peut-être éviter à des personnes malintentionnées de gravir à nouveau les échelons pour pourrir de l’intérieur le nouvel espoir de Fiore.

Il avait son bureau, et de nombreuses personnes venaient sans cesse le voir pour attendre ses directive, ses avis et accords sur l’organisation du pôle. Il décidait qui était recruté, quand ils l’étaient, où ils iraient. Il veillait à vérifier scrupuleusement leur passé, et à anticiper leur avenir pour éviter tout débordement. Il connaissait un nombre incroyable de milicien avec de minutieux détails sur leur vie, sans pour autant les avoir rencontrés ; simplement, il avait étudié leurs dossiers et tâchait de se souvenir de tous ceux qui passaient sur son bureau. Justement, il était l’heure pour lui d’aller se rendre à un office de la ville pour récupérer des informations et vérifier le travail de nouvelles recrues. Il enfila son blazer, vérifia rapidement son apparence dans un petit miroir entreposé dans un coin de la pièce (il ne saisissait toujours pas pourquoi il avait désormais les cheveux blancs) puis ferma la porte derrière lui. Il se dirigea à l’accueil pour déposer quelques dossiers et avertir qu’il partait pour la prochaine heure, quand le réceptionniste décrocha devant lui un appel dont il saisit quelques mots : « Prise d’otage ?!... Quartier nord... Miliciens à terre... » Intrigué, le jeune homme resta quelques secondes pour en écouter davantage, comprenant progressivement l’urgence qu’il y avait. « Les miliciens sur place sont tous... ? _ Blessés... C’est un véritable carnage là-bas, apparemment. Ils revendiquent leur appartenance à Ajatar Virke. » Le sang du garçon se glaça. Il était fréquent, depuis les explosions, que des pseudo-criminels se fassent passer pour des mages de cette guilde afin de semer la panique, et Kôta était déjà persuadé qu’encore une fois, ce n’étaient que des imposteurs. Il savait que la guilde noire n’agirait pas de la sorte quand elle reviendrait à la surface. Mais quand même, il ne pouvait s’empêcher d’y croire un peu. Ajatar Virke, c’était Damaz, après tout. « Je m’en occupe. _ Mais, major Hirata, ce n’est pas dans vos attributions de... _ Je suis prêt, et je peux m’y rendre plus rapidement que n’importe qui. » Aussitôt dit, Kôta se détourna pour s’apprêter à quitter le bâtiment. Au moment de passer la porte d’entrée, pourtant, il se stoppa une seconde, puis se détourna vers l’assemblée. Il y avait, comme d’habitude, un grand nombre de postulants pour intégrer la milice. « A tous ceux qui souhaitent entrer dans les rangs de Silver Sword ! Le recrutement est fermé pour aujourd’hui ! Mais ceux qui insistent pour nous rejoindre, suivez-moi immédiatement ! Et vite ! »

La décision était irréfléchie : il invitait des civils sur un lieu d’extrême tension, une prise d’otage difficilement contrôlable. S’il y avait eu un autre major ou pire, un capitaine dans la pièce, il se serait sans doute fait réprimander dans la seconde. Mais il était touché par une confiance exacerbée en ces capacités. Il avait survécu à l’explosion de Crocus. Au fond, l’appel du danger l’attirait toujours un peu plus dangereusement – mais il savait qu’une fois sur place il aurait la situation en main et qu’aucun civil ne serait touché. Il avait déjà vécu tellement pire.

Il sortit dehors, conscient d’avoir quelques personnes prêtes à le suivre (inconsciemment ou pas), et il était ravi de pouvoir s’intéresser à leurs comportements une fois sur place. Ravi d’effectuer un bon recrutement à l’ancienne, pour avoir des miliciens conscients du danger quotidien auxquels ils allaient devoir faire face. Une fois dans les rues d’Arcadia, deux immenses ailes rouges lui percèrent le dos, et il se hissa en hauteur pour foncer vers les lieux, gagnant de la vitesse et distançant les jeunes recrues. Il arriva ainsi le premier sur une petite place où quelques civils et miliciens étaient à terre, la plupart blessés. Les commerces aux alentours avaient fermés sous la peur, mais on pouvait discerner les habitants cachés derrière leurs fenêtres. Au centre de la pièce, un homme au crâne rasé maintenant sous ses bras démesurément musclés le corps effrayé d’une gamine. Un revolver sur sa tempe. « Les renforts, déjà ? Vous avez l’argent ?! On veut le million, ou la tête de la gamine explose ! » Kôta fit un pas en direction de l’homme. « Lâchez-là, et nous discuterons après. _ Hé connard, reste à ta place ! T’as pas compris, hein ? On est d’Ajatar Virke, nous, on est sérieux ! Et je vais te le prouver dès à présent ! » Il hocha la tête, comme pour lancer un signal à une personne cachée autour d’eux, et soudain un café non-loin d’eux explosa littéralement.

Kôta blêmit. La situation était plus sérieuse qu’il ne l’aurait cru. L’homme avait toujours son canon posé sur la fillette et semblait avoir un ou plusieurs complices observateurs de la scène, peut-être même cachés avec tous les autres civils dans les divers restaurants et cafés de la place. « Tu me crois, maintenant ? Alors je veux mon fric dans les prochaines minutes où c’est toute la place qui explosera. » Le major déglutit difficilement, cherchant quelle pouvait être la meilleure solution, quand il sentit approcher les recrues, qui allaient arriver rapidement sur la place. Dans quoi s’était-il fourré, encore ? Il devait agir vite avant que les choses ne dégénèrent. « Ecoutez... on peut s’arranger... » Il fit un nouveau pas, un pas de trop. Une détonation eu lieu et une balle traversa la place pour le heurter au milieu du torse. Son corps chancela, il cracha quelques gouttes de sang, et il tomba lourdement sur le sol. La situation était vraiment désespérée.

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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Dim 25 Oct - 12:48

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Robin Marshall

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Tu ne sais pas trop ce que tu fais là, errant entre deux couloirs, cherchant un bureau, une aide, quelqu’un qui pourrait te renseigner. T’as beau regarder autour de toi, croiser des soldats, rien de tout ça ne t’inspire quelque chose. Pourtant, t’étais là, traversant un couloir pour rejoindre une pièce où y’avait déjà une petite dizaine d’hommes et de femmes, c’est là que les paroles de la vieille femme prennent tout leur sens. Effectivement, t’étais comme tous les autres, tu pensais pouvoir changer le monde, changer les façons de voir, de faire les choses, changer ces relations brisées entre le peuple et les mages.

Tu ne sais pas trop ce que tu fais là, mais tu t’assois sur un banc en attendant qu’on t’appel ou quelque chose du genre. Y’a rien d’autre à faire de toute façon. Mise à part attendre.

Et puis il y a cette voix qui résonne. Il y a cette porte qui s’ouvre tellement brutalement que t’as bien cru que t’allais te la prendre dans le nez. Il y a cette voix qui résonne et qui vous appelle. Alors les gens se lèvent, se précipitent à sa suite et partent en courant alors que toi, t’es toujours là, assis sur ton banc en te demandant ce qu’il venait de se passer. Tu suis le mouvement, avec un cran de retard parce qu’il ne fallait pas être sot pour comprendre la situation. Un recrutement fermé ? Un homme qui crie, alarmé, un besoin de soutien ? La situation était grave. Tu le comprenais à l’ensemble des éléments. Tu le comprenais à la précipitation et à l’intonation de sa voix. Tu le comprenais à tous ces gens, partis ou à ceux restant là, les bras croisés.

Alors tu suis, parce qu’au fond de toi, t’étais là pour ça. Même si tu n’as pas signé pour ça.

Vous arrivez sur place au bout de quelques minutes, traversant les ruelles comme si, durant toute votre vie, vous aviez toujours su où il fallait aller, où il fallait tourner. Comme si toute votre vie, vous n’aviez fait qu’attendre ce moment…Celui où vous pourriez faire vos preuves aux yeux du monde sans avoir à vous cacher juste après.

On parle de prise d’otages. On parle d’Ajatar Virke . Un gars l’aurait entendu tout à l’heure. Ajatar Virke ? Une prise d’otages ? Soyons raisonnable. Ces mecs-là ne prennent pas d’otages, ils préfèrent tuer des milliers de vies alors pourquoi s’embêter aujourd’hui ? Ce n’était pas eux. Surement un petit groupe qui essaye de tirer profit de leur nouvelle notoriété. Surement ça. Qui voudrait bien prendre ces psychopathes et ces déséquilibrés mentaux pour modèle ? Qui ? Pourtant dans Ajatar…y’avait Zadig. Tu le savais. Tu le connaissais. Zadig, tu l’aimais bien.

Mais Zadig était touché par la même folie qu’Oméa : Celle qui les oblige à en vouloir au monde entier.

Parmi l’assemblée que vous étiez, un inconnu s’avance. Tu reconnais le ton de sa voix. C’était le soldat de tout à l’heure. Gradé certainement, après tout, les éplucheurs de patates ne donnent pas d’ordres. Ils en reçoivent. Il s’avance, t’écoutes brièvement l’échange entre lui et le preneur d’otage. Le leader ? Peut-être bien que oui…Peut-être bien que non. Rien n’était certain. Putain, t’as pas signé pour ça. Toi, tu voulais un travail de bureau, avec pleins de paperasse, le truc pas trop dur et pas trop effrayant non plus.

Et puis tout dégénère. Rien ne va. Tout s’enchaîne, vite. Trop vite.

Un café explose, une détonation éclate et le soldat tombe au sol. Son corps était juste là, à quelques mètres de toi. Il était mort ? Merde.

T’hésites pendant que certains reculent derrière toi. Ce n’est pas l’autre qui a tiré...Il a les mains prises, alors c’est dans la foule hein ?
Tu sens cette goutte, froide, descendre lentement le long de ta tempe. Cette bile que tu n’arrives pas à ravaler. Ce stress qui emballe ton cœur. Tu sens tes membres tremblant comme des feuilles d’automne. Non, tu n’as pas signé pour ça. Pas pour les atrocités du monde. Tu voulais les fuir, pas y participer. Pourtant, il y avait là un homme, blessé, à terre, et d’autres avec lui. Il y avait là des gens qui avaient besoin qu’on les aide et pour ça…Tu avais décidé de réagir.

Comment faire face à Enya quand elle reviendra, si tu n’es même pas capable de faire face à ce pauvre type ?

« Aurore où que tu sois, je fais appel à toi. Sur les ailes de ces mots qui se déplacent, quelle que soit la distance, traverse le temps et l’espace et apparais en ma présence. »

La silhouette féminine à la chevelure blonde apparaît dans la foule et se faufile discrètement entre passants et truands.

Une vie….Pour une vie. La petite, t’allais au moins la récupérer.

Le géant tombe et tu sais que cela ne durera pas….quelques secondes tout au plus. Tu te précipites, la récupère et apprends à courir comme jamais encore tu ne l’avais fait, sauf quand tu avais une Enya au derrière.

« - Ça va aller, faut plus avoir peur maintenant, t’es en sécurité. Où sont ton papa et ta maman ?
- Je…Je ne sais pas… !!!!
- Ok, tu sais quoi ? Tu vas rester là, avec ces messieurs et on ira chercher ton papa et ta maman après tous les deux d’accord ?
- Hmmm ! »

Tu traînes celui à terre, pour au moins empêcher son corps de rester au milieu de passage, de ce qui pourrait devenir, un nouveau champ de bataille.




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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Lun 26 Oct - 16:42

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Hirata Kôta

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Le souffle court, le major porta une main jusqu’à son torse, là où il avait été touché. Le choc avait été plus que brutal pour le bousculer, mais il avait réussi à utiliser sa magie juste à temps pour stopper la balle qui était simplement rentrée dans le rembourrage de sa veste. Sans son sort d’impulsion, il aurait été gravement atteint, il en était conscient – mais ses facultés l’aveuglaient presque. A agir de la sorte, se croyant invincible, il finirait par s’attirer de réels problèmes, ou pire, à mettre des personnes innocentes dans les situations désastreuses qu’il provoquait. Justement, que s’était-il passé sur la place, depuis qu’il était tombé ? En quelques secondes, tout pouvait dégénérer. Encore légèrement sonné, il commença à se redresser quand on commença à le trainer à même le sol : il s’agissait d’un jeune homme – qui était présent au quartier général quelques instants plus tôt – auquel s’agrippait également la fillette. Etait-elle libérée du preneur d’otage ? Kôta fit signe au volontaire qu’il allait bien et lui demanda de l’aider à se redresser. D’un bref coup d’œil, il vit que l’homme était à terre. Les curieux s’approchaient déjà, certains applaudissaient même. Mais l’angoisse de Kôta était toujours plus forte. « Ne bougez plus, vous deux. » Il se détourna vers la foule qui s’approchait et utilisa l’intonation la plus forte qu’il pouvait « QUE PERSONNE N’APPROCHE ! LA SITUATION N’EST PAS REGULARISEE ! RENTREZ CHEZ VOUS ! ORDRE DE LA COURONNE ! ». La foule se stoppa mais, sous le regard insistant de Kôta, finit par reculer pour disparaitre de la place. Ne restaient ainsi dehors que l’homme, Kôta et la fillette, dans un calme plus que dérangeant.

« Je te remercie d’avoir agi pour la sauver. Mais une bombe peut encore être déclenchée. Et il a toujours un complice qui peut nous tirer dessus. » Tout en tournant sur lui-même pour mieux observer les alentours, Kôta en profitait pour observer à la fois la fillette et l’autre homme. Quelque chose clochait. On venait de lui tirer dessus sans ménagement, et pourtant, alors que le preneur d’otage était à terre et l’otage libérée, le tireur n’agissait plus. Comme s’il attendait un ordre en particulier. N’observant plus le paysage alentours, Kôta se focalisa alors complètement sur l’homme face à lui. Etait-ce possible qu’il... ? « Je suis Hirata Kôta, major de Silver Sword. Merci d’être intervenu pour la libérer. » Si vraiment cet homme faisait partie de leur gang, quel était l’intérêt pour lui de mettre à terre son allié et de rester en compagnie d’un milicien ? Il ne pouvait pas être tireur au vu du tir qui venait d'une autre direction. Le jeune homme se creusait la tête, et il s’autorisa à fermer les yeux le temps de deux secondes pour comprendre la situation dans laquelle ils se trouvaient. Son regard se rouvrit alors sur la jeune fille apeurée.

C’était elle. Depuis le début la jeune fille était alliée au preneur d’otage, qui n’avait jamais eu l’intention de véritablement la tuer. Ce n’était qu’une façon d’obtenir l’argent – ou quoi que ce soit d’autre – en simulant la prise d’otage. Ils avaient un ultime allié, perché sur un toit voisin, qui pouvait tirer sur n’importe qui si la situation dégénérait pour eux, et il n’avait pas hésité à faire feu sur Kôta – mais s’il n’osait plus tirer désormais, c’est parce que Kôta comme l’autre homme se trouvaient trop proche de la fillette : il ne voulait pas blesser sa complice.

Mais la brève expression de stupeur du garçon le trahit et elle s’en rendit compte. Changeant brusquement de visage, ses traits passèrent de la peur à la détermination, et elle leva ses deux bras, chacun en direction des deux hommes qui se trouvèrent immédiatement figés, immobilisés contre leur volonté par l'effet de sa magie. « Sérieusement, vous l’avez compris ? Pff, c’est même plus marrant. Vous allez devoir mourir. » Elle s’éloigna d’eux de quelques pas, suffisamment pour assurer le tireur de les toucher sans risquer de la blesser elle, et justement elle fit un signe de tête en direction d’une maison non loin, là où le dit-tireur se trouvait. « Un major, c’est toujours utile. C’est toi notre nouvel otage, désormais ! Quant à toi, tu ne nous sers à rien. » Elle s’adressait au deuxième homme, et le désigna distinctement au tireur, prêt à tirer.

Kôta avait beau utiliser toute sa volonté, il ne pouvait plus bouger du tout, métamorphosé en véritable statue, sans possibilité de parler ou de cliquer des yeux. Ses transformations en take-over étaient également impossible. Il pouvait pourtant toujours agir sur la fillette, mais il n’était pas certain que cela suffisse à rompre le sort. Et le tireur allait tuer l’autre homme à ses côtés... Il n’avait plus le temps de réfléchir, il se concentra sur l’ethernano autour d’eux et utilisa projection pour provoquer une explosion directement sur la fillette. Celle-ci fut projetée quelques mètres plus loin, et l’attaque leur permit de se libérer du sort qui les immobilisait. Kôta se détourna alors vivement vers l’autre homme, mais au même moment, il entendit une nouvelle détonation. Avait-il agi trop tard ?

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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Mar 27 Oct - 8:34

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Robin Marshall

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Au début, ce n’était censé être qu’une visite de courtoisie, une pêche aux renseignements, rien de plus. T’avais envie de savoir comment cela se passait ici, comment on pouvait bien gérer la situation. Tu n’étais certainement pas venu pour t’engager dans un combat concernant la milice et des individus se revendiquant d’Ajatar Virke. Ce n’était pas censé être ton combat. Tu n’as jamais aimé y prendre part de toute façon et tu n’étais guère utile. Alors tandis que tu réfléchis aux possibles issus, tout en t’éloignant avec le corps à terre, tu t’aperçois que ce dernier bouge et tu lâches en sursautant. C’était vivant. Du moins…C’est vivant…Non. Il est vivant ! Il se redresse et tu l’aides par sympathie. Est-ce qu’il a seulement était touché ? Peut-être que tout ceci n’est qu’un grotesque coup monté pour tester les recrues ? Non, ils n’oseraient pas. Quoi que ? Certains se sont déjà fait la malle dans la panique. Profitant de l’occasion certainement.

A peine sur pieds qu’il fait son travail, repoussant la foule comportant plus de curieux que de réels soucieux de la situation dans laquelle vous vous trouviez. Assez impressionnant comme pouvoir de persuasion. Alors il se retourne vers toi, vers elle, vers vous. Il se retourne te remercie et se présente.

Hirata Kôta. Major. Kôta…T’avais vu ce nom. Oui. Dans la paperasse à Enya. Tu l’avais vu.

« - Ne me remerciez pas, je n’ai encore rien fait. »

Tu ne te présentes pas. T’hésite. Qu’allais-tu lui dire ? Comment allais-tu te justifier ? Justifier ta présence ici ? Savait-il seulement qui tu étais. Peut-être pas. T’as encore une chance de passer à travers les mailles du filet.

« - Robin Marshall, mage indépendant. »

Tu regardes la fille et tu le regardes lui à nouveau, ce major. Il faisait jeune. Peut-être trop jeune. Mais avions-nous le choix maintenant ? Depuis les événements les choses étaient ainsi, il fallait les accepter et puis celui-là, il avait l’air différent des majors que t’as pu connaître à Pergrand. Différent mais pourtant semblable. C’était sans doute le rang qui faisait cet effet.
Un moment de silence s’installe entre vous. Comme le silence qui s’installe quand vous vous retrouvez dans l’œil de la tempête. Le pire était à craindre.
Le pire est toujours à craindre dans ce pays. Enya vous l’avez dit. Rien n’est vrai. Tout n’est que faux semblants et supercherie. Tout est fait pour vous tromper et vous manipulez. Ah ça, tu le comprends rapidement. Tu le comprends comme il le comprend également. Sa face déglutie le trahis et vous voilà tous les deux immobiles.

La fille hein ? Qui oserait mettre une jeune fille en première ligne ?
Pourtant de ton expérience vécue aux côtés d’Enya et d’Oméa..Les femmes au combat étaient certainement plus dangereuses que les hommes. Plus fourbes, plus malines, plus vicieuses. Les femmes utilisaient tout ce qui pouvait servir à leurs fins. Les femmes ne sont jamais à sous-estimer.
Peut-être qu’il était trop tard pour vous deux.

Alors que tu réfléchis, tu la vois voler dans le ciel pour aller s’étaler plus loin, vous libérant temporairement.

Et à cet instant, une nouvelle détonation éclate. Encore une. On vous tire dessus bon sang. Quelle stratégie que de tirer dans l’ombre sans oser se présenter. Alors sur l’instant, tu ne remercieras jamais assez Enya pour t’avoir traumatisé en entraînant tes réflexes. Tu attrapes un couvercle de poubelle, attrapant le major par le col en l’attirant vers toi et vous cachez derrière tous les deux tandis que la balle ricoche.

« - Je suis désolé de vous demander cela Major mais je propose que l’on régularise notre situation avant de régulariser celle de la rue, si vous n’y voyez pas d’inconvénient. »

Servir de cible humaine n’allait certainement pas vous aidez. Il fallait trouver le tireur et s’assurer qu’il ne vous trouve pas avant. S’assurer de survivre.







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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Jeu 5 Nov - 13:42

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Hirata Kôta

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Le jeune mage indépendant aux côtés de Kôta, fort heureusement, avait réussi à se libérer à temps de l’enchantement de la criminelle et, avec agilité, s’était emparé d’un couvercle suffisamment épais pour empêcher les balles de les toucher. Le major, sauf grâce à cette entreprise pourtant risquée de l’autre homme, lui lança un regard plein de sollicitude malgré la situation toujours catastrophique. « Merci beaucoup, Robin. Et désolé pour le froid, je vous conseille de ne pas trop bouger histoire de rester caché. » Il ne comprendrait sans doute pas où Kôta voulait venir, mais sans plus attendre il activa son nouveau take-over pour mettre des précisions sur ses paroles. Des ailes bleutées poussèrent dans son dos, son regard devint plus incisif et l’air, subitement, devint quasiment glacial autour de lui. « Blizzard. »

Venant de nulle part, de la neige se mit à léviter autour des deux hommes, d’abord innocemment, puis de manière de plus en plus féroce avec la montée progressive d’intensité des vents. En quelques secondes, ils furent au centre d’une véritable tempête de neige – impossible pour eux de voir plus loin que le bout de leur nez. Agrippant les épaules de Robin, Kôta les déplaça de quelques pas – la zone de blizzard n’étant pas étendue, de l’extérieur, les tireurs et criminels ne devaient voir qu’une sphère compacte cumulant vent et neige sans pouvoir y distinguer quoi que ce soit à l’intérieur. De quoi les surprendre momentanément. « Flow. » La magie du garçon s’activa dans ses jambes – il lui suffit d’une simple inspiration, et subitement, il sauta à toute vitesse en direction du bâtiment qui lui faisait face, traversant les airs en moins d’un instant avec une célérité inattendue. Il se posa juste sur le rebord du toit, face au tireur qui ne s’attendait visiblement pas à être confronté de la sorte. « Hey toi ! » Un simple coup de pied envoya au loin l’arme qu’il maintenait trop peu adroitement, et ce fut une frappe du poing qui assomma sans équivoque l’homme qui n’avait pas eu le temps de réaliser ce qu’il venait de se passer. Kôta s’approcha alors de l’arme, au sol, et d’un puissant coup de pied impulsé de magie, l’écrasa littéralement pour ne plus qu’elle ne nuise à autrui.

Enfin, il se détourna vers la place qu’il surplombait, et vit alors Robin, distinctement – le blizzard ayant complètement disparu avec son envol – non loin de la fillette. Mais surtout, il vit l’autre homme, le premier preneur d’otage, se lever en sortant tout juste du léger somme dont il avait été touché. Kôta faillit bondir en sa direction pour protéger son allié, mais il se freina brusquement. Après tout, il peut très bien se débrouiller seul, celui-là. Qu’il montre ce qu’il vaut réellement. L’utilisation de son take-over qu’il ne maitrisait pas encore avait des conséquences sans précédent sur sa raison, le poussant à n’agir que pour lui-même, et surtout sur son physique : déjà ses deux bras étaient recouvert d’une couche de givre qui continuait à progresser lentement sur tout son corps, signifiant malheureusement qu’il perdait progressivement le contrôle de l’oiseau du nord, le Lumia.
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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Ven 6 Nov - 2:18

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Robin Marshall

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Sur le moment, tu ne lui as pas répondu. Tes lèvres sont restées muettes. Aucun son n’est sorti. Tu t’es contenté d’un hochement de tête en guise de réponse. Tu écoutes son avertissement en doutant fortement de la sincérité de ses mots. « Merci » ? « Désolé » ? Ce n’est rien de plus que de la politesse justement placé. De nos jours, il n’y avait plus que ça qui reliait les gens entre eux. Tous se méfiaient ou se mentaient car tous ont été blessés par les attentats. Tous, ont peur. Peur de revoir le même spectacle se reproduire, peur de devoir faire confiance à nouveau et d’être trahis une nouvelle fois. Les gens sont devenus peureux et n’ont aucune confiance envers les autres. Ce qui était, naturel chez toi.

La neige apparait et tes poils se redressent comme pour protéger les pores de ta peau. Tu n’as jamais aimé la neige. Le froid et tout ça. Tu as toujours préféré lire au coin du feu, attendant que tempête et flocons finissent leur petit cinéma à l’extérieur.

Puis il s’éloigne, te laissant seul dans la rue alors que quelques flocons font le siège sur ta chevelure brune. C’est fous ce que tu peux détester la neige. Couvercle de poubelle en main, tu le regardes s’envoler au loin, regardant son geste et admirant la rapidité de l’action.

L’homme de tout à l’heure se relève, la magie d’Aurore se dissipant et te voilà seul, face au colosse alors que le major, plus haut, ne se donne même pas la peine de revenir. Ah ouais ? C’est comme ça ? Certainement curieux de savoir ce qu’il y avait derrière l’homme que tu étais.
Il serait déçu s’il savait qu’il n’y avait pas grand-chose. Tu n’étais qu’un littéraire, pas un bagarreur. Pas un soldat. Tu ne fonçais pas dans le tas comme lui.

« - Vous pourriez être clément et éviter mon visage si vous me frappez ? Cela serait vraiment sympathique de votre part. »

Il n’a pas l’air content du tout. Avec ses deux énormes mains, ta tête au milieu pourrait finir comme une pomme de terre que l’on écrase en purée. Pas très sympathique comme fin. Un regard jeté plus haut, plein de désespoir alors que le major reste dans son coin. Tu l’adores déjà celui-là aussi.

En roulant sur le côté, tu évites de justesse en crochet du droit qui t’aurais mis au tapis sur l’instant et tu réfléchis en courant partout dans la rue, tournant en rond.

« - Major ! Si c’est un test, j’ai vraiment connu mieux comme méthode de recrutement ! »

Couvercle de poubelle en main, tu te rappelles de ce jour au marché avec Noah. Tu te rappelles de ce qu’il s’était passé.
Plus qu’un bouclier….C’est une arme.

Tu le mets à plat et le jettes de toutes tes forces, façon frisbee jusqu’à ce que ce dernier aille frapper la pomme d’Adam de ton adversaire, allant jusqu’à lui couper la respiration.

« - J’ai réussi ou vous allez encore me demander l’impossible ? Dites-le moi que je ramasse mon arme fétiche sur l’instant. »

Il y avait des mages qui ne juraient que par la magie et leurs capacités et il y en avait d’autres qui pensaient avant de frapper.
Ta seule conviction sur l’instant était que ce type…Hirata Kota, ce nom que tu avais lu dans les dossiers d’Enya, il n’était pas spécialement amical mais savait y faire pour te mettre dans les pires situations possibles.

Et dire que ce n’était que le début. Qu’est-ce que te réservais la suite ?









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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Sam 28 Nov - 1:07

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Hirata Kôta

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Robin, bien qu’agile, ne semblait pas faire le poids physiquement parler face au colossal bandit qui s’entêtait à le frapper, mais le jeune brun, alliant dextérité et ingéniosité, se servit à nouveau de son arme de prédilection – le simple couvercle de poubelle, disposant déjà du titre de sauveur de vies – pour freiner son adversaire et le remettre, une seconde fois, au tapis. Portant ses mains à la hauteur de sa gorge, le géant posa le genou à terre. Pour Kôta, toujours posé sur son perchoir, le moment était le bon. Repris par une soudaine émanation de sa raison, il transforma ses deux bras en ailes aux plumes brunes et trancha successivement l’espace devant lui, lançant par la même occasion une lame d’air par geste : la première vrilla en direction de la fillette ; la seconde frappa de plein fouet l’homme déjà étouffant qui tomba définitivement au sol. La jeune fille, pourtant, avait évité l’offensive du major, mais ce dernier avait déjà plongé dans le vide, volant en sa direction, pour la maitriser une bonne fois pour toute. Comme il s’y attendait, elle utilisa à nouveau sa magie pour immobiliser l’homme en plein vol, mais il fut plus rapide en utilisant shockwave et criant de manière suraiguë pour balayer la dernière criminelle par une simple onde de choc. Sonnée, son sort se stoppa et Kôta se réceptionna à même le sol, annulant par cette occasion toutes ses transformations.

Au-dessus d’eux, le soleil brillait. La place redevint calme – les passants, toujours présents mais à une distance garantissant la sécurité, gardaient leur mine intriguée : la dernière fois aussi ils avaient cru à la fin du combat, et pourtant le major les avait sommé de rentrer aux abris. Cette fois pourtant, c’était bel et bien terminé. D’un geste presque méthodique, Kôta passa sa main sur le cou vierge de la jeune femme à terre, vérifiant la quiétude de son pouls ensommeillé, et concluant à une inconscience passagère, il se permit de souffler. Au loin, le colosse connaissait le même sort – tous les deux étaient inconscients, tout comme le troisième qui se trouvait plus haut. Avec une crainte désormais minimisée, l’homme se tourna finalement vers Robin, toujours là. « Merci. » De tous les pseudo-volontaires souhaitant intégrer la milice nationale, seul celui-ci avait osé défier sa peur pour canaliser la situation. Kamikaze en pleine croissance ou élément réfléchi au sang-froid, Kôta n’avait pas encore tranché – mais sans son aide, la situation aurait pu virer beaucoup plus facilement au drame. « Je crois qu’ils ne sont que trois, et tous KO pour le moment. Une milice va venir les récupérer et les interrogera sur leurs motifs dans nos locaux au Palais Royal. Ils chercheront à savoir s’ils ont d’autres bombes placées ici et là, je maintien l’alerte en vigueur pour le quartier mais c’est une question d’heures avant que nos démineurs ne détectent les éventuels explosifs qu’ils auraient placés ici ou là. Notre mission est terminée. »

Ses traits se détendirent, désormais qu’il avait déclamé ses constatations formelles, et il tapa amicalement l’épaule de Robin pour briser l’idée de l’autorité qu’il représentait – ce qu’il souhaitait, c’était démontrer qu’il était humain et non un simple agent en fonction. Humain avant tout, surtout après ce qu’il venait de faire avec son take-over qu’il ne maitrisait que trop peu. « Tu as eu de bons réflexes, tu n’as pas paniqué. Quand j’étais sur le toit, ne crois pas que je t’ai abandonné, je maitrisais la situation et j’étais prêt à intervenir au moindre soucis. » Mensonge – délibérément, il avait souhaité le tester, même si cela signifiait un danger de mort pour lui voire tout le quartier. « En tout cas, tu sembles avoir des prédispositions pour faire partie de la milice » Léger rire – comme si c’était une blague, mais ça ne l’était pas. Après tout, Robin avait été là, dans le flop de candidats pour intégrer Silver Sword. Peut-être n’était-ce qu’un hasard, mais Kôta n’aimait pas délaisser les coïncidences. Autour d’eux, les renforts de la milice arrivaient et emplissaient la place, interceptant les corps inconscients des terroristes. Mais le jeune mage n’avait d’yeux que pour Robin et n’attendait que l’once d’une réaction.

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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Sam 28 Nov - 9:57

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Robin Marshall

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Tu lui souris timidement en ayant deviné depuis longtemps ses intentions. Alors il s’agissait bien de savoir ce que tu avais dans le ventre hein ? Rien de plus. Rien de moins. Juste une simple formalité. Juste un coup d’œil pour se faire une idée, à la va vite. Alors tu l’écoutes, lui rendant ses politesses et quelque part, tu n’as pas l’impression d’avoir utile plus que nécessaire. Il semblait avoir tout fait. A lui tout seul. Il semblait être de ces hommes capables de tout. Que rien n’effraie. Il semblait être de ceux qui ne perdent pas leur temps en réflexion inutile. Pas comme toi. Alors tu te sentais quelque peu gêné quand il venait presque à te féliciter pour ton exploit. Tu te sentais quelque peu gêné, comme si tu récoltais les mérites d’un travail qui n’était pas le tien.

Pourtant, au fond de toi, tu étais fier parce qu’il y a peu, tu aurais pris tes jambes à ton cou. Il y a peu, tu te serais caché derrière une caisse en bois et tu aurais attendu que l’orage passe, tout bêtement. Il y a peu, tu n’étais pas cet homme, capable de te tenir face à celui qui est le double de l’homme que tu étais.

« - Je ne sais pas si l’on peut appeler ça des prédispositions que de se battre avec une arme de fortune mais j’apprécie. Merci. Donc maintenant que tout est sous contrôle, qu’est-ce que je deviens ? Certes je souhaite intégrer la milice et aider aux mieux de mes capacités mais j’ai l’impression de n’être qu’un caillou comparé à …A tout ça. »

Comparer au monde. Comparer à toutes les possibilités. Comparer à tout ce qu’il t’attend encore. Tellement de choses sont à venir, à voir, à découvrir. Des bonnes comme des mauvaises. Parfois on aura besoin de toi, parfois, on aura besoin d’un autre, plus qualifié. Parfois…Tu seras juste un homme comme un autre. Comme tant d’autres à vrai dire.

« - Ahaha, en fait, c’est vraiment aller très vite. Poufff…j’en ai encore les genoux qui tremblent dis donc. Ahaha. Pardon mais j’aimerais avoir 5 minutes pour…moi. »

C’était stupide que de réagir après coup. Stupide que de réaliser seulement quand tout est fini. Stupide que de se poser des questions une fois que la guerre est passée mais tu as toujours été celui qui réalisait en dernier. Loin d’être bête et manquant de jugeote, tu n’as jamais vraiment eu les deux pieds sur terre et parfois, la réalité était bien plus frappante et blessante quand on prenait le temps d’y réfléchir.

Alors tu te penches en avant, mains sur les genoux, soufflant fort comme si tu venais de courir comme un enfant à travers les rues et les ruelles, poursuivit par un quelconque monstre et une fois que tu sembles reprendre tes esprits, tes yeux se posent sur celui s’étant présenté comme étant le Major.

« - C’est bon. Je suis à vous. Je suis prêt ! »

Mais pourquoi au juste ?









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 MessageSujet: Re: Hear Me | Kôta   Ven 4 Déc - 23:28

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Hirata Kôta

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Robin, avec une espèce d’insouciance muette, une fausse naïveté qui lui donnait tout son charme, confirma bien rapidement son désir de rejoindre la milice et les rangs de Silver Sword. A cette annonce, le jeune major émit un léger sourire, presque amical, tout en continuant d’écouter avec attention les propos de sa prochaine recrue. Quand il entendit ses légères craintes, et à la vue du contrecoup physique qu’il subissait, Kôta posa sa main sur l’épaule de l’autre homme en guise de soutien. « Ca, c’est l’adrénaline qui repart. Tout le monde connait ça, c’est normal. Il faut juste se réhabituer à... à un rythme de vie normal. » Au fond, depuis combien de temps n’avait-il plus ressentit se changement, lui-même ? Depuis combien de temps n’arrivait-il plus à distinguer la routine de l’exaltation ? Son sourire s’agrandissait toujours plus tandis que Robin se redressait, l’air fatigué mais déterminé. « Ce que tu viens de dire est totalement pertinent. Oui, on peut voir les choses comme ça. Tu n’es qu’un caillou, tout comme moi. Que des grains de poussières parmi tout ce qui nous entoure. Mais nous avons tous notre utilité, aussi petits que nous sommes. Vois-ça comme un engrenage minutieux. Chacun doit fournir l’effort nécessaire pour que la machine continue sa marche. Nous sommes des milliers à agir de la sorte, mais il suffit que l’un d’entre nous stoppe son travaille pour que l’intégralité ne puisse plus fonctionner. Alors ce qu’on fait, aussi ridicule et insignifiant que cela peut parfois être, a pourtant une réelle importance. Regarde autour de nous pour le constater ! »

D’un geste de la main, le garçon balaya la place autour d’eux pour désigner le flot de miliciens qui déboulaient progressivement pour envahir les lieux. Certains s’affairaient à maitriser les criminels, leur passant les menottes et les attirant vers les geôles les plus proches. D’autres rassuraient la population encore indécise quant à ce qu’ils venaient de voir. Enfin, des équipes entières s’affairaient à sonder les bâtiments des alentours afin de détecter le moindre ultime explosif. « Nous sommes tous le maillon d’une chaine bien plus grande. Mon travail ici est fini, mais celui de beaucoup d’autre ne fait que commencer. C’est comme ça que ça marche, il suffit d’élargir notre horizon de vue pour s’en rendre compte. » Ils laissaient derrière eux la grande place où la vie reprenait progressivement son cours, et se dirigeaient à présent vers l’immense Palais Royal qui se dressait vers le ciel, droit devant eux, et qui abritait par la même occasion les locaux de Silver Sword. « Si tu es vraiment intéressé par la milice, tu peux me dire quels sont tes points forts, qu’est-ce que tu aimerais faire concrètement pour aider. Je pourrais jouer de mes relations pour te trouver un poste adapté, il suffit de creuser légèrement et on trouvera forcément quelque chose qui te plaira. »

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