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Morts ou Vifs [Jellal]
 MessageSujet: Re: Morts ou Vifs [Jellal]   Sam 28 Mar - 18:39

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Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

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LES CHAMPS DES JOURS PERDUS

« UN MILLION D'AUBES AVORTÉES »


« Les mots résonnent entre mes pensées comme dans mes oreilles mais ils glissent sur mon esprit comme l'eau sur les rochers d'une rivière. Insensible, le froid qui avait anesthésié mon âme se désagrège comme une ancienne mue dont on se débarrasse, un reliquat de ce qui fut autrefois. Et ça gratte à l'intérieur, ça racle au sang contre mes côtes, douloureusement, avec l'élan de folie irrationnel de quelqu'un pris au piège contre lui-même. Les paroles coulent avec l'incisif du fil d'une lame, absolu et sans demie mesure, et déchirent depuis l'intérieur cette enveloppe charnelle qui est la mienne, fissurent de force cette allure de normalité qui agit, parle et bouge sous le nom d'Uriel Rudraksha. Peu importe les barrières, peu importe les voiles d'ombre jetés là comme des linceuls sur des secrets qui jamais n'auraient dû effleurer la lumière, tout ceci s'effrite devant cette espèce de communion spirituelle indésirée, devant l'insolence même de cette intrusion non consentante, profanation aux accents d'insulte à la psyché même.

«
Rejoins Crime Sorciere ». Lentement mais sûrement, le véritable visage de Jellal se dévoile et l'incompréhension qu'il fait naître en moi se teinte des terribles couleurs d'une espèce de folie illuminée. Une folie qui perce dans ses yeux et sur son visage, une sorte de conviction fanatique qui empreint ses mots et qui s'infiltre en moi. Quelque chose qui m'est étranger, quelque chose qui a fouillé dans l'essence même de ce que je suis pour en arracher des morceaux et les exposer au grand jour, sous la lumière d'opale des champs rouges des coquelicots. Dans ma tête, la raison oscille, penche tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Une rédemption, quelle rédemption ? Celle de mes crimes, ou bien celle de l'Humanité ? Une flamme qui brûle mes ennemis, la rédemption écologiste, la purification du mal. Il y a quelque chose en moi qui entre en écho avec ces mots, quelque chose de terrible et de redouté. Déjà, le sang de ma blessure se teinte de noir et mes veines frémissent du poison de la haine. Les Sorcières du Crime, est-il en train de prétendre qu'elles sont la solution au cancer humain ? Ma main presse ma blessure, dans l'espoir futile de contenir le flot du liquide noir qui s'écoule et s'agite. Mes pupilles s’étrécissent pour former deux fentes étroites et animales sur un fond écarlate. Je ne me raccroche qu'à cette pensée : ne pas céder face au Fiel qui se nourrit de ma peur. Ne pas perdre la raison.

Mon cœur bat de plus en plus vite à mesure que je découvre l'étendue de la supercherie, à mesure que je me rends compte à quel point je me suis fait avoir. Une bouffée de chaleur m'envahit, je me sens mal, mais surtout je me sens affreusement seul face à lui. L'horreur entre en moi et sème un vent de panique à mesure que je me demande : s'il sait tout ça, que sait-il d'autre encore ? Je n'arrive pas à réfléchir correctement, la cohérence coule comme le sang d'une blessure. La sensation de danger qui m'avait quittée revient à la charge et dès lors même l'idée de fuir paraît vaine face à cet homme qui s'infiltre de l'intérieur, parcourt ma psyché et me tient à sa merci, n'ayant qu'à regarder pour voir toutes les failles et les dénis pourtant rafistolés avec tant d'acharnement. Je pense à Altiel et à Ethan, sans vraiment savoir si je vais les revoir un jour, à cette folie qui nous ronge et à ces ruines qui parcourent mon existence. Je pense à Ajatar et mon désir de destruction, à ma frustration lors de la mort de la Montagne et à la troublante rencontre avec Damaz, l'homme panthère. Mes pulsions me disent de fuir, mais où que j'aille, il est dans mon crâne. Je ne contrôle plus rien, voilà la terrible réalité des choses.

Et ce type, là, qui laisse une ouverture mentale pour que je lise en lui sa sincérité, mais dans laquelle je lis presque avec fierté et nonchalance qu'il a testé ma résistance à la torture psychique, comme si j'étais son jouet, comme si mon esprit était une chose qu'il pouvait explorer, attaquer ou reconstruire. Déjà, ses mots se heurtent à mon doute, celui d'être manipulé depuis le début, de n'avoir subit cette attaque que pour en arriver à ce moment. Fréquenter Okori et fuir durant quatre années n'a fait que façonner une certaine paranoïa en moi, et ce soir, la voilà qui resurgit avec une force sans précédent. Je n'ai pas la maîtrise de mes émotions, et déjà s'agitent, furieux les élans instables et primitifs de colère et de peur qui font régresser de plus en plus ma réflexion.

Il veut parier nos vies. Mon esprit vacille, un vertige trouble mes sens. J'ai l'impression de m'étouffer moi-même et j'essaie d'inspirer l'air pour ne pas m'asphyxier. Il veut parier nos vies. Je suis pris au piège, voilà ce que j'entends. Acculé comme une bête que l'on chasse avant de la dépecer de sa raison et de sa vie. La tête entre les mains, mes ongles se plantent dans la peau fragile de mes tempes. Il viole mon esprit depuis le début, voilà ce qu'il fait, et il en extrait des bribes qu'il pose sur une balance pour que je devienne son chien de guerre. En pensée, j'essaie de m'arracher le visage, de me désolidariser de mon identité, pour ne plus être moi, ne plus être celui à l'intérieur duquel il fait la lumière, car il y a un gouffre en moi, un gouffre que je refuse de voir.

Mais il me reste encore une arme contre lui. Et ces mots, je les lui crache avec dans la voix une seule hargne : une violente envie de le détruire, de lui faire du mal. Je veux qu'il
souffre.

_ Toi tu oses me juger, Jellal Fernandes ?! »

Je jette mes yeux dans les siens. À l'intérieur de mon regard, on dirait qu'une bête enragée est en train de prendre le pas sur moi. Autour de moi, l'air semble se troubler tandis que l'énergie magique enveloppe mon corps comme un linceul, une cape faites de plumes noires. Quelque part dans le ciel, un croassement solitaire retentit. En esprit, le jeu d'échec s'embrase et disparait, détruit, dans une violence qui surpasse tout le reste. Voilà la vérité qui s'impose : cet homme est fou. J'ai beau être à terre, je repars à la charge dans l'agression.

_ Ou sinon quoi ? Tu vas briser mon esprit jusqu'à ce que j'accepte ? Tu vas monter d'autres traquenards pour que je te fasse confiance ? »

Il est là, en moi, plénier et inflexible, qui s'étend dans mon esprit dans le silence le plus complet. Le Dieu Cendre, qui ne fait qu'observer et attendre, sans jamais intervenir, que je lui offre son dû. Sur mon front, un troisième œil s'ouvre, pupille noire sur fond rouge, qui balaie, avidement, les choses autour de lui, mais se fixe très vite sur la silhouette de Jellal.

_ J'ai fuis ma famille pendant cinq putain d'années, NE ME PARLE PAS D'HONNEUR. »

Déjà, porter des mots sur ce fait m'écorche l'esprit, et je le regrette aussitôt. Mes yeux ne sont plus que deux petites lignes dans un océan de sang et, dans mes canines, je sens la tension sous-jacente d'un autre esprit, qui tente de prendre la place, mais qui se garde de le faire, retenu par la promesse de ce qui va suivre.

_ Tu ne sais rien de moi. Tu me parles de nature, mais tu ne comprends même pas ce que ça veut dire. Tu crois que je suis un attardé qui fait des câlins aux arbres ? Un connard de pacifiste ? Ne pas tuer est aussi irrationnel que tes massacres, Fernandes, alors garde ta morale et ta rédemption pour les trois cadavres derrière toi. »

Je la vois, maintenant. Rouge, qui éclipse l'obscurité autour de nous comme un second soleil dans le ciel. Les volutes rouges et noires s'entrelacent avec une beauté funeste. Je la vois, son âme, et à quel point elle est marquée par la mort. C'est un gouffre, plus profond encore que celui de la Mort Noire. Était-ce seulement possible ? J'avais devant moi ce qu'il se faisait de pire dans l'être humain. Je ne discernais plus vraiment la logique ni le bien du mal, tout ce que je voyais, c'était cette haine qui obscurcissait ma vue, cette peur d'être découvert plus encore. Il ne me restait qu'une seule chose à faire, l'acte suicidaire d'utiliser Jellal contre Jellal lui-même. Je le fixe, de mes trois yeux. le troisième œil ne semble pas affecté par la furie des émotions. En fait, il semble
indépendant.

_ Personne ne me possèdera jamais... »

Un frémissement dans l'air, comme si quelque chose avait changé, subtilement. Je sens la vie qui s'écoule de mon corps, dans le sacrifice consentit, et ces jours que jamais je ne verrais naître qui s'envolent. Je me sens faible, de plus en plus, à mesure que mes réserves magiques sont pompées à un rythme proprement affolant. Une fois lancée, je ne peux pas arrêter la chose. Une fois lancé, je me prépare mentalement à devoir affronter une souffrance mentale sans précédent à cause du lien qui nous uni, mais au fond, c'est une satisfaction malsaine qui résonne, la cruauté gratuite de lui renvoyer l’ascenseur, quelque chose de terrible qui apaise la colère, comme pour dire
à mon tour de regarder en toi.

Et derrière Jellal, les coquelicots ont laissé la place aux silhouettes fantomatiques d'un champ de morts qui, tous, fixent leur meurtrier dans le silence le plus complet, procession macabre, échos d'âme brisées et rappelées à un simulacre de vie pour une dernière action vengeresse. Un parterre entier d'amertumes et de regrets, un parterre entier de rédemption. Et leurs voix faibles s'élèvent vers le ciel comme une complainte tandis qu'ils commencent à marcher vers leur bourreau, un dernier soupir qui, inlassable, répète ces mêmes mots. « Jellal... » ; « Tu nous as tué ! » ; « Pourquoi ? Pourquoi ?! » ; « Rends moi la vie... Rend moi la vie Jellal » ; « Où est ma maman ? Tu as tué ma maman ? Dis-moi où tu l'as mise... » ;

Au milieu des femmes et des enfants, des vieillards, des ouvriers morts à la tâche, de ceux qui sont morts de la torture ou qui furent un jour les amis de Jellal, au milieu donc, il y a Simon. Simon le sacrifié, Simon mort pour protéger la vie. Lui, il se contente de dire une seule chose, un hargneux « Je n'ai jamais cru en ta sincérité » avant de lever ses deux bras, pieds ancrés fermement dans le sol, et de croiser les mains au-dessus de sa tête. Soudain, un déferlement d'énergie fuse tandis que des vents contraires emportent les herbes, les fleurs et la poussière pour créer un tourbillon de coquelicots autour de Simon. Tout se voit aspiré dans ce cercle qui se forme à quelques mètres au-dessus de lui, un disque fait de nuit et d'étoiles, un disque de magie céleste et de gravité. Un mot, un seul, avant d'être sur le point de libérer le projectile monstrueux.

_ Altairis ! » »
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 MessageSujet: Re: Morts ou Vifs [Jellal]   Sam 18 Avr - 21:33

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Jellal Fernandes

[M] Crime Sorcière

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Stop swaying when the moon is shaking thou
“I hear and I forget. I see and I remember. I do and I understand.” .


L'incompréhension cette chose qui peut gagner tout homme qui n'est pas digne de comprendre la vie telle qu'elle est. Limitée sont les hommes devant le monde qui les entoure. C'est ce qui venait de se passer, l'homme qui se tenait en face c'était sentie agressé par des propos qui n'était en rien agressif. Il avait simplement fait ce que l'homme faisait parfois trop souvent écouter ses sentiments. Certes pendant une période de sa vie, il avait éteint ses sentiments pour ne vivre que de rage et de destruction, mais cette fois-ci il savait quand utiliser ses sentiments et quand il ne le fallait pas. La haine, c'était ce qui semblait s'introduire dans le corps de l'homme devant moi. Un sentiment qui par la même occasion s'incorporait dans mon corps. Une haine viscérale que j'étais en train de porter à son égard. Il me demandait, si j'osais le juger. Puis, je me mis à lui rire au nez :

« - On juge un coupable, pour te sentir juger il faut forcément que tu ai l'impression d'être coupable. Sinon, pour répondre à ta question, non je ne te jugeais pas, par contre avant d'agresser les autres en sous-entendant des choses. Avant de crier au loup, regarde tes propres brebis. Tu fais ce que tu me reproches. »

Puis, par la suite. Il m'adressait une suite de reproches, une suite de mots qui me donnait l'impression d'être un monstre. Je n'étais plus cet homme, je ne l'étais plus depuis longtemps. Il m'agresser de nouveaux par ces mots, il visait mon cœur de ses piques qu'il essayait de déposer directement en son sein. La rage au ventre, tu voudrais l'attaquer, le frapper, lui faire comprendre que son sentiment était aussi le sien par sa faute, mais tu l'apaisais comme les frappes d'un embryon que tu refrénais par ta sérénité. Tu restais froid et de marbre et tu lui dis :

« -Si, tu refuses. C'est ton droit, je te laisserai t'en aller comme l'homme que tu es. Libre dans tous les cas tu resteras, je ne suis pas un bourreau. Je ne suis pas un prophète, je ne suis pas un Dieu. Je suis moi et j'essaye de faire en sorte que le monde change. J'essaye simplement de garder l'équilibre entre le bien et le mal. Sans qu'ils ne sombrent dans l'obscurité du chaos. »

Mes sentiments, ses sentiments sont comme recouvert d'un voile de mystère. Une puissance que je n'avais jamais connu, mais qui semblait naître dans cet homme qui me faisait face. Il semblait m'épier, puis cet œil qui apparaissait sur son front fixait sa pupille sur mon entité. Je ne bougeais pas, je ne sourcillais pas. Je n’émettais aucune peur, j'étais simplement observateur de la situation, essayant de comprendre son monde. Il me parlait de fierté, cependant cet homme pour lui était un lâche, car il avait fuit sa vie pendant cinq années. Je souriais et lui dit d'un ton neutre et calme, même si la rage hurlait dans mon cœur :

« - J'ai fuis pendant 10 années le fait que je tuais des gens pour une chose que je pensais valable, alors que ce n'était qu'une piètre chimère. Qui est le plus couard et lâche de nous deux ? Cependant, l'honneur n'a rien à voir avec le passé, c'est une chose de présent qu'on qualifie d'actuelle et dans le futur, le passé n'est que remord et futilité. »



Puis l'esprit qui l'anime prend de plus en plus de part dans l'air. Il nous couvre d'un manteau de doute et de haine. Il s'approche petit à petit s’immisçant dans notre lien. S'abreuvant de nos souvenirs, de nos magies comme un vampire, qui se nourrissait de mes peurs les plus intimes. Il avait peur que je le sonde, il avait peur. Au final, il était qu'un simple gamin effrayé par la vie, par la société et qu'on lui retire sa liberté, mais par sa propre peur il en était définitivement pas libre. Il était encastré dans un étau qu'était la peur. La société, était certes un géant qui nous faisait peur, mais la meilleure façon de la contrecarrer c'était de l'utiliser de manière à la maîtriser le plus possible et non qu'elle nous possède. Il était l'innocence qui allait être l'instrument de cette haine animale. Puis, l’œil me fixait d'une intensité malfaisante. Dans phrase son écho me refaisait pensé au fait que j'étais possédé par Zeref. Puis, je lui répondit :

« - Trop tard, je dirais que tu es possédé en cet instant par ton esprit. Si, tu prends la définition de base du terme. »

Soudain tout autour de moi. Le décor change laissant place à un monde différent, un monde de désolation et de mort. Devant moi des cadavres de personnes que j'ai tué, les âmes, leurs cris, leurs pleurs. Tout les souvenirs de leurs visages, de leurs morts me revenaient en tête comme les douleurs d'un lointain passé. Séquelle d'une vie que j'essayais d'oublier, enfin que j'essayais surtout de racheter, mais on ne pouvait pas racheter la mort qu'on avait causé avec de l'argent, ni quelques actes. C'était pourquoi j'avais décidé de créer Crime Sorcière. C'était pour amener la paix à l'aide de mes démons créant une lame sainte, la lame sainte recevant en son sein toutes les âmes que j'avais prises. Je regardais autour de moi, tant d'enfant mort à la tâche, de soldats que j'avais exécuté puisqu'ils ne m'avaient pas écouté . Puis, Simon, mon Simon celui qui était un ami et dont j'avais pris la vie. La personne que j'avais tué, était une personne tellement honnête, tellement précieuse que j'échangerais n'importe quoi au monde pour prendre sa place dans l'au-delà si cela pouvait lui permettre de revenir. Altairis, cette technique dont j'ai peur d'utiliser dorénavant. Dont sa puissance me terrifie, il était en train de l'invoquer comme l'arme d'un sacrifice qu'il n'aurait pas du être causé. J'écartais les bras sur le côté. Puis, ma voix raisonnait dans une teinte somptueuse. Elle était franche et claire :

« - Dans ce cas, tue moi. Prend la vie que je t'ai prise. Cependant, ne fait pas la même erreur que moi. Ne succombe pas à la haine. Fais de moi, ce que tu le souhaites. Simon, j'aimerai échanger ma vie contre la tienne, j'aimerai échanger votre vie contre la mienne, car elle est plus noire que la plupart d'entre vous. Je ne méritais pas de vivre comparer à vous. Pardonnez moi! Je t'ai trahis Simon,je vous ai trahit! Aveugler, par une puissance qui n'était pas mienne, une idée que je pensais parfaite, cependant je n'étais rien d'autre qu'un gamin aveugle. Un gamin qui était le jouet d'une puissance bien plus grande. Pardonnez moi, j'étais naïf. Cependant, je veux honorer votre mémoire, je veux faire le bien et racheter mes péchés qui se caractérisent par votre décès. Pour cela je porte cet emblème, cet emblème qui chaque jour me rappelle ce que j'ai fais, qui chaque jour me motive à faire ce que je fais. Simon, vous tous, je ne peux pas vous rendre votre vie. J'aimerai simplement faire de ma vie un combat, un combat pour que plus personne ne commette de massacre comme je l'ai fait. C'est pour cela que je dois survivre, je vous rejoindrai bientôt soumettant mon âme à votre jugement, en attendant je dois faire ce que je peux pour protéger les gens qui sont encore en vie. Miliana, Erza et toutes les personnes qui vous sont chères. Accordez moi cette force, permettez moi de vivre en votre nom. »

Puis, la boule fonce vers moi. Le choc, aucun choc, la boule se désagrégeait dans une illusion fantomatique.

Mon esprit projetait alors une vision différente. Une vision de mes amis, des personnes que j'aime. Mon but, sauver le monde pour eux, les tenir près de moi. Puis, je montrais ce que nous faisions, nous ne tuons plus, nous combattons les guildes qui tuent pour les sauver. Je lui montre, l'impact des monstruosité que certaines guildes peuvent faire. Je leur montrais à tous ce que je voulais faire. J'avais besoin de leur ressentie, de leur mot.


crackle bones
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 MessageSujet: Re: Morts ou Vifs [Jellal]   Mar 21 Avr - 3:18

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Uriel Rudraksha

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LE REPOS PERDU

« ET LE SOUVENIR DE CE SANG QUI VIENT GORGER LA TERRE SOUS TES PIEDS »


« La boule d'énergie frappe sa cible tandis qu'elle se fragmente, disparait, se désagrège en lambeaux au contact de l'homme et que l'illusion se déconstruit. Mais les figures fantomatiques sont toujours là, échos vengeurs de vies avortées, victimes inconsidérées de la folie d'un seul et même homme, tandis que les âmes torturées continuent d'avancer avec, dans le regard, l'avidité d'une souffrance qu'elles aspirent à faire subir à leur bourreau. Nourries par le sacrifice de la vie, elle s'accrochent hors de la mort pour subsister le temps d'une vengeance funeste. Et dans ma tête, à ce champ d'ectoplasmes torturés se superposent de nouveau le flot d'images incessantes, ces visages que je ne connais pas, ces amitiés lancées là comme l'insulte suprême à la mémoire des spectres qui gémissent, eux qui furent, pour certains, ses anciens amis trahis pour le pouvoir et par la cruauté. Monstre inhumain d'égoïsme et de perversité, dont l'esprit de nouveau se lance à l'assaut du mien dans ce viol permanent et continu, cette fouille mentale sans relâche, au mépris de la plus élémentaires des volontés, du libre arbitre et de la plus légitime des libertés : celle de l'intimité dans sa propre tête.

_ Tu devrais te tuer. »

L'écho spectral de la voix rageuse résonne d'une façon étrange tandis que le corps de Simon devient de plus en plus translucide.

_ Tu peux bien te cacher derrière tes fantasmes de rédemption et l'égoïsme du désir d'une vie où tu as accepté ce que tu as fais, derrière ces prétextes d'idéaux et autres excuses pour vivre sans subir les ruines de culpabilité qu'il te reste, tu sais que le mal t'a marqué, tu es le mal, et jamais tu ne pourras racheter tes pêchés, Jellal. Jamais tant que nous ne te pardonnerons. »

Le corps transparent s'effiloche alors, à la limite du tangible, tandis que l'âme s'en retourne vers là d'où elle avait été appelée, laissant néanmoins échapper dans un dernier murmure :

_ Et nous ne te pardonnerons pas. »

Il disparaît, tandis que c'est sans équivoque que les mots ont été prononcés, repris en plaintes gémissantes par le reste de la troupe : « Jamais... » ; « Les ruines... » ; « Le mal... » ; « Te tuer. ».

Dans ma tête, la souffrance du viol psychique, de ces incursions à répétition et de cette façon avilissante dont il lit dans mes failles, dans ces secrets qui ne devraient appartenir qu'à moi. Une profonde haine coule dans mes veines mais ce n'est pas ce que je ressens avec le plus d'intensité. Non, c'est cette impuissance douloureuse, la sensation d'être à sa merci, le décalage entre ses mots et la tromperie de ses actes. Jellal Fernandes, ce nom cristallisait l'essence même de la destruction humaine, ces choses qu'ils veulent bien faire, mais qui finissent toujours de la même manière : ils ne savent toucher le cœur qu'en le froissant. J'essaie de retenir l'humidité qui coule sur mes joues, mais c'est un acte involontaire, un esprit qui cède sous les coups répétés qui lui ont été envoyés, sous l'excitation systématique de ce Fiel qui coule dans mes veines et, tandis que les âmes continuent leur ronde pour se jeter une à une sur leur bourreau pour générer ces illusions de leurs morts en répétant tour à tour « Jamais... » je finis par craquer et libérer les chaînes de cette prison mentale qu'il a générée, renvoyant ces visions naïves et pleines d'une pudeur trop immaculée pour être vraies. Je lui renvoie ces images de ses amis, mais dans des pensées teintées par le Fiel, image funeste de ce qu'il finira tôt ou tard par leur arriver, nous savons tous deux par qui. Décharnés, les images mentales des amis de l'homme aux cheveux bleus ne sont plus que des spectres dans un champ de coquelicots. Y compris elle, la femme aux cheveux rouges, Erza Scarlett. Des spectres qui gémissent un seul et unique mot. Et tandis que s'élève dans mon dos les deux ailes d'énergie spirituelle, mon corps décolle par l'emprise irrationnelle de la peur qui me pousse a quitter cet endroit. Je décolle dans une envolée de pétales rouges tandis que je fuis dans une direction aléatoire. Peu importe où tant que c'est loin de lui. Mais j'ai beau griffer ce visage qui est le mien, je le sens toujours, là, abandonné au milieu de ses propres démons fantomatiques tandis que c'est incertain que le vent me porte, oscillant dangereusement vers l'amas de lumière de la ville, qui se rapproche de plus en plus. Et, au bout de cinq cent mètres, enfin la liberté, et le soulagement de ce lien qui se rompt, détruit par la distance, qui pourtant était notre point faible.

Sale, éprouvé, mon esprit tente de trouver une solution, de se reformater d'urgence pour ne plus être le même, ressembler à quelque chose d'autres, un autre Uriel, quelque chose que personne ne connaisse et qui ne soit plus ce que l'homme aux cheveux bleu a dérobé de moi. Car ces souvenirs qu'il m'a pris, aujourd'hui je les renie. Si je ne les possède plus, alors que saura-t-il vraiment de moi ? »
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 MessageSujet: Re: Morts ou Vifs [Jellal]   

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