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Défi pour enfants du pays - PV Damaz
 MessageSujet: Défi pour enfants du pays - PV Damaz   Défi pour enfants du pays - PV Damaz EmptyDim 22 Déc - 18:43

Oméa K. Shizuka
Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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UNDER COMPASSION
I'm naked I'm numb I'm stupid I'm staying And if Damocles may kill his wrath on the angels, as he takes me in messenger and that Lucifer be burned if I didn't dare challenge the pristine. Come on boy, follow me down ♫




« Rappelle-moi pourquoi je te suis Oméa ?
- Tu me gonfles Azariel. »

Je dévale la dune sans m’arrêter, le laissant en plant derrière moi. L’ange n’a pas voulu me laisser partir seule pour me ressourcer et il le paye au prix fort. Je le vois transpirer à grosse goute sous le soleil de plomb de Desierto. Un soleil qui m’est familier que j’aime de tout mon cœur. Je roule sur le sable pour éviter le rocher dépassant de l’intégrité de la colline et me redresse aussitôt pour épousseter ma tenue. C’est tellement étrange d’être vêtu comme les gens d’ici. Le tissu est fin et, même si ma tenue est intégralement noire, je m’y sens remarquablement à l’aise.

Nous marchons dans le désert depuis le levé du jour. Je sais qu’Azariel s’impatiente dans mon dos mais je n’en aie cure. S’il est mécontent, il n’a qu’à repartir d’où il vient. Le vent balaye les lieux, soulevant une gerbe sable à hauteur de nos visages cachés par une écharpe. Je plisse les yeux, scrutant l’horizon à la recherche des ruines que je suis sensée trouvé un peu plus au Sud. Vous me demanderez sans doute ce que je cherche. Je dois moi-même l’avouer je ne sais pas. Je vais là-bas parce que j’en ai rêvé. Rêvé d’une tour interminable dont les étages regorgeaient de défis et plus important, de quelque chose qui m’intéressait. Un livre dont le contenu m’échappait. Et juste au-dessus du pupitre ou il se tenait, une peinture ornant le mur de pierre crayeuse et blanche comme l’ivoire.

« Est-ce que tu es sûre que ce lieu existe au moins ?
- Non, mais c’est ça qui est excitant mon poulet. »

Je souris en goutant le long soupir d’exaspération de l’ange et m’essai à la course dans les dunes. Je l’entends hurler après moi alors que je disparais au détour d’un rocher apparent. Je m’y stoppe net, subjuguée par ce que je vois. La mer est lointaine mais se reflète d’ors et déjà sur les murs blancs et flamboyant de la tour. On peut sans mal s’imaginer son mouvement et suggérer ses sons apaisants alors que nous sommes en plein milieu d’un désert de sable et de terre sèche. Autrefois, cette terre avait dû être fertile, pensais-je en passant la main sur un arbre rabougri. Le blond, qui venait à peine de quitter le sable, se ramassa face contre terre. Je pouffe doucement en constatant qu’il n’a pas vu la racine morte qui dépassait, malgré le peu de sable et sa couleur desséchée qui ne la cachait nullement. Je ne lui adresse pas plus d’attention et reprend mon chemin vers le donjon d’Ivoire comme je l’avais surnommé en le dessinant hier matin à mon réveil. C’est cela qui avait mis la puce à l’oreille d’Azariel et qui expliquait sans doute le fait qu’il refuse de me laisser seule. Pourtant il faudrait. Si la tour regorgeait bien de tous les pièges dont j’avais rêvé, je ne pourrais pas le protéger. Je pose ma main contre la muraille blanc pure et lève le regard. La cime de la tour disparait bel et bien dans le nuage. Comme dans mon rêve.

« Splendide …
- Oméa je pense qu’on devrait repartir. Je ne la sens pas cette histoire.
- Alors reste à l’extérieur. De toute façon tu ne seras qu’un poids pour moi une fois que je serais à l’intérieur. Chain of Envy. »

Le premier cercle apparait à un mètre au-dessus de ma tête, crachant son contenu pour que j’agrippe la maille à l’extrémité de la chaine. Le second cercle me tire vers le haut puis j’ouvre un troisième passage. La chaine me saisit le poignet et je profite de l’élan pour créer un nouveau cercle en supprimant ceux inutile. L’ascension jusqu’au sommet est tranquille. Presque une promenade de santé. Du haut du rempart, je pousse un sifflement d’admiration. Les rues qui entourent la tour se divisent en d’étrange quartier. De mon point de vue, les formes complexes sont des symboles mais j’imagine sans mal que les habitants ne s’en soient jamais doutés. Le soleil se trouve face à moi, l’homme à ma gauche et la femme à ma droite. J’ignore si le motif se répète. Mon rêve n’en a pas fait mention, pas plus que de ceux qui s’étale sous mes yeux. J’entends vaguement un bruit d’aile et sens la main d’Haziel sur mon épaule.

« Allons-nous en Oméa. Pendant qu’on en a encore le choix.
- Allons-y. Qu’est-ce que ça nous coute d’explorer un peu la ville franchement ?»

L’immortel soupira et me lâcha. Saisissant son poignet, j’invoque de nouveau les chaines du Léviathan pour descendre. A peine ais-je posé le pied que l’enfer se déchaine. La ville, que je croyais on ne peut plus déserte, s’anime. Une dizaine de pair d’yeux convergent vers moi alors que j’hésite à faire un pas en avant. J’aurais dû, ça aurait évité qu’un lionceau sortit de je ne sais où me tombe dessus. Ça non plus ce n’était pas dans mon rêve. Je le récupère tant bien que mal et le presse contre ma poitrine alors que je trébuche, emportée par son élan. Je choisis de me laisser basculer et roule au sol avant d’enfin pouvoir m’arrêter et regarder l’animal. Une gentille petite peluche qui me sourit et me pose ses deux grosses paluches sur les épaules avant de se frotter après moi et ronronner. Je me surprends à sourire, caressant cet étrange arrivant. Les habitants s’approchent à pas lent, formant un vaste cercle autour de moi. Mon sang se glace alors que je regarde les visages sans trait. Tous entièrement vierge. Pas un seul sourire, pas un seul sourcil. Juste des yeux pour scruter, observer ou encore juger. Je saute sur mes pieds, posant le lionceau à terre. Je pince des lèvres et me met en garde. Si seulement j’avais une épée légère sous la main…

Le lionceau grogna en reculant, se cachant entre mes jambes au fur et à mesure que le cercle se resserrait. Mais où était Azariel bon sang ? Ce qui m’ennuyait le plus, c’était de sortir une arme devant tant de civils qui ne faisait que protéger leur village. Soudain le cercle se déchire et une bohémienne me saisit par la main. Emportée, elle me guide dans les rues en dansant d’un pas entrainant. La foule nous suit docilement, me rappelant mon malaise face à tous ses gens sans visage. N’y avait-il pas une raison pour qu’ils n’en aient plus ? Étais-je en mesure de les aider ? Trop de flou. Et ce n’était pourtant que le début. La danseuse me fit tournoyer et me lâcha brutalement contre le torse d’un type plutôt imposant. Celui-ci m’enlaça avant de me lever au-dessus de lui comme il l’aurait fait avec un nourrisson. M’installant sur son épaule, il me désigna la grande tour blanche du doigt. J’acquiesce silencieusement en croisant son regard plein d’espoir.

« Oui, je vais par là. »

Le géant se met à sautiller en prenant le chemin du donjon. Ils semblent tous absolument enchanté que j’aille la visiter cette tour. C’était cela qu’Haziel craignait par-dessus tout ? Je me retourne vers les remparts mais ne le voit pas. Il a sans doute fait demi-tour. J’attrape le lionceau qui passe de main en main et le coince dans mes bras pour calmer ses piaillements effrayés. C’est en posant les doigts sur son poitrail que je sens la médaille. Le gratouillant, je fais tourner le collier pour regarder l’inscription gravée. Son nom surement. Mon teint vira au blanc pâle. Azariel. Ce lionceau s’appelait Azariel. Se pourrait-il que …

Par tous les Incubes des enfers, dites-moi que je rêve …

L’animal bougea ses petites oreilles, me faisant littéralement fondre en me fixant avec ses petits yeux si niais et si touchant … Oui. Ca ne pouvait être que lui. Nous parvînmes sans encombre au pied de la tour avec toute la population des lieux. Je faillis défaillir quand l’ancien me donna une vieille épée rouillée et un parchemin. Ils me prennent pour une aventurière ce n’est pas possible autrement. Un bref signe de la main de leur part et il me pousse vers l’étrange tenture à la fois opaque et transparente qui semble être l’entrée du donjon. Je crois que je n’ai pas le choix. J’entre donc, armée d’une rapière qui se brisera contre la première pierre et d’un vieux bout de papier couvert de symbole que je ne connais même pas. Je balance finalement l’arme dans la grande salle et m’engage dans le couloir face à moi. Si l’extérieur n’avait pas un seul instant rejoint mes rêves, il n’en était rien de l’intérieur. Chaque objet, chaque pierre… tout était strictement identique. Cela aurait pu me faire peur, me faire fuir en courant mais non. J’étais incapable de quitter du regard le lieu dont j’avais rêvé, comme si je cherchais un détail qui sonnerait faux, une erreur dans une journée que j’avais déjà vécu.

Ma main effleura la pierre pâle et lisse alors que je m’immobilisais au niveau du premier piège. Une abîme de pic. Curieuse de vérifier, j’appuis du bout de ma semelle sur la dalle qui déclenche le piège et attend. La lueur tremblotante des flammes ondule sur le pelage d’Azariel mais rien ne change. Tout est figé, comme si on avait mis la scène et son temps sur pause. Je n’aime pas ça. Vraiment pas. Je ferme les yeux et me concentre sur mon ouïe et mon odorat pour essayer de repérer le danger. Pas un son. Pas un mouvement. Seulement une forte odeur de gaz et la chaleur des torches. Le néant. Rouvrant les yeux, je commence à avancer prudemment sur le chemin, consciente que n’importe quoi pourrait m’arriver dans les secondes suivantes. Je fus à peine surprise par l’ouverture brutale d’une trappe sous mes pieds. La seule chose qui me prit au dépourvu, c’est l’odeur qui en sortie. Un espèce de mélange entre putréfaction et … Mais qu’est-ce que je fabrique ? Je suis en train de tomber et je parle parfum. Misère …

« Chain of Envy. »

Me suspendre à la paroi me tira tellement sur les bras que j’ai bien cru qu’il lâcherait. Ou que mes mains auraient un mauvais réflexe. J’ai tout juste eu le temps de rattraper Azariel par la queue pour regarder la grotte où l’on avait atterris. Un lieu plutôt étrange qui n’avait ni odeur ni lumière. Mais pourtant, je sentais que je n’étais pas seule. Je me souvenais avoir envoyé une requête au hasard pour voir si un mage curieux viendrait avant moi pour désamorcer la bombe mais visiblement non ou alors, on n'avait pas suivi le même chemin. Révoquant l’arme, j’ai sauté et roulé dans la poussière en guettant ce qui m’observait. Murmurant le début de l’appel des dagues de Mammon, j’élevais la voix en entourant mes autour des gardes. Si danger il y avait, il mourrait.

« Je sais que tu es là petit gars. Montre-toi, tu m’éviteras une dépense inutile. »

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 MessageSujet: Re: Défi pour enfants du pays - PV Damaz   Défi pour enfants du pays - PV Damaz EmptyLun 30 Déc - 13:28

Damaz Elandez
Damaz Elandez

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Les Enfants du Désert


Oméa & Damaz