Partagez | .
Aller à la page : Précédent  1, 2
I'm lost without your troll [Uriel]
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Mer 20 Jan - 15:00

avatar
Sybilia Philips

Sabertooth

Click

I'm lost without your troll
Uriel Rudraksha



J'ai accepté de le suivre parce que c'est la seule personne qui m'a tendue la main, la seule personne qui ait pu me montrer une once de gentillesse dans ce monde de barbares. Je ne sais toujours pas qui il est, mais quelqu'un d'aussi généreux mérite que je fasse des efforts. Je ne sais pas comment m'y prendre, j'aurai certainement besoin d'un guide pour ça, mais une chose à la fois. Accrochée à son dos, je ne rêve de rien du tout pour une fois, je ne me réveille pas en sursaut, je suis calme, je dors paisiblement. Ça fait des mois que je n'ai pas fait ça et je n'en ai même pas le souvenir. Les cernes sous mes yeux en disent long. J'ai sûrement vécu un calvaire pas possible. Tout mon corps me fait mal et en particulier mes côtes. Je n'ai jamais vraiment pris le temps de regarder ces douleurs. Je me suis dite que ça allait passer comme ce trou de mémoire béant qui me suit de façon plutôt pathétique.

J'ouvre les yeux dans un battement de paupières. Où suis-je? Ces couvertures sont chaudes, il fait chaud, mais je suis bien. Je suis simplement curieuse. Je me lève en position assise avec difficulté. C'est une petite maison fort sympathique, tout ce qui peut y avoir de chaleureux. Mais tant de chaleur d'un seul coup, je n'y ai pas goûté depuis longtemps, je le sens... je le sens en moi que c'est trop. Ça me fait terriblement mal. Pourquoi ai-je l'impression que je ne mérite pas ça? Je ramène mes jambes vers moi, les tiens à deux mains avant d'enfouir ma tête et de pleurer en silence. Personne pour me voir ou pour m'entendre, la paix absolue. Ces cicatrices tendent à vouloir se refermer trop vite, plus vite que prévu alors que je souffre encore beaucoup... mais j'ai mal pour de vrai.

Je grimace, baisse mes jambes et tire ma camisole vers le haut et constate les dégâts. Ouch... Des ecchymoses de toutes les couleurs, probablement quelques côtes fêlées et quand je passe ma langue dans ma bouche, je remarque aussi qu'il me manque une dent. Je baisse mon pantalon et en voit d'autres dégâts. Des égratignures, coupures profondes et d'autres ecchymoses. On dirait qu'un tracteur m'a passé dessus. Je soupire en me rhabillant. L'adrénaline est passée et je devrai souffrir jusqu'à ce que la guérison soit complète. Je prends le tas de couvertures et m'enroule dedans en les tenant bien pour faire de moi une saucisse humaine. Je veux garder cette chaleur avec moi, je ne veux plus la quitter.

Je me lève du lit toujours en saucisse et me déplace dans la maison pour regarder de plus près ces bouts d'arbre et de feuilles étrangement incrustés aux murs de la maison. Je réussis à sortir une main de mon cocon pour poser une main dessus, tâter. C'est un arbre particulier qui possède une écorce que je n'ai jamais vu de ma vie. Je marche vers une de ces petites entrées qui laissent passer le soleil pour regarder dehors. Je ne vois pas grand chose, mais le bruit d'un cours d'eau tout près me dit que je dois sûrement être en pleine nature. Où est Uriel? Sûrement pas trop loin... Ma main atteint la poignée de porte, mais j'hésite. Est-ce que je veux vraiment quitter cet endroit chaleureux? Oui... pour mieux y revenir. J'ouvre la porte en souriant et je fige devant le monstre de poils qui me bloque la sortie avec son gros corps.

« Euh.. Oups! Mauvaise porte! »

Malaise, peur, je referme de suite. Je m'y adosse, les yeux écarquillés. Je regarde bien la maison et pourtant, il n'y a pas d'autres portes... C'est vraiment la seule sortie? Je ravale ma salive. Aller Sybi... il doit bien avoir une raison pourquoi t'as un loup devant ta porte... Je prends une grande respiration avant de l'ouvrir un peu plus lentement cette fois, prête à la refermer juste au cas où le loup décidera de me sauter dessus. Qui sait, il attendait peut-être que je sorte avant de me prendre pour un steak... Sauf que la chose ne bouge pas, je sais même pas s'il a remarqué que je me suis parlée toute seule. Je fais de mon mieux pour relever mon cocon au niveau de mes jambes pour l'enjamber. Quand c'est fait je me retourne et constate qu'il est à moitié endormi. J'ose quand même pas l'approcher, je sais pas à qui il est... Je marche tout droit et constate qu'une autre bête est en train de jouer dans l'eau, clapotant de toute sa fourrure. Mais où est-ce que je suis tombée? Dans le pays des loups sûrement. Puis mes yeux arrivent sur Uriel, à moitié nu, penché sur le cour d'eau. Je rougis, j'ai sûrement dérangé, je me retourne pour faire face au loup qui s'est sûrement endormi... mais je me rends compte que moi aussi j'aurais besoin d'un bon bain. Toute cette crasse du désert ne s'enlèvera pas toute seule... Je vais rendre mon cocon dans la maison et rejoins Uriel sur le bord de la rivière sans le regarder, fixant le loup qui quand je regarde plus près, tente de chasser le poisson. Je réussis à prononcer quelques mots:

« Merci... de me donner cette chance. »

Cette chance de vivre à nouveau, de me rappeler qui je suis. Je souris à lui, à personne, je fais que regarder le loup. Je sais pas pourquoi ça me gêne... C'est pas le premier que je vois torse nu et pourtant, je réagis comme si je viens d'entrer dans sa vie privée. Et pourquoi moi, ça ne me dérangerait pas? Je veux dire, de me mettre complètement nue sans gêne? J'ai sûrement fait un trait sur ma pudeur à quelque part dans ma vie.

« Il faut que je te montre quelque chose. »

De geste rempli de lenteur parce que chaque mouvement me fait souffrir, je retire ma camisole pour me retrouver juste en soutien-gorge. Je lui pointe mes blessures de guerre.

« Ça tu vois c'est tellement évident et j'arrive même pas à me souvenir comment ça s'est fait... »

Mes yeux se remplissent d'eau parce que j'ai vraiment peur de ne pas me souvenir...

Code by Silver Lungs
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Jeu 21 Jan - 4:44

avatar
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

Click


ECHOES OF THE FUTURE

« PARTOUT, LA MORT, ET EN MON SEIN LA COLÈRE »


« Je me rafraîchis dans l'eau froide de la rivière, je sens l'eau couler sur mon visage, mouiller mes cheveux, durcir le corps qui frémit sous la morsure du courant de la rivière. J'en profite pour me détendre un peu, regarder Ryn jouer comme un mongol dans l'eau tandis que le soleil brille fort dans le ciel. Loin là-bas, proche de la frontière entre la clairière et les arbres, d'autres membres de la communauté vaquent à leurs occupations. Je réfléchis vaguement aux récents évènements, à l'avenir, à ce que je tente de construire ici. Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que ça un sens ? Est-ce que je vais être capable de supporter tout ça et pas juste m'en aller au bout de quelques mois ? Je l'espère, mais j'espère aussi que ça débouchera sur quelque chose.

Puis Sybilia arrive, elle paraît hésitante. J'arrête ce que je faisais pour attendre qu'elle se décide, à son rythme, car je sens bien qu'il y a quelque chose, des questions peut-être, une gêne ou simplement la lassitude d'une vie. Depuis combien de temps est-elle réveillée ? Je ne sais pas, et même si j'espère qu'elle va mieux, je sais bien au fond que c'est un peu naïf de penser ça vu l'état dans lequel je l'ai trouvée.

_ ... »

Je ne sais pas trop quoi lui dire.
Tu vas bien ? Quoi de neuf ? Yo ? Tu veux du poisson ? Elle semble vouloir se confier mais avoir du mal à laisser sortir les mots. Je n'ai jamais été très doué pour exprimer une empathie de soutien, je ne suis pas le meilleur compagnon du monde en ce qui concerne ce genre de situation. Ethan me reproche d'être un monstre de froideur et d'antipathie, un de ses golems de pierre, alors forcément ça n'aide pas.

Elle me remercie puis montre les blessures qu'elle a subit, un seul coup d’œil suffit pour comprendre qu'en effet elle doit souffrir, entre les ecchymoses, les coupures et la privation d'énergie. Je me sens un peu coupable, quelque part, même si je devine que ce n'est pas son intention, mais je me sens un peu bête de ne pas l'avoir aidé plus que ça sur le plan médical, bien que je n'avais pas conscience que ce fut à ce point. Elle commence à pleurer. Cela ne m'étonne pas, j'ai vu beaucoup de larmes couler depuis la tragédie, et encore aujourd'hui on ne peut pas vraiment dire que les gens s'en soient remis. Plusieurs ont eu des traumatismes du genre, c'est toujours très difficile d'aborder un tel problème, encore plus pour une femme. Tout ce que j'espère, c'est qu'elle n'a pas subi de sévices physiques intimes. Je lui pose une main sur l'épaule, un geste simple mais qui se veut empathique sans envahir sa nudité.

_ Ne force pas les choses Sybilia. Je ne sais pas ce que tu as vécu ou ce qu'il s'est passé et je n'essaie pas de prétendre te dire que je sais ce que tu traverses, mais aujourd'hui tu es là, personne ne viendra t'atteindre ici et tu n'as pas besoin d'être sur la défensive par crainte des autres, d'angoisser pour ta survie ou savoir de quoi demain sera fait. Tu peux te reposer, alors laisse toi aller et souffle, laisse la peur de la mémoire pour un autre jour. »

Maladroit, quelque part, j'ai l'impression de mal faire, de juste être un idiot attardé qui ne peut que constater les choses et rester impuissant devant.

_ Est-ce que... Tu as mal ? Je peux aller trouver un guérisseur, il peut s'occuper de toi pour panser tes blessures et te revitaliser. »

Un instant de silence un peu malaisé, Ryn nous regarde tour à tour avec un poisson coincé dans la gueule, battant frénétiquement de sa queue écailleuse en envoyant de l'eau partout. Je continue de parler d'un ton bas, presque confident, pour conserver l'intimité de l'échange.

_ Je peux aussi t'apporter à manger et à boire, tu dois te sentir faible. N'hésite pas à demander ce dont tu as besoin. » »
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Jeu 21 Jan - 22:44

avatar
Sybilia Philips

Sabertooth

Click

I'm lost without your troll
Uriel Rudraksha



Se souvenir ne presse pas. Mon passé peut rester au passé pour l'instant. Comme il dit, je dois souffler, je dois reprendre de l'assurance avant de forcer ma tête à travailler plus fort. Il a raison... mon corps a besoin de prendre du repos. Je dois cesser de stresser, d'avoir peur, de craindre tout ce qui m'entoure. Il est là. Mon guide est là pour me protéger. Il agira comme un ange-gardien, il sera toujours là quand j'aurai besoin de lui... je le sens. Je ne sais pas pourquoi j'ai autant foi en lui. C'est peut-être parce qu'il a été le premier à me tendre la main? Il m'a traînée jusqu'ici de lui-même alors qu'il aurait pu être fourbe et me laisser dans ce désert.

Mes jambes me lâchent, je me laisse tomber assise. Toute la pression qui relâche d'un coup, c'est impressionnant la différence que ça fait dans le corps... et dire que ce n'est que le début! Je soupire de soulagement. « T'as raison... la mémoire peut attendre. » Il y a aussi eu l'effet de sa main sur mon épaule. Sa présence aussi... présente, la proximité du sentiment de sécurité. Juste le savoir ici sans même savoir comment il se débrouille en combat, je me sens bien. Le simple fait de savoir que je ne me réveillerai pas avec un sac sur la tête au fond d'un sous-sol jusqu'à ce que la garde vienne me chercher, le simple fait de savoir que je peux dormir sur mes deux oreilles, ça me rassure.

Uriel me propose un guérisseur pour soigner mes blessures si j'ai mal. Je ne sais pas... Oui j'ai mal, mais est-ce que j'aurai cette même aise à lui montrer là où j'ai mal comme je l'ai fait avec Uriel? J'hésite encore. Je fixe le loup qui a l'air un peu trop fier de sa prise et qui nous regarde en battant de la queue. Je souris, je ris presque. Il faut croire que les animaux ont sur nous cette espèce de magie qui remet nos émotions au bon endroit. Il continue. Il propose à manger et à boire. Je n'ai pas à hésiter si j'ai besoin de quelque chose. J'hésite encore parce qu'il m'a déjà aidé beaucoup jusqu'ici et en demander encore, on dirait que c'est un peu déplacé... mais c'est quand même lui qui veut remplir mes besoins.

« En fait... » Je soupire. « J'ai encore mal... au moindre mouvement je grince des dents... j'ai une faim de loup et j'ai tellement soif que je boirais la rivière à la paille... » Je ris un peu. Je lui demande pas mal de choses, mais ce sont tous des besoins nécessaires que mon corps me fait comprendre bien rapidement. Je remets ma camisole toute en lenteur et le regarde partir pour aller chercher ce que j'ai besoin. Je me penche ensuite vers l'eau et m'arrose le visage, les bras pour me rafraîchir. Quand je sens la crasse se défaire de ma peau, j'ai l'impression de respirer par chaque pore de peau. Bon sang, juste ça c'est pas assez... Je regarde autour et il n'y a que les loups qui peuvent me voir... personne à l'horizon.

« À l'abordaaaage! »

Je retire mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon, ma camisole et plonge dans la rivière en sous-vêtements, attirant sûrement l'attention du loup amusé avec son poisson dans la gueule. Je plonge tout mon corps dans l'eau et je nage un peu, histoire de ne pas faire du surplace et de bien sentir toutes ces douleurs partout sur mon corps. Mais c'est le loup qui m'intrigue et j'ose m'approche en tendant la main. « Hé mon gros... tu veux me montrer ce que t'as là? C'est une belle prise! » Je m'accroupis, les fesses dans l'eau, la main tendue vers l'avant en attendant de voir comment il réagira à ma présence à proximité.

Code by Silver Lungs
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Jeu 10 Mar - 3:22

avatar
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

Click


ECHOES OF THE FUTURE

« PARTOUT, LA MORT, ET EN MON SEIN LA COLÈRE »


« Le loup observe avec l'attention de l'inhabituel Sybilia qui fait des vagues dans la rivière pour se débarbouiller. Nouvelle odeur, nouveau timbre de voix, nouvelle silhouette. Le poisson dans la gueule, dont la queue bat encore en vain l'air par à coups spasmodiques, il la voit approcher prudemment, sans hostilité. Mais l'issue de ce premier contact entre la sauvage en sous-vêtements et le sauvage plein de poils est trop incertaine avec son trophée dans la bouche pour prendre le risque de le perdre et de se retrouver bredouille. Se laissant approcher quelque peu, il finit néanmoins par ramasser sa tête en arrière pour tenir le poisson hors de portée et gardant ses yeux pour le coup révulsés dans la direction de Sybilia mais sans reculer pour autant. Il n'a pas conscience d'avoir un air gentiment débile, un air de « nope nope nope » mais c'est aussi ce qui faisait le charme de son caractère.

S'en étant allé chercher quelqu'un, Uriel s'était vaguement aperçu qu'il était toujours torse nu, et même si la pudeur n'était pas la première de ses priorités, il fit un léger détour par l'endroit où il avait ses affaires pour enfiler un simple débardeur noir. Au fond, c'était stupide, quelque part, de se soucier de ce genre de détail quand il avait déjà vu dans un moment de gène rapide Sybilia en sous-vêtements. Ça et aussi quand on était parmi les survivants d'une apocalypse, ça paraissait un détail d'une futilité sans nom. Mais c'était toujours mieux que de débarquer à demi nu chez quelqu'un d'autre.

Parvenant jusqu'à une petite habitation grossière qui semblait tenir par miracle, soutenue par deux gros arbres, il toqua à la porte et attendit en écoutant les bruits de pas qu'une femme d'un âge mûr ne vienne ouvrir le battant. Lorsque ses yeux se lèvent vers lui, il y voit une certaine attention pleine de précaution, comme l'inquiétude secrète d'une mère pour son enfant qui fait la guerre.

Uriel revient quelques minutes plus tard. Tout paraît calme, entre les arbres et la rivière, avec les quelques habitations réparties ici et là, voisines mais sans se marcher les unes sur les autres. Il y a un silence presque permanent qui est installé ici, mais pas un silence respectueux, non, plus ce genre de silence qui résonne d'un quelque chose qu'on n'ose pas prononcer à voix haute. Et Sybilia est là, proche de Ryn, Valhar qui n'a pas bougé du seuil de la maison et observe d'un œil distrait. Mais quelque chose trouble le jeune homme. Quelque chose à laquelle il ne s'attendait absolument pas et pourtant c'est la deuxième fois que ça arrive. Elle est la peau dévoilée, les blessures à vifs, et quelque part, c'est comme si cette vulnérabilité touchait Uriel plus que ce à quoi il ne s'était attendu. Son cœur s'emballe un peu plus vite, ses yeux fuient légèrement. Il hésite. C'est l'espace intime de Sybilia et qui sait ce qu'elle a pu subir comme outrages physiques, alors cette irruption est peut-être très mal venue. Isabelle, la personne qui m'accompagne, s'est déjà sûrement demandé pourquoi elle batifolait ainsi dans la rivière, et Uriel espère qu'elle ne remarquera pas son T-shirt mouillé posé sur la berge et en train de sécher. Quand on y pense, ça peut être assez gênant.

_ Euh... Sybilia ? Voici Isabelle, elle peut s'occuper de tes blessures pour te soulager... »

Isabelle a sûrement dû percevoir mon trouble, et elle roule des yeux au ciel discrètement, comme pour reprocher l'empotement dans une telle situation. Elle en a vu, des blessures et des malades, ces derniers temps, elle en a vu, des gens le regard dans le vague qui ne savaient pas quoi répondre quand elle leur demandait s'ils allaient bien, alors pour elle, c'était totalement hors de propos. Mais elle était une femme, aussi, c'était plus dur pour Uriel de ne pas être troublé.

_ Va chercher une serviette... »

Elle ne le dit pas méchamment, mais comme un empressement, histoire de lui faire décrocher des yeux ce qu'il ne devrait peut-être pas voir. Il rentre dans la petite cabane et apporte un des tissus qui s'y trouvaient, restant un peu en retrait sur le seuil de la porte avec Valhar pour laisser de l'intimité à Sybilia.

_ Oh là là jeune fille, depuis combien de temps vous n'avez pas eu un repas digne de ce nom dites moi ? Vous semblez complètement affamée. Il vous a proposé à manger j'espère ? Sérieusement... »

En secouant la tête d'un air de dire qu'il était vraiment irrécupérable, mais c'était peut-être plus pour la forme et mettre Sybilia en confiance que de vrais reproches. »
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Ven 11 Mar - 22:38

avatar
Sybilia Philips

Sabertooth

Click

I'm lost without your troll
Uriel Rudraksha



Nope. Le loup ne veut pas me montrer sa prise. Il a sûrement peur de l'échapper ou que je lui vole alors qu'il y a mis tellement d'effort juste pour coincer le poisson entre ses dents. Je le trouve mignon dans sa façon d’interagir et de se comporter. Uriel a beaucoup de chance d'avoir de tels compagnons à ses côtés. Il y a lui, le petit cinglé au poisson et l'autre, la gardienne de la porte ronfleuse. Vraiment, il s'agit de deux belles bêtes. Quand je me relève debout, je sens mes côtes me rappeler à l'ordre. Je me prends un côté d'une main et je grimace. Je respire à petits coups parce que ça fait tellement mal que je ne peux même pas éternuer. Je réussis à prendre le dessus et à avoir le cerveau plus fort que la douleur. Quand j'ouvre les yeux, j'aperçois Uriel... Mon premier réflexe? Tenter de me couvrir le plus possible le corps avec mes maigres petits bras, sauf que :

« Aïe! Aïe! Aïe! Aïe! »

Un réflexe qui n'a fait que me rappeler que les mouvements brusques me sont interdits jusqu'à nouvel ordre. Je recommence à grimacer. En voyant ses yeux regarder ailleurs, je me dis qu'au moins il ne se laisse pas malmener par une pulsion sauvage de me sauter dessus. Il se comporte comme un homme, un vrai et ça me fait sourire. Derrière lui, une femme. Il me la présente comme étant Isabelle. D'après lui, elle peut me soulager de mes blessures. J'échappe un petit « Oh... » Alors c'est pas sa copine? C'est vrai qu'elle est un peu âgée, mais qui sait ce que les gens peuvent ressentir, on ne peut vraiment pas juger leurs goûts.

Elle envoie Uriel chercher une serviette avant de s'approcher de moi pour m'examiner. Je ne sais pas si elle me demande vraiment si Uriel a pensé à me nourrir, mais je m'empresse de répondre. « Il a fait de son mieux madame... Il a essayé de me nourrir, mais pas grand chose arrivait à être avalé. Mais je crois que ça ira maintenant que je n'ai plus la gorge nouée. » Mon visage se tourne vers Uriel et en cet instant, j'espère qu'il me regarde, j'espère qu'il voit ce sourire chaleureux que je lui envoie. Comment faire autrement? Je veux dire, c'est la moindre des choses pour tout ce qu'il a fait pour moi jusqu'ici. « Amène-lui quelque chose à manger.... et donne-moi cette serviette! »

Elle se déplace dans sa direction pour lui éviter de trop s'approcher de moi et du peu de sex appeal que j'aie à offrir en cet instant. Le médecin revient avec la serviette et éponge mes blessures pour mieux les examiner. Derrière cette crasse, la pauvre vieille devait pas y voir grand chose... Le contact de la serviette me fait grimacer et me mordre la lèvre inférieure. Elle se recule enfin et soupire. Les poings sur les hanches, elle ne sait pas comment le dire pour ne pas mettre le blâme sur le dos, alors ses mots se contentent de sortir sans détour: « Je me demande bien comment tu fais pour bien respirer en ce moment. T'as environ cinq côtes fêlées au total, des infections et peut-être même le bassin déplacé... T'es tombé d'une falaise? » J'arque un sourcil, j'hausse les épaules. « Je ne sais pas... »

Aucun souvenir ne me revient. Je ne sais pas si ce moment n'est pas assez fort pour me faire retrouver la mémoire, mais mon cerveau ne réagit pas. Elle fouille dans sa petite sacoche pour sortir un onguent. Elle me met la serviette autour des épaules, histoire que ça ne gêne plus mon sauveur et elle en applique sur les blessures qui se sont refermées avec une infection. « Ça va piquer, mais ça fera sortir l'infection. » Je recommence à grimacer pendant qu'elle applique l'onguent et essuie le sang qui se remet à couler comme pour se débarrasser de l'infection. Elle panse mes plaies, applique une autre sorte d'onguent sur mes côtes pour les faire relaxer, puis range ses choses.

« J'ai terminé pour aujourd'hui, mais je suggère beaucoup de repos... et de recommencer à manger en petites portions d'abord jusqu'à ce que ton système digestif reprenne lui aussi du poil de la bête. »

Elle nous regarde à tour de rôle avant de nous tourner le dos et de partir. Pour mes côtes, elles se guériront d'elles-mêmes. Si elles avaient été cassées, ça aurait été une toute autre histoire. Je referme la serviette autour de moi, l'utilisant pour masquer mes sous-vêtements. Elle arrête pile poil juste sous mon bas, montrant toute la longueur de mes jambes. Je m'arrête juste avant d'écraser l'autre loup qui m'observe sûrement du coin de l'oeil. Je baisse la tête et laisse échapper quelques mots soufflés : « Je... je ne sais pas comment te remercier... » Mes yeux se lèvent une dernière fois vers lui, une lueur d'espoir enfin visible se reflète: « Qu'est-ce qu'on mange? »

Code by Silver Lungs
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   Ven 25 Mar - 14:49

avatar
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

Click


ECHOES OF THE FUTURE

« TIMBITS TIME »


« J'étais complètement incompétent dans le domaine de l'expertise de santé. Déterminer pourquoi quelqu'un a mal et comment aider à la reconstruction physique était totalement hors de ma portée et de mes compétences. Isabelle ? N'était-elle pas, au fond, juste un prétexte pour masque cette gaucherie maladroite qui se serait emparée de moi si j'avais dû ne serait-ce qu'essayer de soulager les blessures de Sybilia ? Hormis regarder ses plaies d'un air circonspect, j'aurais été de bien peu d'aide, et mettre quelqu'un au lit pour dormir et reprendre des forces avait des effets limités quand bien même c'était nécessaire. Il fallait aider à la cicatrisation, aux os fêlés et à la douleur dans tout le corps. Isabelle, elle avait cette espèce de facilité naturelle à balayer les malaises d'un revers du geste, à mettre facilement en confiance, ce qui était très important quand elle devait nécessairement te tripoter le corps pour savoir où tu avais mal et te donner des remèdes. Et ça, c'était encore quelque chose dont j'étais moi-même incapable. Je suis trop froid et distant, selon Ethan, trop un golem de pierre pour émettre cette chaleur qu'elle dégageait elle. Parfois, je me demandais, qu'est-ce qu'on aurait pu faire sans des gens comme elle !

J'essaie de regarder ailleurs pendant tout ce temps, je ne veux pas mettre Sybilia mal à l'aise. Elle avait semblé tellement au bord de la fin quand je l'avais trouvée, je ne pouvais pas prendre le risque de la brusquer. J'espérais juste qu'elle allait pouvoir trouver le repos et la tranquillité nécessaire ici pour se remettre malgré tout. Isabelle finit par nous quitter et nous laisse avec ce que je crois un instant être un soupir sous entendu. J'essaie de protester du regard mais je n'ai pas le temps d'accrocher le sien qu'elle s'en retourne déjà à ses occupations. A tous les coups, elle ne dira rien mais va se faire sa petite idée. Sybilia me demande alors ce qu'on mange. Un souvenir des brochettes de viande au fromage remonte fugacement mais je crains ne pas avoir ça à disposition.

_ Contente toi de rester en vie, ça sera bien assez pour moi. »

Cet lueur d'espoir dans ses yeux, au moment de poser cette question sur la nourriture, j'ai eu l'impression pendant un instant qu'elle avait la même tête que le loup Ryn quand il était l'heure d'aller chasser des trucs dans la forêt : plein d'espoir et comme si le monde était de nouveau une promesse qui méritait d'aller courir des heures dans la forêt pour finir le ventre plein écrasé devant un feu de camp.

_ Et bien, il y a une petite maison commune là-bas où on stocke et gère la nourriture pour tout le monde. Je peux t'y emmener et le gros Waldo peut te cuisiner quelque chose avec plaisir. Mais... Tu devrais t'habiller un peu plus je pense. Il y a des vêtements dans le petit meuble de la maison de repos où tu étais. Tu peux prendre ce que tu veux, c'est fait pour ça. »

J'essaie de garder le eye contact. Le
eye contact parce que je ne veux pas qu'elle croit que je regarde ailleurs, sa serviette est quand même vraiment très courte et ça peut devenir vraiment très rapidement gênant. Surtout si Sybilia a vécu des choses traumatisantes, je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise à cause de moi.

_ Et n'aies pas peur des deux loups, il sont habitués aux humains. Enfin, un peu. S'ils viennent vers toi tu n'as rien à craindre mais évite de les déranger sinon, pour respecter leur territoire. Ils restent en partie sauvages. »

Le gros qui était affalé devant la porte d'entrée s'est levé et reste assis pas très loin, observant avec une curiosité calme l'échange entre les deux humains. Je ne voulais pas faire peur à Sybilia avec ça, mais je ne voulais pas non plus qu'il y ait de malentendus là-dessus si jamais elle se mettait en tête de leur lancer des bâtons sur la gueule pour jouer à "va chercher". »
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: I'm lost without your troll [Uriel]   

Contenu sponsorisé


Click

   
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» [Modélisme] Troll d'Isengard.
» Troll du mordor
» Troll des Cavernes
» Recherche d'un tutorial pour le troll des cavernes
» Troll d'Isengard

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairy Tail RPG :: Zone RPG :: Fiore - Centre :: Ancienne Crocus