Partagez | .
The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia
 MessageSujet: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Sam 20 Juin - 14:18

avatar
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

The Picture of Pia Divocci
Toki et Pia

C’était en périphérie de la capitale aux fleurs, au Sud-Est de la ville précisément, alors que les voies principales quittaient la ville pour se diriger vers d’autres cités comme Harujion ou même Era. Le soleil se situait tout juste dans cette direction, surplombant les montagnes lointaines dont les pics frôlaient les nuages épars, et malgré le climat hivernal encore bien ancré, il apportait une once de chaleur rassurante à tout un chacun. Profitant de l’absence de pluie ou de neige, d’un ciel découvert comme en été, les citadins s’étaient rués dans les rues les plus joyeuses de la ville, renouant avec les festivités estivales trop longtemps oubliées. L’immense parc du Sud-Est, près de la porte d’Harujion, était par conséquent envahi des enfants qui étaient trop longtemps restés enfermés dans leurs chambres, des adultes qui pouvaient enfin respirer un air frais en toute quiétude, et des plus vieux qui remerciaient ces instants inespérés de clarté pour profiter littéralement de la vie. Même si les gamins ne quittaient leurs manteaux, aucun ne grelottait et tous s’amusaient à sauter, virevolter, se pourchasser dans des éclats de rire. Les arbres, bien que nus, formaient de véritables cachettes pour eux, et ils ne cessaient de courir autour des troncs assagis en poussant des éclats de stupeur. Plus loin, l’immense lac qui se trouvait au milieu de la zone n’était même pas gelé, et quelques-uns des plus aventureux osaient s’approcher pour tremper leurs doigts dans l’eau froide et en asperger les plus téméraires. Les parties les plus ombragées étaient encore recouvertes par la neige qui n’avait pas encore fondue, et les derniers déjà nostalgiques n’hésitaient pas à se rouler dedans pour bien s’en imprégner une dernière fois avant le printemps. Comme eux, tu préférais ces derniers éclats d’hiver et tes longues jambes affrontaient les ultimes couches de poudreuse. Tu avançais dans le parc, au beau milieu de la journée, pour jouir des derniers moments de ta saison préférée.

Tu étais presque entièrement dissimulée sous un épais bonnet et une longue écharpe, et ton manteau descendait jusqu’à tes genoux, là où tu t’engouffrais dans la neige. Tu ne ressentais pas le froid, ayant bien choisi tes épaisseurs, et tu avançais avec lenteur à travers le paysage éphémère. Les jours passaient et tu n’avais pas de nouvelle de Seth, et tes occupations se résumaient à la marche, à l’exploration de la capitale, à la quête vaine d’informations de sa présence ici ou là. Tu ne connaissais pas encore le découragement, connaissant suffisamment ton ami pour savoir qu’il se jouait sans doute de cette situation, et tu attendais simplement le moindre signe de vie de sa part pour te mettre en quête de le rejoindre. Tu n’avais pas eu de nouvelles de la sœur d’Enya Taylor que tu avais rencontrée à Magnolia, mais tu savais qu’il te fallait être patiente avant de ne recevoir une quelconque information. Cela ne faisait que quelques jours que tu étais arrivée dans la capitale, mais tu avais l’impression d’y vivre depuis une éternité.

Tu arrivas sans y penser dans une vaste clairière où se massaient diverses personnes. Intriguée, tu t’approchas silencieusement, espérant deviner sans trop les rejoindre de quoi il retournait. Tu distinguas au travers de la foule que de nombreuses personnes se contentaient de capturer les morsures trainardes de l’hiver du bout de leur pinceau, tournés dans telle ou telle direction, et acclamés par les néophytes qui leur reconnaissaient à chacun talent et style particulier. Portée par ta curiosité, tu continuas à avancer vers eux et, faisant rapidement le tour des peintres, tu lorgnas rapidement chacune de leurs esquisses, dégageant ton écharpe et ton bonnet pour ouvrir ton champ de vision. Aucune ne retint ton attention, et tu soupiras presque de ne rien avoir ressenti face aux tableaux. Te détournant, tu continuas ta route, loin des amateurs, t’éloignant progressivement de ceux qui n’y connaissaient rien. Toi, tu savais reconnaître une toile d’exception. Gagnant de la distance, tu te dis que rien ne pouvait te retenir parmi ces ignares. Absolument rien.
electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Sam 20 Juin - 20:28

avatar
Toki Di Cielo

Ishtar's Eye

Click

So Beautiful
with Pia & Toki

Partant du bout de tes doigts, pour venir se finir quelques temps plus loin, brûlant et mourant pour ton plaisir et besoin, se consumant de tes lèvres, se nourrissant de ton souffle, se logeant entre tes dents, elle crache avec toi la douce fumée qui au delà de ton contact s'évapore bien trop tôt, ne laissant que cette fine et audacieuse odeur de flammes et de tabac. Rétrécissant pour te permettre de plus la goûter, de sentir son goût encore et encore, bientôt la cigarette prend fin sur le bout de ta langue, et le mégot, son cadavre, vient rejoindre les fiers guerrières de son peuples qui furent elles aussi, un jour, jetées dans le lac.
Elle a fini sa vie au fond de l'eau, et tu la regrette déjà, mais très vite ton regard se porte sur une toile horripilante.
Alors que tu savourais le combat du pauvre mais délicieux objet dont tu viens de te débarrasser, tes pas t'avais conduit droit vers ce centre de catastrophes, et, célèbre parmi les amateurs, tu avais été consulté plusieurs fois. Mais le tact, n'était pas ta plus grande qualité, et tu avais jeté un froid en critiquant l'absence de sensations dans ce tableau du débutant.
Alors quelle n'est pas surprenante cette réaction lorsque ton œil bleuté projette ton regard vers ce semblant de dessin. Tu viens allumer l'œuvre à l'aide du briquet de chrome, que tu tiens de ta sœur, et la nouvelle guerrière, la remplaçante de la défunte cigarette, se retrouve mutilée par tes incisives refermée par le dégoût et la frustration qu'un torchon comme ce croquis t'inspire. Et avec l'expression d'une rare répugnance, tu portes ton iris océanique droit sur le duo d'émeraude du petit artiste. Et tu t'en vas, décidément outré qu'en ce monde existent de tels incapables.

Il n'y a rien de plus énervant, rien de plus rageant, que de voir son art déconstruit avec tant de nonchalance, et c'est ce qu'il t'arrive tandis que tu te hâtes vers un autre endroit, voulant t'isoler de la laideur pour un moment. Et c'est là que ton iris aux couleurs d'un ciel sans nuage, entrevoit enfin quelque chose en cette journée désastreuse et décevante. Un petit grain de paradis dans un chaos de désolation, et cette femme, qui, il faut l'avouer, ferait un bien beau trophée dans ton lit, t'émerveille non par la beauté de son corps, mais par la profondeur d'âme qu'elle dégage contre le blanc du paysage encore marqué de Dame Hivernale. Attrapant ton cache œil, l'arrachant presque, pour avoir la possibilité de comparer les réalités qui se fondent derrière la silhouette de la jeune demoiselle, tu cadres avec deux doigts, l'index et le pouce, de chaque mains le tableau parfait, avant de te diriger vers elle, pour l'aborder.
Car jamais tu ne laisserais passer l'occasion de créer une peinture inégalée.
C'est donc avec un petit sourire en coin, et une chaleur sans nulle autre pareille, que tu feins de ne pas l'avoir vue, pour la bousculer "sans le vouloir", et aussitôt la rattraper, pour ne pas la faire tomber. D'un rictus enchanteur, tu t'excuses aussitôt... - Mille excuses miss...... avant de lancer la perche aussi discrète qu'un éléphant dans une basse-courre... ... je devais être perdu dans la chevelure onduleuse que vous portez avec une élégance sans pareille..
Et tu n'oublies évidemment pas le clin d'œil.

Aussi douce qu'un flocon de neige, dans la poudreuse, quelle ironie. Cette femme est un reflet d'une merveille, et tu ne peux t'empêcher d'imaginer toutes les positions qu'elle pourrait prendre dans un décor comme celui ci. Et alors que tu lui fais ce clin d'œil, ton regard brun - car tes yeux sont vairons - en contact avec ses mirettes, tu remontes le temps avec elle, pour revenir en gamin, devant ce même paysage mais en plus enneigé, car le 24 décembre X776, la capitale était sous un voile blanc et froid.
Et en ce temps, petit Toki jouait dans la neige, s'enfonçant dans la poudreuse, en voyant petite Pia devant lui.
Ce qu'elle faisait là, il ne le savait pas, elle ne pouvait pas le savoir. Ce qu'il faisait là ? Idem. Cependant dans la tête de ce petit garçon aux yeux bleu et brun, une phrase résonnait, comme un conseil, et c'est alors que l'enfant tendit la main à la gamine, tout sourire, en se présentant. - Bonsoir toi. Je m'appelle Toki, et toi ? Tu veux jouer dans la neige avec moi ? Tu es très jolie tu sais, j'ai jamais vu une fille plus belle. Tu es gentille aussi ? Et tu as quel âge ? Moi je viens d'avoir huit ans.


electric bird.


Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Sam 20 Juin - 23:07

avatar
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

The Picture of Pia Divocci
Toki et Pia

Les bras croisés sous ta poitrine pour maintenir la chaleur de ton corps, tu fuyais rapidement cet endroit concentré d’artistes en herbe. L’art était pour toi la manifestation la plus absolue de la vérité, il s’agissait d’une finalité à découvrir, et le cheminement jusqu’à la perfection était une des choses qui, de ton point de vue, était des plus intimes. Tu ne pouvais souffrir ceux qui se prétendaient publiquement peintres, musiciens ou comédien alors qu’ils affichaient clairement un mauvais goût, une trace inachevée, une pièce insuffisante d’émotion. La maturation d’une œuvre méritait à la fois toute la vitalité mais aussi toute la discrétion de son auteur – tu n’avais jamais exposé le moindre de tes dessins qu’après avoir été certaine qu’il avait atteint une qualité raisonnable ou envisageable, et tu retirais assez rapidement tes créations du regard des autres pour retourner à la quête de la perfection. La vanité des personnes en quête de reconnaissance alors qu’ils présentaient un travail inabouti te procurait toujours un terrible agacement fugace. Quand tu fus bousculée par un homme, ta contrariété atteignit subitement un niveau fulgurant. Glissant dans ses bras habile, alors qu’il te balançait sa phrase tout faite, son sourire forcé et son clin d’œil odieux, tu t’apprêtes à le repousser avec une hargne sans précédent, ne supportant pas les félons gentlemen prêts à tout pour attirer le regard. Ecœurée qu’il ait pu poser les mains sur toi, tu daignes croiser son regard pour mieux viser au cas où tu aurais à lui cracher à la figure, mais tu restas immobile face à ses yeux vairons.


Tu avais sept ans et la neige t’émerveillait déjà. Les cheveux tressés, la mine toute sage, tu portais un épais manteau qui exagérait tes formes mais qui te permettait surtout de résister au froid de l’hiver. Face à toi, un jeune garçon enjoué s’amusait avec les flocons, comme s’il en voyait pour la première fois. A sa vue, tu oublias ton sourire, et ton ennui fut plus que prononcé sur ton visage quand tu constatas qu’il s’approchait rapidement de toi. Il se présenta comme étant Toki et te posa un flot de question. Tu restas froide et hautaine à son égard. « Je m’appelle Pia et j’ai sept ans. A quoi veux-tu jouer ? » Tu gardais ta méfiance naturelle, car face à toi, c’était bien un garçon qui te parlait. Au fond de ta rétine était toujours incrustée l’image négative de l’homme et tu savais que tu ne pouvais faire confiance à n’importe lequel d’entre eux, même à ce Toki. Tu remarquas la couleur originale de ses yeux mais tu n’en fis pas de commentaire, trop bien élevée pour éviter la moindre remarque qui pourrait le déranger. Tu frissonnas malgré toi juste en posant ta question, et tu pris soudainement conscience que tu avais énormément froid dans ce parc, à rester statique. Avec lucidité, tu constatas que tu ne connaissais absolument pas l’endroit où tu te trouvais, et qu’à part vous deux, la plaine enneigée était désertique. Fouillant tes souvenirs qui ne te donnèrent aucun indice, tu en vins à une conclusion alarmante : tu ne savais pas comment tu avais atterri ici. Ton visage, face à cette observation, devint soudainement livide.
electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Dim 21 Juin - 0:48

avatar
Toki Di Cielo

Ishtar's Eye

Click

So Beautiful
with Pia & Toki

Pour un bambin, même, MiniToi était assez énergique. Tu étais une vraie pile électrique lorsque tu t'y mettais, et là, en train de barboter dans cette mare de poudreuse douce et froide, le petit toi était aux anges et devant un ange. Elle avait de beaux cheveux, et le regard bicolore de ce petit être de ton passé se plongeait dedans, s'émerveillait doucement. Étant donné que ton père te racontait souvent, petit, des histoires de chevaliers servants, de guerriers protecteurs, le MiniToi fit de la galanterie sans s'en rendre compte. En effet, dans ce passé où vous étiez seuls tous les deux, tu te levas et époussetas ta joli tête blonde, faisant tomber quelques gouttelettes gelées, avant de tendre deux boules de neiges, l'une petite et l'autre plus grosse, dans chacune de tes deux mains, à Pia. Et en souriant, tu lui laissa le choix du jeu... - C'est un joli prénom, tu as de la chance. Tiens, Voila deux boules de neiges. L'une est petite, c'est la bataille de boules de neiges. L'autre est plus grande, c'est pour le bonhomme de neige. Tu peux choisir le jeu si tu veux.. Tu avais jamais réellement connu la neige dans ton enfance, et à huit ans, tu ne devais l'avoir vue que quelques fois, d'où cette hystérie, cette joie démesurée. De plus, la présence peu ordinaire de vous deux dans cet endroit, et l'absence des souvenirs relatant le parcours jusque là, ne te préoccupaient pas un instant. C'était bien plus marrant de profiter que de se demander, et Dieu seul sait que tu exécrais l'ennui.
- Oh tu sais, si tu choisis le bonhomme de neige, on pourra l'appeler Igor. Parce que mon papa il me dit toujours que les Igors des histoires ils devraient trop exister en vrai. Tu sais ce que c'est les Igors hein ? Tu sais, dans les histoires c'est les gens qui sont les super serviteurs des méchants, et ils se font jamais punir par les gentils. Ils sont trop cools en plus, et ils touchent toujours plein de manettes...
Une vraie pipelette, et encore, cet aperçu n'était rien. Tu étais capable de parler des heures et des heures, car les mots sortis de ta bouche étaient un palliatif à l'ennui, et un remède contre l'habituelle habitude.

Il y avait tellement de neige, que le bonhomme de neige fut choisi. Aussitôt, tu avais apposé la grosse boule devant toi et Mini Pia, et vous aviez commencé à jouer lorsque le sort se dissipa. Aussitôt fait, la vraie petite Pia, qui à cette époque, ne devait certainement pas se trouver dans l'un des parcs enneigés de Crocus, d'autant que c'était la nuit, et le réel toi enfant, rêviez de cette rencontre, en en faisant une vision étrange. Ce petit jeu dans la neige devenu un jeu de l'esprit, compliqué car tellement réel qu'il était marquant comme un véritable souvenir...
Et dans l'instant présent, alors que tu viens de lancer discrètement le sortilège avec ton œil de couleur chocolat, en ordonnant à ta version passée de sympathiser avec la petite fille qui apparaîtrait, la mémoire te revient et cette rencontre entre rêve et réalité renaît en toi. Alors tu souris, et tu sais avoir gagné : à voir son visage, la belle Pia se souvient de toi... ou s'interroge. Déplaçant tes mains du dos et ventre de la belle jusque sur ses épaules, les tapotant doucement, tu te rapproches un peu, et chuchotes à son attention - Veux tu construire un bonhomme de neige, Pia ?
Le clin d'œil étant toujours là, ayant duré, prend alors un autre sens, passant de l'habituel dragueur amateur, à connaissance du passé, et en voyant la tête que tire ma jeunette, tu ne peux retenir un petit gloussement.

Alors, tu lui laisses le temps et l'espace de digérer cette nouvelle rencontre, cette remontée d'un passé lointain, et mystique, ce souvenir d'un rêve étrange - à moins que ce ne soit le rêve sein souvenir du passé, toi même tu ne le sais pas -, et le crissement de tes chaussures dans l'épaisse couverture de neige où vous vous retrouvez se fait doucement bien plus entendre que quelques secondes plus tôt. Et alors tu vois la perfection. Tes iris, bleu et marron, ouverts en même temps, te montrent un mélange de passé et de présent, et tu vois ce qui fut, ce qu'elle et toi construisîtes le jour de tes huit ans, ce bonhomme de neige fabuleux. Nostalgique de ce que ta magie a créé, tu finis par te positionner droit devant elle, et alors que tu es plongé dans tes pensées, tu finis par lancer - Ne bouge plus ! et tu marques le drap blanc sous tes pieds d'une croix, avant de partir, marquant pour la seconde fois le clin d'œil, en direction des peintres amateurs qui semblent tous heureux et apeurés de te voir revenir si vite. Quelques secondes après, te revoilà avec le chevalet et une toile vierge, d'un pauvre artiste en herbe trop sûr de lui, et revenant à l'emplacement que tu as... coché dans la neige, tu positionnes les outils, attrapes la palette, avant de mettre entre tes lèvres ce qui te permets de te concentrer, la célèbre feuille de khat roulée, qui apaise ton corps en le nourrissant d'une substance aux mêmes propriétés que la nicotine. Et affichant la même joie qu'à ton huitième anniversaire, lorsque tu étais en présence de Pia, tu annonces clairement - Permets moi de faire de toi ma plus belle toile, s'il te plait. En ce cadre, tu es resplendissante.


electric bird.


Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Dim 21 Juin - 11:46

avatar
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

The Picture of Pia Divocci
Toki et Pia

Toki ne paraissait aucunement partager ta nouvelle angoisse. Alors qu’il te proposait plusieurs jeux, tu esquivais ses propositions en parcourant du regard les alentours. Aucun arbre, aucun horizon ne t’était familier, et c’était quelque chose de complètement inédit pour toi que de te retrouver dans un endroit que tu ne reconnaissais pas. Le jeune garçon continuait à parler, et d’un signe de tête désintéressé, tu répondis à sa proposition, choisissant sans le savoir la construction d’un bonhomme de neige. Directement, celui-ci se mit à la tâche, et machinalement tu le suivis et imita ses gestes. Tu n’osais pas t’éloigner de lui, car malgré l’ennui qu’il te procurait, c’était bien la seule personne du coin, le seul humain dans ce lieu terrifiant.


Ce furent ses yeux qui te firent souvenir de la scène de ton passé. En plongeant dans le regard de l’homme qui te maintenait de ses mains baladeuses, tu te souvins de cette scène énigmatique de tes sept ans, de ton rêve trop réel pour être négligé, de cette scène surréaliste qui ne paraissait pas être une illusion. Tu oublias toute ton animosité à son égard tellement la scène te troubla, et tandis que Toki gardait son rictus désobligeant, tes sourcils se froncèrent de plus en plus pour exprimer tes inquiétudes. Toi qui avait la mémoire absolue, un souvenir venait subitement de remonter, mais un souvenir en totale incohérence vis-à-vis du reste de ton passé. Et pourtant, tu savais que cette scène de ton enfance était trop précise pour n’être qu’un fantasme – tu te souvenais de chaque détail de Toki, du froid de la neige, de la force des vents, de l’obscurité ambiante du lieu comme si tu revivais encore et encore la scène. Et pourtant, tu en étais persuadée, tu n’étais jamais venue à Fiore avant ta majorité. Secrètement, tu te demandas si tu étais devenue folle.

« Veux-tu construire un bonhomme de neige, Pia ? » Ce simple murmure qu’il t’adressa dévia tes pensées sombres vers une autre explication : c’était lui qui était à l’origine de tout ça. Ce souvenir qui t’étais revenu n’avait existé qu’à partir du moment où il t’avait touché, qu’à partir du moment où tu l’avais dévisagé. Il te connaissait et tu le connaissais pour avoir partagé une simple scène de votre enfance, et pourtant tu savais que cette scène était techniquement irréaliste, que tu n’avais pu traverser des milliers de kilomètres, à seulement sept ans, pour te retrouver dans ce parc enneigé, des années plus tôt. Serrant des dents, tu te dégageas de son étreinte tout en t’interrogeant sur les intentions de celui qui paraissait être un mage aux phantasmes.

Tu t’apprêtas à le questionner mais il te coupa en te donnant un ordre. Bien malgré toi, tu lui obéis, non par soumission, mais parce que tu n’osais plus partir désormais que son apparition avait soulevé trop de questions dont tu n’avais pas encore les réponses. Il revint avec une toile et un chevalet et s’installa face à toi, te demandant de poser pour sa toile. Presque estomaquée par la flegme qu’il adressait à ton égard, tu te redressas tranquillement pour retrouver ta prestance naturelle.
« C’est une blague, c’est ça ? J’avais presque oublié à quel point les mages de Fiore sont si effrontés. Parce que t’es un mage, hein ? Tu m’as lancé un sort et tu crois t’en sortir comme ça ? » Tu restas face à lui, comme posant pour son tableau. Mais tu n’attendais que des explications au comportement impertinent de l’homme qui t’avait abordé sans-gêne.
electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Dim 21 Juin - 13:21

avatar
Toki Di Cielo

Ishtar's Eye

Click

So Beautiful
with Pia & Toki

Passant de la demande à l'acte, tes doigts effilés parcourent la toile blanche, et illustrent de ton ego les premières lignes du visage de la belle que tu viens de faire entrer dans ton existence. Tes yeux rient, et le bonhomme de neige que tu vois aux côtés de Pia, cette signature du passé se reflétant dans ton iris praliné, se dessine tranquillement, le crayon caressant le décor vierge du futur tableau. Et ton rictus, lui, reste toujours affiché, naturellement. Alors qu'elle semble s'énerver de ta ruse démasquée, tu éclates de rire et te lèves, pour t'approcher pas à pas de la jolie demoiselle, tout en ponctuant chaque centimètre gagné par quelques mots : - Les réponses sont : non; oui; oui et oui. Non ce n'est pas une blague, oui je suis un mage, oui je t'ai ensorcelée et oui je m'en sortirais.... Fidèle à toi même, "effronté" et laxiste, tu te permets et, une fois arrivé tout près d'elle, tu te baisses, et ramasses deux boules de neiges, l'une grosse et l'autre petite, avant de les lui tendre, tout en forçant ton corps à retrouver l'apparence de tes huit ans. ... Tu avais choisi la grosse si je me souviens bien... Mais ça date, c'est pas simple de remonter 16 années comme ça. T'as vraiment une mémoire infernale.. Tu ris, et laisses tomber les deux boules de neige, avant de forcer d'un regard, le corps de Pia à retrouver lui même l'apparence de Mini Pia, lorsqu'elle avait sept ans. La différence entre le souvenir du rêve, et la présente situation, c'est que là, ce ne sont que vos corps qui ont rajeunis, et vos âmes, vos esprits, restent les mêmes. Et d'un geste de la main, tu montres le bonhomme de neige que seul toi et ta vision maudite peuvent voir. Elle ne le voit pas, mais elle a la capacité mémorielle de s'en souvenir.
- Tu es douée, et intelligente. Tu es la première à te rendre compte que je suis à l'origine du souvenir... mais j'imagine que tu ne devais pas être en Fiore ou à Crocus lors du réveillon en 776. Alors tu étais où ? Caelum ? Bosco ? Non... Toi tu viens d'Enca j'imagine. Je te vois bien venir de là bas...
Toujours dans vos corps enfantins, tu te mets à discuter tranquillement, comme si de rien n'était. Tu joues avec elle, mais tu te joues d'elle également. ... Alors ? Tu veux être partie intégrante de mon chef d'œuvre en tant que gamine ?, dis tu tandis que vous deux retrouvez vos corps du présent, vos formes adultes, Ou en tant que femme ?

Il y a 16 ans, tu ne sais plus exactement ce que tu as fait avec Pia. Tu sais juste que vous avez fait un bonhomme de neige. Mais aujourd'hui, malgré cette seule information dont tu disposes avec son nom et son âge, tu te sais maître du moment car la curiosité brille au fond de ses yeux. Attrapant une cigarette, et la faisant brûler car ta feuille de Khat est tombée lors de ton passage à l'autre forme, tu en sors ensuite une seconde que tu proposes à Pia avec ce regard interrogateur, remplaçant la question, puis une fois ceci passé, tu retournes derrière le chevalet avec un geste de la main indiquant à la beauté en face de toi de ne pas bouger, car sinon... - Tu vas gâcher le tableau, si tu t'approches. Parti dans ta passion, tu retrouves un air plus professionnel et sérieux, et le crayon reprend du service tandis que tu t'adresses à ton modèle. N'oublie pas de regarder le bonhomme de neige trésor, pour rendre la toile plus nostalgique. Je veux de l'émotion, je veux une splendeur, pas juste une belle coquille vide.

Arrosant la toile de coups de crayons, créant peu à peu les formes générées par la présence sublime et féminine, tu continues à rassembler le plus d'infos, avant que l'héroïne de ton chef d'œuvre ne pète un plomb. - Alors ? Depuis le temps, comment vas tu ? Tu es venue en Fiore pour le tourisme ? T'as un copain ? A moins que tu ne sois harcelée par un type amoureux de toi - ce qui pourrait se comprendre, t'es belle comme une fée, trésor -. Ou alors, encore plus drôle, ce serait que tu sois folle amoureuse d'un mec qui en aurait rien à faire haha. A ce moment, on peut imaginer une question te demandant "Comment oses tu ?" mais tu t'en contrefiches. Tu as créé une faille dans la ligne du temps pour elle, tu l'as ensorcelée par deux fois, mais tu agis toujours comme si elle était une vieille amie. - Ça te fait 23 ans non ? T'as pu fêter ton anniversaire ? Et du côté de tes parents, comment ça va ?.
Tu es sans gêne, vraiment.


electric bird.


Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Dim 21 Juin - 14:28

avatar
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

The Picture of Pia Divocci
Toki et Pia

Ne perdant pas de son impulsivité, Toki répondit avec le rire à tes questions incisives. Il reprit la parole et le même débit qu’il avait enfant, ne te permettant même pas d’en placer une, et évoquant tout et n’importe quoi. Toujours avec une certaine méfiance, tu l’écoutais attentivement, figée sur place, prête à bondir s’il tentait quoi que ce soit de dangereux. Il te flattait, jouait avec toi, utilisait à nouveaux ses artifices pour te faire redevenir fille puis femme à nouveaux. Imperturbable, rien ne paraissait prêt à le stopper dans son manège de parole et d’actes, et bien malgré toi tu dus admettre que pour connaître ses réelles motivations, tu devais te laisser porter dans son jeu chimérique. Il te tendit une cigarette et instinctivement tu t’en emparas, ne le quittant pourtant pas du regard tandis qu’il se replaçait derrière le chevalet et qu’avec précision il griffonnait les formes du paysage qu’il contemplait de son regard bicolore. Il continua à parler, ses mots te martelaient sans que tu ne puisses songer à y répondre, et il parut se calmer pour te laisser t’exprimer seulement après quelques minutes de monologue. Silencieuse, tu te contentas toujours de l’observer avec une pointe de scepticisme, n’osant pas lui répondre de peur qu’il ne reparte dans une tirade incessante, mais craignant aussi que ton silence ne lui permette de repartir de plus belle.

Tu lâchas la cigarette intacte qu’il t’avait tendue et tu t’approchas lentement en sa direction. Ton regard, ta façon de s’approcher de lui transparaissait l’intensité manifeste de ta détermination. D’un geste furtif, tu arrachas la clope qu’il fumait pour la porter à tes lèvres froides. Ce n’est qu’après avoir tirée une unique bouffée que tu l’oublias à son tour dans la neige où elle s’éteignit immédiatement. Ton regard se posait déjà sur l’esquisse, et sans un mot, tu lui ôtas le crayon des mains pour poser quelques traits à ton tour sur la toile, rectifiant quelques lignes, amplifiant la profondeur du paysage, affinant l’ébauche de ta silhouette.
« T’as raison, je suis douée, intelligente, et j’ai une mémoire infernale. Je peux me dessiner moi-même, je connais parfaitement mon corps, mon visage, mes expressions. »Tu reposas le crayon pour te détourner à nouveau vers Toki, prenant le temps d’examiner son apparence de bas en haut. « Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? T’as l’habitude d’aborder toutes les femmes que tu rencontres de cette manière ou je suis vraiment privilégiée ? » Ne lui laissant pas le temps de répondre, tu te détournas pour aller te replacer à l’endroit où il te fallait poser. « Je te préviens, si tu me rates, je détruirais ton tableau. T’as l’air plutôt mal parti, alors arrête de te déconcentrer avec tes sorts inutiles et tes questions barbantes, Toki. » Bien qu’insupportable, tu restais à ses côtés pour tenter de l’amadouer, de le maitriser. Après tous, ses facultés étaient intéressantes. Tu n’avais qu’une hâte, c’était d’utiliser les allumettes qui se cachaient dans le fond de tes poches pour bruler la toile qu’il te présenterait. A chacun son impertinence. Ressassant tes pensées, tu lui adressas un sourire délibérément factice pour l'inciter à se hâter, parce que sinon, tu risquais bien de t'en lasser.
electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Dim 21 Juin - 15:15

avatar
Toki Di Cielo

Ishtar's Eye

Click

So Beautiful
with Pia & Toki

Partant de sa place pour re prendre la cigarette, elle la fume trop rapidement, et la jette sans pitié, dans l'océan de blanc. Tu restes, les yeux plongés dans les siens, et tu gardes ton sourire, jusqu'à ce qu'elle vienne griffonner sur ton croquis. C'est avec un certain intérêt que tu vois et observés comment elle corrige l'apparence que tu lui apposais dans le dessin, et alors que tu récupères le crayon, et qu'elle repart se placer avec cette question alléchante, tu en profites pour continuer le schéma des formes, en partant de celles dessinées par Pia. Elle t'impose le style, tu le suis donc, et alors que tu te décides à user de tes talents, tu retiens la réponse à la meilleure des demandes. - Oh mais tu es la seule. Les autres se font embobiner dans le passé que je leur crée, toi tu l'as remarqué..., et tes mots deviennent plus sensuels, le ton de ta voix s'adoucit, et la pointe du crayon plonge dans le bout de ton doigt, pour extirper une goutte de ton sang, qui vint délicatement habiller l'image de la belle. Ton style est superbe, tu aimes le dessin à ce que je vois, trésor.. Un clin d'œil, et l'espace d'un instant, le bleu de tes yeux disparaît, laissant seul le brun, et le passé se montre entièrement à toi. Tu vois plus que le bonhomme de neige, tu ne vois plus le décor constant, et tu griffonnes avec passion le paysage tel qu'il était, avec la belle femme devant la fameuse sculpture de neige. Et la tache de sang, se fait conduire par la mine du crayon, créant ce déluge de courbes écarlates, qui affinent la silhouette, et la rendent plus exquise, plus mortelle. Puis vient la peinture, la couleur, qui d'un jaune arrogant, et d'un rouge affligeant, devient un mélange impressionnant, fondant l'œuvre avec une telle perfection, qu'un instant tu te demandes si c'est la chance ou le talent. Et, satisfait, tu tires une troisième cigarette, que tu grilles doucement, tandis que tes doigts viennent, avec un mouchoir, éponger le surplus de couleurs vives.

Icone de la flamme qui doit faire brûler le cœur des spectateur, tu attrapes alors vigoureusement le mince objet fumant entre tes dents, et tu brûles le cœur de la belle au milieu, en apposant la partie de cendre sur le tableau. Loin d'être achevé, il clame désormais la gloire du passé, la blessure d'un être dans un décor nostalgique, et un début de rivière coule, derrière, mais c'est le sang de ton doigt, la rivière de feu.
Alors tu relèves ton regard de la toile, et d'un signe, tu lui dis d'approcher, de contempler ce qui pour l'instant s'est formé, et de donner son avis pour savoir comment te diriger par la suite.
- Approche, je ne mords pas trésor, et comme c'est ton tableau, il me faudrait quelques directives. Je ne veux pas montrer une réalité, je veux te présenter les émotions que tu portes sous ta poitrine. et tu lui fais ton plus grand sourire.
Lorsqu'enfin elle est devant la toile à mi parcours, tu te glisses derrière elle, et passe ta tête au dessus de son épaule, frôlant son oreille. Et tu oses lancer doucement - Enfin c'est pas comme si t'avais des seins, t'es plus dans la catégorie des planches à pain mais bon... tout en anticipant une possible gifle, passant ta main rapidement entre ta joue et la sienne, puis t'appuyant sur elle. Mais revenons à la toile. Je pense que je devrais plus te mettre en valeur, mais pas forcément avec le bonhomme de neige. Lui il est dans le passé, et toi tu es déchirée entre lui et le monde aujourd'hui.. Une bouffée de fumée sort alors d'entre tes lèvres, et inonde l'air entre vos têtes et le chevalet. ... T'es pas trop fumeuse toi, je te vois plus... Hum... Toxico ? Ta peau de porcelaine, la douceur de tes bras... changes tu de sujet en te remémorant la cigarette entre ses lèvres, et en passant la main sur son bras, remontant la manche de son manteau par la même occasion. Je suis sûr qu'un petite sainte nitouche comme toi a usé de tout son courage pour toucher à l'héroïne.... Tu lâches alors son membre, et tu reportes la cigarette à tes lèvres.

Alors, en désignant le flot d'artistes en herbe au loin, lesquels vous vous êtes éloignés, tu souris et affirmes que Ce sont eux, qui sont représentés par la rivière de sang, j'espère que ça ne te gêne pas, pucelle.. Puis tu recules, et cadres avec tes doigts le tableau sans Pia, toujours de l'autre côté du chevalet, puis tu ordonnes avec un ton de voix gentillet - Allez, retourne à ta place, et illumine le paysage, trésor, je te veux en train d'apporter de la beauté dans ce décor pittoresque. Et tire pas une tronche de trois pieds de longs hein, souris... ou plutôt, reste naturelle.. Et avant de reprendre ton œuvre, tu simules dans ta tête différents plans, pour les cheveux aussi longs que magnifiques de Pia, que tu n'as pas encore rendu sur le dessin, voulant examiner quel sens sur sa jolie tête irait mieux.


electric bird.


Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Jeu 25 Juin - 15:33

avatar
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

The Picture of Pia Divocci
Toki et Pia

Muse de l’artiste enjôleur, tu obéis au moindre de ses ordres, avançant en sa direction quand il te le sommait, restant figée quand ses désirs te l’imposaient, et c’est stoïque que ton visage restait, observant d’un œil circonspect les formes glabres de celui de Toki qui croyait avoir trouvé en toi l’égérie de toute sa passion. Indemne malgré les pics incisifs qu’il t’adressait, tu feignais de ne pas remarquer sa façon délibérée de te parler comme si tu n’étais qu’une moins-que-rien, qu’une poupée simplement digne à hocher la tête à la moindre de ses affirmations, qu’un corps destiné à être réifier pour être utilisé et assouvir les fantasmes du peintre cocasse. Tu laissas ses doigts agiles percer la carapace de tes vêtements, s’immiscer d’une manière toute aussi délicate qu’abrupte en direction de tes formes. Il te tournait autour, traçait deux ou trois traits, se rapprochait, te narguait comme si tu étais son nouveau jouet dont il n’était pas encore lassé. Et toi, tu ne fis rien face à tout ça, si ce n’est te contenter d’avoir un maigre sourire plein de défi.

Tu songeas à toutes les femmes capables de croiser le chemin de ce Toki, à toutes les éplorées et esseulées qui pourraient croire, l’espace d’un instant, trouver un trésor dans cette figure de l’homme racoleur qu’il incarnait. A toutes ces muses qui se laissaient berner par les paroles touchantes et factices du blond dévergondé, à toutes ces pucelles qui lui offriraient leur dignité en pensant avoir trouvé une rareté. A toutes celles qui tombèrent de haut en découvrant la supercherie qu’on pouvait deviner dans les yeux du moqueur. Ton sourire s’adressait à toutes celles-ci, car tu savais qu’à partir d’aujourd’hui, Toki n’aurait plus les moyens de jouer comme il savait si bien le faire. Tu fis un pas en sa direction, plongeant ton regard facétieux dans le sien, comme si tu étais prête à lui confier une vérité des plus dérangeantes.

Tu t’approchas à ses côtés, passant ta main autour de son cou, créant le contact entre son corps et toi comme si tu répondais tacitement à ses avances à peine voilées, et ta tête se posa lentement sur son épaule large, totalement dévouée. D’un signe de la main, tu désignas l’ensemble de la toile qui se trouvait sous vos yeux.
« C’est d’une intense beauté, je n’ai que rarement vu quelque chose d’aussi agréable. Et ce n’est pas encore fini ! J’ai déjà une idée pour le nom : Le Portrait de Pia Divocci. C’est simple, mais c’est ce qu’il faut, n’est-ce pas ? »

Tu t’éloignas de lui pour te rapprocher de la toile, perdue dans sa contemplation. Te détournant pour faire face à son auteur, tu lui adressas un sourire presque désolé. « C’est mon nom, Pia Divocci. J’espère que tu t’en souviendras tout le temps. » Le dos de ta main vint caresser la joue de Toki, l’effleurant pour mieux le saisir, pour mieux l’amadouer. « Tu vois, cette toile n’est pas encore finie. On peut la rendre encore meilleure. » Ta main se figea quelques secondes avant de finalement se laisser tomber pour agripper l’épaule du bellâtre. « Mais toi, on ne peut plus rien faire. T’es irrécupérable. » Et sans prévenir, ton genou se leva à toute vitesse pour se planter dans les valseuses de l’homme, accompagné par toute la force et toute la vigueur que tu concentrais par le simple plaisir de l’émasculer. Tu lui avais laissé une chance de se rattraper, mais il ne l’avait pas saisie et s’était rué dans la médiocrité. Tout ce que tu pouvais faire, c’était stopper la gangrène et l’empêcher de se proliférer.

Sans plus attendre, tu l’oublias pour ôter la toile de son chevalet et ne te retournant plus vers lui, t’éloigner lentement, ton portrait inachevé sous le bras.
electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   Jeu 25 Juin - 17:04

avatar
Toki Di Cielo

Ishtar's Eye

Click

So Beautiful
with Pia & Toki

Palpages, caresses, douceur et sensualité enlaidissent l'atmosphère, alors qu'usant de ses charmes, elle tente de te corrompre. Mais c'est trop simple, cela ne t'amuse plus, tu ne veux pas qu'elle te tombe dans les bras par ton simple regard. Tu ne veux pas qu'elle devienne aussi horripilante qu'une idiote tombant amoureuse... Mais malgré tes pensés, c'est indéniable : elle sait caresser l'épiderme masculin, elle connaît la sensibilité sur la peau d'un homme, et applique tendrement, discrètement, parfaitement, ses connaissances sur ta joue devenant toute engourdie. Les doigts fins se mêlant aux courbes du visage, impassible mais magnifique, de la belle, tu ne peux t'empêcher d'avouer secrètement, que même si elle t'ennuie par sa réaction trop commune, elle a les atouts capable de mener à bien cette action, et si ton regard n'était pas divisé entre le présent, et l'époque, tu aurais peut être pu succomber avec délice.
Mais le bonhomme de neige te regardant, et le vide blanc du parc de Crocus d'antan, te ramènent à la réalité. Et c'est alors que le nom du tableau est prononcé, et qu'en t'approchant de Pia tu acquiesce, d'accord avec elle. - C'est ta peinture trésor, tu l'appelles comme tu veux..

Illustrant une profonde surprise, ton visage devient interrogateur lorsqu'elle en vient à parler de son nom de famille, Divocci. Et en toi, tu rigoles. Car jamais plus tu ne te souviendra d'elle, une fois que vous vous serez quittés. Elle est un modèle, une œuvre d'art, c'est vrai, mais c'est tout. Elle n'est qu'une œuvre d'art parmi tant d'autres, et son tableau est presque plus beau et marquant qu'elle. Alors, bien que tu répondes - Je le grave dans ma mémoire et la prochaine fois que l'on se verra, je crierais ton nom, bichette., tu n'en penses rien. Tu oublieras cette fille, surtout lorsque sa beauté et sa perfection, sa peau douce, et son visage ferme, te seront devenus une habitude si lassante dans ton esprit, qu'elle sera un ennui à se souvenir... Et toi, tu le sais bien. Tout ce qui t'est ennuyeux, tu l'oublies.
Et c'est ainsi que tout en ayant ce rictus toujours aussi jouissif sur ton visage, tu ne sembles plus écouter Pia. Tu le sais déjà, que cette toile n'est pas achevée, tu n'as nullement besoin de le redire, et c'est ainsi tout à ton honneur que tu ne l'écoute sur plus. Mais tu l'observes, et tu vois dans ses yeux, tu vois son visage, les traits de ses lèvres, ses incisives blanches dépassant quelques peu. Et tu vois le mouvement se déclencher. Le coup de pied part, ta mains bloque, à dix centimètres de l'endroit visé. Déçue ? Sûrement, mais elle ne semble pas s'attarder, et emporte la toile avec elle. Quant à toi, tu as la sensation de sa jambe emmitouflée dans le pantalon qui te reste dans le creux de ta main, et inspirant une bouffée de tabac, tu retires l'objet de nicotine, de ton addiction, d'entré tes lèvres, pour murmurer son nom, mais l'écorcher violemment. - Dirvochi..., et tu finis par lâcher pour elle, sachant qu'elle a entendu la faute : ... Attends, tu ne voudrais pas emporter un tableau inachevé, Pia !

Alors tu flambes de ton briquet de chrome ta cigarette, et tu la jettes. Tu as toujours eu ce don, cette précision incroyable. Tu as toujours vécu avec un seul œil à la fois, et tu es prédisposé au tir. Tu le sais, tu l'exploites. - Attention mon chou !, l'avertis tu alors que le morceau enflammé de l'amour de tes lèvres passe par dessus la chevelure de Pia, pour s'écraser sur la toile inachevée. Et celle ci commence par noircir, avant d'être habillée de flammes dansantes. - Tu ne veux pas plutôt prendre La symphonie de Pia Divocci comme nom ? Car là, trésor, ta toile est enfin achevée.
Et le feu consume, tandis que satisfait, tu te détournes. Comme à ton habitude, entre tes dents blanches se loge une nouvelle cigarette, et celle ci commence à brûler pour toi. Elle se meurt pour toi, comme le tableau de Pia brûle maintenant à grandes flammes. Et toi, tes mains dans les poches, tu gardes ton rictus, après avoir remis ton cache œil sur celui couleur noisette, et alors que tu exhales la fumée du travail accompli, les derniers traits visibles du croquis partent en fumées eux aussi, illustrant la combustion dans le cœur du modèle, illustrant le contraste entre l'éphémère de la toile, et l'éternel des souvenirs. Pia est un véritable trésor, une flamme éternelle, qui se consume pourtant chaque instant... Tel est le Portrait de Pia Divocci.


electric bird.


Voir le profil de l'utilisateur
 MessageSujet: Re: The picture of Pia Divocci ∆ Toki et Pia   

Contenu sponsorisé


Click

   
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» picture perfect memories - nolà
» [TEST] Vernis Acrylic Picture Varnish Matt n°115 : Succès
» Mirlande Manigat présente les 3 raisons de la popularité de Titid en Haiti
» Cité Soleil, Evens serait le plus riche des pauvres
» 1- Marissa Miller VS Maryse Ouellet

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairy Tail RPG :: Zone RPG :: Fiore - Centre :: Ancienne Crocus :: Alentours Dévastés