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Dans la toile. | Maël
 MessageSujet: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyVen 8 Jan - 23:45

Alice Claria Féamor
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Maël x Alice



« C'est qu'il se fait attendre ton prince charmant. »

Même si elles n'étaient alors pas dans ma tête, je savais très exactement ce qu'elles pensaient, et je leur jetai un regard noir pour cela.

« Bah quoi. Autant il est déjà passé et t'étais pas là, ou alors il passera dans quelques jours et tu seras pas là. Me dis pas que tu comptes rester là des jours à l'attendre comme une pauvre imbécile ? »

Au fond, elles n'avaient pas tord. Je ne savais pas quand est-ce que je devais me rendre à la Plaine Drôma. Maël avait eu beau m'informer du lieu, il n'avait pas pris la peine de donner plus de détails, tels ceux primordiaux qu'étaient le jour, voire même l'heure. Et l'entraînement de la journée avait beau les avoir fatiguée, elles ne gardaient pas la langue dans leur poche, et j'en faisais les frais. Leur compagnie n'était pas désagréable, mais elles pouvaient se montrer agaçante par moment.

Cela faisait plusieurs heures que l'on était là, toutes les trois, l'entraînement terminé. J'avais soigné d'éventuelles blessures et prévenu quelques bleus sur leur corps, là où j'avais pu frapper. Nous étions restées là, à discuter, alors que j'attendais Maël, sans vraiment montrer de patience.

« Tu sais Alice, on n'aime pas te savoir avec lui. »
« Sous prétexte que c'est un mage d'Ajatar Virke ? »
« Si ce n'était que ça ! »
« Non, sous prétexte qu'en tant que mage d'Ajatar Virke il a participé à ce qui aurait pu te tuer. Indirectement, il aurait déjà pu causer ta perte une fois. Et si ce n'était pas la dernière ? »
« Et si c'était la dernière ? »
« Tu n'en sais rien. »
« Vous non plus. »

On pouvait débattre ainsi des heures, et nous le savions alors, par un jeu de regards, nous abandonnions toutes les trois la question. Jusqu'alors assise en tailleur, je laissai mon dos embrasser les touffes d'herbe. Fermant les yeux, j'écoutai le doux son de la légère brise qui faisait frémir ma peau en ce début de soirée.

« Il va bientôt faire nuit. »
« Hmmm. »
« Tu devrais rentrer. »
« Hmmm. »

Un petit bruit. Une légère brise de nouveau. Et un silence. Et ce sourire, le mien qui s'écarquille sous mes paupières toujours fermées. J'imagine bien d'ici, les deux Alice aux airs mécontentes alors que le blond apparaît.

« Je ne savais pas que tu faisais un élevage de dromadaires. »

Fis-je sur un ton légèrement amusé.

« On dirait un papillon pris dans la toile d'une araignée. »

Un commentaire dont je me serais bien passé, mais une métaphore joliment tournée. Ouvrant les yeux, je me redressai, m'asseyant face à celui que j'avais attendu, sans me soucier ni des deux autres Alice, ni de ce qu'il allait penser en voyant ces deux copies conformes aux caractères si différents, à la conscience propre.


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 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptySam 9 Jan - 15:09

Maël Selesta
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Dans une toile ? | Alice C. Féamor

L'horizon devient de plus en plus flou à longueur que le blond enchaîne les pas. Des pas de plus en plus lourds, comme si cette fatigue accumulée additionné à un combat venait de tomber d'un coup sec et brutal. Bien que le décor familier qu'est la plaine de Drôma le laisse maintenant indifférent, la seule chose qu'il arrive à voir c'est cette écran de fumée qui dessine le visage naît de son imagination, de heartfilia. Elle et ses traits de visage fiers et vomissant. Une confrontation qui pulsait la haine mais qui ne semblait pas tomber au bon moment. Comment déterminer le bon moment pour affronter ce genre de moustique sauvage, le sait-il Maël ? Certainement qu'il n'en a pas conscience mais débarquer à visage découvert en pleine ville de cette manière était sans doutes la pire des solutions. Que pouvait-il attendre de ce combat ? Une simple envie certainement – Non.

La réalité est bien plus complexe dans la tête d'un blond qui laisse apparaître l'image de celui dont le crâne sonne creux. Une sorte de présage, un peu comme un avertissement qu'il souhaitait adresser à cette guilde bonne à jeter aux rats. Pas ce genre d'avertissement pour dire qu'il reviendra, plutôt le genre d'alarme pour dire que lorsqu'il reviendra, il ne ressortira de l'affrontement qu'une seule personne. Cette dernière, il en connaît déjà l'identité et ce ne sera pas lui. Tout simplement car endurer un passé comme celui-ci, un événement si marquant, ne peu rester sans revanche et qu'au fur et à mesure que le visage des fées apparaît, cette haine profonde et enfuie ne fait qu'augmenter.

Ainsi entaillé de part et d'autres de son visage sur ses joues de bébé, la lèvre inférieure coupée sur le côté dont le sang venait de cesser de couler, il poursuit sa route jusqu'à se faire rejoindre par l'animal qu'il n'a pas vu depuis quelques jour. Pietro, la queue qui remue par satisfaction de voir revenir son maître dans les plaines, ne peut s'empêcher de se jeter dessus comme un chien sauvage qui vient de se faire adopter. Étrangement bien plus amical que d'habitude, il faut croire que la bête et le blond commencent à tisser des liens de plus en plus profonds et incassables. La lune reflète alors doucement la couleur de la chevelure du jeune homme qui, surprit, distingue trois silhouettes pourtant familières au loin. L'information ne fait qu'un tour et il comprend comme instinctivement l'identité de l'une d'elles. Sans comprendre pour autant le pourquoi du comment de la présence de deux autres personnes aux courbes et aux traits si identiques.

Forcément, il approche – ses yeux sont mi-clos, presque totalement fermés par la fatigue et ce n'est qu'une fois arrivé à hauteur des trois femmes qu'il baille fortement au point que le bruit fait écho dans une bonne partie des plaines. Refermant la bouche, une petite goutte s'échappe du coin de son œil, goutte qu'il dégage directement avec son doigt. Un simple réflexe en réponse à ce bâillement si sauvage. Tournant le regard de gauche à droite, il tente de différencier les trois jeunes femmes mais n'y parviens pas – des sosies – des sosies d'une fraise dont il a déjà pût en apprécier la saveur. Le jeune loup renifle dans le vide et se dirige vers l'une des trois Alice, celle qui venait justement de faire une remarque concernant ces fameux dromadaires. « Je suis content de voir que tu n'est pas bête. Nous sommes ici pour un plan à quatre ? »

Il rigole très franchement et se dirige vers la véritable Alice pour s'écrouler littéralement dans l'herbe et s'allonger de tout son long. « Je dois vraiment te marquer pour que tu tiennes à attendre ici , tu es là depuis longtemps ? » Le jeune homme souris tout en tâtant sa blessure à la joue qui venait de se remette à saigner. Soupirant, il arrache un morceau de son t-shirt pour venir faire pression dessus, tentant de stopper ce saignement gênant. Ses yeux se dirigent vers l'une et l'autre des Alice. Étonnant de voir qu'il n'est pas plus surpris que cela à la vue de trois doubles. « Comme tu ne me fait pas les présentations – toi. » dit-il en pointant l'une d'elles. « Tu seras Fraise une et – toi. » qu'il rajouta en pointant l'autre du doigt. « Tu seras fraise deux. Pas d'objections ? »

Puis, il se rallonge sur le dos, réalisant des petites bulles de salives, même le corps fatigué, son attitude enfantine ne le quitte pas pour autant.
 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptySam 9 Jan - 16:35

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« Je suis content de voir que tu n'es pas bête. Nous sommes ici pour un plan à quatre ? »

Souriant, je tournai la tête vers Maël, mais bien vite ce sourire se dissipa pour laisser place à un air inquiet tout d'abord, qui se mua de plus en plus vers le grave pour devenir presque désintéressé. Presque. Mon regard avait rencontré les diverses blessures qui tailladaient le visage du jeune homme. Soit il ne fit pas attention à ce changement de traits qui avait bouleversé quelque peu mon expression, soit il s'en fichait : le voilà qui s'écroulait à mes côtés, sans daigner regarder les deux Alice, qui, elles, ne décrochaient plus leurs yeux de Maël, irritées par sa présence.

« Je dois vraiment te marquer pour que tu tiennes à attendre ici , tu es là depuis longtemps ? »

Haussant les épaules, je détournai la tête pour épier au loin. J'avais laissé vagabonder mes deux loupiots depuis notre arrivée à la plaine Drôma plus tôt dans la journée, et ils n'étaient pas encore de retour. Sûrement qu'ils chassaient.
Un bruit de tissu qu'on arrache raccrocha mon regard sur Maël. Mes yeux s'agrandirent quelque peu alors que je le regardais faire pression sur son visage avec un morceau de tee-shirt. Consternée par l'état dans lequel il réapparaissait, je ne trouvai pas de mots assez clairs à formuler, et Monsieur continua son monologue comme si de rien n'était.

« Comme tu ne me fait pas les présentations – toi. Tu seras Fraise une et – toi. Tu seras fraise deux. Pas d'objections ? »

L'une des deux Alice tourna vivement sa tête sur le côté, les yeux fermés, contrariée elle lâcha un petit "Hmmff." assez audible pour venir châtouiller toutes oreilles présentes.
Fronçant les sourcils, je coupai court à ce que les deux Alice allaient vouloir lui répondre. Elles comptaient clairement être désagréables, et leur présence ici risquait de m'énerver à long terme. J'espérais qu'elles réintégreraient bientôt Wonderland.

« En tout cas j'ai l'air moins bête que toi. Regarde-toi. Un vrai gamin qui sort d'une ruelle dans laquelle il aurait tenté d'en découdre. »

Sourcils toujours froncés, ma main vint agripper ce morceau de tissu que Maël avait arraché pour faire office de compresse. L'autre se plaça à l'extrémité de son menton. Énervée, je lui lançai doucement une petite pique, alors qu'il se contentait de faire des bulles avec sa bouche.

« Tu m'aides pas, étendu comme un cachalot échoué sur l'herbe. »

Derrière moi, des compresses neuves se détachèrent de leur paquet, et le flacon de désinfectant vint se placer à mes côtés, lévitant, fixe, dans les airs. Le tissu que je comptais fermement ôter de son visage alla seul se poser sur le sol alors qu'une compresse se plaça dans ma main, à sa place. Le désinfectant se posa sur la peau, la piquant certainement au passage, et du bout des doigts, je pressai la plaie, qui n'était que superficielle. M'attaquant aux autres, j'essayais de ne pas trop appuyer de peur de lui faire mal.

« Monsieur s'est fait casser la gueule par plus badass que lui ? Parce que Monsieur se croit tout puissant, tellement fier que quand il regarde Alice il fait genre ce n'est rien de plus qu'un jouet pour lui ? J't'aime pas. »

Lui tirant la langue, elle montra bien qu'elle cherchait de la pure provocation. Mais elle ne touchait pas au même registre que le mien.

« Qui accepterait de coucher avec toi, mec. Sérieux. A part elle qui essaie toujours de voir ce qui n'existe pas chez les gens. »

Et elle fût renversée en arrière. Sourcils froncés, je m'étais levée brusquement, prenant prise par la magie sur ses vêtements, la forçant à rencontrer le sol.

« On rentre. »

Un regard dédaigneux vers Maël et un simple « Au revoir. », par pure politesse, que les voilà parti. J'allais bientôt en entendre parler plus clairement. D'avantage énervée, j'en étais en plus offusquée. C'était comme être trahie par soi-même. Posant mon regard de nouveau sur Maël, je lui lançai la compresse à la figure et, croisant les bras, je me laissai tomber en arrière, retenant mon corps pour empêcher une rencontre brutale avec le sol. Sourcils toujours froncés, je posai mes yeux sur le jeune homme avant de me placer dos à lui, attendant des explications que je n'aurais sûrement jamais.

« J'espère que ça valait la peine d'abîmer ce beau visage. Tu m'obliges à faire attention à toi maintenant. »

Une dernière phrase pour faire croire que je ne me souciais de rien et que c'était lui qui cherchait cette attention. Il n'en était sûrement rien. Un papillon dans la toile d'une araignée peut-être ? Je m'étais surpris à dire ça à bout de lèvres. Quelle idiote.


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 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptySam 9 Jan - 22:22

Maël Selesta
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Les différents regards se croisent et se portent sur les différents protagonistes – Ni un regard échangé entre deux personnes, ni un regard échangé entre trois mais bien quatre. Un lot de quatre dont trois qui semblent déjà partager bien plus qu'une apparence. Allongé dans l'herbe et tentant d'arrêter le saignement de sa blessure, le blond se fait kidnapper son morceau de tissu par celle qui semble être l'Alice véritable. Celle qu'il a déjà rencontré deux fois dans des circonstances assez inhabituelles, ce genre de circonstances qu'il aime tout particulièrement, après tout la normalité tue. - Bien entendu il l'a vu ce regard inquiet sur le visage de celle qu'il ne parvient pas à définir. Elle qui tente si bien de se camoufler, un masque qui amuse Maël au point que cela le fait sourire. Un sourire qui ne dure pas et qui s’efface à l'entente des mots d'une sosie qui vient perturber ce court silence par des paroles on ne peut plus horripilantes.

Toutefois, il n'a pas le temps de broncher, comme si la petite brune connaissait d'avance la réponse du blond dont les traits énervés, exprime parfaitement son avis de répliquer par le biais de petits pics bien placés. Alors qu'elles disparaissent, il retire la compresse jetée au visage et ne donne pas de réponse à la dernière remarque d'alice pour le moment. Il avance de quelques mètres et place ses mains sur ses hanches, dos à celle qui est également allongée. - « J'taime pas non plus. » Une réponse sèche, tranchante tel un couteau dans un pot de beurre. « Tu dois m'entendre pas vrai ? » Son poing droit se referme avec fermeté et son regard jaune commence à luire de nouveau, comme si cette haine accumulée lors du combat ne l'avait pas encore quitté. Bien qu'essayant de prouver le contraire jusqu'alors il était clair qu'une remarque de travers ne passerai pas.

« Ce qui n'existe pas chez les gens ? Est-ce que tu m'as inventé une personnalité enfuie ? » Il est troublant de voir la manière dont Maël s'adresse à elle, ou elles. Lui qui ne sait pas vraiment à qui il parle en ce moment, il préfère généraliser, non pas pour froisser la seule brune présente mais simplement car il a conscience de ce qu'elles sont, il le croit en tout cas. « Je sais parfaitement que tu m'entends, - pas vrai ? Tout puissant ? Je suis tout puissant. Le fait que tu ne l'acceptes pas démontre déjà à quel point tu m'est inférieure. Toi qui n'est qu'une bribe de quelqu'un d'autre, comment peux-tu simplement oser nous mettre à un pied d'égalité ? Lorsque tu m'as vue coucher avec elle, est-ce que tu as appréciée ? » Son ton reste froid et linéaire sans qu'aucun mot ne prenne l'avantage sur un autre. Il est assez rare de voir cet état second chez lui, la seule en dehors des fées qui parvint à le mettre dans cet état n'est autre que la prune ce jour là.

Il ne se retourne pas, il reste de dos et s’accroupit pour caresser Pietro qui venait de le rejoindre. Le jeune, sourcils froncés, démontre un air inquiet, inquiet par le comportement de son maître qu'il n'avait jamais vu se comporter ainsi. Le fait que ce soit Alice ou non qui puisse penser cela de Maël ne le perturbe en aucun cas. Le fait que la brune qui venait de s'exprimer soit une partie de celle encore présente signifie sans doutes pour lui que l'autre pense la même chose. « Est-ce que vous êtes connectées ? » Sa main continue de caresser le loup. « Est-ce que c'est elle qui pense ça ou tu n'en pense pas moins ? Si c'est le cas, tu peux récupérer tes compresses et retourner à Oak Town. »

Il n'a toujours pas répondu à la dernière question qu'elle avait posée, la vérité, c'est qu'il n'y répondra pas ou en tout cas, pas avant de comprendre d'avantage ce que sont ces deux autres Alice.
 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyDim 10 Jan - 0:27

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« J't'aime pas non plus. Tu dois m'entendre pas vrai ? »

Dans ma tête, je ressens cet agacement qui devient constant de la part des deux Alice, et d'avantage de celle qui avait osé lui lancer ce qui semblait avoir énervé le jeune homme. Me tournant vers lui, je me mis en position assise, levant mon menton pour planter mes yeux dans les siens. Ils contenaient une lueur inhabituelle, quelque chose que je n'avais encore jamais eu à percevoir. Quelque chose qui changea mon regard sur Maël. C'était de la haine. C'était une haine récemment ressentie, et l'autre Alice avait ravivé les braises de ce feu infernal. Sourcils froncés, j'écoutais ses accusations, franchement vexée de ce qu'il insinuait.

« Ce qui n'existe pas chez les gens ? Est-ce que tu m'as inventé une personnalité enfuie ? »

Me levant, je n'oscillais pas, prête à en encaisser d'avantage, prête à répliquer. Il osait donner de l'importance à ce qu'une autre pouvait lui dire sur moi. Compte tenu le fait que ces deux Alice étaient issues de moi et qu'elles étaient une copie conforme niveau physique, cela pouvait se comprendre. Mais je ne comprenais pas. A mes yeux, nous étions à la fois semblables, mais tout aussi différentes. Nous avions notre conscience propre, notre personnalité. Nous n'étions pas une seule et même personne. Et je le savais.

« Je sais parfaitement que tu m'entends, - pas vrai ? Tout puissant ? Je suis tout puissant. Le fait que tu ne l'acceptes pas démontre déjà à quel point tu m'est inférieure. Toi qui n'est qu'une bribe de quelqu'un d'autre, comment peux-tu simplement oser nous mettre à un pied d'égalité ? Lorsque tu m'as vue coucher avec elle, est-ce que tu as appréciée ? »

Dans mon esprit, la Alice en question s'énerva d'avantage, le harcelant de tant d'injures que je ne les comptais plus. Elle s'exclamait à voix haute, comme s'il avait pu l'entendre, le défiant, le rabaissant, le calomniant de toutes part. Si elle continuait, j'allais avoir un beau mal de crâne. Tentant de la calmer, je préférais mettre la sourdine, essayant de laisser Wonderland dans un coin de ma tête pour me retrouver seule face à Maël, sans pensées aléatoires et grossières venant parasiter mon esprit.

« Est-ce que vous êtes connectées ? Est-ce que c'est elle qui pense ça ou tu n'en pense pas moins ? Si c'est le cas, tu peux récupérer tes compresses et retourner à Oak Town. »

Dos à moi, le mage caressait son loup. Si je n'étais pas énervée et d'autant plus vexée de ce qu'il pouvait m'accuser, j'aurais cherché à vérifier si mes propres loups étaient dans le coin, mais il n'en était rien. Mon regard s'était durci, le bleu virant de son côté obscur. Le visage fermé, je ne pouvais revêtir ce que j'essayais de montrer jusque là : du désintérêt. Le masque ne tenait plus en place

« Tu m'accuses de choses tellement vexantes que j'aurais presque envie de partir, oui. »

Soufflant, je m'écartai du jeune homme, de peur de m'énerver d'autant plus et d'en venir aux mains sans m'en rendre compte : c'était le genre de choses qu'il n'apprécierait sûrement pas et qui couperait court à toutes choses entre nous, et ce n'est pas ce que j'espérais.

Lui envoyant les compresses – usagées ou non – à la figure, mes poings se fermèrent en repensant à tout ce qu'il avait osé dire. Un léger filet de sang coula le long de mes phalanges alors que je les rouvrais. Relaxant ma mâchoire, j'essayai de me calmer intérieurement, mais ce n'était pas chose facile, et le fait qu'il me tourne le dos m'énervait d'avantage.

« Tu pourrais au moins me faire face, Maël. »

Croisant mes bras sous la poitrine, j'entamai de brèves explications.

« T'expliquer qui elles sont reviendrait à t'expliquer ma magie et ce qu'elle cache et ça, personne ne le sait, donc je ne vois pas pourquoi je devrais te le dire. »

Renversant mes cheveux vers l'arrière du revers de la main, je me tournai sur le côté :

« Mais nous ne sommes pas une seule et unique personne. Elles ne sont pas moi et je ne suis pas elles. T'es satisfait ? Alors retire de suite toutes les idioties que tu as pu dire avant que je m'énerve vraiment. Je n'invente pas de personnalité enfouie, j'ai pas que ça à foutre, et si je pensais ce qu'elle t'a dit, je ne serais pas là, mais dans les bras de quelqu'un d'autres, qui ne jouerait pas au suis moi je te fuis, fuis moi je te suis. »

Mes doigts pianotaient sur mon bras toujours croisé avec l'autre.

« Alors retire de suite ce que tu as pu dire. C'est très mal me connaître, et je n'apprécie vraiment pas ce genre de description. »

Me tournant totalement vers lui, je venais me planter, posant mon visage à quelques centimètres du sien.

« La prochaine fois que tu pars pour assouvir ta haine et que tu reviens encore tout ébouriffé de cette dernière, ne me demande pas de te rejoindre. Je suis ni ton jouet, ni ton défouloir. A moins que tu arrives à te comporter autrement que comme un idiot. Maintenant rassis-toi, j'en ai pas fini avec tes blessures. S'il-te-plaît. »

Un grand effort de contrôle sur soi alors que je n'avais qu'une envie, lui faire cracher les plus grosses excuses qu'il n'avait jamais su formuler de toute sa vie. Je sentais ma magie frétiller en moi, ne demandant qu'à être utilisée dans un combat que je ne voulais jamais avoir à entamer. Pas dans ce genre de situation. Pas maintenant. Mon visage se radoucit légèrement alors que doucement un bref sourire étira mes lèvres.


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 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyLun 11 Jan - 21:27

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Dans une toile ? | Alice C. Féamor

Il pouvait le sentir – Il pouvait le sentir cet énervement qui grimpe en elle et étonnement, cela ne le chamboula pas plus que ça, finalement son oreille ne prêtait guère attention aux paroles de la jeune brune qui tentait tant bien que mal d'imposer ses règles. Elle conte ses explications avec tant de convictions, cherche tant à se justifier. Maël sérieusement es-tu assez bête pour ignorer tout ça ? Il ne bronche pas, il continue de caresser le jeune loup, dans l'ombre personne n'est capable de voir la lueur dans ses yeux, excepté l'animal qui bien que totalement à l'aise et rassuré par la main de son maître, semble inquiet de la tournure que prennent les événements. Ce qu'Alice ne comprend pas en expliquant que personne ne connaît sa magie, c'est que pour le jeune blond, être le seul à pouvoir la connaître est une évidence.

Il ne réfléchit pas, à cet instant son cerveau est totalement vidé et bien que l'intelligence de cet homme n'est pas son plus gros atout, il faut croire qu'à ce moment précis, rien, personne ne semble capable de canaliser le chien fou encore présent en lui. Certainement qu'il a endossé bien trop de rage pendant ce combat, bien trop de rage sans pour autant avoir eu le temps de la relâcher entièrement. Il le pensait pourtant, il avait vraiment l'intuition que ce chemin pour revenir aux plaines prendrait le temps de l’apaiser, mais c'est un échec. Le fait qu'il n'ait pas eu le temps de siroter sa limonade en joue peut-être beaucoup également dans tout ça. La silhouette féminine exige de lui des excuses – Son comportement a peut-être dépasser la limite à ne pas franchir ? Cette petite fraise possède un caractère propre avec lequel il semble dangereux de jouer. Souhaites-tu aller encore plus loin, Maël ? Pourquoi ne pas céder à des excuses qui se résume à n'exprimer qu'un simple mot ?

Les compresses volent – certaines percutent son visage déjà blessé et bien que la légèreté de cet objet ne risque pas d’aggraver les entailles, cela ne fait pas non plus grand bien. Il ne bouge pas – Une nouvelle fois, il ne bouge pas, il reste totalement statique, sa main continuant simplement de réaliser des vas et viens sur le dos du petit animal. Puis, comme par nature ou comme habitude, cette dernière se pointe devant lui avec ce regard perçant et lui demande de s'asseoir, lui demander de s'asseoir en plus de lui demander de s'excuser commence à faire un lot d’exigences assez conséquentes pour un homme pour qui demander pardon n'existe pas. Se faire excuser c'est prétexter avoir péché, automatiquement cela veux également dire considérer celui qui le demande comme son égal. Peut-il considérer Alice comme égale à lui-même ?

Alors il se redresse, ses mèches blondes camouflent son regard et ce n'est qu'une fois totalement debout, dépassant d'une tête la jeune femme, que ses yeux encore pleins de haine, s'exposent. Alors il la fixe – Il pénètre son regard, avec insistance, beaucoup d'insistance jusqu'à vouloir créer un malaise. Ses sourcils se froncent sévèrement, intérieurement, l'homme implose et alors qu'il s'apprête simplement à se retourner, il vient placer ses deux indexes dans chaque coin de ses lèvres pour... lui tirer la langue. De face, il lui tire simplement la langue et se retourne directement pour avancer de quelques pas. Croisant les bras sèchement, il s’assoit très brutalement en position indienne, de nouveau dos à celle qui avait pourtant souhaitait lui faire face.

« J'm'excuserai pas. » Il boude – Oui, en effet, nous pouvons clairement considérer que Maël boude. Un comportement parfaitement adapté à l'enfant qui sommeil toujours en lui, bien que sa haine le fasse bien souvent paraître plus mature, elle retombe souvent bien vite. Son visage pivote alors en direction de la jeune énervée. « Dans les bras de quelqu'un d'autre ? Tu veux dire que... Tu as des vues sur moi ? » Il arque un sourcil et dessine un petit sourire crispé, faisant totalement semblant de ne rien comprendre, toujours dans le but de pousser la provocation toujours plus loin. Puis, il replace sa tête pour fixer l'arbre. « C'est bon tu peu me toucher maintenant, je t'excuses. »
 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyLun 11 Jan - 22:13

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Ses yeux perçants étaient plantés dans les miens. J'y voyais tant de choses que cela durcit encore plus mon propre regard. Espérait-il que je flanche, ou qu'au contraire je lui tienne tête ? S'il s'extasiait devant la première option, tout mon être affichait la seconde. Bien que me dépassant d'une tête, je restais statique, concentrant ma volonté sur le fait de ne pas lui laisser le plaisir d'une défaite. Était-ce cela, qu'il recherchait ? Était-ce à celui qui saurait tenir le plus longtemps tête à l'autre. Si c'était cela qu'il attendait, ce petit cinéma pouvait durer des heures. Mais non, alors qu'il semblait prêt à ne rien lâcher, il me tira purement et simplement la langue. Surprise, mon dos se redressa alors que mes pupilles s'écarquillèrent pour reprendre leur taille habituelle l'instant d'après. Maël s'en était tourné, assis dos à moi.

« J'm'excuserai pas. »

Je me radoucis à cette réplique comme devant un enfant qui ne veut pas s'excuser mais qui au fond, n'en pense pas moins.

« Tu es juste trop fier pour le formuler. »

Ma voix était redevenue légèrement plus douce, mais ce timbre froid était toujours présent. Et, alors qu'il tourne légèrement vers moi pour marquer son attention, il reprend sur le ton d'une provocation enfantine.

« Dans les bras de quelqu'un d'autre ? Tu veux dire que... Tu as des vues sur moi ? »

Une main se pose instinctivement sur mon crâne, mes yeux se ferment, et un sourire amusé prend le quart de mon visage. Était-ce si difficile à accepter, qu'il y avait ce petit quelque chose sur lequel on ne savait pas mettre de nom, mais qui était pourtant bien présent ? A quoi bon le cacher.

« C'est bon tu peux me toucher maintenant, je t'excuse. »

Les trois derniers mots étant de trop, je fonce sur le jeune homme, l'obligeant à poser son dos contre le sol, m'affalant sur son torse en ne me souciant d'abord pas ni de ses blessures ou courbatures, puis affichant une mine inquiète alors que, levant les yeux sur son visage, les marques de sa récente escapade me saute à la figure.

« Ben quoi, tu as toi même dit que je pouvais te toucher. »

Fis-je avec la plus grande simplicité, d'un ton amusé, comme pour me justifier de cet acte irréfléchi. Posant mon menton entre ses pectoraux, je vins poser une main sur le front du jeune homme alors que l'autre se contente de se placer là où le cœur se trouvait.

« Tu n'as pas l'air d'avoir de fièvre. C'est pas grand chose. »

Et, lui tirant à mon tour la langue, j'enchaînai pour relancer ses propres piques.

« Parce que tu me laisserais aller dans les bras de quelqu'un d'autres ? Ne serait-ce pas plutôt toi qui as des vues sur moi au point de prêcher le faux pour connaître le vrai ? »

Je semblais amusée par mes propres paroles. Et c'était peut-être bien le cas. Fermant les yeux, j'en souriais de plus belle. Les rouvrant, je retombais de nouveau sur ses blessures au visage, qui s'était précédemment remise à saigner. Déposant un léger baiser sur les lèvres du mage, assez pour lui rappeler nos derniers ébats, sans pour autant m'y attarder ; les diverses compresses stériles que j'avais pu lui jeter à la figure se rassemblèrent à nos côtés, et le liquide désinfectant en fit de même. A califourchon sur les hanches de Maël, j'effectuais quelques mouvements peut-être un peu trop sexys, et sûrement trop provocateurs, lui lançant parfois quelques regards malicieux alors que je préparais de quoi le soigner. Ce n'était peut-être pas grand chose, mais ça ne valait pas le coup de les laisser de côté sans rien faire. Rien du tout pouvait très vite devenir pas mal de choses. Du bout des doigts, je pressais discontinuellement ses plaies, changeant souvent de compresses pour éviter un échange de bactéries entre ses diverses entailles. Lui souriant, je lui lançai quelques paroles à bout de lèvres, sur le ton de la conversation.

« Tu sais, je ne rigolais pas tout à l'heure. Je suis sincère avec toi. Personne ne sait vraiment ce que cache ma magie, et même si certains pensent le savoir, ils en sont terriblement loin. Ils ne voient qu'une de ses facettes, parce qu'elle offre beaucoup trop de possibilités. Enfin non. Pas beaucoup trop. Et .. les deux autres Alice … sont une part de cette magie. Tu dois bien te douter qu'elles ne sont pas allées bien loin. Et elles ne sont pas véritablement entrées en moi. »

Stoppant mes soins, j'enfonçai le bleu de mes yeux dans le doré des siens, avec ce sourire sincère mais retenu.

« Est-ce que je peux te faire confiance, Maël, ou est-ce que je suis juste la limonade d'une journée ? »

Comprenant ma maladresse, je fis une petite moue en essayant de me reprendre, sans grande réussite. Alors je repris mes soins, me laissant ensuite tomber sur le côté. Ma main frôlait la sienne. J'aurais aimé l'y placer. Mais je n'osais pas.


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 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyLun 11 Jan - 23:03

Maël Selesta
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Il n'y a rien autour pas vrai ? Il l'entend ce bruit de silence qui interfère entre chaque paroles et rires qui peuvent émerger de la jeune brune qui se retrouve allongée sur le corps de celui dont la haine semble peu à peu s’apaiser. Seulement quelques loups qui leurs appartiennent qui cours et semblent s'amuser. La lune qui vient tenir compagnie à deux personnes que tout semble opposer. Son regard ne quitte pas celui de la jeune femme pendant que cette dernière le soigne avec de la tendresse, avec ses mains délicates. Le jaune vif de ses iris bascule vers un teint plus terne. Son visage froissé d'il y a quelque temps change pour un visage plus amusé, amusé de la situation. Même la voix de la petite fraise semble calme, nettement plus ouverte à la discussion qu'est-ce qui peu bien en être de la sienne ?

Sa respiration devient plus régulière, il se laisse tranquillement faire, ses yeux fixant parfois le visage de celle qui s'occupe de lui et parfois de ses mains qui jouent les petites guérisseuses. C'est doux – Il se surprend à aimer la scène, il se surprend même à ne plus faire attention à ce qui se passe autour, prêtant même attention aux mots d'Alice qui a clairement changée de caractère. Le sourire du blond se rompt lorsqu'il réalise à quel point il apprécie cette tendresse inhabituelle et détourne ses yeux vers le sol, juste à côté, mordillant sa lèvre inférieure, étonnement... gêné. Une fois les derniers pansements déposés, la jeune femme se balance sur le côté, le frôlant de très prêt. Le jeune homme ressens cette étrange sensation, il ne sait pas comment réagir, que ce soit face à ce comportement ou aux dernière questions et cela parvient à ce lire sur son visage.

La réalité c'est que jamais il n'avait eu à faire face à ce genre de sérieux, certainement qu'il n'eut jamais à devoir rester si concentré. Est-ce que tu l'as ? Ce bon fonds, est-ce qu'il va apparaître juste là ? Une respiration plus forte que les autres vient couper le silence que le garçon venait d'imposer. Pendant ce court instant, la main du blond vient prendre celle de la brune, il la tient assez fermement mais sans forces. En fait, tout ce relâche chez lui, il n'est ni dans la provocation, ni dans le souhait d'aller plus loin là maintenant. Pourtant – Son regard ne vient pas se détendre dans celui de la compagne qui se tient juste là, il se contente de garder le regard levé, observant le ciel. Il le ressent ce danger de l'observer d'avantage Alice, il le sait.

« Pourquoi tu ne veux pas tout simplement avouer que tu as des vues sur moi ? C'est plus simple. » Plus simple car il ne serait jamais capable d'en dire autant ou d'avantage, sait-il même seulement ce que cela représente ? Finalement, la situation frôle presque le ridicule, nous pourrions croire à deux enfants excessivement gênés. « Tu as une magie compliquée. » est tout ce qu'il dira concernant les explications qu'Alice venait de lui apporter. En soit, c'est tout ce qu'il a besoin de savoir, peut-être qu'il souhaiterait en connaître d'avantage, mais pour lui, ce serait accepter de s'intéresser à quelqu'un d'autre qu'à lui-même et ce n'est pas encore le bon moment pour cela.

La main se serre d'avantage, il tente d'évacuer ces bribes de haine qui restent en lui, enfin, il tente plutôt de la renflouer une fois de plus, jusqu'à ce qu'elle se réveille de nouveau lorsqu'il croisera encore le chemin de cette espèce de fées qui n'est pas prête d'être en voie d'extinction. Il n'oublie pas de répondre à la dernière question de la jeune femme, simplement qu'en laissant son regard se perdre dans la nuit, il cherche les bons mots à utiliser, mordillant sa lèvre d'avantage, encore plus gêné qu'il ne pouvait l'être. « Une limonade rare, voilà. » Son visage se tourne à l'opposé d'Alice, sa joue caressant l'herbe qui se fait maintenant humide. Il refuse de croiser son regard. « Tu m'demandes à moi si je te fait confiance ? Est-ce que je dois te rappeler la guilde à laquelle j'appartiens ? La question devrait être inversée. » Son autre main vient se poser sur son propre front afin de cacher son visage. « Fais-moi confiance. » Il tousse et replace son visage face au ciel.

Toute gêne chez lui semble s'être dissipée une fois les mots sortie. Son attitude n'a plus rien à voir avec celle qu'il avait lors de la présence des autres alice. Il se remet alors comme s'il venait de ne rien dire, comme si ses dernières paroles n'étaient rien alors que c'est certainement la première fois qu'il dit des choses si sincères. A sa manière.
 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyLun 11 Jan - 23:46

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Je n'osais pas, alors il le fit à ma place. Tournant ma tête vers lui assez brusquement, surprise de ce geste si peu anodin, je me perdis sur son expression, qui, peu à peu, s'apaisait. Ma main était dans la sienne, non pas comme un papillon pris dans la toile d'une araignée, contrairement à ce qu'avait pu dire l'autre Alice. Plutôt comme un objet précieux qu'il ne fallait pas tenir trop fermement. Un objet précieux. Je me surpris à sourire à ma propre pensée. Mais son expression se mue en quelque chose qui m'était alors inconnu. J’essayai de discerner ce qui se cachait sous ces traits et ces pansements tout juste posés. Mais je sentais que ce regard allait peser, alors, suivant le sien, je le portai sur le ciel. Les étoiles. La lune. C'était un ciel sans nuages. Un ciel dégagé. Une peinture sereine tachetée de mille petites lumières.

« Pourquoi tu ne veux pas tout simplement avouer que tu as des vues sur moi ? C'est plus simple. »

Plus simple ? Ça l'était peut-être pour lui, oui. Était-ce si dur que de mettre des mots sur ce qu'il pensait au fond de lui ? Dire ce qu'il pensait revenait sûrement pour lui à effectuer un travail sur-humain. Depuis combien de temps gardes-tu pour toi tes sentiments, Maël ? Mon regard et mon corps tout entier se fixent tandis que mon corps se raidit à la suite de ses paroles. Pas là, maintenant de suite, pas ce qui concerne ma magie. Il va dire quelque chose. Il va relever quelque chose. Je sens ce moment comme une pièce fatidique du puzzle. Ce puzzle éparpillé comme nos vêtements le soir de notre première rencontre. Un puzzle qui met moins de temps que ce que j'espérais pour s'assembler. Bientôt, les pièces maîtresses seraient posées, j'en avais la conviction. Était-ce ce ciel, si lyrique, qui le poussait à préparer quelques paroles qui chambouleraient beaucoup de choses ?

« Une limonade rare, voilà. »

Sa main s'était légèrement resserrée sur la mienne. Et face à ces mots, mon visage avait pris une teinte tirant sur le rouge. S'il était gêné et avait tourné la tête dans l'autre sens pour que je ne puisse déchiffrer aucune expression, je n'en fis rien. Mais j'étais tout aussi gênée que lui. Je ne souhaitais pas le lui montrer, il devait très clairement l'avoir compris, mais le fait qu'il ait détourné son regard ne m'obligeait pas à détourner le mien.

« Tu m'demandes à moi si je te fais confiance ? Est-ce que je dois te rappeler la guilde à laquelle j'appartiens ? La question devrait être inversée. »

Tournant la tête vers lui, bien qu'encore rouge tomate, pour répliquer dans la seconde, je n'en eus pas le temps, coupée par une phrase aussi brève que percutante, qui me donna des frissons. Aussi raide qu'un piquet, alors qu'il en formulait le dernier mot, toute la pression ressentie jusqu'à présent se relâcha :

« Fais-moi confiance. »

Mes pupilles jusqu'alors tremblotantes se stabilisent. Sa main, qu'il avait placé sur sa figure comme pour se protéger d'un éventuel refus, s'abaissa et mon regard contempla le visage quelques peu meurtri de Maël.

« Je m'en fiche que tu fasses partie d'Ajatar Virke ... Je prends ça pour un oui. »

Oui, il me faisait confiance, et il me demandait de lui faire confiance. Un sourire chaleureux se dessina doucement sur mes lèvres, sans trop s'agrandir, comme épris d'une timidité dont je n'avais plus fait preuve depuis longtemps. Ma main toujours logée dans la sienne, je me tournai vers lui pour loger mon petit corps sur le sien, espérant que son autre bras viendrait se placer sur moi, protecteur. Peut-être en attendais-je encore trop.

« Maël ? »

Levant les yeux vers lui, j'abaissai aussitôt mon regard, mes joues rosissant de plus belle.

« Je te fais confiance. »

Pour le meilleur, comme pour le pire.

« Maël ? J'ai froid. »


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 MessageSujet: Re: Dans la toile. | Maël    Dans la toile. | Maël  EmptyMar 12 Jan - 21:57

Maël Selesta
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Dans une toile ? | Alice C. Féamor

Peut-il regretter ses dernières paroles ? Peut-il seulement songer à revenir sur cet engagement ? Ce genre d'engagement qu'il ne s'était jamais permis de faire. Sauf à lui-même, lorsqu'il s'engagea à voir la guilde de moustiques brûler de ses mains. Son regard fixe toujours le ciel, rien ne semble pouvoir le déranger dans cette incroyable plénitude. Il s'accorde peut-être une simple pause, en présence de celle qu'il ne connaît pourtant que trop peu. Il est assez rare chez lui d'être apaisé de cette manière et nul n'est capable de savoir si c'est celle qui se tient contre lui qui est responsable de cet état d'esprit. Son corps est entièrement relâché, comme si pendant cet instant, rien ne repose sur ses épaules, comme si toute cette pression qu'il se donne à lui-même n'existe pas, bien que présente, elle est simplement mise dans un coin de sa tête, cette haine qui part se reposer le temps d'un instant.

Elle se fiche, se fiche qu'il appartienne à cette guilde responsable de la destruction de deux villes, de la mort de centaines, de milliers ? De personnes. Ses courbes embrassent celle du blond, il ne peut s'empêcher de basculer ses pupilles vers la brune, confortablement installée contre son torse. Il la voit sourire et se contente de lui sourire également en retour, d'une manière très simple, par automatisme et avec sincérité. L'homme est à l'aise mais il sait très bien dans le fonds que ce n'est que pour un moment. Il va devoir repartir, repartir en direction de la guilde. Les plaines de Drôma n'étant pour lui qu'un échappatoire, une zone d'entraînement. Puis elle rougit, elle rougit en lui accordant sa confiance à son tour. Le souffle de cette dernière vient réchauffer le torse qui commence à se rafraîchir. Une soirée d'été qui reste malgré tout une soirée.

« Comment tu ne veux pas avoir froid ? Tu as vu ta tenue ? Sérieusement, tu es presque aussi habillée que lorsque nous étions nus dans la forêt. » Avec un petit rire amusé, il vient déposer sa main sur le haut de la tête de la jeune femme, l'autre continuant d'enlacer la sienne. Sa bouche vient alors embrasser son front pendant que sa main coulisse pour caresser ses cheveux et venir se déposer sur son bras. Réalisant des va et viens de haut en bas sur celui-ci afin de la réchauffer. Es-tu ce genre d'homme ? Prendre soin de quelqu'un ? Est-ce que cela te ressemble ? Clairement, il n'est pas un monstre maël. Il ne considère ni alice comme son égale, ni comme un être supérieure ou inférieure à lui, simplement une personne et il est assez étrange de voir que ça ne le chamboule pas plus que ça de ne pas savoir comment la considérer. Des êtres égaux à lui, il en existe, ce sont ses esprits, ceux qu'il voit le plus clair de son temps et avec qui il partage le plus de choses. Déjà la troisième fois pourtant – La troisième fois qu'il profite d'un moment en tête à tête avec Alice. Est-ce le présage de quelque chose ?

Son visage vient se coller contre celui de la brune, simplement comme ça. Avec délicatesse, une délicatesse qu'il ne contrôle pourtant pas, comme si tout ça était naturel. Après cette bestiale scène dans le local à poubelle, cherches t-il à démontrer plus ? Pourquoi et à quel prix ? « J'aimerais savoir. » car, réellement, il veut savoir, il veut être le seul à savoir. A la fois par curiosité mais aussi pour son ego de connaître des choses que personne d'autre ne connaisse. « Tu comptes rejoindre une guilde ? » Cette question se glisse dans l'oreille de la compagne, le ton est linéaire mais reste doux cependant. Fréquenter de cette manière une mage légale est un risque assez conséquent. Mais - est-elle certaine d'être entièrement dans la légalité, alice ?
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