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Sun Goes Down ∆ Alice et Pia
 MessageSujet: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Sam 27 Aoû - 11:55

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Pia E. Divocci

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Alice et Pia

Isis parlait toujours et toi, tu l’écoutais. Ton regard passait du paysage vous entourant à son visage sincère. Il était 19H passées mais déjà vous étiez installées l’une face à l’autre en terrasse de ce cabaret-bar assez touristique, faisant partie des premiers clients de la soirée. Le soleil estival posait ses derniers rayons sur vous et vous permettait de rester simplement vêtues : de retour de la plage, tu avais gardé ton maillot et t’étais seulement enveloppée d’une courte robe légère, presque transparente. Isis était restée en bikini, dévoilant sans pudeur les courbes de son corps parfait, sa peau halée encore emplie des senteurs de la mer, quelques grains de sables lui chatouillant encore les mollets. Ces derniers jours passés sur le littoral touristique de Fiore t’avaient complètement changé : ta peau blanche n’était plus qu’un fugace souvenir maintenant que tu arborais ce bronzage parfait sur tout le corps, ce teint uni qui t’aurait presque fait passé pour une locale. Les gens ici se ressemblaient tous par leur mode de vie délicat et désintéressé : l’été leur offrait le répit tant attendu, ils se pavanaient sans cesse sur l’immense digue qui confrontait la ville à la mer, baignant sous le soleil torride nullement malmené par quelques nuages disparus depuis des semaines. Des personnes comme vous deux, on en trouvait des centaines ici : vacancières venues d’ailleurs pour profiter de l’ambiance sereine et apaisée des lieux. Le couvre-feu n’avait pas autant de conséquences néfastes sur l’économie, contrairement à ce que tu avais pensé : les activités initialement nocturnes avaient été réaménagées dans la journée ou dans la soirée : le creux habituel de 19H-22H était désormais surchargé d’évènements : manifestations spectaculaires sur la plage, concerts tranquilles ou déchainés aux coins des rues, animations en tout genre dans les clubs-restaurants. Mais malgré ce cadre formaté pour le plaisir de tout un chacun, tu ne pouvais que te féliciter d’avoir rencontré une personne telle qu’Isis et de te contenter uniquement de sa présence : certes elle parlait beaucoup pendant que tu restais silencieuse, n’ouvrant la bouche que pour le strict nécessaire, mais vous vous en accommodiez tacitement, comme si l’une complétait l’autre. Parfois même, tu perdais le fil de son récit, tu ne parvenais plus à te souvenir de quoi elle parlait réellement, et autant elle paraissait s’en rendre compte, autant elle n’était nullement perturbée et continuait paisiblement à bavasser ; l’équilibre que vous formiez n’avait pas à être rompu. Tu appréciais sa présence, sa voix, ses caresses, et tu savais que c’était réciproque. Tu ne savais pas combien de temps tout cela allait durer (vos économies s’envolaient et le sujet de la fin de vos vacances n’avait jamais été abordé, comme si le simple fait d’en parler allait l’amener plus vite) mais tu espérais en profiter le plus possible.

Tu levas ton verre pour boire quelques gorgées de ce cocktail rafraichissant, tu rajustas ton chapeau de paille sur ta tête (elle te l’avait offert en te jurant qu’il t’allait à merveille) et tu daignas enfin à enlever tes grosses lunettes de soleil que tu t’obstinais à porter le plus possible. Isis se stoppa subitement, son regard plongé dans le tien.
«Tu es vraiment belle. » Le soleil faisait apparaitre sur ton visage quelques taches de rousseur normalement invisibles. Tu te contentas de la remercier d’un simple sourire, posant ta main quelques secondes sur la sienne, restant à la contempler. Oui, tu n’avais vraiment pas envie que tous ces moments s’arrêtent.

Les passants se faisaient plus rares à cette heure-ci. Le bar offrait une vue incroyable sur la côte, la plage encore assez fréquentée dans ces heures tardives, la digue où se baladaient couples, familles ou groupes d’amis – tous souriants. Tu devinas que c’était la période où tout le monde rentrait chez soit après une journée à la mer pour se laver et être propre avant de profiter des derniers instants de la soirée. Vous auriez pu faire pareil, avec Isis, mais vous n’aviez pas résisté à l’envie de vous poser tranquillement pour siroter vos verres. Tu réalisas alors qu’Isis avait arrêté de parler (de quoi parlait-elle réellement ?) et qu’elle était détournée pour observer, sans-gêne, une jeune femme qui venait d’arriver.
« Wow. » Tu n’étais pas jalouse – tu restais simplement intriguée, te demandant ce qui avait capté l’attention d’Isis à ce point. La nouvelle femme, seule, n’était pas si grande mais son corps restait svelte. Brune, elle ne te ressemblait pas réellement. Tu ne t’étais jamais posé la question du genre de filles qu’aimait Isis. Tu devinais qu’elle n’en avait aucun particulier et qu’elle était capable de trouver belle n’importe qui. Elle se retourna à nouveau vers toi pour te confier ses projets : « Sérieusement, Pia. Tu ne la trouves pas trop cool ? » Tu haussas les épaules, peu convaincue. Après sa commande, la jeune fille s’approcha, cherchant une table parmi toutes celles de libre. Isis te regarda une dernière fois, l’air espiègle, et se redressa sur sa chaise en direction de l’autre femme qu’elle interpella d’un signe de main pour qu’elle se rapproche. « Hé ! Je t’ai vu arriver et je ne peux pas m’empêcher de te le dire : j’adore ton style ! Tu peux t’asseoir avec nous si tu veux, t’as l’air trop trop cool. » Tu eu un petit rire : l’accent étranger d’Isis donnait une tournure enfantine, innocente, à toutes ses phrases. Tu te demandas si l’autre femme était gênée ou pas par la proposition impromptue. Par politesse, tu lui adressas un sourire courtois et lui indiquas d’un coup d’œil la chaise libre entre vous deux pour qu’elle puisse s’y installer. « C’est rare de croiser des personnes seules à Corlranah. Moi c’est Pia, et voici mon amie Isis. » Vous aviez toutes les deux une sincérité naturelle pour rencontrer de nouvelles personnes. Il fallait juste espérer ne pas tomber sur quelqu’un de trop introverti, mais tu savais qu’avec son sans-gêne, Isis pouvait réussir à faire parler n’importe qui.
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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Dim 28 Aoû - 13:09

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Alice Claria Féamor

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En rentrant à la maison, il n'y avait personne. En traînant à travers les rues d'Oak Town, personne. Personne, à part ces mêmes visages flânant le long des échoppes, profitant le plus possible de l'été, qui prendrait certainement bientôt fin. Des passants, habitant de cette ville que je ne connaissais que trop. Et, dans les coins sombres où peu s'aventuraient, personne non plus. Du moins, pas celle égayant mon intérêt. Où étais-tu, Maël ?

En rentrant de cette mission de guilde, j'avais osé espérer que tu sois là, te prélassant sur le canapé, daignant seulement lever tes yeux pour me voir passer le pas de la porte, enfonçant tes pupilles dorées dans les miennes. Mais tu n'étais pas là. Ta silhouette s'estompait, paraissant de plus en plus lointaine, et inaccessible … Alors que moi, plantée dans le salon, me surprenais le bras tendu vers ce souvenir.

La porte claqua derrière moi. Peut-être était-il temps de prendre un peu de bon temps … Quelques jours de répit, loin de la guilde. Presque à chaque fois, nos rencontres n'étaient qu’œuvre du hasard. Alors, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas laisser, une fois de plus, le hasard faire les choses ? Ma main s'étira vers la poignée : je ne pouvais pas partir dans cette tenue. La moitié de mes vêtements étaient arrachés, déjà qu'il ne cachait pas grand chose, il ne fallait pas pousser Mémé dans les orties … Me déshabillant en face du miroir de la salle de bain, mes yeux se posèrent sur mon abdomen. Sur le côté, il y avait cette blessure, cachée de ce pansement. Il fallait bien l'ôter, pour nettoyer. La chose, plus grande que ma paume, était dissimulée sous une compresse doublée de scotch médical. Ce n'était pas des plus jolis à voir. Mais ce n'était rien : une petite douche, des cheveux coiffés en tresse, une tenue propre, un pansement neuf, et c'était reparti. Cette fois-ci, la porte ne claquait pas, elle se fermait doucement, écoutant mes pas s'éloigner.

« Tu comptes aller où ? »
« Aucune idée. »
« Et tu vas prévenir quelqu'un ? »
« Non, ils peuvent se débrouiller tout seul, à ce que je sache. »

Loki et Freÿa sur les talons, je partis vers le sud, là où la chaleur était la plus accablante. J'aimais la mer. Le doux son du vent qui la caressait, cet échos d'océan qu'on pouvait voler aux coquillages. Même son affolement lorsqu'une tempête se déclarait. J'aimais ce reflet dans mes yeux, cette couleur si proche, ces sentiments si voisins.
Le train était le moyen le plus facile et rapide pour s'y rendre, bien qu'il y avait un petit peu de marche à prévoir, ce qui n'était pas véritablement un problème. Marcher, j'en avais l'habitude après tout.

Première mission, trouver un endroit où se poser un petit peu, boire une limonade, et par la suite, qui sait, aller plonger dans l'océan, faire couler l'eau entre mes cheveux. A cette pensée, je défis la tresse, passant doucement mes doigts entre mes mèches pour les ordonner quelque peu. Ondulées, elles tombaient dans mon dos et sur mes épaules, comme une cascade pétillante de chocolat. Retirant ma cape sur le pas de la porte de ce qui se présentait comme un cabaret-bar, je la pliais pour la laisser tomber sur mon bras droit. Époussetant d'un revers de main ma tenue, je poussai la porte en usant de magie, celle-ci se plia à ma volonté, me laissant passer sans rechigner. Jetant un coup d’œil ci et là dans la pièce, je m'avançai doucement vers le comptoir. M'y accoudant, j'enfonçai mes yeux dans ceux du serveur.

« Une limonade, vous avez ? »

Celui-ci stoppa ce qu'il faisait – nettoyer péniblement des verres avec une serviette – pour hocher de la tête.

« A la cerise, au citr- »
« Nature. »

Hochant une nouvelle fois de la tête, il me proposa d'aller m'installer.
Me tournant, mes yeux valsèrent sur les différentes place. Aucune n'était libre. En même temps, si l'endroit faisait cabaret, nombre de vacanciers devaient venir ici pour se détendre et passer une bonne soirée. Certains regards déplacés se posaient sur le pansement qui trônait sur le côté de ce ventre plat , ou de ces petits bleus qui maculaient certaines zones, signe de mon passage à Iceberg avec la guilde. Chose qui n'avait pas été rendue publique, et qui ne le serait certainement pas. Motus et bouche cousue. Dans le regard des uns, un échos de chuchotis, dans le regard des autres, de la curiosité mal placée ; et dans cette vague, une bouteille lancée à la mer, un appel, une invitation. Je lançai mes yeux vers deux jeunes filles, à une table non loin, piquée par l'accent étranger de celle qui avait pris la parole. Le teint halée, un sourire sincère et un quelque-chose d'espiègle qui me poussa à m'avancer. Ce n'était pourtant pas mes plans pour la soirée, à vrai dire, c'était assez inattendu, mais pourquoi pas ?

« C’est rare de croiser des personnes seules à Corlranah. Moi c’est Pia, et voici mon amie Isis. »

Un petit sourire en guise de réponse à la jeune femme, alors que, hochant de la tête, je prenais place entre les deux amies, posant ma cape sur mes genoux.

« Enchantée. Je suis Alice. »

C'est le moment auquel le serveur choisit pour m'amener ma commande. Un simple merci en échange de la boisson qu'il posa devant moi.

« A vrai dire, je suis venue seule. »

Une vérité que je me lançais en pleine face. Partout, où que j'aille, et ce peu importe l'année, le jour, ou l'heure, au final j'étais seule. Il n'y a qu'en de rares occasions qu'ils avaient été là. Tous ceux de cette époque lointaine. Maël, lui, apparaissait, disparaissait, comme un mirage, un vagabond. Et je me contentais de l'attendre, usant du hasard. Pour répondre à ces pensées, mes yeux passèrent une nouvelle fois sur l'assemblée, s'attardant sur les têtes blondes présentes. Des blonds, ça, il y en avait, mais pas de Maël en vue. Un petit sourire nostalgique étira mes lèvres.

« J'avais besoin de faire une pause. Avec tout ce qui s'est passé, ça fait du bien de temps en temps, de faire une pause. »

Et je pris une gorgée de limonade.


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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Lun 29 Aoû - 12:59

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Pia E. Divocci

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La jeune femme, acceptant votre proposition, s’installa avec un maigre sourire. Du coin de l’œil, tu observas en détail sa tenue : elle aussi succombait sous le zénith et ne se permettait que de légers vêtements pour ne pas étouffer sur place. Elle n’était pas vraiment plus habillée que ne l’était Isis, mais cela ne choquait personne dans ces endroits touristiques où il était fréquent de croiser des bikinis – canicule oblige. Elle avait un épais pansement au ventre, mais tu ne t'attardas pas dessus. Ses longs cheveux étaient maintenus par deux rubans parallèles, de chaque côté de sa tête, et malgré une frange assez longue on discernait bien ses yeux d’un bleu profond. Elle se présenta à son tour d’une voix suave, qui prouvait qu’elle venait de Fiore : Alice. Elle n’avait pas l’air plus âgée que toi (sans connaître l’âge réel d’Isis, tu avais cru comprendre qu’elle était de cinq ans ta doyenne, mais cela ne se voyait nullement tant son physique transpirait la jeunesse), mais ne paraissait pas être une de ces filles naïves restées dans les émois adolescents jusqu’à un âge trop avancé où elles étaient définitivement condamnées dans la routine acerbe que la société leur vouait. Rien que le fait qu’elle soit venue seule ici prouvait qu’elle n’était pas formatée pour devenir une mégère fiorienne : libre et pleinement consciente de sa liberté, elle ne paraissait pas dépendre d’une famille accaparante ou d’un fiancé jaloux. Tu aimais cette image que tu te faisais d’elle et tu espérais qu’elle se confirmerait rapidement. Au fond de toi, tu te lanças le défi, s’il s’avérait que cette Alice était prisonnière des démons inconscients de tel ou tel homme, de la libérer de ces entraves que tu haïssais. La domination masculine te révulsait plus que tout autre chose en ce bas monde. Ton émancipation à toi avait été longue et douloureuse, mais désormais que tu pouvais pleinement gouter à la joie d’être délivrée, tu ne souhaitais plus qu’une chose à toutes les femmes que tu croisais : de connaître un sort identique au tien.

_ Une limonade ? C’est marrant ça. » Prononça Isis en se penchant vers le verre qui venait d’être posé devant la brune. Elle te lança un regard amusé et vous partageâtes un bref rire en souvenir d’une scène de votre passé. « On ne se moque pas de toi, ne t’inquiète pas. C’est juste une longue histoire. » Tu levas ton verre pour boire une nouvelle gorgée, observant toujours Alice de ton regard peut-être trop inquisiteur. Tu la voyais perdre le sien dans l’assemblée qui vous entourait pendant qu’elle expliquait son besoin de profiter de cette pause – pause de quoi ? Elle resta évasive à ce propos. « Tu dis que tu es venue seule, mais à te voir on dirait que tu attends ou cherches quelqu’un. » Un simple constat dénué de reproche – tu ne voulais pas la vexer, et si c’était le cas, tu t’en fichais. Ton honnêteté n’avait pas à se soucier des états d’âme d’autrui. « Donc t’es en vacances ici ? C’est un endroit chic n’est-ce pas ? On a une chambre à l’hôtel pas loin, nous, c’est pas cher mais c’est en face de la mer, c’est tout ce qu’il nous faut. »
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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Lun 29 Aoû - 16:04

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Alice Claria Féamor

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_ Une limonade ? C’est marrant ça. »

Le regard espiègle que s'échangent les deux jeunes femmes me surprend sans plus. Après tout, elles ont l'air de bien se connaître, et de partager des choses comme je n'aurai jamais pu en partager avec qui que ce soit. C'est peut-être triste de voir les choses comme ça, cependant, c'est la simple vérité, aussi dure soit-elle. Pourtant, je n'étais pas sans attaches. J'avais vécu une renaissance il n'y a pas si longtemps, elle m'avait conduite vers Maël, puis vers Sabertooth. Je m'étais assagie depuis quelques semaines, faisant plus attention à mes actes, à mes manières de faire. Notamment pour la guilde, il était dans mes habitudes de respecter cette entité à partir du moment où j'en faisais partie, ce qui équivoquait à ne pas lui donner mauvais œil. Passer tant de temps en mission auprès d'eux ne m'avait de toute façon pas laissé de temps pour faire autre chose.

« On ne se moque pas de toi, ne t’inquiète pas. C’est juste une longue histoire. »

Un simple petit sourire en réponse, pour montrer que je ne le prenais pas mal. A regarder la scène d'un point de vue extérieur, juste une fraction de seconde, je fus surprise. Alice Claria Féamor, entourée par deux jeunes femmes avec qui elle avait décidé de s'installer. C'était … surprenant. Ce n'était pas le genre de choses que je faisais habituellement, restant plutôt dans un coin, ou m'invitant à une table pour jouer avec ceux qui s'y trouvaient.

« Tu dis que tu es venue seule, mais à te voir on dirait que tu attends ou cherches quelqu’un. »

Mes yeux se contentèrent de dévier sur la dénommée Pia, qui me fixait avec insistance, comme si elle cherchait quelque chose au plus profond de mes entrailles, peut-être pas jusqu'à des secrets … mais ce dont j'étais sûre, c'est qu'elle cherchait à sonder mon âme (était-ce d'ailleurs là un mot approprié ?), à me cerner : purement, et simplement.

« Donc t’es en vacances ici ? C’est un endroit chic n’est-ce pas ? On a une chambre à l’hôtel pas loin, nous, c’est pas cher mais c’est en face de la mer, c’est tout ce qu’il nous faut. »

Tournant la tête vers Isis, je posais mon verre sur la table et haussai les épaules, un sourire aux lèvres.

« Un endroit chic n'est qu'un lieu. Il suffit d'un rien pour qu'il finisse totalement détruit. »

Reprenant une gorgée, je reportai mon attention sur Pia.

« Tu as raison, je suis venue seule, et j'espérais que le hasard fasse bien les choses. Cependant, la personne que j'aurais aimé trouver n'est pas ici. Ce n'est pas grave, je suis là pour profiter quelques jours, après tout. »

Une petite inspiration, un nouveau brin d'attention sur la salle, et je me décidai à terminer une phrase en suspens.

« Mais tu as raison, Isis. Ce qui compte c'est de pouvoir se tenir en face de la mer. Je suis entièrement d'accord avec toi. »

Passant de l'une à l'autre, autant finir par une phrase lancée aux deux :

« Et vous, pourquoi être venue par ici ? Vous vous connaissez depuis longtemps ? »

Depuis combien de temps n'avais-je pas entamé une conversation sans intentions derrière, que ce soit pour découvrir ou amorcer quelque chose ? Il n'y avait pas de jeu, pas de manipulation, pas de mascarade ; rien ne se cachait derrière cette conversation.


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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Mar 30 Aoû - 10:40

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Pia E. Divocci

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Alice était drôlement cynique pour son âge : tu ne savais pas si elle se forçait à sourire pour paraître ou si elle était, simplement. Elle parla sans se retenir, répondant à vos phrases lancées un peu au hasard pour qu’elle se dévoile. Elle était belle et bien en quête de quelqu’un, mais n’offrit que peu d’informations dessus. Tu baissas les yeux vers sa limonade encore toute pétillante : ce n’était pas avec un breuvage aussi sain qu’elle allait être désinhibée. Vous alliez devoir tout faire pour la mettre en confiance. Les signes actuels étaient pourtant prometteurs : elle ne rechignait pas à répondre et le simple fait qu’elle se soit installée entre vous deux prouvait qu’elle était capable de beaucoup. Tu aimais cette impulsivité déguisée, ce laissé-allé contrôlé que tu devinais chez elle. Quand tu remarquas qu’Isis t’adressait un petit regard réprobateur, tu réalisas que tu n’avais pas quitté Alice du regard une seule seconde, toi et tes yeux quasi pernicieux, et tu détournas subitement la tête. Isis connaissait tes goûts pour l’analyse expéditive, tes a priori et tes jugements de valeur hâtifs. Elle savait que tu étais capable d’envoyer ton verre à la figure de la moindre personne qui te déplaisait. Elle n’avait visiblement pas envie que tu agisses de la sorte ici : tu la rassuras en lui lançant un petit sourire, signifiant que cette fois-ci, tu n’avais rien à reprocher à votre invitée.

_ Nous sommes ici pour profiter du beau temps. Sans réel but si ce n’est nous faire plaisir. Des vacances prolongées, sans se soucier de rien. L’extase du quotidien, la quiétude vis-à-vis de l’avenir, tout ça, tout ça. » Tu lui lanças un regard amusé, ta voix mimait presque les spots publicitaires qui amenaient à cet endroit touristique. Isis ne s’empêcha pas de rire, éternel bon public. « En fait on vient toutes les deux de Crocus, enfin moi je suis une expat’, de base. On ne t’apprendra rien en te dévoilant que la ville s’est faite explosée par des méchants magiciens d’Ajatar Virke. » Elle fit les gros yeux, comme se rendant compte qu’elle avait prononcé une parole qu’il ne fallait pas – elle jouait mal la comédie ; ou alors, elle la jouait trop bien. « On se connaissait rapidement, là-bas. Tu avais déjà visité l’ancienne capitale ? J’adorais cette ville, vraiment. Je ne suis pas de Fiore non plus, mais c’est là-bas que j’ai choisi de vivre, parmi tous les pays que j’ai foulé. Isis était serveuse dans un petit café sympathique, c’est là-bas qu’on s’est rencontrée. _ C’est là-bas que Pia amenait ses rencards. _ Mais nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous connaître. Il y a eu l’exode massif suite à l’explosion, tous les citadins répartis ici et là dans les autres villes, où les chanceux avaient de la chance d’être relogés, et où les autres devaient attendre... et puis un jour, nous nous sommes recroisées par hasard, ça faisait du bien de voir un visage familier parmi cette foule de visages inconnus apeurés. _ Et depuis, on ne s’est plus quittées. » C’était un résumé rapide de votre histoire, mais au moins, il était sincère. « C’est de Crocus que tu parlais ? Quand tu disais que les endroits chics étaient détruits. Car j’avais ma maison là-bas et elle était très chic. Ca me rend triste d’en parler. » Elle n’avait pourtant pas l’air moins enjouée que d’habitude, peut-être qu’elle se trompait de mots, n’étant pas encore pleinement débrouillarde avec la langue du pays.

Tu bus une nouvelle gorgée, terminant par l’occasion ton verre, que tu mis en évidence sur la table pour attirer un serveur qui viendrait t’en apporter un autre. C’était quelque chose que tu faisais : tu n’aimais pas héler les gens, tu préférais qu’ils viennent spontanément à toi. En général, c’est ce qui se passait, que tu le veuilles ou non. Le temps qu’on remarque ta demande muette, avec le bar qui était de plus en plus rempli, Isis et Alice auraient le temps de finir leurs verres, elles aussi.
« C’est peut-être vrai, que le hasard fait bien les choses. Du moins, j’ai longtemps compté dessus pour obtenir ce que je désirais. Mais j’ai réalisé que pour être pleinement satisfaite, il ne fallait pas être aussi passive. Que je devais provoquer les choses que je voulais voir se réaliser. J’ai longtemps attendu un homme, moi aussi. » Tu ne savais pas si elle parlait d’un homme, mais avec ta précision, tu aurais peut-être une indication. « Il n’est jamais venu. Avec le temps, je me suis rendue compte que cet état d’attente perpétuelle, à désirer que le hasard satisfasse mes exigences, était totalement malsain. J’en devenais mauvaise. Je suis contente que ce soit de l’histoire ancienne. Oublier un homme, c’est la meilleure thérapie. » Tu rejetas la tête en arrière, maintenant ton chapeau, pour laisser les derniers rayons du soleil baigner sur ton visage. Mais tu te redressas rapidement pour discerner le visage d’Alice et savoir ce qu’elle penserait de ton intervention.
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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Mar 30 Aoû - 12:12

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Alice Claria Féamor

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Pia avait raison, d'un certain côté. Subsister passivement dans sa propre existence n'était peut-être pas la meilleure chose à faire.

« Je suis las d'attendre quelque chose venant des autres, surtout lorsqu'ils finissent par être les fantômes d'une lointaine vie. »

Un simple constat. Ce que j'avais vécu comme abandon, relation après relation, amitié après amitié ; je le voyais désormais autrement : c'était du passé, un passé qui appartenait à une autre Alice. Celle que j'avais pu être, pour vrai, mais dont la carapace avait sauté trop violemment pour qu'une once de ce qu'elle était subsiste réellement.

« Alors à vouloir trop provoquer tes désirs, s'en revient à donner l'opportunité à l'espoir de te blesser. »

Haussant les épaules pour marquer cette lassitude, et à la fois cet engouement pour laisser les choses se passer sans intervention extérieure ; je finissais mon verre.

« Non. Je préfère laisser le hasard s'en charger. Je jette juste un coup d’œil, mais je n'attends plus rien. »

C'était peut-être bien un mensonge que je me faisais, mais je n'en montrais rien : je ne faisais pas que jeter un coup d’œil. Au final, peut-être bien que l'espoir allait me blesser. Fallait-il donc lâcher prise ? N'était-ce pas ce que je faisais, en venant ici ? En m'octroyant ces quelques jours ?

« Je n'étais pas à Crocus lors des attentats. J'étais à Shirotsume, la guilde devait défendre la ville, accompagnée d'autres mages encore. »

Un petit sourire nostalgique à ce qui me semblait désormais si lointain. Blue Pegasus. Et cette once de colère qui passait dans mes yeux, alors que le visage de Chris m'apparaissait.

« Mais comme vous devez le savoir, on a échoué. »

Levant les yeux au plafond, mon corps se renversant légèrement vers l'arrière, retenu par la chaise ; je répétai simplement, à mi-voix, les paroles d'Isis. des méchants magiciens d’Ajatar Virke.

« Le bien, le mal, c'est dur de nos jours, de les dissocier. Après tout : ce qui est bien pour moi, ne l'est pas forcément pour mon voisin. »

Pour souligner cette phrase, mon doigt était venu nommer un homme à une table voisine. Celui-ci avait remarqué le regard méprisant qui allait avec. J'avais pu entendre quelques bribes de conversation déplaisantes. Alors qu'il maintenait le regard, je levai un sourcil, plus stricte. Il lâcha l'affaire. Mais lui comme moi savait que ce n'était que partie remise. Monsieur allait très certainement tenter quelque chose à un moment ou un autre de mon séjour.

« Quand tu es en plein milieu des hostilités, que tu te bats avec tout ce que tu as, et que tu dois faire des choix, que tu dois agir vite, tu t'en rends vraiment compte. »

Poussant à mon tour mon verre et me rendant compte que le serveur n'y faisait pas attention, je pris possession de ses vêtements pour le pousser jusqu'à la table. Alors qu'il nous lançait des yeux plus grands que ceux d'un poisson, n'ayant pas vraiment compris ce qui lui était arrivé, il se contenta, hébété, de poser nos verres sur un plateau.

« Avec ceci ? »


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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Sam 3 Sep - 17:50

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Pia E. Divocci

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Alice se dévoilait toujours davantage pendant que tu l’écoutais tranquillement, observant ses gestes succincts alimenter ses propos. Avec une certaine désinvolture, elle attira à votre table le serveur, qui n’osa rien dire en voyant l’air concentré de la brune : comme s’il savait que toute parole qu’il prononcerait n’attendrait jamais cette étrange femme. Quand il demanda ce que vous désiriez, tu pris les devants avant même que tes deux compagnons ne puissent ouvrir la bouche : « Vous vous souvenez de mon premier verre ? Oui – et bien il nous en faudra trois comme ça. » Tu voulais profiter de ta soirée et un bon cocktail allait t’y aider : tu savais qu’Isis adorait le punch, et tu te demandais si Alice allait accepter de gouter à une boisson alcolisée – après tout, elle n’avait pas le choix, le serveur était déjà parti. Sans rajouter un mot, tu lanças à votre invitée un sourire malicieux, presque porteur d’excuses.

Le bar était désormais rempli, la période d’affluence atteignant son pic pour la soirée. Les conversations se mélangeaient avec les rires, les éclats, la musique qui émergeait de l’intérieur comme des enseignes voisines, créant un fond sonore presque assourdissant tant les rythmes se heurtaient les uns aux autres. Isis, qui semblait se retenir de parler depuis quelques secondes, se relâcha enfin pour poser la question qui lui brulait les lèvres.
« Alice, tu as bien dis que tu étais dans une guilde ? Donc tu es mage ? » Elle semblait impressionnée. Toi, pas tant que ça : tu regardas brièvement sa blessure à l’abdomen. Une mage qui se rendait sur les fronts pendant les combats importants. Tu imaginas cette fille se mesurer aux criminels d’Ajatar Virke, comme Maël. « Shirotsume, c’était leur ville de diversion, c’est ça ? Les gens murmurent des choses tellement contradictoires que c’est difficile de savoir la vérité, même après tout ce temps. Qui croire ? Que voulait Ajatar Virke ? Ils sont forts, ils ont rasé la capitale, et peut-être que, comme tu étais au premier plan, tu es davantage renseignée que moi et tu ne seras pas d’accord avec ce que je vais dire, mais… mais j’ai l’impression qu’il s’agit de personnes solitaires, sans buts réels que de chercher, justement, un but valable à leurs vies. Des solitaires qui se sont rassemblés pour une cause qu’ils estimaient utile. Pour montrer au monde qu’ils existent malgré tout, malgré le rejet de la société. Quoi de mieux pour attirer l’attention que de faire exploser des villes ? Et maintenant que c’est fait, aucune nouvelle. Où sont-ils ? Ils ont montré au peuple qu’ils étaient là, et désormais tout le monde connaît leur nom. Mais au final, ils ont accompli leur but initial, et se retrouvent donc sans aucune vocation, dans la même situation qu’ils ne l’étaient avant : le monde les connaît, mais jamais ils ne pourront se réintégrer dans le monde. J’ai presque pitié d’eux. » Tes interrogations étaient presque faussées : tu avais des informations sur un mage d’Ajatar Virke que personne n’avait. C’est d’ailleurs ta rencontre avec Maêl qui t’a conduite a interpréter les choses de la façon dont tu venais de l’exposer. De ton point de vue, Ajatar Virke était un groupuscule de désespérés qui n’attendaient que le jour de leur suicide collectif.

Le serveur vint placer les trois cocktails similaires devant chacun de vous. Comme triomphante, tu levas légèrement ton verre vers le ciel, puis tu avalas une nouvelle gorgée fruitée.
electric bird.
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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Lun 5 Sep - 17:17

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Alice Claria Féamor

Sabertooth

Click



Sun Goes Down
Pia x Alice



Mes yeux coulissèrent vers Pia, qui avait entrepris de prendre la parole et de choisir pour tout le monde, avant de tourner son visage vers moi, en un sourire d'excuse. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien avoir commandé ? Le serveur disparaissait parmi la foule de gens, qui devenait bruyante.

« Alice, tu as bien dis que tu étais dans une guilde ? Donc tu es mage ? »

Un vague sourire étira mes lèvres, presque amusé. Portant le haut de mon corps légèrement vers le haut pour me permettre de faire coulisser légèrement mon bas, je dénudais tout juste le creux de ma hanche - dans une légère grimace face à la plaie sur mon abdomen -, où était niché mon tatouage de guilde.

« Alice Claria Féamor, mage de Sabertooth, pour vous servir. »

Me rasseyant comme il fallait, je croisai les bras.

« Mais à l'époque je faisais partie de Blue Pegasus. »

Jetant un coup d’œil à Isis, je remarquai ce regard presque fasciné, comme si j'étais une sorte d'idole, de star, ou je ne sais quoi d'autres ; alors que je ne faisais que faire ce pour quoi j'étais douée. J'avais toujours été mage, et je ne m'étais d'ailleurs jamais posée la question d'un possible autre futur que celui où je faisais partie d'une guilde. C'était évident.

« Shirotsume, c’était leur ville de diversion, c’est ça ? Les gens murmurent des choses tellement contradictoires que c’est difficile de savoir la vérité, même après tout ce temps. Qui croire ? Que voulait Ajatar Virke ? Ils sont forts, ils ont rasé la capitale, et peut-être que, comme tu étais au premier plan, tu es davantage renseignée que moi et tu ne seras pas d’accord avec ce que je vais dire, mais… mais j’ai l’impression qu’il s’agit de personnes solitaires, sans buts réels que de chercher, justement, un but valable à leurs vies. Des solitaires qui se sont rassemblés pour une cause qu’ils estimaient utile. Pour montrer au monde qu’ils existent malgré tout, malgré le rejet de la société. Quoi de mieux pour attirer l’attention que de faire exploser des villes ? Et maintenant que c’est fait, aucune nouvelle. Où sont-ils ? Ils ont montré au peuple qu’ils étaient là, et désormais tout le monde connaît leur nom. Mais au final, ils ont accompli leur but initial, et se retrouvent donc sans aucune vocation, dans la même situation qu’ils ne l’étaient avant : le monde les connaît, mais jamais ils ne pourront se réintégrer dans le monde. J’ai presque pitié d’eux. »

Face à ce discours mûrement réfléchi, je haussai simplement les épaules, fermant les yeux.

« Comme tu l'as dit, les gens murmures. Beaucoup de rumeurs circulent. Si c'était leur ville de diversion, ça je ne le sais pas. Je me rappelle juste cette silhouette blonde s'attaquant aux civils qui tombaient comme les gouttes d'un torrent de pluie. Une pluie froide et rouge écarlate. J'ai été gravement blessée ce jour-là, et seule l'intervention des médecins a permis que je ne garde une cicatrice que très peu visible. »

Montrant ma hanche, je suivais du bout des doigts une légère traînée, un peu plus pâle que le reste de ma peau.

« Ce jour-là, c'est le feu qui m'a sauvée. »

Soufflant, l'amertume de ma défaite me revînt en bouche, alors qu'un murmure sortait de ma bouche, berçant ce moment du passé que je me remémorais.

« Raaah. J'étais pourtant si bien entrée en scène. »

Haussant de nouveau les épaules, je plantai mes yeux dans ceux de Pia, sûre de ce que je disais, car j'en connaissais un bout. Outre ma relation avec Maël, j'avais rencontré cet autre blond, qui lui ressemblait étrangement, d'un certain côté.

« Tu me demandes qui ils sont ? Certains d'entre eux ne connaissent même pas le but de leur propre guilde. C'est comme une pyramide, ceux qui entrent en scène ne sont pas les instigateurs. Je ne dirais pas pour autant que ce sont des pions. Mais ... »

Pesant mes mots pour tenter de cacher la raison pour laquelle je savais ces informations, je continuai :

« Ils ne sont pas tous des assassins sans âme ni pitié. Toi comme moi nous aurions pu entrer à Ajatar Virke. Ils ne suivent pas de cause utile comme tu peux le penser. Ils ont chacun un but, qui n'est pas celui des grandes têtes, et ce n'est certainement pas pour se montrer et faire comprendre au reste du monde qu'ils existent. Ajatar Virke n'est pas une entité qui donnent un but à leur vie, c'est le tremplin qu'ils utilisent pour accéder au but de leur vie. »

Des vérités que je n'avais que trop bien compris en côtoyant Maël. Pour autant, je n'en parlais jamais avec lui. Si un jour il voulait m'en parler, il le ferait.

« Mais tu as raison. Ils sont solitaires, même s'ils sont ensemble. »

Suivant Pia, j'humectais mes lèvres dans la boisson fraîchement servie.
Alcool.
Pivotant de nouveau mes yeux vers la jeune femme, j'en bus une gorgée, savourant le côté sucré.

« Ce que j'en ai retenu par contre, c'est qu'au contraire de la plupart des mages de guildes illégales, aucun d'eux ne peut être sauvé, car ils ne sont pas perdus. »


Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA

_________________________________________________________________________


Alice's Soundtrack 1&2

#576D8F ~ #097CBA ~ #B86E6E

Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   Sam 15 Oct - 15:57

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Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

Sun Goes Down
Alice et Pia

Alice Claria Féamor – c’était son nom. Directement, à son écoute, tu tiquas. Elle n’était pas célèbre, non, du moins pas à l’échelle nationale. Pourtant, son identité maintenant dévoilée te disait quelque chose. Alors qu’Isis écoutait avec attention ce qu’elle racontait, tu t’éloignais dans tes pensées brumeuses pour essayer de mettre le doigt sur ce qui t’intriguait autant que cela. Mais malgré ta mémoire infaillible, tu ne trouvais toujours pas ce dont il était question : il ne te faudrait néanmoins que quelques secondes supplémentaire pour remonter le souvenir de ta vie jusqu’au jour où tu avais entendu ce mélodieux patronyme.

_ Tu as raison, Pia aurait pu y rentrer. Hein, Pia ? Maël te l’a proposé l’autre fois. » L’interpellation d’Isis ne suffit pas à te sortir du long chemin mental. Ton regard restait perdu dans le vide pendant que tu buvais sans t’en rendre compte ton cocktail délicieux. Il y eu un silence où Isis te contempla de longs instants, attendant ne serait-ce que la moindre réaction, comprenant que tu recherchais, une nouvelle fois, un souvenir dans les abysses de ta mémoire.

Enfin, tu mis la main dessus. Reposant le verre lentement, un sourire particulier sur les lèvres, tu pris ton temps avant de tourner la tête vers la nouvelle venue.
« Alice Claria Féamor. Je vois la ressemblance, désormais. Tu es la sœur de Jasper. » Tu eu un léger rire, analysant sa réaction. « Il te cherchait encore, il y a quelques mois. Je l’ai quitté à Pal. C’est un garçon assez chic, même s’il a failli me tuer. _ C’est ce garçon qui a un esprit, c’est ça ? _ En effet. Il n’avait pas l’air d’avoir de bonnes fréquentations, tu devrais le surveiller, Alice. Quoique, peut-être que tu es pire que lui : tu parles comme si tu côtoyais les mages d’Ajatar Virke. » Regard amusé pendant que tu terminais ton verre d’une traite. Les dernières paroles d’Alice témoignaient de sa grande implication sur le sujet : là où tu n’émettais que des hypothèses frivoles, elle avait répondu avec dextérité, sûre d’elle. Tu aurais aimer utiliser ta magie sur elle pour connaître la vérité, mais si elle était aussi impulsive que son frère, tu risquerais gros à agir de la sorte ; Jasper t’avait presque tuée sur place quand il avait réalisé que tu lui avais lancé un sort, pourtant inoffensif. Et puis, vous étiez toujours en vacances, la magie, tu peux t’en passer... du moins tu l’espérais.
electric bird.
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 MessageSujet: Re: Sun Goes Down ∆ Alice et Pia   

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