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Pèlerinage hasardeux
 MessageSujet: Pèlerinage hasardeux   Mar 12 Juil - 14:40

Duncan Nightingal

Indépendant Illégal

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Ensoleillement d'une journée parfaite par les soins d'une myriade de rayons salvateurs; mélodie enchanteresse orchestrée par le talent infini d'une nature tout émoustillée, avec les oisillons perdus sur les tuiles pour chorale et le strident sifflet que le vent provoque en se râpant contre l'urbanisation de Marguerite... L'innocente cité au nom transpirant la candeur de sa populace ne renferme aujourd'hui que toutes les sources de sérénité du monde. Rien que ça. Là où les pavés sont à peine surélevés, et se fendent pour libérer la voie à l'aqueuse linéarité du fleuve qui transcende la cité; berçant celle-ci dans le climat presque exotique et sous l'intonation fluette de l'eau ruisselant contre la roche qui fonde le bourg...

... Une rencontre aura lieu, tu en es certain. Au fil de l'harmonie, les pas de l'étranger que tu es se perdent dans les rues, à la recherche des fractions du Passé qui renforçeront l'une ou l'autre de tes motivations hasardeuses. Les pensées naturellement troublées chez toi se relient et s'emmêlent, se séparant du trouble habituel provoqué par tes milliers de songes; soulagé que tes réflexions conviennent à la douceur du jour, tu étends un large sourire, alors que tu encaisses le brûlant rappel du Soleil là-haut dans le ciel sous ton sombre revêtement. Les mains dans les poches, tu es le reflet parfait de l'insouciance qui t'anime; embaumé dans la jovialité et la chaleureuse ambiance de l'endroit, tu esquives les quelques passants en les saluant aimablement quand eux le font. D'autres n'osent pas, et préfèrent te gratifier d'une œillade lourde en arrogance ou en crainte à la perception symbolique de toute ton intégrité...

... Tu es joyeux, heureux, réconforté par la beauté de ce Dimanche. La fin de la semaine fut délicate et affectueuse; Dame Nature ne t'a jamais autant aimée. Elle a abandonnée les violentes pluies torrentielles de la semaine pour récompenser le peuple d'un bain de lumière dans lequel tout le monde est galvanisé. Les Maux n'y coupent pas; tu es flamboyant, en ce dénouement de Week-end ! Un large sourire tranche ton visage avec un charme subtil, alors que ton regard est couvert par l'incognito de ta mèche rebelle. Ta chevelure rouquine absorbe la clarté céleste, ressortissant alors de plus belle comme pour mieux dépeindre l'amabilité qui t'embrase si exceptionnellement. Détaché de tout, tu te lances aléatoirement à la découverte du monde; trop curieux pour gâcher ton temps à tuer ou autre... Pour le moment.

Tu ne peux t'empêcher de délester un ou deux soupirs sur ton chemin, l'haleine bienheureuse et apaisée. Tu es un tout autre homme que d'habitude... Si les plus pieux des hommes parvenaient sur ton passage à frissonner quand ils ressentaient la malveillance que tu nourris si généreusement, le reste du monde ne fait que te rendre ta gentillesse au centuple ! Ton regard, fin et plissé, signifie pourtant le brin de sérieux qui te permet de rester maître de ta petite situation. Le minois assuré que tu dépeints ainsi n'est qu'une des nombreuses facettes que tu aurais aimé placer aux devants d'une telle scène... Mais difficile de t'en détacher, maintenant que tu la porte. Tu assumes néanmoins ton choix avec une fierté inébranlable. Ta découverte du Paisible s'approfondit dans les grandes rues de la cité, où tu t'engouffres nonchalamment, à la recherche de ce qui saura accrocher ton regard plus longtemps que les autres détails...

... Et, ce ne sera pas aussi ardu qu'il n'y paraît. Marguerite n'a rien de bien particulier, si ce n'est ce que tu convoites tant. Une ville aux façades semblables à n'importe quel germe civilisé poussant à travers Fiore. Cependant, ce n'est pas un frein à ton allégresse d'esprit. Le menton haut, peut-être un peu trop arrogant sur les bords, tu tords du regard la nouvelle bâtisse devant laquelle tu t'es arrêté. La jugeant de haut un bas, pas un élément n'échappe à ton iris minutieux. La pupille rutilante, tu définis peu à peu les lieux, ta tête fixée sur tes épaules et ne tournant pas d'un pouce. Il n'y a plus que toi, au milieu d'une place à peine visitée, face au mastodonte d'architecture. Tu fais peut-être un peu tâche au milieu de ce si triste paysage, contrastant drôlement avec la foule qui passe encore sur les routes et trottoirs juste à côté. Ton rictus s'en retrouve malgré tout mûri et donc élargi, alors que tu te complais à cette majestueuse vision d'antan...

"... Ci-gît Lamia Scale, ancienne guilde légale dont la réputation n'a pas pris son temps pour s'effriter." Prononces-tu à voix haute, sur un ton théâtral et grave, alors que tu brandis tes mains desserrées en l'air comme pour présenter le siège de la fameuse Lamia. La sorte de tour reposait entre deux pâtés de maisons austères, et se bardait encore du signe représentatif de ladite guilde. Toi, tu en faisais l'éloge sur une allure presque moqueuse, à l'écart de tout spectateur pensais-tu...

... Tu étais ravi. Soulagé. Empli d'une puérile satisfaction, alors que tu paraissais jouer les matures comiques ternissant un peu plus l'image d'un défunt pourtant si longtemps respecté. La vérité, c'était que tu aimais cette tombe gigantesque... Observer les pertes du beau monde sous tous ses contours fait parti de tes passe-temps favoris. Tu ne sais pas vraiment pourquoi ni comment cela fonctionne; un froid chaud te pétrifie d'affliction et d'enthousiasme en même temps. La simple vue de ce souvenir en marbre te torture avec un nouveau paradoxe... Tu t'agites légèrement sur place sous les pulsions de tes sentiments refoulés et de ton admiration à moitié reconstruite; tu ne sais pas quoi ajouter de plus. Tu es là, comblé et ravagé en même temps... Tes yeux se crispent comme pour pleurer ta part de mélancolie, et tes lèvres s'affinent pour articuler ta moitié de complaisance.

Dans la ville fissurée entre les générations, un homme est scindé entre le Bien et le Mal. Sans savoir comment réagir, il lui faudrait bien une aide extérieure pour le faire progresser...
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 MessageSujet: Re: Pèlerinage hasardeux   Mer 13 Juil - 14:30

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Eileen Fa Long

[M] Iratus

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Melancolia
PV Dun(e)


Il y a bien des choses qui m’ont ramenée vers Lamia Scale, depuis sa fin. Le silence plein de mot de mes camarades lorsque je rentre de mission, l’étrange sourire d’Elias lorsque je fais preuve d’autant de fermeté et de violence qu’Obaba, la gentille mélancolie des gens lorsqu’ils posent leur regard sur le tatouage vert d’eau qui orne toujours ma cheville.
Il y a aussi cette éternelle question, à chaque fois que je doute, seule dans mon bureau. Qu’aurait-elle fait, à ma place ? J’ai mis un long moment, mais j’ai fini par me persuader que, si elle l’avait dû, elle aurait fait comme moi. Je pense que c’est pour ça, qu’elle ne m’a pas retenue lorsque j’ai abandonné Lamia Scale. Elle savait que ce que j’allais faire et, comme une mère, elle me tendait le flambeau en disant « Vas-y mon enfant, montre leur ce qu’un Lamia peut faire. ». Je me dis que j’ai fait le bon choix, quand je vois les autres, ceux qui évoluent à la guilde. Ils sont souriants, pleins de vie. Et les chahuter un peu en cachant mon instinct mère poule me réchauffe le cœur. Toutes les sensations que j’éprouve à leur contact, nouvelles et moins nouvelles, me donnent le tournis. Un peu comme si, en fondant Iratus, j’avais délibérément choisi de briser ma coquille et d’accepter de lier mon avenir à ces gens et à ce pays qui n’est pas le mien. Pourtant, parfois, la mélancolie revient. C’est dans ces moment-là que je pars un peu, en laissant Arzel gérer même si je sais d’avance que ce ne sera qu’un vaste fiasco.


Journal d’Eileen, non daté
.

Il y a quelque chose d’étrange dans l’air de Marguerite. Eileen ignore quoi, mais tout lui parait lourd et pataud à son contact. Un peu comme si la petite ville et sa dynamique s’était enrayée, depuis la fermeture de Lamia Scale. On ne voit plus les mages de la guilde roder dans le coin, plutôt que de revenir, fuyant le vieux monstre qu’était Obaba lors des distributions de missions. Les tavernes et les bars sont moins plein, les commerces de magies se sont éteint, les uns après les autres sans émettre le moindre cri de détresse. Tout ce qui faisait de Marguerite une ville de mage a disparu en un éclair et c’est cette constatation qui donne mal au cœur à la jeune femme. La pureté et la candeur des bons vivants flottent malgré tout, mais il manque quelque chose. Un petit éclat, timide, qui donnait à ces lieux, toute leur magie. Le plus ironique, dans l’histoire, c’est que l’éclat auquel Eileen pense n’est pas la présence des mages mais bien la voix tonitruante d’Obaba qui perçait même à travers le double vitrage du bâtiment.

Même si cela lui coute de l’admettre, la brune reconnait que cette folle furieuse lui manque. D’un pas lent, presque solennel,  la soldate traverse la ville comme un fantôme. Elle ignore les regards curieux des habitants, de ceux qui l’ont reconnues comme de ceux qui ignorent qui elle est, elle et son tatouage d’une guilde au temps révolu. Elle entend aussi les murmures, savourant la rumeur qui nait à la suite de chacun de ses pas. Est-elle là pour recruter ? Est-elle là comme courant d’air, parmi les autres ? La réponse est simple, mais Leen sait que peu de gens y penseront. Elle est là, tout simplement. Elle est là parce qu’elle a besoin de revenir sur ses pas pour méditer et contempler les erreurs qu’elle a commise. Bizarrement, Changeling ne ronronne pas. Depuis quelques temps, il est resté désespérément silencieux, comme s’il attendait quelque chose de particulier. Un déclic, peut-être. Un truc nouveau, pourvu que cela rende sa propriétaire folle. Pas à pas, le bâtiment de Lamia Scale apparait à l’horizon. Il n’y a plus personne, à son alentour. Un peu comme s’il faisait office de mirage, au milieu de la ville en expansion. Il commence à tomber en désuétude, malgré un semblant d’entretien à quelques endroits. La non mage reconnait le travail de quelqu’un. Elle l’imagine même communs aux habitants et aux quelques Lamia nostalgiques qui se refusent à partir. Elle ne les comprend que trop bien. Comment une guilde, non, LA guilde d’Obaba avait-elle pu s’étioler ainsi ? Personne ne sait. Personne ne saura. Lamia Scale était partie comme elle était née et, encore une fois, c’était un secret dont seule la maitresse détenait les clés.

Eileen s’arrête au centre de l’esplanade, face à l’entrée. Silencieuse, elle se plonge dans la contemplation de son ancien chez elle en regrettant l’absence de Sorrow. Le hongre adorait cette baraque. C’était étrange, parce que jamais la soldate n’avait connu lieu plus bruyant mais c’était un fait. Sa monture revenait toujours devant elle, entre deux missions. Si la mélancolie existait chez le cheval, on pourrait sans doute affirmer que même à lui, la guilde manque. Leen hésite à avancer. Bien que de retour, elle ne se sent pas spécialement bienvenue. Elle a franchi le porche des centaines de fois mais cette sensation déplaisante d’écrasement est toujours là. Si Lamia Scale a rendu l’âme, l’aura du bâtiment, elle, est restée intacte. La jeune femme déglutit et inspire profondément. Mettant un pied devant l’autre, elle finit par emprunter le chemin pour rentrer dans le hall. Elle n’entend presque plus la vie de la ville, tant les souvenirs affluent à elle. A quelque mettre, elle se souvient avoir fini cul par terre après qu’Obaba l’est faite tournée. Plus loin, elle remarque l’endroit où elle attachait Sorrow, il y a encore quelques mois. A quelques mètres, elle avait appris à Teneo à monter à cheval. Là-bas, elle était tombée de sommeil et s’était fait marcher dessus par erreur. Un soupir à fendre le cœur s’échappe des lèvres de la brune. Il y a tant à se souvenir, juste en restant sur le pas de la porte.

C’est alors qu’Eileen le voit. Roux comme un feu de forêt, il est là, droit comme un piquet au milieu de l’allée. La première chose qu’elle en retient, c’est qu’il a l’air un peu bêta, juste comme ça. S’il revient en pèlerinage, pourquoi n’est-il pas entré, tout simplement ? Sans faire de bruit, la jeune femme s’approche. Elle ne se souvient pas de lui. Il n’est pas d’ici, elle s’en doute mais elle ne voit pas pour autant ce qu’il y faisait. Hommage à un proche, peut-être ? Des gens avaient-ils eu l’audace d’établir un camp de fortune dans la guilde ? Elle en doute mais tout est possible avec les civils, d’autant plus s’ils haïssent les mages. Elle tend la main pour lui toucher l’épaule mais s’arrête en entendant sa voix. Aussitôt, la brune rajoute des adjectifs à son interlocuteur. Imbu de lui-même. Idiot. Irrespectueux, aussi. Mais réaliste, au final, et ça ne l’en rendait que plus horripilant. Le bras de Leen retombe à son côté. A quoi bon troubler la jouissance malsaine d’un crétin ?

« Si je puis me permettre, vous êtes mal renseigné. Ce n’est pas la réputation mais la guilde, qui est morte. Tout le monde sait ce que vaut un Lamia Scale. Tout le monde sauf vous, peut-être. » Et à peine a-t-elle prononcé ces mots qu’elle voit le visage du jeune homme se brouiller. Elle y lit des mélanges d’émotions contradictoires qui l’inquiète. La Fa long s’était attendu à beaucoup de chose, mais pas à cette étrange tristesse emballée dans une obligeance à gerber. C’était bizarre. C’était anormal et cela la perturbait d’autant plus que tout en lui manifestait cette indécision. Des pieds à la tête, son corps n’était pas d’accord avec lui-même. Un clignement de paupière sur ses yeux en amandes, une moue perplexe et la soldate reprend. « Vous êtes un drôle de type. Vos paroles ne reflètent absolument pas ce que vos yeux montrent. Vous êtes sûr que vous allez bien ? » Eileen a bien lu quelque chose, à propos d’émotion contradictoire, mais c’est la première fois qu’elle en voit, pour de vrai. Elle met un long moment à troubler le silence. « Vous avez perdu quelqu’un, c’est ça ? »
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 MessageSujet: Re: Pèlerinage hasardeux   Ven 15 Juil - 15:02

Duncan Nightingal

Indépendant Illégal

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Il n'y a pas un autre homme pour se tromper dans ses idéaux comme tu le fais. Le pauvre et misérable peuple insensé, opiniâtre en son mal et aveugle à son propre bien ne peut injecter une vie aussi brisée que la tienne dans la chair d'un fou semblable de près ou de loin à tout ce qui permet de te qualifier d'autant. La fébrilité de ta posture n'est due qu'à l'extravagante aliénation se répandant à travers ta chair. Les portes de la Raison ont cédées dans tout ton corps sous la pression du dément afflux, mais d'une façon ou d'une autre... Il n'y a aucun véritable débordement. Ton entièreté conserve l'excès et l'assimile, le maquille en un jeu de théâtre poussé à un extrême si puissant qu'il en devient étonnamment ridicule.

Tu ne te sens pas prétentieux pour autant de faire un constat si bref et véridique; de douces et placides prunelles froncent de perplexité à ton observation. Tes paroles sont nauséabondes de moqueries, mais elle avait bien remarqué ton reflet contraire détaillé par un langage du corps incompréhensible. La sagesse ne te seyait guère, et ne te siéra jamais après non plus. L'impression d'affliction perpétuelle que tu exaltes semble avoir condamnée cette opportunité pour toujours...

... Et pourtant, tu te nourris des dires incertains au son si féminin pour attiser le feu de ton assurance. Tu es replendissant d'une beauté que peu reconnaissent; les autres la gratifient de médiocres adjectifs synonymes d'insultes; et qui pourtant est universelle : Têtu ? Dingue ? Non... Pour une raison ou pour une autre... Tu es simplement déterminé.

Reste encore à saisir l'origine de cette fervente conviction... Si le fond de ton esprit le sait, tu te gardes d'y penser trop et soutiens un suspens déraisonnable, puisqu'il n'y aura seulement toi et que toi pour le deviner. Lorsque tu penses au voile de mystère absurde qui doit t'envelopper face à l'étrangère qui pointe enfin le bout de son nez... La maladresse de ta contrariété charnelle se dissipe en un clin d'œil. Et tu sens une irrégulière vague de chaleur se frotter à ta chair, t'embaumant à nouveau d'ambitions extraordinaires et aux airs si petits. Tu as envie de faire une grande impression, en fait. Mais en premier lieu, quand ton visage braque avec soin le charmant rictus de ton insouciance, ainsi qu'une paire de pupilles plissées selon un sérieux irréprochable; c'est l'éclat perçant de te malicieuse jovialité qui se fera d'abord ressentir. Tu râcles un ton grave et poétique à la suite d'un ricanement suave, ta posture se faisant mille fois plus ferme; comme si la confusion d'antan n'était qu'un vieux masque décrépi... Et pourtant, les Dieux savent comme il était sincère.

"Mais qui n'a pas perdu un proche, avec cette guilde... ? Moi... J'irais plus loin. J'avouerais avoir perdu "contre" cette guilde, même." Ton regard cherche momentanément le pardon, d'un mouvement de tête léger signifiant un certain geste implorant, avant que tu ne refermes le piège sur la fille... "Mais je me dois de ne pas pleurer la Mort ! Je ne puis non plus vous expliquer toute l'excentricité que cela m'inspire... Ah, non..." Chantonnes-tu presque, alors que d'un vif tour de main... Tu te retrouves à engager contre son gré la demoiselle dans une valse sur laquelle tu règnes en prime abord ! Tes phalanges se faufilent d'une part contre sa hanche, d'une autre entre les siennes, et te voilà à faire littéralement danser la belle sous les feux du Soleil ébahi, au rythme enjôleur de l'urbanité de Marguerite.

Un pas devant l'autre; en avant, puis un arrière, de côté; et une petite pirouette ponctuant l'enchaînement, à la manière d'un maître cavalier guidant l'éhontée à travers le traquenard de la surprise. Si l'autre ne suit pas, ta concise gestuelle te permettra de la remettre sur le droit chemin; corrigeant ainsi ses faux pas et ses erreurs de raisonnement. Tu parais fou et complètement décalé... Et tu es en fier. Tu en es heureux et satisfait. Pourtant, n'importe qui saura frémir sous l'expression de la maîtrise totale que tu étends sur la scène. En contraste magistral avec ta perdition de tout à l'heure, te voilà sûr de chaque mouvement, chaque détail et chaque visage... Tu n'as qu'à penser pour que cela arrive.

"Vous ne pouvez cependant pas me contredire ! Dans un monde où la magie se fait de plus en plus détestable, que peut-on penser d'une guilde qui réunissait auparavant des modèles en la matière ? Ceux qui n'ont pas finis comme Lamia Scale en paient aujourd'hui le prix ! Tout ceci est parfaitement confus..." Articules-tu ouvertement, sur ce plateau de danse où seuls deux protagonistes se balancent dans la grandiose valse...

... Et finalement, tu achèves la fusion avec une expertise incomparable; tu raffermis affectueusement le bras qui ceinture le bassin de l'étrangère avant que tu ne serres tes pieds au sol... Et tu t'inclines contre ta partenaire, la poussant à suivre le dénouement en s'abandonnant à la gravité contrecarrée par tes appuis solides. Ta mèche n'a jamais cessé de barrer ta vue de moitié, mais c'est un détail que tu aspires à conserver; appréciant ce soufflet d'incognito et de consternation que tu laisses humer à travers chaque geste et chaque mot. Tu conserves alors la position, défiant l'indifférente dans une parole murmurée, leste et souveraine, alors que ton cœur s'éprend d'une musique unique et encore indescriptible... "... Comprenez-vous seulement où je veux en venir ?"

Attention mesdames et messieurs... Ça va commencer ~
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