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Heartbeats Disorder | Cal'
 MessageSujet: Heartbeats Disorder | Cal'   Sam 4 Juin - 14:16

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Heartbeats disorder


Putain de merde, Oméa. Tu cours à travers la rue pour mieux échapper à tes poursuivants. T’es tombé les deux pieds dans un traquenard. Pourquoi ? Parce qu’on t’a dit qu’on avait un message d’Enya pour toi. Quand t’es arrivée, il n’y avait personne. Tu as attendu, un peu, puis quand t’as fait mine de partir, tu t’es aperçue de leur présence. Et il était temps. Si tu avais eu une seconde de retard, tu aurais pu finir achevée dans le caniveau. T’as tout juste eu le temps de voir la paire d’aile de ton poursuivant quand il t’a enfoncé son couteau dans le flan. Tu vas tout droit, au mépris de la gêne de la blessure que tu sens s’agrandir, faute de te provoquer une quelconque douleur. Tu fonces vers la rue marchande pour te perdre dans la foule en ignorant le mal de crâne lancinant qui commence à troubler ta vision. D’un geste sec, t’arrache brutalement l’arme et la renifle avant de lâcher une bonne demi-douzaine de juron. Du poison.
Tu la glisses dans ta jarretière et tu entres dans le flot d’acheteur du dimanche. Tu dois ficher le camp, avant que qu’on puisse te rattraper. T’avances au hasard en donnant des coups de à droite à gauche, sans vraiment faire attention à ce qui se passe autour de toi. Tu sens encore le regard de l’ange dans ton dos et ton besoin de trouver un refuge se fait d’autant plus pressant. Tu as beau utiliser la foule comme bouclier, tu ne pourras pas rester ici à te vider de ton sang non plus. Dans ta précipitation, tu manques d’envoyer valser une grand-mère dans le décor chargé d’un étal de confiseur. Tu tentes bien d’éviter les contacts du côté de ton flan blessé mais tu sens l’hémoglobine couler le long de ta jambe comme tu la vois bientôt orner la main imprudente d’un bambin que tu as approché d’un peu trop près. D’un clin d’œil, tu le fais taire alors qu’il tire sur la manche de sa mère pour l’alerter et tu vides les lieux au plus vite. Tu trouves finalement ton chemin vers la grande place quand tu le vois. Grand, brun, dos à toi avec son manteau sombre. Ton sang ne fait qu’un tour. Tu sens ta lèvre trembler alors que ta main se tend contre ta volonté et que tu l’interpelles.

« Attends-moi fichu brun! »

Tu te précipites vers lui, oubliant un instant l’enfant tapageur qui se trouve sur ton chemin. Tu ne t’aperçois de sa présence que lorsque ton corps réagit. Instantanément rattrapée par tes réflexes, tu exécutes un salto parfait avant de reprendre ta course en lâchant un « désolé » pâteux et dont le timbre s’éteint tout seul. Lorsque tu arrives enfin à la hauteur de ton bel inconnu qui ressemble à Bastian, tu saisis son long manteau pour le faire pivoter vers toi. Vos deux regards se croisent tandis que tu lis la stupéfaction sur son visage. Tu alors tes jambes trembloter et tu t’agrippes à son kimono comme à une bouée de sauvetage. Tes genoux se dérobent sous toi et tu finis tout à fait contre son torse. Tu lèves un regard vitreux vers l’illusion qui s’étiole peu à peu pour fixer un bref instant le jeune homme que tu as embarqué dans tes conneries sans le vouloir. Un sourire fugace apparait, comme pour t’excuser alors que tu descends peu à peu vers le sol pour mieux t’y évanouir. Tu cherches à articuler un mot ou deux, pour détendre l’atmosphère et éloigner le cercle qui se forme autour de vous, obnubilée par son air devenu interrogateur. Malgré tout, tu trouves encore un peu de force et dans un dernier effort, tu sens ton propre cœur parler à travers ta bouche.

« Trop lente, comme d’hab’ . » Ton corps se relâche et tes yeux se vident de toute expression alors que tu tombes et que tu achèves de repeindre sa tenue et les pavés avec un peu de sang frais.
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Dim 5 Juin - 4:39

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Caleb

Sabertooth

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Heartbeat's Disorder
« Bon moi je vais par là et toi, tu vas par là. Surtout, ne me gêne pas. C’est une mission de la plus haute importance. » « Oui chef… ». Sur un ton presque ennuyé, tu te mets à bailler aux corneilles quand tu vois la silhouette toute fine de Dorian s’évaporer à travers la rue. Tu regardes à droite et à gauche et on te salut des fois ou on te regarde d’un mauvais œil d’autre fois, ça dépendait des humeurs. Ici, les habitants étaient devenus des habitués aux frasques de Dorian et tandis qu’il se met à hurler au bout de la rue comme un mongolien, toi, tu poursuis ton chemin comme si de rien n’était, faisant mine en haussant légèrement les épaules de ne pas connaître ce gars.

Par « plus haute importance » il sous-entendait certainement de retrouver le vieux chat gâteux de cette vieille harpie de Dolores. Tu ne l’aimes pas Dolores et pourtant, elle vient souvent à la guilde. Elle achète Dorian avec des biscuits et s’affale sur toi quand elle en a l’occasion. Diana dis que c’est une cougar et rien que d’imaginer cette vieille femme toute nue, t’en as des frissons.

Tu t’assois sur un banc, regarde en l’air pendant quelques minutes et finis par repartir, te retrouvant presque sur la place publique. Cela faisait bien longtemps que tu n’avais ni vu, ni entendu Dorian beuglant ou hurlant, agitant les bras en l’air. Le chat devait avoir eu raison de lui. Qu’il repose en paix.

Y’a foule ce matin, t’as pas l’habitude de voir autant de monde dans les rues et une mère pourrait y perdre ces petits. D’ailleurs quand tu regardes à droite ou à gauche, tu penses entendre des cris de stupeurs ou des murmures étranges…

« - Où est-ce qu’il est …. ? »

Tu as à peine le temps de hausser le ton pour hurler son nom en espérant qu’il soit l’un de ces enfants perdus quand tu sens quelque chose t’agrippant par derrière et t’interpellant. Tu arques un sourcil et quand tu te retournes, tu la vois, elle. A peine as-tu le temps de remarquer son teint pâle et son frêle sourire qu’elle se dérobe sous tes bras et tu l’as rattrapes in-extremis avant qu’elle ne tombe au sol.

Ah bah ça alors….Qui l’aurait cru ?

Sur tes mains et sur ton kimono gît son sang et juste à ce moment-là, Dorian revient, le visage griffé de part et d’autres, le chat entre les bras avec un léger soupçon de satisfaction.

« - Eh ben…Je te laisse tout seul et toi, tu tues déjà quelqu’un ? Bah bravo. Elle est morte ?
- Dorian….
- Quoi ?
- Non elle n’est pas morte et non, je ne l’ai pas tué pour ta gouverne.
- C’est vrai que toi, les femmes te tombent naturellement dans les bras. Suffit de te voir et puis pouf ! Oh elle saigne dis donc, ça a pas l’air joli-joli tout ça.
- Bon tu m’aides, on va l’éloigner de là.
- Ah non, non, je ne touche pas à ce que je ne connais pas et…j’ai déjà les mains prises regarde !
- Miaouuuu ~
- Tu vois ? Va falloir que tu te démerdes. Ahahaha quand Sting va apprendre ça, tu vas passer à la casserole mon gars !
- Qu’est-ce que t’en sais toi ? Aller va rendre le chat à Dolores, moi je vais m’occuper d’elle.
- Tel un chevalier servant ! C’est meugnooooon. J’espère que t’as des talents de médecin quand même ? Non parce que sinon, autant l’achever de suite !
»

La prenant dans tes bras, tu te sépares de Dorian tandis que celui-ci se rendit à la guilde tout fier d’avoir eu le chat et d’avoir une anecdote à raconter à ton propos.

Quant à toi, tu la conduit à l’hopital le plus proche. Dans la rue, sur les pavés, suspendus, il y avait tous ces visages recherchés. Toutes ces personnes coupables de quelque chose et au milieu de toute l’assemblée, tu en revois un qui t’es vaguement familier.

Eh ben tiens ! Il ne manquait plus que ça ! Tu t’approches de l’affiche et lis le descriptif : « Appartenance à Ajatar Virke, Lien avec Enya Taylor, Meurtres et Terrorisme ». Rien que ça hein ? Sacré palmarès pour une fille de son gabarit. L’idée de l’hôpital vient d’exploser comme une bulle d’eau.

Pas très loin, à deux rues d’ici, se trouve ton appartement tout juste acheter. Hors de question de rester à la guilde plus longtemps et de subir les caprices de Dorian, les humeurs de Sybilia et les envies d’expérience de Yukino. Ici, tout sera plus calme et même si la décoration et l’ameublement rudimentaire, tu as juste le nécessaire de survie. Fallait dire que depuis l’enfance, tu n’es guère habitué à vivre dans l’oisiveté.
Un lit dans la chambre, une table, deux chaises, un canapé et quelques broutilles.

Tu ouvres la porte à grand coup de pied, de toute façon, t’avais prévu de la changer et tu la déposes sur ton lit, posant sa tête sur ton oreiller.

Filant à toute allure dans la salle de bain, tu attrapes le kit de survie : Fil, compresses, aiguille, bandages, bassine d’eau, désinfectant.

T’y passes une heure à nettoyer sa plaie qui paraissait profonde mais pas mortelle et quand enfin t’arrives à bout de sa blessure, tu poses le bandage autour de son buste tout maigre.

« - Ça devrait faire l’affaire… »

La laissant se reposer, tu repars dans le salon, jetant allègrement tes affaires tâchées sur une chaise de la cuisine. Autant la boue tu ne dis rien…Autant le sang, c’est horriblement chiant à laver mais des blessures et des fringues dégueulasses t’en as plus que la plus part des êtres humains et t’as appris une ou deux astuces depuis.

Maintenant, il ne manquerait plus que Dorian ouvre sa grande gueule et que quelqu’un soit assez intelligent à la guilde pour faire le rapprochement entre la fille qui dort dans ton lit et la criminelle recherchée. De toute façon, criminelle ou pas, recherchée ou pas, dangereuse ou pas, tu n’aurais pas pu la laisser là, dans la rue, sanguinolente et à la vue de tous. Si elle t’est tombée dessus, c’est qu’il devait y avoir une raison.  

« - Aaaaaaahhh moi qui comptais passer une journée tranquille…. »

On dirait que finalement, même loin du monde, loin de tout, ce genre de vie de rattrapes toujours.
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Lun 6 Juin - 22:40

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Tu te réveilles brutalement, fixant le plafond avec l’air d’une victime de lendemain de cuite qui ne reconnaitrait pas sa chambre. Ton premier réflexe te pousse à rejeter les draps et sauter sur tes pieds pour inspecter ton corps des pieds à la tête. Tu remarques en premier l’absence de tes poignards de poignets et de celui de ta jarretière. Ensuite viens ta tenue et finalement tes bandages. En détachant une partie de celui autour de ta poitrine, tu regardes les points d’un œil appréciateur et grimace de l’aspect de la blessure avant de le remettre en place. Ta main touche distraitement le collier autour de ton cou et tu sens les runes s’activer d’elle-même. Tu pâlis brutalement en t’apercevant que ton petit tour chez Morphée a également désactivé ta couverture permanente. Tu devrais même paniquer mais pourtant, tu restes stoïque à observer l’endroit où tu te trouves.

Ce n’est pas une prison. C’est spartiate, efficace mais c’est certainement bien plus confortable que l’idée que tu te fais des geôles pour mages de Fiore. Une odeur chatouille ton nez et tu portes les draps à ton visage sans même y penser. Une odeur d’homme. Tu es certainement dans la maison de quelqu’un, mais comment savoir de qui ? Mue par un réflexe de survie, tu te diriges vers la porte sans prendre la peine de te rendre discrète. Tu es blessée et assommée par ton extraordinaire malaise en pleine rue à heure de grand passage, à quoi bon essayer de paraitre dangereuse ?
Dans le meilleur des cas, un sympathisant t’as ramassé et ne te veut peut être que du bien aussi pourras-tu, ce à quoi il vaut mieux rester gentille par égard pour l’aide qu’il t’a apporté. Dans le pire, le mec qui t’a soigné a déjà appelé la garde et il est plus malin de paraitre ralentie. Dans un cas comme dans l’autre, ça sert ton futur plan qui consiste à te faire la belle, dès que tu le pourras, et si possible sans te faire choper. Jusqu’à présent, tu avais su éviter la prison et tu avais bien envie de continuer sur ce chemin.
Tu ouvres la porte tout doucement et te glisse dans le salon, les mains à découvert pour rassurer celui qui t’a accueillie et soigner. Tu l’aperçois, tranquillement allongé sur le divan, ses vêtements plein de sang, et les tiens cachés en dessous, exposés sur une chaise à la vue du premier arrivé. Tu fais quelques pas dans sa direction et pose un doigt sur sa joue.

« Bouh . » fais-tu pour répondre à son regard interloqué. Tu sais très bien qu’avec une blessure pareille, tu n’es pas sensée pouvoir te lever mais la moitié d’Earthland n’a pas la chance immense d’être débarrassé de la douleur. Tu hausses les épaules alors qu’il fait mine de vouloir t’en toucher un mot. «Miracle, tu as des talents de guérisseurs plus fulgurant que ceux de Wendy Marvell . » Puis tu pointes la chaise, nullement gênée d’être en petite tenue devant témoin. « Tu vas avoir des ennuis, si on voit ça. » Tu marques une pause. Tu es peut être illégale mais tu as un cœur. « C’est déjà assez inquiétant que tu ramasses les vilaines filles en détresse comme moi, on ne va pas rajouter la garde en plus, qu’est-ce que tu en… »
Prise de vertige, tu t’assoies brutalement à côté de lui sur le divan. Tu te précipites trop, Oméa. Si tu continues, tu vas rouvrir tes points avant d’arriver à Golden Crown. Tu sens ta température monter doucement et, par un réflexe irréfléchi, tu attrapes sa main pour la porter à ta joue. Froide. Un frisson remonte le long de ton et tu le lâches. De la fièvre. Tu luttes encore contre le poison. Tes yeux se mettent à chercher le kit de secours dans la pièce mais de nouveau, les tâches sombres reviennent t’enquiquiner pour te gêner la vue. La pièce ondule bizarrement et tu crois apercevoir une cape du Conseil bouger dans le couloir. Tu réagis immédiatement, ouvrant tes deux mains et appelant les dagues de Mammon à toi avant de les lancer d’un geste précis mais rendu tremblant par la confusion. Le mirage s’évapore et tu fixes sottement les deux poignards fichés dans la porte, vibrant encore de la force de l’impact.

« Merde... » murmures-tu pour toi-même. « Dis-moi, tu t’y connais en antidotes et poisons hallucinogènes ? » Devant le silence de mort qui suit ta question, tu enchaines. « Pardon. Question stupide. Personne ne s’y connait, là-dedans, à part les apothicaires et les grands cinglés de mon espèce. Blague à part, reste sur tes gardes. T’as pas l’air d’un mauvais bougre mais visiblement, je ne suis pas capable de contrôler mes propres sensations. Ça m’ennuierai vraiment de te faire du mal .» Tu lui adresses un sourire que tu veux rassurant mais qui s’avère nerveux. Comment tu vas pouvoir prendre la poudre d’escampette, si tu manques d’éliminer la moitié de la ville en passant à cause d’une putain de délire psychotique ? Bravo Oméa. Vraiment chapeau, tu t’es encore foutu dans de beaux draps.
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Mar 7 Juin - 8:37

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Caleb

Sabertooth

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Heartbeat's Disorder
Tu l’entends. Aussi légère qu’un courant d’air. Tu entends les planches craquelaient sous ses pas. Elle arrive. Une part de toi se voit soulagée pour la savoir assez en forme pour bouger mais une autre part se maudit de l’avoir emmenée ici sous les yeux de Dorian. Tes seules pensées vont vers ce dernier, priant intérieurement qu’il sache garder un secret.

Alors elle pose un doigt sur ta joue et tu lèves les yeux vers elle, sans bouger de ton canapé, les bras croisés derrière la tête. A sa première réflexion, tu ne pus t’empêcher de poser ton regard sur ses blessures tandis qu’elle glisse un compliment sur tes talents de médecin. Tu pouffes de rire. Venait-elle vraiment de comparer cette couture aux talents non moins célèbre du Dragon Slayer de Fairy Tail ? Sur le coup, tu prends ça comme un compliment.

« - Disons juste que j’ai l’habitude de recoudre ce genre de blessure… »

Que ce soit les tiennes ou celles des autres. La première fois que tu t’es faite une entaille nécessitant une suture, tu n’avais que 8 ans et ce fut un véritable travail de boucher, ensuite avec l’âge, il y eu tous ceux de la caserne, principalement Carl, qui n’avait pas compris que le corps humain ne sert pas de bouclier. Ses blessures, t’y passas des heures à les soigner à chaque fois que vous partiez en missions tous les deux.

« Tu vas avoir des ennuis, si on voit ça. »

Ton regard suis son doigt pointant la chance. Ah oui, vos vêtements. C’est vrai. Mais personne ne viendra ici. Personne ne sait que tu habites ici. Ils savent juste que tu as un appartement en ville sans vraiment savoir où et ce n’est pas plus mal. Ici, tu peux avoir la paix que tu as toujours voulu avoir.

« - Encore faudrait-il que quelqu’un vienne ici pour le voir. »

Quelque part, tu t’en fiches. Ils peuvent bien le voir, ce n’est que du sang. Humain. Ce n’est que les restes des blessures d’une fille trouvée dans la rue. D’ailleurs, tu te demandes pourquoi c’est tombé sur toi alors qu’elle avait toute la rue et toute la ville pour elle.

« C’est déjà assez inquiétant que tu ramasses les vilaines filles en détresse comme moi, on ne va pas rajouter la garde en plus, qu’est-ce que tu en…
- Je ne les ramasse pas, elles me tombent dessus…
»

Tu en rigoles encore mais il est vrai que si cela venait à se savoir, tu rigolerais beaucoup moi. Alors ton rire se retrouve étouffer par sa chute à tes côtés sur le canapé. Eh bien, eh bien…

« - Hey ! »

A peine as-tu le temps de réagir que voilà qu’elle invoque de la magie au beau milieu de ton salon. Il ne manquait plus que ça. Ta main sur sa joue te confirme qu’elle a une poussée de fièvre et sa voix frêle et tremblante en suffit plus que nécessaire pour te confirmer que tout son être n’est que paraître.

Elle t’interroge sur les poisons et autres choses et ça, tu te contentes de te lever et d’aller farfouiller dans une vieille boîte que ta mère t’as envoyé il n’y a pas si longtemps. Martha avait l’habitude de concocter toutes sortes de remèdes et de potions dans tes souvenirs. Il devait bien y avoir quelque chose dans cette foutue boîte…

« - Je peux t’aider mais tu en attendant, évite de refaire ma déco, je l’aime bien comme elle est. Et puis, je suis un grand garçon, tu ne pourras pas me faire le moindre mal.»

Tu te lèves, l’allongeant en appuyant sur ses épaules pour la pousser sur le canapé, mettant un coussin derrière sa tête tandis que tu pars à la recherche de ce colis de la chance.

Ça devrait être quelque part par-là …

« - Ah trouvé ! »

Au passage, t’attrapes un verre et une carafe d’eau et tu mélanges les herbes, donnant au verre une couleur verdâtre et une odeur plus que nauséabonde. Aaaaah tu te souviens de cette odeur…

« - Ça va être amer mais ça va t’aider à aller mieux. Tu me fais confiance ? »

Pour ce que tu avais le choix de toute façon. Ce n’est pas comme s’il y avait là, devant toi, une femme agonisante dans ton salon, sur ton canapé, en tenue plus que légère tandis que toi, tu étais également dévêtue. N’importe qui se ferait des idées sur la scène.
Tu t’assois près d’elle, la soulevant légèrement posant sa tête sur ton torse et lui tendant le verre.

« - Tu peux le faire seule ? Ça va aller ? »

Une fois l’intégralité de l’infâme concoction avalée, tu la laisses se reposer, tandis que tu attrapes vos vêtements au passage pour aller les laver dans levier de la cuisine.

« - Au passage, un conseil d’un fugitif à un autre…Évite de te balader en pleine rue bondée, ensanglantée la prochaine fois. C’est une petite ville, les gens parlent vite sans compter qu’il y a une guilde qui trône au sommet de la colline…Tu ne devrais vraiment pas traîner ici si tu ne veux pas d’ennuis. »

« Une guilde qui trône »….Mais bien-sûr bravo, parle-en de cette façon de TA guilde. Membre de Sabertooth aux actions douteuses ayant une criminelle recherchée, bravo la publicité dit donc. Enfin passons, ce n’est pas comme si la garde ou qui que ce soit aller venir jusqu’ici pour vous dénicher tous les deux.

« - Maintenant, fais-moi une faveur et dors. Si tu meurs après tous les efforts que je viens de faire pour te sauver les fesses blondie, je crois que je t’en voudrais même dans l’au-delà. »

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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Mar 7 Juin - 13:15

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Tu le regardes fouiller sans bouger. De toute façon, qu’est-ce que tu pourrais bien faire dans ton état ? Tu claques des doigts pour faire bonne mesure, ramenant tes armes dans l’Arsenal. Ton crâne te lance, mais impossible de dire que tu en souffres. Tu te retrouves simplement confuse et un poil désorientée à le voir passer d’une pièce à l’autre sous ton nez. Lentement, tu te recroquevilles et ferme les yeux dans un soupir à fendre le cœur.

« Je vais faire de mon mieux, mais je ne peux rien promettre. » réponds-tu tranquillement en prenant une place plus confortable sur ton nouveau lit. Tu l’entends cavaler, l’eau glouglouter et des bruits de vaisselle en série. Tout doucement, tu te redresses et sert le coussin contre ta poitrine en le sentant approcher plus près. Tu ouvres un œil, puis deux, et manque de hoqueter de surprise en remarquant qu’il est en caleçon. La situation a quelque chose de bizarrement intime, alors que vous ne vous connaissez pas. Cette constatation te fait pouffer, alors qu’il s’assoie dans ton dos et te pose contre lui pour te maintenir. Ta main saisit le verre sans trembler et, malgré son odeur écœurante, tu l’avales cul-sec. « Voilà. » Fais-tu en lui rendant le verre. « Je me débrouille comme une grande, tu vois. » Un nouveau sourire, plus assuré cette fois alors qu’il attrape vos vêtements et s’en va dans la cuisine.

Tu arques un sourcil. Tu te lèves avec précaution pour le suivre, rasant les murs plutôt que de rester tranquillement inactive dans ton coin. Tu n’as pas envie de rester seule, même si tu ne l’es pas. Tu t’engouffre dans la cuisine, à sa suite, et attrape tes vêtements avant qu’il n’ait le temps de les plonger dans l’eau. D’un claquement de doigt, tu les fais passer dans la dimension d’Arsenal et secoue la tête lorsqu’il critique ton idée de rejoindre la foule. Alors qu’il se prépare à ajouter quelque chose, tu poses un doigt sur ses lèvres.

« Règle de fuite en cas de tentative d’assassinat : trouver une couverture. S’il s’agit d’un archer, il faut trouver un marchand et passer par la porte de derrière. Si c’est un homme à pied et lourdement armé, il faut un moyen efficace de le semer et de lui limiter ses possibilités d’action. La foule est un excellent bouclier, si on se sert d’elle comme une couverture. Personne n’est assez stupide pour tenter d’assassiner un passant de jour et dans une rue bondée. Les seules failles étaient la blessure et mon manque de rapidité, sinon, j’ai réussi mon objectif principal : semer mon poursuivant. »

Tu t’assoies sur le comptoir le plus proche de lui et tu le regardes s’affairer. L’eau rougit de ton sang te donne une impression étrange. Tu n’es pas habitué à devoir donner de toi dans ce que tu fais. C’est la première fois depuis que tu es assassin confirmée que tu te fais blesser aussi sévèrement. « Pour la guilde, c’est anecdotique. A part de rares témoins de tout à l’heure et toi, personne d’autre ne pourra me reconnaitre. Cette histoire passera pour une hallucination collective et tombera dans l’oubli aussi sec. » Joignant geste à l’explication, tu t’empares d’une casserole pour y faire miroiter ton reflet. Une jolie brune-rose aux yeux vairons te répond avec une grimace taquine pour le jeune homme. « Tu vois ? Il n’y a pas de problème. »

Tu reposes l’ustensile pour attraper la veste qu’il vient de finir de frotter. Tu la tends devant toi, regrettant de ne pas avoir de don permettant de faire sécher les vêtements de manière instantanée. Aussi descends-tu de ton perchoir pour retourner la poser sur sa chaise, dans le salon, et retourner prendre place sur le canapé. Lorsqu’il trouble à nouveau le silence, tu te prends d’un éclat de rire. « Serait-ce une tentative de drague sur malade, où je rêve ? » Le voyant réapparaitre dans l’embrasure de la porte, ta crise de rire se renforce. D’un mouvement ample qui manque de te faire tomber sur le canapé, tu lui fais signe d’approcher. Tu décides alors, totalement arbitrairement, que tu l’aimes bien ce grand brun. Il n’a rien demandé, rien espéré. Il a juste aidé quelqu’un comme aurait pu le faire n’importe qui de foncièrement gentil. Tu désignes alors son caleçon du menton. « Je sais qu’on a l’apparence d’un couple depuis les fenêtres mais quand même ! Ménage-moi, sinon mes points vont finir par sauter et il faudra que tu recommences depuis le début. »

Tu t’étales sur ton pseudo-lit et fait passer tes jambes par-dessus l’accoudoir avec nonchalance. Tu te sens toujours fiévreuse mais tu ne la sens pas non plus empirer, ce qui reste évidemment bon signe. Tu fais jouer tes muscles avec une attention toute particulière pour la zone soignée, avant de finalement abandonner ton check-up en route lorsque la nausée t’assailli. Tu cesses immédiatement de bouger et ferme les yeux, remerciant secrètement ton manque d’appétit de ce matin. Près de toi, le brun fait des allers-retours avec ses fringues avant de s’approcher pour s’assurer que tu vas bien. Lorsqu’il est à ta hauteur, tu remues un peu pour lui dégager un peu de place. Tu remets alors ta tête sur ses genoux, sans trop penser aux conséquences de tes actes, et reprend la conversation.

« J’suis désolée. Si jamais ils réussissent à te mettre le grappin dessus, tu seras dans la merde jusqu’au cou… » Tu poses les mains sur tes tempes et te mets à les masser avec entrain pour t’aider à réfléchir. Qu’est –ce que tu pourrais bien inventer pour lui sauver les fesses, à lui, si jamais il a des ennuis ?La question tourne un moment dans ta pauvre tête traversé d’éclair de nausée et de confusion, sans que tu puisses y trouver une réponse. Finalement, tu finis par trancher avec toi-même et balance, pour chasser le silence gênant qui s’installe. « Au pire, tu n’auras qu’à m’appeler et si je te sors d’affaire je pense que ça ne sera pas cher payé. Je te dois bien une faveur, après ça. Peut-être même deux, vue l’ampleur de ma connerie. Enfin. On verra bien, tu en feras ce que tu veux. »

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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Ven 17 Juin - 9:19

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Caleb

Sabertooth

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Heartbeat's Disorder
Tu émets un léger rire quand tu l’entends parler de tentative de drague alors que tu te détournes de ta tâche pour plonger tes yeux dans les siens accompagné d’un léger sourire malicieux et une pointe de coquinerie.

« - Et si c’était le cas ? Si je te draguais que ferais-tu ? De plus à ce que je sache, tu n’es pas malade, tu es blessé. Nuance très chère. »

Lui faisant une pichenette sur le front, tu retournes à ta tâche quand elle fait mention de ta tenue plus que légère et des fenêtres grandes ouvertes. Faisant l’aller-retour entre les fenêtres et ton caleçon, tu hausses les épaules, l’air de rien, et regarde en l’air comme si tu t’en fichais. Ce qui était clairement le cas. Les voisins pouvaient bien vous matez, même à poil, ça te ferais ni chaud, ni froid, de toute façon, dans cette ville, dance pays, la nudité des voisins ou d’autrui n’est plus ce qui choque. Il en faut plus. Toujours plus. Au pire, cela passera pour une hallucination non ?

« - Eh bien…Qu’ils regardent s’ils ont envie de regarder. Au pire, si on me pose des questions…Je dirais qu’ils hallucinent ? N’est-ce pas là la phrase typique à sortir ? »

Puis elle s’en va, s’étale sur le canapé tandis que tu fais comme si de rien n’était, allant ici et là, à droite puis à gauche. Du salon, à la cuisine, en allant dans la chambre, changeant les draps du lit. Au bout d’un moment, tu t’assois près d’elle et elle s’installe. « Un couple » hein ?

C’est vrai que jusqu’à présent, cette pensée ne t’avait même pas effleuré l’esprit. Même pas de loin. Tu t’entendais généralement bien avec la gente féminine mais cela n’est jamais allé plus loin. Tu t’y refusais à chaque fois. Par respect pour « son souvenir » à elle. Comme si à chaque fois, tu la revoyais dans tes rêves, te hantant de ce sourire chaleureux qu’elle portait constamment.

Comme si sa seule présence suffisait à calmer tout un monde en guerre. Elle était comme ça.

« - Tu l’as dit toi-même « si » et si je dois être damné pour ça, alors ainsi soit-il. Je ne luterais même pas. Ne t’excuse pas. Pas devant moi en tout cas… »

Et puis tu n’as pas le temps de finir ta phrase qu’elle enchaîne et là, c’est la fin des haricots. Tu craques. Tu ris haut et fort. Tu ris aux éclats.

« - Si je dois « t’appeler », autant savoir quel nom dois-je crier ce jour-là non ? Les présentations ne sont pas faites à ce que je sache et puis tu sais, je ne suis pas du genre à compter les points. Je t’ai aidé, c’est tout. Tu ne me dois rien. Disons simplement que je fus un gars comme un autre croisant ta route. Tu ne crois pas ? »

Alors tu te souviendras de ce visage. Tu te souviendras de cette fille certainement pendant longtemps.

« - Et à t’écouter…On dirait une tentative de drague sur un gars possiblement en danger non ? »

Tu lui fais un clin d’œil, reprenant exactement sa tournure de phrase, uniquement pour la charrier. Cela fait bien longtemps que tu ne comptes plus sur une aide quelconque…Cela fait bien longtemps que la divine providence t’as abandonné et que tu ne comptes que sur toi-même pour faire quelque chose alors si un jour…Si un jour on vient devant ta porte pour ce qu’il s’est passé aujourd’hui, tu sais déjà comment t’en sortir.

Tu ne fuiras pas. Tu ne te cacheras pas. Tu ne nieras pas. Jamais. Ce n’est pas un crime. Ce n’est pas un délit.

« - Tu devrais passer la nuit ici. C’est plus sûr pour toi. Je te laisse le lit, je prendrais le canapé. »



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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Ven 17 Juin - 17:46

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Oméa K. Shizuka

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Heartbeats disorder


Tu ne dis rien, te sentant rougir sous son rire et ta couleur empirer lorsqu’il te taquine. Maintenant qu’il le dit, tu te sens ridicule. Totalement et parfaitement ridicule. Qu’espérais-tu, chérie ? Qu’aider le premier homme serait un nouveau pas sur ta rédemption programmée ? Que le ciel te récompenserait de ta douceur et de ta misérable compassion ? Ce que tu peux être conne parfois, Oméa, vraiment. Tu savoures cette sensation de ridicule, de honte bien trop rare comme une glace chocolat caramel et tu restes coites pour méditer. Qu’est-ce que ça te coute ? Et à lui ? Tu bouges alors de ta position plus que nonchalante sur ses genoux. Vos yeux se croisent et tu soutiens son regard pendant un long moment avant de finalement relâcher la simple phrase qui essaye de déborder de ton cœur par tous les moyens.

« Je suis Oméa. » murmures-tu en t’approchant un peu plus, les yeux brillants d’une malice renouvelée. Sans qu’il puisse réagir, tu te positionnes à son oreille avec un sourire. Ta voix reprend, avec une autre intensité. Tu aimes ce type. A n’en pas douter, il réveille en toi quelque chose que tu avais oublié depuis un long moment. Le plaisir d’un jeu, sans arme ni danger. Une simple joute de mot et d’actions qui n’auront pas plus de conséquence qu’un échange de nom, dans un appartement inconnu, à la naissance du soir. « Et si s’en était une, que ferais-tu à ma place ? »

Tu recules comme si tu t’étais brûlée à son contact, un sourire indéchiffrable sur le visage. Tu ne dis rien de plus et tu l’admires réfléchir à ta question. Tes yeux s’attardent sur le froncement de ses sourcils et la tension superficielle de ses épaules. Il cherche une réponse, c’est indéniable et il te tarde de la connaitre. L’idée qu’il fasse preuve d’autant de provocation et de taquinerie pour ta petite bêtise du soir te rend impatiente de savoir ce qu’il va bien pouvoir inventer pour t’envoyer sur les roses. Lentement, tu te lèves du canapé et tu t’étires avec précaution pour ne pas faire sauter les points. Tu défais le bandage sans aucune pudeur, avant de t’aventurer dans la salle de bain pour le laisser en paix avec lui-même. Il n’est pas beaucoup taché, mais tu as une envie soudaine de te rafraichir. Sans plus de cérémonie, tu ouvres le robinet et t’asperges le visage avec un soupir de soulagement. Tu passes ta main trempée sur ta blessure, puis t’empare d’une serviette avant d’y renoncer en songeant au sang que tu allais y étaler. Tu entends ton compagnon d’infortune bouger, peut-être par inquiétude et cette idée te fait sourire. Pourquoi s’inquiéter pour quelqu’un qui n’a plus le sens de la douleur ? Ta tête pivote vers l’ouverture pour tenter de l’apercevoir, sans succès.

«Tu peux entrer, y’a rien de plus à voir. » Le craquement des planches te fait ciller de surprise mais tu réagis à peine quand il passe la tête par la porte pour vérifier que tout va bien. « Un problème ? » Instinctivement, tu baisses les yeux vers tes points mais tu ne vois rien d’anormal. D’un geste mesuré, tu te redresses et tu t’avances vers lui pour passer ta main devant ses yeux et le forcer à réagir un peu. Rien. Alors, décidée à pousser le bouchon plus loin tu claques des doigts et fais disparaitre tes sous-vêtements, persuadée que ça changera peut être un truc. Toujours rien. Puis d’un coup tu t’immobilises dans l’encadrement de la porte, traversée par un pressentiment. « Laisse-moi deviner. J’hallucine et je viens de me déshabiller sans raison sous ton nez. C’est ça ? » grognes-tu en rougissant progressivement avant d’attraper une serviette pour cacher ta nouvelle connerie du moment alors que ton mirage s’évapore pour dévoiler la tête du brun qui te fait maintenant face. « Dis quelques choses, moques-toi, n’importe quoi mais ne reste pas silencieux comme ça, c’est gênant. »
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Lun 20 Juin - 8:02

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Caleb

Sabertooth

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Heartbeats Disorder
Ft. Oméa K. Shizuka



Sa proximité soudaine réveille en toi quelque chose de nouveau. Quelque chose que tu ne saurais expliquer. Elle est assez près pour que tu puisses sentir sa peau contre la tienne, son souffle dans le creux de ton oreille tandis que tu n’as pas lâché ses yeux une seule seconde. Des yeux révélant tout un monde, tout un univers. Un regard dans lequel on pourrait se perdre et se noyer trop facilement si on oublie où on est. Si on oublie à qui on a à faire.

Oméa hein ?

« - Moi c’est Caleb »

Alors sa question laissée en suspens appel le joueur qui est en toi. « Et si s’en était-une, que ferais-tu à ma place ? » Sur l’instant, tu hésites. Tu réfléchis. Tu cherches tes mots. Les bons mots. Ceux qui exprimeraient correctement le message que tu veux lui transmettre et pourtant, l’espace de quelques secondes, quand tes yeux croisent les siens, quand tu plonges dans cet univers qu’est le sien, tu as l’impression que mille mots ne conviendraient pas à décrire ce que tu veux lui dire. Alors tu laisses le silence peser. Prendre une place prépondérante entre vous.

Pendant que tu te perds dans tes réflexions, tu la vois se lever et sans réfléchir, tu te surprends à suivre son mouvement du regard. Tu te surprends à détailler ses courbes dévoilées. Tu te surprends à avoir ces pensées plus que malsaines comme si tu venais de réaliser que cette fille, se baladait intentionnellement en sous-vêtement sous ton nez. Tu te surprends à avoir les joues en feu et quel bonheur que de savoir qu’elle n’est pas là pour le voir. Concentre-toi Caleb.

Depuis combien de temps n’avais-tu pas ressentis une telle excitation ? Un tel désir ? Parce qu’il ne fallait pas être bête pour comprendre que tout ce qu’elle pouvait réveiller chez toi était ton instinct le plus primaire, le plus bestial. Celui qui rugit à l’intérieur de toi depuis que tu as réalisé…Depuis que tu as réalisé que vous aviez cassés sans efforts la distance que tu mets habituellement entre toi et le reste du monde.

Entends de l’agitation dans la salle de bain, tu y vas. Par mesure de sécurité ou par curiosité personnelle. Tu ne sais pas pourquoi tu te lèves du canapé. Tu pourrais très bien lui laisser cette intimité qu’elle requiert et pourtant, c’est maladif, c’est instinctif, ton corps y vas, laissant tes pensées les plus obscures sur un coin du canapé.

Tu passes une tête entre l’ouverture de la porte et là…C’est le drame.

Le monde avance, tu le sais, tu le sens, tu l’entends mais pour toi, il s’est arrêté. Il s’est arrêté sur elle. Il a arrêté d’interagir avec raison à cause d’elle. Pourtant, tu la vois s’agiter devant toi, secouant une main, te faisant des signes mais sur l’instant, ton esprit est resté fixé sur « cette » image d’elle.

Ton esprit est resté sur ce feu de forêt qu’elle a allumé en toi. Ce désir ardent et toujours plus pressant.

« -….. »

Les mots ne te viennent pas. Ils ne sortent plus. Tu ne sais pas quoi lui dire, pas quoi lui répondre. Tu te contentes de cette même face mi-choquée, mi-coquine avec ce sourire en coin tandis que tu l’imagines, sans la serviette.
Tandis que tu l’imagines…nue.

Alors l’animal en toi terrasse l’homme et sa raison tandis que tu l’attrapes pour la plaquer contre le mur le plus proche de la salle minuscule. Au diable les points, au diable les bonnes manières, au diable la raison et tout ce qui allait avec.

Au diable l’humanité.

Tes lèvres se plaquent contre les siennes, présentes, ardentes. Jamais encore une telle fougue ni même une telle attitude t’étais connue….C’est une première. Elle est une première.

Et tandis que tu regagnes tes esprits, tu t’écartes brusquement d’elle, réalisant ton geste.

« - Désolé…Je…Désolé… »

Tu te détournes, faisant face à la peau et tu t’injures de tous les noms qui te viennent en tête. Y’en a des charmants et d’autres plus insultants. Qu’est-ce qu’il t’a pris de faire ça ? Bon sang. Alors tu n’oses la regarder dans les yeux, tu n’oses faire face à ce petit bout de femme, de chair et de désir parce que si tu la regardes…Un malheur arrivera.

Et tu ne veux pas être responsable de ce qu’il pourrait se passer.


Codage par Emi Burton
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Jeu 23 Juin - 9:42

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Heartbeats disorder


Tu es stupéfaite. Figée contre le mur de la salle de bain, une main posée sur tes lèvres, tu vis encore ce baiser volé. Tu vis encore avec le fauve au fond des yeux de Caleb, frissonnante au souvenir de cette chaude étincelle mélangée de désir et de violence. Ton autre main le cherche, alors qu’il tente de s’échapper avec des mots, avec des gestes confus et contradictoires. Tu ne t’attendais pas à ça, en lançant la première pierre dans l’eau. Tu ne t’attendais pas à ce que ton ricochet provoque une réaction en chaine animale, incontrôlable et inhumaine. Ce genre d’animal que tu gardes aussi enfermé à double tour dans le fin fond de ton cœur en espérant qu’il y prenne la poussière. Doucement, tu tentes de contourner le jeune homme. Tu veux voir son visage, non pas pour te délecter de sa détresse mais parce que c’est nouveau pour toi. C’est nouveau de croiser quelqu’un qui t’es semblable sur un point, et encore plus sur celui de ton fauve intérieur. Pourtant Caleb t’évite. Il se tourne et tu te retrouves bientôt à ta place initiale, sans avoir pu réaliser ton souhait. Sans un mot, tu poses tes lèvres contre son dos et l’enserre de tes bras, croisant tes mains sur son cœur pour le ramener vers toi avec une force qu’on ne te soupçonne pas. Alors seulement, tu t’autorises à briser le silence, le caressant de ton souffle chaud et de tes battements de cœur désordonnés.

« Tu penses que tu pourrais te retourner ? Ton dos est confortable mais je crois que je préfère te voir de face. » te surprends-tu à dire, le timbre de ta voix rendu bien trop brulant pour n’y exprimer qu’une simple demande.

Il ne bouge pas et toi non plus. Quelque chose le trouble, et tu n’es pas assez stupide pour ne pas voir que c’est ta faute. Ce qui te tracasse, pourtant, c’est son obstination à ne pas vouloir te regarder droit dans les yeux. Pourquoi éviter les yeux de quelqu’un ? Pour se cacher, tu le sais bien mais, dans cette situation, ça n’a guère de sens. Un nouveau baiser prend forme dans le dos de Caleb tandis que tu réfléchis. Si ce n’est pas pour se cacher lui-même, pourquoi ce diable d’homme ne te regarde pas droit dans les yeux comme il l’a fait jusque-là ? Alors tout doucement, la réponse s’impose à toi comme une évidence. Le fauve. Ce qu’il cache ce n’est pas lui, mais toi. Parce que s’il s’est excusé, c’est pour l’animal brillant au fond de ses pupilles qui menaçait, d’un simple rugissement silencieux, de te dévorer toute entière. Mais, si tu lui montres le tien, est-ce que ça changera la donne ? Pas sûr, te souffle ta raison et tu le lui accordes sans effort. Ton fauve à toi, il appelle le combat et le sang. Tout le contraire du sien qui ne veut certainement que de l’amour et de la chair. Il ne te reste alors qu’une réponse sans solution autre que devenir invisible, ou lui bander les yeux. Si la première est bizarrement écartée dès son apparition, ce n’est pas le cas de la suivante. Elle te plait bien mais, aura-t-il confiance ?
Tes mains se détachent de son torse, se tendant à la recherche d’une serviette. Tu tâtonnes un peu, la joue posée contre lui. Tu sens la crispation et l’hésitation apparaitre quand il voit tes bras onduler dans leur recherche désespérée, avant de s’arrêter net pour s’ouvrir, paumes ouvertes vers lui. Un ruban y apparait, simple et sombre.

« Est-ce que tu me fais confiance ? »

Lentement, tu rapproches le ruban de ses yeux, finissant par l’y poser. Tu te sens bancale sur tes pointes de pieds, bien que tu pèses tout ton poids contre lui. Tu glisses une main le long de son visage, sans rien faire d’autre que déposer une mèche derrière son oreille, jusqu’à finalement pouvoir nouer ton bout de tissu sombre. Tu te laisses retomber sur tes pieds, faisant un pas en arrière avec une moue satisfaite. Si ton plan est bancal, il n’en reste pas moins une réussite pour le moment. Alors seulement, tu t’autorises à faire preuve de la même force que lui. Sèchement, tu le fais pivoter vers toi et tu étouffes le début d’une phrase entre tes lèvres. Tu te laisses alors emporter dans ton propre tourbillon, le fauve en toi profitant de ton relâchement pour se faire la belle, à son tour. De doux, ton baiser devient bientôt un reflet du sien, pulsant d’une violence et d’une insatiabilité nouvelle et, à ton tour, tu le suspends pour laisser à Caleb, le temps de respirer.

« Pardon, mais ta réponse me plaisait. Je n’ai pas pu… m’empêcher d’y mettre mon grain de sel . »
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 MessageSujet: Re: Heartbeats Disorder | Cal'   Mar 28 Juin - 8:36

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Caleb

Sabertooth

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Heartbeats Disorder
Ft. Oméa K. Shizuka



Elle était tel un tableau dont la beauté réside dans son intégralité et dont on ne peut extraire un détail sans en voler les couleurs. C'était une palette de tons indescriptibles, qui tendait parfois vers le sombre, et éclatait le plus souvent de lumière. La dépeindre aurait été la dénudé de son charme, décrire une part d'elle, faire déshonneur à la beauté du reste. Car chaque trait dessiné n'allait pas sans un autre. Peut-être est-ce le cas de toutes les femmes quand on les aime mais pouvait-on parler d’amour aujourd’hui ? Tu n’en est pas ignare au point de ne pas savoir ce que c’est mais tu es assez idiot pour ignorer la différence qui se fait dans ton cœur. Ce désir toujours plus pressant. Ce simple contact, entre sa peau et la tienne, qui allume un feu sans fin en toi. Cette lueur qui brûle et qui pétille dans tes yeux. Tout ça, ce n’était pas de l’amour, ce n’était que le propre de l’homme. Un désir charnel. Rien de plus, rien de moins. Comment aimer sans connaître ?

Alors, dans un silence presque religieux, tout doucement, dans un sifflement presque inaudible, tu murmures « Oméa ». Prononcer son nom lui donnait une existence et la dépeignait exactement comme elle devait être. C’était le reconnaître sans vraiment savoir qui elle était. En avais-tu besoin au fond ? En apprendre plus sur elle, qu’est-ce que ça allait t’apporter ?

Oméa.

Ses mains paraissaient minuscules à travers les tiennes et pourtant, elles semblaient porter un fardeau bien plus lourd que le monde. Elle porte un monde à part entière. Un monde empli de mystères, de secrets. Un monde où elle y gouverne en tant que Reine d’une main de fer mais malgré cette pression qu’elle semblait avoir sur elle, elle était d’une légèreté et d’une douceur déconcertante et d’un simple hochement de tête, tu te contentes de lui répondre « oui ».

Quand son monde s’entrouvre alors, le tien deviens sombre. Noir. Ce n’était pas oppressant, bien au contraire, il y avait comme un sentiment de sécurité indescriptible et puis, même les yeux fermés à sa présence, son cœur résonnait presque au même rythme que le tien comme un seul mouvement. Une seule note.

La note du désir.

Tu la sens te retourner vers elle, pivotant, légèrement pour lui faire face et puis la seconde d’après, c’est ce monde magique, comme un voyage unique, qui s’ouvre de nouveau à toi. Celui où tout ton corps t’envoie un message que tu te refuses à lire. Celui où le moindre pore de ta peau te dit de laisser ta raison dans le salon. Entre deux coussins. Sur le canapé.

Tandis qu’elle s’écarte, vous laissant une courte pause à tous les deux, ne te permettant pas d’ouvrir les yeux, tu sais que tu affiches un sourire aussi large qu’il soit possible d’avoir. Un sourire bizarre. Un de ceux qui mélange l’amusement, la passion, l’envie et tout ce qui lui serait bon d’offrir.

De quoi as-tu peur Caleb ?

Quand tu réalises enfin que ce n’est pas de la peur mais seulement une restriction que tu t’imposes, tu écartes le ruban avec ton pouce et la regarde avec cette même malice et cette même envie que précédemment.

« - C’est ce que tu appelles mettre ton grain de sel ça ? Eh bien… »

Tu rigoles avant de poursuivre sur un ton amusé.

« - Tu sais, théoriquement, vue que tu m’as embrassé la dernière, ça fait que tu as le dernier mot de l’histoire et comme je suis un mâle, j’aime à avoir ma fierté ! Donc, tu ne m’en voudras pas mais je vais rectifier la situation immédiatement. »

Passant une main ferme derrière son cou, tu la saisie et la ramène vers toi pour presser tes lèvres contre les siennes, une nouvelle fois, mais sans aucune férocité ni animalité. Avec une tendresse et une douceur que toi-même tu ne te connaissais pas. Puis, au bout d’un certain temps, tu te recules, attrape sa main et lui glisse dans un clin d’œil :

« - Si on poursuit ça ici, on va finir par glisser par terre…Suis-moi ! »

Tu l’entraînes dans la chambre avant de sortir un de tes tee-shirts de ton armoire et de lui balancer sur la figure en rigolant.

« - J’aime la vue, mais j’ai un minimum de respect pour ne pas te laisser qu’une serviette autour de la taille. Quel hôte serais-je sinon ? »


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