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Les affres du désir
 MessageSujet: Les affres du désir   Lun 2 Mai - 15:13

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Soledad C. Vélantis

[M] Ishtar's Eye

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♦ Sombres fantasmes ♦
♠ Entraînement ♠





La nuit tombe sur les vestiges de Fiore. Au crépuscule le soleil chute comme un présage mortel, dans quelques heures le couvre-feu s'abattra et chaque âme que cette terre désolé porte devra se reclure jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Un temps suffisant alors que sciemment la silhouette féminine prend la direction du lac connut de tous comme étant le berceau des amoureux et des amants.

Démarche prédatrice alors qu'elle avance sur le chemin conduisant au sanctuaire des amoureux, dans ses yeux de miel un éclat malsain qui luit parfois, le sillon de la haine qui se dégage insidieusement alors que la scène encore récente est partie intégrante de sa mémoire. Celle d'une haine incontrôlable, celle d'une fureur sans nom, transcendée dans la déformation de son corps, dans l'apogée de sa magie. Un sourire pervers qui se dessine alors qu'elle le sait, elle doit gagner en puissance, elle doit de nouveau atteindre cet apogée des émotions, ce frisson chaotique et redoutable.

Exaltation.

Le lac s'impose à sa vision alors que le soleil continue sa descente inéluctable, un sourire grouillant de perversité alors qu'à ses yeux s'imposent les amoureux profitant des dernières lueurs de liberté. Que ci et là elle peut voir dans l'hésitation de leurs mouvements les prémices d'une idylle naissante, une satisfaction qui l'envahie dans les sillons de cette haine, cette satisfaction que de manière imminente elle briserait cette confiance que l'on installe si difficilement, une excuse de ne pas avoir le choix qu'elle pourrait brandir, une excuse qu'elle ne s'offre même pas, car c'est avec un plaisir certains qu'elle s'apprête à briser ce lien qui les unis d'un simple geste, d'un simple bourdonnement, d'un simple comportement.

Et c'est devant le lac autour duquel les amants roucoulent inlassablement, se perdant sur son éclat aqueux qu'elle se fige, que lentement et avec sensualité ses mains viennent détacher le nœud à sa nuque, que le tissant chatoyant glisse le long de ses épaules pour les dénudés, libérant sa chevelure en une cascade de jais alors que le soleil vient faire luire sa peau aux teintes caramel devant les yeux ébahies des couples heureux. Une scène irréelle alors qu'autour de sa peau l'aura se décharge, crépite, envoutante et carnassière dans l'écarlate des passions alors que le désir se répand dans l'air, qu'elle suscite les regards envieux, les fantasmes les plus inavouables. Une situation qui augmente et dégénère dans l'avancée de la scène alors que les derniers restes de tissu chutent pour révéler son corps nue, qu'elle s'enfonce dans l'eau avec lenteur et sensualité.

Et atour d'elle l'air se sature de magie pour se répandre comme un poison alors qu'au désir des hommes la jalousie des femmes se mêlent tel une splendide danse, passionnelle et malsaine alors que ci et là le bruit d'une gifle retentit. Un sourire qui s'agrandit devant le chaos naissant dans le tumulte des émotions. Les premières partent sans demander leur reste alors qu'ils restent là ébahis devant ce désir qui les envahie, devant cette beauté qu'ils ne rêvent que de gouter. Que d'autres traînent d'une main de fer ceux qui ont volté leur coeur pour déserter cette scène ne présageant que le malheur. Et dans l'eau le désir et la passion se répandent sous ses mouvements gracieux et provoquant, ceux de cette sirène qui sommeille inlassablement.

Le soleil se meurt et déjà les premiers se jettent à l'aura alors que son aura continue de s'intensifier, qu'elle grossit et grandit, carnassière et irrésistible alors qu'elle se nourrit des fantasmes et des désirs charnels, que le mythe se nourrit à travers elle alors que la chaleur envahie chacun de ses membres. Que le premier corps masculin vient la retrouver, que dans le tumulte des passions les chaires se touchant, que déjà un autre est déjà là, que sa main caresse la peau de miel alors qu'avec un autre les lèvres se touchent dans la décharge violente d'un désir ardente, électrifiant alors que l'aura grandit, qu'elle les enveloppe de sa chaleur, que le fantasme rattrape la réalité dans la perversité alors qu'elle se nourrit des désirs ardents, qu'a travers elle le mythe se transcende.

Les peaux se touchent et s'entremêlent dans un ballet de chaire et de baisé, l'eau suinte sur les peaux dénudés alors que les langues viennent caresser ce trophée que tous veulent sentir entre leur main, du creux de leur reins. Un râle expiré, un souffle court teinté des gémissements ardent, la chaleur enivrante et envoutante. Un cri alors que dans une décharge violente d'énergie le jouissement retentit dans les ombres naissante d'énergie, que les volutes d'eau s’élèvent alors que les jambes s'unissent dans les écailles d'argent, que le mythe s'incarne dans l'extase des sens et l’apogée du désir charnel, que l'eau s'agite dans le crépitement de magie et que le chant retentit.

Un ordre soufflé au travers de la mélodie.

Mourrez.

Et dans l'agonie du souffle emportant les corps de la masculinité la silhouette s'extirpe de l'eau dans toute sa sensualité, que lentement dans le bruit d'un dernier corps arrêtant de bouger en des mouvements éparse ou la quiétude de l'eau l'emporte la silhouette s'éloigne, un sourire satisfait trônant sur les lèvres envoutantes.

Spoiler:
 

♦ ♠ ♦ ♠
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