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Once Upon a Time - Again [1oo%]
 MessageSujet: Once Upon a Time - Again [1oo%]   Dim 3 Avr - 14:37

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Elena Vandervald

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Elena Victoria Vandervald

" Il est des temps et des lieux - Où le grave et le sérieux - Ne valent pas d'agréables sornettes."





Informations Générales


Identity

Nom : Vandervald
Prénoms : Elena Victoria
Âge : 20 ans
Date de Naissance : 13 Octobre
Origines : Fiore


Activité(s) : Mage du Conseil
Groupe : Conseil de la Magie
Statut : Membre du Haut Conseil
Surnom :
Avatar : Belle







Psychologie




Un regard absent, l'espace d'un instant, seulement. Le temps comme suspendu face aux bouches caquetantes autour de toi, tu t'évades dans ton monde, rêve à la douceur du poison d'une pomme aux reflets vermillons.

On t’interpelle, tu souris d'un mouvement habituel, feint et faux alors que les mots percutent dans ton esprit. Oui. Une simple réponse teintée de mélodie. Ton regard fixe l'assemblée comme si rien ne l'avait jamais troublé, tu as toujours été le genre de femme à observer en silence, à t'égarer dans tes pensées sans que ton interlocuteur ne puisse remarquer tes fugaces absences. Désintérêt flagrant de toute conversation qui ne te concerne pas directement, toi ou tes convictions. Épuisant alors que tu songes à dormir tel la belle au bois dormant attendant son prince charmant.

Douce alors que tu réponds, maligne alors que tu connais l'art de la dissuasion, tromper en jouant sur les émotions pour imposer une idée qui te plait. Tu es de ces femmes qui ne se mêlent que rarement aux conflits, qui sourient devant l'agitation, sourient car elles n'y prêtent même pas attention. Il faut toujours sourire, c'est important. Chose que l'on t'as si souvent répété durant ton éducation, excellant dans cette leçon.

Tu es de ces femmes dont on ne remarque la présence que dans l'apaisement qu'elle procure, dans la quiétude qui semble émaner de toi, quand bien même tu ne dis rien au cours des heures défilants. Et pourtant tu es de ces femmes dont un mot peut faire pencher la balance. De celles qui parlent peu, mais ont compris l'art du "quand" et "comment". Tu es de ces créatures qui discernent les failles de chacun, de celles qui regardent les lèvres brasser du vent pour se fixer sur les comportements, l'ultime clef pour mieux comprendre comment les faire flancher. Maligne et mesquine dans cette intelligence que tu as développé, que ta passion des livres et des contes t'as transmise pour s'élever d'une condition qui ne te plaisait guère, celle de la tristesse d'une enfant solitaire. Ton refuge devenu passion, refuge devenu source d'inspiration, ton refuge devenu moyen de réflexion des plus tordus s'il en est, la source de tes plus cruelles idées.

Tu es de ces personnes terribles dont la menace sublime sous la douceur d'une phrase à la politesse écœurante pour se parer de bonté. Dont un simple geste pour essuyer une larme apporte une chaleur qu'on croyait perdue à jamais, de ces êtres dont le sourire réconforte de sa douce chaleur, de ces êtres dont le simple mouvement esquissé pour vous remettre une mèche de cheveux derrière l'oreille peut sonner comme une terrible menace voilée. De ces êtres haïes dans la bonté qu'ils peuvent dégager et donner, de ces êtres terrifiants dont d'un simple regard, par un simple mouvement, la bonté devient cruauté pour s'en délecter, vous faire plier. Car après tout ce qui importe c'est la beauté, et quoi de plus magnifique qu'une épouvantable tragédie ? Quoi de plus sublime que le sacrifice vain d'un héro meurtri ? Que la princesse chutant d'une tour de verre après avoir suscité le courroux de sa belle-mère pleine de colère ? Car après tout il est vrai que tu n'as pas de plus grand amour que celui pour ces contes qui t'ont bercé depuis aussi loin que tu puisses t'en rappeler, que la noirceur de leurs histoires qui t'ont toujours captivé, réelle beauté dans les sentiments et la tristesse déployée par ces personnages trop souvent insouciants et inconscients des dangers.

Contes pour tirer une morale à partager, morale que tu aimes dans la façon dont on l’amène, par la mort et les larmes... N'est-il rien de plus beau que d'apprendre l'amour dans la perte ? Que de prendre conscience du comportement que l'ont n'aurait dû adopter face à la mort des êtres aimés ? N'y a-t-il rien de plus saisissant que ces tragédies captivant les foules ? Les éduquant dans un idéal de morale et de cœur ? La fin justifie les moyens et tu sais très bien que la fin heureuse ne pourra survenir qu'au prix des larmes et du sang versé d'innocents.

Pourtant tu n'es pas mauvaise, tu ne tires nul plaisir dans la souffrance en elle-même, pourtant la beauté de la souffrance te captive et t’enivre, te tirant la larme nécessaire car "c'est trop triste". Redoutable dans les moyens que tu sais mobiliser, redoutable dans l'intelligence malsaine que tu as développé sous couvert de l'étrangeté des rêveurs aliénés. Redoutable dans cette éducation que l'on t'a donné, redoutable pour celui qui oserait enfreindre les règles les plus élémentaires de société, détestable malgré un sourire de chaleur affiché.

Redoutable dans ta chaleur et ta beauté, dans ta douceur et ta cruauté, dans ta gentillesse et ton apparente débilité. Superficialité. Car il est vrai que ton élégance outrageante s'accompagne de cette immonde superficialité des femmes de la haute société, monde des apparences où il convient de régner en toute circonstance, à l'image de ces marquises de Merteuil qui se plantent des fourchettes dans la main en souriant. Que jamais le masque des pensées ne puisse tomber, car l'on devient alors le cadavre où les charognes vont se jeter. Être belle et sourire, plus grand enseignement que la vie t'as jamais donné, à travers ton éducation, à travers ces contes que tu chéries tant, à travers ce conseil que tu veux si puissant.

Tu te souviens de ce jour ? De ce jour où tu as trouvé cette baronne endeuillée sur le point de s'effondrer en un flot de larme outrancières. Ton cœur s'était serré, tu ne pouvais la laisser s'humilier ainsi devant tant de visages pour la toiser, alors c'est avec un naturel des plus déconcertant que tu lui as doucement pris la main en souriant, et qu'avec cette voix calme à la douce chaleur tu lui as dis qu'elle ne pouvait pas se permettre de faire couler son mascara, que tout serait alors ruiné.

Superficialité apparente, superficialité dans une élégance distinguée, dans la vanité d'une femme consciente de sa beauté, en jouant de ses sourires empreints de bonté. Rien n'est plus dangereux que quelqu'un qui aime son reflet, et tu le sais, ton reflet est exquis, un plaisir à contempler, un ravissement pour ceux ayant la chance de te croiser. Tu le sais alors que tu ne peux toi-même t'empêcher de t’admirer dès qu'un miroir est à porté, tu le sais que tu illumines leur journée par ton simple passage dans leur champ de vision et tu en es consciente plus que de raison, vaniteuse à l'apparente superficialité. Surement ta plus grande faiblesse bien que tu ne l'avoueras jamais, trop digne pour ne serais-ce que reconnaître que tu es coupable du péché de vanité.

Paradoxale jusqu'au fond des os te permettant de t'animer. Ambivalence dans l'image renvoyée de celle qui a gravi les échelons avec une détermination outrancière teinté de naïveté feinte et de sourires enjoués. Entre apparence et pensés, ambivalence de celles qui ont toujours fait comme si tout allait bien, que tout irait toujours bien en sachant pertinemment que tout finirait noyé dans la funeste beauté d'un bain de sang. Car après tout ne se résume qu'à cela, cette quête qui te transcende, celle de la recherche d'un idéal oublié, celle d'un monde d'amour et de paix où chacun aurait sut tirer profits de ces morales et leçons que les contes nous ont toujours donné. La quête d'un monde meilleur, d'une quête où l'humain serait meilleur et le mal ne serait être vainqueur et pour cela l'ordre et la loi, le sang et la peur sont des moyens que tu acceptes sans sourciller, le moyen de tes ambitions pour un idéal aux teintes de noirceur transcendée.





Prologue




Il était une fois une histoire qui ne fait ni chaud ni froid.

Il était une fois cette petite fille qui n'avait rien d'exceptionnel, sans réel talent, sans réelle enfance malheureuse, une simple enfant avec ses propres rêves et ambitions. Solitaire au coeur d'une grande maison, très tôt elle apprit à rêver sa vie à travers les mots se dressant devant ses yeux miroitants, elle n'avait que cinq ans.

Il était une fois cette adolescente qui éclot comme une rose précieuse que le monde attendait.

Il était une fois cette petite fille sans rien de particulier, devenue jeune fille que la passion des livres n'a jamais quitté. Qui avait appris les règles de la haute société.

Il était une fois une jeune fille qui prit une décision, il était une fois une jeune fille que son amour des contes avait chargé de convictions.

Il était une fois cette jeune femme dans la fleur de l'âge, celle qui malgré son statut avait comme tout le monde commencé sa quête dans les plus bas étages. Il était une fois cette jeune femme qui rejoignit le Conseil pour se greffer en son sein.

Il était une fois une jeune femme qui comprit le pouvoir de l'ambition pour ses convictions, qui transcenda sa détermination malgré ses airs de bourgeoise à la con.

Il était une fois une femme, une rose au sublime aussi cruel que ses piquants et aussi douce que ses pétales de satin.

Il était une fois celle qui en deux ans avait gravi tout les échelons, époustouflante ascension de celle qui au final n'avait pas de sordide histoire.

Il était une fois la vie des plus banales d'une enfant de la bonne société, il était une fois une femme qui du haut de ses vingts ans pouvait sourire chaleureusement en s'enfonçant une fourchette dans sa chaire aliénée.

Il était une fois mon histoire, sans drames et sans ravages, la simple histoire d'une femme dont l'étrange passion devint magie aux sources de ses plus intimes convictions.

Il était une fois un conte qui n'en est pas un, celui d'une femme au destin incertain.





Test RPG




Un geste machinal esquissé dans la pénombre d'une lueur tamisée. La mèche brune vient retrouver le derrière de l'oreille d'ivoire sans même que tu n'en prennes conscience, trop absorbée par les lettres calligraphiées où tes yeux luisants tel ceux qu'une gamine amoureuse se perdent comme pour s'y noyer. L'histoire tant prisée de celle qui voulait une âme, de celle qui voulait être aimée et marcher sur une terre rêvée, la petite sirène que l'écume noierait. Yeux brillants d'une émotion vive alors que tu tournes délicatement la page pour poursuivre le récit qui te bouleverse toujours autant.

Un claquement sec. Brise la concentration allouée, un rictus agacé se dessinant faiblement sur tes lèvres carmin, un insaisissable instant où tes yeux noisette se lèvent distraitement pour apercevoir l'homme venant de faire irruption dans ton sanctuaire aux étagères couvertes de livres, contes et romans aux couvertures de cuir et tissus richement décorés. Goujat qui ne sait pas frapper, qui n'a jamais appris les règles les plus élémentaires de société. Tu restes silencieuse, comme si rien n'était jamais arrivé alors que ton esprit retourne se plonger dans la millième lecture d'un conte que tu as toujours adulé.

Concentration brisée alors que nulle émotion ne réussit à naître malgré ta lecture méticuleuse des lettres aimées, concentration brisée malgré ton air absente derrière le recueil que tes mains tiennent avec une délicatesse presque risible, comme si d'un simple geste mal orchestré tout pouvait devenir cendre.

Il t'observe, tu le sens et tu le sais. Il t'observe et ne compte pas bouger de sa stature hiératique tant que tu n'auras pas fait mine d'être intéressée, de l'avoir remarqué et qu'il est toute l'attention que tu lui dois dans son orgueil démesuré. Rustre mal éduqué qui ne connait même pas les bases d'une politesse qui sied à une femme de ton statut, rustre qui n'est rien d'autre qu'un livre ouvert pour toi qui l'as longuement observé, et pourtant tu maintiens cette espèce de jeu malsain malgré qu'il ai brisé la joie de ton passe-temps si prisé, l'émotion que te procure tes séances de lecture avides et aliénées une fois le soleil couché.

Le temps s'écoule et il reste là, dressé devant toi sans que tu ne lèves les yeux une seule fois, tournant les pages avec une délicatesse qui pourtant agresse dans ton calme à la limite du mépris. Tu peux le sentir dans son souffle, dans son mouvement de jambe incessant, il bouillonne intérieurement de ton manque de réaction. Tes mains viennent refermer le livre à la fin d'une page que tu n'as jamais aussi peu savouré, conte terminé dont il a gâché le plaisir de son insupportable présence. Juste à temps avant qu'il n'explose dans ce corps se voulant froid alors qu'à l'intérieur il bouillonne de colère contre toi. Tu te redresses lentement, élégamment. Dignement alors que ta longue robe dorée vient danser dans l'air tel un oiseau fluet, ton visage se redresse enfin vers lui pour le toiser d'une lueur indéchiffrable, un sourire chaleureux se dessinant sur tes lèvres teintées d'un rouge carmin.

" Je t'en pris fais comme chez toi Marcus. "

Provocation teintée d'apparente jovialité alors que tu reposes soigneusement le livre dans le vide d'une des nombreuses étagères parsemant ton bureau. La lune éclaire à travers les immenses fenêtres, teintant ta peau de la couleur de l'ivoire alors que sur le bureau de bois sculpté seule la bougie vient tamiser la pièce presque glauque d'une douce chaleur d'été.

Ton sanctuaire violé, il commence à parler de cette voix comme sortie des limbes alors que la brume se propage. Pourtant tu restes d'un calme incroyable, tu écoutes sans frissonner malgré que ton regard vienne balayer la rangée d'ouvrages à dévorer, regard accompagné d'un index déplié, comme indécis sur le choix à adopter alors que tu sens l'agacement dans sa voix d'outre-tombe, l'énervement et la frustration dans son corps resté stoïque, il devrait pourtant savoir depuis le temps que tu ne pardonnais pas l'impolitesse et le manque de savoir vivre. Il devrait pourtant savoir depuis le temps que c'est avec une cruauté sans nom que tu la punissais par ce qui était sa plus terrible source d'agacement, l'ignorance et le désintérêt flagrant en vers son être à l'égo démesuré. Cruauté que tu pousses à son apogée alors que tu saisies l'un des nombreux ouvrages avec un intérêt non dissimulé, murmurant à voix basse le titre comme si tu étais seule, mais tu ne l'es pas, nouvelle provocation adressée à cet homme pour qui la hiérarchie prévalait sur tout. "La Belle et la bête" penses-tu d'un soupir lasse.

Ton visage se tourne alors lentement avec toute l'élégance de ta prestance pour toiser la fenêtre où la pleine lune éclaire et inonde le ciel de ses teintes d'opale et de miel.

" Cette nuit n'est-elle pas sublime ? "

Les mots cessent d'affluer de cette brume s'étant propagée, tu peux même entendre ses dents grincer alors qu'il pense que tu n'as rien écouté, son self-contrôle sur le point de lâcher, bien il semble que tu lui as fais assez payer son manque de manières juste comme il le fallait. Livre dans une main tu te retournes enfin vers lui pour l'affubler d'un paisible sourire d'amusement et de tristesse mêlées.

" Donc elle a parlé... Je suppose qu'elle est partie rejoindre son bien aimé à l'heure qu'il est... "

Ta phrase n'attend nulle réponse, interrogation en vers toi-même, fausse interrogation alors que tu en es convaincue, un silence alors que tu tues la larme à peine née sur le coin de ton œil comme déjà perdu dans un monde fantasmé. Une phrase soupirée, comme adressée à toi-même.

" C'est tellement triste... Au moins seront-ils ensemble pour l'éternité, à jamais de l'autre côté du voile. "

Tu poses délicatement le livre sur la table, mais reste debout sans pour autant le regarder, ta voix mélodieuse s'élève avec une douceur rompant avec la détermination que trahie ton regard brillant d'une intelligence presque perverse.

" J'irai en personne aux premières lueurs de l'aube. Maintenant si tu voulais bien me laisser, comme tu peux le voir je suis assez occupée. "

La nuit serait courte, mais le fond de teint fait des merveilles, tu seras plus radieuse que jamais pour ce rendez-vous à ne pas manquer.

Tu ne lui accordes déjà plus la moindre attention, invitation à te quitter que tu ne lui laisses pas le choix d'accepter. Et c'est en préservant cette froideur glacial qu'il quitte la pièce suivit de son horrible brume, fermant la porte sans même que tu ne lui accordes une quelconque importance, après tout tu savais qu'il ferait ça, tellement risible et prévisible. Qu'il fulmine tant qu'il veut, ce sera fait, mais être le président du Conseil n'était pas la porte ouverte à tout les droits, certainement pas avec toi.

Tes doigts effilés ouvrent la couverture avec une délicatesse exagérée, comme par peur de le briser, et déjà dans ton monde de noirceur transcendée ton esprit a replongé à la vision des mots portant tout tes secrets.



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Elena Vandervald

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Once Upon A Time

" La banale histoire d'une Vandervald... "





« La lecture est une amitié. »




Le clapotis incessant de l'eau venant mourir sur les grandes baies vitrées de la demeure outrancière des Vandervald. A travers l'une d'elle, sous le temps gris et pluvieux se distingue faiblement une mèche de cheveux brun sur une peau au teint d'opale.

Ton regard perdu dans le vague alors que tu observes de tes grands yeux d'enfant le temps gris ponctué de gouttes incessantes, temps maussade qui ne t'occuperas pas plus d'un instant, alors déjà tu descends du tabouret de bois que tu as péniblement déplacé puis escaladé du haut de tes cinq années.

Seule et déambulant tel une vulgaire poupée de porcelaine tu parcours les couloirs désespérément vides de la maison familiale. Parfois, ci et là tu aperçois l'un des domestiques vaquer à ses occupations, l'une des bonnes tirant son énorme chariot. Et c'est dans le vague que tu continues de déambuler dans les immenses couloirs déformés par ta taille d'enfant.

L'ennui habituel, seule entre deux de tes leçons de piano ou mathématiques. Ni bonne, ni mauvaise, dans la moyenne au plus grand désarrois de ce qui te sert de parents. Tu aimerais pourtant dans ta naïveté d'enfant qu'ils soient fiers de toi et de tes éclats, de lire l’intérêt dans leurs visages froids et fermés, mais c'est plus fort que toi, tu y arrives pas, tout simplement car tu ne comprends pas l’intérêt de ces choses étranges, pour ces chiffres et ces notes sans sens, que malgré ton statut d'enfant innocent l'envie n'y est pas tout simplement.

Sortant de tes pensées tu te retrouves face à cette énorme porte en bois sculptée qui t'a toujours intrigué d'aussi loin que tu puisses t'en rappeler, chose peu difficile, puisque tu es à peine en âge de te souvenir. Et c'est avec une lueur d'excitation brillante dans ton regard que tu pousses difficilement l'énorme porte de la bibliothèque. Le souffle coupé alors que tu restes bloquée bouche-bée devant les énormes étagères couvertes de ce que tu sais être des livres pour en avoir déjà vue. Après tout tu apprends la lecture, et c'est bien la seule chose pour laquelle tu sembles plus douée que la moyenne.

Hésitante et pourtant tremblante de cette excitation des enfants tu t'avances enfin pour saisir le premier ouvrage à ta portée, lourd, beaucoup plus lourd que tu ne le croyais, et c'est avec un effort certain que tu le portes difficilement jusqu'à la table, le posant d'abord sur la chaise, avant de toi-même y monter, pour enfin pouvoir le poser sur la table tel que tu as toujours vu les adultes le faire quand ils lisaient.

Tu restes là un long moment, un long moment à observer la couverture avec fascination, fixant les détails les plus insignifiants avant de finalement t’intéresser aux mots en lettres dorées... Quelques minutes pour réussir à les déchiffrer dans cette sublime calligraphie avant qu'enfin cela ne s'impose à ton esprit et que tu ne prononces dans une expiration teintée de fascination ce qui est écrit. " La petite... Sirène... "

Puis d'un mouvement, la couverture se tourne dans une frénésie avide.





« La vanité est le sixième sens. »




Un baisé déposé sur ta main avec la délicatesse d'une bouche de satin. Un sourire émergeant sur ton visage incertain. Une pression pour enlacer tes doigts, il mène la danse et c'est comme ça. Souris et tais-toi.

La musique des violons vibre dans la salle de bal que le monde inonde. Robes froufroutantes et volantes, aériennes ou bien trop serrées, des miles couleurs parés de dorures exagérées, l'arc en ciel des tissus satinés, du velours et de la soie, de nacre et de l'apparat. Tu voudrais simplement t'en aller, t'éclipser de cette mascarade auquel tes parents t'ont sommets d'assister bien contre ton grès, tu voudrais simplement courir pour t'évader, courir et franchir les immenses portes de ton sanctuaire sacré.

Et déjà du haut de tes quinze années tu souris avec toute la chaleur factice des femmes de bonne compagnie, comme si le plaisir s'y lisait alors que chacun de tes pas te donne envie de fuir un peu plus là-bas, hors de cette tour coupée du monde. Les règles d'une éducation, les règles d'un monde où il n'y avait nulle place pour la rébellion. Sois belle et tais-toi, l'apparence est une arme qu'il convient de manier comme il se doit, et ça tu le sais déjà malgré cette jeunesse qu'on ne te prête pourtant pas dans l'image que tu renvois de toi.

Ta robe aux couleurs argentées vient fendre l'air alors qu'il mène la danse de son regard presque pervers. Un faible sourire alors que tu t'approches de son oreille, l'air légèrement gênée pour murmurer avec toute la naïveté que ta voix peut porter.

" Je vais devoir prendre congé, je vous pris d'accepter mes excuses "

Il acquiesce d'un mouvement désolé, frustré plus que désolé alors qu'enfin tu sens sa main lâcher la tienne pour que tu puisses faire ce qui te sied. Mensonge des plus basiques s'il en est, mais qui avait cette magnifique tendance à toujours fonctionner. Et c'est avec une démarche faussement lente que tu quittes la salle du bal somptueux organisé par tes parents. L'air frais du couloir vient caresser ta peau d'opale sur les parties dénudées, celles qui convient de montrer sans choquer alors que tu prends la direction de la salle d'eau du premier.

La porte se ferme délicatement derrière tes pas fluets, un mouvement du poignet pour laisser flotter le clac caractéristique des portes verrouillées, un soupire expiré entre tes lèvres rosées, tes zygomatiques sont comme courbaturés par tout ces sourires que tu n'as cessé de donner.

Un moment d'attente assez long, comme plongée en pleine méditation, comme le temps de refaire le pleins d'énergie avant d'y retourner, après quelques minutes dos collé à la porte boisé tu esquisses enfin un mouvement pour t'avancer vers l’évier de marbre aux robinets dorés, ton regard venant alors trouver ton reflet dans l’immense miroir qui ne laissait aucun moyen de lui échapper.

Un faible sourire alors que tu t'observes avec une minutie outrancière. Te tournant de profil, allant même jusqu'à regarder ton dos et ton fessier, faible sourire qui devient des plus satisfaits, alors que la triste enfant qui n'avait rien de charmant a laissé la place à une adolescente d'une beauté indéniable. Tes mèches brunes viennent lécher ton visage en quelques vestiges éparses du chignon déjà en mal à cause de la réception. Ta main vient délicatement ouvrir le tiroir pour y tirer une trousse de nécessaire de survie, minimum à toute femme digne de ce nom, spécialement dans ce genre d'occasions.

Tu n'as que quinze ans mais tu te comportes déjà comme ces femmes qui arpentent les bars à l'affut du prince charmant, tu n'as que quinze ans et pourtant on te donnerai aisément dix huit années. Un léger "clips" alors que le rouge carmin vient quitter son tube d'acier, un fin mouvement pour que sa couleur luise sous la lumière artificielle de l'une des nombreuses salles d'eaux aux décors somptueux des Vandervald. Un mouvement expert alors que tu retrousses tes lèvres, un mouvement esquissé avec une précision d'enfer alors que le rouge vient se déposer délicatement sur tes lèvres aux allures de bourgeon de rose au printemps.

Le temps défile dans la pièce parée de marbre, et dans son sillage découle la vanité de ces femmes volages. Tu n'es pas volage et pourtant ton comportement et ta minutie rompent totalement avec ce que chacun attend normalement des jeunes filles de ton âge. Après le rouge succède la poudre et le crayon noir avant le mascara pour accentuer tes yeux noisettes, pour te refaire une beauté car telle était la chose attendue des femmes dans ce genre de soirées, mais aussi dans un but bien plus secret et que tu n'avoueras certainement jamais. Tu dois être la plus belle de cette soirée, seule chose qui te donne le cœur de la supporter et résister à l'envie de t'enfermer dans la bibliothèque désertée. Un "clips" alors que tu fermes négligemment le tube de mascara, que ta main vient reposer la trousse de survie dans le tiroir qui lui sert d'écrin. Un long moment à te toiser, un sourire des plus satisfaits devant ton propre reflet alors que tu ajustes tes cheveux dans un geste que l'habitude t'a donné. Ta voix mélodieuse pour briser l'air dans un ton enjoué.

" Oh Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?"

Un silence de quelques instants, tu éclates d'un rire cristallin car cette question n'attend nulle réponse et tu le sais très bien, c'est toi évidemment. Le rire cesse et ton visage se part de sa douce quiétude habituelle, ajustant ton sourire dans un geste machinale comme une dernière inspection avant la cage aux lions, tu te détournes alors négligemment, la "fête" t'attend.





« En vérité, les convictions sont plus dangereuses que les mensonges. »




Et te voilà attendant dans une foule de gens émergeant de tout horizons. Comme un choc asséné à ton esprit qui avait toujours été emprisonné d'un monde fréquenté par une minorité de mortels. Et te voilà du haut de tes dix-huit années, au cœur de l'immense hall marbré du Conseil de la magie. Un véritable choc culturel pour celle qui n'avait toujours connu que l’opulence outrancière de la richesse. Un certain émerveillement également, certes tes nombreuses lectures t'avaient donné un aperçu de la réalité des gens comme tout le monde... Mais la fiction n'atteint jamais la vérité, elle est toujours rêvée et/ou fantasmée.

Tu jures légèrement avec toute cette foule t'entourant et te toisant étrangement dans cette sophistication bourgeoise et superficielle, car par habitude mêlée de vanité, par l'éducation donnée et mêlée de cette superficialité que tu as toujours côtoyé c'était tout naturellement que tu t'étais faite belle pour aller te présenter au conseil... Chose loin d'être ta plus judicieuse idée quand tu vois les regards étranges te dévisager. Tu t'es totalement fourvoyée et tu n'as pas vraiment d'autre choix que de l'avouer. Alors tu souris à ces visages te dévisageant, gardant ta contenance et ta prestance en toute circonstance, gratifiant ci et là quelques âmes errantes dans les couloirs d'un bonjour joviale dans tes allures de reine de bal.

Cela aurait pu être pire, certes tu fais tâche, mais tu n'as pas poussé le vice, ta longue robe bleuté n'a rien de froufroutant, classe et non pratique certes, elle reste pourtant d'une grande simplicité malgré sa sophistication de soirée laissant légèrement apercevoir ta poitrine naissante et ton dos dénudé. Visage maquillé et paré de longues boucles d'argent, tu ne réfléchis pas plus longtemps pour tenter dans l'urgence de la situation de t'adapter. Boucles défaites d'un mouvement expert avant de les glisser dans l'élégante pochette que tu tiens contre ton flanc, un mouvement léger de la main pour laisser retomber le chignon sophistiqué en cascade brune venant en partie couvrir ton dos dénudé. Plus naturel de deux gestes pourtant d'une grande simplicité et alors que la file devant toi diminue pour te laisser la place, tu casses tes tallons d'un mouvement sec et classe. Observation et adaptation, règles les plus élémentaires de société, se fondre dans le milieu pour mieux y évoluer, un geste rapide sur ton visage pour essuyer le rouge carmin, mais restant classe de tes lèvres devenant rosées légèrement teintées de rouge.

Abandonnant tes talons à côté de la colonne de bois sculpté tu pénètres alors par la porte où ton nom a été prononcé afin de faire ton entrée. Et c'est avec un calme stupéfiant que tu pénètres dans la salle où siège les examinateurs du Conseil de la Magie. Beaucoup plus impitoyables que par le passé, tu avais lu que ces dernières années le conseil avait connu de grands bouleversements depuis la disparition tragique de beaucoup de mages, mais surtout depuis l'attaque menée en son sein par le groupe dissident de Crimson Hounds.

Tu avais également lu qu'aujourd'hui le Conseil avait connu de grands changements, de grands bouleversements dans son fonctionnement et que le nouveau Haut Conseil comptait bien ne plus tolérer le moindre dérapage ni le moindre outrage, le conseil était devenu puissant comme il aurait toujours dût l'être, et du même coup ton moyen de diffuser cet idéal et cette morale que ta passion t'avait enseigné. Le moyen de tes convictions, le moyen de ton ambition alors que tu voulais fuir l'avenir que te réservait ta famille. Celle d'une bourgeoise de la haute société qui se devait de maintenir le jeu des alliances pour que le prestige et la richesse ne s'écartent jamais. Tu ne jugeais pas réellement cette pratique, tu t'en moquais même à dire vrai, à une exception prêt, qu'on essaye de te l'imposer.

Et tu étais là aujourd'hui, après une lutte acharnée, un débat des plus animés avec ces parents qui n'en avaient que le nom. Pas que tu ne les aimes pas... Mais au final tu ne les connaissais que par leurs comportements, pour les avoir observer longuement, éternels absents. Et cette vie tu l'as refusé, et les négociations avaient été des plus compliquées, alors tu avais abattu la seule carte qu'il te restait. L'ambition et l'égo démesuré de tes géniteurs aliénés, l'image renvoyait si par miracle leur fille gravissait les échelons, le pouvoir qu'elle obtiendrait si elle réussissait cette ascension, l'image des Vandervald glorifiée par une place importante au sein de l'organe régissant le monde de la magie. Cette simple perspective avait eut l'effet escompté, ils ne t’avaient pas retenu, ni empêché, un contrat implicite instauré, celui que si tu réussissais ce pari fou ta vie t'appartiendrai à jamais.

Mais ce pari tu avais déjà prévu de le tenir avant même qu'il est été proféré, car tes convictions nourries de ta passion l'imposaient. Pour un idéal d'amour et de paix, de morale et d'honneur à bâtir pour transcender le genre humain, quitte à ce que ses fondations reposent sur le plus sordide des bains de sang.

Tu fixes ton sourire alors que la voix te tire de tes pensées, te demandant de te présenter, chose que tu fais avec les manières les plus distinguées, adorable jeune femme que tu étais. Le regard perplexe dans les yeux durcies d'un militaire de carrière, un nouveau sourire dont le regard trahie la mesquinerie alors qu'il te demande ce que tu sais faire, un simple rire débilitant alors que déjà tu canalises ta magie. L'affront masqué de la naïveté d'une enfant de bonne société. La stupéfaction suivit du cri de douleur alors que tes lèvres se sont ouvertes pour prononcer avec mélodie dans une explosion de magie :

" Connaissez-vous le Grand méchant loup ? "

Un sourire joviale et pourtant pleins de cruauté face à cet homme qui t'a jugé et sous-estimé alors que tu étais à peine entrée.

" Moi oui. "


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Elena Vandervald

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Magie



Once Upon A Time


Pour toi la lecture fut de tout temps le refuge où t'enfermer, un endroit secret dont toi seul avait les clefs, loin de cette solitude dans cette immense maison vide. C'est dans ce refuge que se révéla ta réelle passion, la découverte des contes, des vrais contes alors que tu avais à peine cinq années. Et c'est devant leur noirceur et leur morale que tu tombas amoureuse de leurs histoires... Leurs personnages, la beauté de leurs princes et princesses et la tristesse de leurs récits... Comme une révélation pour cette enfant qui ne connaissait rien en dehors des couloirs vides d'une immense battisse où errer entre deux leçons.

Passion grandissante avec les années et ta compréhension, fanatisme quasi fou aux sources de ta magie, magie que tu as développé avec le temps et cette fascination pour ces contes que tu aimes tant.

Magie ouvrant les clefs de leur dimension te permettant de transporter dans la réalité et inversement leur noirceur et leur morale sous-jacente, leurs personnages de rêves et la douleur de leurs supplices, leurs univers sublimes et oubliés à travers cette magie que tu aimes à appeler "Once Upon a Time". Magie te donnant la clef pour ouvrir les portes séparant notre dimension de celle du monde des contes. Une magie nourrie des contes et d'une passion, d'un fanatisme et de fascination, développée par une enfant solitaire et réservée, puis perfectionnée avec les années, avant d'être transcendée par une femme s'étant hissée jusqu'au sommet.

Magie étrange aux origines floues, mystérieuses et décalées alors qu'elle utilise les contes de façon des plus préserves, en canalisant son énergie Elena établie le lien entre les deux dimensions, ses techniques transposant et incarnant alors l'univers des contes, les personnages, leurs souffrances et ressentis dans notre réalité pour vous y enfermer... Et il y a une chose que l'on peut affirmer après avoir été confronté à cette magie de plein fouet, il serait mal avisé de se moquer, car personne ne souhaiterai jamais connaître la sensation d'être dévoré par le Grand Méchant Loup...



Tale Soul


Totalement liée à la première magie d'Elena, Tale Soul est une magie de take over trouvant ça source dans la faculté d'Elena à lier les dimensions séparant notre monde du monde des contes. Par choix, où sous l'impulsion d'un sentiment trop puissant Elena canalise sa magie pour devenir un pont entre notre dimension et le monde d'un conte, et plus précisément un personnage de ce dernier, par ce pont qu'elle devient, Elena capte et se lie à un personnage du monde des contes, prenant ses propriétés physiques et parfois spirituelle en accord avec le personnage du conte dont elle adopte la forme, ce Take over des plus particuliers lui donnant accès à la magie et techniques du personnage qu'elle devient en se liant à lui à travers les dimensions. Magie de Take Over, elle fonctionne comme tout les autres au niveau de l'apprentissage, une technique = une forme, plus sa première technique si elle donne aucun avantage innée particulier.



Techniques Once Upon A Time




Techniques Tale Soul



Bebebe - FTRPG
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 MessageSujet: Re: Once Upon a Time - Again [1oo%]   Lun 4 Avr - 7:46

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Enya Taylor

Crime Sorciere

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♫ ~(Re) Bienvenue sur Fairy Tail RPG ! ~ ♪
Je pense qu'il est inutile que je te présente comment cela va se passer entre toi et moi, tu connais la chanson maintenant ♫ Sache juste qu'au moindre souci, à la moindre question, je suis disponible ♥


Psychologie
J'ai cru mourir. Vraiment. Non je déconne. J'aime bien la lecture et ça m'a refait découvrir le personnage d'Elena sous certains aspects que je ne connaissais pas, donc je suis contente. Quelques petites fautes d’inattentions, ça devient ta signature depuis le temps mais rien de bien gênant en soi.

Je valide !

Background
Même chose que précédemment, je vais pas me répéter. J'aurais bien aimer avoir le luxe de choisir un test rp tiens, histoire de te compliquer un peu la tâche, ça aurait été drôle et j'avais quelques idées en tête. Mais bon ~ ♥

Je valide !


Pouvoir




Conclusion

Conclusion ? Bah j'en reste sur le cul. Encore. Tu m'énerves. Tu me frustres. Quelques petites fautes mais voilà, sans plus quoi. Pour moi tout est bon dans l'ensemble et je suis contente d'avoir pris le temps de relire l'histoire de ton personnage (ET SA MAGIE WESH !)


Validé!
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 MessageSujet: Re: Once Upon a Time - Again [1oo%]   

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