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Marcus Adamof (en cours)
 MessageSujet: Marcus Adamof (en cours)   Lun 15 Fév - 19:49

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Marcus Adamof


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NOM PRENOMS

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Informations Générales


Identity

Nom : Adamof
Prénoms : Marcus
Âge : 36 ans
Date de Naissance : 4 janvier 756
Origines : Shirotsume


Activité(s) : Mage, Ex-Président du Conseil, Recherché par le royaume de Fiore pour trahison suite aux évènements d’Ajatar Virke.
Guilde : Crime Sorcière
Statut : Membre
Surnom : L’Impitoyable
Avatar : Zabuza, de Naruto

 






Psychologie




« Une bonne colère vaut mieux qu’une bonne douche. La douche fatigue, la colère apaise… »

Nous sommes dans un monde où la colère règne en maitresse. Beaucoup prendront comme une injure votre irréductible arrogance. Tout le monde connaît cette vicieuse petite garce. Elle s’invite à n’importe quelle fête, se présente sous n’importe quel nom. Elle s’insinue dans chacune de nos conversations, se joue de nos piètres émotions. Elle est dans notre monde, partout, tout le temps. Elle va de paire avec les erreurs. Elle sait se fondre dans la masse. Elle se répand telle la brume du matin dans les ruelles de la ville. Elle est ce serpent qui siffle à nos oreilles. Elle représente le précieux reflet de la flamme des Enfers. Ne me dites pas que vous n’avez jamais laissé le vent porter vos jurons, vos cris de haine. Elle régit avec une facilité déconcertante notre royaume, se revendique de bien des actions, aussi piètres que futiles. Laissez-moi rire de ces hommes qui se prétendent contre elle. Personne ne peut l’abattre. Je suis rongé par ce sentiment. Je ne peux cacher mes émotions : elles font rages dans ma carcasse. N’entendez-vous pas qu’il nous appelle ? A l’époque, j’aurais tout fait pour le garder en mon sein. Aujourd’hui, cela n’a plus grande importance : cette gangrène vit en moi et se dévoile au grand jour. Ils périront sous mon joug. Même si le conseil est tombé, je reste à sa tête. Nous nous relèverons. Le pouvoir ne peut et ne doit pas rester entre les mains d’une seule et même entité. Je suis le conseil, et je garderais mes positions tant que cette terre aura besoin de règles pour survivre. Il est vrai que j’ai pêché en laissant cette guilde de l’ombre, cet Ajatar Virke, prendre une permission, oui, ce droit de s’exhiber ne lui appartenait pas. Maintenant que ma colère peut éclater au grand jour, je m’en servirais pour être son cerbère.

Le monde n’est pas fait pour les faibles et les simples d’esprit : il n’est que stratagème. Je saurais tirer profit de cette nouvelle vie. Je suis un paria, un reclus, une bavure que la société veut à tout prix effacer. Je lui montrerais que la vie mérite d’être vécue cent fois, mais que mes convictions resteront les mêmes. Ma politique n’était pas assez ferme, je le conçois, je n’en reste pas moins persuadé que mes acquis étaient les bons. Je n’ai pas su m’imposer en tant que mâle dominant : ce royaume court à sa perte. Je me dois de le redresser, à n’importe quel prix. Ici, la folie semble prendre le pas sur la raison. Je pense ne pas avoir abordé le monde sous le bon angle. Nous sommes un peu dans le pays des merveilles d’Alice. Je regardais ma montre : il était en retard. Depuis que j’avais viré dans l’illégalité, mon temps était plus que précieux. Je ne m’asseyais jamais deux fois dans le même café durant le mois en cours. Je changeais constamment de villes, me cachais dans les petits villages reculés. Quoi qu’il advienne, je ne pouvais pas le perdre en veines superstitions. Au loin, un orage gronda, n’hésitant pas à divaguer sur son mécontentement : ce dernier s’exprimait sous diverses formes. J’aimais cette saison : je trouvais qu’elle était assez représentative de mon caractère. L’orage était un dragon : il tonnait de sa grosse voix la colère des dieux, puis se soulageait d’un averse, comme s’il pardonnait à la terre ses méfaits en abreuvant, pendant un court instant, les champs de terre fraichement retournés et le blés gras et ondoyant. L’orage pardonnait. Je ne m’abaissais pas à de telles suppositions. Ma colère laissait un goût amer dans la bouche ; elle se jouait de ceux trop ignorants pour comprendre le poids que le monde pouvait mettre sur les épaules d’un seul et unique homme. Je sortis de mon veston un mouchoir blanc et vins le déposer sur la table. Je le coinçais entre ma tasse de café et les vestiges de mon croissant : il formait un carré presque parfait, l’angle droit étant légèrement plié. Ceci était un message subtil : il indiquait à mon interlocuteur que je n’avais plus de temps à perdre avec lui ; à ce stade-là de la conversation, je ne cherchais pas particulièrement à anéantir l’autre protagoniste. Lorsque les quatre coins seront au centre, il n’y aura plus de rédemption possible.

La force peut s’utiliser de bien des façons. Je n’hésiterais pas à l’employer si cela pouvait servir mes idéaux. Je n’attendrais pas plus longtemps. Mon visage était placardé dans toutes les villes. Je ne voulais pas courir le risque de me faire repérer. Mon passé militaire m’avait permis de survivre. Je m’étais couvert le bas du visage de bandelettes : cette action était plus du aux brûlures et autres blessures que j’avais reçu durant l’attaque d’Ajatar Virke contre Era, qu’à autre chose. Je n’avais donc pas vraiment eu besoin de changer de figure : la nature et les derniers évènements s’en étaient chargés. Je me levais et me dirigeais vers une petite ruelle sombre. Avant de disparaître, j’aperçus, au coin de la grande avenue, quelques hommes qui affichaient fièrement les couleurs de Silver Sword : je ne pus qu’exprimer un profond dégoût pour cette milice. Mes pensées dérivèrent vers une philosophie plus sévère que celle de ces penseurs utopistes. Quel pris serais-je prêt à payer pour voir mes idéaux installer sur un trône de fer. Il allait se montrer aussi fort qu’ingénieux. J’écraserais Grégory et son idéal. Ce traitre ne restera pas longtemps au pouvoir. Je levais un regard emplit d’une sourde colère couplée à un brin de nostalgie : comment avais-je pu me laisser berner ainsi ? Un éclair transperça de son rayon blanc les moutonneux nuages grisonnants. Il serait fort dommage de ne pas pouvoir échapper à la pluie. Des pas se firent entendre en échos. Je souris : finalement, il était venu, et accompagné en plus. Je m’attendais à ce que mon interlocuteur ait un peu plus de jugeote. Il ne savais pas à quoi il s’exposait en arrivant de la sorte : il venait de griller son joker. J’allais entretenir cette colère, elle sera aussi terrible que le feu du dragon.

« Ne confondez pas le sombre avec l’obscur. L’obscur accepte l’idée de bonheur ; le sombre accepte l’idée de grandeur. » De Victor Hugo.

J’essayais de m’imaginer à quoi ressemblerait une flamme lorsqu’on l’eut soufflée. Etait-ce ce sentiment d’avoir tout perdu ? Une ombre, aussi menaçante que puissante, est tombée sur le royaume de Fiore. La royauté ne pourra pas combler les attentes des guildes. Le pegasus en est la preuve. Je ris devant le pouvoir royal : croit-il vraiment que sa milice arrêtera Daryan Illunar ? Du haut de son perchoir Eagle’s Claw doit savourer sa victoire : la ligne qui sépare le légal de l’illégal est si mince. On bascule si vite de l’un à l’autre. Il y a peu, j’aurais suivi mes propres lois les yeux fermés. Aujourd’hui, elles sont tels les châteaux de sable balayés par la mer : elles ne valent plus rien. Le conseil ne vaut plus rien. Il m’est arrivé de retourner sur les décombres d’Era, tentant alors de reconstituer cette tragédie. Je me dois de relever la tête et d’avancer. Il fallait que je reconstruise ma vie. Laissons les guildes légales de côté pour le moment. Même si ma tête est mise à prix, je ne suis pas l’une de leurs priorités. Nous avons tous souffert de cette guerre. L’objectif de l’adversaire est encore flou mais je trouverais cette étincelle qui embrasera leurs convictions. Personne ne s’attaque à Marcus sans en payer les conséquences. Je restais convaincu que le monde était un échiquier géant, que tout n’était que jeux de pouvoir. Je respirais avec avidité cette chaleur d’avant guerre. Elle était lourde. Et dès que les conditions seront réunies pour amener à moi la brume, ils n’auront aucune chance : le temps du pardon et de la rédemption était terminé.

A une époque, j’aurais trouvé ça ridicule que l’on s’en prenne au président du conseil de la magie. Ma tête ayant été mise à prix, il était devenu courant que je rencontre des mages en quête de gloire. Ils avaient tous mordu la poussière. Non pas que certains aient une certaine puissance magique, mais il n’avait pas l’entrainement militaire que j’avais reçu dès mon plus jeune âge. Je devais admettre qu’il m’avait bien servi, le bougre : comme nous devions nous y attendre, peu de personne me portent dans leurs cœurs. A dire vrai, je n’avais rien fait pour. Je ne m’attache pas ou peu à mon entourage, n’ayant pas de proches à proprement parler. Je devais néanmoins établir une nouvelle façon de procéder pour retrouver ma place, celle que j’avais toujours mérité. Il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient jamais d’avis. Il fallait pourtant croire que tous mes indics avaient voulu se montrer plus malin que moi. Certains y avaient mis la forme, d’autre le fond, j’avais parfois trouvé les deux. Cela me fit rire doucement : depuis que j’avais basculé dans l’illégalité, je jouais souvent avec la mort. Je devais avouer que, stratégiquement parlant, je savais de quoi je parlais. Je tournais à droite, puis à gauche, laissant au bon soin de mes adversaires le rythme de la danse : cela serait fort ennuyeux s’ils n’arrivaient pas à suivre la cadence. Je n’aurais alors pas de quoi m’amuser un peu.

Surtout, ne vous méprenez pas sur mes bonnes intentions. Je ne suis point un sadique. Je vois en chacun de mes combats de quoi en apprendre un peu plus sur le genre humain. Je me délecte de ces informations. Je me dois d’être à la pointe du renseignement : savoir c’est pouvoir. Tout doit être vérifié, même les simples petites rumeurs. Je n’ai eu d’autre choix que de retourner sur le terrain. La dissolution du conseil m’a, dans un sens, aidé, puisque, si je dois blâmer quelqu’un pour le manque de renseignements, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Il a fallu que je m’habitue à nouveau à vérifier par moi-même les indications fournies par les indics. Il va de soi que j’exerçais déjà un peu dans le domaine car j’allais de l’avant pour ce qui me concernait. Directement ou indirectement. J’ai beaucoup d’ennemis, et les premiers se trouvent être d’anciens collaborateurs. Il y a ceux qui ont rejoint Silver Sword, comme Gregory Saliman et cet Hirata Kôta. Comment peut-on idéaliser à ce point notre société ? Ils paieront pour cet affront. Je reste ferme sur mes positions : le pouvoir ne peut et ne doit pas rester dans les mais d’une seule et même personne. Il y a Circé Eirene. C’est une vipère des plus vicieuses. Elle a trahi ; elle s’est jouée de moi ; elle a blessé mon orgueil, mon égo ; elle m’a manipulé : cela fait beaucoup trop pour une seule et même personne. Je l’écraserais. Je la détruirais. Je la tuerais. Et je jouerais avec son cadavre. Heureusement qu’une alliance, même fragile, est encore possible. Il y a Elena Vandervald. Avant, je ne la supportais pas, ni elle, ni ses airs de grande aristocrate. Elle a refusé de se rendre. Elle court, tel le petit lapin effrayé, dans les rues, d’une ville à l’autre. Elle restaurer un conseil autonome, ce qui permet de lier nos destins. Mais, qu’on se le dise, je n’hésiterais pas à la trahir, si cela permet de restaurer mon pouvoir, je le ferais, oui, sans l’ombre d’un doute. Je peux aussi compter sur Alouarn Grimgorson. Un gars qui a le cœur sur la main et qui, si Linus Baxter n’était pas là, se ferait manger par de gros requins. Il n’est pas dangereux pour mes ambitieux projets. Il pourrait même m’être très utile. Il m’arrive souvent d’utiliser sa troupe comme rempart contre la milice. Ne vous imaginez pas qu’ils me protègent : ils appliquent la loi d’une vie pour une vie. Je les protège le temps d’un voyage, ils me donnent une identité, un couvert et un logis.

« Ce que l’on nomme fermeté chez un roi s’appelle entêtement chez un âne. » De Thomas Erskine.

Je me devais d’être un homme ferme. J’avais toujours mené mon conseil d’une main de fer. J’y mettais souvent la forme qu’il fallait : je m’assurais ainsi que les exécutants ne posent pas trop de questions. Aujourd’hui, alors que je dois reconstruire mon empire, je m’efforce d’être à la source des rumeurs même. S’il s’avère que je ne sois pas l’auteur ou le messager de ces dernières, je me donnais pour objectif de remonter jusqu’au berceau même de ces tumultueux ragots. Je n’arrive plus à accorder ma confiance à autrui, d’où l’intérêt particulier que je porte aux ragots : ils sont la source même de l’ordre et du chaos. J’avais été un homme fier de sa position : j’ai maintenant touché le fond, mon nom a été trainé dans la boue. Je n’hésite plus : je suis l’ombre assassine ; je n’irais pas jusqu’à dire que je suis un tueur sans craintes ni préjugés  mais il est vrai que, là où je suis, c’est la loi du plus fort qui règne en maître. Je ne suis pas le petit poisson rouge dans son bocal qui tourne et qui oublie : j’ai du apprendre les lois de la rue, la règle du silence ; le savoir c’est le pouvoir. Les premières gouttes de pluie se mirent à dégringoler en cascade des moutonneux nuages gris qui se pressaient nonchalamment dans le ciel. Je fronçais les sourcils, avant que mon visage ne redevienne de marbre. Il serait dommage que ma gestuelle soit interprétée par mes adversaires. J’avais appris, à mes dépends, que le vocabulaire corporel en disait parfois plus long que le langage. Je pris une grande inspiration : la connaissance et l’odeur du sang, voilà ce qui me ramènera mon pouvoir. Je devais garder mes émotions en mon fort intérieur, laisser gronder en mon sein mes sentiments. Il y a quelques mois de cela, si je devais perdre mes moyens, je le faisais lorsque j’étais seul, loin des oreilles indiscrètes. Aujourd’hui, je n’avais aucune limite. Je me servais de ces putes pour me faire respecter, pour imposer mes idéaux, instaurer de nouvelles règles, plaider ma causer en hurlant la peur dans tous les coins et recoins du royaume. J’aurais voulu trouver une solution pour que je monte, à nouveau, dans l’estime des citoyens. Chose plus facile à dire qu’à faire. Le conseil n’a jamais eu très bonne réputation. Je dois admettre que, même s’il est tombé et que je ne suis plus rien, je reste, et je resterais, l’incarnation de cette entité.

Je mets un point d’honneur à contrôler mes pouvoirs. Faire des dégâts matériels aussi impressionnants que ceux de Fairy Tail ne m’intéresse guère. Je veux être de ceux dont on a peur. Oui. Je veux que mes adversaires tremblent en entendant mon nom, que mes ennemis renoncent à se battre, que ces nuisibles pissent dans leurs frocs : ils ne m’auront pas. Je veux être l’ombre sur toutes les lèvres, la peur qui hante les nuits des bons comme des mauvais. Je ne suis pas là pour rendre la vie des gens meilleures : je ne demande qu’à étaler une justice équitable pour tous, du moment que cela sert mes idéaux. Tout doit être au service de cet absolu. Je me pensais intouchable, mais il s’avéra que je me berçais d’illusions. Elles étaient pourtant si justes, et il a fallu que cet Ajatar Virke vienne tout détruire : cette guilde paiera l’affront qu’elle m’a fat. Je pardonne difficilement. Comme le dit l’adage : si tu n’es pas avec moi, c’est que tu es contre moi. Il n’y a pas de juste milieu. Il n’y a que les utopistes qui osent penser que le monde est gris. Un homme tend à pencher soit vers le noir soit vers le blanc. Mes idéaux tendent vers le blanc, la façon dont je veux les appliquer tend vers le noir. Je ne suis pas gris. Je suis radicale. Je dois arriver à mes fins : quoi qu’il arrive, je saurais faire face. Il le fallait. Être une main de fer dans un gant de velours pour beaucoup ; être une main de fer dans un gant de mailles pour certains.

« Si on pouvait recouvrait l’intransigeance de la jeunesse, ce dont on s’indignerait le plus c’est de ce qu’on est devenu. » De André Gide.

Beaucoup vous diront que je suis aussi froid que la glace. Ils n’ont pas tort. Je suis telle la tortue qui se protège à l’aide de sa dure carapace. Il vous faudra creuser profondément pour trouver un semblant de douceur : si tentait qu’il existe, un temps soit peu, une délicatesse en mon sein. Ne vous méprenez surtout pas : je ne suis pas né de la dernière pluie ! Je connais le monde et ses guerres, la terre et ses viols, le royaume et ses hommes. Ne me faites pas croire que vous savez tout de moi, loin de là ! Les plus extravagants penseront avoir touché le gros lot en restant un mois à mes côtés, et pourtant, j’arriverais encore à les étonner. Je suis un homme aux multiples ressources. J’aimais particulièrement me jouer des sentiments de mes partenaires. Je me lasserais jamais de les voir passer du rire aux larmes, de leur tendre des perches pour qu’ils tombent encore plus bas, de les entendre hurler au scandale. Oh non, ne me regardez pas avec ces grands yeux ! Il existe tellement de moyen de faire pression sur les idylles tout en respectant mes idéaux. Les fines perles vinrent s’écraser sur mon visage alors que je levais la tête vers le ciel en pleurs : mon rire se déploya avec une avidité non cachée dans les airs. Non, je n’étais pas fou, simplement réaliste. J’étais un homme, oui, un homme qui était sûr de ses convictions. Je me veux d’être un cadavre vivant, droit, juste, et franc. J’aime à réfléchir sur le comportement de la race humaine. Je ne tue point sans raison. Néanmoins, je préfère les embuscades et autres stratagèmes du même genre pour mettre à mal mes adversaires et faire comprendre que, dans cette jungle, je fais, sans nul doute, parti des plus forts. Je devais toutefois admettre que j’avais mes propres vices, comme tous en ce bas monde. Parmi mes nombreux penchants néfastes pour la santé, le sexe (je suis bisexuel), la drogue (il m’est arrivé d’en fumer de la bonne, je ne me suis jamais fait piquer, je n’ai pas renifler des substances illicites : en tant que soldat, je devais, à tout moment, être maître de mes moyens) et l’alcool (il m’est déjà arrivé, de nombreuses fois je dirais, de me réveiller avec la gueule de bois : heureusement que je tiens bien ce genre de liqueur) sont parmi les plus chanceux. Les pas s’étaient rapprochés. Je jetais un coup d’œil par dessus mon épaule. Je ne vis que des ombres qui couraient le long des murs. Je pris à gauche, puis à droite, un sourire mauvais s’affichant sur mon visage.

Je me devais d’être un homme intransigeant. J’appliquais ce principe, dans un premier temps, à moi-même. Je m’imposais un régime très strict. Tout d’abord, je jouais avec la ponctualité, à chacun de mes rendez-vous, qu’il soit public ou privé (je devais avouer que cette notion avait très peu d’importance à l’heure actuelle). Lorsque l’heure est passée, c’est que vous avez raté quelque chose. La pendule ne suspendra pas le temps pour vous, et je ne le ferais pas non plus pour votre petite gueule d’amour. Ainsi, il m’arrivait souvent de rentrer en confrontation directe avec mes comparses, faute de ne pas les avoir attendu au tournant. Je n’ai rien à me reprocher : ne pas avoir eu la visite de telle ou telle personnalité ne m’empêchera pas de dormir. Ensuite, je tentais d’être impartial dans chacun de mes jugements. Je ne me hâtais guère lorsqu’il s’agissait d’en rendre un, qu’il soit publique ou privé (là encore, l’intitulé n’est pas très juste puisque je suis recherché dans tout Fiore, je ne peux donc pas vraiment rendre de jugement publique : je ne tiens pas à être arrêté pour une connerie de ce genre). Je me devais d’avoir tous les éléments en main pour juger, au mieux, ceux qui comparaissent devant ma personne. Je me dois d’être un fin tacticien pour monter dans l’estime de la population. Prenez garde ceux dont la langue est celle d’une vipère : je n’admettrais pas que l’on juge acceptable le mensonge. Je suis un homme fier de ses convictions, il n’y a donc pas de raison que je prenne la vérité avec des pincettes. Pour en revenir au mensonge, sachez que je prendrais un malin plaisir à démonter un à un les arguments de la défense ou de l’accusation si les éléments que j’avais en ma possession prouvaient qu’ils avaient tort. La nature humaine poussait notre humanité dans nos plus perfides retranchements. Je ne pouvais tolérer que de telles absurdités régissent mon conseil et ma vie.

« Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux. » De Confucius.

Je me devais d’être un homme réfléchir. Il fallait, pour régir ce monde, prévoir trois ou quatre coups d’avance sur nos adversaires. Je pourrais très bien dire mes adversaires. Après tout, je suis et resterais le conseil. Et je me dois de l’incarner en toutes circonstances. Oui, je suis un conseil fort, et puissant dans ses choix. Ne vous méprenez pas : le conseil restera toujours une institution tant que je serais en vie. Le monde est une grande partie d’échec où je peux (et dois) jouer plusieurs pions en même temps : je me dois d’être le roi, parfois la reine, souvent la tour et le fou, et, ces derniers temps, je peux ajouter à cette liste le pion. Car, oui, je m’exerce dans le métier d’exécutant. Je dois avouer que je ne suis pas si mauvais dans ce domaine-là. Tout avait une place bien précise et devais y rester. Le royaume de pouvait tourner sans moi ; c’est moi qui faisait tourner le royaume. Je devais montrer à ces pauvres bougres que rien n’était laissé au hasard.

J’étais un homme de la lumière mais aussi un homme de l’ombre. Je travaillais au maintien de la paix dans notre communauté (même si je dois avouer, non sans un certain pincement, que ce point de ma politique était à améliorer), mais j’éliminais tout ce qui était dangereux pour mes idéaux (en ces temps de troubles, j’avais beaucoup de choses à exclure, supprimer, repousser). Tuer quelqu’un, dites-vous ? Il m’est souvent arrivé d’avoir des idées de meurtre sur telle ou telle personne, mais je ne suis jamais passé à l’acte (mon passé militaire exclu). La peur du lendemain, la crainte de mourir, l’inquiétude pour ses proches, la frayeur de tout perdre : voilà des biens meilleurs moteurs que la mort elle-même. Un cadavre refroidi est un cadavre inutile. J’ai le pouvoir de faire le crime parfait : je serais ce Dexter des temps modernes, ce Jack l’éventreur de notre époque. Le mal gangrenait dans notre société depuis bien trop longtemps déjà, et je ne saurais dire si tuer un homme sauvera le peu d’humanité qui me restait. Suis-je seulement encore humain ? Qui suis-je au fond de moi-même ? Je ne saurais le dire avec précision ? J’ai une carapace aussi robuste qu’un mur de plusieurs mètres d’épaisseur. Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? Non, je sais qui je suis : un homme tourmenté par les problèmes de ce monde. Les pas se rapprochèrent. Ils sont là pour moi. Je passais sous un porche, et m’assis sur les marches d’une grande maison. Elle appartenait certainement à l’un des gros et médisants bourgeois. Le soleil fit une brève apparition ; la chaleur en était presque étouffante : c’était le calme avant la tempête. Tout devait retrouver sa place ! Personne ne s’en prend au président du conseil sans en subir les conséquences. La brume se mit en marche. Elle était mon amie, elle était mon alliée. Les ombres se rapprochèrent : des éclats de rire parvinrent jusqu’à moi. Mais il était trop tard, oui, trop tard pour reculer. Je disparus dans les effluves du brouillard. Une lame sortit de son fourreau tel un bateau fantôme, et se dirigea d’un pas lent mais sûr vers cette plaisante brume. Le vent se leva, et puis plus rien. Les voix s’étaient tues et les ombres n’étaient plus. Etais-je devenu paranoïaque ? Il fallait que je prenne le temps de réfléchir à ma situation. Qu’étais-je allé imaginer ? Il allait de soi que je devais garder un œil sur mes collaborateurs : autant ceux que je côtoyais plusieurs fois que ceux que je n’utilisais qu’une seule fois. Il suffisait que je regarde qui je fréquentais tous les jours pour savoir que beaucoup payeraient très cher pour voir ma tête se balancer au bout d’un pieu. Je savais aussi qu’aucun d’entre eux ne me portait dans leurs petits cœurs si frêles. Ils me faisaient tous gerber de honte.

« Depuis que l’homme existe, l’idéal n’a pas plus de pouvoir que le pouvoir n’a d’idéal. » De Jérôme Deshusses.

Pour terminer ce long discours sur ma psychologie, j’aimerais parler de mes idéaux. Ces derniers tiennent en trois mots : ordre, respect et hiérarchie. Le tout n’est que discipline. Le monde ne peut tourner sans ces trois éléments clés. Je dois rétablir l’ordre qui n’est plus depuis l’événement mettant en avant la guilde illégale d’Ajatar Virke. Et cette Silver Sword qui veut faire régner sa loi sur le royaume de Fiore : une milice que j’écraserais en temps voulu. Il y a plus important maintenant. Le Pegasus, dirigé par Daryan Illunar. Pouvais-je faire confiance à ce pleutre ? Tel le phénix, il renaît de ses cendres en prétendant créer une guilde neutre, une guilde grise. Combien de temps tiendra Weer Lopen ? A vouloir jouer dans la cour des grands, elle risque de se brûler les ailes. Je ne nie néanmoins pas que, si elle prend de bonnes décisions, elle pèsera lourd dans une balance de pouvoir. Elle a ses ordres, elle tiendra ses engagements, ou elle tombera, comme les autres. Parlons maintenant de cet Iratus Orationus. Elle tente de se rapprocher des anciens membres du conseil : ira-t-elle jusque dans l’inégalité pour obtenir les informations qu’elle souhaite recueillir ? Elle se dit légitime. Elle se dit la voix du peuple. Que vais-je donc faire de toi, Eileen Fa Long ? Pourrais-je trouver un allié de taille en ta personne, Arzel Cobalt ? Je ne parle même plus de Fairy Tail : leurs dégâts matériels nous ont amusé un temps, mais il faut admettre qu’ils pensent plus avec leurs muscles qu’avec leur tête. Néanmoins, j’aimais leur ténacité, celle-là même qui les fait avancer un pas de plus vers un semblant de victoire. Car oui, la victoire, c’est moi qui l’aurais. Je saurais les utiliser à bon escient. Sabertooth, la grande, l’arrogante. Tout comme Fairy Tail, ses membres ne sont qu’excellents dans leur utilité à se battre et à vaincre à tout prix leurs adversaires. Je saurais aussi les utiliser. Tout sera pareil, tout suivre le même chemin. Quatro Cerberus est une guilde où tous mes vices sont réunis. A garder à l’œil : il faut que je sois prêt à frapper fort si Bacchus et sa troupe d’ivrognes dépassent les règles établies. Eagle’s Claw veut rester neutre et indépendante, mais je la forcerais à se positionner, quitter à entrer en guerre contre ses membres. Pour renaître de mes cendres, je m’associerais volontiers à une guilde illégale, telle Crime Sorcière pour des raisons qui me semblent évidentes. Elle chasse les illégaux. Oui, je commencerais par démonter un par un ces groupuscules qui veulent faire de notre royaume une terre stérile. Personne ne fera plier le royaume tant que je serais debout. Des lois ont été établies et doivent être respectées. Coûte que coûte. Je respecterais mon prochain et mon supérieur. Les autres auront à me saluer, d’abord en tant qu’homme, mais surtout en tant que chef hiérarchique. Je saurais prendre mon mal en patience et gravir à nouveau tous les échelons de la société.





Background




Chapitre 1 : Le sang attire le sang

La flamme d’une bougie dansait inlassablement au centre d’une grande pièce. Elle éclairait, de son faible halo, une scène des plus macabres. Conan Adamof gisait, sans vie, sur son vieux fauteuil de cuir. Sa tête reposait sur un bureau en chêne noir, et feignait la surprise. Sa main droite tenait encore fermement le manche du couteau planté dans son torse, l’autre pendait mollement le long de son corps. Sa poitrine se levait encore faiblement : la mort était en train de prendre lentement possession de son cadavre, bientôt, elle attendrait le cœur. Un faible gémissement traversa ses lèvres. Son palet devait être fort sec. Une mare de sang grandissait lentement à ses pieds. A sa droite, une esclave en petite tenue regardait d’un air horrifié le senior se vidait.

Bientôt, il ne sera plus des nôtres.
Bientôt, il ne sera plus qu’un macchabé gisant dans la fosse commune.
Bientôt…

Je marchais d’un pas vif dans les couloirs de la grande demeure. Albert marchait à quelques pas de moi. Il tenait, à bout de bras, une lourde lanterne. Il pliait sous son poids, et pourtant, son bras ne faiblissait pas. Il commençait à se faire vieux maintenant. Il faudrait que je songe à le remplacer… Tout comme père, il me sera bientôt inutile. Le contrôle. Il était temps que j’en sois maître à part entière. Il n’y avait plus de place pour des membres défectueux. Je souris. Père n’avait pas été facile à éliminer mais, à force de patience et de persévérance, j’étais parvenu à le mettre à terre. J’avais pris soin d’être l’unique bénéficiaire de son testament, laissant ainsi pour mort la descendance bâtarde qu’il aurait pu avoir. Oui. Père avait engrossé de nombreuses maitresses, dilapidé pour leurs beaux yeux la fortune familiale. Il était temps que je mette un terme à tout ça. La nouvelle allait vite se répandre. J’allais m’assurer qu’il ne sortirait pas vivant de cette confrontation. Le conseil allait me quémander : ils avaient besoin de preuves. La mort d’un de leurs plus éminents donateurs était mauvaise pour leurs affaires. Père n’avait jamais voulu m’en parler car « la nature de leurs échanges était bien plus précieuse que la vie de son fils ». Il avait donné le ton de nos discussions, et il en payait le prix aujourd’hui.

Ainsi va la vie.
Ainsi va le monde.
Ainsi…

Je pénétrais dans le bureau. L’un des domestiques était parti chercher les secours. Le temps qu’il revienne, il sera trop tard. L’affaire sera retransmise dans les journaux. Il faudra faire des déclarations car, après tout, la face publique de père était très appréciée de la population. Personne ne connaissait l’ignoble personnage de l’ombre. Il faudra que je travaille dur pour avoir la même notoriété que lui : je saurais faire. D’ici quelques années, je serais projeté à la tête du conseil : cela fera inévitablement des jaloux. Nous en reparlerons. J’étais calme, sans doute un peu trop pour la scène des horreurs qui s’offrait à moi. Je contins un sourire. Certains employés de maison se tenaient sur le pas de la porte, alors que d’autres avaient investi le bureau. Je n’avais pas le cœur à leur dire de partir : leur présence donnera des raisons suffisantes à la milice pour se tirer les cheveux. Mon plan était parfait. Bien sur, la police me suspectera un temps, mais elle ne trouvera rien me reliant au meurtre de père. Enfin, si elle ne concluait pas à un suicide. Père n’était pas très en forme ces derniers temps. Il avait envoyé plusieurs lettres à des proches de la famille, suspectant une mutinerie au sein de sa propre demeure.

Il avait donné des noms.
Il avait trainé des esclaves en enfer.
Il avait…

Je savais pertinemment bien que la jeune femme en petite tenue avait un faible pour ma personne. J’avais attisé son amour et décuplé ses sentiments à mon égard. On savait aussi qu’elle était malade. Plusieurs médecins avaient diagnostiqué une folie sévère. Pour certains, c’était de la schizophrénie. Pour d’autres, c’était de la paranoïa. J’allais jouer sur ce tableau là. Père n’avait pas souhaité la faire soigner. A dire vrai, j’avais fait en sorte qu’il ne prenne pas en considération ses nombreuses demandes : elle aurait eu besoin de soins, mais les esclaves n’avaient aucun intérêt s’ils n’étaient pas sains. Père comptait la revendre à un de ses proches : ce dernier était connu pour ses nombreuses festivités païennes où l’alcool et le sexe pleuvaient à en remplir des bassins. Elle savait qu’elle était condamnée à être un éternel jouet. Je me réjouissais d’avance du tableau qu’elle peindrait : elle sera seule dans ses délires. Délires qui ne seront néanmoins pas si loin de la vérité. Elle rampa vers moi, laissant une trainée de sang marquer le sol. Je reculais d’un pas, mimant un air emprunt de dégoût. Je me tournais vers le majordome, et lâcha simplement, froidement :

« Albert, faites-la sortir ! Que personne ne touche cette trainée. Faites-en sorte qu’elle n’ait aucun contact avec l’extérieur. Je veux la voir se morfondre, supplier qu’on l’achève ! Que son âme aille pourrir en enfer. »

Elle toucha mon pied de ses longs doigts effilés. Elle était outrageusement belle, même avec des parures tâchées par le sang de sa victime. Quelques heures plus tôt, elle était dans mon lit, et je l’avais fait hurlé de plaisir. Et pendant qu’elle criait, me suppliant de la remplir encore et encore, je lui avais susurré à l’oreille ce qu’elle aurait à faire pour gagner mon cœur. J’avais tout fait pour qu’elle se plie à mes quatre volontés. Elle racontait, à qui voulait bien l’entendre, que je braverais les interdits pour l’emporter avec moi, dans une vie meilleure. Tout le monde pensait qu’elle se racontait des histoires car, après tout, ce n’était qu’une esclave et qu’elle n’était qu’un moyen, pour moi – et ce n’était un secret pour personne –, d’assouvir mes pulsions sexuelles. Des mots s’échappèrent de sa bouche, et elle se mit à cracher du sang : les servantes reculèrent de plusieurs pas, se couvrant le visage, alors que les hommes se mirent la main devant les yeux.

Je l’attrapais par les cheveux, elle cria.
Je la forçais à se relever, elle supplia.
Je…

Ses pupilles dilatées comprirent, au moment où elles rencontrèrent les miennes, que ce petit jeu était fini, et qu’elle avait perdu. Oui. Le monde était un divertissement où les plus faibles n’étaient qu’un moyen pour les plus forts d’assouvir leurs excès. Il était temps que les loups dévorent les agneaux, que les lions utilisent leurs femelles pour satisfaire leurs moindres désirs, que les hyènes se repaissent du sang de leurs innombrables victimes. Albert s’avança vers nous. Je les dominais de toute ma hauteur. Contrairement à mon père, je n’étais pas réputé pour ma bonté. J’étais un homme assoiffé de pouvoir qui prenait les risques nécessaires pour arriver à ses fins. La décision de ne plus ressembler à ces chiens qui léchaient les miettes que la puissance que nous étions laissait tomber à terre, m’appartenait. Père avait su apprécier mes qualités à leurs justes valeurs, ou, du moins, il n’avait vu que ce qu’il était à même de voir au milieu de ses soirées mondaines où rien n’était laissé au hasard. Il s’était toujours esclaffé devant mon sérieux concernant l’organisation de ces fêtes. Il me riait souvent au nez, et j’avais subi, en silence, attendant mon heure. Je savais que lorsque je serais en haut, je n’aurais d’ordre à recevoir de personne.

Albert la traîna hors de ma vue.
Albert se fit plaisir loin des regards horrifiés.
Albert…

Je m’approchais du corps agonisant du patriarche. Ses lèvres gercées annonçaient la sécheresse qu’allait être son cadavre. C’était si enivrant de sentir une telle puissance. Père n’était pas dupe au point de croire que je n’étais pas un cas isolé dans la grande ronde qu’étaient la vie et la mort, et que je n’étais certainement pas innocent dans ce qui se tramait aujourd’hui. Il tenta de se relever mais il retomba lourdement, enfonçant ainsi un peu plus la lame dans sa cage thoracique. J’en avais vu des morts sur le champ de bataille. Mes camarades qui, pour un drapeau qui n’avait point de couleurs, avaient donné leurs vies. A dire vrai, beaucoup d’entre eux étaient morts en croyant encore que la couronne pourrait venir les sauver. Père murmura quelques mots inaudibles. Je me penchais légèrement en avant, comme pour recueillir ses dernières volontés. A dire vrai, je n’en avais que faire mais, comme je ne le savais que trop bien, il ne fallait rien laisser au hasard. Père, dans ses derniers instants, avait voulu léguer sa fortune aux œuvres de charité, semant ainsi les miettes de son empire dans tout le royaume. Le règne Adamof. Il n’en restait pas grand chose. C’était une étiquette sur des statuts, des entreprises. Maintenant, il était à moi. Et je l’utiliserais pour arriver à mes fins.

Ses doigts se crispèrent sur ma main.
Ses doigts laissèrent une marque : le sang est, dit-on, indélébile.
Ses doigts…

Les souvenirs vinrent frapper à la porte de mon esprit. Je savais que, tôt ou tard, viendrait le temps d’accepter le passé. Ces révélations d’autan qui ont forgé tout un caractère. Père pensait que l’armée me dresserait. Père imaginait bien des choses me concernant. Mais, il ne fallait pas se leurrer. Il avait fait de moi l’homme que j’étais aujourd’hui. Un individu dur et machiavélique, qui fait de ses désirs des réalités. Je me penchais un peu plus en avant, mon oreille frôlant les lèvres du macchabé. La mémoire me revint, comme si cette funeste scène avait réveillé en moi un récit que je n’avais, jusqu’alors, jamais accepté. Ma vue se brouilla l’espace d’un instant, laissant l’éloge funèbre à d’autres. Il était temps que je revisite mes chroniques.

***

Il faisait chaud. Le soleil dardait de ses mielleux rayons le désert. Nous avions quitté la dernière oasis il y a de cela trois jours et l’eau venait à manquer. Dans cet enfer, les plus faibles étaient lestés dans les mers de sable. Les fins graviers s’insinuaient partout : dans les vêtements, dans les caisses de nourriture, par tous les orifices que nous avions oublié d’obstruer. Le commandant ne nous avait pas fait de cadeaux. Il estimait que nos vies ne valaient leur pesant en or que si nous lui accordions assez d’importance. Nous nous étions arrêtés pour une énième pause : à ce train, nous n’aurions plus de quoi nous rassasier avant la tombée de la nuit. Seuls les dieux savaient à quel point il y faisait froid. Je ne passerais pas les prochaines ténèbres dans cette indifférente et éternelle froideur. Nous n’étions pas loin de notre prochain point de contact. Je secouais la tête : nous avions déjà plus d’une journée de retard, et ceux qui s’étaient improvisés « chef » seront lynchés dans les prochaines heures. J’avais étudié durant un certain temps mes homologues, et pas un ne m’arrivait à la cheville. Il était temps de mettre les voiles avec les quelques fidèles dont je m’étais entouré. Nous prîmes le strict minimum et nous nous regroupâmes autour d’une vieille carte. La hiérarchie n’avait pas jugé utile de nous faire parvenir des planisphères dignes de ce nom, comme si le surplus de soldats que le royaume de Fiore avait en sa possession devait être à tout prix effacé de la surface de la terre.

L’école militaire avait été un véritable fiasco.
L’école militaire, c’était un monde pour les princesses des contes de fées.
L’école militaire…

Romuald, un grand costaud, tenait dans sa main droite une ridicule boussole tandis que nous regardions avec attention le plan. Il était difficile de se repérer dans un désert tel que celui-ci. Personne ne brisa l’incestueux silence qui régnait sur notre petit groupe. Les autres nous regardaient d’un air hagard, avant de reprendre leurs conversations à voix basse. C’était un véritable troupeau. L’unité que nous étions au départ n’était plus. Seuls les forts survivront à cette étape car, après tout, nous le savions tous, cette épreuve était une sélection. La dernière avant de faire définitivement partie de l’armée. Le vice était partout, surtout dans un combat contre la mort elle-même. Nous étions tous du même rang, de simples soldats qui cherchaient la rédemption au milieu du désert. Quoi que, me connaissant, il n’y avait plus rien à sauver depuis longtemps. Mon âme, aussi bonnement merdeuse, avait sélectionné ceux qui seront utiles à sa réussite. Arnold pointa une oasis sur la carte. C’était, de loin, le plus intelligent de la troupe. Il touchait aux mathématiques et à la philosophie. Il cultivait son esprit au détriment de sa force brute. Il me sera utile un temps, mais, à travailler un plan au détriment d’un autre, il pourrait être rapidement dépassé. Cela pourrait être handicapant pour notre groupe s’il s’avérait que nous soyons pris en embuscade. Néanmoins, j’étais persuadé qu’il serait l’un des derniers en vie si cela devait arriver. Il paraît que les mathématiques peuvent sauver le corps de beaucoup de choses.

L’oasis était un point de départ.
L’oasis, voyageur intemporel de notre périple.
L’oasis…

Je bus une rasade d’eau, et cracha la dernière gorgée sur le sol moite. Elle s’évapora presque aussitôt. Ce traitement souleva l’indignation parmi les quelques pleutres qui nous entouraient. Que fallait-il que je fasse pour leur faire comprendre que s’ils ne se ralliaient pas à notre cause, leur triste mort ne manquerait à personne ? Ils se berçaient d’illusions. Comme le gouvernement de ce royaume. Il n’y avait rien de plus triste qu’une couronne qui menait une politique neutre. Très peu survivaient aux attaques de leurs voisins conquérants. Nous ne ferions pas le poids face à une armée en marche. La notre était habituée à faire la milice. C’était d’un pathétique. J’avais appris, de source sûre, qu’il existait peu de fins tacticiens. Un sourire carnassier s’afficha sur mon visage : il y aurait moins de concurrence à l’arrivée. Je saurais me rendre indispensable. Il était temps pour nous de partir. Alors que nous nous dirigions vers l’entrée du campement, un homme, d’une quarantaine d’années, se mit en travers de notre chemin. Il était accompagné de trois individus. Ces derniers me dépassaient bien d’une tête. Il hurla :

« Adamof, toi et ta troupe de marioles, allaient reprendre vos positions. Personne ne vous a autorisé à quitter les rangs. »

J’éclatais de rire, alors que les autres le regardaient d’un air indifférent. Nos deux groupes se toisèrent : la tension était palpable. Aucun d’entre nous n’était prêt à laisser le moindre morceau de terrain. Rudolf s’était improvisé colonel de notre brigade et toutes les décisions qu’il avait prises étaient systématiquement vouées à l’échec. C’était fort dommage. Il avait été un très bon partenaire de beuverie mais il était devenu trop encombrant. Et les parasites, je m’en débarrassais. Je m’approchais de lui, d’un pas sûr. Il eut un mouvement de recul. Il n’aurait pas du. La tension monta d’un cran. Ses deux gros bras tentèrent de s’interposer. Un simple regard les dissuada de me toucher. Il ne manquerait plus que nous en venions aux mains. Ces hommes de seconde main étaient assez stupides pour se ranger derrière cet individu. Je les soupçonnais d’être de vulgaires moutons de panurge. Quelle tristesse que de voir l’armée réduit à de simples épouvantails. Pourtant, je savais qu’ils savaient que nous savions.

Le plan avait été suivi à la lettre.
Le plan ne prévoyait pas toutes les alternatives.
Le plan…

J’avais appris de source sûre que certains d’entre nous avaient été achetés par nos supérieurs. Ils avaient vendu leurs âmes à des diablotins, de vulgaires babioles furent données à ceux qui méritaient d’entrer dans une confidence qui les dépassait. J’avais attendu mon heure, attribuant le peu de confiance (je n’ai pas d’autres mots pour qualifier ce que j’accordais à ces miliciens) que j’avais a distribué à des individus plus ou moins louches. Je savais où frapper maintenant. J’avais mis plusieurs mois à étudier tous les paramètres et le fonctionnement de ma division et de sa ridicule hiérarchie. Il était temps pour moi de montrer ce que je savais faire, et de rentrer dans les rangs des élites. J’étais détendu tout en étant prêt à répondre à n’importe quel débordement. La chaleur et le lieu ne jouaient pas en ma faveur : impossible d’invoquer mon pouvoir dans de tels conditions. Néanmoins, ma stratégie actuelle reposait sur mes compétences physiques. Rudolf avait porté sa main à sa ceinture : à cette dernière était pendu un pistolet. D’après ses dires, il le tenait de son père qui lui même l’avait reçu de ses aïeux. Il ne fallait pas être dupe : cette arme ne portait pas les marques d’une usure quelconque, et sa fabrication avait nécessité les talents de plusieurs hommes, parmi les meilleurs dans leur profession. Tout le monde savait plus ou moins qu’il avait accepté des pots de vin. Et il allait le payer de sa vie.

« Romuald. Fais ce que tu as à faire. »

Le géant s’avança à pas lents vers Rudolf. Ce dernier vociféra des ordres à l’attention de ses sbires. Le danger ne viendra pas de Romuald. Ce n’était qu’une diversion parmi tant d’autres. Ils étaient tous condamnés pour avoir pactisé avec la mauvaise personne. Lorsque le premier coup de feu retentit dans les airs, nous étions déjà loin. Je doute que l’un d’entre eux échappent à la faucheuse. Si certains tentaient le diable, et s’en sortaient miraculeusement, la folie les gagnera avant même qu’ils arrivent au poste de commandement. Tout avait orchestré dans le moindre détail, et la bactérie qui avait proliféré dans la dernière oasis s’était ancrée sur leurs gênes. Si les armes ne les emportaient pas, la maladie le fera. Les quelques fidèles qui rentrèrent avec moi ce soir là ne cachèrent pas leur joie lorsque les tourelles du poste avancé apparurent au loin. Ils se mirent à courir alors qu’une tempête grondait au loin. Les survivants allaient parler, tôt ou tard. Je devais maintenant m’assurer que leurs dépositions ne viendraient pas contrecarrer mes plans. Ce soir, je serais promu caporal. C’était une certitude. C’était le début d’une carrière prometteuse.

***

Il était mort. Comme un chien. Personne ne pouvait plus rien pour lui. Mon tableau de chasse s’agrandissait. C’était une bonne chose. Je me relevais et essuyais d’un revers les vestiges de sang qui se dressaient sur ma tempe. Je m’écartais, le visage impassible. Le milicien en charge de l’enquête m’observait du pas de la porte, alors que le médecin tentait de réanimer mon défunt père. Nous nous défiâmes du regard puis, il quitta la pièce, accompagné d’une flopée de servantes et de majordomes. Mon heure arriverait bien assez tôt. Je ne doutais pas des compétences de cet agent, mais il n’était pas assez haut placé pour m’être d’une quelconque utilité. Je me dirigeais vers le petit salon où Alfred m’attendait. Un verre de cognac était posé sur la table basse, près d’un fauteuil en cuir. Je laissais mes doigts courir le long de la tapisserie, avant de me laisser tomber sur le sofa. Le silence de la pièce jurait avec le tumultueux brouhaha de la demeure. Il fallait que cela cesse. A être trop entreprenant, les soupçons allaient se porter trop rapidement sur ma personne. Qu’on laisse faire la milice. Les témoignages étaient en ma faveur. Je ne devais pas l’oublier. Trois coups furent donnés et l’on m’informa qu’un message du conseil de la magie était arrivé il y a peu par lacrima. Les nouvelles allaient vite. Je pris le temps de finir mon verre avant de demander à Alfred de préparer la calèche. J’aimais me faire désirer. Il fallait que je me place dés le départ comme le dominant. Non, je devais mettre mon orgueil de côté. Le juste milieu devait être trouvé dans ces circonstances. Je pris le temps de donner quelques ordres : le petit peuple ne devait pas échapper à mon contrôle. Et dans tout ce raffut, je sentais l’œil inquisiteur du milicien suivre ma route.

La roue de la fortune finit toujours par tourner.
La roue de l’inquisition finit toujours par nous rattraper.
La roue de…

Mes pas résonnaient dans le couloir, sous l’imposant regard de mes ancêtres. Emmitouflé dans une cape, je me dirigeais, tel un fantôme, vers l’entrée de la propriété où un fiacre m’attendait. Je ne jetais pas un seul regard derrière moi, écartant d’un geste de la tête mes doutes. J’aurais du m’assurer que mon passé ne me rattraperais pas. Je ne le montrais pas mais j’étais un homme qui portait une grande attention à la réflexion. Déjà à cette époque, je me posais des questions sur le genre humain. Je doutais de la fiabilité de ce dernier. Et il y avait de quoi. Quand on aimait autant le pouvoir que moi, nous ne pouvions pas nous permettre d’être aimable avec son prochain. Je ne prenais pas le temps de me lier avec l’homme : cela me conduira inévitablement à ma perte. Je montais dans la voiture mise à ma disposition : je ne fus pas surpris d’y trouver le milicien, carnet de notes en main. Nous échangeâmes un sourire de politesse, et chacun s’installa du mieux qu’il put. Je fis signe au cochet, et l’attelage partit en direction du centre d’Era. Le silence s’enracina durant ce qui me parut une éternité puis, il le brisa avec une poignée de mots :

« Vous êtes une personnalité à rumeurs. Il faut croire que vous inspirez le petit peuple. »

Je restais impassible. Les premières larmes de la guerrière moutonneuse se répandirent dans les rues encore animées de cette nuit d’été. Il faisait moite. La chaleur atteignait des sommets. Le combat entre l’éternelle fraîcheur de dame pluie et l’incommensurable fougue des plaines allait être des plus fantasmagoriques. Un temps à sortir les lames de leurs fourreaux. Ce soir, ma langue allait être aussi acérée que les mots de ces pleutres.

« Les populations ne se soulèveraient pas si elles n’avaient pas un homme à accabler de tous leurs tourments. »

« Monsieur, vous semblez indifférent aux émotions qui abreuvent nos terres. »

« Les sentiments facilitent le passage des erreurs. L’affection n’est qu’une figure pour plaire au peuple. Je ne suis pas né pour procurer l’extase aux foules. »

« Pourquoi êtes-vous né ? »

« Tout objet, animé ou inanimé, a une place dans notre société. Je ne peux pas me satisfaire de ce que la population apporte à elle-même. Il faut imposer un ordre, un respect, une hiérarchie. Nous ne sommes pas des animaux. »

« Pensez-vous que votre père avait les capacités requises pour mener des foules ? »

« Père faisait dans le sentimental. Il était grand dans sa générosité, mais un bien piètre énergumène dans les affaires. Il a dilapidé la fortune familiale dans des œuvres de charité et des soirées mondaines. »

« Puis-je en déduire que vous ne le portez pas dans votre cœur ? »

« Les raisons qui me poussent à agir ne relèvent pas des sentiments. Père était, hiérarchiquement parlant, au dessus de ma personne, et je me devais de respecter ses volontés. »

« Vous évitez la question. »

« Vous cherchez des solutions à vos questionnements, et je respecte vos engagements quand à trouver la vérité dans une intrigue qui vous dépasse. Suivre toutes les pistes afin de ne pas tirer de conclusions trop hâtives… C’est ce qu’on apprend à tout bon soldat. Père avait beau avoir le cœur sur la main, et des alliés parmi les puissants, il n’en reste pas moins qu’il avait des ennemis. Je vous ferais parvenir notre correspondance : il m’a fait revenir des terres lointaines car il craignait pour sa vie. Il se sentait plus en sécurité dans sa propre maison. Alfred m’a fait part de certains détails concernant la santé mentale de Père. Il refusait de consulter mais son état se dégradait. »

« Il semblerait que ses craintes ne soient pas que des doutes dans la tête d’un vieil homme. Selon les dires de vos employés de maison, votre père faisait venir des esclaves de Bosco pour ses plaisirs personnels et que l’un d’entre eux, enfin, dans le cas qui nous préoccupe, cela serait plutôt une, aurait abuser de sa confiance. Est ce vrai que vous avez eu des rapports, la veille de sa mort, avec le domestique qui a agressé votre père ? »

EN COURS





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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Mer 2 Mar - 22:03

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Senji Kiyomasa

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Hello, cette fiche est-elle toujours d'actualité? Si je n'ai pas de nouvelles d'ici 48 heures elle sera archivée et ton compte supprimé. Merci de ta compréhension!
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Mer 2 Mar - 22:10

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Marcus Adamof


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Bonsoir,

Oui, cette fiche est toujours d'actualité ! ^^
Je suis en train de faire l'histoire ! ^^
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Ven 18 Mar - 19:04

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Marcus Adamof


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Fiche toujours d'actualité.
Rédaction de l'histoire en cours.
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Dim 3 Avr - 9:14

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Marcus Adamof


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Fiche toujours d'actualité.
Désolé pour le temps que ça prend ! ^^'
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Jeu 21 Avr - 10:35

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Marcus Adamof


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Fiche toujours d'actualité.
Histoire en cours.
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   Jeu 28 Avr - 22:10

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Marcus Adamof


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Première partie de l'histoire postée ! ^^
Serait-il possible d'avoir le test rp s'il vous plait ? Je vous remercie ! ^^
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 MessageSujet: Re: Marcus Adamof (en cours)   

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