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L'Atlantide | Abigail
 MessageSujet: L'Atlantide | Abigail   Mar 26 Jan - 4:48

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Sting Eucliffe

Sabertooth

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L'Atlantide
Ce n'est pas ta main dans mes cheveux, c'est juste le vent capricieux qui souffle sur nos souvenirs et qui me vole à ton sourire. Ce n'est pas toi derrière la porte, c'est juste le vent qui t'emporte. Le silence ne sait pas mentir. Ce soir, ma solitude et moi on parle que de toi, on attend tous les deux que tu reviennes. Δ Kendji.

Un dossier par-ci. Un livre par-là. Un dictionnaire par-ci. De vieux manuscrits par-là. Plus tu regardes autour de toi et plus tu as l’impression que la bibliothèque de la ville a emménagé dans tes locaux. Il n’y avait plus de place pour s’asseoir et il y avait tout juste assez de place pour passer entre deux piles de feuilles sans prendre le risque que tout s’effondre subitement. La plus part des membres de la guilde sont dehors entrain de décharger deux charrettes supplémentaires et les autres cherchent encore un moyen de passer à travers toute cette paperasse.

« - Waaww…On se croirait dans les archives de la ville !
- Même les archives sont mieux rangés que ça ahahah ! Hey Sting, t’as décidé de t’instruire ça y est ?! ahahah !
- Allez-y moquez-vous ! En attendant vous rigoliez moins hier soir quand il était question de fantômes et d’histoires surnaturelles !
- Bon bah on va aller nettoyer la piscine nous hein…Salut !
»

C’est vrai, hier soir a été une soirée plutôt étrange. L’orage était violent et tandis que certains s’amusaient à raconter des histoires qui font peur aux plus jeunes membres cachés entre eux coussins ou sous une table, une bande de vieux barbus est venue frappée à votre porte. Naturellement, vous les avez accueillis et vous avez acceptés d’écouter leur requête dés plus étrange. Ils ne savaient pas à qui l’adresser et le fait que vous vous présentiez comme la guilde de Sabertooth arrangea bien leur affaire.

Ils se présentèrent comme des historiens travaillant depuis des années sur le mystère d’une île disparue il y a de cela 200 ans. Une île ayant engloutie avec elle, toute une civilisation et sa culture. Aujourd’hui, il n’y a plus aucune trace de ce peuple ni de l’île perdue au fin fond de l’océan…Du moins, c’est ce que tout le monde croyait.

L’île a soudainement refait surface et les plus téméraires s’y sont aventurés sans jamais réussir à accoster pour l’instant.

On t’a alors parlé de la civilisation perdue et de son trésor ainsi que de ses croyances pour comprendre le cadre général. Tout ce qu’il te restait à faire était de récupérer une pierre, un énorme jade, quelque part sur l’île avant que les pilleurs ou les chasseurs de trésors ne mettent la main dessus. On dit que la pierre renferme l’âme d’un dieu marin, un dieu dont tu ne connais pas le nom mais qui était tout à fait imprononçable.

Curieux d’en savoir plus, t’as passé la nuit, assis dans ton bureau, la tête entre deux ouvrages mais la plus part été écrit dans une langue bien trop vieille pour toi alors tu t’es contenté de regarder les quelques images illustrant les passages les plus marquant de l’histoire de cette île.

Pour le reste, il te fallait aller sur place. Ça tombait à pic ! Il n’y avait aucun papier qui traînait sur ton bureau et presque toutes les autres formalités ennuyeuses étaient faites. Tu vois enfin le bout de cet horrible cauchemar.

On te met en garde sur le danger que représente l’île elle-même et sur tous ces mystères qui l’enveloppe, on te conseille même de ne pas y aller seul, que s’il venait à t’arriver malheur…Personne ne serait en mesure de t’aider mais ça tu t’en fiches, t’es trop attiré par l’idée de partir à la chasse aux trésors et à l’aventure.

Les vieux barbus te confie alors qu’un des leurs t’attends dans un port avec un bateau mais tu ne seras probablement pas le seul à vouloir t’y rendre.

Arrivant dans le sud et au port en question, un grand soleil brille au-dessus de ta tête. Une journée idéale.

« - Oh Sting regarde là-bas !! Au loin !!! »

Tu plisses les yeux et voit un petit bout d’île….Ou ce que tu penses être une île. Tout autour une épaisse couche nuageuse noire et orageuse se forme. Génial. Rien que ce genre de phénomène n’est pas du tout inquiétant.

« - Ça me donne encore plus envie d’y aller moi ahaha !!! Puis ça va, c’est que deux ou trois gouttes de pluie si ça se trouve. Il en faudra plus pour nous effrayer ! »

En reculant pour aller vers le ponton où t’attendais le bateau en question, tu percutes quelqu’un. A croire que cela est devenu une habitude maintenant pour toi.

« - Ahahaha ! Excusez-moi. »

Tu lèves les yeux vers elle et tu la regardes. La jeune femme te faisant face. Ce n’est pas sans surprise que tu remarques qui elle est…Après tout, son visage a été recherchée…Il n’y a pas si longtemps. On la disait disparue ou quelque chose du genre. Celle que l’on appelait « la Dame de Fer ». Sur l’instant, tu te demandes bien ce qu’elle fait ici au bord de mer. La vue ou l’île ? T’aurais tendance à pencher pour la seconde option. Après tout, qui ne serait pas attirer par l’idée de partir à l’aventure à la recherche d’un trésor ?! Rien que toi, tu as les yeux qui brillent et le sourire suspendu au bout des lèvres à l’idée de partir vers l’île de tous les dangers.





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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Jeu 28 Jan - 17:11

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Abigail Phoibos

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Il fait froid entre ces murs drapés de teintures, et sous cette immense voûte de bois qui recouvre le plafond, dépose son rideau de fraîcheur. Seule la lumière avide d'une bougie éclaire la silhouette des quelques objets détruits par la pénombre. Au milieu de ça, elle vaque, ondule entre la lumière et les meubles, arpentant le terrain à pas lents, apprivoisant peu à peu ses repères dans son nouvel appartement, loin des méandres de Blue Pegasus et de ces sillages du passé dont on ne parvient pas à guérir. Malgré le temps passé, malgré la douceur d'autres mots et d'autres regards il y a toujours des maux dont on est sûr de ne jamais se remettre, même à cent ans. Alors qu'elle se dirige pour s'asseoir, ce sont les heurts d'un poing contre sa porte qui l'extirpe de ses rêveries alors qu'elle éventre ses cartons à moitié remplis de souvenirs poussiéreux. Se relevant, elle se dirige vers la porte et l'ouvre, la pluie a recouvert de ses sanglots l'homme qui se tient face à elle, un manuscrit contre son torse comme s'il s'agissait d'un propre appendice de son âme. Abigail élèvent ses yeux face à lui, un peu perplexe.

_ Je peux vous aider ?
_ Vous êtes Abigail Phoibos, n'est-ce pas ?

La main d'Abigail se pose sur le cadran de la porte et hoche la tête à sa question.

_ Parfait... ! Mon dieu, c'est dur de vous suivre vous savez ? J'ai enfin réussi à vous trouver quand j'ai su que vous emménagiez dans le coin.
_ Vous êtes bien au courant...
_ Effectivement, je vous cherche depuis si longtemps ! Puis-je … ?

Abigail se décale sur le côté pour laisser l'homme éparpillé de perles d'eau s'engouffrer chez elle. D'un mouvement de bras, elle désigne une place sur le canapé vers lequel il s'installe docilement. Elle vint s'asseoir en face de lui, l'observant attentivement.

_ Mademoiselle, êtes-vous toujours mage ? Je veux dire par là, est-ce que vous continuez des missions depuis, enfin... depuis ce qu'il s'est dit...

La mâchoire d'Abigail se crispe machinalement, comme l'instinct d'un animal se sentant indéniablement en danger prêt à dégainer ses griffes, mais elle réussit à détendre ses lèvres et arborer un sourire. L'homme était un érudit, cela se voyait aux traits de son visage, fins et lisses, et ses cheveux bruns bouclés qui descendaient en cascade jusqu'au creux de sa nuque, ses deux lunettes rondes qui faisaient ressortir ses yeux verts chatoyants.

_ Oui, il m'arrive encore d'en faire.
_ Bien, je m'appelle Elio. Et je suis chercheur, en fait ! J'ai ouïe dire de votre magie, Abigail, et elle est franchement fabuleuse. J'aimerais vous poser pleins de questions là-dessus pour en découvrir son essence, mais ce n'est pas pour ça que je suis ici en fait.

Sa main s'égare nerveusement dans sa crinière sombre comme si les mots lui manquent et s'interrompent sur le seuil de ses lèvres.

_ Voilà, en fait, il y a l'histoire d'une île.

Il pose bruyamment son manuscrit sur la table basse qui gémit de douleur quant au manque de délicatesse et l'ouvre. Il pointe son doigt dessus.

_... Elle était censée avoir disparu, mais elle est ré-apparue comme ça, comme par enchantement ! Vous vous rendez compte de la richesse de patrimoine dont cette île peut regorger ? Pour un chercheur comme moi, c'est le nirvana.

Abigail plisse légèrement les sourcils. Il hoche la tête rapidement.

_ Oui oui, j'y viens. C'est là que j'ai besoin de vous, malheureusement je ne suis pas apte à pratiquer la magie, et vous savez, j'ai une confiance inébranlable en votre personne. On ne se connaît pas, mais j'ai entendu parler de vous à de nombreuses reprises. Je suis prêt à mettre le prix pour que vous me rameniez un objet qui pourrait m'avancer dans mes recherches. C'est le cœur même de cette île.

Il marque une légère pause.

_ C'est une pierre de jade, réellement grosse. Elle risque d'attirer beau nombres de convoitises mais j'en ai réellement besoin et c'est pour ça que j'aimerai vous embaucher pour que vous me la rameniez.

Abigail l'observe, il sourit d'un air rassurant avant de se détendre le dos contre le dossier de la chaise. D'un air à voiler certaines vérités qui dans un élan de fausseté sonne étrangement vrai.

_ Le prix que tu voudras, je te promets, Abigail. Même des informations sur Légion, s'il le faut.

-


Sur le quai, l'air est chaud et le chant des oiseaux de la mer sont agréables à entendre. Sa natte nonchalamment tressée dégringole souplement sur le côté de son épaule droite, puis elle sent une force imprévisible détruire une de ses barrières de protection, qui défait en silence dans l'impact de leurs deux épaules son propre périmètre de sécurité. Ses jambes vont pour vaciller mais l'équilibre la rattrapent de justesse, échappant de peu à la chute de son front contre le sol. En pivotant la tête pour chercher l'identité de l'homme, elle le reconnaît immédiatement. Sting Eucliffe.

_ Non non, ça va y'a pas de mal... !

Il lui évoque un dragon, un magma de sourires et de larmes, que rien ne parvint à isoler. Elle l'imagine comme une brûlure, pas celle qui calcine les veines et laisse dans son sillage une odeur de chair brûlée. Non, il est comme de ces brûlures douces et tendres, il se heurte à vous comme une caresse et s’imprègne, s'imposerait – presque en vous faisant chanceler, il est comme un baiser raté, cette porte entrouverte.
On a envie d'en découvrir plus.
Doucement, la main d'Abigail se tends vers Sting.

_ Enchantée, je suis Abigail. On a jamais l'occasion de se voir.

Parce que oui, les légendes concernant le dragon de lumière courent comme un ruisseau dans les rues. Abigail se tourne légèrement vers l'île.

_ J'imagine que tu viens ici pour son apparition aussi ?

L'île a l'air mouvementée, comme si l'orage grondant au dessus d'elle hurlait sa souffrance aux courageux voulant l'aborder. A l'horizon, une embarcation se pointe et s'avance péniblement vers Abigail et Sting. L'un des marins est essoufflé.

_ Vous voulez monter ? Allez-y ! Malheureusement je vous ferais pas accoster sur l'île, la mer est bien trop agitée, j'ai peur qu'on chavire si on s'approche trop.

Abigail ne se fait pas prier et monte la première, elle s'assoit et regarde à nouveau l'île. Quelque chose cloche, un détail qui parasite son esprit – elle sent de la colère qui émane d'elle comme une radiation. Son visage se tourne vers Sting et elle lui sourit.

_ Tu es prêt ?


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    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Jeu 28 Jan - 23:37

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Sting Eucliffe

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L'Atlantide
Ce n'est pas ta main dans mes cheveux, c'est juste le vent capricieux qui souffle sur nos souvenirs et qui me vole à ton sourire. Ce n'est pas toi derrière la porte, c'est juste le vent qui t'emporte. Le silence ne sait pas mentir. Ce soir, ma solitude et moi on parle que de toi, on attend tous les deux que tu reviennes. Δ Kendji.

« Sting ». C’est ce que tu lui réponds en prenant sa main et en lui rendant son sourire. Chacun de votre côté, vous avez entendu plus d’une rumeur et plus d’une légende sur l’autre. Puis soudain en plongeant tes yeux dans les siens, tu revois ce jour-là, à Rhynal. Tu revois, comme un flash, un rappel, cet homme devenu une monstruosité. Cet homme que tu n’as pas pu sauver. Ça remonte à travers ta gorge comme un vieux gout de bile. Elle devait sans doute le savoir maintenant…Était-ce nécessaire de lui en parler ? De ramener cette vieille histoire sur la table ? Était-ce nécessaire que de vouloir teinter la couleur de ses yeux ?

Tu en fais l’impasse quand le regard de Lector croise le tiens.
Elle te désigne l’île et sur le quai, non loin de vous, tu remarques plusieurs autres personnes, plusieurs autres embarcations.

« - Ahaha je n’ai pas pu dire non c’était trop tentant. Je présume alors que toi aussi… »

Tu te rappelles de cet avertissement et de cette demande : Ramener le jade l’île. La concurrence paraissait sympa pour une fois que cela n’allait pas être que des gars avec le visage défiguré et pleins de balafres. Tu te doutes qu’elle n’est pas là que pour l’exploration et la recherche. Abigail Phoibos. La Dame de Fer. Si on l’avait affublée de ce surnom, c’est qu’il devait certainement y avoir une raison et les rumeurs ne suffisent plus à combler la curiosité que tu as envers cette femme. Vous vous battrez certainement pour le gros caillou et quelque part, ça t’amuses.

Sur le quai, on vous fait signe et elle semble d’attendre tandis que tu étais resté plongé dans tes pensées. Tu la regardes tout sourire et lui passe devant en pouffant de rire comme si dans ta tête tu allais au parc d’attractions.

Puis tu te retournes en lui tendant la main.

« - Prêt si tu es prête ? »

Vous embarquez tous les deux et le bateau mets les voiles. Quittant alors le port calme et paisible pour cette île recouverte par ces étranges nuages noirs et menaçant. Comme si une tempête allait éclater à tout moment.

Secrètement, tu avales une fiole que Morgane avait préparée. Elle disait que ça allait chasser le mal de mer mais dès que tu soulèves le petit bouchon de liège, l’odeur te répugne à un tel point que t’es prêt à subir les caprices de Dame Nature plutôt que d’avaler ce truc aux couleurs douteuses.

« - Aller….cul sec ! »

T’en fis une grimace étrange en tirant la langue comme les enfants mangeant un brocoli ou des épinards. C’était vraiment dégueulasse. La prochaine fois, tu refuseras de servir de cobaye de test pour ses expériences.

« - On dirait bien qu’on est pas les seuls à tenter l’aventure… »

Il y avait autour de vous, une dizaine de bateaux, certainement chargés d’hommes en tout genre. Du scientifique basique assez fou pour tenter l’aventure tout seul, au bandit ne faisant ni foi ni loi.

« - Bon aller. C’est ici que l’on s’arrête nous ! C’est trop dangereux !
- Et pour le voyage retour ?
- Vous aurez qu’à tirer une fusée de détresse, on viendra. Tenez.
»

On vous donne une chacun et tu fais un léger signe de tête à Lector qui te prends en volant. Même avec le vent qu’il y a, l’atterrissage n’est pas garanti.

« - C’est plus rigolo si on y va à deux ahaha !! Aller hop ! »

Sans crier gars, tu l’attrapes en la soulevant dans tes bras et t’envoles avec elle. Oh. Tu l’aurais imaginé plus lourde tiens. Ou alors c’est Yukino qui a étrangement grossis ces derniers temps. Faut dire qu’elle passe pas mal de temps en cuisine elle aussi.

Finalement Lector arrive à vous poser non sans mal sur le sable et tu entends déjà un fond de tonnerre. Levant les yeux au ciel, tu te rends compte que ce dernier est sombre comme si la nuit allait tombée dans peu de temps.

« - Jouons carte sur table. On est certainement là pour la même chose mais on n’est également pas les seuls. Qu’est-ce que t’en dis ? Faisons équipe ! »

Tu lui souris en lui tendant ta main car cela serait embêtant que d’avoir tout le monde à dos sur cette île.

Surtout au vue de ce qu’il ne tardera pas à vous arriver.



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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Lun 7 Mar - 12:27

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Abigail Phoibos

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Sting – le dragon blanc. Un léger picotement électrique effleure la paume quand sa main empoigne la sienne – comme si dans ce contact éphémère, Abigail parvint à jauger les landes de sa magie, comme si dans ce contact, elle parvint à entendre les hurlements d'un dragon.
Et elle ne ressent plus rien, sa main se retire de celle de Sting dès qu'elle prend place sur l'embarcation.

La mer s'agite – les remous des écumes ressemblent à des morsures qui s'écrasent sur le bois de la barque. Ce sont les paroles des hommes qui montrent que ce qu'il se passe ici est loin d'être normal. Abigail va pour s'asseoir mais les paroles de Sting l'avorte dans son élan, son regard balaye l'immensité d'eau assombrie par les caprices du temps. Plusieurs embarcations se démènent, Abigail étire une grimace intérieure – les combats ne peuvent être évités avec ce genre de personnes. Sûrement des pilleurs de trésors ou des mages téméraires ne craignant pas d'être avalés par l'île.
Le souffle de Mégaira lui frôle les oreilles d'un ton averti «  fais attention, si un chef de guilde s'en mêle, c'est que le niveau des autres doit être élevé. »
Abigail secoua la tête.
«  Je sais.  »
Elle eût un léger sourire.
« Mais c'est ce qui me plaît.  »

Puis elle sent quelque chose la saisir sous les bras, ses jambes battent en premier temps dans le vide, comme si elles se débattent dans une nage invisible, en voyant qu'elles quittent le sol. Sa tête se dresse vers Sting qui a l'air plus que détendu, amusé même - comme s'il partait dans une de ces aventures qu'il se plairait à raconter à ses tigres une fois rentrés. Abigail atterrit souplement sur le sable humide, Sting décide de jouer directement franc jeu avec elle – oui. Elle ne veut pas épuiser ses forces directement en l'affrontant – peut-être après, qui sait. L'enjeu est bien trop important pour qu'elle laisse la pierre lui glisser entre les mains.

_ Je suis d'accord. Autant se serrer les coudes dès le début. 

Il lui tend encore la main, comme une invitation à s'aventurer dans le cœur de l'île, entre les méandres des arbres dont les ramures s'agitent à cause du vent. Abigail dépose sa main dans la sienne, comme si le pacte de leur alliance est désormais scellée. La pluie se mêle à l'orage et le cri guerriers des hommes retentit comme des éclairs.

La lisière de la forêt leur tend les bras. Et lorsque l'orage claque dans l'air et résonne entre les troncs frémissants comme un coup de fouet, Abigail reprend conscience. Sting était là, avec Bob. Chris lui avait dit. Mais elle n'est pas là pour remuer un passé qu'elle tente d'oublier et Sting n'a pas l'air prêt d'entamer le sujet, peut-être ne veut-il pas entailler des plaies qui ne sont pas encore guéries.

Il y a des trésors éparpillés sur vos pas, comme si la forêt souhaite que vous vous accommodez de ce qu'elle a à vous offrir et que votre raison vous incite à faire demi-tour.

Puis soudain, un craquement, assez fort.
Abigail se tourne vers Sting, interrogative.

_ Toi aussi t'as entendu ? 

L'orage tonne, comme l'île exprimait sa colère.
Le craquement détonne à nouveau et les feuillages hurlent au vent.
Abigail s'arrête subitement et dresse l'oreille, les sens en alerte.
Un hurlement d'homme qui s'éteint non loin d'eux.
Non quelque chose n'allait définitivement pas.

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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Mer 9 Mar - 6:49

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Sting Eucliffe

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L'Atlantide
Ce n'est pas ta main dans mes cheveux, c'est juste le vent capricieux qui souffle sur nos souvenirs et qui me vole à ton sourire. Ce n'est pas toi derrière la porte, c'est juste le vent qui t'emporte. Le silence ne sait pas mentir. Ce soir, ma solitude et moi on parle que de toi, on attend tous les deux que tu reviennes. Δ Kendji.

L’orage menace au-dessus de vous et à l’apparition des premiers éclairs, tes yeux se posent naturellement sur Lector qui se rapprocha de toi comme si de rien n’était. Il n’a jamais aimé l’orage et tu te souviens que quand il était petit, il venait souvent se cacher sous tes draps avec toi. Pourtant, là, il ne bronche pas. Il ne dit rien.

« - Ça va aller ?
- Bien-sûr ! Moi aussi je suis un membre de Sabertooth ! Je n’ai même pas…
»

Il n’eut le temps de finir sa phrase que le tonnerre éclate, la foudre s’écrasant non loin de vous. Tu l’attrapes alors dans tes bras au fur et à mesure que vous avanciez dans la forêt. Sur le chemin, plus d’une tentation s’offre à vous et pourtant, aucun de vous deux ne semblent craquer. Elle ne les regarde même pas ou que vaguement avec cette pointe de désintéressement total dans les yeux. Quelque part, tu es impressionné par le calme dont elle fait preuve alors que ton cœur semble sursauter à chaque nouveau coup de tonnerre. Foutue météo. Il ne pouvait pas faire beau avec un grand soleil pour changer un peu ? C’est toujours un temps catastrophe qui t’attends quand tu t’aventures comme ça.

Quand le tonnerre abat sa colère sur vous, tu sembles entendre comme un bruit de fond mêlé au rugissement du ciel mais ce fut presque inaudible. Peut-être avais-tu halluciné…

Mais elle s’arrête. Elle s’arrête et elle te regarde. Elle s’arrête parce qu’elle a entendu la même chose que toi. Elle s’arrête parce qu’elle veut aller voir.
Tu tends l’oreille et devine la voix d’un homme, un bruit étouffé. Tu l’as entendu crier mais maintenant, plus rien.

« - Vient ! On va voir !! »

Peut-être que ce n’est que les premiers chasseurs de trésors qui s’entretuent ou peut-être est-ce autre chose. Tu veux en avoir le cœur sûr. Et puis, aller au-delà du danger..C’est trop tentant.

« - Je suis presque certain que c’est vers là mais je n’entends plus rien. »

T’arrêtant brusquement devant Abigail, tendant le bras comme pour la laisser en retrait, pour la protéger. C’est forcément d’ici que provenait la voix, cela ne pouvait être autrement. C’était ici et nullement ailleurs. Vous ne pouviez pas avoir halluciné à deux. Vous l’aviez entendu.

« - Nous ne sommes pas seuls… »

Il y avait là, quelqu’un tapis dans l’ombre, quelque chose, comme une présence vous épiant, là, quelque part autour de vous. Tu pouvais sentir son regard parcourir toutes les fibres de ton corps. Soudainement, les branches se sont mises à se mouvoir toutes seules comme prisent dans un élan de vie. Les arbres se déplacent, les racines rampent au sol comme un nid de serpents. La forêt bouge, se mouvait d’elle-même et se dirige sur vous. La forêt avance, la forêt gronde. La nature semble en colère.

Pourtant, tu ne sens aucun soupçon de magie…Cela dépasse un quelconque sort, une quelconque maîtrise des plantes. Il y a quelque chose d’autre ici qui donne vie à ces feuillages.

« - J’espère que tu n’es pas une fervente défenseuse de l’écologie car il semble que nous soyons coincés. Alors Abigail ? Veux-tu toujours que l’on se serre les coudes ? »

Dans un clin d’œil plein de malice et un sourire amusé, tu la regardes avant de charger le premier. Les hommes c’est tolérable, les monstres c’est ton affaire mais t’as encore jamais essayer de remporter un combat contre la nature elle-même.


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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Mar 26 Avr - 18:27

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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L'orage de sa fureur déchire le ciel, ses éclairs épars dans le ciel menace de faire tomber les étoiles sur le monde. Abigail lève son menton, stupéfaite, vers le chaos céleste,  comme si  l'essence de cette colère n'est que le fruit de votre présence qui sonne comme un clairon profanateur au sein de la nature. Sting s'élance vers les cris éteints, plongés entre les étreintes glacées des troncs d'arbre, leurs branches valsant au rythme du vent, s'étirent presque comme des bras pour saisir une épaule fragile ou broyer l'ébauche d'une cheville un peu trop maladroite.
Abigail emboîte son pas, épiant sa droite et gauche pour surveiller leurs arrières.
Soudain, le bras de Sting fauche l'air et se place brusquement devant elle pour l'intimer de s'arrêter, comme l'esquisse d'un geste protecteur. Abigail se tend légèrement, sentant les craquelures des écorces se mélangeant au fléau. Là, dans l'ombre, sommeille une bête qu'elle n'aurait jamais pensé devoir affronter un jour.

_ Me dit pas que...  

La forêt grimace et gravite autour de vous comme une troupe de chiens affamés.
Soudain, la voix de Sting s'élève comme taquine et désactive la tension dans l'air, Abigail laisse échapper un léger rire, qu'elle dissimule en passant son poing devant ses lèvres.

_Je crois qu'on a pas vraiment le choix.

Son bras se plaça au niveau de son ventre comme une invitation à le faire passer devant elle comme pour lui laisser le champ libre. Une sorte d'invitation à une valse.

_ Après toi... 

Il danse Sting,
Abigail valse sur son même rythme alors qu'elle s'élance à ses côtés.  
Son poing s'illumine brutalement d'un halo vert émeraude, avant de s'abattre contre le tronc d'un arbre trop proche d'eux, le faisant reculer et basculer en arrière. D'un bond agile, elle atteint l'une des branches d'un arbre farouche, laissant pour un temps Sting se débrouiller. Sa vision balaye l'ensemble de la forêt, elle aperçoit une lumière scintillante beaucoup plus loin de leur position, vers le nord. La branche s'agite, Abigail perd l'équilibre et chute en arrière, son dos s'offrant au sol. Esquissant une légère grimace, elle observe Sting un moment, sa manière de bouger, l'esquisse de ses coups, les techniques qu'il utilise pour pouvoir mieux les appréhender si elles viennent à se retourner contre elle.

_ Sting !  

Elle se relève.

_ Je crois que ce qu'on cherche se trouve au Nord !  

Elle esquive de peu une branche qui vint s'abattre au sol, soulevant un nuage de terre. Abigail recule en plaçant ses bras en X devant son visage pour se protéger, une racine tente de lui étreindre la cheville. Elle la soulève, alors la racine claque contre sa lèvre, l'impact laisse écouler un léger saignement contre le coin de sa lèvre. Elle le chasse d'un revers de main en pestant.

_ Merde, Tisiphone. J'ai besoin de toi.. 

Son regard passe par dessus son épaule pour voir où en est Sting. La déesse à la chevelure de feu apparaît face à elle et se brise en deux orbes de vent qui vint se loger au milieu des paumes d'Abigail qu'elle fit fusionner entre elles. D'un geste de bras, une tornade jaillit de ses mains comme un fouet.

_ Sting, baisse-toi !! 

D'un balayement de bras, le fouet lança des puissantes bourrasques pour creuser un léger chemin entre les troncs. Abigail s'avance rapidement vers Sting, et lui tend la main en souriant.

_ J'ai fais un léger chemin, pour l'instant le vent les retiennent mais pas pour longtemps... 

Alors qu'elle l'aide à se redresser, elle l'observe.

_ J'espère que tu es bon à la course. On se serre toujours les coudes ? 

Elle ébauche quelques pas arrières en le fixant, puis détourne les épaules.

« Ventus. »

Une aura verte se dessine en dessous-d'elle avant de grimper jusqu'au niveau de ses chevilles, faisant accroître considérablement sa vitesse. Elle se mit à courir à travers les arbres encore retenus par le sort de Tisiphone, comme une comète lancée à vive allure, et faisant souffler un nuage de poussière dans son sillage.

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 MessageSujet: Re: L'Atlantide | Abigail   Jeu 5 Mai - 0:48

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L'Atlantide
Ce n'est pas ta main dans mes cheveux, c'est juste le vent capricieux qui souffle sur nos souvenirs et qui me vole à ton sourire. Ce n'est pas toi derrière la porte, c'est juste le vent qui t'emporte. Le silence ne sait pas mentir. Ce soir, ma solitude et moi on parle que de toi, on attend tous les deux que tu reviennes. Δ Kendji.

La dame de fer au poing d’acier. On devrait la rebaptiser ou lui agrandir ce titre honorifique qu’elle semble porter sans réelle importance. Comme si l’on avait affublait de ce titre sans vraiment lui demander son avis, sans vraiment avoir son consentement cela ne serait pas étonnant. Le mot « dame » ne lui sied guère mais faute de mieux…On se contentera de ça. Par moment, tu sens, discrètement se regard sur toi, ce regard intrigué et pleins de questions à la fois. Tu passes au peigne de fin et ça te plaît. Elle peut bien analyser, ta magie n’est plus un secret, pour personne, depuis longtemps. Pourquoi ça le serait ? Dragon Slayer ou pas, les gens savent de quoi tu es fait. De quoi tu es capable et ce depuis que tu as accepté de porter ce titre de « maitre » qui aujourd’hui n’a plus vraiment de valeurs.

Perdu dans tes pensées qui se faufilent à travers les feuillages, tu entends sa voix, plus bas, qui résonne.

Le nord hein ?

T’as à peine le temps de te retourner pour regarder dans cette direction qu’elle te presse de te baisser, chose que tu fais en évitant de justesse une branche s’abattant sur toi.

Sa magie écarte les branches et tes yeux s’écarquillent devant l’œuvre. Waw, pas mal ! Finalement, elle n’était pas que jolie, il y avait vraiment quelque chose sous ce titre en ferraille.

« - Il y a bien des domaines où j’excelle même ahahaha !! »

Pourtant, elle te distance. Alors ça…C’est de la triche. Elle te distance tandis que tu te prends les pieds entre les roches, les crevasses et les branchages se dressant sur ta route. La nature reprend toujours ses droits.

« - Moi, je suis d’avis…qu’on prenne de la hauteur ! »

La terre est un piège mortel pour bien des hommes et il suffit de tendre l’oreille pour l’entendre. Les cris, les appels à l’aide qui s’essoufflent. Il se passe quelque chose ici, là-bas, en bas, plus loin…Il se passe quelque chose que personne encore, ne saurait expliquer. Un combat vieux comme le monde…

Deux ennemis s’entretuant depuis des générations :
L’homme contre la nature.

« - Lector ! Vitesse max’, faut qu’on sorte de cette forêt, sinon, on ne s’en sortira jamais ! »

Et on récupère la dame. Il est rare de voir que l’on finit par te battre dans un domaine mais même si, sur terre, elle reste la gagnante, dans les airs, tu n’auras pas ton pareil. Lector et toi, vous avez joué trop souvent sur ce territoire.

« - Attention…Décollage »

Tu tends les bras, qui fauchent légèrement les jambes de la dame que tu récupères dans tes bras et tu finis par rigoler tandis que la forêt semble abandonner progressivement la poursuite pour retrouver un calme qui n’est pas le sien.

« - Désolé de t’embarquer de force mais on ne s’en sortira jamais si on y va à pieds ! »

Parce que même si le ciel est digne des plus grands cataclysmes qu’il n’y ait jamais eu…La tempête reste préférable à l’enfer sur terre.

« - Je vous dépose madame ? Ahaha ! »



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