La Reine des Neiges
 MessageSujet: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptySam 16 Jan - 6:57

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La Reine des Neiges


Toutes les histoires commencent bien, sauf la vôtre. Vous êtes certainement les moins chanceux de cette soirée. Vous ne savez pas ce que vous avez fait au destin pour mériter cela. Il neige. Il fait froid. Vous ne sentez déjà plus le bout de vos doigts. Vous ne savez pas trop où vous avez atterrit mais alors que vous perdez tout espoir, vous apercevez une petite auberge, non loin de là. Quel soulagement !

Vous y foncez sans perdre un instant, vos pas s’enfonçant dans la poudreuse. Une fois à l’intérieur, vous semblez apercevoir un visage familier. Effectivement, vous avez atterris tous les deux ici. C’est à ne plus rien y comprendre.

Dehors, une tempête se lève et l’aubergiste vous mets en garde sur le fait de sortir maintenant. Le pays est maudit aussi bien par le temps que par la Reine des Neiges.

Vous ne savez pas de qui il s’agit et personne ne semble vouloir parler de cette femme qui effraie à ce point-là les habitants du coin.
Pour l’instant, vous vous contentez de vous réchauffez en espérant trouver une logique et une sortie à cet enfer glacial.



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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyMer 20 Jan - 21:01

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je pouvais vivre n'importe qu'elle situation, je m'en doutait un peu en rejoignant la guilde de Fairy Tail, mais franchement, ce que je vois actuellemet dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer. je me souvenais qu'un truc bizarre s'est produit, puis je me suis retrouvé ici, en plein milieux d'une étendue de neige, je commençais à avoir un peu froid, et personnellement je n'aime pas cette sensation, quand il fait froid c'est parfois mauvais présage. Bon, il est vrai que je suis né dans un endroit ou il fait froid, mais de mon point de vue il ne faisait pas aussi froid qu'ici, et c'est peut-être pour cela que je n'aime pas ce froid. Je regardais aux alentour pour voir si je trouvais quelque chose d'assez gros pour que je le remarque dans cette tempête, et il y avais une auberge. Je me suis dit qu'il était sûrement judicieux de s'y rendre, et c'est ce que j'ai fait. Je me suis approché de l'auberge et je suis entré, je n'ai même pas cherché à toquer à la porte, je suis entré et je me suis mis contre un mur, regardant dehors, je n'ouvrais pas la bouche, je ne bougeais pas de ma position, je restait ainsi dans le plus grand des calmes à fixer la neige qui tombe. J'entendais parler autour de moi d'une malédiction et d'une certaine "Reine des neiges", je ne savais pas qui était cette personne mais je sens que je ne vais pas trop tarder à le savoir, je dois me concentrer sur la découverte d'un moyen de m'échaper de ce pays recouvert de blanc...
 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyVen 29 Jan - 17:57

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La reine des neiges


Il faisait froid, si froid. Je papillonnais quelques instants du regard : où étais-je ? Un sursaut me ramena à la réalité. Il y avait eu cette grande fête donnée au manoir du comte Grimm. Je n’avais jamais vu autant de nourriture et de couleurs en même temps. La chaleur qui régnait là-bas contrastait avec le froid qui régnait en ces lieux à cet instant. C’est alors que je me rendis compte de mon infructueuse position : face contre terre, je mangeais la neige qui, à grands coups de flocons, s’abattait sur les étendues blanchâtres et glacées. Au printemps, ça devait être un beau pays. Une pensée vers le maitre soleil qui réchauffe finit de me réveiller complètement. Il ne fallait pas que je reste là. Mes mains se levèrent et je pus constater, avec horreur, qu’elles se décoloraient à vue d’œil. Je reniflais bruyamment. A ce rythme-là, je serais un glaçon en moins de temps qu’il faut pour le dire. Je n’étais malheureusement pas bien couvert et les pleurs étoilés du ciel ne cessaient pas : c’était une bataille entre lui et moi. Je frissonnais à la simple idée de me retrouver mort dans les bras de la faucheuse. Je fis un pas, puis un autre, je continuais jusqu’à ce que plusieurs empreintes se forment derrière moi. J’avais choisi une direction au hasard, et le hasard fit bien les choses. Rapidement, je me mis à suivre des traces, certainement celles de bottes ou de chaussures quelconques. Ainsi, je n’étais pas seul dans cette étendue. A en juger par la profondeur des marques laissées, le personnage, aussi important soit-il, était passé depuis peu. Si je courrais, peut-être que je le rattraperais. Mes jambes tremblaient légèrement : bientôt, elles ne me porteraient plus. Où s’arrêtait ce pays glacé ? Une lumière, au loin, me fit de l’œil. Qu’est ce que c’était ? Vu l’enseigne grelottante qui pendait au bout de deux petites chaines de fer, j’espérais que cela soit, au mieux, une auberge ou un gîte où je pourrais m’y reposer ; au pire, un relais où je pourrais me réchauffer, même si c’était au milieu des chevaux et de la paille rêche. Je tentais d’accélérer le pas mais, doué comme je l’étais, mes jambes s’emmêlèrent et je tombais. Je ne sentais plus mon corps : c’était mauvais signe. Une bourrasque plus violente que les autres souleva mon tee-shirt : elle me fit revenir à la réalité. J’eus une pensée pour ma famille : il fallait que je survive si je voulais avoir l’honneur et le plaisir de leur raconter mon aventure. Je me relevais et je souris : oui ; j’allais continuer et être un peu le comte Grimm ! J’allais être une histoire. J’espérais ne pas être le seul à l’écrire. J’entrais précipitamment dans l’auberge. La chaleur m’agressa dés que j’eus passé le pas de la porte. Je ne remarquais pas tout de suite l’homme adossé au mur : j’avançais vers le mur qui crépitait joyeusement dans l’âtre. A dire vrai, il n’y avait que les flammes qui dansaient de joie. Pourquoi tout le monde murmurait ? Leurs regards m’évitaient. Qu’est ce qui se passait, ici ? C’est alors que je me rendis compte de la présence de Kuro : je ne connaissais pas grand chose de ce personnage. J’avais entendu dire qu’il appartenait à la guilde Fairy Tail : mais c’était une rumeur, et je ne saurais dire qu’elle était sa part de vérité. Comment pouvais-je l’aborder sans paraître grossier ni déplacé ? Je ne pouvais tout de même pas me tromper ! J’étais sûr d’une chose : ce jeune homme était au manoir. Grand frère disait souvent qu’on était plus fort lorsqu’on était plusieurs : le médecin se trompait rarement. Je devais avouer que ses conseils me manquaient un peu en cet instant. J’attendis quelques minutes, histoire de me réchauffer puis, une fois que je me sentis prêt à affronter l’inconnu, je fis trois fois le tour de moi-même sous le regard ébahi de certains clients et me dirigeais vers le mage en sautillant, d’un pied sur l’autre. Je me plantais devant lui, les bras le long du corps. J’ouvris plusieurs fois la bouche mais aucun son n’en sortit. Je rougis de honte. Mes doigts s’entortillèrent les uns sur les autres. Qu’avais-je donc ? J’étais beaucoup plus bavard d’habitude. Etait-ce parce que je n’étais pas vraiment dans mon élément ? Cette auberge ressemblait à toutes les autres ou presque. Ces chuchotements me dérangeaient : ils avaient quelque chose de malsains. Je ne saurais dire quoi. Je finis par tendre ma main et lançais d’une toute petite voix bienveillante :

❝ ▬ Salutations, voyageur d’un autre monde, serait-ce trop vous demander une explication quant à notre présence en ces lieux ? Je dois dire que notre venue ici ne semble pas des plus propices. Aurais-je manqué quelques explications sur le conte dans lequel notre hôte nous aurait envoyé ? ❞

Je finis par enlever ma main et me grattais la tête avec cette dernière. Je respirais un grand coup avant de reprendre :

❝ ▬ Pfiou. Oublions le style pompeux et les convenances de notre société. Je ne suis guère à l’aise dans de grandes discussions. Je dois admettre que je suis plus en forme quand il s’agit de paroles plus légères. ❞

Encore raté. En vérité, je vous le dis, ce séjour, aussi court fut-il, dans cette tempête de neige, m’avait certainement tué les quelques neurones encore fonctionnels de mon cerveau.

❝ ▬ Je m’appelle Alouarn, et toi ? ❞





Quelle naïveté ! Je ne pouvais croire qu’il allait donner son prénom au premier inconnu qu’il croisait. Qui me dit que cet homme n’était pas dangereux ? Astrid n’arrêtait pas de me répéter que le monde n’était et ne sera jamais tout rose : la confiance n’est jamais acquise par avance, elle se gagne, se mérite, se conquiert.

❝ ▬ Pour de vrai, je ne suis pas très rassuré. Et je ne suis pas connu pour être un fin stratège. Tu as une idée quant à l’endroit où nous sommes ? ❞


Je n’écoutais pas vraiment les murmures qui m’entouraient : je savais que trop bien les rumeurs qu’ils pouvaient colporter.

❝ ▬ Nous devrions peut-être aller explorer les environs. Je… ❞




L’aubergiste me coupa dans mon élan, m’invitant à remettre à plus tard mon excursion. Je n’eus pas le temps de demander de plus amples informations qu’il était déjà reparti s’occuper de sa taverne. Je n’avais nullement envie de prendre des risques avec les clients. Je finis par déclarer :

❝ ▬ Ca te dit qu’on aille manger un bon bol de soupe ? J’ai cru voir sur le mena qu’elle était aux champignons. ❞






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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyVen 12 Fév - 8:01

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Perdu dans la poudreuse, vous êtes seul contre la nature qui ne semble guère s'apaiser comme si votre venu était le mal à combattre sur ces terres. Pourtant, par l'expérience vous le savez...Vous le sentez. Quelque chose se trame ici. C'est fort, c'est puissant.

Comme une aura démoniaque dont vous avez particulièrement horreur, vous décidez de remonter le filon et de voir ce qui peut bien causer un tel mal être en vous.

C'est ainsi que vous tombez nez à nez avec les portes gigantesques de ce château de glace. Des portes bien gardées. Peut-être même trop bien. Mais vous devez absolument savoir ce qu'il se cache à l'intérieur.


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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyDim 21 Fév - 20:51

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La lune qui te contemple de son regard si bienveillant et transperçant à la fois. Un regard qui pénètre les ténèbres pour te faire sourire, un rayon de lumière comme la porte d’un espoir qui parfois semble vain. Je me souviens de ce que j’ai fait ces derniers mois, mais parfois je me demande si j’ai raison. Pour Enya, pour Yoite, pour tout ce qui s’était passé. N’avais-je simplement pas ma place dans un monde d’on j’avais essayé de détruire plus d’une fois. Je ne savais pas, mais en attendant j’avais simplement reçu cette drôle d’invitation qui m’avait été rendu en main propre, car personne ne connaissait l’emplacement de ma cachette à part mes camarades et même mon prisonnier n’avait pas pu voir le chemin pour arriver jusqu’à cette cachette dans un milieu enneigé. Puis, je la contemple, elle écrite d’une belle plume synonyme d’une forte puissance dût à un haut rang qui lui permette d’avoir de l’argent et une belle éducation. Puis, je me demande quoi faire, elle demandait que je me rende à une réception. A tête découverte cela serait compliqué, si c’était un piège. Pourtant, fuir montrerait simplement que j’ai peur et les autorités pourraient pensées que c’est le moment de me traquer. Ce qui pour l’instant ne ferait pas mes affaires. La seule solution est d’affronté le problème en tête à tête. Je ne pouvais pas me permettre de faire le faible. Je prévenais Ultear et Meldy de mes intentions et elles voulurent m’accompagnées, afin de rester dans l’ombre comme notre stratégie habituelle.

Je m’habillais d’une tenue assez classieuse, mais je couvris mon visage d’un masque fait avec une écharpe, l’identité de Mystogan était encore faisable. Enfin c’était un peu bête, mais je devais garder une teinte de mystère sur mon identité. Je couvrais mes cheveux de manière à que l’on ne voit pas trop la couleur de mes cheveux. Puis, je m’étais dirigé à cette réception. Plusieurs mages étaient présents. Nombreux que je connaissais comme Lucy et Natsu. Un de ces petits mages que j’avais rencontré durant Ajatar, le jeune Isaiah. Un autre que j’avais croisé à quelques reprises, mais personnes de mon environnement proche heureusement ou malheureusement, peut-être qu’au fond de moi j’attendais inlassablement de voir Erza, mais elle n’était pas présente. Puis, l’homme apparut fit un discours, son aura ne m’inspirait rien qui vaille, mais je ne m’étais pas assez méfiés. Puisque d’un coup un énorme faisceau de lumière vint nous transpercer pour nous aspirer dans un univers différent. Fini, champagne, petit fours, bonjour froid et neige d’un endroit que je ne connaissais pas. Mon costume fut détruit en deux minutes par la neige qui m’arrivait presque jusqu’aux genoux.

Le problème n’était pas vraiment le froid, car j’y étais habitué, mais plutôt cette aura que je ressentais et qui m’écrasait de plus en plus. Elle était vraiment puissante et d’une noirceur que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Peut-être depuis mon combat contre Black Jack. Je me dirigeais vers cet endroit tant bien que mal, en marchant dans la poudreuse, puis j’arrivais devant un immense palais de glace. Je regardais ce palais, il était gardé. Le problème, c’est que je devais rentrer absolument dans cet endroit. Je ne pouvais pas me permettre de faire de détour. Je devais sûrement affronter ces ennemis qui me bloquaient le passage. Je sortis les bâtons qui faisait partie de l’accoutrement de mistogan. Puis, j’avançais devant ce palais et je ne savais pas s’ils parlaient, mais je me posais devant eux et leurs posaient une simple question :

« - Je suis un voyageur, j’ai extrêmement froid. Serait-il possible de prendre refuge un peu dans cet endroit ? »

S’ils n’étaient pas d’accord, j’userai de la voie brutale pour avancer, cependant on pouvait toujours essayer les pourparlers, même si j’avais bien peur que leur cerveau soit un peu gelé par le froid.


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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptySam 27 Fév - 10:53

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Jellal : Ce ne sont pas des hommes auxquels vous faites face mais de véritables bonhommes des neiges ou autres golems un peu débiles sur les bords et ils ne comprennent pas grand chose à ce que vous dites.

Pourtant, les portes s'ouvrent devant vous. On vous invite à entrer et c'est en faisant un premier pas sur le seuil de la porte que vous vous rendez compte que ce que vous ressentiez à l'extérieur est décuplé.

Cela ne présage rien de bon. Méfiez-vous. L'ennemi est proche. Plus proche que ce que vous ne pourrez imaginer.

Kuro & Alouarn : Vous faites connaissance, autour de la soupe et d'un bon lait chaud. Vous savez que l'un et l'autre, vous n'êtes pas des personnages de contes mais bel et bien des mages venus de cet autre monde. Des mages piégés, ça commence à vous revenir. Pourtant, vous ne trouvez aucun conte lié avec la neige...Sauf si Alouarn, le conteur d'histoire, se remémore certaines histoires.

Vous trouvez, vous réfléchissez. Vous savez où vous situez et alors, vous comprenez. Le seul moyen de sortir, c'est d'aller là où personne ne semble vouloir aller. C'est d'aller la voir, elle. Cette femme. Cette sorcière.

Il le faut. Mettez-vous en route au plus vite car là-bas, là-haut dans les monts enneigés, Jellal va vite se retrouver dans le besoin.
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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyMar 1 Mar - 19:49

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La reine des neiges


Assis au bar, une soupe brûlante posée devant moi, un verre de lait dans ma main gauche, je jetais d’inlassables coups d’œil vers la fenêtre. La tempête semblait se calmer, mais les bourrasques de vent étaient d’un froid glacial. Je n’osais imaginer combien de temps je tiendrais avec le peu de vêtements que j’avais sur le dos. Je portais mon attention sur l’assiette creuse qui me faisait face : son contenu n’avait pas l’air trop mauvais. Je secouais la tête : dans une situation pareille, je n’avais pas à faire la fine bouche. Mon compagnon et moi-même avions déjà de la chance d’avoir un couvert chaud. Je savais que l’hiver pouvait être mortel, même lorsque nous étions protégés par quatre puissants murs de pierre. La neige, la glace, elles sont inébranlables, elles sont insoutenables. Personne ne savait vraiment d’où venaient les saisons. Pourquoi y avait il un été et son contraire ? Un printemps où les bourgeons sont en fleurs et un automne où tout se meurt ?

Je tendis, un peu par ennui, mes oreilles. Les conversations allaient bon train. Personne ne m’en voudra si je laissais trainer mes anses sonores. Il fallait que nous trouvions absolument un moyen de revenir à la réalité. Enfin, du moins, dans notre réalité. Il était hors de question que je passe le restant de mes jours à manger de la soupe aux champignons. Les gens avaient peur. Ils ne nommaient pas vraiment la source du problème : ils tournaient autour comme des brebis perdus dans les éternelles prairies. Je soupirais. Devais-je provoquer une réaction ? Je me tournais vers mon camarade et lui demandais d’une toute petite voix :

❝ ▬ Qu’as-tu entendu depuis ta fenêtre ? Les gens parlent beaucoup mais très peu osent se dresser contre… ❞



Contre quoi ? Contre l’hiver ? C’était idiot. Personne ne pouvait modeler les saisons. J’avais beau fouillé dans ma mémoire, je n’arrivais pas à remettre la main sur le conte qui mettait en scène une neige aussi épaisse et dangereuse que celle-ci. Il y en avait bien quelques uns, mais l’ambiance qui régnait en ces lieux laissait à penser que quelque chose ou quelqu’un provoquait ces froides et mortelles intempéries. Un homme, complètement ivre, se mit à parler un peu plus fort que les autres. Ses camarades tentèrent de le faire taire. Il se mit à murmurer des paroles qui, de mon point de vue, n’avaient ni queue ni tête. Il fallait que je me rapproche.

Je fis signe au mage qui m’accompagnait que j’allais m’asseoir à la table de l’ivrogne. Libre à lui de m’accompagner. Je pris mon assiette et me dirigeait vers le fond de la salle, sous le regard suspicieux de plusieurs clients. J’avais cru comprendre que certains étaient là depuis plusieurs jours, et qu’ils n’attendaient qu’une chose : la tempête. Elle devait partir. Mais il y avait que peu d’espoir dans leurs discussions. Ils prenaient le tout comme une fatalité. Une guerre qui était perdue d’avance. Se battre contre l’hiver ? Je ne comprenais pas. C’était une saison comme une autre, et nous étions tous obligés de subir son courroux.

Je pris un tabouret, et m’assis aussi silencieusement que je pus. Je ne savais si les questions seraient les bienvenues. Tous, sans exception, étaient au courant de ce qui se passait. J’étais complètement dépassé par la situation, et je n’aimais pas ça. Je n’étais peut-être pas un fin stratège, mais je me débrouillais pas trop mal quand à trouver des solutions aux problèmes qui se présentaient à moi. Je savais déjà que nous étions dans un conte, et que messire Grimm s’était bien gardé de nous dire dans lequel nous allions être propulsés. Y avait-il plusieurs contes ou nous étions nous retrouvés tous dans le même ?

J’ouvris plusieurs fois la bouche, mais aucun son ne sortit. Je finis par prendre une cuillère du potage : la liqueur me brûla les lèvres. Elle avait néanmoins la vertu de réchauffer les cœurs endormis. Je secouais la tête : il fallait que je me ressaisisse. Je voulais revoir ma famille, retrouver le royaume, faire rire les hommes avec mes spectacles. J’aimais particulièrement ma petite vie au sein de la caravane, même si ce n’était pas facile tous les jours. Je reniflais bruyamment : mon nez se mit à couler. Je n’aimais pas particulièrement lorsque mon museau était obstrué de la sorte. Je regardais autour de moi : hormis la nappe crasseuse qui trônait sur la table, mes vêtements, et le torchon du tavernier, il n’y avait pas grand chose à ma disposition. Je me penchais légèrement, histoire de me cacher le visage dans la nappe puis, le plus discrètement possible, je me mouchais dans celle-ci. Grand frère m’aurait tout simplement grondé si j’avais déposé un cadeau dans mes vêtements. Et puis, il fallait que je fasse bonne figure. Je m’essuyais le nez, et repris mon repas, comme si de rien n’était.

Certains posèrent un regard quelque peu dégouté sur ma personne : je n’en tins pas compte. A dire vrai, je ne les remarquais pas, trop occupé à regarder une mouche voler. Je reportais, quelques minutes plus tard, mon attention sur les murmures, et plus particulièrement sur ceux de l’ivrogne. Il parlait d’une sorcière, aussi belle et pure que les étoiles éternelles qui recouvraient de leur blanc manteau les contrées environnantes. Elle aurait appelé une malédiction sur le pays, recouvrant ainsi les campagnes de son pouvoir. Une sorcière ? Vraiment ? C’est alors qu’un éclair de génie traversa mon cerveau : la Reine des Neiges. C’était un vieux conte pour enfants. Je le connaissais vaguement, l’ayant entendu à plusieurs reprises. Il était question d’un miroir qui, une fois éparpillé en milles morceaux, vint se loger dans le cœur d’un petit garçon. Ce dernier partit, se retrouvant à la merci de l’impitoyable reine des neiges. Son amie partit à sa recherche et… Je ne me souvenais plus de la fin.

Quoi qu’il advienne, il fallait retrouver l’instigatrice de cet hiver éternel. Je finis tranquillement ma soupe et bus mon verre de lait. Je léchais même mon assiette pour ne pas y laisser une seule goutte de ce copieux repas. Je me levais et vins déposer le tout sur le comptoir : je remerciais chaleureusement le tavernier pour ce bienveillant repas puis, après plusieurs minutes de réflexion, je me tournais vers mon compagnon, et lançais :

❝ ▬ Il faut que nous allions au palais de la Reine des Neiges. ❞




Le silence se fit. Je devins rouge, très certainement parce que j’avais honte d’être le centre d’intérêt d’autant de monde. Enfin, avec les spectacles que je dispensais, il arrivait souvent que je sois, en quelque sorte, le nombril du monde, mais ce n’était pas les mêmes regards qui se portaient sur moi. En cet instant, je savais que j’avais touché un point sensible, et que les hommes qui se trouvaient ici me prenaient certainement pour un fou. J’avisais un coin tranquille et sombre : je fis signe à mon camarade de me suivre. Il était temps que nous mettions une stratégie au point. Je m’assis à même le sol, dos contre le mur : je lui fis pars de mes découvertes… De mes bien maigres découvertes. Il était en droit de savoir mon raisonnement. Et puis, nous étions toujours plus forts lorsque le nombre était à notre avantage.

❝ ▬ Je dois t’avouer que si nous devions nous battre, je ne serais pas d’une grande utilité. Ma magie concerne l’illusion par le son, et je ne me suis jamais battu avec… Honte à moi, je ne suis pas un guerrier dans l’âme… Enfin si, mais pas un guerrier qui utilise la force brute… Enfin, je me comprends… ❞

Je me grattais la tête et finis par demander :

❝ ▬ Il serait bon que nous nous procurions des vêtements chauds et une carte de la région… Je ne suis pas sûr que les clients de cette taverne soient très bavards, surtout avec des étrangers… Pourtant, il faut que nous mettions fin au règne de la Reine des Neiges pour sortir de ce conte… Enfin, je suppose… Ca serait l’hypothèse la plus juste quand à notre devoir envers ces pauvres bougres… De quoi veux-tu t’occuper ? Des vêtements et de la carte ? Ou de questionner notre assemblée pour qu’elle nous communique l’emplacement du château ? Je doute que nous soyons les seuls mages à avoir atterri dans ce conte… Et je pense que, s’ils ont un minimum de jugeote, ils vont tenter de remonter à l’origine même du conte… Qu’est ce que tu en penses ? ❞




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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyVen 18 Mar - 9:00

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Alouarn : D'un accord commun, Kuro et toi décidez de partir à l'aventure, une fois le ventre plein. Mais dehors, la tempête sévie et malgré tous vos efforts, vous vous retrouvez séparez. Tant pis. Tu ne peux pas t'attarder ici ou ce même triste sort t'attendra. Il faut que tu avances, que tu continues d'avancer, toujours plus loin. Ne t'arrête pas. Ne faiblit pas.

Si tu crois en toi...Alors non loin...Tu verras apparaître les remparts d'un étrange château.
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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyVen 25 Mar - 23:49

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Le froid, toujours le froid qui me regarde de son enveloppe si pure. Je me demande, si je suis bien au bel endroit. Un froid est si délicat, la froideur est si parfaite parfois, cependant en cet instant le froid porte des allures qu’elle ne possède pas d’habitudes. Le froid porte cette robe laide que ces golems de neiges incarnent, le froid porte ce sentiment oppressant que l’on retrouve d’habitude dans la puissance de la chaleur qui t’écrasent sur un sol neutre et sale. Pourtant tu as l’impression que cette glace est à l’image du sable neutre et sale, sale car elle a vécu des horreurs et qu’elle a été créé par un être bien plus sale que le Soleil ou la Lune. Une puissance rare, mais qui manque de raffinement. Les golems ne répondent pas, ils te regardent simplement, ils n’ont rien d’humains, ils n’ont pas de langage semblerait. Ils sont simplement des machines créer pour détruire les étrangers ou les non-désirables. Pourtant, il semblerait qu’en cet instant je sois plus attendu que je le pensais. Puisque les portes s’ouvrirent dans un grincement cristallin. Je m’avançais d’un pas incertain. Ma capuche se remit par le vent qui s’engouffrait avec moi dans ce palace de cristal.

Je n’étais clairement pas rassuré. Il faisait froid et les ténèbres étaient d’une teinte particulière dans cet endroit baigné de cristal de glace. La lumière était parsemée de faisceaux et se décomposaient dans son immense drap spectral qui composait toutes les teintes de l’arc-en-ciel. Un spectre de lumière qui pourrait sûrement être le plus beau, toutes ces teintes si parfaites qui se reflétaient partout dans le château à l’instar d’un miroir. Je m’approchais pour toucher le mur, il était particulièrement lisse et son aspect n’était pas si gelé, mais cette présence était partout, même dans les murs. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce qu’elle tramait et cela m’inquiétait. Il fallait que j’en ai le cœur net, il fallait que je découvre d’où venait la puissance de cette chose.

J’avançais dans la froideur de ce château, j’avançais dans le noir total complètement aveugle d’une brève idée d’où j’allais. Je commençais à grimper les marches d’un hall qui me paraissait étonnamment très vide. Cela ne me disait rien qu’y vaille. Il fallait se douter que si d’une certaine puissance m’attendait, elle se trouvait soit dans la salle du trône, ou dans ses appartements privés, mais si elle m’avait invité à venir dans cet endroit. Elle devait sûrement se trouver dans la salle du trône. Je m’avançais jusqu’à la grande porte qui se trouvait devant moi et je pressais des deux paumes dessus. M’attendant à une grande salle. Ma surprise fut des plus total quand la lumière se mit à m’éblouir et me brûler la rétine pour me rappeler qu’elle était là présente. Qu’elle persistait même dans les ténèbres les plus purs d’un cœur noir. Je n’arrivais pas à voir, je voyais tout flou, mais l’image commençait à se former petit à petit d’une grande salle.


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 MessageSujet: Re: La Reine des Neiges   La Reine des Neiges EmptyMer 30 Mar - 18:34

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La reine des neiges


Je frissonnais. Je n’osais lever mon regard et apprécier l’étendue de neige qui s’offrait à moi. Il y en avait beaucoup trop. C’était blanc, tout blanc, trop blanc. Je ne savais pas dans combien de temps j’arriverais à destination, mais le froid me faisait douter de mes capacités. J’étais seul. J’avais été séparé de Kuro il y a… Une dizaine de minutes, peut-être plus, peut-être moins. Je lui en voulais de m’avoir abandonné : était-ce du à ma négligence qu’il avait agi ainsi ? Non, je ne pouvais pas croire que l’on puisse abandonner sciemment un partenaire dans de telles circonstances. Il fallait être fort. J’acceptais de moins en moins cette rude épreuve. Néanmoins, je ne m’autorisais aucun répit : il ne fallait pas que la neige gagne, sinon, c’était fini. Je me raccrochais à l’idée que, une fois cette aventure finie, je retrouverais la douceur de mon foyer. Je voulais être un chevalier. Je ne me rendais pas compte que la vie ne se résumait pas à un élan d’hardiesse mais à pleins de petits évènements qui faisaient de toi un héros.

J’avais récupéré quelques vêtements chauds à l’auberge et, pourtant, le froid s’engouffrait sous ces derniers. Je me maudissais : il me semblait pourtant avoir pris garde à bien sceller tous les endroits où il aurait pu se rendre. Je n’aimais pas être glacé : j’avais l’impression de me transformer en glaçon. Je sortis la carte de ma poche droite et l’ouvris : je tremblais légèrement. Le bout de mes doigts commençait à devenir bleu. Il fallait que je les bouge rapidement ou que je les mette à l’abri. Je regardais la croix rouge : je ne devrais plus être très loin. Encore faut il que se soit le château de la reine des neiges que ces pauvres bougres m’avaient indiqué. Je ne voudrais pas dire, mais ils étaient tous en train de pisser dans leur pantalon. Je les soupçonnais de vouloir m’éloigner de mon but car ils avaient peur de la réaction de leur ennemie. Même moi qui n’étais pas très courageux en tant normal, je n’aurais aucune envie de rester les bras croisés devant une telle tempête.

Une étrange sensation s’empara alors de moi. Une perception malsaine qui émanait d’un point non loin de moi. Je soupirais : pas de doute, c’était ma destination. J’aurais aimé pouvoir être à un autre endroit en cet instant, mais, il faut croire que le destin m’avait placé sur cette route pour venir en aide à ces pauvres bougres de la taverne. A moins que les traces, à moitié recouvertes par la neige, qui me faisaient face, me mènent me réserve une autre destiné. Il faut croire que je n’étais pas le seul dans cette immensité d’étoiles blanches. Kuro m’avait-il devancé ? A voir la direction d’où venaient les pas, j’avais des doutes. Serait-ce un autre mage, coincé dans le conte ? Je croisais les doigts pour ne pas tomber sur un dégénéré ou un personnage trop normal. Inconsciemment, je me mis à suivre les empreintes.

La tempête se calma, laissant seulement quelques flocons tomber de ci, de là. Au loin, les murs d’une grande forteresse apparurent. Je me figeais un instant, observant ce curieux spectacle. Ainsi, ils ne m’avaient pas menti. Un certain sentiment d’euphorie monta, et me fit redresser les épaules. J’avais réussi à braver la tempête, mais je sentais, au fond de moi, que le pire était encore à venir. Je ne savais pas où en était la personne m’ayant précédé, mais j’espérais qu’elle n’avait pas fini en compote dans les mains des sbires de la reine, ou encore pire, dans les mains de la reine elle-même. Je ne savais pas vraiment comment allaient se dérouler les évènements, mais je ne pouvais pas me permettre de baisser les bras maintenant. Je soupirais et me remis en route, espérant trouver rapidement un partenaire avec qui converser et avancer.

J’avançais difficilement : la poudreuse était conséquente en ces lieux, beaucoup plus que dans les plaines que j’avais traversé jusque là. Curieux. Etait-ce une façon pour elle de protéger son domaine ? Ce qui, en soit, ne m’étonnait qu’à moitié. Qui ne défendrait pas ses terres avec les moyens qui étaient mis à sa disposition ? Il ne fallait pas se leurrer. Les personnages des contes étaient souvent très malins, et je n’aimais pas particulièrement prendre le méchant de l’histoire de haut : c’est, dans bien des cas, un individu qu’il ne fallait pas prendre à la légère et, bien que le conte avait plus ou moins une morale à la fin, cela ne voulait pas dire que la fable se terminait bien, au contraire.

Je déglutis difficilement en pensant à la reine des neiges : comment allait-on venir à bout de cet acariâtre protagoniste ? Fallait-il faire comme dans le conte ? Qui avait été touché par le miroir ? Je n’osais penser que l’un d’entre nous ait reçu un morceau de glace dans l’œil et dans le cœur. Dans le conte, les deux enfants se connaissaient donc il avait été facile pour eux de se rappeler. Et si je tombais sur quelqu’un dont je n’avais jamais entendu parlé ? Ou encore pire, qui n’avait pas d’âme. Etait-ce seulement possible ? A en juger le peuple qui habitait Fiore, il fallait croire que tout pouvait arriver. Et j’avais peur, oui, peur de tomber sur de telles abominations. Comment ne pouvait-on pas éprouver le moindre remords à faire exploser des bombes au milieu de villes bondées de villageois innocents ?

A trop me torturer l’esprit, j’étais arrivé devant de grandes portes. Elles étaient immenses. Elles étaient lisses. Elles étaient gardées par d’énormes golems. Je m’arrêtais à une centaine de mètres. Les pas menaient directement à eux. Je plissais les yeux : me laisseront-ils passer ? Y avait-il une énigme ou un combat pour pouvoir passer ? Vu les marques laissées dans la neige, tout ceci me laissait perplexe : mon compagnon de fortune semblait être passer sans aucune réelle difficulté. Je m’avançais donc, doucement, ne sachant trop comment aborder ces géants de glace. Il me fallait pourtant entrer dans le palais. Je les abordais en ces termes :

❝ ▬ Je suis un humble voyageur qui parcoure ces contrées à la recherche d’histoires, d’aventures. Il semblerait que mon compagnon de fortune soit entré dans cette demeure pour trouver chaleur et couvert. Serait-il possible, par le plus grand des hasards, que je suive ses pas ? ❞

Tendu, je me tenais un peu à l’écart, prêt à intervenir. Je ne savais pas vraiment comment m’en débarrasser, et si les grandes portes ne m’appelaient pas à elles, je ne saurais comment passer cette épineuse complication.




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