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What You Waiting For | Adrien
 MessageSujet: What You Waiting For | Adrien   Mer 30 Déc - 7:55

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Sara Taylor

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What You Waiting For
Avec - Adrien Campbell
Il pleut. Encore. C’est le quatrième jour aujourd’hui. La pluie n’a pas faiblis dans la nuit malgré les prières silencieuses des propriétaires de l’auberge dans laquelle tu étais descendue. Il pleut depuis quatre jours maintenant et rien ne semble pouvoir apaiser la fureur du ciel. Certains au bar ou dans le salon principal se plaignent en disant qu’ils ne peuvent pas reprendre la route, d’autres semblent attendre des amis qui ne daignent pas venir et d’autres encore, restent juste enfermés dans leurs chambres. Personne n’a envie d’aller affronter l’extérieur, personne n’est assez fou pour cela. Personne n’a envie de s’y risquer. Alors ils râlent, parce que râler, apparemment, selon les grands-mères, c’est bon pour la santé.

Elles te font rire les grands-mères car la météo semble les satisfaire pleinement. Elles sont assises là, à tricoter, à bavarder sur le canapé, devant le feu de cheminée, elles parlent de tout et de rien. De leurs aventures passées et certainement à venir. Elles parlent de ce jeune homme assis au bar qui semble regarder vers elles….Ou toi. A vrai dire, tu étais la seule, pensive, le regard perdu dans la masse nuageuse.

« - Je crois que vous lui faites de l’effet ma petite ! C’est une bonne chose à votre âge.
- Pardon ? Excusez-moi je n’ai pas… »

L’une d’entre elles te pointe le bar en direction du doigt avec ce petit sourire coquin comme si Cupidon était son deuxième prénom et que par ce geste, elle espérait qu’il se passe quelque chose. Mais rien ne vient. Il ne bouge pas et tu ne bougeras pas non plus. Pour l’instant, tu veux juste te laisser engloutir par les nuages. Tu as envie de te perdre en eux. Laisser tes pensées s’effacer avec la pluie. Écrasées dans une vulgaire flaque d’eau.

« - Dites ma petite, vous paraissez bien soucieuse depuis tout à l’heure.
- Oh ! Euh…Ne prêtez pas attention à moi mesdames. Continuez donc vos commérages.
- Racontez-nous ! Vous n’oserez pas abandonner de vieilles femmes comme nous par un temps pareil ? »

Tu eus à peine le temps de te lever que l’une t’attraper par le bras et t’attira entres deux vieilles mémés sur le canapé. Complètement coincée. Prise entre deux. Elles te menacent avec leurs aiguilles à tricot et te regardent d’un œil attentif comme si elles espéraient y déceler quelque chose.

« - Vous avez un visage familier…C’est étrange…Je ne saurais dire à qui vous ressemblez….
- Vous faites sans doute erreur, je ne suis que de passage ici en ville, je partirais dès que la pluie se sera calmée.
- Mais ne partez pas si vite mon enfant ! On dirait que vous essayez de nous fuir, cela est fort malpoli de votre part. »

Comment leur faire comprendre que tu n’as nullement envie de te retrouver prise au piège à devoir les laisser t’examiner de plus prêt derrière leurs petites lunettes rondes. Elles réfléchissent, elles gardent le silence, elles cherchent où est-ce qu’elles ont bien pu te voir et quand elles comprendront, cela sera la catastrophe. Encore une fois. Tu avais son visage. Tu avais sa voix. Tu avais presque sa démarche et son insolence. Tu avais son mauvais caractère et son impulsivité. La seule chose qui distinguait deux jumelles comme vous était votre couleur de cheveux et tu l’avais fait exprès. Roux et brun.

Beaucoup vous ont confondus et beaucoup le feront encore. Comment ne pas faire autrement ? Ceux n’ayant jamais croisé ta route et n’ayant aucune conscience de ton existence se diront que tu n’es qu’une Enya Taylor déguisée et les autres, ce petit nombre qui sait…Eh bien, malgré tout, ils le disent…Que tu lui ressemble bien plus que tu ne le penses.
Pourtant, au fond, tout vous différenciez. Tout. Tu y tenais tellement….A ne pas vouloir lui ressembler que cela était presque devenu maladif pour toi. Une malédiction. Un fardeau. Qu’importe…Tu étais Sara. Tu étais toi.

Jamais tu ne seras elle. Jamais.

Alors, prise entre deux paires de fesses, sur un canapé miteux, menacée par des aiguilles à tricot et des regards digne de l’inquisition, tu pries, silencieusement, que toi aussi, on vienne te sauver de ces furies.

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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Mer 30 Déc - 23:56

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Adrien Campbell

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I'm waiting for you to come to me
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Le Nord. J'ai entendu dire qu'il y aurait des terrains à exploiter là-bas... Des forêts ou des mines, l'information n'est pas précise... tellement imprécise que je dois me déplacer moi-même sur les lieux pour évaluer la richesse du territoire. On m'a donné des coordonnées et de l'espoir. Georges paraissait insulté quand la nouvelle m'a été annoncée, mais je trouve cela plutôt amusant et divertissant... Mon pauvre Georges, il se détendra bien un jour ou l'autre. Il est trop formel, assis sur ses principes, sur le respect du Seigneur. Il dit que je manque d'autorité envers mes sujets, que je devrais leur dire en plein visage que ce qu'ils font c'est mauvais, incomplet ou qu'ils manquent de professionnalisme. Pourtant je me suis senti pas si mal que cela lorsque j'ai dit à cet espion ceci:

« Mon cher, si espionner se faisait les yeux fermés, je n'aurais pas d'espion. Si vous n'avez pas besoin de vos yeux pour me rapporter une information aussi peu complète, dites-le moi maintenant et je tâcherai de vous les arracher à l'instant... »

Georges croit que j'y suis allé un peu fort, que je devrais doser mes propos, aller « entre-deux ». Je soupire avant de sourire au vieil homme et lui dire qu'il est difficile. J'ai sûrement traumatisé le pauvre espion. À le voir trembler comme une feuille, il m'a remercié une bonne dizaine de fois avant de prendre le poste de concierge que je lui ai gentiment offert... Un balai dans une main et une vadrouille dans l'autre, les femmes de ménage lui apprendront à bien se servir de ses mains pour une fois... et de ses yeux. Georges me regarde, m'interroge. Devrais-je vraiment y aller? Je souris, je ris avant de laisser échapper : « Allons allons... ça me fera sortir un peu. Un Roi ne peut pas toujours gouverner assis sur son trône! » Je me dirige vers mes quartiers et enfile un costard un peu plus souple avec les premiers boutons du haut détachés. Pour rappeler la royauté à laquelle j'appartiens, je fais glisser quelques bagues dorées sur mes doigts et une chaîne faite de la même pierre à mon cou. Me voilà prêt!

Je rejoins mon carrosse tout en bas tiré par de beaux étalons noirs musclés. Ma garde rapprochée au nombre de quatre se mettent en position tout autour du carrosse. La porte se referme derrière moi, mon chauffeur fait avancer les chevaux et nous voilà partis. D'abord au trot et lorsque mes hommes aussi bien habillés que moi ressentent la fatigue du rythme, le carrosse avance à la marche. La route est longue et nous ne pouvons pas utiliser les trains sans risquer ma propre sécurité. Il y a toujours beaucoup de gens et réserver un wagon juste pour moi ne fera qu'éveiller des soupçons et pour le moment, nous ne pouvons pas nous en permettre à notre égard. Plus nous avançons, moins le temps nous semble clément. Les nuages a l'horizon nous affirment que la pluie sera notre prochain ennemi et que notre périple ne fera que se rallonger.

Mes soldats se fatiguent sous la pluie battante. Leur imperméable ne suffit plus, nous devons nous arrêter à quelque part. Nous voilà à Oak Town, un village bien sympathique où nous pourrons trouver refuge pour la nuit avec certitude. On m'a toujours dit que ces auberges n'étaient pas à la hauteur de mon rang, que je devais au moins entrer dans une hôtel. Cependant, cela me manque un peu. Les auberges ont ce petit côté chaleureux que les hôtels n'ont guère. Le carrosse s'arrête, la porte s'ouvre. Un de mes gardes du corps m'attend avec un parapluie. Il m'escorte jusqu'à la porte où les autres mages m'attendent avant d'entrer. Mon chauffeur fait bouger les chevaux pour leur trouver un abri. Notre entrée à cinq d'un coup a sûrement été remarquée, tant mieux. Mes hommes scrutent chaque civil, mais cela me gêne un peu. J'aimerais un peu plus de liberté.

« Messieurs, disposez, reposez-vous. Il n'y a aucun risque ici... »

Après tout, qui oserait s'en prendre à un futur souverain dans une auberge bondée? Mes gardes disposent de leur manteau et s'installent près du feu, tout autour des vieilles dames qui tricotent pour faire sécher leurs vêtements. Pour ma part, je prends place au bar et commande une coupe de vin rouge. L'aubergiste hoche la tête et me la sert rapidement. Je la sens, j'hume tous ses parfums avant d'y goûter d'une minuscule gorgée. Simple, mais délicieux. J'hoche la tête, satisfait et lui paie mon verre avec un généreux pourboire. Ma prochaine gorgée est plus généreuse. Je sens la descente de l'alcool dans ma gorge et faire lentement son effet dans mon corps. J'ai besoin de relaxer. Loin de toutes ces obligations, je prends cette aventure comme des vacances.

« Vous devriez peut-être la sortir de-là. »

« Hm? Je vous demande pardon? »

« La jeune femme là-bas. Vos gars sentent son malaise et ne tarderont pas à s'essayer. »

« Vous connaissez mal mes hommes, mon ami... mais si je peux soulager une dame du poids de ces bavardes, je me lance... »

Je descends de mon banc en tenant ma coupe de vin comme un noble. Je m'avance vers le rassemblement qui semble avoir adopté le coin de cette auberge comme salon. Entre deux phrases prononcées par l'une d'elles, je m'impose. Je regarde la brune avec gentillesse et lui présente ma main pour l'aider à se lever de son siège.

« Milady? Puis-je vous payer à boire? »

Mes hommes se retournent vers moi, l'air perplexe. Eux, ils pensent à la Reine. Ils croient que je suis sur la voie de l'adultère alors qu'ici, il est tout autre. Je sauve cette femme d'une soirée cauchemardesque.

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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Dim 3 Jan - 3:17

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Elles te regardent et te scrutent de la tête aux pieds comme si d’un seul coup d’œil, elles pouvaient lire en toi. Comme si d’un seul coup d’œil, tu étais mise à nue. Cette sensation de malaise et d’inconfort t’envahis et tu n’as qu’une envie, c’est de fuir ces femmes. Celles qui peuvent deviner. Celles qui peuvent comprendre.

Pourtant, elles semblent s’interrompre quand la porte d’entrée manque de se retrouver déloger. Elles lèvent les yeux et t’oublient le temps d’un instant. Elles lèvent les yeux et regardent ces hommes qui viennent d’entrer. Ils sont cinq et cela aurait pu passer pour n’importe quelle patrouille de la Milice qui cherche un abri part un temps aussi désastreux que celui-là. Pourtant, il ne fallait pas être né idiot pour comprendre que ces hommes n’étaient guère des miliciens. Des soldats peut-être. Ils sont 5 mais l’un d’eux sort du lot. L’un d’eux dégage quelque chose de plus fort et de plus impressionnant que les autres. Il poussait au respect de par sa simple présence, son charisme. C’était étrange.

Tu sembles profiter de ce divertissement qui leur ai dû pour t’éclipser mais tandis que tu te relèves délicatement, l’une des grands-mères semble te retenir par le poignet et te tire vers elle de sorte que tu finis à l’exacte même position dans laquelle tu te trouvais précisément.

« - Mon enfant, tu ne vas pas déjà nous quitter, tu viens seulement de nous rejoindre et puis, ça va être l’heure du thé. »

Tu n’aimes pas le thé. A vrai dire, tu n’as jamais eu le temps pour te permettre d’avoir des goûts raffinés. Tout en toi était sauvage. Brutal. Tout en toi était l’exact opposé de cette image que les gens devraient avoir. Une jeune fille parfaite et élégante ? Non merci. Tu avais grandis entre des monts et des forêts. Tu avais appris à te battre à l’âge de 5 ans. Ton père était un homme sévère. Les hommes du clan l’étaient tous à vrai dire. Les filles pleurnicheuses, ce n’était pas pour eux. Il leur fallait un mage, quelqu’un capable d’agir en toutes circonstances. Il fallait quelqu’un capable de prendre la relève…Mais ça, tu n’en as jamais eu le temps.

Minstrel n’a jamais supporté les hérétiques comme vous, surtout depuis que vous n’exécutiez plus les ordres du pape. Surtout depuis que le précédent pape est mort. Surtout depuis que ton nom…Résonnait comme trahison. Maudit soit celle qui est venue mettre son nez dans ta vie. Maudit soit celle qui, indirectement et sans en prendre conscience, a condamné ton père. Votre père.

Alors tu as fuis. Ici.

Perdue dans tes pensées, tu ne remarques pas la main qui se tend vers toi. Tu ne remarques pas cet homme, celui de tout à l’heure, présent devant toi. Depuis quand était-il là ? Avait-il quelque chose à faire avec toi ou, par simple galanterie, il vient te tirer de ce mauvais pas ? Sur l’instant, tu sembles avoir oublié de réfléchir et tu saisis sa main sans te poser de questions avant de lui sourire parce que c’était drôle que son intervention fasse rager ces vieilles folles.

« - Avec plaisir. Je vous suis. »

Tu t’éloignes du coin salon et des grands-mères qui vous suivent du regard, curieuses de savoir la suite des évènements entre cet homme et toi et une fois, assis, tous les deux, au bar, tu lui chuchotes à l’oreille.

« - Merci infiniment, vous n’avez même pas idée à quel point vous venez de me sauver la vie. Je vous en suis reconnaissante. »

Quelque part, cet homme, tu le savais, ce n’était pas n’importe qui. Il était quelqu’un. Important sans doute. Un noble local. Un riche seigneur. Qu’importe. Il était quelqu’un mais ce qui t’intriguais ce n’était pas ce qu’il était mais qui il était. Qui pourrait bien s’aventurer ici par un temps pareil ? Qui braverait une telle tempête ?

« - Donc monseigneur ? Je présume que vous êtes quelqu’un de fortuné à la vue de tout…ce spectacle. Qu’amènes un homme comme vous dans une auberge comme celle-là ? Dans cette ville même. Racontez-moi ! »


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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Dim 3 Jan - 18:24

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Adrien Campbell

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La jeune femme prend ma main et me sourit. Je lui souris en retour avant de l'attirer loin de ces vieilles dames, tout près du bar où le barman essuie ses verres propres, les yeux fixant le vide. Probablement fatigué ce cher monsieur... Je lui tire le tabouret pour lui permettre de s'asseoir et m'assieds juste à côté d'elle. Je prends une gorgée de mon vin avant de déposer ma coupe sur le comptoir. Son visage se rapproche du mien, ses lèvres laissent passer un chuchotement qui a pour effet de me faire sourire. Le barman avait raison : c'était une femme en détresse. D'après ses dires, je lui aurais sauvé la vie. Je laisse échapper un petit rire puisque je trouve cela cocasse. Comment des vieilles clouées à leur siège, les mains remplies de laine puissent menacer la vie de cette jeune femme? Peut-être parce qu'elle n'arrivait pas justement à retrouver sa liberté dans leurs radotages.

« Je me sens rassuré que vous puissiez jouir de votre liberté à nouveau Milady. »

Dis-je dans son oreille. Nos regards se croisent l'instant de quelques secondes, puis je me mets à me poser des questions sur son identité. Elle me fait penser énormément à ces avis de recherche qui traînent un peu partout. Vous savez, celle qu'on décrit comme une terroriste rousse qui n'a pas la langue dans sa poche? Cependant, ce comportant vis-à-vis ces vieilles me font hésiter. Est-ce qu'elle est vraiment cette Enya Taylor dont tout le monde parle? Au fond de yeux magnifiques comme les siens, je ne peux pas croire qu'ils aient vu tant de sang que cela dans leur petite vie. Je doute qu'une barbare ait pris la peine de me remercier comme la dame l'a fait il y a quelques instants. Elle m'intrigue... mais je l'intrigue aussi.

« Servez à boire à la dame, mon brave. »

Une gorgée de vin avant de sourire. Je l'intrigue, ma posture, mon habillement, ma prestance l'amène à m'appeler « mon Seigneur » avant que j'aie pu même me présenter. J'aime ça. J'aime ce sentiment de supériorité, j'aime que les gens me voient comme puissant, j'aime imposer le respect et la curiosité. D'après elle, je suis quelqu'un de fortuné. Dans mon fort intérieur, je sais que cela a été possible grâce à la fortune de Black Jack. Il ne nous a pas légué que de braves hommes et femmes, de l'argent ou un manoir, il m'a permis de monter sur un trône et de me faire valoir. Mes gens savent pour lui et moi et pour la plupart d'entre eux, ils sont là que pour ça. La part de territoire ne les intéresse pas tous... ils veulent seulement servir les idéaux de Black Jack et faire de ce monde le sien, le nôtre.

« Il était une fois... un artiste. Un artiste si talentueux, si opportuniste qu'il a été amené à voyager et à apprendre. Jamais il n'était satisfait par ce qu'il avait... il voulait toujours plus. Puis un beau jour, il obtint ce qu'il désirait. Cette faculté à devenir meilleur, encore meilleur que ce qu'il était. Était-ce suffisant pour lui? Ce l'était... mais pour les autres c'était une toute autre histoire. L'artiste mal aimé s'est réfugié loin de tous ces gens insatisfaits de son travail pour retrouver un sens à sa vie, à son travail. Une lumière l'a éclairé sur son problème. Il s'en est sorti et il a décidé de revenir vivre sa vie d'artiste sans faire de folie, toujours en restant simple jusqu'à ce qu'une légende artistique l'approche et lui propose un contrat fort intéressant. L'artiste n'a pu faire autre chose qu'accepter. Ensemble, ils apprirent de nouvelles méthodes, de nouvelles façons de réaliser le fruit de leur imagination. Cependant, leur succès a fait des jaloux... des jaloux qui les ont poussés à leur limite jusqu'à s'enfermer eux-mêmes loin des autres pendant de longues années. »

Je prends une pause en buvant une gorgée de mon vin, regarde les yeux de la demoiselle pour m'assurer que l'histoire fasse toujours briller ses yeux d'intérêt.

« Des gens sains d'esprit sont venus les sortir de-là, leur donner une seconde chance de montrer au monde qu'ils étaient les meilleurs. Quand le jour de la grande exposition arriva, le mentor mourra en public. Certains s'exclamèrent, mais d'autres comme l'artiste, en furent peinés. Suite à la mort du meilleur, l'artiste fut couronné Roi, hérita de la fortune de son mentor. Depuis ce jour, l'artiste tente de faire connaître ses oeuvres en l'honneur de son mentor à de nouvelles personnes qui désirent voir quelque chose de nouveau... de nouvelles personnes telles que vous très chère... »

Je me tourne vers ces vieilles dames pour m'assurer qu'elles n'aient pas envie de reprendre celle qui écoute mon histoire avec attention.

« Oak Town était sur mon chemin enfin... notre chemin. Avec la tempête à l'extérieur, je me suis dit que nous avions besoin d'un peu de chaleur et de repos avant de continuer notre chemin vers le nord. Les auberges ont quelque chose de plus que les hôtels n'ont pas et ce plus, j'ai cru que nous en ayons de besoin. Ayant été un voyageur plutôt pauvre il y a quelques années, j'avais aussi envie de revivre ce sentiment, cette chaleur reflétée par une auberge comme celle-ci... »

Mon doigt se laisse glisser sur le comptoir, suivi par ma main. Le bois travaillé, usé par le temps, son odeur imbibée d'alcool et de nourriture fumante, tout ça me rappelle de nombreux souvenirs... dont ma rencontre avec Ohatsu.

« Et vous gente dame, est-ce la tempête qui vous a amenée à trouver refuge ici? Quand pensez-vous repartir? »

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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Lun 4 Jan - 7:33

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« Sara ». C’est sorti spontanément comme si ce simple nom suffisait à te décrire. Comme si ce simple nom suffisait à raconter ton histoire d’une façon implicite. Tu sais que tu n’y échapperas, pas bien longtemps, pas quand on te poser la question mais t’appeler juste Sara te plaisais bien pour l’instant. Sara Taylor avait un jour, au détour d’une pluie comme celle-ci, d’un abri comme celui-là, croisée le regard d’Enya Taylor. Les deux sœurs se sont croisées, elles se sont confrontées et jamais encore, tu ne comprendras ce qu’elle a voulu implicitement te dire ce jour-là. Elle ne voulait pas de toi, elle te souhaitait de faire ta vie et jamais elle ne s’était intéressée à toi. Quelle égoïste. Les espoirs que tu t’étais fait et les rêves de cette rencontre furent brisés et piétinés par cette femme. Par cette femme à la chevelure rousse et aux yeux enflammés. Elle avait vu la guerre. Elle avait vu la souffrance et la haine à sa porte et toi…Tu n’es que colère. Tu ne ressens rien de spécial envers elle et depuis que tu as su pour elle, tu t’es sentie responsable.

Mais tu n’as plus à l’être. Tu peux vivre libre. Tu peux vivre ta propre vie sans constamment lui courir après. Tu peux faire ce qu’il te plaît. Ce qu’il te chante. Tu peux être juste Sara et enterrée une bonne fois pour toute Sara Taylor, la jumelle.

Alors il te raconte son histoire et tu en viens à penser que lui-même ne s’est pas présenté ce que tu trouves amusant. Son histoire te fait penser à celle d’un conte moderne mais tu n’as jamais appris à te méfier des gens. Tu n’as jamais appris à voir au plus profond d’eux-mêmes et peut-être que cet homme n’était qu’un masque. Celui que tu voyais là, devant toi, n’était peut-être qu’une illusion. Le temps de quelques secondes, quand ta main a saisi la sienne, l’idée t’as frôlé mais cela va bien au-delà de ce qu’il t’est permit de savoir. Tu ne peux qu’écouter, sourire, être en admiration devant un homme qui semblait avoir fait tant de chemin et vécu tant de choses.

La mention de la tempête te rappel à l’ordre tandis que tes yeux se perdent à l’extérieur. Tes pensées s’envolent une nouvelle fois. Ton manque de concentration et d’attention est déplorable et ton père te l’a toujours reproché. Tu es quelqu’un d’éparpillé et de volatile. Tu aimes le ciel et ça, peu importe la couleur. Du bleu azur en passant par ce gris apocalyptique. Qu’importe. Le ciel était le toit du monde. Le toit de chacun.

« - Disons que je suis de passage ici. Je voyage beaucoup…Ou voyageais beaucoup. La tempête m’a seulement prise au dépourvue et je pourrais bien repartir sur l’instant mais je n’ai pas envie de finir comme un chien mouillé ahaha. Pardonnez-moi. »

Tu n’étais pas riche comme lui. Tu ne bénéficiais aucunement de la protection d’un quelconque être sur terre et quand t’y repenses, un visage en particulier te revient en mémoire. Son nom pourrait bien être celui de Peter Pan. Zadig. Étrangement, sa mention ne te fais plus tressaillir comme auparavant ô combien ce qu’il avait fait était impardonnable…Mais tu avais appris à voir ou percevoir, une partie de lui.

« - Malgré tout…Cette tempête ne semble pas faiblir ! On dirait que l’on est coincé pour la nuit vous, vos suivants et moi. J’espère que vous saurez vous contentez de ma simple présence, je ne suis guère de bonne compagnie. »

Ton sourire s’évapore et tes yeux se baissent naturellement vers tes genoux. Un jean troué. Un tee-shirt déchiré à certain endroit. Des cheveux en bataille et quelques cicatrices éparpillées à travers ton corps.

Tu y repenses encore, t’en rêve parfois…Être la sœur du diable n’est guère un avantage. Cela ne le sera jamais.





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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Lun 4 Jan - 13:14

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Sara. C'est juste Sara. Pas de nom de famille. Un surnom? Ou bien une présentation tellement vite faite que le nom de famille n'est pas obligatoire dans cette situation. La jeune Sara semble avoir apprécié mon histoire. J'ai vu ses yeux plongés dans les miens, j'ai senti son imaginaire se laisser aller, se laisser emporter pour imaginer toute cette histoire que je lui ai raconté. Entre vous et moi, nous savons très bien qu'il s'agit à peu près d'un gros mensonge. La seule chose qui soit complètement vraie, c'est me décrire comme étant un artiste. Lorsque j'étais sous les ordres de Black Jack, il est vrai que j'ai cessé de pratiquer l'art, la chose qui m'a suivi toute ma vie, mais cela ne m'a pas empêché de continuer d'exercer mon talent à mon retour et par-là j'entends lorsqu'on m'a libéré de ma malédiction...

« Adrien. »

Pas de nom de famille. J'ai quelque chose à cacher, ce quelque chose est encore plus grand que cette petite histoire. Si mon nom de famille est dit à voix haute, elle saura peut-être, ils sauront peut-être... et je n'ai pas envie d'entendre deux milles questions. « Mais vous avez le même nom que le cannibale.» « Êtes-vous l'homme qu'ils recherchent? » Je n'ai pas envie de leur répondre que nous avons le même nom par malheur et que je ne suis pas aussi laid que celui qui se prétend moi. Un débat dans une si petite auberge pourrait faire monter les tensions rapidement, si rapidement que mes hommes pourraient réveiller leur colère avant la mienne. Disons que je les ai gardés pour leur loyauté, pas pour leur patience...

Elle parle de ses voyages au passé. Alors si elle repartirait aussitôt que la pluie cessera, pourquoi considère-t-elle qu'elle ne voyage plus? Je trouve sa formulation un peu étrange. Elle continue en disant qu'elle est de piètre compagnie. J'arque un sourcil. Je ne trouve pas sa présence aussi désagréable que cela. Je souris avant de prendre une autre gorgée de vin. « Mais voyons Dame Sara, vous êtes de bonne compagnie! Ne dites donc pas de choses aussi insensées que celles-là! » Je la regarde un peu plus que ses yeux. Ses vêtements ressemblent à ceux d'une fermière qui aurait passé un mauvais quart d'heure avec sa fourche. Je me tourne vers le barman.

« Mon brave, dans combien de temps les gens ferment boutique? »

« Euh... dans une heure environ. »

Je souris avant de boire ce qui me reste de vin d'un trait. Je me lève de mon tabouret et présente à nouveau ma main vers la dame en inclinant légèrement la tête en guise de respect.

« Voudriez-vous me faire l'honneur de me suivre sous mon parapluie, Milady? »

Mes hommes relèvent la tête, à l'affût de ce qui est en train de se passer. Les choses bougent et ils ont la ferme intention de bouger eux aussi...

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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Mar 5 Jan - 6:05

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What you waiting for.
The only thing I ever wanted, the only thing I ever needed
Is my own way - I gotta have it all
I don't want your opinion, I don't need your ideas
Say the fuck 'em up off my face, stay away from me
I am my own god - I do as I please
Une heure, c’est le temps qu’il semble vous restez. Une heure, c’est le temps qu’il a fallu pour apprendre à connaître cet homme. Certains étaient déjà remontés dans leurs chambres, d’autres contemplaient pour une dernière fois le paysage à l’extérieur et d’autres encore, se contentaient simplement de se tenir-là, affalés dans un canapé ou à moitié ivres mort sur une table, qu’importe. Un sourire, une blague, un regard, aujourd’hui ils ont appris à se connaître. Aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, on a mis de côté les vieilles rancunes et rancœurs et on a essayé d’aller vers son voisin. Certaines femmes étaient descendues seules et voilà qu’elles remontent accompagnées et sur l’instant, tu te dis que la nuit va être longue pour beaucoup ici et ça te fais rire rien que d’imaginer de voir des inconnus couchant ensemble.

En parlant d’inconnu, le tien semble s’être présenté à ta suite et comme toi, ni nom de famille, ni d’appartenance à une quelconque personne. Rien. Juste Adrien. Juste Adrien, le voyageur. Pourtant, bien malgré toi et bien malgré ses histoires, tu savais qu’il y avait plus. Juste Adrien ne se balade pas avec une telle armée à disposition. Cet homme était forcément quelqu’un mais cela semble t’échapper.

Tout semble t’échapper. Depuis longtemps. La notion de la réalité, celle du temps. Tout glisse, tout te frôle et rien ne s’arrête. Sauf cette main tendue vers toi. Encore une fois.

Il t’invite à le suivre sous son parapluie et l’invitation te surprend. Tu pensais encore devoir passer une nuit ici, seule, dans le noir. Seule, sous la pluie. Tu pensais encore devoir attendre que le temps se dégage pour reprendre la route. Pourtant, voilà une invitation bien incongrue. Il te fait rire Adrien et tu ne t’en caches pas. Tu lui montres, que son comportement chevaleresque t’amuses, vraiment.

« - Vous n’y allez pas par quatre chemins vous n’est-ce pas ? Invitez une demoiselle à vous rejoindre sous un parapluie… »

Tu te rappelles alors que c’est dans ce genre d’endroit que tu as fait sa connaissance. C’est dans ce genre d’endroit que lui aussi, il t’a tendu la main. Dans ce genre d’endroit que lui aussi, il t’a invité à le suivre. Tu l’aimais bien ce blondinet. Peut-être qu’un jour, vos chemins se recroiseront, qui sait ? Ça serait drôle. Mais pas tout de suite. L’heure n’est pas à revoir de vieilles connaissances.

Saisissant sa main, tu le suis, lui et ses hommes. Tu ne sais pas trop où mais sans que tu n’ait eu le temps de le réaliser, tu te retrouvais dehors, sous la pluie s’abattant sur vous. La pluie. Les batailles de boue de Minstrel te manquent. Une certaine personne là-bas te manque. Peut-être qu’un jour, tu t’y aventureras, en te disant que ta sœur….Est certainement plus recherchée que toi là-bas.

Pour une fois que tu veux te cacher dans son ombre…Pour une fois que tu as besoin d’elle…Peut-être que ça sera même la seule fois.

« - Donc Monsieur Adrien ? Où allons-nous maintenant que vous m’avez sortie des griffes de ces deux dragons et que vous me sortez de ma tour d’ivoire. Puis-je au moins savoir où nous nous rendons ? Sans vouloir vous vexer, j’ai appris à me méfier des inconnus. Surtout par les temps qui cours. »

Il semblait être de ces personnes incapables de retenir un nom ou un visage, ces personnes incapables de réaliser que toi et « elle », ne formiez pratiquement qu’un seul et unique être. Des jumelles. Tout était identique, tu t’en étais assuré toi-même. Pourtant, il ne semblait rien dire sur ce point-là.

Ou peut-être est-ce un point de la conversation qui se retrouvera enterré dés qu’il sera mentionné ? Allez savoir.
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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Jeu 7 Jan - 22:51

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Sara x Adrien



« Joe, Jack, venez avec moi. Les deux autres, restez ici et gardez la place bien au chaud lorsque nous reviendrons! »

Les deux hommes choisis se lèvent sous les ordres de leur maître. Dame Sara rit, quelque chose chez moi la fait rire, sourire de bon coeur. Je la regarde avec incompréhension tout en gardant un sourire en coin. Je suis personnellement amusé par ses réactions vis-à-vis mon invitation. Est-ce que parce qu'elle n'est pas habituée de parler à un homme? Ou bien de se faire inviter comme je l'ai fait? Elle commente mon invitation. Étais-je sensé y aller par quatre chemins? Proposer cela autrement aurait pu être interprété d'une autre façon. Je suis franc et lui demande directement ce que je veux. Y a-t-il vraiment une façon particulière d'inviter une dame à me suivre? Pourtant, je crois avoir appliqué comme il le faut ce que j'ai vu et ce qu'on m'a enseigné.

Elle accepte mon invitation tout de même en mettant sa main dans la mienne. Je l'aide à descendre de son tabouret avant de nous diriger vers la porte. Je tends la main vers un de mes hommes et il me lance un parapluie que j'attrape habilement. Je sors le premier pour ouvrir le parapluie, puis j'offre mon bras à la jeune femme pour qu'elle prenne place sous l'abri. Nous marchons avec un homme devant et un homme derrière. La pluie s'écrase contre mon parapluie d'une telle violence que j'aurais cru qu'il s'agissait des foudres de ma Reine qui s'abattent sur moi parce que j'aurais osé marcher côte-à-côte avec une autre femme. Et pourtant, elle n'a rien à craindre, elle n'a pas de soucis à se faire quant à mes sentiments que j'éprouve pour elle. Cette situation-ci n'est que le reflet de ma générosité.

« Là, droit devant très chère.»

Je lève l'index et lui pointe une boutique située à quelques minutes de marche de notre position, droit devant nous. Je n'insiste pas, je ne l'empêcherai pas de partir si elle est inconfortable. Mon bras ne serre pas sa main pour ne pas qu'elle se sente obligée d'être sous ce parapluie avec moi... et elle suit sans poser plus de questions. Elle est rassurée probablement par ce que j'ai demandé à l'aubergiste et parce que je sais exactement où nous nous dirigeons. Je pousse la porte qui tape sur des clochettes pour signaler notre arrivée. Un homme se poste près de la sortie et l'autre, se positionne sur les toits pour guetter et pour entendre les anomalies. Je secoue mon parapluie derrière nous et amène la jeune femme à l'homme dans la cinquantaine qui nous approche avec un sourire fatigué.

« Que puis-je faire pour vous, monsieur-dame? »

« La gente dame ici présente a besoin d'un nouvel habillement. Pouvez-vous prendre ses mesures et lui proposer une robe qui lui irait à merveille, mon ami? »

« Oh! Certes mon cher monsieur! Venez ma Dame, nous allons prendre vos mesures! »

L'homme se dirige vers la pièce d'à côté en faisant signe à Sara de le suivre. Elle n'a certainement pas l'air confortable à l'idée de porter une robe. Je lui fais signe de le suivre et de ne pas s'inquiéter pour la suite. Pendant qu'il trouve quelque chose qui irait avec la silhouette de la femme, je me tourne vers le fenêtre pour regarder les gouttes s'écraser contre la vitre. Je soupire en me disant que malgré toute cette richesse que je possède et ces sbires qui me suivent, je ne me sens pas encore satisfait de ce que j'ai accompli...

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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Sam 9 Jan - 5:38

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Sara Taylor

Golden Crown

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What you waiting for.
The only thing I ever wanted, the only thing I ever needed
Is my own way - I gotta have it all
I don't want your opinion, I don't need your ideas
Say the fuck 'em up off my face, stay away from me
I am my own god - I do as I please
L’enseigne te fait éclater de rire avant d’y pénétrer. Tu aurais pensé à bien des endroits mais certainement pas à un tailleur. Soudain, naturellement, tes yeux se posent sur tes vêtements et ta façon d’être. Y’avait-il quelque chose de dérangeant ? Pourtant, l’idée de te voir choyer de la sorte te rends toute chose et tu le suis de bon cœur en continuant de sourire.
Dès que vous passez le seuil de la porte et que les clochettes résonnent encore dans la pièce, un homme se montre. Tu les laisse discuter et c’est au mot « robe » que tes sourcils se froncent.

« - Ah non, non. Je suis désolé mais je suis contre ce genre d’habillement ridicule. Vraiment. Je ne suis pas… »

Tu n’as pas le temps de dire un mot de plus que l’on te conduit à l’arrière-boutique vers des cabines et en moins de temps qu’il n’en faut, tu te retrouves en sous-vêtements, soumise au mètre de couturier, un long ruban rose et à chaque main posée sur tes courbes tu ne peux t’empêcher de sursauter comme une enfant. Tu repenses alors à ce jour-là, ce jour dans la cascade. Tu repenses à Zadig et à ses mains. Tu repenses à son souffle contre ta nuque et à toutes les sensations qu’il te faisait découvrir. Tu repenses à ses mots et à ses promesses.

« - Bien, ma chère, je pense que j’ai certainement deux ou trois petites choses pour vous. Veuillez essayer ça…Et ça…Et ah oui ! Cela serait parfait également. Aller hop hop ! En cabine ! »

Il te pousse et tire le rideau derrière toi alors que ta tête ne dépasse même plus du tas de vêtements. Il y a là diverses tenues aussi variées qu’improbables et c’est en voyant ton reflet dans le miroir que, l’espace d’un instant, tu t’arrêtes. Les mèches brunes en bataille sur ton visage te font réaliser que jusqu’à présent, tu as toujours vécue cachée, dans la peur d’avoir encore à faire à un des fantômes de la vie d’Enya. Les mèches brunes sur ton visage te rappellent alors cette vieille tradition…Les mots de ton père. Tu étais Sara. Tu étais le feu et la glace.
Tu n’étais pas elle et tu n’avais pas à vivre dans la honte de ses actes.

Tu étais toi. Tu pouvais vivre pour toi.

Dans une prière silencieuse, tu fermes les yeux tandis que tes cheveux reprennent naturellement leur couleur d’origine. Cette couleur flamboyante, propre à ceux portant le nom des Taylor. Orange. Feu. Peu importe. Tu étais née ainsi. Ainsi, tu resteras.
Alors dans toutes les étoffes, tu finis par trouver quelque chose qui pourrait à peu près convenir. Une robe au style asiatique et des bottes. C’est une robe. Ça compte. Il ne pourra rien dire.

Tu l’enfiles et en fermant les boutons au niveau de ta poitrine, tu as l’impression de porter un de ces horribles corsets. Quelle horreur. Comment les femmes font pour respirer ainsi ?

« - Je vous préviens, il est interdit de se moquer. »

Sortant de la cabine, les cheveux lâchés tombant en une cascade enflammée jusqu’à hauteur de tes fesses et abordant un tout nouveau style vestimentaire, tu n’oses regarder celui qui est derrière tout ça dans les yeux.

« - J’ai l’air ridicule… »

Tu soupires et laisse passer un silence.

« - Je vous remercie, vraiment, pour tout ce que vous faites même si je ne comprends pas trop pourquoi vous vous donnez autant de mal mais voyez-vous-même, je ne suis pas une de ces femmes qui se transforme en portant une robe. A vrai dire, la féminité n’est pas vraiment mon alliée. »

Te retournant vers le tailleur, ce dernier semblait avoir fait un arrêt cardiaque depuis que tu étais sortie. Son teint pâle et ses yeux exorbitant trahissaient le fait qu’il savait certainement à qui il avait à faire…Ou à qui il croyait avoir à faire.

Comment ne pas confondre maintenant ? Plus rien ne vous différencie. Sauf peut-être cette tenue un peu trop moulante pour toi.

© 2981 12289 0
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 MessageSujet: Re: What You Waiting For | Adrien   Sam 9 Jan - 22:59

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Adrien Campbell

Golden Crown King

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Let me help you
Sara x Adrien



J'attends près de la fenêtre, le parapluie dégoulinant d'eau froide. Je regarde la pluie s'abattre, les nuages voyager à leur vitesse de croisière, ces lanternes allumées dans les maisons d'une flamme dansante, chaude, comme celle qui est à ma droite, accrochée à partir du plafond. Je ne pense pas, j'observe cette petite ville attaquée par Dame Nature en me demandant s'il y a quelque chose à changer ici... ou s'ils sont heureux comme ils sont? En voyant ces vieilles dames tricoter le sourire aux lèvres, le tailleur nous répondre avec enthousiaste et l'aubergiste qui m'a paru aussi normal qu'un autre, c'est à croire qu'ils sont bien dans le nord. Qu'y a-t-il à obtenir des criminels mis à part l'argent de la caisse enregistreuse? Et si Ajatar Virke décidait de s'en prendre à eux pour leur propre plaisir... qui serait leur ligne de défense? Et ces gardes, ont-ils donc tous fui?

Le crochet qui se fait pousser pour déverrouiller la porte, la porte qui s'ouvre dans un léger grincement vieilli, Sara est prête. Je ris un peu par ce qu'elle vient de dire. Mais voyons, qui voudrait se moquer? Ce tailleur est expérimenté, il sait ce qu'il fait et ce qu'il peut offrir de bien à sa clientèle, voyons... Sauf qu'en me retournant, je me fige et ce n'est pas à cause de la robe. Mon sourire s'efface et fait place à une expression plutôt neutre. Le brun de ses cheveux en bataille a laissé place à une cascade enflammée, une crinière dont les gens connaissent trop bien. C'est ça qui m'avait permis de faire la différence entre Enya et elle mais maintenant, elles sont identiques. Ai-je mis les pieds directement dans un piège? Ou bien s'agit-il vraiment de Sara?

« Vous n'avez pas l'air ridicule ma chère, bien au contraire... »

Je me risque. J'avance alors que le tailleur a reculé et s'est recroquevillé dans un coin en attendant qu'une apocalypse inexistante passe. Je regarde à travers ces yeux dont je me souviens avoir croisé une fois... mais ils étaient ceux d'une petite fille bien rebelle qui ne se souciait pas de son futur. Quel étrange sentiment... Je regarde ses cheveux avant de descendre mon regard sur la robe asiatique et de m'arrêter aux bottes: elles feront l'affaire. Je ne suis pas venu ici pour transformer Sara en modèle de mode, mais juste pour la gâter un peu... juste pour la faire sentir importante dans ce petit moment de sa vie.

« Vous avez quelque chose de magique, vous le savez ça? Cette robe vous va à merveille! »

Aucun danger. Les cheveux n'ont pas changé la Sara que j'ai croisé dans cette auberge. Elle a encore cette partie d'innocence en elle, cette timidité qu'Enya ne se serait pas permise d'arborer en public. Elle me parle de son inconfort face à la femme qu'elle est. Je pousse un maigre soupir parce que je trouve cela dommage qu'une femme telle qu'elle, bien que je ne la connaisse pas, puisse avoir si peu d'estime en elle-même. Je me tourne vers le tailleur et lui demande le prix de la robe et des accessoires avant de lui remettre les jewels avec un généreux pourboire. D'un geste du bras, j'invite Sara à marcher non pas vers la sortie, mais vers la cabine. « Venez avec moi Milady... » Je ne brusque pas les choses, je n'insiste pas, mais je souhaite sincèrement lui montrer quelque chose d'important.

Je la place face au miroir et ferme la porte derrière nous. Je me mets à l'écart et lui demande d'un ton de voix doux:

« Que voyez-vous, Sara? »

Je ne suppose pas le style de sa robe ni la couleur de ses cheveux, mais bien de qui elle est.

« Est-ce que ce que vous voyez ici vous plaît? »

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