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Bosco, terre des esclaves
 MessageSujet: Bosco, terre des esclaves   Jeu 10 Déc - 0:17

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Adrien Campbell

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Bosco, la terre des esclaves
Edan x Adrien



Plusieurs semaines étaient passées depuis notre alliance avec Caelum et je me dis qu'il est temps d'avancer un peu plus sur les planches de la carte. Bien que nous ayons quelques territoires en notre possession, ce n'est guère suffisant pour mener à bien notre mission et de faire de nous des Seigneurs de ces terres. Je sais que ce sera une chose longue et difficile à accomplir, qu'il y a des risques à cela, mais tous sommes prêts. Les risques ne nous font pas peur. La seule chose qui nous fait peur, c'est de plier les genoux et de se retirer et de voir ce mon s'écrouler entre de mauvaises mains. Ajatar paiera pour avoir instauré la peur dans ce pays et la Reine devra céder son trône sous la pression que le Golden Crown sera devenu à ce moment-là. Je suis fébrile à l'idée de pouvoir régner à Fiore et je suis confiant d'y amener un monde meilleur.

Je suis debout devant la carte du monde qui est dépliée sur une table. Les mains posées à plat, je réfléchis à notre prochaine destination. Je passe un doigt sur chaque pays que notre guilde n'a pas encore visité. Je pointe Iceberg et juste le fait de penser y poser les pieds, j'en ai des frissons. Un jour peut-être... quand nous saurons s'ils peuvent nous apporter quelque chose de plus... Mon doigt se dirige sur Pergrande Kingdom, tapote à deux reprises avant de rejoindre mon menton pour que je prenne une pause pour réfléchir. Il est certain que posséder un allié tel qu'eux serait d'une aide fort précieuse pour l'obtention d'une royauté d'un pays aussi petit que celui de Fiore, mais je me dis qu'il ne sera que d'un dernier recours. Pour le moment, je n'arrive pas à savoir ce qu'ils peuvent bien en tirer de positif sous mon règne...

J'hausse les épaules et continue de descendre la carte avec mes yeux. Ceux-ci s'arrêtent sur le pays de Bosco. Ravagé sans cesse par les traites humaines, je me dis qu'il serait fort intelligent de leur venir en aide pour obtenir quelque chose de fort utile en échange... Je souris. C'est un bon plan, mais comment aborder le sujet sans les froisser dans leur incompétence à se débarrasser de ce problème d'esclaves? Je fouille parmi les autres parchemins et sors celui des terres de Bosco. Il y a de nombreux arbres: un endroit idéal pour se cacher... Retrouver ces traiteurs d'esclaves ne sera pas chose facile... surtout si la mer est à leur disposition au Sud. En y repensant, je me dis que j'aurais besoin de quelqu'un d'une grande intelligence pour cette tâche.

« Georges? »

« Oui Votre Altesse? »

« Allez me chercher Edan, je vous prie... »

Le vieil homme s'incline et quitte la pièce rapidement. Au pas de soldat, il se met à la recherche du jeune prodige, Edan, connu comme un bon stratège au sein de la guilde, un atout fort important comme tous les membres...

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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Jeu 10 Déc - 19:05

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Edan R. Core

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Esclave ou noble telle est la question?
Edan R. Core
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Adrien Campbell









He that is kind is free, though he is a slave; he that is evil is a slave, though he be a king.


Le cœur, les lèvres qui battaient la mesure d’un rythme quasiment invisible. Mes lèvres s’ouvraient et se fermait dans une respiration saccadée, mon corps était figé devant un spectacle qui me laissait de marbre. J’étais positionnés devant mon image, cette image que la plupart des gens trouvaient parfaites. J’étais devant ce miroir à me demander, si un quelconque esprit allait se montrer. Je n’étais pas très loquace, mais parfois dans ma tête des centaines de question se posait comme celle-ci. Est-ce que derrière ce miroir se trouvait un autre monde ? Est-ce qu’au final, je m’étais tout simplement trompé de monde et que j’avais atterri dans le mauvais monde par mégarde. Je m’en contrefichais de ce qu’était le sens à ma vie, mais j’avais simplement cette interrogation, si un autre monde parallèle au notre existait que serais-je dedans ? L’autre versant d’un duo, j’aimais les ténèbres peut-être que dans ce monde opposés, j’aimais la lumière. J’aimais ces piètres héros qui se trouvait tellement beau et puissant, mais pourtant si naïf. Regardez, la plupart des héros gagnent, car ils ont de la chance où tout simplement, car telle fait ou tel autre fait, apparaît comme par magie. Les vraies personnes qui sont dignes d’admiration ceux sont ces méchants qui sont capables d’un coup d’œil d’imaginer un plan et de voir en quoi tel ou tel plan pourrait fonctionner. Une idée originale, pour argumenter mon argumentation vous ne croyez pourtant pas ce que dis la rumeur ? La rumeur c’est ce qui vous a fait pourtant venir à moi. Soit, je peux peut-être vous donnez un ou deux arguments prenons l’exemple de Blanche-Neige et de la méchante sorcière qui ne voudrait pas accepter la pomme d’une « charmante » vieille dame qui souhaitait que remercier la jeune femme de sa grande beauté. Personne d’humainement gentil, n’aurait pu penser à utiliser un instrument d’une telle innocence que la pomme afin de toucher celle dont le teint était si pur comme la neige et dont l’innocence avait failli causer sa mort. Cependant, chaque chose possède une douce faiblesse qui est faite exprès pour que chaque gentil l’emporte. Toutefois, cela était vrai que dans les contes, dans la réalité les méchants pouvaient l’emporter, il fallait simplement rester dans l’ombre et manipuler le monde de fils qu’on ne pouvait pas couper. Rester, le plus neutre possible et créer son emprise sur un monde pour que celui-ci tourne dans notre paume.

J’avais rejoint Golden Crown en grande partie pour ça, même s’il fallait avouer que je commençais à avoir du respect pour ce Roi et cette Reine. Mon but était quand même de viser mon propre intérêt et cet empire me réserverait une place parfaite pour assouvir mes plans. Alors que le miroir reflétait l’image que je trouvais trop lisse de mon corps qui ne reflétait pas les milles et une facette de mon âme. Un bruit me sortait de mes pensées, ma tête pivotait d’un mouvement fluide vers la source de ce bruit quelqu’un avait frappé à la porte. J’arquais un sourcil et laissait lâcher un simple entrer pour que la personne qui souhaitait me déranger puisse entrer. Soudain, je reconnus cet homme qui était le vassal du roi. Son prénom, m’échappait parfois Georges, si je me souvenais bien, mais il faisait étrangement pensé à un de ces valets dans le conte d’Alice aux pays des merveilles. Si, le valet de cœur était celui qui épaulait la reine, celui-ci serait sûrement le valet de trèfle. Quant à moi, j’étais le chapelier fou et je n’étais pas comme ce piètre chapelier de ce roman, j’étais celui qu’on ne pouvait cerner, car imperceptible. J’étais cette ombre qui marchait dans les couloirs l’air de rien. J’étais un corbeau au plumage d’un noir de jais, mais seul mon apparence pouvait se révéler aux autres. L’homme de trèfle me demandait de le suivre, car le roi voulait me quémandait. Un roi, il était vrai que la situation était parfois risible, dans le sens que le roi n’avait pas vraiment de royaume et nous vivions dans un somptueux manoir, mais ce n’était pas encore le château dont nous pouvions rêver. Tout cela, n’était que partie remise, j’attrapais mon paquet de cigarette que j’avais laissé sur la commode. En sortait une et l’allumait tout en suivant le trèfle jusqu’au Roi de cœur.

J’arrivais dans une pièce qui ressemblait à ce qu’on pourrait catalaguer du bureau de notre cher président ou roi comme vous le préfériez. J’approchais de celui-ci, fais une révérence et lui demandait d’un ton neutre et sans aucune émotion :

« - Monseigneur, vous m’avez quémandé ? »


Puis, dans un nuage de fumée que ma bouche expirait mon regard se posait sur la table de la carte et je vis qu’il y avait une croix au niveau de Bosco, je n’attendais même pas qu’il me réponde et mon cerveau se mis à agir et ma bouche s’articulait par elle-même :

« - Bosco, je vois. Un nouvel allié potentiel, je suppose. Un allié risqué, il fallait se l’avouer. Ce pays possède un système qu’on pourrait encore caractériser de féodal, avec la présence de hiérarchie des classes, entre esclaves et nobles. Je vois, trois hypothèses pour faire de nous des alliés de poids. Je vais t’exprimer ces trois plans avec ses inconvénients et avantages. Première hypothèse, si nous voulons simplement préserver ce système que je pourrais qualifier d’archaïque sur lequel le pays de Bosco se fonde. Il est vrai qu’il faut l’avouer ce pays fonctionne encore aujourd’hui, mais j’ai peur qu’il soit si fragile qu’un simple coup de vent puisse l’effondrer. Dans cette hypothèse-là, il nous faudrait prendre parti des nobles. Nobles qui possèdent l’armée et les chevaliers qui serait un bon avantage militaire, il faut l’avouer, mais cela voudrait dire avoir comme ennemie le peuple et les esclaves qu’il faut s’avouer être la plus grande partie de la population de Bosco. Pour cette hypothèse, il faudrait garantir aux nobles des esclaves, de la main d’œuvre gratuite, peut-être les prisonniers des batailles. Enfin cela n’est qu’une hypothèse, mais cela sera j’ai envie de dire la solution qui resterait la plus viable et sûre, sauf si pour moi, le système est trop fragile pour que l’on puisse réellement compter dessus. Sa plus grande, faille reste les esclaves. »

Puis, je repris une bouffée de fumée avant de l’expulser sous la forme d’un nuage en forme de beignet. Puis, je repris :

« - La deuxième hypothèse, serait de choisir le côté des esclaves, autant dire que cela vaudrait à créer une véritable guerre civile et simplement profiter du tumulte de la guerre pour accéder aux trônes et faire de ce monde un monde d’affranchis. Le problème, c’est que la guerre est un jeu qui ne peut parfois pas se compter en nombre et malgré le fait que les esclaves soient beaucoup plus nombreux, reste le fait qu’ils sont comme des nouveau-nés, ils ne connaissent ni magie, ni maniement des armes. Cependant, ils pourraient servir de cheval de Troie, je m’explique. Prenons, le fait que nous créons une diversion à l’extérieure de la capitale par un moyen assez gros et visuel comme un feu. Cependant, ce n’est que la diversion. En fait, la chose sera faite pour lancer le départ aux esclaves à l’intérieur de la capitale de se rebeller. Comment peuvent-ils le savoir ? Nous allons, partir pour Bosco pour rencontrer le Roi, mais nous en profiterons pour utiliser une rumeur dans l’oreille d’un esclave qui va se propager comme de la poudre dans la capitale. Simplement, une rumeur qui s’aviserait être les prémices de la chute d’un régime. Ce n’est qu’une ébauche, mais avec un peu de préparation cela devrait être faisable, cette hypothèse reste au final assez risquée, mais c’est celle qu’on pourrait qualifier de quitte ou double, non ? »



La cigarette se consommait dans mes doigts et elle finit dans ma bouche une dernière fois avant de voler au loin dans la pièce. Je pris une respiration et j’amenais des petits bonhommes bleus et rouge ainsi que jaune et les plaçait dans Bosco. Puis, je relevais la tête :

« - Ceci est la dernière hypothèse. Nous sommes les deux petits pions jaunes juste ici, comme tu vois notre nombre est grandement inférieure aux rouges qui sont les esclaves qui sont supérieurs aux bleus qui sont la garde et les nobles qui eux-mêmes sont supérieurs à nous. Je m’explique, parce que c’est bien beau, mais si tu veux dans ce plan nous allons jouer sur deux plateaux. Comme deux reflets d’un miroir. L’usage bicéphale d’une rumeur qui va sublimer notre victoire dans ce plan. Pour faire court, nous n’aurons aucun parti, mais simplement jouer de la fragilité que possède ce système de manière à le laisser se consumer seul. Avec ce plan, je pense qui est infaillible, mais qui risque de causer le plus de perte. Notre rôle, simplement mettre le feu aux poudres, je m’explique nous allons dans notre visite laisser une rumeur aux esclaves comme quoi il était temps de se rebeller que nous étions là pour les sauver, mais d’un autre côté nous allons prévenir les nobles qu’une rumeur dit que les esclaves veulent se rebeller, la guerre civile alors inévitable. Nous profiterons de notre magie pour se frayer un chemin, de plus nous serons les sauveurs des esclaves, mais également les protecteurs des principes. Nous aurons qu’à prendre la tête du Roi où alors se servir de lui. Pour vraiment, garder la main sur le jeu, je pense qu’il faudrait adouber l’esclavage, mais laisser quelques privilèges aux nobles pour qu’ils ne se sentent pas délaisser. Surtout, si le subterfuge apparaît aux grands jours, ils pourraient s’allier contre nous et dans ce cas, je ne donne pas chère de notre peau. Au final, cette option reste la plus fiable, mais les pertes pour l’armée seront énormes, mais on gagnerait une armée plus puissante, mais il reste le facteur du subterfuge, même si je pense que je pourrais le déjouer assez facilement. Une rumeur, reste une rumeur, qui peut-on accuser d’être l’investigateur d’une rumeur, personne ne pourra dire de qui vient la rumeur à la base. »

Puis, je rayais de la main les pions de différentes couleurs pour tous les mettres jaunes et regardait dans le blanc des yeux mon seigneur et lui dit :

« - Voilà, notre but est de faire de cet empire le nôtre, mais la décision finale reste à toi de choisir. En fonction, du choix que tu choisiras, je pourrais établir un véritable plan avec différentes phases pour mettre toutes les chances de notre côté. »



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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Mer 16 Déc - 22:48

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Adrien Campbell

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Bosco, la terre des esclaves
Edan x Adrien



Pourquoi Edan? Pourquoi lui et pas Georges cette fois? Georges est certes un personnage intéressant et fort intelligent, logique et direct, mais j'ai besoin de plus que de la spontanéité. J'ai besoin d'un cerveau réfléchi qui arrive à me donner une stratégie forte, encrée et solide. Depuis le jour où je l'ai vu diriger ses voyous pour obtenir ce qu'il voulait, j'ai su qu'il avait un don pour cela. Il n'est pas question de magie, il n'est pas question d'aptitude physique, mais de ce talent qu'il possède comme nul autre pour atteindre ses objectifs, pour connaître chaque détail qui se produira sous ses yeux: c'est carrément lire l'avenir. Je l'ai approché avec mes arguments qui puisent dans le désir du Pouvoir de chaque être humain et je l'ai convaincu. Je ne doute pas qu'il veuille plus que ce qu'il ose dire, mais cela ne regarde que lui. Tant sa loyauté nous est ferme que je vois un grand avenir pour lui. Un stratégiste de choix pour un Roi.

Il entre en me demandant si je l'avais quémandé. Je souris et hoche la tête en guise de réponse. Nul besoin de parler qu'il comprend déjà la situation. Son cerveau se met au travail, récolte les informations repérées et donne dès lors tout ce qu'il peut. Il répond à ma question sans que j'aie ouvert la bouche. Un vrai professionnel, je souris. Il me parle de Bosco comme s'il était déjà allé des centaines de fois, comme s'il y avait été infiltré autrefois. Je ne connaissais pas ce système féodal avant qu'il n'en parle lui-même. Il sait pour les nobles et les esclaves. D'après lui, il nous faudra faire des suppositions. Est-ce que ces gens en haut de la hiérarchie sont en danger contre ces esclaves, fragiles et peu fermes? Ou sont-ils de puissants hommes qui se serrent les coudes contre toute résistance? Je prends un pose de pensée, fixé à la carte, je continue de l'écouter.

La fumée de sa cigarette se répand dans la pièce comme un cancer. Georges n'apprécie pas, mais j'ai eu l'habitude avec les cigares de Black Jack. Il propose une rumeur qui se répandrait comme une traînée de poudre. Risqué, mais fort intéressant si le trône de Bosco nous intéresse. Posséder des esclaves pourrait être amusant, mais probablement lassant et peu productif. Si ces gens sont capables de se rebeller une fois, ils seraient capable de le faire une autre fois... encore plus s'il s'agit d'un étranger sur le trône. Mais un peuple aussi facilement manipulable, qui n'en rêverait pas? Ils ont besoin de protection, d'un petit coup de pouce et le tour est joué. Il suffit d'interdire l'esclavage et d'obliger ces marchands d'esclaves de payer leurs employés ou de les libérer, encourager les esclaves à dénoncer ceux qui iraient contre la loi et les punir publiquement pour leur plaisir à eux. Après tout, ils n'ont sûrement pas eu beaucoup de divertissement dans leur petite vie pauvre, n'est-ce pas?

Georges serre les poings lorsqu'il voit la cigarette voler dans le fond de la pièce. Il s'y dirige et la ramasse en jetant un regard meurtrier à mon stratège avant d'aller la jeter dans un endroit plus propice... Je regarde les figurines colorées se placer sur la table comme des marionnettes. Il poursuit. Sa dernière proposition me paraît alléchante. Toute aussi dangereuse que les autres, mais en paraissant bien aux yeux de tout le monde. Répandre une rumeur des deux côtés, voir les gens s'entretuer jusqu'à ce que le Roi lui-même cesse les hostilités en donnant ce que les deux partis réclament... tout en ayant nous, tout en haut, qui aurions l'air de véritables héros. Je ne suis pas certain de saisir le pourquoi de cet acte héroïque si personne ne sait que nous sommes les auteurs de ces rumeurs... À moins qu'il ne fasse référence à notre présence et au déclenchement de tout cela au même moment? En tout cas, il m'a eu lorsqu'il a parlé de frapper directement au point faible.

" Et... avez-vous une idée de ces dits-privilèges que ces nobles désireraient en échange? "

Je crois avoir saisi l'héroïsme un peu plus... Et si nous proposions nous-mêmes ces privilèges aux deux côtés à la place du roi et ce, devant tout le monde? Ils verraient là les héros et personne ne saurait qui est à l'origine de la rébellion... tout comme les esclaves n'auront pas besoin de savoir qui aurait prévenu la garde... Il me regarde droit dans les yeux. Certes, il n'attend que moi pour la suite de ce plan. Je souris un peu plus et lui réponds:

" La dernière option me plaît énormément. Si nous pouvions avoir un contrôle entier sur le pays à leur insu, cela vaut son pesant d'or, ne croyez-vous pas? "

Je rêve déjà à mener à bien cette mission. Je me vois parler au peuple et leur déclarer leurs droits à voix haute, augmenter le moral des troupes par la présence et la communication...

" Alors, par où devons-nous entrer mon ami? "

Je m'approche un peu plus de la table pour mieux voir et entendre ses explications.

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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Ven 8 Jan - 1:19

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Edan R. Core

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Esclave ou noble telle est la question?
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He that is kind is free, though he is a slave; he that is evil is a slave, though he be a king.


Le mouvement de la cigarette qui volait au travers de la salle dans une arabesque presque parfaite et cet homme qui va la nettoyer et qui m’assassine du regard, j’arquais un sourcil et passait l’éponge en me reconcentrant sur la table. L’air de rien, ce n’était pas cet homme qui me faisait pensé au chandelier de la belle et la bête. Un simple et gentil bonhomme qui n’avait pas assez de respect pour lui-même pour finir comme cet homme à tout faire. Cependant, j’aurais préféré que cet homme ressemble à ce majordome que j’avais autrefois aperçu dans un bouquin qu’on m’avait conseillé appelé Black Butler. Un majordome qui était comme moi, noir et dont l’apparence évoquait un corbeau. Un démon de majordome qui me donnait envie de le rencontrer un jour, ce démon au si grand charisme. Je revenais devant celui qui m’avait amené dans cet endroit donnant un sens à ma vie. Une possibilité de grandir et d’acquérir du pouvoir. Peut-être qu’un jour je pourrais rencontrer cet être qui m’inspirait tant en cet instant.

Puis, j’écoutais ses interrogations, elles me paraissaient légitime. Elle semblait même cousue de fil blanc, comme si une toile était en train de se créer dans mon esprit comme si tout se reliait pour dessiner un somptueux tableau. Les privilèges pour ces nobles, un nuage de fumée, rien que du superficiel, rien que des choses qu’on peut manipuler, des choses qui vont nous servir. Des choses qui nous permettrons de mettre la main sur le royaume. Il est simple de berner celui qui possède déjà tout, plus qu’une personne qui ne possède rien, car elle connait la valeur de ce qui n’est pas estimable. La nourriture, le gain de la terre. Il suffit de jouer sur cela, donner des terres aux esclaves, par contre faire en sorte que ces nobles puissent devenir des chef d’entreprise en quelque sorte sous la forme de salaire et en faisant ça tourner l’impôt de base qu’il leur était dû à donner au roi en salaire pour des hommes dont il va avoir l’impression de posséder toujours des esclaves, cependant la chose est que c’est à double tranchant, car l’impôt que l’on pourrait rajouter serait sur la terre, la rente qu’il recevrait se ferait par leurs bénéfices et ce qui veut dire qu’ils peuvent perdre leurs terres. De cette manière, les nobles se sentiraient avec des responsabilités et ils commenceraient à comprendre le sens de réalité. Je pris une légère inspiration et lui dit d’un ton neutre sans aucune réelle envie, juste des mots froids et distincts que tout le monde pouvait comprendre :

« Les privilèges, il est simple au final de faire croire à des personnes dont l’argent à engraissé leurs cerveaux. Il suffit simplement de leurs offrir des chimères, des nuages sur lesquels leurs idéaux se reposeraient. Je m’explique, il est simple quand on a eu de l’argent de comprendre réellement la valeur des choses, même le plus intelligent va se sentir content avec ce que l’on va proposer. La valeur sûre que je proposerais serait le terrain. Au final, un terrain a besoin d’exploitation ou un commerce de fonctionner. Nous allons leur laisser cette propriété, cependant nous demanderons à ces riches de donner un salaire à ceux qu’ils emploient ce qui leur abolira le rôle d’esclave. Pour ce qui est de l’argent, l’impôt qu’il devait à l’empereur leur sera donné sous la forme de rente et leur permettra de payer les esclaves, cependant l’empereur en fonction de la quantité du terrain prendra un impôt sur le terrain. Puis, l’homme vivra sur ses bénéfices. Cela permettrait d’avoir des responsabilités aux esclavages et en plus de responsabilisé et le système pourrait se renverser et les pauvres devenir riches, mais ça ce n’est pas réellement notre problème. Par contre, je pensais aussi proposer une création d’école de magie pour ces esclaves qui n’ont jamais eu l’occasion de s’entraîner dans cet art dans lequel ils pourraient. De plus, ils pourraient créer une filière de mage que nous pourrions exploiter, je proposerai bien que l’on me mette à la tête de cet édifice, mais cela sera fait selon votre consentement. »


Puis, je souriais au fait que cette idée de maintenir bosco dans notre paume pourrait en effet être un véritable trésor. Puis, il me demandait comment procéder. Assez simple comme procédé au final, je lui souriais :

« Nous allons venir comme ambassadeur d’une alliance, je serais votre garde du corps. Puis, un soir je vais me faufiler dans un bar, semer la graine auprès d’un noble trop saoul déguisé en esclave je lancerais à cet homme une amorce qu’il ne fera que répéter avant de m’enfuir. Puis, vient la seconde partie celle des esclaves. Une simple lettre tombant d’un manteau d’une personne déguisé en noble pourrait fonctionner. Notre écriture courbée fera l’affaire. Ni vu, ni connu, seules deux personnes pourront faire ceci. Je propose que nous fassions les deux missives en même temps pour éteindre encore plus les soupçons je me déguiserais en esclave et vous en noble. Le but, est que je ne me fasse pas pincer pour insubordination en tant qu’esclave, cela pourrait faire mal. Cependant, je m’en pense capable. Qu’en dites-vous ? »


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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Sam 9 Jan - 17:53

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Adrien Campbell

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Bosco, la terre des esclaves
Edan x Adrien



Edan répond à mes interrogations avec une facilité et une fluidité exceptionnelle. Jamais j'aurais eu une spontanéité aussi vive et intelligente venant des autres membres de la guilde. Je souris, entre le sadisme et l'excitation de commencer cette mission. D'après lui, il faut créer une roue productive dans laquelle tout le monde est gagnant, une roue qui permettra aux esclaves de se faire de l'argent et d'apprendre alors que les nobles, seront plus attentifs au flux d'argent qui passe entre leurs mains étant donné qu'ils doivent prendre en considération un salaire à déduire de leurs profits. Eux aussi, ils apprendront. Les deux côtés sont gagnants à parts égales. Tout est calculé tout est si... parfait.

Le plan paraît si simple. Un noble et son esclave, deux personnes qui font un voyage en tant qu'ambassadeurs d'alliances. Cela me paraît véridique, mais je me sens un peu mal à l'aise de réduire mon conseiller au titre d'esclave. Cependant, cette idée a été proposée par lui et elle est donc beaucoup moins malplaisante que si ça avait été moi qui l'avait soulevée. D'ailleurs, je ne sais même pas si l'idée m'aurait frôlé l'esprit. Je trouve admirable que le jeune homme puisse réduire sa noblesse à néant pour quelques temps pour le bien de notre futur. Un sacrifice pour mener à bien notre cause, un sacrifice pour un futur assuré, pour que tout fonctionne comme le plan avait été dessiné, renier sa fonction comme les esclaves doivent renier leur statut pour devenir des travailleurs et les nobles, pour devenir véritablement nobles, organisés, encadrés, conscients.

Georges revient nous voir et joue le scribe comme à son habitude. Il est habile, il sait ce qu'il fait. D'une main de maître, la lettre est rédigée d'une calligraphie impeccable. J'ai hoché de la tête quand il m'a demandé mon avis, puis j'ai souri. Un sourire satisfait, heureux de la tournure des choses en notre faveur. La prochaine étape? Les déguisements. J'amène Edan dans les couloirs du manoir, près de l'endroit où jouent constamment nos musiciens. Il y a un coffre, un vieux coffre bien lourd qui traîne. Je me penche à sa hauteur et l'ouvre sous un nuage de poussière. Je tousse jusqu'à ce qu'il m'est possible de respirer sans entrave. Le coffre est poussiéreux, mais ce qu'il y a à l'intérieur est bien protégé. Il y a des vêtements que nous pourrons utiliser pour nos rôles. Je sors un vêtement qui ressemble beaucoup aux nobles riches: tissu de qualité avec des détails dorés et brillants. Pour lui, il doit bien y avoir des vêtements qui font pauvre homme... Pour ce qui est de nos têtes, étant donné qu'un blond et qu'un bleu seraient faciles à remarquer, j'envoie Georges retrouver William pour qu'il nous fournisse des perruques et de fausses barbes. J'opte pour une moustache simple et une perruque d'homme brun. Enfin prêts, nous nous rendons au carrosse qui nous attend.

Mes as n'aiment pas l'idée d'être laissés de côté alors que de la protection ne serait pas de trop dans un pays étranger, sauf que cela risquerait de faire tomber nos couvertures. La route est longue, se laisser emporter par l'envie de dormir est trop facile. Il ne faut pas succomber. Nous devons veiller l'un sur l'autre. Tant que nous ne sommes pas rendus à destination, n'importe quel assassin pourrait trouver ce voyage comme un bon prétexte de faire sombrer le Roi de la future royauté dans la mort. Je résiste à la fatigue, mais lorsque nous arrivons, l'envie de trouver un lieu pour dormir me drôle l'esprit. Je secoue la tête pour me réveiller. Il y aura de l'action, nous devrons être prêts.

« Nous y sommes... rendez-vous comme prévu à l'endroit et à l'heure que nous avons prédéterminés... Bonne chance! »

Nous pénétrons le territoire de Bosco. Sa capitale est emmurée. Toute entrée ou sortie est inspectée pour s'assurer qu'aucun esclave n'entre ou ne sorte sans son maître. Je parlemente avec le garde, lui disant que Edan est mon garde du corps et que moi, je suis ambassadeur d'une alliance comme il a été prévu. Nos costumes dans une valise, il nous regarde à tour de rôle avant de nous laisser passer. Ils ne s'inquiètent pas trop quant à leur sécurité. Ce pays chaotique ne cherche qu'à contenir l'ordre du mieux qu'il peut... les esclaves sont déjà une lourde affaire. Nous marchons en direction du palais. La classe des riches et les esclaves sont bien distinctes lorsqu'on lève la tête vers les gens. D'un côté on voit de l'or et de l'autre, de la terre parsemée sur des visages, des vêtements déchirés, des blessures, du sang séché, des pieds sans souliers, je soupire. La situation est désastreuse.

« Bonjour à vous mon cher monsieur. J'aimerais m'entretenir avec le roi demain matin à le première heure si possible! »

« Hm... d'accord et vous êtes? »

« Ambassadeur Campbell. J'ai cru bon que nos pays pourraient entretenir un traité de paix fort intéressant! »

« Je vois... alors demain après le lever du soleil vous aurez la chance de faire la queue pour parler au Roi. »

« Faire la queue?! »

« Vous savez monsieur l'ambassadeur qu'ici, les nobles traitent beaucoup avec le roi et tentent de faire valoir leur fortune. Ils sont là très tôt le matin pour avoir la chance de passer devant le roi à une heure indéterminée de la journée. »

« Je... d'accord très bien. »

Nous nous éloignons de l'homme pour avoir la chance de discuter en toute discrétion Edan et moi. Je lui fais part de ce que je crois qui se passera:

« Je ne pense pas que nous allons attendre bien longtemps si les gens vont probablement tenter de s'entretuer dès l'aube... »

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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Sam 9 Jan - 21:00

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Edan R. Core

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Esclave ou noble telle est la question?
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He that is kind is free, though he is a slave; he that is evil is a slave, though he be a king.


Son regard était vif, son regard était plaisant, car il semblait accepter l’idée que je venais de proposer. Il semblait être totalement en adéquation avec moi, même si dans son regard je pouvais déceler ce sentiment de gêne. Peut-être était-ce dû au fait que je devais m’accoutumer du déguisement d’esclave, mais bizarrement, je m’en contrefichais. Les privilèges n’étaient que des us pour faire paillettes dans le regard des gens. Ce qui comptait était le pouvoir et le pouvoir je l’avais même en me transformant en un homme qui n’en avait aucun. Puis, Georges apparut avec deux lettres qu’il rédigeait d’une plume exquise. Je lisais, elle était claire et distincte. Dans celle des nobles elle parlait d’une nouvelle loi pour enlever encore du pouvoir aux esclaves, les réduire à des chiens d’égouts, elle parlait d’une réunion pour en parler, un lieu dans lequel tous les propos seraient abordés. Quant à celle pour les esclaves, elle parlait d’une réunion qui était pour faire une rébellion contre les nobles, le lieu était tout deux les mêmes pour que les situations convergent et entraîne un quiproquo empêchant tout pourparlers. En effet, confronter à deux groupes qui se réunissaient, les deux groupes n’auront pas d’autre choix que d’utiliser la force pour empêcher l’autre d’avancer. La situation parfaite pour nos plans. Le contact étant rompu entre les nobles et les esclaves la poudre va exploser dans toute la ville.

Puis, Adrien m’emmenait vers un énorme coffre pour choisir nos déguisements. J’attrapais une tenue assez simple que je lançais dans de la boue et prit un couteau pour faire des trous le long du tissu pour faire un peu plus réel. Puis, un homme apparut pour nous prêter des perruques et des fausses barbes. J’optais pour une tignasse rousse que je jetais dans un tas de poussières fallait faire crasseux jusqu’au bout. Puis, je regardais mon roi après m’être incliné devant lui. Nous prîmes nos affaires que nous mettions dans des sacs assez large. Puis, nous partîmes vers la calèche dans laquelle nous pénétrions pour se diriger vers le pays de Bosco. Je posais ma tête contre la vitre contemplant le décor qui se posait devant mes yeux. Je n’avais pas envie de dormir, j’avais simplement envie de voir comment mon plan allait se dérouler en vrai. J’avais des plans de secours dans tous les cas, mais j’avais cette envie de voir mon jeu d’échec devenir réalité. J’étais le fou du roi, j’étais celui qu’on appelait communément le chapelier fou. Je n’étais pas encore connu, car les rumeurs n’arrivaient jamais à dépeindre correctement, mais j’étais connu sous ce nom. Pourtant, personne n’avait de visage sur ce nom.

Nous arrivons au niveau de la grande citadelle qu’était Bosco. La phrase de mon souverain me fit sourire, j’acquiesçais d’un mouvement de la tête. Le plan était en marche je descendais à ses côtés sans rien dire. J’avais simplement fais attention qu’aucun des couteaux qui se trouvait cacher dans ma tenue, ne soit visible, pour ne pas faire peur aux gardes. Le premier garde nous laissait passer après une bref discussion avec le maître de ma guilde. Je souriais, en voyant la pauvreté de leurs défenses, comment pouvait-on être aussi crédule ? Il était, si simple de faire croire aux gens des choses. J’observais durant notre trajet, les esclaves, les instigateurs de notre plan. Ils étaient là, frêles et amaigris, mais ils avaient cet espoir dans leurs yeux. Je m’arrêtais devant un enfant et je le contemplais, il était si frêle, mais son regard était plein de dédains et de souffrance, envers nous les nobles. Je ne pus m’empêcher de lui sourire en lui donnant un morceau de pain. J’étais quelqu’un de méchant, mais je possédais dans certaines mesures un cœur, surtout que les enfants étaient les pions les plus délectables, car ils étaient encore façonnables pour en faire des soldats. Il me remerciait et me souriait, puis s’enfuit.

Nous arrivions devant les gardes du palais, je posais mon pied sur le mur en attendant que mon prince s’entretienne avec le garde. Recaler, il avait été recalé, je serais les dents, mais c’était encore plus parfait. Puis, sa réflexion était vrai lorsque le chaos serait lancé, l’audience avec le roi sera tellement plus simple. Je souriais et lui dit d’un ton assez sobre :

«- Trouvons un endroit où dormir monseigneur. Le reste dansera dans votre paume cette nuit, je ne pense même pas que nous devrions attendre demain. Le chaos fait des merveilles, quand il est contrôlé. Dans le pain que j’ai donné toute à l’heure se cachait un couteau et un petit message pour que l’enfant me rejoigne ce soir à une taverne. Le plan est en marche, mon éminence. Avez-vous des recommandations de dernière minutes ? »


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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Lun 11 Jan - 2:24

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Adrien Campbell

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Bosco, la terre des esclaves
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Quand je regarde ces esclaves, je me dis qu'ils ne posent pas leurs craintes au bon endroit. Ces esclaves ne demandent que de vivre, manger et dormir. Ils abandonnent tout pour être au service d'un noble. Là réside une autre question: pourquoi? Pourquoi tout abandonner pour donner sa vie à un pur inconnu? Des dettes non remboursées? Ou simplement une dépression tellement profonde qu'elle les pousse à se faire enchaîner à quelqu'un qui se chargera de leur problème à grands coups de fouet. Et encore, parmi eux j'ai l'impression qu'il y en a qui ne sont guère là parce qu'ils ont eu le choix. Dans leurs yeux, on peut voir qu'ils nous supplient de les détacher et de les laisser partir. On dirait qu'ils ont eux-mêmes essayé mais qu'après maintes tentatives, ils ne se débattent plus et se laisser trimballer comme des objets.

Je soupire parce que moi-même cette situation me dégoûte. Les hommes et les femmes du monde ont le droit de vivre leur vie comme ils l'entendent. Ils ont le droit de manger ce qu'ils veulent, d'aller où ils veulent, de manger de ce qui leur tente. Ils n'ont pas le droit de souffrir parce qu'ils vivent ainsi contre leur gré. Je suis content d'être ici dans le but de les libérer et de leur permettre de faire ce qui leur plaît. Je veux voir ces gens sourire, je veux les entendre rire et jouer. Nous sommes au coin entre deux rues et les seuls sont que nous pouvons entendre, ce sont les roues des charrettes, les pas des gens, leur voix grasse parler de leur prochain cigare à fumer et de leur rire moqueur. Je suis agacé, mais je me résous à ne serrer que les poings. Bientôt, bientôt ce pays changera.

Edan me propose de trouver un endroit pour dormir. Sa voix, la présence d'un de mes loyaux subordonnés à mes côtés me calme. Mes émotions se remettent à l'ordre : aucune chance maintenant de laisser éclater cette magie du diable devant tout le monde. Mis à part ce professeur de magie, personne n'est au courant que je la possède... et c'est mieux ainsi. Je réfléchis à un endroit où un ambassadeur pourrait trouver refuge pour dormir... Je me dis qu'il n'irait certainement pas dans une auberge miteuse pour voyageurs. Les dangers pourraient être trop grands... Alors gâtons-nous et dormons dans une hôtel cinq étoiles. J'hoche la tête devant Edan et lui dis en souriant:

« Certes! Et je sais déjà où nous irons dormir, mon ami. »

Puis il me raconte que tout fonctionne à merveille: notre arrivée, le message, le garçon, tout est mis en place. Nous n'avons que l'arrivée de la nuit à patienter pour continuer le reste de notre stratégie. Je souris un peu plus. Malgré que certaines personnes seraient réticentes à voir la perfection d'un plan, celui-ci est réfléchi de A à Z. Rien ne peut nous échapper, nous, enfin, Edan a pensé à tout. Je me donne les crédits seulement pour avoir eu l'idée de libérer ces esclaves de l'emprise des nobles mais pour le reste, mon ami a eu toute l'intelligence de notre plan. Ce que je réponds à son succès dès le départ, c'est un « Excellent. Bien joué! » fort satisfait.

Il me pose une question. Des recommandations de dernière minute? Je réfléchis un peu tout en commençant à nous amener vers un hôtel digne de ce nom. Quoi recommander lorsque le cerveau de cette opération, c'est lui? « Soyez prudent. Nous n'avons pas droit à l'erreur. » C'est tout. C'est tout ce que nous avons besoin de faire et de savoir, mais ça il le sait déjà. Lui-même l'a soulevé plus tôt. Un faux pas et il pourrait rester coincé dans le cercle vicieux, vraiment transformé en esclave de Bosco ou pire, on pourrait lui arracher son costume pour se rendre compte qu'il s'agissait du garde du corps de l'ambassadeur. Mon image s'en verrait souillée dans ce pays et aucun retour en arrière ne sera possible.

Nous arrivons à l'hôtel. Je réserve une chambre sous un faux nom. Même si les présentations se font sous un vrai nom, nous ne devons pas laisser de véritables preuves derrière nous. Nous montons à notre chambre où deux lits sont à notre disposition : un grand lit et un lit simple. Mais quoi? Un Roi n'a-t-il pas le droit de se gâter de temps à autres? Je dispose mon costume sur mon lit, prêt à être porté à l'heure prévue. Je me tourne vers mon collègue:

« Êtes-vous nerveux, Edan? »

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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Lun 25 Jan - 0:31

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Edan R. Core

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Esclave ou noble telle est la question?
Edan R. Core
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Adrien Campbell









He that is kind is free, though he is a slave; he that is evil is a slave, though he be a king.



Assis dans le noir, mon esprit s’égare dans la pénombre de mes idées, mon esprit s’enlise. Abîmé et déchiré par les horreurs d’un monde dont la corruption n’a d’égal que sa vanité. Je le contemple cet endroit dont j’avais tout planifié. L’enfant aux cheveux d’un rouge sang qui se baladait pour apporter ce couteau et ce message. Je le contemplais ce spectacle dans l’ombre d’un endroit où personne ne me voyait. J’étais pitoyable dans cet accoutrement, j’étais couvert de crasse, j’étais roux et j’avais de la poussière partout sur mes fringues. Je me souvenais de ma dernière conversation avec mon prince, monseigneur. Sa dernière question résonnait encore dans mes oreilles, étais-je nerveux ? La question que j’avais tranquillement éviter de répondre, je ne voulais pas changer mon image auprès de lui. Un simple sourire s’était dessiné sur mon visage avant de m’en aller pour me changer. J’avais passé une bonne heure à me préparer. Tous les détails avaient été parfaitement réglé. Ma perruque était collée de la sorte qu’on pensait que j’avais bel est bien les cheveux d’une couleur rousse. Puis, j’avais porté ces guenilles pour m’y accommoder, la façon de marcher, le côté assez aéré d’une telle tenue. Le fait que je ne pouvais pas porter d’armes sur moi. Tout était pesée et millimétré. L’heure était maintenant à son apogée, j’étais partie sans un regard pour mon maître, je ne souhaitais pas qu’il me voit comme ça. J’étais partie de mon coin, car je savais que celui qui était mon maître réussirait sa partie de son plan. La mienne était un peu plus complexe.

L’ombre dont le drap s’était délicatement enroulé autour de moi commencer à s’habituer aux formes de mon corps, mais c’était l’heure. Tel le chat de Cheshire, mon sourire immaculée se dessinait dans la noirceur la plus profonde et je me mis en mouvement. Plus aucune classe, je ne ressemblais qu’à un simple garçon d’écuries. Un simple esclave qui allait se prendre pour l’homme qu’il n’était pas. Je me rendais dans une taverne, une taverne où la plupart des gens étaient des riches nobles. Un esclave dans cet endroit aller faire tâche. Puis, je pénétrais l’air franc et fier, puis je m’asseyais à une table. Un homme, puis deux, puis trois commencèrent à se mettre autour de moi. Un blond flanquait sa main sur ma tête pour l’écraser sur la table et son haleine pleine d’ivresse vint frotter mon doux nez quand sa voix résonnait proche de mes oreilles : « Qu’est-ce qu’un vanupied vient dans un lieu où il n’est pas autorisé d’être ? » Mon regard se posait dans les siens. Puis, je respirais d’un air hagard et lui dit d’un ton apeuré, enfin qui feintait l’apeurement, car au fond de moi je jubilais : « Je suis un nouvel esclave dans cette ville, je ne connaissais pas cet endroit. Comment puis-je me faire pardonner ? » L’homme refermait sa poigne sur ma tête et il dit en éclatant de rire : « Ah moins que tu es quelque chose qui peut nous faire plaisir, tu vas mourir maintenant. »

Alors que l’homme allait tenter de me marteler le crâne, l’enfant apparut en criant une chose du genre « A mort l’esclavage ! » Un coup de couteau dans le corps dans le ventre d’un des hommes. J’attrapais la main de l’homme qui me tenait le crâne. Je lui fis une clé de bras et passait par-dessus ses épaules, m’agitant comme un serpent. Puis je lui écrasais la tête sur la table : « Comme disait l’enfant, à mort l’esclavage ! Votre tyrannie est bientôt finie ! » Avant même que les deux autres puissent réagir, j’attrapais le couteau que je retirais permettant à la blessure de laisser jaillir le sang. Toute la taverne était en ébat. J’attrapais le garçon dans un de mes bras et grimpait pour s’enfuir à travers la fenêtre de la taverne. Nous montâmes sur le toit de la taverne avant de s’enfuir rapidement. Un papier était tombé durant ma fuite et nous arrivâmes à nous enfuir en nous cachant dans une petite pièce complétement noire. Des affaires étaient présentes dedans. Je me changeais pour redevenir le fringant Edan et j’avais prévu des affaires pour le jeune garçon. Je me mis à genoux devant lui et lui souriait comme pour le rassurer, alors que je m’en fichais de base. C’était simplement pour la réussite du plan : « Dorénavant, tu seras mon vassal, ton nom sera Karma et tu me suivras partout. Je t’éduquerais, je te formerais comme assassin de notre monde, tu auras de l’argent et de la nourriture. Pour toi tu seras considéré comme un roi, mais au final tu ne seras rien d’autre que notre égal. En attendant, tu ne dis rien et reste silencieux. La machine est en marche. Tu as fait tout ce que tu devais faire. »

Nous sortîmes de la petite pièce par la porte quand j’entraperçu au loin des soldats qui couraient vers là. Sans même lui demander son avis. J’assénais un coup de poing dans le ventre du jeune garçon qui s’effondra dans mes bras. La milice arrivait vers moi : « Un homme, un roux et un enfant partirent vers là-bas. Ils ont frappé mon vassal, pour s’enfuir. »

Tout était en marche, les nobles voudront régler le problème en allant à l’endroit du rendez-vous et les esclaves vont se rendre là-bas croyant que c’était un rendez-vous des nobles ayant prévenus leurs camarades. Ils vont s’en prendre à ces esclaves qui vont se retrouver comme des martyrs et qui vont soulever les esclaves. Je me retrouvais dans notre hôtel déposant l’enfant dans un lit et voyant mon maître : « Tout est en place, maintenant plus qu’à attendre que la poudre prenne feu ! La cité demain, sera fait de feu et de flamme ! »



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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Jeu 28 Jan - 0:23

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Adrien Campbell

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Bosco, la terre des esclaves
Edan x Adrien



En silence, chacun de notre côté, nous attendons que l'heure sonne. Aucune réponse de la part d'Edan quand je lui ai demandé s'il était nerveux. Ai-je vraiment besoin de le savoir? C'est un professionnel, il sait ce qu'il fait. Je n'ai pas à m'inquiéter. Je me contente de sourire à son silence. Qui oserait inquiéter son Roi de toutes façons? D'abord, quel genre de Roi s'inquiète pour ses sujets? C'est moi, c'est ma manière de régner et de me comporter. Chaque sujet, chaque personne est un cas important à prendre au sérieux. Personne ne doit être négligé que ce soit l'âge, le sexe, la race, tout le monde a le droit d'être entendu par le Roi. Ma réponse, ma réaction face au problème se fera la plus impartiale possible tout en prenant en considération le passé, le vécu de cette personne.

Le moment est venu pour nous de passer à l'action. Edan disparaît pour se changer. Pour ma part, je prends tout mon temps pour que ce costume soit parfait et ait l'air le plus naturel possible. Je brosse la perruque et ajoute une teinte de maquillage pour rendre plus foncés ou plus pâles certains traits pour éviter qu'on me reconnaisse sous cette perruque. Je change mes vêtements en quelque chose de plus riche, plus détaillé, plus... arrogant. Et ces souliers qui ne sont pas à ma taille me font certainement souffrir mais je bénis le fait que ce ne soit que temporaire. Du bout des doigts, je pince un morceau de poussière qui a atterri sur l'habit de noble. Je fouille mes poches de manteau et ramasse la lettre pour la mettre dans la poche de cet habit. Parfait. C'est l'heure.

J'emprunte un chemin pour quitter notre hôtel de façon à ce que personne ne me voit. On se demandera bien si je suis un type qui erre et qui vole les autres nobles et je n'ai guère envie de soulever de soupçons avant même d'avoir commencé. Rendu dehors, je me dirige vers le quartier où les nobles se rassemblent pour boire un verre de vin et parier sur lequel des esclaves mord le plus fort. On les prend vraiment comme des animaux et ça me dégoûte. Je soupire avant d'afficher un air hautain et faire comme si tous ces jeux de sang et de vin faisaient mon bonheur. Puis lorsque j'estime que le moment est venu pour moi de faire ma part des choses, je marche dans la foule bondée et accroche avec mon épaule un d'entre eux en laissant tomber la lettre au même moment. « Oh! Pardonnez-moi mon brave! » Il accepte mon excuse et me regarde m'éloigner, me perdre dans la foule. Alors qu'il allait continuer sa route, il remarque la lettre juste devant son pied. Il fronce les sourcils et la ramasse. Il se retourne pour me la rendre, mais j'ai déjà disparu et de loin, j'observe ses réactions. Il regarde autour pour s'assurer que personne ne le regarde et ouvre la lettre pour la lire. Je remarque ses moindres mouvements musculaires faciaux. Parfait.

Je quitte l'assemblée alors qu'il répand la bonne nouvelle à tout le monde, que la foule se rassemble autour de lui et que les mots sont échangés à la vitesse de l'éclair. Ma part des choses est faite. Je rentre à l'hôtel en faisant tout aussi attention à ne pas me faire remarquer. Avant même que j'ai poussé la porte, je retire cette perruque qui me pique le fond de la tête et ces chaussures qui me font un mal de chien. Quand j'ouvre, Edan est déjà là. Mes yeux se posent sur l'enfant déposé sur le lit. Je referme la porte derrière moi en douceur pour éviter qu'il se réveille en sursaut. Les mots d'Edan savent me faire sourire... un sourire fort satisfait et limite sadique. Je dépose mes choses sur le bureau. « Parfait! Nous n'avons qu'à nous assurer que les débordements ne nous atteignent pas! »

Je retire ma tunique et me nettoie le visage avec de l'eau. En m'épongeant le visage avec une serviette, je m'approche du lit et prends place à côté de l'enfant aux cheveux de flammes. Je pose une main délicate sur son front, puis tasse lentement une de ses mèches de cheveux pour mieux voir son visage. Il s'agit de l'enfant qu'Edan a croisé dans la rue. Je me demande bien ce qu'il compte faire de lui... « Comment s'appelle-t-il? » Dis-je en me retournant vers mon stratège. « J'espère qu'il ne vous donnera pas de fil à retordre! Ha! Ha! »

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 MessageSujet: Re: Bosco, terre des esclaves   Mer 24 Fév - 19:34

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Edan R. Core

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Je me posais sur le lit touchait d’un geste presque paternel les cheveux de l’enfant. Mon maître était là, je le regardais, il semblait satisfait. Nous devions attendre que les débordements commencent, sans que cela nous atteigne, pour cela il fallait simplement faire en sorte de passer inaperçu ce qui était très simple pour moi qui avait presque passé la plus grande partie de ma vie dans l’ombre des gens qui me faisaient peur. Il me demandait quel était le nom de cet enfant, je levais la tête et lui répondit : « Ne vous inquiétez pas, personne ne se doutera de notre influence. Il suffit simplement de continuer à faire comme si de rien ne s’était passé. Demain, nous demanderions une nouvelle fois, une entrevue avec l’empereur. Une nouvelle fois, nous proposerons notre alliance, aucun mot de notre discours ne va changer, simplement le contexte va changer. Ils comprendront que nous nous adapterons comme l’homme s’adapte pour ne pas finir par dépérir. Sinon, pour l’enfant, ne vous inquiétez pas, je m’en occuperais, il deviendra l’arme du fou. Il deviendra mon épée, si je puis dire. Il s’appelle Karma et il m’a fait penser à un ami que j’ai connu durant mon enfance. De plus, j’en suis quasiment persuadé que cet enfant possède un certain don pour la magie. Il a survécu tout seul et n’a aucune famille, c’était simple à observer, il n’y avait personne autour de lui et personne ne le regardait. Il était totalement invisible, mais comment un être invisible peut survivre dans un monde où il faut exister et être fort pour survivre ? Simple chose, j’en suis quasiment sûr cet enfant possède de la magie qu’il doit utiliser pour survivre. Juste reste à savoir en quoi elle consiste. »

Puis, je me levais et me rapprochais d’Adrien et lui dis d’un ton neutre : « Vous devriez aller vous couchez. Je vais contempler la ville durant cette nuit. » Je m’asseyais sur le rebord de la fenêtre. Mon dos s’adossait à un des rebords. Ma jambe gauche vint se poser en créant un arc sur le bord de la fenêtre. Quant à ma jambe droite elle pendait dans le vide de la chambre. La lune était d’un blanc immaculé, elle brillait d’une force si belle. Elle semblait présager un bon augure, mais se teinterait-elle de rouge avec toutes les morts qui allaient avoir cette nuit ? Je me le demandais bien, mon regard se posait sur cet enfant et ses cheveux et la pensée vint me traverser l’esprit et si ce garçon n’était autre que le présage d’un sang versé en cette nuit. Ses cheveux, notre rencontre, pouvait-on appeler cet enfant un messager de la mort. Sa magie, pouvait-elle être si puissante qu’elle pourrait changer le cours d’une bataille. Je ne savais rien, mais il était clair que son rôle allait être important à l’avenir.

Le soleil commençait à reprendre sa douce place à son apogée, le feu avait fait rage durant la nuit les émeutes avaient commencé, les cris de libération des esclaves avaient retentis, les soldats avaient luttés pour les nobles. Le gouvernement tient bon, cependant certaines parties avaient été récupéré par les esclaves, ils étaient tellement nombreux, même pas entraînés, ils gagnaient du terrain. Les portes avaient été fermées pour que les esclaves en dehors de la ville, ne puisse rentrer. Cependant, l’effet de surprise avait eu raison de beaucoup de soldats. Pour l’instant la balle était au milieu, personne ne pouvait prédire d’avancée d’un camp où de l’autre. Je regardais, le garçon se lever. Il s’approchait de moi et se mit à me hurler dessus : « Mais, vous êtes complétement malade de m’avoir frappé. » Je soupirais et dis d’un ton ennuyeux : « C’était ça, où nous étions tous les deux exécuter sur une place publique. Tu préférais quoi ? » Il ne répondit rien, il s’approchait de la fenêtre. Puis, me regardait : « Vous croyez qu’on puisse gagner ? » Je regardais l’horizon : « Je ne prédis malheureusement pas l’avenir. »

Adrien s’approchait de nous et je lui dis : « A mon avis, le timing est parfait pour aller voir le roi ! »


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