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Les maux du coeur | Kazuto
 MessageSujet: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyJeu 12 Nov - 0:01

Enya Taylor
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Les Maux du Coeur

Avec - Kazuto Kusanagi
Il pleut. Les gouttes s’écrasent misérablement sur les fenêtres comme pour mettre fin à leur existence tandis qu’on entends le torrent s’abattre sur les toits. Il pleut. On dirait une tempête. La pression de l’air fait vibrer les murs et les plus septiques ont peur que le toit s’arrache. Ce n’est qu’une tempête. Une vilaine tempête. Dehors, c’est plus terrible encore. Les rues sont devenus des rivières, les gens n’osent même pas s’approcher de peur que les vitres explosent. C’est drôle. Trop drôle. On entends les murmures du hall de l’auberge. On entends les gens s’affolant…Le voisin du pallier quant à lui, roupille toujours. La tempête s’est abbatue d’un coup. On n’arrive même pas à savoir si le jour s’est levé tellement le ciel est noir et menaçant.

Ce n’était clairement pas un temps à mettre un chat dehors. Et puis, qui serait assez bête pour se balader à l’extérieur avec une tempête sur le nez ?

« - On tourne en rond dans cette chambre ridicule. Dis Enya, tu ne veux pas qu’on aille dehors ? Qu’on aille s’amuser aux dépends de ces miliciens qui traînent de partout ?
- Tu crois vraiment que c’est le moment d’aller jouer dehors ?
- Quoi ? T’es en sucre ? Tu vas fondre si tu fais un pas dehors ?
- Non, mais je vais attraper une pneumonie ou pire encore et ça me dis pas vraiment de rester au lit. J’ai des choses à faire.
- Oh ? T’as pas aimé son discours au petit brun là ?
- Lilith. Tu crois vraiment que c’est le moment de parler de lui ?
- Non mais je note l’effort. Je veux dire. Avant tu t’étais entiché de celui à la gueule déformé et pas du tout sexy…Maintenant tu joues dans une autre cours. Bon ça me fais chier d’être également à son service qu’on se le dise…Mais t’as fait des progrès. J’en ferais bien mon goûter si jamais ça se passe mal entre vous.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Rooooh Enya…Tu me l’as fait pas à moi. C’est quoi cette fausse timidité ? Tu rougis ? Oh tu rougis !!!
- Non. Va-t’en d’abords ! Tu m’énerves.
- Ahahaha c’est tellement plus cool le monde des humains. Je veux rester un peu…Lucifer me tape sur les nerfs.
- J’y peux rien si t’as des problèmes matrimoniaux. Arrange ça toute seule. T’es la reine ou pas ?
- Pfeuh ! Pour une fois que je suis venue taper la discut’ gentiment. Ce que tu peux être rustre. Je le plains le pauvre gars. Ça ne doit pas être facile tous les jours avec toi. »


Bah heureusement que l’on ne se voit pas tous les jours. C’était justement grâce à ça qu’on arrivait à peu près s’entendre Chris et moi. On ne se voyait qu’une fois tous les 6 mois quand on avait de la chance. Se voir tous les jours ? Apprendre à se connaître ? On en viendrait à se détester.

Des fois, je me demande vraiment si c’est une bonne chose. Si un jour, ça ne nous jouera pas des tours. Si un jour….

AAAAAAH SOOORRRSSSS DE MA TEEETTEEEE PUTAIN !

Merci.

La tempête continue de faire rage et je me décide à me balader dans l’auberge, il n’y a pas grand monde dans les couloirs…Juste deux ou trois vieux se baladant avec leur canne et ne sachant certainement pas qui ils saluaient tous les matins et tous les soirs quand je passais à côté d’eux.

Je descends dans le hall et la porte vient à s’ouvrir subitement, laissant apparaître une silhouette derrière un éclair coupant le ciel en deux. Ouh. Si j’étais cardiaque, je dirais que son entrée fait légèrement flippée.

Il était trempé, de la tête aux pieds, égouttant sur le seuil de l’entrée tandis que les plus curieux le dévisage.

« - Vous ferrez bien de rentrer avant que la tempête ne rentre avant vous. »

C’était sorti tout seul. Je ne sais pas pourquoi. D’habitude, je m’en fous des autres, ils peuvent bien être trempés ou brûlés vifs mais là…J’avais presque une once de pitié pour lui. On dirait que c’est lui qui va l’attraper, la pneumonie.







 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyJeu 12 Nov - 14:05

Kazuto Kusanagi
Kazuto Kusanagi

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« Les maux du cœur »


Cela faisait déjà quelques jours que le jeune homme marchait en direction de l'Est. Il avait entendu parlé que des ruines anciennes encore inconnues pour le moment pour le peuple de Fiore étaient cachés là-bas.

Son envie d'aller découvrir de tels vestiges et pouvoir apporter sa pierre à l'édifice pour en savoir plus sur l'histoire de leur monde excitait Kazuto au plus haut point, même si durant son voyage il a dû supporter les voix de ses esprits séraphins dans sa tête.

- Tu devrais faire attention à toi et faire une pause Kazuto. Fit Stella.
- Les ruines ne vont pas s'envoler tu sais, mais pense au moins à t'hydrater. Ajouta Ryu.
- Tu devrais écouter ce que te dis Stela petit, mais tu devrais t'arrêter à la ville d'à côté pour pécho quelques femmes, tu dois devenir un homme ! S'exclama Denzel en ricana comme un abruti.
- DENZEL ! Cria Stela. Ne pousse pas Kazuto vers l’indécence !
- Si tu vas voir ailleurs, je la tue. Répondit Yuna en fronçant les sourcils, puis commença à laisser tomber une bretelle de sa robe et soutient-gorge pour aguicher son hôte. Tu m'as moi.. Et je suis toute à toi...
- C'est tellement beau.. Un mélange d'amour et d'amitié aussi profond. Fit Alice en ayant des étoiles dans les yeux tout en soutenant par la même occasion Denzel et Yuna qui poussaient Stela vers la colère, puis le boudage.

Oui, ce qui se passe actuellement pourrait rendre fou un homme si celui-ci n'est pas habituer à de tels disputes dans sa propre tête ou même quand les esprits décident d'apparaître sous leurs formes spirituelles pour être visibles uniquement face à leur hôte.

Kazuto ne pouvait que soupirer et demander à ce qu'ils se calment et si jamais les querelles et bêtises continuaient, il se mettait à crier :

- STOP ! Arrêtez de vous chamailler ! Je vous rappel que c'est moi qui supporte vos voix et qu'à cause de vous j'ai mal au crâne !!

Mais ce genre de situation ne déplaisait pas totalement au jeune homme, il s'amusait et surtout avait des amis pour l'entourer et ne pas le laisser seul. La seule chose qui l'embêtait, c'était qu'uniquement lui pouvait les voir ou les entendre. Mais bon, il fallait savoir se satisfaire du minimum comme disait son grand-père adoptif.

La route se poursuivit et par la même occasion, Kazuto se perdit en chemin pour finalement se retrouver sous une tempête de tous les diables sortit de nul part. Il ne chercha pas à courir dans tous les sens, il se disait qu'il valait mieux marcher que s'épuiser à chercher son chemin de façon précipitée.

Après plusieurs minutes, voir même après plus d'une heure sous une tempête qui ne faiblissait pas et un Kazuto épuisé, il finit par retrouver un peu de chance et tomba sur un village dans lequel ce trouvait quelques lueurs dans certains bâtiments.

Il s'approcha de l'un d'eux qui semblait animé et ouvrit la porte tout doucement et ainsi apparaître comme une créature venue de l'enfer vu l'état dans lequel il était. Kazuto était complètement trempé et avait une mauvaise mine, il manquait de force et avait du mal à avancer à l'intérieur. Soudain, une voix féminine se fit entendre et s'adressa directement à lui :

- Vous ferrez bien de rentrer avant que la tempête ne rentre avant vous.

Kazuto releva la tête, elle se tenait là, au pied d'un escalier tandis que les autres habitants restaient assis à leur table, mais dévisageant l'inconnu qui faisait interruption ici.

- Ces gens ne m'inspirent pas confiance Kazu.. Fit Ryu qui observait déjà les quatre coins de la salle.

- Certains d'entre-eux dégagent une aura malveillante.. Soit prudent... Poursuivit Stela.

- De toute façon les humains sont tous mauvais.. Grogna dans sa barbe Yuna.

- Pas mal petit ! Tu attires déjà une femme, fonce dans le tas et profite de la vie. Ajouta Denzel en ricanant une nouvelle fois.

- Ah.. Oui.. Désoler, je vais fermer la porte.. Répondit Kazuto qui essaya de cacher son manque d'énergie en souriant et ignorant les voix de ses amis, mais écoutant tout de même les conseils au niveau de la confiance. Lui aussi ressentait comme une pression constante de malveillance autour de lui.

Il se tourna et referma la porte tranquillement, accompagnant celle-ci jusqu'à ce qu'elle soit complétement fermée et se retourna pour avancer jusqu'au comptoir et s'adresser au patron de l'établissement.

- Serait-il possible d'avoir une chambre et le couvert ?.. Je.. Je...

Le jeune épéiste s'écroula au sol en tombant en arrière, heureusement, il n'y avait pas de meuble sur lequel s'écraser. Kazuto était blanc comme un linge, mais surtout avec une fièvre monstrueuse qui pourrait abattre n'importe qui.

Le garçon n'était pas seulement trempé à cause de la pluie battante, mais aussi à cause de la transpiration de la fièvre qui l'avait maintenant amené dans un profond sommeil et cauchemar qui le fit respirer fort et rapidement.

L'esprit de Ryu se matérialisa et s'approcha de la femme qui s'était adressé à son frère.

- S'il vous plait, aidez-le... Sauvez-le.. Je ne veux qu'il meurt !!

Mais il oublia une terrible réalité, elle ne pouvait pas le voir et encore moins l'entendre, le seul endroit où il pouvait interagir avec les objets aurait été dans le village perdu des séraphins, mais en-dehors, il n'était utile que lorsque Kazuto l'invoquait pour combattre en tant qu'arme.

Il fallait juste espérer qu'une âme charitable s'occupe et soigne Kazuto pendant quelques temps...


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 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyJeu 12 Nov - 22:35

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Il entre. Tout doucement. Très lentement. Donnant l’impression que le temps s’était arrêté en même temps que son arrivée. Il referme la porte alors que je jette un coup d’œil à l’extérieur. Pff ! Toujours pas moyen de sortir d’ici. Il ne manquerait plus qu’un milicien soit de passage et cela couronnerait mon manque légendaire de chance en ce bas monde.

Petit à petit, les regards se détournent, reprenant naturellement les conversations, le silence disparaissant. Mes yeux se retournent sur le dernier arrivant dans cette pathétique auberge de campagne. Mise à part le fait d’égoutter de partout, il était étrange, ce genre de pressentiment que vous avez quand vos yeux croisent ceux d’une autre personne. Ce genre de pressentiment qui vous dit de ne pas vous approchez, de prendre garde. Ce genre de pressentiment qui vous signifie que dès le début, cela ne sera pas une simple rencontre au détour d’une tempête. Je déteste ce genre de pressentiment. Je déteste ce genre d’endroit d’ailleurs.

S’approchant du comptoir, il n’eut même pas le temps de finir sa phrase qu’il finit par terre. Allons bons. Est-ce là un endroit pour s’écrouler ? Il n’aurait pas pu le faire dehors celui-là ?

« - Ah. Voilà qu’il est par terre maintenant. Ça rajoute un chic un peu morbide à la décoration. »

L’aubergiste reste planté derrière son comptoir et les témoins de la scène ne bougent pas d’un pouce. Tout le monde est là, le regardant. Tout le monde est là, attendant que les cloches du jugement dernier sonnent pour lui. Avec un peu de chance, s’il meurt, on verra peut-être son âme sortir de son corps ou alors, la faucheuse. Tiens, j’ai un compte à régler avec elle…c’est vieux de 7 ans mais elle m’a quand même pas mal arnaqué la dernière fois que l’on s’est croisé.

« - Vous ne vous en occupez pas ? »

L’aubergiste me regarde comme si je lui demandais de s’occuper de la progéniture du diable. Il est devenu aussi livide que le gars par terre. Wow. Si j’avais su.
Je fais demi-tour, les laissant entre-eux,les affaires des humains ne m’intéressent pas.

« - Et vous ? Vous ne voulez pas vous en occupez ? »

Ma jambe se bloque avant d’atteindre la marche supérieure de l’escalier alors que je me retourne vers l’homme étendu là. Je me rappel alors de ces jours à l’orphelinat où j’étais malade. Je me rappel de Jasper qui m’avais ramassé au détour d’un couloir dans une auberge presque semblable à celle-ci. Je me rappel des gens veillant à mon chevet.

Descendant, je passe son bras autour de moi et le soulève.

« - Je m’en charge. Ai-je le choix de toute façon ? »

Et puis il y avait ce sifflement désagréable qui bourdonnait dans mes oreilles. Comme si quelque chose essayait de me parler. Combien de fois m’étais-je dis que je ne me mêlerais plus de tout ça ? Combien de fois me suis-je surprise à penser que tout compte fait, le mieux, était sans doute d’être oublié ?

Je ferme la porte à double tours alors que j’entends leurs pas dans l’escalier derrière moi. J’entends leurs voix, leurs rumeurs. J’entends les commérages de grand-mère dans mon sillage. Certains le savaient…Qui j’étais.

« - Ouaiiiiiiisss tu m’as ramené le goûter ! Je savais que je pouvais compter sur toi Enya !
- Coucher Lilith ! Tu ne t’approches même pas à 2 mètres de lui.
- Oh ? Tu montres les dents quand on s’approche de tes jouets maintenant ?
- J’le connais même pas, je l’ai ramassé par terre par hasard.
- T’avais qu’à le laisser mourir. Depuis quand on est le secours populaire et qu’on aide les petits gens ?
- Faut croire que c’est une nouveauté à la carte….
- Il est mignon en tout cas. On dirait qu’il souffre un peu aussi. C’est drôle un humain malade.
- Tu vas te contenter de regarder ou tu vas me filer un coup de main ?
- Oh ban noooon. T’as l’air de tellement bien te débrouiller toute seule que je ne voudrais surtout PAS te déranger. Je m’en vais. Ne fais pas de bêtises avec son corps ! Coquine ! »

C’est fous ce que je pouvais la détester. Vraiment. Mais combien de fois m’avait-elle sauvée la vie ? Je ne compte même plus.

Je le déshabille en enlevant ses vêtements trempés avant de les poser sur la chaise près du feu pour les faire sécher. Ca va prendre des plombes…
J’allonge ses jambes dans le lit et remonte la couette jusqu’à la hauteur de son visage. Remontant mes manches, je m’atèle à trouver une bassine et une serviette dans les placards de la chambre. Si tu t’en sors petit rigolo, tu m’en devras une. Je ne joue pas à l’infirmière pour tout le monde.

Quand je finis par trouver mon bonheur, en trempant la serviette dans l’eau froide et posant cette dernière sur son front, j’en profite pour prendre sa température en posant ma main. Cuit à point. Va lui falloir un moment à lui aussi.

Au bout de plusieurs heures, assise sur la chaise, regardant le ciel s’abattre sur la terre, Lilith revient, toute contente.

« - Alors alors ? Il est mort ?
- Je te remercie de douter à ce point de mes capacités. Ca fait chaud au cœur tu sais.
- Rooh ne fait pas cette tête. Mais faut dire que t’as un certain talent en ce qui concerne tué les gens plutôt que de les aider. T’es sûre et certaine qu’il respire encore ?
- Ouais. Il respire tellement fort que ça fait trembler les murs…Mais là, ça vient de se calmer.
- Tu vas faire quoi ?
- Comment ça ?
- Bah une fois qu’il ira mieux. Il est quand même à poil dans ton lit….Je veux pas dire mais ça prête à confusion ce genre de situation.
- Mêles-toi donc de tes affaires, ça me fera plaisir. »

Ce n’est sans doute pas le premier homme que je vois nu de ma vie et cela ne sera sans doute pas le dernier.






 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptySam 14 Nov - 16:01

Kazuto Kusanagi
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« Les maux du cœur »


Kazuto aurait aimer s'écrouler dans un lit au lieu du sol qui était dur et froid, aucune chaleur ou confort dont il aurait souhaité avoir.

Mais après plusieurs minutes, il sentait être transporté ailleurs que le parquet dégueulasse de la taverne qui devait en voir de toutes les couleurs avec les ivrognes du coin.

Durant son sommeil il rêva du passé, il était beaucoup plus jeune, sans doute douze ans à ce moment. Kazuto semblait aimer prendre un malin plaisir à rendre fou son grand-père adoptif en allant visiter des ruines en quête d'histoire et faire des trouvailles.

En visitant les ruines, il avait découvert plusieurs camelotes plus ou moins facile à trouver dans les nombreux vestiges encore vierge de découverte. Mais à l'intérieur, il tomba sur la tombe d'un ancien roi déchu et au lieu de rester inerte comme dans la réalité, le rêve le fit prendre forme avec une aura menaçante autour de celui-ci.

Plus le rêve qui devenait un cauchemar avançait, plus il était horrible, les séraphins qui l'accompagnait mourraient l'un après l'autre et la femme qu'il venait de voir dans la taverne faisait une apparition elle aussi.

Alors que la momie armée d'un sabre oriental se dirigea vers la jeune femme désormais immobile, Kazuto se jeta entre elle et la créature pour la protéger, mais en vain. Le monstre passa au travers du corps de l'aventurier tel un fantôme et au moment où il abaissa son sabre sur elle, le rêve se dissipa enfin...

Kazuto se réveilla brusquement, il était resté allongé, mais sa respiration avait prit d'un bond un rythme rapide. Il fixa pendant plusieurs secondes le plafond avant de se relever à moitié et fit tomber la serviette posé sur son front qui devait servir à le garder frais durant sa fièvre.

Le jeune homme tourna la tête et aperçu son infirmière qui avait pris soin de lui durant son sommeil. Il tenta de se lever, mais en sentant le tissus de la couverture glisser contre sa peau, il retourna complètement dans le lit et s'enroula dans la couette.

- P-Pourquoi je suis tout nu ? Demanda en premier lieu le jeune mage aux séraphins. C-C'est vous qui avez pris soin de moi ?

Il marqua une pause pour écoute la réponse et explications de la femme qui lui faisait face et reprit ensuite la parole.

- Merci d'avoir veillé sur moi et je m'excuse de vous avoir fait perdre du temps !

Il s'inclina légèrement par respect pour montrer sa gratitude. Les joues du garçons prirent une teinte rosé de par le fait d'être regardé dans un lit qui ne lui appartenait pas et surtout nu dedans.

- Hey ! Bien joué gamin, tu vois ? Elle en veut elle aussi, tu n'as plus qu'à te lever et lui tomber dessus tout en lui enlevant une partie de ses vêtements et elle...

- Denzel ! Cria Stela. Ne pousse pas Kazuto vers la perversion !

- Surtout qu'il m'a moi... Ajouta Yuna en gonflant ses joues face à une telle situation.

Le jeune mage finit par se mettre à sourire et même à rigoler un peu devant l'inquiétude et les bêtises de ses amis séraphins. Mais il s'adressa à l'inconnue qui devait limite pour le prendre pour un fou.

- Pardon, c'est juste que cette situation est tellement bizarre et nouvelle pour moi. Au fait, je ne connais pas votre nom. Moi, c'est Kazuto Kusanagi et je découvre ce monde en le visitant de part en part.

Il resta assis sur le lit à regarder sa sauveuse et l'écouta, ne se souciant même plus de ses vêtements qu'elle avait dû mettre à sécher quelque part..


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 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyDim 15 Nov - 9:31

Enya Taylor
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Avec - Kazuto Kusanagi
Au bout de quelques minutes, il finit par se réveiller, ayant pour seul reflex de regarder sous la couette et d’afficher cet air de surprise. C’était amusant, prévoyant mais amusant. Il me regarde, s’interroge et sans rien dire, je lui indique la chaise avec ses vêtements dessus, certainement encore humides.

« - Je n’ai pas spécialement pris soin de toi, tu t’es effondré au milieu de l’auberge comme une masse et tu n’aurais certainement pas apprécié que la clientèle te piétines puis faut dire…Personne ne s’est spécialement précipité à ton secours. Alors comme j’avais que ça à faire de mon temps, je t’ai ramené dans ma chambre. Tes fringues sont encore en train de sécher sur la chaise. T’allais sans doute mourir si je te les avais laissés. »

Il s’excuse et finit par se présenter. Un voyageur comme un autre. Quel voyageur viendrait dans ce coin du pays ? Quel voyageur viendrait dans ce pays de toute façon ? Il y a plus d’attentats et de meurtres que de monuments à voir. La triste réalité des choses.

« - Tu voyages souvent par un temps comme celui-là ou c’était juste un défi personnel que de vouloir traverser une tempête ? »

Kazuto. Un instant, je me perds dans l’immensité de ses yeux verts. La couleur de l’espoir hein ? On aurait dit un message du divin. Comme c’est drôle. Vraiment. Ce genre de blague ne me fais pas du tout rire.

« - Je suis Enya, criminelle internationalement recherchée. »

Il était inutile de mentir. Inutile de se voiler la face. Il ne les avait sans doute pas vue, les murs couverts d’avis, les murs avec mon visage, leurs visages, à tous ces gens. Presque tous des copains quand j’y pense. Damaz, Zadig, Seth, Yoite…Jellal. Pour nous la vie se résumait maintenant à sortir encapuchonner, à sillonner les coins d’ombres, à se cacher, à prévoir notre propre enterrement plus que l’avenir nous-mêmes…Mais qui voudrait nous tuer ?? Il n’y avait plus personne qui oserait. Pas contre moi en tout cas.

Mes yeux descendent, sans aucune permission, le long de ses épaules pour s’arrêter au niveau de son torse. AH NON ! On ne commence pas comme ça et puis, il est nettement trop jeune pour ça. Aussi jeune que lorsque j’ai commencé. Peut-être même l’âge que j’avais quand Chris m’a accueilli à Blue Pegasus. Qui sait ?

« - Tu pourrais fuir, cela serait même normal mais vue ton état, je pense que tu devrais resté là et te reposer. J’ai pas envie de courir après ton cadavre dans les couloirs de l’auberge et personne n’est prompt à te ramasser. Ou alors…. »

Je me lève alors de ma chaise et finis par m’asseoir sur le lit, tout sourire.

« - On pourrait jouer un peu tous les deux…Qu’est-ce que tu en dis ? Rien que toi…et moi. »

Et même si tu dis non, j’ai une multitudes de moyens pour te forcer la main alors choisis bien….choisis la réponse qui saura satisfaire une dame comme moi. Une dame qui n’a pas croisé du sang frais depuis longtemps. Celle qui vit recluse, oubliée ou chassée. Celle que l’on n’approche plus par peur ou pire. Celle que l’on côtoie juste pour s’assurer une assurance vie ou quelques informations.

Fais ton choix.







 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyDim 15 Nov - 14:18

Kazuto Kusanagi
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La femme expliqua ce qu'il s'était passé après que Kazuto se soit évanouit. Donc les gens ne lui avaient pas portés secours et s'en fichaient de la vie des autres. Cette nouvelle attristait un peu le séraphin céleste, mais c'était aussi la raison de toute cette pression malfaisante autour de lui.

- Tu voyages souvent par un temps comme celui-là ou c’était juste un défi personnel que de vouloir traverser une tempête ? Questionna alors sa sauveuse en le fixant droit dans les yeux, comme si elle commençait à porter de l'intérêt à lui.

- Non.. Du tout... Je n'ai pas vraiment le temps de jouer à des défis aussi bête pour finir au fond d'un lit. J'aime beaucoup l'histoire et les ruines renferment de nombreux secrets. Expliqua Kazuto en souriant avec son air innocent, mais révélateur sur sa soif d'aventure.

- Je suis Enya, criminelle internationalement recherchée.
Ajouta alors la jeune femme suite aux présentations faîtes par le vagabond qu'était le garçon.

Le jeune homme pencha un peu la tête sur le côté, gardant le même sourire innocent et confiant depuis qu'il parlait avec Enya. Il n'avait pas peur d'elle, même si ses esprits séraphins le mettaient en garde.

- Oh, donc nous avons une bad girl ? Il n'y a pas plus coquine et expérimenté pour ta première fois gamin. Fit Denzel qui tournait autour d'Enya. En plus elle a des formes là ou il faut. Ce serait dommage ne pas en profiter.

- DENZEL ! Cria Stela, pendant que Yuna attrapa celui-ci par l'oreille afin de le calmer et le ramener vers leur hôte pour reprendre place dans leur réceptacle. Comme elle te l'a dit, c'est une criminelle, attend toi à ce qu'elle réclame un dû de grande valeur en échange de son aide.

- Sinon, juste pour cette fois, je peux te prêter ma force pour la défoncer et on aura plus qu'à s'enfuir. Ajouta calmement Yuna qui avait l'air de vouloir en découdre en voyant son hôte se faire dévorer du regard.

Mais Kazuto essaya de ne pas prêter attention aux dires de ses amis, elle l'avait aidé, donc pour lui elle n'était pas aussi méchante qu'elle pouvait le prétendre. La preuve, elle expliqua qu'il serait normal qu'il s'enfuit en sachant cela, mais qu'elle n'aimerait pas ramasser son corps épuiser une nouvelle fois.

- On pourrait jouer un peu tous les deux…Qu’est-ce que tu en dis ? Rien que toi…et moi. Ajouta Enya qui semblait le regarder avec de plus en plus d'insistance, comme si elle ne lui laissait pas vraiment le choix. Le fait que ses esprits séraphins soient autant agités face à cela finit par faire éclater de rire le pauvre Kazuto qui en toussa à causse de la fièvre.

- Excuse-moi.. Mais même si tu es recherchée par les forces de l'ordre, je ne pense pas que tu sois aussi méchante que ça. Sinon tu m'aurais laisser mourir et tu n'aurais pas pris soin de moi. Sans compter que tu n'aurais pas pris la peine de me dévoiler ton identité.

Kazuto marqua une pause pour éviter de tousser et surtout de s'épuiser dans de longues phrases à en perdre son souffle.

- Je ne connais pas ta réputation, mais quand je te vois, j'ai l'impression d'avoir la grande sœur que j'ai jamais eu. Enfin.. En même temps je suis orphelin et j'ai grandi loin de mes semblables. C'est pour cela que je te fais confiance en te confiant ma vie en ce moment même.

Pendant qu'il lui parlait, il ne la dévisageait pas, il ne faisait que la fixer droit dans les yeux. Elle était l'un de ses semblables avec qui il avait enfin une conversation longue, mais surtout qui prenait soin de lui contrairement aux autres inconnus qu'il avait pu rencontrer.

- Pour ce qui est de ta question de jouer tous les deux, je veux bien. Tant que ce n'est pas trop violent pour moi qui est faible à cause de la fièvre.. Ou alors d'attendre que j'aille mieux.. Tu veux bien m'expliquer en quoi il consiste ton jeu ? Je ne connais même pas les jeux de ce monde.

Kazuto ne s'en rendait pas compte, mais quand il répondait à Enya, il avait laissé quelques indices sur sa nature, il parlait comme s'il venait d'un monde différent ou voir même qu'il ne serait pas humain. Comme un dieu ou un ange tombé du ciel et qui aurait perdu le moyen de rentrer chez lui. A la longue, peut-être qu'Enya allait se poser des questions sur les origines de l'orphelin qu'il était.


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 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyLun 16 Nov - 9:42

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Orphelin. C’est à ce mot que le temps semble s’arrêter. Comme si tout ça n’avait plus aucune importance, comme si soudainement, il y avait en lui, un écho de moi. Orphelin. Les orphelins sont des êtres non désirés par la société, ce sont ceux qui, plus tard, apprendront à se battre, envers et contre tout, ce sont ceux qui n’ont pas eu le loisir et le luxe d’avoir constamment quelqu’un à leur côtés. Ce sont ceux qui se sont toujours battus contre un ennemi commun : la solitude. On peut avoir nos esprits, nos petites pensées, nos petites voix à l’intérieur de nous mais cela n’a jamais été leurs voix qui ont soulagé nos peines et nos blessures, sécher nos larmes sur les oreilles déjà humides de la veille. Ce ne sont pas à eux que l’on devait notre parcours, ni à personne et peut-être qu’au fond, cela était commun à chacun d’entre nous…On était que les enfants de la liberté. Libre de faire ce que l’on voulait, où on le voulait et quand on le voulait. Ce fut notre seul plaisir dans cette misérable existence.

Je retourne m’asseoir sur ma chaise en souriant à ses propos. Je ne suis pas méchante ? Une grande sœur ?

« - Au fond, tu me fais penser à quelqu’un. Un ami. Un frère. Tu as cette même innocence et cette même ignorance sur les gens et la vie que lui. Je suis certaine que vous serez capable d’être de bons amis s’il ne sortait pas les dents encore plus rapidement que moi. »

Mon regard se porte sur le cheminée dans laquelle les flammes semblent avoir perdues toute leur vivacité et leur puissance.

« - Pour info, si je t’ai dit qui j’étais…C’est parce que cela ne me servait en rien de la cacher. Quand tu sortiras d’ici, tu verras les avis de recherche de tous les criminels de Fiore…Et dans le top 5 j’ai ma petite place. Je n’ai pas honte non plus d’être celle que je suis. Je ne vois donc pas pourquoi je le cacherais. J’assume parfaitement. Aucun complexe. Par contre, ne t’avances pas en disant que tu me confies ta vie…Tu ne sais pas avec qui tu traites. Et je te conseil de ne pas le découvrir tout de suite. Je ne suis pas une sœur, je ne suis pas une amie, je suis cette voix qui murmure au plus profond de toi, cette voix dangereuse mais plaisante. Je suis la voix de la tentation et une fois que tu auras pris la peine de m’écouter, il sera déjà trop tard pour toi. »

Tu tomberas. Tu tomberas comme d’autres avant toi sont tombés. Tu tomberas dans les abysses, le néant, les profondeurs des choses de la vie qu’il est trop tôt pour toi de connaître. Tu seras perverti comme beaucoup d’autres et tu perdras cette lueur en toi. Celle qui brille au plus profond de toi. Tu perdras tout ça si tu t’entêtes à vouloir pénétrer dans mon monde.

Alors ne t’avance pas. Reste à ta place.

« - Et je rigolais quand je disais que je voulais jouer avec toi. T’es bien trop jeune encore ! Mon dieu, je me sens vieille quand je disais….C’est horrible. Enfin bon… »

Je me rappelle alors des derniers exploits de Leviathan et de Mammon. Je me rappelle les avoirs vus cachés leur butin dans mon armoire et en farfouillant dedans, je finis par trouver une chemise, des sous-vêtements et un pantalon que je jette à la figure de Kazuto.

« - Tiens. Mets-les si tu veux au moins avoir le luxe de pouvoir te balader sans prendre le risque d’attraper un rhume du zizi. Ça tue plus qu’on ne le pense cet satané rhume. »

Plus j’y pense et plus je me rends compte que tout compte fait, l’avoir ici n’était pas si mal. Cela fait bien longtemps, bien trop longtemps, que je ne me suis pas permis d’être en compagnie de quelqu’un, ignorant totalement qui j’étais et mes faits d’armes.

« - Je suis orpheline, comme toi, c’est peut-être pour ça que je suis sympa…J’ai connu la misère, la peur, l’abandon et pleins de choses du genre puis…j’ai commencée à faire des bêtises. Des grosses bêtises. C’était drôle. Je crois que je ne me suis jamais autant amusée de toute ma vie, c’était comme si tout était possible…Mais à cette époque, j’aurais aimé que quelqu’un me dise « Stop ». Peut-être alors que les choses seraient différentes. Si je te dis ça, ce n’est pas pour te raconter ma vie, c’est pour te montrer que tu places ta confiance dans la mauvaise personne et que bientôt, tu le regretteras, parce que je suis une fille à problèmes et que j’adore ça. T’as l’air tout mignon, tout gentil alors tu devrais prendre le temps de guérir et repartir sur ton chemin…T’es à Fiore, une multitude de possibilités s’offrent à toi. Saisis-les ! C’est un conseil que je te donne avant que nos chemins ne se recroisent à nouveau. »

Car quand ça sera le cas, il sera trop tard pour crier au loup. Il sera trop tard pour faire marche arrière et espérer que nos chemins ne se soient jamais croisés. Trop tard pour prier n’importe quel dieu du monde. Trop tard…Pour souhaiter de ne m’avoir jamais croisé.





 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyVen 20 Nov - 1:04

Kazuto Kusanagi
Kazuto Kusanagi

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« Les maux du cœur »


Suite aux mots de Kazuto qui permettaient à Enya de savoir qu'il n'avait pas connu l'amour de ses parents, elle reprit la parole en faisant allusion à quelqu'un de son entourage.

- Au fond, tu me fais penser à quelqu’un. Un ami. Un frère. Tu as cette même innocence et cette même ignorance sur les gens et la vie que lui. Je suis certaine que vous serez capable d’être de bons amis s’il ne sortait pas les dents encore plus rapidement que moi.

Ensuite, elle clarifia les choses sur ses motivations d'expliquer pourquoi elle avait dénoncé le fait qu'elle soit une criminelle très recherchée. Que son visage placardait les trois quarts du royaume de Fiore que Kazuto n'avait pas prit la peine de regarder, car il se fichait des préjugés que les forces de l'ordre pouvaient avoir sur ces gens prit en chasse. Enfin, elle changea d'intonation de voix pour se désigné comme dangereuse, une voix qu'il ne faudrait plus jamais écouter de nouveau, car elle signifierait la mort.

Le jeune homme ne répondit pas, il garda un air confiant et emplit de paix, comme si ce qu'elle venait de dire n'était que du vent, des mots pour l'effrayer afin de l'éviter de trop s'intéresser à elle et surtout pour ne pas l'embarquer dans ses problèmes actuels.

- Et je rigolais quand je disais que je voulais jouer avec toi. T’es bien trop jeune encore ! Mon dieu, je me sens vieille quand je disais….C’est horrible. Enfin bon… Ajouta Enya en allant chercher dans une armoire des vêtements dans lesquels Kazuto pouvait maintenant se mettre dessus et délaisser un peu les couvertures qui lui tenaient trop chaud. Tiens. Mets-les si tu veux au moins avoir le luxe de pouvoir te balader sans prendre le risque d’attraper un rhume du zizi. Ça tue plus qu’on ne le pense cet satané rhume.

Le garçon enfila les vêtements en-dessous les couettes et prit une position assisse sur le lit en-dehors des draps chauds et un peu humide de par sa transpiration dû au rhume qu'il avait attrapé. C'est alors que la femme qui lui faisait face commençait à s'ouvrir au mage séraphin qui l'écoutait avec beaucoup d'intérêt, ressentant beaucoup de gentillesse en elle.

- Je suis orpheline, comme toi, c’est peut-être pour ça que je suis sympa…J’ai connu la misère, la peur, l’abandon et pleins de choses du genre puis…j’ai commencée à faire des bêtises. Des grosses bêtises. C’était drôle. Je crois que je ne me suis jamais autant amusée de toute ma vie, c’était comme si tout était possible…Mais à cette époque, j’aurais aimé que quelqu’un me dise « Stop ». Peut-être alors que les choses seraient différentes. Si je te dis ça, ce n’est pas pour te raconter ma vie, c’est pour te montrer que tu places ta confiance dans la mauvaise personne et que bientôt, tu le regretteras, parce que je suis une fille à problèmes et que j’adore ça. T’as l’air tout mignon, tout gentil alors tu devrais prendre le temps de guérir et repartir sur ton chemin…T’es à Fiore, une multitude de possibilités s’offrent à toi. Saisis-les ! C’est un conseil que je te donne avant que nos chemins ne se recroisent à nouveau.

Son histoire rendait un peu triste Kazuto, mais d'un côté il se disait qu'il avait eu la chance d'être trouvé par sa famille de séraphin dans les montagnes, sinon il serait soit mort, soit comme Enya, à faire des bêtises sans limites avec personne pour l'arrêter.

- Je te comprends... Après tout tu n'as pas envie que je devienne comme toi, tu es bienveillante et pas aussi méchante que tu pourrais le prétendre. Je le ressens en toi, je peux te l'affirmer.. Mais si nos routes s'étaient croisés plus tôt.. Et bien j'aurais tout essayé pour être une de ces personnes prête à t'aider dès que possible.. J'espère... Qu'il n'est pas trop tard pour essayer de le faire ?..

Le jeune homme se leva avec une légère tremblote qu'il tenta de cacher et s'avança vers Enya sur laquelle il passa ses bras autour d'elle, passant sa tête à côté de la sienne par-dessus son épaule.

- Ce n'est peut-être pas grand chose pour le moment, mais l'affection fraternelle que je t'offre.. Je veux qu'elle puise t'aider... Qu'elle te permette de voir autre-chose que du noir..

Il marqua une pause, le fait de se lever et de parler aussi longuement l'épuisait un peu et le faisait souffler un peu plus fort que la normale, elle devait le sentir du fait qu'il lui parlait au niveau de l'oreille.

- Oh yeah ! Vas'y gamin, maintenant que t'es sur elle, t'as plus qu'à passer ta main dans son décolleté et descendre tout en l'accrochant pour..

- DENZEL ARRÊTE DE LE TENTER VERS LA DÉBAUCHE !! Cria Stela qui s'occupa maintenant avec force du don juan de service qui fit sourire et rire légèrement Kazuto.

- Cela peut te paraître ironique... Un mensonge juste pour te bercer de belle illusions... Mais si je n'avais pas été recueilli par le vieux, je serais sans doute mort ou bien comme toi... Mais je suis sincère.. Je souhaite vraiment être ton ami.. Comme un frère.. Un membre de ta famille... Je veux vraiment t'aider.. Je me fiche que tu sois recherché, les forces de l'ordre ne savent pas ce que je sais sur toi.. Alors... Alors s'il te plaît restons amis et que jamais de l’hostilité ne s'installe dans notre lien fraternel..

Il se recula, s'aidant du dossier de la chaise pour ne pas s'appuyer sur Enya afin de se relever et s'asseoir de nouveau sur le lit afin de ne pas empiéter de façon abusive dans l'espace vitale de la jeune femme qui lui faisait face, mais surtout que Yuna et Stela commençaient à devenir jalouse à en provoquer un bazar pas possible dans sa tête. Il l'a fixa droit dans les yeux et tendit sa main face à elle, attendant qu'elle saisisse en une poignée de main dans la sienne et ainsi comme un pacte, créer un lien amical entre-eux et pouvoir débuter, même si elle n'est pas la personne à fréquenter, sa première véritable amie dans le monde des humains.

Il n'avait pas besoin de le dire, mais Enya avait dû se rendre compte qu'il était un garçon têtu, ne jugeant pas sur un avis de recherche et qu'il se fichait complétement de cela. Il l'appréciait et s'était tout ce qu'il comptait à ses yeux. Il ne serait jamais un ennemi face à elle, mais une main tendu pour aller vers le droit chemin auquel ils pourraient croire tous les deux.


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 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptySam 21 Nov - 5:43

Enya Taylor
Enya Taylor

Crime Sorciere

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Les Maux du Coeur

Avec - Kazuto Kusanagi


Un rictus amusé apparu naturellement sur mon visage. Pendant des années je m’étais efforcé de n’avoir de liens avec personne. Aucun lien. Cela n’engendrait que la souffrance, la déchirure intérieure et la douleur dès que l’on venait à perdre cette personne. J’en avais marre de souffrir. Je ne voulais plus revivre ça, plus jamais. Alors, je m’étais entêté. J’avais refusé l’accès de ma vie, de mon cœur, à tous ces gens assez fous pour forcer la serrure à l’intérieur de moi. Je ne voulais pas d’eux, je n’avais pas besoin d’eux et je n’ai jamais éprouvé aucune difficulté à survivre seule.

Mais les choses se sont compliquées. Oméa est apparue dans ma vie. Jasper. Sara. Et puis Senji. Chris. Luka. Il y avait tous ces gens qui, au fond de moi, m’ont hurlé, à leur façon bien distincte, de ne pas abandonner. De ne jamais abandonner. J’avais rejeté ma propre sœur, mon reflet et mon sang à cause de cette peur destructrice. Je lui avais dit de lâcher l’affaire, d’oublier. De m’oublier. Je n’existe pas pour elle. Je ne suis rien de plus qu’une simple étrangère. C’est tout ce que je suis aux yeux du monde. Je ne veux pas d’eux et de leur maladie appeler « amour ». Je ne veux pas encore une fois, ressentir ça.

Ça faisait trop mal.

Alors je le regarde s’approcher, sans broncher et une voix intérieure me hurla de l’étrangler sur place. De me débarrasser de lui. De lui et de ces envies lubriques qu’il ressentait à vouloir m’aider. A vouloir m’adopter. Le faisait-il souvent ? Croisait-il souvent la route de parfaits inconnus pour leur offrir une fraternité quelconque comme s’il eut pitié de moi. Pourtant, je ne bronche pas. Je le laisse faire, je laisse ses bras s’enroulés vicieusement autour de moi et je l’écoute avec ce même sourire amusé qui ne me quitte plus depuis qu’il est entré dans cette auberge. Depuis qu’il eut l’entêtement de vouloir, entré dans ma vie.
Il retourne s’asseoir, et il me regarde avec ses grands yeux verts, éclaircit par le feu de cheminé. Ce vert brillant comme une émeraude pure.

« - Tu sais, tu me fais rire. Vraiment beaucoup. Tu proposes à beaucoup de gens qui croisent ta route d’être ton frère ou ta sœur ? Pitié, dis-moi que non. Je ne voudrais pas décevoir l’idylle soudain que tu es entrain de formanter dans ta petite tête mais je ne suis pas le genre de sœur modèle. Je ne veux pas de ton aide non plus…A vrai dire, je n’ai jamais eu besoin de l’aide de personne, j’ai appris à me débrouiller comme une grande depuis bien longtemps. Comme je te l’ai dit, je suis une fille à problèmes et notre société est telle que tu ne survivras pas longtemps si tu te fais des amis comme moi, tu n’imagines même pas le nombre de personnes qui ont une dent contre moi. Tu peux percevoir cela pour de la gentillesse mais c’est juste une mise en garde…Si l’on apprenait que toi, petit inconnu tout faible, tu as un quelconque lien avec moi, tu te ferras manger tout cru et le pompon de l’histoire est que je suis une salope. Je te laisserais crever sans pour autant venir t’aider. J’ai aidé déjà assez de gens comme ça ces derniers temps et je suis actuellement, en retraite prématurée. Franchement, t’es mignon et gentil, mais tu ne veux pas d’une amie comme moi encore moins une quelconque sœur…. »

Ma propre famille, adoptive ou de sang, me cause bien assez de soucis et de problèmes comme ça. Quand je pense qu’ils trempent tous dans quelque chose de louche. Quand je pense que Hana est morte. Elle est juste morte, servant une cause « juste ». Une cause « bien ». Alors où est le bien et où est l’amour quand on meurt bêtement comme elle ? Qu’est-ce que cela fait de mourir pour le « bien » ? Cela nous permet-il de gagner un billet direct pour le Paradis ? Non. Je ne pense pas. Hana est juste morte et Oméa ne survivra pas plus longtemps que moi si elle continue les bêtises. A servir des idéaux tout juste débiles et puériles. Qui servirait une cause entraînant la fin du monde magique ? Qui ? Personne de censé.

Quant à Jasper…Je préfère me laisser à penser qu’il est quelque part, en sécurité, loin de toute cette folie et que comme Kazuto, qu’il n’ait pas perdu cette innocence qui résonnait en lui.

Son regard ne s’est pas détourné, il est juste planté là, devant moi, assit, à m’écouter. Ma main glisse naturellement derrière ma nuque que je masse en soupirant. Je déteste vraiment les gens qui tentent une approche purement brutale de la sorte, tentant de forcer le verrou de mon cœur.

« - Tu ne sais rien de moi. Tu n’entendras que des rumeurs avec dans chacune, une demi-vérité sur la femme que je suis. Je peux concevoir que tu puisses vivre dans un monde idéal ou de nounours rose dans lequel tu peux royalement te moquer de ce qui se dit ou se fait mais ça, l’ami, ce n’est pas vivre. Tu apprendras à tes dépends certaines choses certainement et crois-moi, cela ne te plaira pas. J’ai ma vie à faire, tu as la tienne et il n’y a nullement besoin qu’elles s’entrecroisent plus que nécessaire. Je suis le danger, je suis la mort et je n’apporte généralement pas mon lot de bonnes nouvelles quand je passe dans la vie de quelqu’un alors pour un orphelin, trouves-toi une famille plus correcte que moi. Tu le mérites. »

La tempête semble faiblir même si le ciel est toujours aussi noir, menaçant à nouveau de s’effondrer, nous emportant tous avec. Je jette un œil à ce petit bout d’homme sur mon lit, l’imaginant avec plus de maturité…Peut-être que tout compte fait, cela sera quelqu’un de bien. Ou peut-être qu’il est juste trop naïf pour voir le mal, régner en maître autour de lui…En face de lui. Peut-être qu’il le voyait et qu’il s’en fichait mais quand je le vois quelque part…Il me rappel juste ces deux imbéciles. Jasper avec son innocence et Luka avec sa naïveté légendaire à voir le bien partout, même chez certains.

Mais à quel prix il apprendra ? Que devra-t-il sacrifié pour se rendre compte que la vie n’est juste pas un conte de fées ?




 MessageSujet: Re: Les maux du coeur | Kazuto   Les maux du coeur | Kazuto EmptyVen 27 Nov - 16:46

Kazuto Kusanagi
Kazuto Kusanagi

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« Les maux du cœur »


Enya n'avait pas l'air d'accord avec les propos de Kazuto et semblait plutôt se moquer et refuser la proposition en ajoutant qu'elle savait se débrouiller toute seule, mais surtout que s'était une femme à problème qu'il ne valait mieux pas fréquenter.

Le jeune homme trouvait ça touchant qu'elle pense en quelque sorte à son bien-être, mais d'un autre il était un peu déçu qu'elle refuse son aide, il soupira en laissant apparaître un petit sourire sur son visage avant de se recoucher et fixer le plafond.

- Je vois.. Je ne vais pas te forcer la main, tu es assez grande pour prendre tes décisions. Mais j'aurais aimer pouvoir t'aider.. Tant pis.

- Tu ne sais rien de moi, tu entendras que des rumeurs avec dans chacune, une demi-vérité sur la femme que je suis. Je peux concevoir que tu puisses vivre dans un monde idéal ou de nounours rose dans lequel tu peux royalement te moquer de ce qui se dit ou se fait mais ça, l’ami, ce n’est pas vivre. Tu apprendras à tes dépends certaines choses certainement et crois-moi, cela ne te plaira pas. J’ai ma vie à faire, tu as la tienne et il n’y a nullement besoin qu’elles s’entrecroisent plus que nécessaire. Je suis le danger, je suis la mort et je n’apporte généralement pas mon lot de bonnes nouvelles quand je passe dans la vie de quelqu’un alors pour un orphelin, trouves-toi une famille plus correcte que moi. Tu le mérites.

Kazuto détourna du regard un instant pour regarder au travers de la fenêtre, le temps dehors qui n'avait toujours pas changé, il savait très bien qu'elle pouvait être dangereuse, il le sentait au fond d'elle, comme il ressentait du bon également.

- Oui, c'est vrai que tu sembles pouvoir tuer n'importe qui facilement, être effrayante.. Mais je pense qu'au fond de toi il y a aussi une bonne personne. Je ne sais pas comment te l'expliquer, mais j'ai comme un sixième sens qui me permet de savoir ce qu'il y a en-dessous cette carcasse de chair et de sang.

Kazuto marqua une pause, la fixa de nouveau, son sourire n'était plus, à la place il avait un air plutôt sérieux et sincère.

- Ne t'inquiète pas pour moi là-dessus, je n'ai pas peur et si je dois mourir, qu'il en soit ainsi, on meurt tous un jour de toute façon, mais tant que j'ai un objectif, un but, je sais que je resterai robuste et que je reviendrais toujours d'entre les morts pour revenir dans ce monde accomplir ce que j'ai à faire. Dans tous les cas je te remercie déjà de ta gentillesse et des soins que tu m'as donné. Je ne compte pas t'embêter après ça, je t'es proposé, tu as répondu. Je ne suis pas du genre à harceler là-dessus, même si je suis têtu sur le reste comme par exemple que j'irai pas te vendre et encore moins essayer de t'enfoncer un couteau dans le dos.

- Qu'est-ce que tu parles bien de temps en temps gamin. Pleura Denzel. A croire que tu veux vraiment te réserver un coup avec cette femme et ainsi enfin entrer dans le monde des adultes..

- Pff.. De toute façon il n'a pas besoin de cet pimbêche de service. Fit Yuna en donnant un coup de parapluie au séraphin de lumière pour ensuite aller enlacer son hôte et s'allongeant juste à côté de lui. Ce geste fit bouger un peu les draps à côté du garçon, mais sans attirer l'attention autour d'eux.

Kazuto eut juste un petit sourire coincé qui s'afficha sur son visage, montrant qu'il était gêné. Il se retint de rire également en voyant Stela étrangler Denzel pour ses bêtises, Alice qui rajoutait une pointe de poésie en voyant l'amour fou de Yuna pour son maître et Ryu qui se tenait droit comme un piquet à attendre les réactions d'Enya si jamais elle tentait de faire quelque-chose de suspect.

- Et maintenant ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Parce-que je ne pense pas que tu vas rester ici à me fixer toute la journée ? Si ? Ou alors nous pourrions discuter un peu plus et par exemple me raconter quelques-unes de tes aventures ?

Le jeune homme avait fait d'autres propositions afin de passer le temps durant le moment où il était encore malade jusqu'à ce qu'il soit en état de marcher droit et repartir dans de meilleurs conditions.


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