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Human & Magic - Fondation d'Iratus
 MessageSujet: Human & Magic - Fondation d'Iratus   Sam 7 Nov - 23:28

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Eileen Fa Long

[M] Iratus

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Human & Magic
Naissance d'Iratus


Son dos la lance alors qu’elle grimpe sur l’estrade de fortune montée au milieu du camp. Debout malgré l’échec cuisant qui marque son cœur au fer, Leen se met à scruter la foule du camp de réfugié, sans savoir par quel subterfuge elle pourrait attirer leur attention. Partout, elle n’arrive plus à voir les fiers habitants de l’ex Harujion au-delà des traits usés et malheureux des centaines de personnes qui campaient ici. Entièrement livrés à eux-mêmes, ils refusaient l’aide des mages et l’absence de gouvernement ne semblait pas les secouer plus que ça. Ils étaient maintenant indépendants, se battant eux-mêmes face aux bêtes sauvages et aux bandits. C’étaient en cela, qu’Eileen fondait tous ses espoirs. Parce que si son idée relève déjà de la folie, elle sait que sans eux, elle est totalement vouée à mourir dans l’œuf sans avoir pu naitre.

« Harujion. » Le mot, simplement prononcé, fit lever la tête de plusieurs personne vers elle. « Harujion ne méritait pas ça. » Reprit-elle, plus fort pour couvrir le début de murmure qui traversait le camp. Des réfugiés la dévisageaient comme si elle venait de proférer une énormité, d’autres la fusillaient du regard parce qu’elle retournait le couteau dans la plaie. Fa Long se mordit la lèvre. Prendre la parole en public n’était pas si facile que ça, finalement. « Je faisais partie des groupes de sauvetages. Vraiment, Harujion ne méritait pas ça. » Nouveau silence pour la brune. « Non, vous ne méritiez pas ça. Aucun de vous n’aurait dû perdre tout ce qu’il avait dans une bombe qui n’avait rien contre vous. Le problème, au fond, ce ne sont pas les civils. Ce sont les mages. » Cette fois-ci, la soldate se mordit la lèvre en entendant l’ovation timide de la foule. « Ils peuvent tout faire, sans jamais être inquiétés des conséquences de leur actes. Le Conseil ne faisait que lancer des avis de recherche dans le vide, les conseillers se tournaient les pouces alors que vous étiez les victimes. Bâtiments détruits, vols, impayés, missions oubliées ou mal faites… Les raisons ne manquent pas de leur en vouloir. Et maintenant, une nouvelle est apparue. » Eileen se racle la gorge pour cacher la peine et la colère qui la ronge. Elle n’a toujours pas pu se pardonner d’avoir échoué à une poignée de mètres de la bombe. La destruction d’Harujion était partiellement sa faute. « Ils n’ont pas pu faire le travail pour lequel vous essayiez tant bien que mal de prendre sur vous les désagréments. Ils ont échoués. Tous les groupes de sauvetages ont échoués et maintenant vous êtes ici, à attendre une rétribution qui ne viendra sans doute jamais. » Cette nouvelle ovation, qui venait du plus profond des cœurs de chacun des réfugiés, lui fit l’effet d’un coup de poignard. Chacun d’entre eux pense, vit et respire en ayant cru ce qu’elle dit. Si Leen ne l’avait pas vu, elle n’aurait jamais cru que les habitants de Fiore en voulaient aux mages à ce point. Elle n’aurait pas non plus pensé à orienter son projet en vue d’une réconciliation avec eux. « Je suis sûre que, si vous en aviez eu les moyens, vous auriez pu renverser la balance. Je suis sûre que si chacun de vous avait un artefact, vous pourriez vous battre et remporter la bataille ! » Maintenant le camp tout entier s’était réuni au pied de l’estrade. Les réfugiés sifflaient, applaudissaient et ovationnait ses dernières phrases comme si elles avaient contenu l’unique et seule vérité. Pourtant, le regard de la combattante s’arrête sur un homme, au milieu de la foule. Stoïque, ses bras couverts de tatouage croisés sur sa poitrine, il la jaugeait. Et, calme au milieu de la foule, sa voix rompit l’allégresse.

« Qui êtes-vous ? Vous avez dit être dans le groupe de sauvetage mais vous n’avez pas utilisé la magie une seule fois pendant les trois mois où vous êtes resté ici. Vous nous parlez comme un messie mais pourquoi devrait-on vous voir comme tel ? Vraiment, qui êtes-vous ?
- Eileen Fa Long, membre de Lamia Scale.
- Membre ? Mage vous voulez dire !
- Je suis née à Joya, sans la capacité de maitriser la magie. Mes parents maitrisent les magies de manipulation du métal et des cristaux mais moi, je n’ai jamais pu utiliser la moindre parcelle de magie pour quoi que ce soit. La seule chose que je peux faire, c’est fournir de l’énergie à l’artefact que je porte au poignet. » Eileen lève lentement le bras, dégageant Changeling de la manche de sa tenue. Heureux de retrouver la lumière, il se met à trembler et la structure si parfaite du bracelet se déforme. Le métal coule le long de son membre, tombant à ses pieds avant de former la poêle que sa détentrice avait réclamé, sous le regard et les murmures ébahis de la foule. La voix du type, toujours stoïque, retentit à nouveau.

« Je ne te crois pas. Il n’y a qu’un mage pour faire ça.
- Alors prennez-le. Prennez Changeling et essayez. » L’homme la rejoint à pas de loups, sans la quitter des yeux. Méfiant, il s’empare de l’objet en observant la jeune femme, qui hausse des épaules et penche la tête sur le côté. « Hé bien Messire ? Qu’attendez-vous pour lui demander de se transformer en bracelet ?
- Tournez-vous. » Dans un soupir, la soldate s’exécute. Les bras croisés, tapant doucement du pied pour manifester son impatience, elle finit par entendre un nouveau mouvement de stupeur. Elle ne put s’empêcher de sourire en voyant Changeling glisser sur le sol devant elle avant de se jeter sur son bras tendu. La sensation familière du poids de l’artefact tire à Eileen une moue satisfaite, qui la quitte aussitôt lorsqu’elle fait de nouveau face au type qui doutait d’elle. « Bordel mais qui êtes-vous ?
- Je suis une alternative à ce qui vous pose problème. Je suis ce que vous n’avez jamais espéré. Je suis une civil avec un simili de magie, qui a fait partie d’une guilde de mage. En d’autre terme, je suis une alternative possible au système actuel. » Le silence se fait et l’homme à ses côtés recule lentement. « Et si moi, je le peux. Vous aussi. Chacun d’entre vous pourrait devenir un non-mage qui se bat pour lui-même. Chacun d’entre vous pourra remplir des missions comme un mage mais sans l’être.
- Et comment tu comptes distribuer ses artefacts ? C’est rare, il me semble non ?
- J’ai dans l’espoir de fonder une guilde. Une guilde dans laquelle aucun mage né ne pourra entrer ou alors sous des conditions si drastique que ça en deviendra presque impossible. Une guilde de non mage armé et entrainé qui répondront aux demandes des habitants qui n’ont pas voulu prendre les armes. Une guilde qui ira réclamer, en leur nom, les dédommagements que leur doivent les mages en employant la force si c’est nécessaire. » Cette fois-ci, l’expression si lisse de Leen s’était mué en véritable masque de volonté et de colère. « Je veux qu’Iratus Orationnis vive. Mais sans vous, c’est impossible. » Enfin, Eileen se retourna et défit la ceinture de son obi pour exposer son dos. Réunissant le tissu sur sa poitrine, elle senti le soleil brûler légèrement l’encre indélébile du tatouage qui s’étendait jusqu’à la naissance de ses fesses. Inscrit en orange sombre, le masque colérique sembla défier la foule toute entièrement de l’arrêter. « Je veux que ce symbole flotte aux quatre coins du pays. Je veux que chaque civil puisse le voir et se dire que lui aussi, il peut devenir un non-mage parmi les mages et appartenir à une famille s’il n’en a plus. »

Le silence autour de la brune commençait à lui peser quand une main se pose sur son épaule. L’homme tatoué lui fit un sourire à la fois triste et heureux avant de l’aider à se rhabiller. Quand il l’a jugea prête, il la serra dans ses bras. Surprise, la soldate ne sut que faire et resta totalement immobile jusqu’à ce qu’elle sente son souffle contre son cou. Prête à lui flanquer une baffe, elle fut surprise de l’entendre murmurer à son attention.

« Je te suivrais, Eileen Fa Long. Et je suis persuadé que je ne serais que le premier d’une longue liste. »


Wizzle avait raison. J’ai recommencé ce discours des centaines de fois et dans des dizaines de lieux différents, avec lui et d’autres à mes côtés. Et petit à petit, notre nombre enflait, grossissait, à tel point que cela devenait pour moi une source d’angoisse. Je me demande encore ce qu’Obaba ressentait à l’idée d’être, comme moi, le sujet d’admiration et d’espoir de dizaine de gens. J’ai peur de ne pas être à la hauteur, peur de les décevoir mais, à chaque fois que je manque de craquer, ils sont là. Ils m'ont toujours aidé, m'ont même soigné ou protégé lorsque la foule me lançait des pierres. Ils me rappellent tant la bande de joyeux drille que j’ai quitté à Joya. Je me demande ce qu’ils en penseraient, de me voir ainsi maîtresse d’une guilde. En retournant voir la reine pour obtenir Coco, le mois dernier, je n’ai pas eu le courage d’aller les voir. Le voyage de retour a été un vrai calvaire mais j’ai été ravie de revoir ce vieil oiseau de malheur et encore plus lorsqu’on m’a appris que la reine de Fiore, qui avait disparu pendant près de six mois, nous offrait un local suffisamment grand pour tout le monde. Je n’aime pas être redevable, mais cette situation a du bon. Iratus Orationnis siégera donc à Arcadia, tout prêt de la nouvelle Silver Sword. Reste à savoir si, sur le long terme, cela ne me coûtera pas plus que je ne le souhaite.

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