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Wall [Maël]
 MessageSujet: Re: Wall [Maël]   Sam 21 Nov - 23:13

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Sybilia Philips

Sabertooth

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Maël Selesta



J'ai beau fermer les yeux, me concentrer au maximum, faire un voeu, serrer les poings, recevoir des coups, me faire cracher dessus, insulter et traiter comme une moins que rien, rien n'y fait. Je ne me souviens pas. Ma main droite empoigne mon vêtement au niveau de mon coeur et je serre, je serre de toutes mes forces. J'ai envie de me l'arracher et de le lancer à ses pieds. J'ai envie de m'ouvrir le crâne, de me crever les yeux, de me casser la colonne vertébrale, de me couper les jambes. Je n'en veux plus de cette ignorance, ni de cette souffrance. Faites qu'elle s'en aille bon sang... Qui c'est lui? Qui c'est eux? Qui j'étais... moi? Ce nom ne m'évoque rien de bon et c'est sûrement ce rien de bon qui veut rester caché. J'ai l'âme fragile et les gens en profitent, les gens sont cruels. Je hais les Hommes.

C'est là qu'il se lève et avance vers moi sans répondre à ma question, à mes prières. Une main, puis une deuxième fait tomber brutalement une pluie de pelouse. Il sourit, il rit, il en a du mal à respirer, je baisse la tête. Les larmes remontent à mes yeux. Je revois un sourire de sorcière, une pimbêche qui marche autour de moi, qui prend bien son temps juste pour me faire chier, qui sait que je sais. Un regard échangé qui veut tout dire. La haine que nous partagions est passée. Je ne me souviens pas de son nom, mais je me souviens que le dernier endroit où nous nous sommes vues, ne fait que mettre de l'huile sur le feu. J'ai mal sans savoir pourquoi. Des débris partout, des corps, des morts et des blessés. L'échec. Je laisse retomber ma main qui rejoint la hauteur de l'autre posée sur ma cuisse, mes poings se serrent. Je t'ai entendu. Mes yeux se relèvent, meurtriers vers cet enfoiré dont la seule idée de penser à me violer me dégoûte à un point tel que mon aura violet s'échappe de mon corps... jusqu'à ce que le petit singe atterrit sur ma tête pour faire le ménage de ma chevelure... sûrement pour atténuer la tension qui vient d'être crée par de tels propos...

« On est mariés? Non? Alors ton consentement tu peux bien te l'enfoncer où je pense. »

J'ai pas peur d'un type qui fait pousser des arbres et qui dresse des animaux sympathiques. Les gardiens de Salomon sont avec moi et ils sauront me donner la force de me défendre contre un faux-consentement. Il est mieux de se tenir tranquille s'il veut vraiment en violer une parce que son machin pourrait bien disparaître en un clin d'oeil... Et ses mots tentent de m'écraser, de me rabaisser au niveau de déchet. C'est bon, je l'ai déjà entendue celle-là. Je le laisse parler puisque ça a l'air de lui faire un grand bien. Plus les insultes fusent contre moi, moins mes oreilles sont portées à écouter, plus je me sens devenir sourde, moins j'ai envie d'obtenir ces réponses. Je me suis regardée dans l'eau, je suis humaine comme tout le monde... Comment peux-tu faire ça? T'ai-je fait la même chose? En quoi c'était pire? Sa question a l'effet d'un coup de fouet. Mon conscient se réveille subitement. Je réponds:

« Rien... rien du tout... sauf une perte de temps atroce et de la salive gaspillée... apparemment. »

Mes yeux se figent sur une feuille. De cette feuille glisse une goutte d'eau qui retombe dans l'eau. Est-ce que c'est un signe que je dois plonger plus profondément dans la question du « qui je suis » ? Ou bien cela signifie que je dois laisser tomber cette curiosité de me souvenir de ce gars, de ce que je lui ai fait, de ce que j'ai fait au monde entier, de qui je suis? Mes yeux rougis se tournent alors vers lui, presque piteux.

« Tu peux faire comme tout le monde aussi... et me laisser pourrir comme un déchet et supposer que la nature fera son travail... »

Je soupire. J'ai l'impression que j'ai rebroussé chemin pour rien, que cette vérité n'existe pas, que ce type cherche juste un prétexte pour me faire souffrir mentalement. Ajatar, à chaque fois que je prononce ton nom, j'ai mal... mais quand je t'entends rire, j'ai envie de sourire...

« Te rabaisseras-tu à mon niveau ou resteras-tu sur ton piédestal à me regarder baigner dans l'ignorance? »

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 MessageSujet: Re: Wall [Maël]   Mer 25 Nov - 22:58

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Maël Selesta

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Rien – Certainement qu'il le savait déjà. Comment une telle créature pourrait apporter quelque chose à notre tête blonde ? Cependant l'idée mûrit, elle fait sa petite place dans sa cervelle de génie. Cervelle qui eu déjà l'occasion d'élaborer un tas de plans ingénieux. Dans l'instant, il se contente toujours d'observer la petite bête. Celle qui passe de l'aura violette de haine, aux larmes. Un soupir qui s'échappe alors qu'il comprend enfin que c'est parfaitement ce genre de comportement qu'il dénigre et même si quelque chose pique sa curiosité chez cette fraise, elle lui donne l'envie de recracher son dîner. Croisant les bras, il écoute son récit en mordillant sa lèvre, signe d'impatience. Pietro continue de tourner en rond pendant que Rafiki vient se percher de nouveau sur son épaule. Il en profite pour renifler l'oreille du blond, histoire de s'assurer d'une parfaite hygiène, satisfait il s'écarte et croise les bras à son tour, le tout donnant une parfaite symétrie. « Tu m'as frappé comme un parfait bougre. » dit-il en faisant semblant de pleurer, essuyant ses yeux avec sa manche. Sa réponse est d'une pure honnêteté, ce qui vient contraster avec ses phrases précédentes.

« Comment un truc comme toi peut oser porter des coups à mes testicules ? Je veux des enfants. » Il lui adresse un sourire, seulement mi-sincère cette fois. Dans le fonds, bien sûr que la haine continue de monter, continuer de pénétrer et circuler dans son réseau sanguin si bien qu'il décrocherait bien son pied du sol pour venir frapper son visage. Le coup qu'il lui a déjà porté tout à l'heure n'est pas suffisant pour ce qu'elle lui a fait subir, personne ne maltraite si médiocrement un être comme lui, jamais. Attrapant Rafiki de sa seule main, il vient le déposer sur le sol, ce dernier le regarde étrangement et ne cherchant pas à comprendre d'avantage, regagne l'arbre dans lequel il était perché. « Bien. » Sa mine semble sérieuse, comme si il était prêt à divulguer un secret d'état. « Me rabaisser à ton niveau... » il semble réfléchir, cette demande étant comme lui demander de décrocher la lune, un effort surhumain, quelque chose de très difficilement envisageable. « je vais donc te dire ce que je sais. » Un petit sourire malicieux alors qu'il sort de sa poche la même clé qu'il y a quelques temps maintenant.

Venant poser l’embout de la clé contre l'arbre, il tousse avant de prononcer. « Jungle Zone : Fermeture. » Les arbres majestueux retombent vulgairement dans le sol, les fleurs se referment et disparaissent une à une. Le soleil qui divulguait une chaleur incroyable, s'adoucit. Le bruit de l'eau quitte peu à peu l'oreille des protagonistes pendant que d'un signe de la main, Rafiki fait ses au-revoir. Comme seul bestiole encore présente : Pietro qui tourne la tête dans tout les sens pour tenter de se repérer. Autant de changements pour un si jeune loup n'est pas une mince affaire.

Le décor redevient alors une simple ruelle un peu louche. Quelques personnes qui n'avaient certainement pas osés s'aventurer dans la jungle regardent un peu étrangement le spectacle, leurs yeux se portent d'avantages sur le corps, sans vie, de l'un des voyous. Maël se contente de hausser les épaules et vient s'appuyer contre un mur. « Inutile de continuer à poursuivre un si long discours dans une jungle, même si je pense bien que les bananes et autres objets longs et épais de la nature te plaisent. » Farfouille et farfouille encore dans ses poches pour tenter de la retrouver. Puis, il la sort, une simple cigarette à moitié cassé qui est cachée depuis plusieurs jours. Sincèrement depuis que son double lui a fait essayer, il a un peu de mal à arrêter. Il ne cherche pas vraiment à le faire mais ce n'est pas non plus ce qu'il préfère.

« Fairy Tail. » Ses sourcils se froncent durement, son regard dessine la haine que ces deux mots représentent. « Quand Hajurion et Crocus ont sautés comme un magnifique feu d'artifice, les fées ont jugées le conseil responsable de ça. » Un court arrêt alors qu'il réfléchit à la suite de son comte. « Le roi, étant plus ou moins toujours d'accord avec cette bande d'attardés, organisa votre poursuite. En gros, si tu es aujourd'hui le déchet que je vois sous mes magnifiques yeux, c'est de leur faute. Si tu vagabondes à droite et à gauche, pourchassé, c'est de leur faute. Si tu dois subir tout ça, c'est eux. » Son visage tente de s'imprégner de tristesse, une fausse tristesse totalement égocentrique. Une chose est maintenant claire, les fées paieront et peu importe par quel biais, les choses vont commencer à bouger et cela commence maintenant, que Sybillia croit en l'histoire ou non.

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 MessageSujet: Re: Wall [Maël]   Lun 30 Nov - 1:50

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Sybilia Philips

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Maël Selesta



Je l'aurais frappé... et pas à n'importe quel endroit en plus. J'arque un sourcil. Aux testicules? Peut-être qu'il le méritait... peut-être que mon moi du passé ne tolérait pas les insultes et à force de se faire traiter comme un déchet elle a décidé de lui couper la parole et le traiter d'écoeurant. Peut-être que j'en avais marre comme j'en ai marre en ce moment d'être traitée comme une moins que rien. Peut-être que j'aurais pas voulu qu'il se reproduise. À voir quel genre de mec il est, il doit pas mériter pouvoir avoir une progéniture. Si sa progéniture est comme lui, la planète entière finirait par être traitée comme un déchet et lui serait tout en haut, assis bien au chaud sur son trône à rire comme un débile du malheur des autres.

Il décide finalement par plier, se plier, se contorsionner au niveau de déchet pour me parler et m'expliquer ce qui s'est réellement passé. Que de générosité dites donc... Son Altesse a décidé de m'éclairer sur le sujet. Il fouille et sort une clé. D'un geste de la main et quelques mots, l'environnement forestier retourne là d'où il vient. Pourquoi décide-t-il de se débarrasser d'un des seuls endroits au monde où ils n'oseraient pas venir me chercher? Il veut permettre aux civils de me retrouver? Il veut avoir la chance d'être interrompu dans sa révélation de la vérité? Je regarde le singe qui fait un signe de la main pour dire au revoir. Je suis tellement figée dans mon ignorance que je fais que le fixer et quand je lève finalement la main, il est trop tard... Mes yeux se tournent ensuite vers le louveteau qui n'arrive plus à se repérer.

Le blond s'éloigne pour s'appuyer contre un mur. Loin de moi, c'est en effet une bonne idée... juste au cas où mon problème d'apparence de déchet soit contagieux... Puis il parle de sa jungle et d'objets épais et longs. Il a raison... j'adore me cacher derrière les troncs d'arbre. Je peux grimper aux arbres aussi pour aller chercher des bananes. Mais comment il sait? Je mangeais une banane à notre dernière rencontre? J'hausse les épaules. On s'en fout, c'est pas important. Je fixe ce qu'il apporte de ses poches. Une cigarette? Puis il prononce deux mots, deux mots remplis de haine et de colère. Deux mots qui ont l'air de le bouleverser, mais deux mots qui sonnent des cloches dans ma tête. Un blond à Fairy Tail. Je sens un courant électrique me traverser le cerveau à la vitesse de la lumière. Je sais où j'ai vu Ajatar. Je me souviens.

« S'il y a quelqu'un à blâmer dans ce cas, c'est le Roi je pense... Étant donné que c'est lui qui a pris cette décision. Une guilde n'a pas tant ce pouvoir sur le monde... »

Puis je viens soudainement mal à l'aise. Je me souviens d'un blond à Fairy Tail, un blond avec qui j'aurais fait une mission, un blond qui m'a coûté tous les os du corps, un blond qui m'a retenue dans sa guilde pour que je me repose même si je griffais les murs pour partir à tout prix. Le blond, ce devait être lui. Le maître de Fairy Tail... il a sûrement été mis à la porte et maintenant il blâme sa propre guilde et il essaie de me faire croire n'importe quoi... sauf que son discours ne se tient pas vraiment. Je croise les bras, affiche un air boudeuse, tourne le tête parce que je me suis sacrifiée pour un type qui doute encore de moi... et pire encore, aujourd'hui il me traite comme une moins que rien.

« T'as pas à demander aux autres de se venger à ta place. Et d'ailleurs, j'ai pas à te rendre ce service... pas après m'être faite briser tous les os du corps à cause de toi. J'ai passé des mois à l'hôpital, tu le sais ça? Et t'oses encore douter de mon allégeance... Pfff, trouve-toi une vie Ajatar, et prends-toi contre les bonnes personnes... »

Je mets mes mains à plat au sol et me relève avec difficulté. À mon tour, je m'appuie contre le mur.

« T'es laid quand t'as l'air menstrué. »

Puis j'entends ces gens qui rôdent, qui parlent, qui nous repèrent et bientôt, nous ne serons plus que deux, mais au moins une bonne douzaine dans cette ruelle... probablement à se taper dessus comme des abrutis qui veulent avoir raison...

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 MessageSujet: Re: Wall [Maël]   Mar 1 Déc - 21:39

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Maël Selesta

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La cigarette vient se porter à sa bouche, tranquillement, pendant qu'il écoute attentivement les dires de la petite prune d'une oreille. Appuyé contre le mur, il l'observe et remarque que pour une pauvre greluche qui a perdue la mémoire, elle ne semble pas si blonde que ça. Fouillant dans sa poche, il retrouve cette fois quelques allumettes qu'il gratte juste pour allumer sa cigarette. Il se prend ce petit luxe de temps en temps, cela ne fait jamais bien du mal dans le fonds. Son regard se perd dans celui de la violette, celle qui semble plutôt perturbée par la disparition de la jungle et des quelques individus qui vous observent dans les coins de rues. Tout ce qu'elle dit n'a aucun sens et le blond l'exprime par un simple soupire alors qu'il prend une première taffe de sa cigarette. La fumée passant de travers, il tousse comme un adolescent de quinze ans qui test pour la première fois le tabac. Pietro l'observe d'une manière tout à fait indifférente et vient s'allonger contre les pieds du blondinet.

Ne bougeant pas d'un pouce, l'homme se contente de rétorquer. « Si tu savais à quel point une guilde pouvait avoir du pouvoir, tu serais surprise. » Un simple sourire se dessine alors qu'il comprend enfin le sens des mots de celle qui semble comparer notre blond avec une personne parfaitement inconnue. « En plus de perdre la mémoire, tu deviens complètement folle, achètes-toi une vie toi-même. » dit-il sur ce ton enfantin qui lui va tellement bien. Il se baisse alors et vient caresser le jeune loup avec l'autre main que celle qui tiens sa cigarette encore fumante. Très franchement et même si ce n'est pas simple pour lui de l'avouer, il semble assez déçu. Lui qui jugeait Sybilia comme une rivale fortement prometteuse, tout tombe à plat. Même plus qu'une rivale, il pensait que celle-ci serait peut-être plus importante encore, difficile de pouvoir mettre un mot sur cela, mais les sentiments du jeune homme sont assez troublés en présence de cette petite prune. Impossible de qualifier cela d'attirance ou encore d'envisager le début de quelque chose pour autant. D'autant que c'est loin d'être le genre de choses dont peu se soucier Maël.

La main qui caressait le loup se relève et vient se pendre le long du corps de celui-ci. Reprenant une taffe de sa cigarette, il s'écarte du mur pour venir s'approcher d'avantage de la violette, ne se trouvant désormais plus qu'à quelques centimètres de celle-ci. « Comprends-moi bien, tu as peut-être trop fumé d'herbe originaire de la région mais si il y a bien quelqu'un qui a besoin de reconstruire sa vie ici, c'est bien toi. Regarde-toi pauvre déchet, tu tiens à peine debout, tes larmes pèsent des tonnes. Tu es tellement faible que tu n'est pas capable d'assumer le fait d'avoir vu plusieurs de tes hommes mourir pour toi. Oui, pour toi Sybilia. Ces hommes protégeaient peut-être le conseil mais qui en faisait partie d'après toi ? Et bien une pauvre fille comme toi. » Chaque mot est posé tel un crachat, un discours plein de haine qui vient répondre à sa provocation précédente. Elle a refusée d'avaler le mensonge de Fairy Tail, elle ne se souvient même plus de lui, elle n'est même pas capable de mettre un nom sur qui il est. Elle est trop faible, beaucoup trop faible et médiocre pour qu'il puisse la considérer comme égale à lui.

« Tu ne vaut rien. » La phrase vient conclure le discourt haineux. Est-ce la déception de la voir aussi ridicule qui le pousse à lui parler de cette manière ? Peut-être. Même si les termes sont agressifs, il espère certainement que dans le fonds, cela va lui faire bouger son fessier de limace. D'ordinaire son ton serait plutôt sarcastique mais dans l'état médiocre dans lequel elle est, ce n'est même pas certain qu'elle comprenne des mots plus subtils. Il se recule alors de nouveau de la petite chose. Lui qui exprime tant de hardeur envers elle, elle qui n'a pourtant rien fait d'apparence, comment peut-il bien se comporter en présence d'une fée désormais ? Il en prendra conscience bien assez tôt, mais il va falloir guetter d'avantage cette haine qui continue de le consumer, encore et encore.

Il tourne les talons et commence à avancer dans la rue, laissant la prune plantée là comme un déchet, seule. Le blond fait tomber sa capuche sur son beau visage et se stop net. Ses deux mains viennent se placer sur les côtés de sa bouche, en triangle comme pour crier. D'ailleurs c'est ce qu'il finit par faire. « Sybilia Philips est là ! Regardez juste là ! » qu'il hurle en pointant du doigt la victime d'une mauvaise blague. Les regards qui étaient déjà insistants s'amplifient pendant que d'autres personnes rejoignent la scène. Pendant ce temps, le blond glisse discrètement dans la foule qui s'accumule, le sourire aux lèvres. Le jeu reprendra lors de votre prochaine rencontre, peut-être.

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 MessageSujet: Re: Wall [Maël]   Mer 9 Déc - 18:34

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Sybilia Philips

Sabertooth

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Get out of my life
Maël Selesta



Moi? Devenir complètement folle? Je fronce les sourcils avant de réaliser que... ce n'est pas le bon blond. Il parle de m'acheter une vie... J'ai envie de lui cracher au visage, mais je suis civilisée. Je ne sais même pas pourquoi j'ai perdu mon temps avec ce type. C'est juste un gars comme un autre. C'est juste un humain. Il s'est abstenu de me battre sans retenue, mais cela ne fait pas de lui quelqu'un d'innocent. Il est tout aussi coupable que tout le reste de ce monde. Même s'il n'avait pas de pierre à la main, cela ne fait pas de lui un gentleman, juste un spectateur qui s'en mord les doigts de me voir périr avec le reste de ce qui est déjà tombé.

Pourquoi voudrais-je rebâtir une vie ici? Pourquoi voudrais-je me piéger moi-même au milieu de tous ces prédateurs qui n'attendent que le moment où je fermerai l'oeil pour venir m'égorger? Il me parle de faiblesse... et il me parle des hommes. De mes hommes. Mes yeux s'écarquillent, je me fige dans la vision et je revois toute la scène comme si j'y étais. Le bâtiment s'écroule sous une explosion que je n'ai pas pu empêcher. Je les vois ensuite suppliant sous les décombres, gisant dans leur sang. Il y avait Kôta... Kôta qui a combattu à mes côtés. Quel soulagement de savoir qu'il est peut-être encore en vie! Mais... je ne vaux rien comme il dit. La vie de ces hommes dépendait en partie de moi. Et puis je revois d'autres hommes, ceux qui étaient sous mon commandement... se faire massacrer sous mes yeux... par celui que je croyais aimer.

Mon oeil laisse échapper une larme, puis une autre. Je ferme les yeux. Ça doit cesser... je dois cesser de pleurer... c'est fini, je ne le reverrai plus jamais... mais non... je l'ai revu. J'ai perdu, à nouveau. Il me tourne le dos, il me dénonce, ils s'approchent comme des vautours. Je crie, de rage et de peine à pleins poumons. J'ai envie de tout casser, tuer tout le monde... mais ça ne sert à rien parce que dans mon monde, je suis déjà seule. Il n'y a personne ici ou là pour moi... pas même Kôta. Il disparaît parmi la foule, aucun moyen de savoir où il s'en va et de toutes manières si je revois sa sale tronche, il n'en sortira probablement pas vivant. J'ai assez souffert comme ça, je n'avais pas besoin de me faire rabaisser de cette façon par un inconnu... Mes ailes poussent dans mon dos et dans un battement, je me retrouve au-dessus des bâtiments. Je prends la fuite à nouveau parce que c'est tout ce que j'arrive à faire dans ce monde: fuir mes problèmes et ma peine. Je me rends là où le vent m'amènera, là où mon coeur décidera de me porter dans ma lourdeur boulimique.

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