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Et mon cœur fait "boom".
 MessageSujet: Et mon cœur fait "boom".   Et mon cœur fait "boom". EmptyDim 11 Oct - 18:36

Anonymous
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Et mon cœur fait « boom »


Le ciel était dégagé, les rayons du soleil perçaient à travers le feuillage pourtant dense de la forêt. Une agréable odeur de sapin et de cèdre flottait dans l’air, dans cette partie de la forêt qui abrite des conifères. Une mère oiseau donnait la becquée à ses petits, quelques écureuils vagabondaient de-ci de-là, l’un d’eux courant sur une branche longeant la rivière, cette dernière ployant sur la course du petit animal, un peu plus lorsque celui-ci sauta sur la berge opposée. Puis un autre écureuil emprunta le même chemin, un papillon mauve tacheté de couleurs criardes remonta lentement la berge, l’eau ruisselante, tremblotant sur son lit de galets et pierraille, pour enfin laisser place à un homme aux longs cheveux blancs se lavant les mains dans l’eau, des trainées rouges suivant le courant se rependirent tel un encre pourpre dans cette source de vie…

Au loin derrière l’homme, quelques loups se partageaient des lapins sanguinolents, un filet de sang épais roulant sur les poils de leur museau. Comme il est de coutume, le chef de la meute mange le premier, puis vient le tour des autres, qui peuvent prendre les restes, les meilleurs morceaux avalés par leur puissant leader.

Une fois les mains et le visage lavés à l’eau claire, après ce repas partagé avec les loups, l’homme remplit sa gourde et se releva. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas partagé un repas avec une meute de loups. L’alpha de celle-ci le considérait comme un « allié », ayant aidé il y a plusieurs lunes de cela à la naissance de ses petits, qui ne se passait pas très bien.

L’homme soupira de contentement, et traversa la rivière sur des « galets à tête sèche ». Au moment où il atteignit l’autre bout, un petit bruit sourd se fit entendre, puis plus persistant : une harde d’animaux apeurés, fuyant on ne sait quoi. A en juger par la variété des animaux en fuite, cela semblait être un grand danger. Des sangliers, des cerfs, des écureuils, des loups, et bien d’autres encore. Au-dessus d’eux, du moineau aux pigeons, en passant par les corbeaux et différents autres animaux magiques. Tous semblaient vouloir échapper à un danger imminent, pouvant porter atteinte à leur vie.

Mais que cela pouvait-il bien être ? Les animaux terrestres, petits et grands, même les prédateurs, les animaux magiques, les insectes, les oiseaux … tous fuyaient. Quel danger pouvait-il bien menacer une telle diversité ? Une catastrophe naturelle, peut-être, ou bien la magie … Plus il y réfléchissant, plus l’hypothèse magique lui semblait probable, si non, pourquoi les créatures magiques elle-même se mettraient-elles à fuir ?

Laissant une trainée de terre derrière lui après une impulsion, l’homme s’aida d’une plante qui s’épanouissait à une vitesse ahurissante sous ses pieds pour sauter sur la branche haute de l’arbre le plus proche, afin de ne pas se retrouver sur le passage de ces animaux, qui à coup sûr, pourraient causer sa perte s’il se faisait piétiner dans un tel chaos. De longues minutes passèrent avant que le calme ne revint. Le vieil homme descendit de son arbre en un bond athlétique pour un homme de son âge, se rattrapa de la main droite à une branche basse de l’arbre suivant puis se réceptionna sur le sol. Le silence était pensant, et semblait s’étirer, et s’épaissir. Plus aucun être vivant hormis les végétaux et un vieux fou n’était présent ici.

La curiosité l’emportant de peu sur son envie de se mettre à l’abri, cet hurluberlu à la toison de lune s’avança plus loin dans la forêt, prenant la direction de la ville d’Harujion. Il marcha pendant presque des heures, parcourant les 3 quarts du chemin qui le séparait de la ville, lorsqu’une impression envahissante de danger imminent le saisit jusqu’au tripes. Un frisson parcouru ses pieds, danger, puis ses jambes, danger, puis son estomac et son ventre, danger, du bout de ses doigt jusqu’à la pointe de ses cheveux : DANGER. Haiko utilisa une bonne partie de son énergie magique pour former une barrière végétale l’entourant de toute part, aussi épaisse qu’il le pouvait. Des tiges vertes sortirent du sol, avec une rapidité surnaturelle, s’entremêlant les unes dans les autres, grandissant, puis durcissant et s’épaississant pour laisser place à un bois épais. Cette carapace s’épaissit sur environ 60 centimètres, puis recouvrit le mage qui se mit au sol immédiatement au moment où cette végétation venant de toute part se rejoignit au-dessus de lui.

Spoiler:
 

Un violent flash de lumière parcouru la forêt, suivit d’une onde de choc, et d’une détonation d’une violence inouïe. Le vieux mage ne ressentit que la détonation, mais la violence était telle que cela pris plusieurs minutes pour que ses oreilles cessent de siffler, et qu’il puisse retrouver leur usage.

Haiko se trouvait à a peine une demi-douzaine de kilomètre de la lisière de la forêt proche de Harujion, mais le sentiment de danger qui l’accablait n’était pas tout à fait passé. Il décida de ne pas sortir tout de suite de sa carapace protectrice. Il avait entendu dire, par son maître, il y a bien longtemps de cela, que certaines armes magiques pouvaient provoquer des dégâts même après leur effet initial, il lui avait expliqué que des particules magiques pouvaient empoisonner la vie pendant plusieurs heures, voir plus longtemps encore dans certaines circonstances. Il décida donc de rester à l’abri pendant ce qui lui sembla au moins une trentaine d’heures, puis il entendit un grognement derrière sa carapace protectrice. Cela ressemblait à un grognement de loup …




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Uriel Rudraksha
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

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