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We Cut the Night ∆ Jasper et Pia
 MessageSujet: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptySam 10 Oct - 16:45

Pia E. Divocci
Pia E. Divocci

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We Cut the Night
Jasper et Pia

Les visages autour de toi étaient maussades, et tu avais l’impression malsaine que l’œil pitoyable qu’ils affichaient tous s’immisçait en toi et que tu t’imbibais de leur saleté manifeste. Tu resplendissais, à ton habitude, et pourtant le ton crasseux et déprimant qui couvait dans l’air t’empêchait de luire jusqu’où tu le souhaitais. Personne ne levait les yeux sur ceux qui passaient à leurs côtés, les gens se hâtaient de rentrer chez eux, là où amis et famille les attendait. Tu ne connaissais pas ça, toi. Le seul endroit auquel tu étais attachée, à Fiore, venait d’être soufflé par l’explosion violente provoqué par des enjeux que tu ne saisissais pas. Ajatar Virke, tu n’en avais pas réellement entendu parler avant leur attaque terroriste. A l’annonce de l’offensive, tu avais rassemblé tes affaires et tu avais fui, comme l’intégralité des civils, embarquée dans un des nombreux trains surprotégés par les autorités affolées qui vidaient Crocus de toute vie. Quelques-uns étaient restés, apparemment, pour tenter de trouver la bombe – des imbéciles, à ton avis. Peut-être que Rhynal avait été sauvée, mais à ce que tu avais compris, la ville n’était pas si grande que cela. Alors que trouver une bombe dans l’intégralité de Crocus relevait du miracle, et tu ne connaissais personne qui pouvait avoir une chance aussi inouïe. C’était peine perdue, tu le sentais, et les visages affolés de la population ne pouvait que le confirmer : plus personne n’avait espoir que quelqu’un fasse quelque chose.

« Mademoiselle, on ferme dans moins d’une demi-heure, il faudra songer à... »

Ton regard sec croisa celui du barman qui s’interrompit aussitôt. Alors que tu te détournais vers l’immense horloge murale non-loin de toi, tu voyais les aiguilles s’approcher de vingt-deux heures. L’heure fatidique, celle qui était désormais inscrite à chaque recoin de rues : une des premières mesures de la royauté avait été d’instaurer un couvre-feu obligatoire dans tout le royaume, empêchant quiconque de traverser la nuit. Une milice avait été instaurée et veillait à la perfection à ce que personne ne puisse transgresser cette règle. Si à Pal, là où tu avais été emmenée avec plusieurs autres citadins en quête de relogement, certains avaient pris la mesure à la légère, les premières nuits avaient été catégoriques pour effrayer les plus téméraires à sortir dans la nuit : les miliciens avaient débusqués quasiment tous ceux qui sortaient de chez eux à partir de l’heure fixée, et ceux-là s’exposaient toujours à une longue amende qui avait dissuadés tout le reste. Même toi, tu n’osais plus goûter la fraicheur nocturne, qui pourtant te ressourçait tant, de peur de ne plus pouvoir compter sur tes dernières maigres économies.

« T’inquiètes Paulo, je vais pas tarder à bouger. Laisse-moi quelques minutes, encore. »

Paulo, tu ne le connaissais pas vraiment, et t’avais pas envie de le connaître plus que ça. Mais malgré tout, depuis ton arrivée ici, tu n’avais eu aucun contact avec qui que ce soit, chacun étant trop occupé à se recentrer sur ce qui était vital pour lui, et la simple présence de ce barman, toujours fidèle au poste, ne pouvait que te rassurer : tu avais un endroit où te rendre, chaque soir, et tu savais que tu n’y serais pas seule. Le bar se situait à l’entrée des quartiers chics de la ville et gardait cette apparence hybride entre le raffiné et le rustique, tu pouvais t’y rendre et espérer éviter les ivrognes lorgnant les bas-quartiers sans pour autant voir diminuer ton épargne trop drastiquement. Pour la première fois de ta vie, personne ne t’abordait – les gens passaient en trombe, n’osaient pas rester, rentraient rapidement chez eux. Le soir, avec le couvre-feu qui avançait, c’était pire, et les personnes encore présentes ne pouvaient que se compter sur les doigts d’une main. Tous des solitaires, comme toi, à errer sans but. Tu soufflas d’exaspération, sifflas la fin de ton cocktail que tu reposas sèchement sur le bar, et tu te levas, enfilant avec douceur ton manteau tout en cherchant quelques pièces dans tes poches pour payer ta note. Tes talons claquèrent sur le sol dallé alors que tu te dirigeais vers la sortie, et ton ombre portée par les diverses bougies éclairant la pièce se dessinait sur les différents pans de murs pour t’accompagner. Un manteau de fourrure, long et chaud, pour t’aider à affronter les ultimes jours d’hiver que la morosité rendait plus froids que jamais.

A la sortie, alors que tu débouchais dans une rue déjà déserte, si ce n’est la présence au loin de quelques miliciens attendant que les derniers habitués quittent le lieu pour rentrer chez eux, tu te décidas subitement de rester là à les narguer. Avec ostentation, tu te reposas de tout ton corps contre la façade du bar et tu allumas une fine cigarette, tirant de petites bouffées. La réaction des miliciens fut plus rapide que prévue : ils s’approchèrent rapidement du bar pour s’arrêter à ta hauteur.
« Mademoiselle, le couvre-feu va être instauré dans quelques minutes. Nous vous prions de vous dépêcher à rentrer chez vous pour éviter toute complication. » Feignant de ne pas les avoir entendu, tu ne posas ton regard sur les deux hommes en uniforme qu’après quelques secondes affairée à terminer ta cigarette. Lâchant ton mégot à leurs pieds, tu haussas les sourcils avec une fausse innocence plus que mesquine. « Quel genre de complication ? Si je souhaite rester ici, j’y resterai. » Les hommes poussèrent des grognements d’énervement. « Et puis de toute façon, j’attends quelqu’un. _ Il va être trop tard pour attendre, le couvre-feu va débuter. Laissez-nous vous ramener chez vous, et sans protester. » Il tentèrent de s’emparer de toi, mais tu réussis à les surprendre en te dégageant de leurs poignes et en t’écartant de quelques pas. « Ne me touchez pas ! » Tu avais presque crié de dégoût, quand tu aperçus, non loin de toi, qu’une quatrième personne venait d’apparaître depuis la pénombre. C’était ton quelqu’un idéal. « Tenez, le voilà. » Et tu te précipitas pour t’agripper au bras du jeune homme interloqué. Avec tes hauts talons, tu le dépassais, mais c’était bien derrière lui que tu te protégeais. « Monsieur, vous connaissez cette femme ?! » Tes doigts serrèrent plus fort le bras du jeune garçon qui n’avait rien demandé, une pression suffisante pour lui faire comprendre qu’il ne devait pas tout faire basculer.
electric bird.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyDim 11 Oct - 15:29

Jasper Féamor
Jasper Féamor

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Je reprend de nouveau la route comme un grand, laissant Enya derrière avec ces histoires personnelles. "Ne fais pas de conneries" qu'elle m'avait demandé, plus facile à dire qu'à faire. Sortir de Rhynal ne fut pas long, la ville n'ayant pas été touché par la guerre contre Ajatar. C'était celle que m'avait confié Enya, sa ville natale, et j'avais réussi. J'étais plus que fier de cela. J'avais aussi entendu que les autres villes n'avaient pas eus le même sort... J'espère sincèrement qu'aucune perte n'a été à déploré.

La route été longue, et je n'avais aucune idée d'où aller précisément, j'avais des objectifs précis, certes, mais aucune piste pour les suivre. Je fis donc ce que je fais de mieux, me fier à mon instinct. J'avais pris le chemin vers l'Ouest, montagne de Jura précisément. C'est là bas que j'ai croisé pour la dernière fois Karîn. Cela s'était dramatiquement passé, mais je n'avais pas le choix. je n'avais plus du tout entendu parler d'elle depuis ce moment, hormis lors de mon combat contre Adrien. Elle m'avait appelé en quelques sortes. J'avais peur de la revoir, mais je n'avais pas le choix. Je ne pouvais la laisser libre sans rien pouvoir faire. Je pense que c'est la première chose que je vais faire, et ensuite je trouverai Alice... Oui, c'est ce que je vais faire.

La nuit commençait à faire son nid dans le ciel, il allait falloir que je trouve une tanière pour la nuit. Par chance, je semblais me rapprocher d'une ville. Arrivée à quelques centaines de mètre de l'entrée pour découvrir la ville dans laquelle j'arrivais : Pal. Simpliste comme nom, m'enfin. Du moment qu'ils ont une auberge, ou un hôtel, cela serait parfait. Elle m'a l'air d'être une ville plutôt sympa de l'extérieur, il n'y a aucune raison qu'il n'est pas de quoi dormir pour la nuit.

Passant les portes de la ville et cherchant avec vitesse un plan de la ville, il était certain que j'allais prendre des plombes à trouver ce qui m'intéresse, et je suis pas d'humeur à courir partout pour rien sur le coup. Mon bonheur se trouvait au nord-est de la ville, un peu après une petite place. Bien, cela ne devrait pas être trop compliqué à trouver, allons-y.

- Tenez, le voilà.

- Hein... Wouah...!

Je suis emporté par une force étrangére. Mais finalement non, on m'a juste capturé le bras, je lève les yeux pour remarquer qu'une femme vient de me voler l'utilisation de mon bras. Je tente de me libérer tranquillement, mais elle semble y attacher une grande importance avec un regard à dissuader un voleur de voler, de peur de se faire couper la main. Des gardes nous interpellent, et me demande si la harpie qui m'écharpe le bras est avec moi. Je crois que ça se voit, non ? La réponse allait sortir de mes cordes vocales, mais de justesse, mon avant-bras me demanda de changer ma réponse, ah moins qu'il veuille me quitter. Tranchons dans le vif. Sans mauvais jeu de mot...

- ...Qu'est ce qu'elle a encore fait ? Qu'est ce que tu as encore fait ?! Poursuivis-je la regardant avec férocité. Elle m'utilisait pour échapper au garde, même moi je pouvais le voir sans trop réfléchir, mais surtout, pourquoi ? Est-ce une criminelle ?

- Elle refuse de se plier au couvre-feu, or il est l'heure, non ne pouvons nous permettre de laisser quiconque se promener jusqu'à pas d'heure depuis les événements des derniers temps. Ordre Royale.

Un couvre feu ? Je savais même pas qu'il y en avait un, donc dans un sens, je suis pas mieux qu'elle au final... Mais cela m'étonnait, un couvre-feu, dans un sens, cela est sûrement logique, mais ça faisait quand même mal de devoir aller au lit à cette heure là.

- Je suis désolé des torts qu'elle vous a causé, nous allons nous hâter de rentrer à l'hôtel, n'est ce pas, Yvette ?

Elle avait une tête à que je l'appelle Yvette. Nous retournant, et engageant la marche vers l'hôtel, lâchant un léger regard agacé vers la fille m'utilisant comme son pantin. La marche dans les sombres et ruelles se fit dans le silence, comme tout le chemin, elle ne voulait définitivement pas lâcher mon bras, de peur que son sauveur s'envole ? A peine avions-nous passé les portes, que je force la libération de mon bras pour lui permettre de nouveau irrigué par le sang bloqué à mon épaule.

- Tu m'expliques ? T'es qui ? Qu'est ce que tu me veux ?

Le ton était dure, il faut dire qu'avec le coup qu'elle venait de me faire, c'était bien mon droit d'être remplis de questions, et elle avait à y répondre, pendant que je me réservais une chambre avec une douche comprise, avec la route que j'ai fais, et les péripéties qui viennent de m'arriver, ce ne sera pas du luxe. Mais avant de m'y rendre, je veux mes réponses, et vite, Yvette.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyLun 12 Oct - 9:20

Pia E. Divocci
Pia E. Divocci

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We Cut the Night
Jasper et Pia

Le jeune homme n’attendit pas pour réagir à la pression que tu exerçais sur lui, et dépassa même tes attentes en jouant le jeu jusqu’au bout, incarnant l’image d’un ami – ou amant – outré. Se mettant les gardes dans la poche, ou presque, il parvint en quelques mots à les calmer, comme si le simple fait qu’il soit un homme les rassurait. Ton œil était toujours plein d’arrogance à l’égard des deux miliciens qui te rendaient la pareille tout en se dissimulant derrière une fausse expression de pure courtoisie pour vous inviter à rentrer. Sans attendre, le jeune garçon t’amena jusqu’au premier hôtel à votre portée, et referma la porte derrière toi, laissant les deux patrouilleurs seuls dans la nuit. Mais la tension ambiante ne chuta pas en même temps que le taux de testostérone qui t’entourait, au contraire elle semblait même prendre une autre tournure avec les questions que le garçon te lançait sans ménagement. Enfin à la lumière, tu te contentas de baisser les yeux sur son apparence, simpliste à souhait, pour tenter de cerner qui est-ce qu’il était lui aussi. Sans prendre la peine de lui répondre, tu sortis quelques pièces de ta poche que tu déposas sur le comptoir, à l’attention de la tenancière. « La chambre, pour deux, bien sûr. » Ton assurance fut sans appel, et un unique jeu de clé vous fut donné. Tu t’en emparas rapidement tout en passant aux côtés du garçon. « Tu le sais bien : je suis Yvette. Ta femme. » Tu arrivais déjà au pied de l’immense escalier menant à l’étage, là où votre chambre se trouvait, et tu agitais la clé devant ton visage, comme pour attirer le jeune garçon. Ton impulsivité n’était pas des plus irréfléchies : à vrai dire, tu avais sauté sur l’occasion de profiter d’un semblant de compagnie, même si tout pouvait rapidement tourner, à nouveau, au drame. Tu espérais juste que ton comportement, par n’importe quel miracle, puisse détendre ton nouvel ami qui paraissait bien nerveux.

« Oh, allez, ne fais pas la tête ! Il est 22H passées désormais, je ne peux plus sortir d’ici. C’est toi qui m’as emmenée là, mais je n’ai pas assez d’argent pour me payer une chambre seule. Juste assez pour nous permettre d’en avoir une pour deux. » Tu lui envoyas un sourire presque amusé. Tu ne voulais pas l’effrayer non plus, seulement le remercier, car il t’avait bien sauvé la mise face aux miliciens – même si désormais il t’avait mené dans une situation tout aussi problématique à être bloquée ici. Tu continuas à parler sur le ton de la confidence « Tu peux aussi m’appeler Pia. » Un dernier sourire avant que ton visage ne pivota vers une fenêtre qui se jetait sur la rue, dehors. Il faisait déjà trop noir pour que tu ne puisses y distinguer quoi que ce soit. Mais tu sentais que les miliciens n’étaient pas loin, peut-être même à vous épier, profitant de ne pouvoir être vus. Tu n’avais encore jamais été dans cette situation, mais tu te demandais bien ce qui allait arriver si le jeune homme s’énervait et refusait ta compagnie : la tenancière serait-elle obligée de te jeter dehors malgré le couvre-feu ? A coup sûr, tu serais alors à la merci des deux hommes. Cette idée te fit froid dans le dos, et tu secouas la tête, autant pour dégager une mèche insolente qui te barrait le visage que pour tenter d’oublier la mauvaise passe qui pourrait dangereusement te tomber dessus.
electric bird.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyMer 14 Oct - 16:09

Jasper Féamor
Jasper Féamor

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Elle ose, elle se permet, elle se pavane devant moi avec MES clefs de chambres. Je ne pouvais la laisser faire aussi facilement et tente de récupérer d'un coup de patte mon précieux. Malheureusement, elle semble bien décidé à squatter aussi ta chambre pour la nuit et esquive pour se rendre au pied de l'escalier menant directement à ta, votre chambre. L'hôtesse d'accueil semblait perdu entre être amusé ou bien choqué de la situation, je devais au moins présenter mes excuses du comportement enfantin que l'on venait d'avoir, moi et la jeune femme qui m'accompagnait. je suppose que c'est perdue d'avance, de toute façon, je ne vais pas la mettre à la rue pour qu'elle se fasse de nouveau attraper par la milice, et dés lors, si elle est rancunière, je risque d'avoir moi aussi des soucis pour l'avoir couvert la première. Je soupire légèrement en montant les marches, il semble que je dois m'avouer vaincu sur ce coup là.

Elle tente de faire plaider sa cause un peu désespérément, et ça me dérangeait, vu que bon, j'avais déjà accepté le fait qu'elle partagerais ma chambre pour la nuit, je me sentais presque sadique de l'écouter sans l'interrompre, la voir supplier comme si sa vie en dépendait. Au final, le léger sourire qu'elle affiche te semble être une réponse à l'attitude culpabilisante que tu avais, elle a sans doute compris maintenant. Rassurée sans doute, elle se permet de dévoiler son prénom avant que nous franchissions la porte de notre maison pour une nuit.

La chambre était très spacieuse, et avait bien la douche que j'avais demandé, c'était parfait, je n'avais aucune affaire de rechange, mais qu'importe, cela n'empêche pas de prendre une bonne douche bien chaude. Le seul véritable soucis était le lit. Une chambre pour deux, certes, mais le lit aussi était à partagé, et, clairement, je me sentais déjà mal à l'aise rien qu'à me projeter de dormir dans le même lit qu'une personne du genre opposé.

- Moi c'est Jasper.

Cela sort de but en blanc, elle s'était présentée, il était normal que je le fasse de mon coté, aussi. Une barrière invisible semble s'être brisée pour moi, je n'aimais parler, mais il était nécessaire que ce soit fait si l'on souhaitait nous épargner la gêne absolue pour toute la soirée et la nuit, et je me mets à être curieux sur la demoiselle qui me tient compagnie pour cette nuit. Elle semble avoir les mêmes symptômes de l'aventure que moi, mais pour quelle raison ?

- Dis, si tu prends une chambre pour la nuit, c'est que tu n'es pas d'ici, n'est-ce pas ? Tu vas où ? Simple curiosité hein ! Ne te force pas à répondre.


Je pars à la découverte de notre chambre tout en attendant la réponse de Pia, en espérant que ma demande n'est pas trop intrusive dans sa vie privée. La chambre était spacieuse, mais si jamais elle me répond, je ne dois pas avoir de mal à l'entendre. J'entre dans la salle de bain, et me prépare la douche au cas où elle ne souhaite pas parler pour l'instant, sinon, je pense qu'elle pourra attendre un peu, et puis bon, je sens pas encore le fauve, si ?
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptySam 17 Oct - 20:40

Pia E. Divocci
Pia E. Divocci

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We Cut the Night
Jasper et Pia

Comme mal à l’aise en présence de la tenancière qui écoutait d’un air faussement distrait votre échange, le jeune homme préféra attendre votre montée dans la chambre pour enfin faire part de ses sentiments. Enfin seul, il t’offrit son prénom, et d’un air cette fois dénué d’agressivité, il te posa quelques questions sur ta présence à Pal. S’affairant tout en parlant, il évitait soigneusement de poser son regard sur toi, qui restait debout au milieu de la pièce après avoir déposé ton long manteau sur l’unique chaise du mobilier, occupée à observer d’un œil curieux la décoration des plus rustiques tout en gardant ton attention sur ton nouveau compagnon nocturne. Tu aimais deviner, alors qu’il se détournait presque intégralement pour rassembler quelques affaires, ses joues empourprées par rapport à ta présence. Le fait qu’il n’ait pas bronché pour ta présence t’offrait un digne intérêt à son égard, et tu le suivis sans pudeur alors jusqu’à la salle de bain, te reposant contre le mur juste devant l’entrée. Inconsciemment, ta présence à cet endroit était faite pour l’empêcher de refermer le battant contre toi. Tu avais toujours ce léger sourire qui ne quittait pas ton visage, ultime émanation de quelques verres que tu t’étais offert en ce début de soirée.

« Je suis SDF. Je viens de Crocus, mais à l’annonce des attentats, on m’a déposée ici. J’ai une chambre dans une auberge un peu plus loin, j’aurai pu y accéder rapidement, mais il aura fallu qu’ils nous imposent ce fichu couvre-feu. » Quittant ton poste, tu traversas la petite salle de bain sans te soucier de la présence du garçon pour arriver devant un vieux miroir crasseux au-dessus du lavabo. Ton reflet était pale, tes yeux légèrement cernés, tes cheveux sans éclats – tu perdais la lumière qui t’habitait auparavant, et ça t’effrayait énormément. Tu avais froid, désormais vêtue d’un simple bustier s’arrêtant au-dessus de ta poitrine, mais tu appréciais ce frisson qui naissait sur ton corps. Continuant à scruter chacun des pores de ton visage, tu continuas à t’adresser à Jasper. « Je n’ai pas choisi Pal, on m’a débarqué ici avec quelques autres citadins en attente d’un relogement. Je n’aime pas la ville, ou alors c’est l’ambiance qui plane que je ne supporte pas. J’étouffe, ici. » Oubliant ton image, ton regard glissa jusqu’à celle de l’homme, d’abord dans le reflet, puis te retournant, tu lui fis face directement. «Mais je n’ai nulle part d’autre où aller, alors je reste. Où je vais, tu dis ? Ahahah, si seulement je le savais. Ce n’est pas un lieu que je recherche, mais une personne. » Ta voix était grave, presque brisée, mais pour changer d'ambiance, tu lâchas un court rire sans raison tout en te détournant. Mais le miroir n’aidait pas à te cacher, dévoilant ton visage perturbé à Jasper toujours dans ton dos. Comme pour te rendre invisible, tu expiras sur la glace pour qu’elle se recouvre de buée, faisant s’évaporer ton portrait. Et, machinalement, tu traças un immense « S » avec ton index trop habitué à dessiner cette lettre. C’était plus fort que toi – Seth t’habitait, après tout.

« Tu veux te laver ? » La question était posée avec un air que tu voulais innocent – tu connaissais déjà la réponse. Mais tu n’avais pas envie de bouger, d’attendre seule qu’il en finisse. Te détournant à nouveau pour lui faire face, tu lui adressas un léger signe de tête pour l’inciter à te répondre franchement.
electric bird.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyJeu 22 Oct - 17:42

Jasper Féamor
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Une discussion amusante, au moins qui nous changeait les idées... C'était mal parti. Elle était vraiment SDF ou disait-elle juste cela pour voyage ? La réponse devait sans doute être évidente, mais j'avais peur de dire une connerie, et j'avais promis à Enya de pas en faire. donc évitons. Je me suis mis dans cette galère tout seul, alors je devais m'en sortir tout seul. La jeune femme semble vouloir aussi utiliser la salle de bain, vu qu'elle m'y suit, mais se stop devant la porte alors que j'allais sortir pour la rejoindre. D'ailleurs, le très sursaut de surprise devait sans doute l'avoir amusé. Elle se joue de moi ? Je n'aimais pas beaucoup ça, mais je n'allais pas non plus gueuler pour quelque chose d'aussi futile. Elle avait un chambre plus loin, au moins, son histoire de SDF était fausse.

Elle me passe devant le nez, et s'approche du miroir, pour se regarder dedans, je n'arrive pas à retirer mon regard du sien qui se reflétait dans le miroir. Elle venait de Crocus ? La ville avait sauté, comme toute quoi. La seule qui avait réussi à tenir était celle dont j'avais eu la garde par Enya. Donc je n'avais eu comme info que le fait que les bombes aient sautés dans les autres villes. Par chance, je n'avais pas eu à voir cela. Mais je ne pouvais m'enlever de la tête que si j'avais été là, j'aurais pu empêcher d'une façon ou d'une autre les explosions, qu'importe la manière, j'aurais réussi.

Elle m'explique assez brièvement sa quête, qui se résume à chercher quelqu'un. La curiosité me pousse à vouloir en savoir un peu plus, alors que son visage semble de plus en plus prendre un teint nostalgique. Elle finit par rompt le contact que nous avions en enfumant le miroir, sans doute pour masquer son visage fatigué. Les femmes avaient une tendance à toujours vouloir être belle peu importe le moment de la journée. Là, par exemple, nous allions bientôt nous coucher, pourquoi se cacher ? Le S qu'elle écrit du bout de ses doigts sur le miroir en était la preuve.

- Tu es soucieuse ? Si tu veux, je peux t'aider dans ta quête.

C'était une offre très naïve, il y avait peu de chance que je réussisse à l'aider, mais si je pouvais l'aider à reprendre des couleurs en la lui offrant, c'était tout ce qui comptait. Elle se retourne juste après, et change complétement de sujet, mais à au moins retrouver le sourire, donc cela me satisfaisait, assez que j'en avais complétement oublié que je venais ici pour me doucher, ce qu'elle me ramena un peu subitement.

- Ah... Euh, oui bien sur, c'était pour ça que je suis venu, mais si tu veux, je... Je te laisse la place, je suis pas pressé. J'ai rien d'autre à faire, donc profite, je...je t'attendrais dans la salle. Cela te va ?

Je ne me sentais pas de lui refuser. Je recule pour passer, et refermer lentement derrière moi, lui lançant un petit "bonne douche", en soupirant étrangement, de déception ou soulagement, je n'arrivais pas à savoir, mais c'était fais maintenant. Je reste dos à la porte pour essayer de réfléchir à ce qu'on pourrait faire après qu'on est respectivement pris nos douches, je me sentais pas de dormir, même si avec la route que je venais de faire, cela était nécessaire, mais qu'importe, nous verrons bien ce qu'il se passer plus tard.

Je rejoins le centre de la pièce ou je commence à me mettre en pyjama, et me pose sur le lit. C'était idiot de se changer mais mes vêtements de voyage était vraiment trop chaud, et un simple T-shirt avec mon caleçon. Et me passant une serviette autour de la taille, on sait jamais si elle ressort, et m'allonge lentement sur le lit, fermant lentement les yeux...
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptySam 24 Oct - 22:06

Pia E. Divocci
Pia E. Divocci

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Jasper et Pia

L’eau coulait à flot, les gouttes crépitaient sur le sol peu reluisant de la salle de bain, et une vapeur chaude emplissait intégralement la pièce. Jasper t’avait laissé la place pour te laver en première, et tu avais accepté sagement sa proposition, fermant la porte à clé derrière lui. Pourtant, tu ne t’étais pas déshabillée, tu ne t’étais pas dirigée sous le pommeau de douche. Tu avais simplement allumé l’eau pour faire croire que tu étais en dessous, mais en vérité, tu étais à la même place que précédemment : les mains crispées sur le rebord du lavabo, le regard perdu dans le reflet que le miroir te renvoyait déjà trop difficilement à cause de la condensation. Pourquoi un tel artifice, pourquoi lui faire croire ce qu’il voulait croire ? Tu avais songé à partir, en premier lieu. A disparaitre dans la nuit, passant par cette petite fenêtre dans un recoin de la pièce pour te dissimuler définitivement dans l’obscurité. Les miliciens ne te faisaient pas peur, et laisser ton long manteau dans la pièce derrière toi ne te posait pas non plus de souci car le froid ne t’inquiétait pas non plus.

Si tu voulais fuir, c’était pour ne pas imposer ta présence maladive au jeune Jasper, lui, n’avait rien dit quand tu t’étais imposée à lui, quand tu avais réquisitionné son aide face aux gardes, quand tu avais décidé que tu partagerais son lit – il n’avait rien dit et pourtant aucune intention maligne ne se dessinait derrière ses pensées apparentes. Tu connaissais trop bien les hommes que tu croisais le soir et qui te proposaient monts et merveilles dans le seul espoir de te posséder en retour, tu savais te jouer d’eux pour les faire perdre à leurs propres rêveries. Mais l’homme que tu avais rencontré ce soir n’était pas comme ça, il t’avait même proposé, avec une sincérité sans égale, son aide quant à tes soucis. Qu’est-ce qu’il pourrait bien faire, de toute façon ? Tu lui aurais presque ris au nez si tu ne t’étais pas sentie si mal, subitement, d’agir de la sorte. Tu n’avais pas envie de le blesser alors qu’il t’avait recueillie. Et tu allais l’en remercier. Passant ta main sur ton regard embué, tu levas la tête vers la petite fenêtre, ultime échappatoire, et tu pris ta décision.


La porte s’ouvrit, laissant s’échapper toute la vapeur d’eau dans la chambre, et tu en sortis, totalement habillée mais la peau encore humide, une serviette enveloppant tes cheveux trempés.
« Désolé, j’ai l’habitude de prendre mon temps sous l’eau, j’espère qu’il t’en restera. » Tu te rendis alors compte qu’il était allongé, somnolant. Tu t’approchas lentement pour t’asseoir juste à ses côtés et ta main se posa sur son épaule pour le réveiller doucement. « Je te remercie à nouveau pour m’héberger. » Te redressant, tu ôtas finalement la serviette du haut de ta tête pour libérer ta longue chevelure enflammée. « Tu es drôlement gentil, Jasper. Tu ne me connais même pas, mais tu acceptes ma présence. Tu me proposes même ton aide sans connaître mes desseins. Qui te dit que je ne suis pas une affreuse criminelle ? Ton instinct ? » Le ton que tu employais n’était pas condescendant, mais plutôt avenant ; tu ne voulais pas le faire fuir ou l’effrayer. « Mais après tout, je pourrais dire la même chose de toi. Un jeune homme, d’apparence inoffensif, également voyageur solitaire... Tu pourrais cacher de vilaines choses, et pourtant je suis prête à dormir à tes côtés. » Ton regard se plissa, comme si tu parvenais par la même occasion à sonder l’esprit de ton interlocuteur. Parallèlement, un sourire amusé se dessinait sur tes lèvres – car malgré ton constat réaliste, tu n’avais aucunement peur d’être tombé dans un guet-apens. Tu arrivais toujours à te dépêtrer de ce genre de situation, après tout.
electric bird.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyMar 27 Oct - 0:29

Jasper Féamor
Jasper Féamor

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Je me mettais lentement à m'endormir, tandis que j'entends le jet d'eau de la douche. Tu ne pouvais de réfléchir à ce que Pia voulait dire. Ces déclarations étaient pleines de sous-entendus, mais je ne comprenais pas lesquels, et cela m'empêchait de m'endormir lamentablement à moitié nu. Le bruit se coupa, mais ne me tira pas nécessairement de mon demi-sommeil, je sens le léger coup de vent de la porte qui s'ouvre et ressent rapidement la chaleur de l'eau de la salle de bain fuir celle-ci et s'étendre dans la chambre à coucher. Je ne bronche pas et l'écoute s'excuser pour l'eau. Je ne pus m'empêcher de penser à Alice et sa tendance à prendre le double du temps que je prenais pour se doucher, et c'était aussi quasiment le cas à Echoic Roar entre Enya, Amélia et Akane... J'esquisse une sourire presque satisfait, Cela m'amuse plus qu'autre chose, et me donner une ouverture pour répondre à sa mesquinerie. Me relevant, et sautant du lit, faussement agacé par ses fausses accusations, vu qu'aucune de ces idées viles ne m'a vraiment traversé l'esprit.

- Nan mais tu m'as pris pour qui ? Je suis pas un violeur, non plus un meurtrier ! Je me retourne, croisant les bras juste au dessus de la serviette se retenant de tomber, m'évitant de passer un idiot ultime et prenant une mine boudeuse. Et puis, de toute façon, tu n'es pas DU TOUT mon style.

J'avais dis ça sur le coup, mais dans le fond, je n'avais jamais réellement cherché à savoir quel est mon "style" de fille. Évidemment, je préfère les filles aux garçons, mais je n'ai jamais compris comment on pouvait être attiré par une ou une autre. J'en avais croisé en plus beaucoup depuis mon départ pour retrouver Alice : Enya, Arkhana, Salomé, Erza, etc... Mais je n'ai jamais ressenti une grande attirance au point d'en tomber gateux et idiot les gens amoureux. Il y avait bien Salomé qui m'intéressait, mais pas de cette façon. Elle était différente, elle était tout simplement trop mystérieuse, elle ressemblait plus à une carte à trésor à chercher. Ouais, c'est ça. Je crois... C'est vachement compliqué en faites...

- Si tu étais véritablement mauvaise, tu m'aurais attaqué lorsque j'étais à l'entrée de la salle, ou tu m'as pris par surprise, je me trompe ? Puis je secoue la tête. Évite de me mettre ce genre d'idée dans la tête, je suis assez parano comme cela depuis les événements d'il y a quelques mois...

Cela me rappelle dans un sursaut une des raisons de mon voyage, la paranoïa avait du bon quelques fois en fin de compte et tu avais envie de lui demander des informations sur les deux groupes que je traque depuis la fin des combats. Mais cela attendra après, pour le moment, la douche. Je lui acquiesce un dernier regard agréable, et fuis vers la salle de bain.

- Pour le reste de tes questionnements, il faudra attendre que je passe à la douche. Mais promis, tu auras des réponses à tes questions. A tout de suite, je serai plus rapide... Je suis un garçon après tout.

Je ferme derrière moi, et me déshabille avec vitesse, et pose les affaires que je porterais pour dormir assez loin de la douche pour éviter de les mouiller par maladresse, et entre à l'intérieur de celle-ci. Je n'ai jamais vraiment eau, donc je ne prends pas énormément de temps dans celle-ci, et pense uniquement à me passer le savon sur le corps, et le shampoing sur les cheveux, service minimum. Je sors et m'assure de bien me sécher afin de pas être mouillé sous le maillot et mes sous vêtements. Y'a rien de pire. Je ressors Pia du visage dans le premier coup d’œil.

- J'ai fini, je t'avais dis que je serai plus rapide. Puis te viens une idée, un petit jeu auquel j'adorais jouer quand j'étais seul avec quelqu'un, Yuuki en faisant d'ailleurs les frais. Tu veux que je te raconte ma raison d'être en voyage ? Très bien... Mais pimentons cela, jouons à Action ou Vérité. Enfin, surtout à Vérité, vu les circonstances, Action risque d'être compliqué...

Je secoue la tête pour me remettre les idées à l'endroit après la douche, et viens m'asseoir sur le lit, et prends un air assez mélancolique, sa simple pensée m'attristant, d'autant que je n'avais aucune idée d'où elle pouvait se trouver.

- ...Alice. Alice Féamor, c'est ma sœur, je suis à sa recherche depuis les incidents avec Ajatar Virke. Et je n'arrêterai de chercher qu'une fois que j'aurais découvert où elle se trouve. C'est aussi pour ça que je souhaite t'aider, je suis dans la même situation que toi. Je suppose que la personne que tu recherches est très importante pour toi, et bien, la mienne est tout pour moi, c'est ma jumelle, et la seule que j'ai en ce bas monde, et j'ai promis de la protéger.

j'aurai aimé rebondir directement sur autre chose de bien moins déprimant, mais je ne le pouvais pas, mes pensées étaient sur le coup totalement focalisé sur les possibilités s'offrant à moi concernant son état et les probabilités de la revoir un jour, et cela me terrorisé autant que me révolter, d'ailleurs, à l'idée de la voir dans l'autre monde, mon visage s'assombrit, mes yeux finissent par se froncer, et je sens en moi une certaine fureur prenant naissance dans mon ventre. Si jamais elle était... Non, définitivement, tu ne pouvais pas l'imaginer, tu ne pourrais pas le tolérer, et ils devront payer, tous. Je me reprends lentement, mais sans pouvoir m'enlever véritablement la boule au ventre, Pia ne méritant pas que je m'énerve sur de simple supposition. Je tente d'invoquer un faux sourire, mais il est évident que je le fais très mal, je n'ai jamais été doué pour tromper les gens.

- Et toi alors ? Qui est donc cette personne que tu cherches ? Qui est t-elle pour que tu prennes tant de risque pour la retrouver ...?

Le jeu ne faisait que commencer...
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyDim 8 Nov - 13:16

Pia E. Divocci
Pia E. Divocci

Indépendant Illégal

Click

We Cut the Night
Jasper et Pia

Ton sourire ne cessait de s’élargir à écouter les vociférations exacerbées de Jasper, faussement outré par tes accusations délibérées. Mais la rigolade plonge vers le drama alors qu’il évoque ces évènements passés il y a quelques mois – lui aussi avait été touché à sa manière par ce qui s’était passé. Il se dirigea vers la salle de bain, prétextant avoir besoin de prendre sa douche avant de continuer à parler, et tu te contentas d’acquiescer sans toucher un mot en le regardant disparaître derrière la porte. Alors que l’eau crépitait à nouveau de l’autre côté du mur, tu songeais silencieusement à l’une des expressions simplistes qu’il avait employé, plus tôt : véritablement mauvais. Etait-il conscient que rien ni personne ne pouvait recevoir ce qualificatif ? D’ailleurs, toi-même, tu doutais qu’on puisse être dénommé comme étant fondamentalement bon ou mauvais. Selon toi, aucun juge n’était là pour trancher sur le bien-fondé de vos actions. Une action mauvaise au premier abord pouvait au final engendrer des conséquences beaucoup plus bénéfiques pour le monde. Alors que la douche de Jasper semblait se terminer beaucoup plus rapidement que tu ne l’aurais cru, tu oublias ces considérations métaphysiques qui ne t’intéressaient que trop peu.

Le jeune homme sortit, encore légèrement trempé, avec de nouveaux vêtements pour dormir avec le plus de confort possible. Comme impulsé par un désir longtemps réfléchi dans sa période de solitude, il te proposa un jeu enfantin que tu accueillis avec un léger rire.
« Pourquoi pas ? On va pouvoir rire. » Tu scellais ainsi avec lui le pacte de la vérité, et tu entendis en premier lieu ses explications qui paraissaient pleines de vérités : il était à la recherche de sa jumelle depuis trois mois. Enfin, après quelques secondes de répit où il semblait digérer le simple fait de s’être confié à toi, d’avoir mis des mots sur ce qui le perturbait, il te retourna la question. A cet instant, tu te demandas si c’était juste que tu lui doives la vérité : il semblait réellement innocent, plein de bonne volonté, et ton objectif pourrait être effrayant. Il pourrait même te mettre dehors sans ménagement, et tu comprendrais alors sa réaction. Mais au final, pouvais-tu te permettre de rester alors à ses côtés en lui imposant un mensonge ? Tu n’avais pas envie de te voiler la face.

D’un geste presque las, tu te redressas et tu traversas la pièce pour rejoindre le manteau que tu avais laissé près de l’entrée. Tu sortis d’une des poches deux affichettes en piteux état, mais dont les inscriptions restaient reconnaissables.
« Un vieil ami, avec lequel j’étais très proche. Nos routes se sont séparés il y a quelques mois, et je devais le retrouver dans Fiore, mais les choses sont plus compliquées que prévues. Il aurait été aperçu en compagnie d’une autre femme, de quoi lui donner le doux statut de criminel. En même temps, quand on côtoie ce genre de personne, je doute qu’on puisse rester tranquillement à la vue du public, d’où mes difficultés à le retrouver... » Machinalement, tu posas les deux sur le lit te séparant avec Jasper, contemplant d’un œil soucieux sa réaction. Il s’agissait des avis de recherche d’Enya Taylor et de Seth Cester. «Tu les reconnais, n’est-ce pas ? Leurs visages sont affichés partout dans le pays. Même s’ils ne font plus vraiment parler d’eux dernièrement, ils ont été vus ensembles. Pour retrouver Seth, je dois retrouver Enya, la dernière qui l’aurait vu. Affaire difficile, n’est-ce pas, que de se frotter à l’une des plus grandes fugitives de nos temps ? » Tu eus un rire jaune, trop consciente peu de l’ironie de la situation. Ton regard se posa sur le regard de Jasper histoire de savoir si tu l’avais effrayé.
electric bird.
 MessageSujet: Re: We Cut the Night ∆ Jasper et Pia   We Cut the Night ∆ Jasper et Pia EmptyJeu 12 Nov - 17:08

Jasper Féamor
Jasper Féamor

Indépendant Légal

Click


Je lui avais dévoilé mes problèmes. Et c'était à son tour d'en faire de même. Je remarque très rapidement son instant d'hésitation, et fronce légèrement les sourcils. Je lui dis la vérité, et elle hésite. Pourquoi ? Je n'aime pas cette hésitation et étais prêt à la bousculer verbalement si jamais elle revenait sur sa parole de jeu.

Finalement, elle se relave et rejoint sans véritable conviction son manteau qu'elle avait désigné comme nouvelle création méritant son attention, qui était jusque là, rien que pour moi. Elle engouffre sa main dans l'une des poches et en ressort comme par magie deux feuilles vilainement griffonnés et te les envoies sur le lit. je les entrouvre pour comprendre la raison de ce twist et remarque très rapidement deux noms bien connus. Enfin, surtout un, l'autre était simplement une connaissance... Que tu connaissais bien. Ah ah. Finalement, la lumière fut, et je sais maintenant pourquoi elle était hésitante : Enya... Encore toi... Décidément. Je regarde longuement les deux affiches, sans véritable réaction, je les connais et tu n'as rien de spécialement méfiant à savoir sur eux. Étonnamment pour un jeune homme comme toi, a l'air aussi innocent. La vue d'Enya devrait au moins m'intriguer, mais rien. Je suis même désolé de revenir à la réalité du fait est que, même si tu l'adores, elle reste LA criminelle du pays. Seth me laisse plus perplexe. Non pas que je ne l'appréciais pas, mais je n'ai aucun véritable atome crochu avec lui, nous avons jamais discuté ensemble. Je ne pus d'ailleurs pas cacher un sourire gêné quand tu entends qu'elle et lui était "proche". Tu te mets à penser à Alexia et la façon dont elle collait Seth. Tu ne sais pas si il s'est passé entre eux, mais tu vas éviter d’inquiéter Pia pour rien.

- Effectivement, avoir Enya comme ennemie, c'est comme avoir l'enfer comme ennemi... Je te déconseille d'être trop vindicatif avec elle. Enfin, tu parles d'un conseil...

je rigole innocemment. Faire dans la subtilité n'était pas dans mon genre, et je regarde finalement l'affiche de Seth, beaucoup moins amusé, mais pas non plus forcément d'une manière sévère... Nan, Neutre, tout simplement.

- Quant à lui... Je ne le connais pas assez pour te donner des infos sur lui, il ne m'intéresse pas, je chasse du gros gibier ! Mais si jamais je découvre quoi que ce soit, je te ferais signe ! Et tu en fais de même pour moi, d'accord ?

Je la regarde avec sympathie. Je m'étais pris de sympathie pour elle, sa quête était... Mignonne ? En tout cas, bien justifié, et je ne pouvais que te mettre à sa place. Partir à la recherche d'un être cher, ne pas la trouver et s’inquiéter pour la moindre info. Cela pouvait être stressant. terriblement frustrant, avec un sentiment d'inutilité à force que la quête s'allonge en durée. je ne pouvais pas la laisser comme cela. Il fallait que je l'aide. Mais en même temps, je ne pouvais laisser n'importe qui l'approcher. C'est une personne trop importante pour moi, malgré son statut, pour que je la mette en danger... Si tant est qu'il y en ait un.

- Je ne pense pas qu'Enya soit une bonne piste. En tout cas, de ce que je connais d'elle, elle n'a pas du rester longtemps en contact avec lui. Je te dis ça en tant qu'expert sur elle. Je la suis depuis vraiment longtemps, mais j'évite de la confronter, et tu devrais en faire de même. Ou alors si tu as le malheur de lui faire face, ne la provoque pas, elle est... pas si mauvaise qu'on veut le croire... Tu marques un silence, et reprends, innocemment. Bon, c'est à moi je pense ? Euh...

Je saute du lit, et m'approche de la fenêtre pour essayer de me remarquer dans la glace. Je me trouve un peu maigre. Non, svelte, et me tourne vers Pia avec une idée de question, mais il semble évident qu'elle avait l'intention de rebondir sur ce que je viens de dire, je venais d'en dire beaucoup sur ce qui l'intéresse alors je me retiens, Elle ne devait clairement pas s'attendre à tant d'information de ma part sur Enya, et chercherait sans doute à savoir pourquoi et comment, et remarque d'un coup, que mon idée était une belle connerie. J'aurais du mal à ne pas mentir, et je ne veux pas mentir, tout en couvrant Enya. Cela allait être compliqué, mais je ferais ce que je peux...
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