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Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta
 MessageSujet: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyJeu 3 Sep - 17:22

Alice Claria Féamor
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J'avais au moins retrouvé une volonté : celle de ne plus être celle que j'étais. Et de me laisser aller, pour le meilleur, comme pour le pire. Au moins quelques temps. Histoire de me décharger de tout ce qui me nourrissait en colère et en frustration. De me laisser aller le temps de me retrouver à travers le brouhahas qu'était ma vie. La voici, ma volonté. Celle de devenir Alice, et d'oublier cette candeur et cette naïveté qui étaient miennes depuis tant d'années.

J'avais quitté Blue Pegasus, ou plutôt, elle avait été détruite, elle était partie en poussière et on nous avait annoncé que c'était fini. Que tout était fini. Que l'espoir aussi. Mais je ne pouvais pas renoncer à l'espoir ! Le pouvais-je ?
Ces paroles sorties de la bouche de Chris me tenaient comme un funambule suspendu au dessus d'un précipice. Si Blue Pegasus n'était plus, si je n'étais plus de Blue Pegasus, alors je devais revenir sur moi. Sur ce que j'étais, sur mes convictions, sur mon appartenance face à moi-même et au monde qui m'entourait. Mais plutôt que de me découvrir par la pensée, je voulais laisser l'action faire la chose d'elle-même. La pensée ne ferait qu'effleurer qui j'étais.

Alors je divaguais, faisant cesser ma magie, la taisant en moi-même pour qu'elle ne dévaste rien de plus que mon fort intérieur. La terre avait assez souffert de l'ennemi et de nos tentatives pour le repousser. Je n'avais récupéré aucune affaire dans Blue Pegasus, puisque je n'avais plus rien si ce n'est ce que je portais sur moi. Une tenue correct, de combat, qui laissait tout de même voir une féminité de plus en plus marquée. Ces tons de couleur taupe et blanc cassé trahissaient la morosité qui me faisait face. Mes yeux bleus étaient ternes, mais gardaient ce petit éclat, tout au fond, bien caché, n'attendant qu'à se réveiller. Ils étaient bafoués par ces cernes violacées qui s'étaient établies depuis quelques temps sur mon visage. Je ne quittais plus mon épée, ma fidèle étincelle de vie qui me permettait de me battre en plus de ma magie. Certes, je ne la maniais pas avec prouesse, mais les combats derniers m'avaient permis de m'habituer à sa tenue et à son utilisation. Mes poignards ornés de clochettes restaient à mes pieds, cachés dans leur fourreau, prêts à être utilisés sans vergogne. Mes cheveux restaient brillants, bien que marqués par la rudesse des combats, ils étaient encore ondulés, reste des nombreuses tresses que j'avais alors fait pour éviter qu'ils ne me gênent en plein combat. Une entaille restait visible sur ma mâchoire gauche, presque refermée. Les soigneurs avaient déjà fait du bon boulot, on ne pouvait leur en demander plus. Les dernières semaines m'avaient affinées, me donnant une silhouette moins menue, plus proche de la femme que de l'enfant. Tout cela, je le voyais dans cette flaque. Cette flaque qui, si on la touchait, vrillait et se floutait pour laisser entrevoir un visage inconnu. Il suffisait d'un rien pour changer.

Mes sourcils se froncèrent. Dégainant mon épée, elle vint rencontrer le tronc d'un arbre, pour son plus grand malheur. Coups à coups, je le saignai jusqu'à la sève. Mon épée tomba à terre, glissant de mes doigts fébriles, et je tombai à genoux, la tête renversée en avant, couvrant tout mon visage. J'étais fatiguée de devoir contenir ce flot d'énergie en moi. J'étais fatiguée de toute cette amertume et cette colère. La terre se mit à trembler, les branches des arbres à plier sous ma magie que je laissai se déverser. Je ne pensais plus à rien. J'attendais juste ce moment où la paix se rétablirait dans mon esprit. Des arbustes se déracinaient, emportés par ce flot d'énergie que je ne contrôlais pas. Je laissais les choses se faire. Pourtant je ne vacillais pas, je ne sentais aucune fatigue, aucun apaisement. L'herbe autour de moi s'arracha, les feuilles des arbres se défaisaient, tout autour de moi c'était un tourbillon infernal qui se mouvait comme une tornade, comme un tourbillon dont j'étais le centre gravitationnel. Un trou se forma dans ce centre, ma magie agrippant le sol et le dénudant. Ouvrant les yeux, je vis alors que la marque de la guilde s'estompait, je la vis s'élever en lambeaux lumineux vers le ciel, se désagrégeant comme si elle n'avait jamais été là. Dans un élan de rage, je poussai un peu plus sur mon flux magique qui se déversa un peu plus alentour, et, me sentant déjà plus apaisée, bien que loin de l'état que je recherchais ; je stoppai tout d'un coup, reprenant véritablement le contrôle sur moi-même. Tout retomba : les arbustes, les feuilles, la terre, l'herbe, les … arbres ? Les arbres aussi oui. Quelques uns avaient fait les frais de cette attaque égoïste contre moi-même dans le but de me délivrer du fardeau de mes émotions. Tout retomba lourdement sur un sol décrépi et mis à nu. Mon épée, qui s'était envolée en même temps que tout puisqu'à terre, retomba en se plantant dans le sol, au pied d'un homme qui s'aventurait dans cette forêt en même temps que le danger que je représentais peut-être pour moi-même, peut-être pour les autres. Je ne savais pas moi-même qui était la nouvelle Alice qui avait fait place à l'ancienne.


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Petit à petit, la gorge me fait souffrir, comme si une petite flamme s'allumait dans ma bouche, consumant de fumée la totalité de mon corps divin. En effet, cette cigarette que je tiens de ma main droite est la seconde que j'allume, la seconde depuis celle que j'ai eu l'occasion de goûter en présence de mon double, en présence de mon recruteur, celui qui n'a fait qu'un saut à Joya, celui dont la chevelure blonde éclatante n'égale pas la mienne mais pas loin. Posé sur une bûche de bois en pleine forêt, je songe, je réfléchis, tentant de remettre au carré mes idées de manière constructive, ce n'est pas évident tout les jours mais cet environnement si apaisant, si calme me permet d'activer mon génie pour éventuellement mettre en place de nouveaux plans, me resituer dans ma situation. Tout ça n'est pas très clair et c'est bien le but de ma réflexion. Il est vrai qu'être maintenant un membre entier des ajatars est quelque chose d'assez suspect, mon idée d'intégrer la guilde de la vierge prostituée d'enya pour la ronger par la moelle fut un échec total. Peut-être aurais-je la chance de pouvoir le faire dans peu de temps ? Une chose est certaine vu l'état de sa guilde de bras cassés, ce sera bien plus simple que prévu. Difficile d'analyser la situation tout est assez flou, cependant, mon génie suprême devrait être capable de me résonner et faire s'illuminer une idée somptueuse.

Sortant de mes pensées, quelque chose surgit, un tas de feuilles vient me fouetter le visage, une quantité astronomique de déchets en tout genre, comme si l'éboueur de la ville la plus proche avait décidé de renverser son lot de fumier sur mon être pourtant si méritant. Toussant pour dégager rapidement la poussière qui pénètre ma bouche, je m'étouffe de nouveau avec ma fumée de cigarette. Me pensant tranquille après cette déferlante d'objets de la nature, je fini par recevoir une branche qui vient m'entailler la joue droite. Le sang coule peu à peu et je tente comme je peu de l'essuyer avec l'un de mes doigts, sans souhaiter pour autant m'essuyer sur mon jolie pantalon. Je soupire une fois, puis une seconde fois et décide de me redresser, cigarette au bec avec l'intention de trouver la source de tout ce raffut. Je traverse alors de branches en branches, de lianes en lianes, de feuilles craquelées à feuilles d'automnes pour finir par voir au loin ces mêmes objets redescendre du ciel pour finir par s'écraser non loin d'une fille écroulée par terre, les mains maintenant son visage, elle ressemble un peu à une femme abandonnée d'une comédie romantique mais en plus laide, en plus dépressive, en plus perdue.

Je m'approche pas par pas, ne me trouvant maintenant plus qu'à quelques centimètres d'elle. Décidément la nature est bien faite, est-ce qu'elle m'offre la possibilité de cueillir une jolie donzelle dans cette forêt ? A l'écart de tout ? Sans personne aux alentours ? Ne pouvant réfléchir plus, une épée me tombe droit devant le nez, touchant presque le sommet de celui-ci. Je regarde l'objet et observe également la jeune fille qui semble m'avoir remarquée. Je lui adresse alors un sourire et attrape l'épée de ma main gauche pour l'arracher de la terre et la lever en direction du ciel.

« Bien, je suis sensé être une sorte de roi maintenant un truc du genre ? » dis-je tout amusé en faisant référence à d'anciennes lectures de mon enfance. Le regard de la jeune fille ne semble toutefois pas être amusé, je ne comprend pas vraiment son état d'esprit, je ne cherche pas vraiment à comprendre non plus il faut dire. Souriant de nouveau, j'abaisse la lame de l'épée doucement vers l'épaule de la brune pour la baptiser. « Je fait de toi ma chevalière, puisses-tu m'être bien vaillante. » J'éclate de rire et me recule un court instant pour prendre une nouvelle taffe de ma cigarette. Je me demande bien ce que fait cette jolie demoiselle dans un tel endroit, peut-être qu'au même titre qu'enya, elle fait partie des prostituées qui guettent les forêts en guise de clients du genre bûcheron ou garde forestiers. Elle a quand même foutu un sacré bordel pour une simple prostituée et même si il est vrai que je sois parfois présent dans des bordels où le prix des filles est abordables, je ne me vois pas payer quoique ce soit dans un endroit tel que celui là.

Je décide donc de m'approcher un peu plus d'elle pour relever son menton à l'aide de ma main de manière à ce qu'elle fixe mon regard brillant sous le soleil, tel la lumière qui ravive une vie. 
« Je te conseil plus le centre-ville pour ce genre de pratique, la clientèle doit être assez rare ici, même si ton petit manège pour attirer les gens semble assez efficace, je suis assez curieux de savoir comment tu fait une telle chose d'ailleurs. »

Ma main reste sur son visage. Je suis donc là tel le grand méchant loup devant une jeune brebis égarée, le premier qui retrouve la grand-ma a gagné.


 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyVen 4 Sep - 10:07

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Et ce bonhomme me regardait, ma tête placée entre sa main, ses longs doigts lissant mon menton jusqu'à ma mâchoire. Mes yeux étaient plongés dans les siens. On aurait dit là qu'il s'adonnait à un jeu de séduction, comme s'il essayait d'attraper une tourterelle en plein vol. Manque de chance pour lui, les tourterelles arrivent toujours à battre des ailes. Il était donc « assez curieux » pour savoir comment j'avais mis sans dessus dessous une partie de la forêt ? Et il se permettait de tenir ma propre épée dans sa main. Mes sourcils se froncèrent alors que je l'obligeais à reculer violemment, comme s'il s'était pris un lourd coup de pied dans l'estomac, prenant contrôle de ses propres vêtements. Vieille habitude, ça me servait toujours extrêmement bien. Et l'épée, cette épée qui était mienne, s'arracha de sa main pour venir se placer dans le creux de son cou. Je me relevai, gardant toujours mon regard dans le sien.

« Tu devrais faire attention … les chevaliers ne sont plus si loyaux de nos jours. »

Et dans la fin de souffle de ce dernier mot, je lâchai mon emprise, ramenant d'une simple pensée mon épée dans son fourreau. Simple remarque ou véritable menace ? Je n'y réfléchissais pas, je laissais subtilement la nouvelle Alice faire place en moi, je la laissais trouver son chemin sans m'interposer.
Alors que l'homme se trouvait toujours à une certaine distance de moi, puisque je l'avais écarté de ma personne, je me décidai à avancer vers lui. Non pas de ce pas craintif qui avait toujours été mien, mais de celui d'une femme décidé. J'avais retrouvé ma volonté. Pourquoi ne pas agrémenter cette marche d'une touche sensuelle ? Celle qui faisait place en moi aimait jouer, on dirait. Arrivée à sa hauteur, d'un mouvement de l'index vers le bas, je l'obligeais à se ramasser sur lui-même, pour qu'il trouve par lui-même le moyen de se rattraper en se mettant à genoux.

« On ne manque pas de respect à une femme. Encore moins lorsqu'elle nous est inconnue. »

Jouant son propre jeu, je pris son menton entre mes mains, amenant ses yeux à se plonger dans les miens, qui retrouvaient petit à petit leur éclat marin. C'était un jour de tempête sur l'océan qui se replongeait dans un calme serein et dont le ciel récupérait son bleu cyan, en faisant profiter la mer qui se calmait. Mon éclat scintillerait donc bientôt de nouveau. Cela étira mes lèvres en un fier sourire. Je me trouvais, Alice trouvait son chemin en mon être, et bientôt, Suzu et elle ne feraient plus qu'une, bientôt, Alice prendrait réellement sa place. Ce n'était qu'une question de minutes, peut-être de secondes, ou encore d'heures, de jours, de mois. J'en avais fini de toutes ces retenues alors que j'étais capable de me retenir bien plus que n'importe qui pouvait le penser.
Retirant mes mains de son doux minois, je me retournai pour lui tourner le dos et faire mine de m'en aller, alors que je ne faisais que m'écarter. Dans le mouvement, ma cape vint lui claquer au visage, aussi je la rabattis par un simple élan de magie. Trouvant un tronc à quelques mètres de l'homme, j'y posai délicatement mon fessier, m'installant de sorte à me retrouver de profil.

Le regard perdu dans le vague, je n'attendais rien. Pas de prise de paroles, que cela soit de lui comme de moi-même. J'avais maltraité cette pauvre forêt, mais la sérénité commençait à s'y installer de nouveau. Et c'est dans ce calme que des jappements apparurent, des petits couinements suraiguës. Fermant les yeux, je portai mon esprit alentour, visualisant en celui-ci tout ce qui se pouvait se trouver, et se cacher dans cette espace recréé en mon propre monde. Mon esprit en toucha trois autres, trois petits esprits apeurés et orphelins. La mère avait fui ce que j'avais créé. Par ma faute, trois petits loups se retrouvaient à la merci de la nature. Revenant dans la réalité, je m'avançai jusqu'à leur cachette et les extirpai un à un en les attrapant par la peau du cou. Les posant au sol, dans l'espace qui me séparait de cet homme inconnu, je les examinai, trouvant qu'ils étaient exempt de maladie.

« Celui-ci viendra avec moi. Il me suit. Comptes-tu en prendre un, ou deux ? Ou bien me laisses-tu le loisir de les élever tous le trois ? »


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 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyVen 4 Sep - 11:40

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Un regard provocateur, mes yeux sont plongés dans les siens, comme si elle m'invitait à une relation purement sexuel et avide de tout sentiments. Comme une fraise qui ne demande qu'à ce faire cueillir, le terme de prostituée n'était peut-être pas le bon. La pression de la lame d'épée contre ma gorge m'a inquiété un court instant je dois l'avouer, comme si elle était capable de contrôler les objets, en faire les siens. Je comprend tout de suite d'un éclair de génie que ce désastre forestier viens donc de sa magie, de son pouvoir. Je ne connais pas cette personne, en réalité, je suis très loin de connaître les gens du coin, je suis plutôt tombé sur cette forêt d'un pur hasard, guidé par quelque chose, je ne sais pas, je ne sais plus, j'ai jamais sût. Elle se contente de s'éloigner de quelques mètres alors que je m'étais écroulais par terre, comme lui étant soumis. Ma lèvre inférieur se crampe, mon sang ne fait qu'un tour, l'écoutant par défauts sur ses leçons de vie, je laisse mes poils s’iriser. Un être inférieur comme cette petite brune farouche ne mérite même pas mon attention, elle ose cependant me forcer par je ne sais quels moyens à me mettre à genoux devant elle. Tu peux t'emparer de n'importe quel objet jolie petite fraise pimpante mais tu ne maîtrisera pas un Maël Selesta. Je reste dans le vague un court instant, elle se pense sans doute au dessus de moi, devrais-je lui montrer en quoi elle ne m'arrive même pas à la cheville ? Bien que ma respiration s’accélère devant une haine qui prospère, je tente de me calmer, je tente de méditer.

Je commence doucement à me relever alors que je l’aperçois du coin de l’œil s'amuser avec des loups, des animaux d'une taille minuscule. Les animaux sont mon art à moi, j'ai l'habitude de les côtoyer, de vivre en leurs compagnie, les miens savent parler, communiquer et échanger, ce qui révèle une certaine supériorité à ces autres races qui peuplent ce monde. Je nettoies rapidement mes vêtement et tente d'éliminer la pression de mon crâne, après tout son coup de cape a eu pour réaction de faire monter la haine à son sommet. Un être comme elle est l'égal d'une fée rien de plus, difficile de dire moins, le niveau étant tellement bas. Je commence alors à marcher en sa direction, mes pas sont calmes et font incroyablement contraste avec ce qui ce passe à l'intérieur de mon esprit . J'attrape alors un loup, un des trois, l'un d'entre eux étant déjà dans les mains de la folle brune. Je fixe l'animal dans les yeux, lui jette un regard cruel et le pose délicatement au sol. Je le regarde, il me regarde, nous nous regardons. Le temps d'un instant j'oublie la présence de l'autre bien que mon envie de vengeance reste bien présente.

« Tu seras Pietro, Pietro le loup, tu ne sais pas où ce trouve ta famille pas vrai ? Allons jouer. » dis-je en jouant un peu avec son museau. Le loup déjà tout jeune remue la queue tout heureux et tourne sur lui-même tel un chiot nouveau né. Je me contente de l'attraper sous le bras pour lui déposer un baiser sur le front avant de me retourner en direction de la cagole.

« Je ne compte en élever aucuns, je suis beaucoup trop mauvais pour jouer aux papas poules. Je ne sais pas ce que tu as crût interpréter en me manipulant mais en fait... je ne suis pas content, pas content du tout. » Car oui, dans un pur jeu sexuel entre personnes consentantes, me soumettre à la femme peux être quelque chose d'amusant et de divertissant mais dans une relation d'inconnus à inconnus c'est quelque chose de totalement inacceptable pour quelqu'un comme moi. « Pour être parfaitement honnête avec toi, je comptais t'adopter toi, j'aime quand le dressage est plus difficile que je ne le pense, j'aime penser que tu ferrais tout ce que je te demande mais le soucis est que je ne sais pas si j'ai la patience et du temps à t'accorder. Un tel comportement provenant de quelqu'un aussi médiocre que toi me déplaît et je n'aime pas trop l'idée de te voir t'emparer de ces jeunes loups qui seraient certainement mieux élevées par des poules que par toi. » dis-je en laissant un sourire narquois se dessiner sur mon visage. Je meurs d'envie de la défier, de lui faire comprendre certaines choses, de répondre à mon afflux sanguin qui ne demande qu'à s'exalter, de répondre à cette pression qui ne demande qu'à lâcher.

Mes poings sont serrés, le temps d'une remarque, d'un geste mal placé, d'une tentative d'attaque supplémentaire et je pense que cette forêt sera rayé de la carte en très peu de temps, elle veut s'amuser avec le loup, qu'elle s'amuse. Pour le moment je me contente de retourner m'asseoir au total opposé de cette personne prenant le loup sur mes genoux pour le caresser. « Tu n'as, je crois, toujours pas répondu à ma question jeune fraise, qui es-tu ? »


 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyVen 4 Sep - 12:28

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Alors qu'il déblatérait ses paroles haineuses à mon encontre, je me contentais de caresser le jeune loup sous la jugulaire, dans le sens du poil, un sourire sur le visage, mais un regard sans expression, comme si rien de ce qu'il n'avait dit ne me touchait. C'était bien vrai. Quelques jours auparavant ça m'aurait touché, et peut-être n'en aurais-je rien montré. Mais aujourd'hui, ça ne me touchait pas le moins du monde. Comment pouvais-je changer à ce point en si peu de temps ? Peut-être tout simplement car j'acceptais ce changement sans essayer de faire ressortir ma personnalité passée. Je ne faisais qu'accepter et jouir de cette nouvelle Alice.
Le louveteau courait en tout sens devant moi, tentant de mordiller l'air, tournant sur lui même pour attraper sa queue, se levant sur ses pattes arrières. Faisant total oubli sur ce qu'il avait prononcé quand à ma capacité d'éducation des jeunes loups, je revins sur les seules paroles qui méritaient mon attention :

« Tu crois vraiment qu'éduquer la louve serait un jeu d'enfants avec juste quelques parties de jeu compliquées ? »

Ma voix s'était faite amusée, et mon regard se porta sur lui alors qu'un sourire étira lentement mes lèvres, un sourire à la fois moqueur et en quête de séduction.

« Penses-tu que la fraise te révélera son nom en un claquement de doigt ? »

Me redressant et pivotant pour me retrouver face à lui, je me décidai enfin à me lever. Tenant le petit Pietro sur ses genoux, il le caressait nonchalamment. Il semblait avoir une certaine affinité avec les animaux. Ayant toujours vécu entourée de ces êtres nobles, j'étais aussi plus apte que ce qu'il pensait à les comprendre, à les jauger et à en faire des amis. Le lourd poids du manque de ma jument pesait d'ailleurs dans mon cœur ; et une louve naissante entourée de louveteaux, voilà qui était bien ironique et parfaisait la situation.

« Tu te trouves bien supérieur à moi n'est-ce pas ? »

Cette remarque, bien que dite en un souffle chuchoté, me fit rire quelque peu. Et ce petit rire s'accompagna d'un large sourire éblouissant mon visage. M'avançant de quelques pas, je rejoins le troisième louveteau, qu'aucun de nous n'avait encore en sympathie. Approchant d'une main douce, je le laissai venir de lui même chercher de la tendresse dans le creux de mes bras.

« On ne s'empare de rien, on élève, on éduque, et le choix leur revient. »

Voilà une nouvelle remarque. Mes yeux sévères s'abattirent sur lui. Ramenant ma chevelure en arrière, je fis de l'espace dans tout ce qui nous entourait pour nous permettre de marcher tout à notre aise sans risquer de trébucher sur une racine ou un arbuste mal plumé. Les louveteaux, apeurés par ce soudain remu-ménage fracassant, vinrent par réflexe se cacher entre mes jambes.

« Si c'est un combat que tu es venu chercher, alors tu peux faire demi-tour, ça ne m'intéresse pas. »

Ma voix s'était alors faite plus dure, et un regard d'acier l'avait accompagnée.
Je n'étais pas venue ici pour me battre, je n'étais d'ailleurs pas venue ici tout court. J'avais juste marché, marché, et marché encore. Ce n'était qu'une étape sur cette longue marche qui reprendrait très bientôt. Quand s'arrêterait-elle ? Je n'en avais pas la moindre idée. Et à vrai dire, je m'en fichais. Tant que je trouverais bon de marcher, alors cela continuerait. Point.
Il y a un temps proche où dans une telle situation, j'aurais cherché le pourquoi du comment du comportement de ce jeune homme. J'aurais cherché à le rendre meilleur, à réparer ce qui était brisé en lui. Mais tout mon être s'était tellement brisé, que réparer celui des autres m'était impossible. Je n'en ressentais plus aucune envie. Chacun n'avait cas se trouver par ses propres moyens, et s'améliorer seul. Aider les autres, c'est comme chercher à se faire pardonner pour quelque chose, alors qu'une seule personne sur terre peut vous pardonner ce que vous avez fait, et que cette personne n'est autre que vous-même. Il faut s'accepter tel que l'on est, avec ses bienfaits comme ses méfaits. Avec ses qualités, comme ses défauts. Pourquoi toujours chercher à s'améliorer si on se contentait de s'accepter ? Même si ça nous bouffe de l'intérieur, même si on n'arrive plus à se regarder en face, et même si c'est difficile, s'accepter reste la seule option pour surpasser tout ça ; tout ce qu'on a vécu, tout ce qu'on a dit ou fait.

« Tu te nommeras Loki, Dieu de la Ruse ; et toi Freya, Déesse de la Guerre mais aussi de l'Amour et de la Fécondité. »


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 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyVen 4 Sep - 14:12

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L'atmosphère devient oppressante, cette personne que je ne connais nullement semble tenter d'attaquer un dialogue pourtant inutile. Le hasard m'a amené ici, le hasard fait parfois bien les choses, parfois, il nous laisse dans des situations tellement surprenantes que nous préférons renier son existence. Elle continue de parler, parler d'elle, je lui ai simplement demandé de dévoiler son identité, chose normale lorsque l'on a affaire à moi. Curieux comme toujours, j'aime connaître les personnes qui me font face, sans pour autant dévoiler mon identité à moi que je préfère taire par soucis de conscience. Elle réalise des mouvements que j'ai clairement du mal à comprendre, bien que la compréhension est quelque chose qui normalement ne pose pas de soucis à mon talent. Les seuls êtres que je ne parviens pas à comprendre sont les fées, mais aussi les déchets de ma guilde précédente. Il faut croire qu'ils recouvrent toutefois une bonne partie de la population de mages, c'est bien triste et pourtant. La jeune femme se demande si je me pense supérieur, elle ne comprend pas, elle, en revanche, clairement pas ce que je lui raconte. Je ne me fais pas passer pour un homme supérieur, je le suis, je le suis car je suis indétrônable. Me contentant de rester muet j'observe avec attention ce qu'elle fait, conservant le louveteau dans mes mains, continuant de le caresser jusqu'à ce qu'elle réalise quelque chose de parfaitement inattendue. Elle fait de la place, elle dégage tout ce qui fait acte de présence aux alentours. Surprenant, pour le moins surprenant.

Les regards qu'elle m'adresse en disent long sur le désir qu'elle porte pour moi, le louveteau, cependant, ne semble pas du même avis et prenant peur, va se réfugier dans les jambes de cette très chère nouvelle rencontre. Elle ne veut pas se battre, cela tombe assez bien, car ce n'est pas non plus mon intention. Elle s'était contenté de me provoquer et je réponds de manière directe à la provocation, je ne suis pas sanguin, mais je ne suis pas patient pour autant. Un cercle de vide, de terre fait alors place tout autour d'elle. Je me lève de ma bûche et m'approche alors d'elle, mes poings restent fermés, comme prêt à dégainer, ce qui reste pourtant qu'une fausse impression puisque même si mon sang reste tout aussi chaud qu'il y a quelques instants, je tente de le canaliser. Je suis celui qui provoque, celui qui met en scène les différents personnages d'une histoire. Je suis le personnage principal et non un figurant. Dans les livres, ce sont les narrateurs qui décident de tout, mais sans personnage aussi divin, il n'y a pas d'histoires, à quel rôle est-ce qu'elle pense appartenir ?

« Nous ne sommes pas là pour nous battre. Vois-tu petite fraise, je ne suis pas perdu dans une forêt pour me mettre à sauter sur tout ce qui bouge, je mérite tellement plus, tellement mieux. Je mérite même une petite limonade, genre maintenant, mais j'ai la drôle impression que je ne risque pas de trouver de distributeur dans le coin pas vrai ? » Dis-je alors que mon sourire s'évapore pour laisser place à un regard plus sérieux, une mine moins enjouée, une expression de visage que j'affiche assez rarement, mais qui pourtant me va si bien au teint. Je lui fais face. De manière très simple. J'en profite pour me baisser et récupérer ma cigarette fumante sur le sol qu'elle avait aussi fait s'envoler, la replaçant à ma bouche, je réalise que je l'ai porté du mauvais côté, me brûlant alors les lèvres dans une maladresse inouïe. Je rigole un moment, remets ma cigarette du bon côté, tire une taffe, reprends un air sérieux et commence à tournoyer autour d'elle d'un pas toujours aussi tranquille comme si je l'observais telle une bête sauvage. Ma démarche ressemble un peu à celle d'un dandy des forêts. Tout en continuant de tourner à la circulaire autour d'elle, je m'approche jusqu'à arriver contre elle, derrière, au niveau de ses oreilles pour lui souffler quelques paroles fruitées.

« Ne pense pas non plus que je suis ici pour te violer ou profiter de toi. J'aime simplement quand la fraise est bien mûre, lorsque je peux la cueillir à parfaite maturation. » Puis, je marque un court silence avant d'éclater de rire et de passer ma main dans mes cheveux avant de m'écarter d'elle.

« Voyons, je déconne, loin de moi l'envie d'être pris pour un prédateur sexuel, bien entendu si tu es consentante, nous pouvons en discuter, je te laisserai volontiers le plaisir de goûter à ce corps divin, mais je ne suis pas certain que ces louveteaux seraient ravis d'assister à un tel spectacle, ils sont encore trop jeunes. » En effet, elle avait attribué des petits noms aux bestioles, tout comme je l'avais fait avec le petit Pietro. L'atmosphère semble s'être un peu calmé, je ne lui ai pas tellement laissé le temps de réagir.

« Dis-moi, que penses-tu de jouer à un petit jeu ? Je ne sais pas lequel mais nous sommes deux, dans une forêt, n'ayant rien de précis à faire je suppose, qu'en penses-tu ? »
Je m’assois sur la terre, attends une réaction et porte les yeux au ciel.


 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptySam 5 Sep - 15:55

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« Nous ne sommes pas là pour nous battre. Vois-tu petite fraise, je ne suis pas perdu dans une forêt pour me mettre à sauter sur tout ce qui bouge, je mérite tellement plus, tellement mieux. Je mérite même une petite limonade, genre maintenant, mais j'ai la drôle impression que je ne risque pas de trouver de distributeur dans le coin pas vrai ? »

Dégagé de la présence du louveteau sur ses genoux, il s'était rapproché d'un pas semi-provocateur, les poings fermés, et pourtant je sentais dans son attitude que tout ça n'était pas vrai, tout ça n'était qu'un jeu et qu'il pensait être le maître de ce jeu. La référence à une limonade et son distributeur était peut-être inattendue, mais c'était la seule chose qui sonnait vraie à mes oreilles. Tout le reste semblait être calculé sans l'être. Comme si c'était dans sa nature de se penser maître d'un jeu avec lequel il pouvait manipuler des pions à sa guise. Je lui souris : malheureusement, je n'étais pas un pion. Et pour le coup, je ne l'avais jamais été, c'était là un trait de mon caractère passé qui survivait donc. Mais s'il survivait, allait-il évoluer encore plus, pour que je sache à mon tour, être celle qui contrôle les pions ? Voilà qui était intéressant.
Alors qu'il me tournait autour comme s'il cherchait une faille où attaquer une biche, je soufflai, ma tête se renversa en arrière dans un air de lassitude, et mes bras se croisèrent sous ma poitrine. Je n'avais qu'à commander à une branche ou une racine de se soulever, et il se rétamait la tête par tête comme une patate dégarnie. Soit, heureusement pour lui, il s'arrêta, sinon c'était bien là le sort que je lui réservais. Mais au lieu de faire demi-tour, de rejoindre sa souche d'arbre et d'y poser un fessier, il s'approcha de moi par derrière et vint poser son haleine dans mon cou, où un léger souffle parvint à travers mes cheveux à caresser mon oreille à ma mâchoire. Chuchotant des paroles un petit peu déplacées à mon goût et qui me valurent un froncement de sourcils mécontents, il se retira en osant caresser ma chevelure, alors que je me retournais vers lui, ravalant mon indignation.

« Voyons, je déconne, loin de moi l'envie d'être pris pour un prédateur sexuel, bien entendu si tu es consentante, nous pouvons en discuter, je te laisserai volontiers le plaisir de goûter à ce corps divin, mais je ne suis pas certain que ces louveteaux seraient ravis d'assister à un tel spectacle, ils sont encore trop jeunes. »

Marquant une pause, je reportai mon attention sur les louveteaux, qui le regardaient d'un air méfiant. Ils parlaient loups, et en langage loup, tourner comme il l'avait fait autour d'un autre être vivant voulait tout simplement dire qu'il était en chasse et qu'on allait lui sauter à la gorge pour lui arracher sa précieuse jugulaire. Pas très intelligent s'il voulait gagner la sympathie des louveteaux, m'enfin.

« Dis-moi, que penses-tu de jouer à un petit jeu ? Je ne sais pas lequel mais nous sommes deux, dans une forêt, n'ayant rien de précis à faire je suppose, qu'en penses-tu ? »

Un jeu ? Je n'y voyais rien de bien intéressant, mais si cela pouvait m'aider à faire naître en moi celle que j'étais vraiment, et à la déployer comme s'envole une nuée d'hirondelles, alors … pourquoi pas ?

« Propose donc quelque chose. Je ne suis pas douée pour décider un jeu. Le cache-cache est pénible, alors pas de cache-cache. … Et rien de trop trash, je ne veux pas te faire de mal. »

Il est vrai que, ne me connaissant pas encore moi-même, ce n'est pas que j'avais peur d'une éventuelle perte de contrôle car dorénavant j'acceptais cela ; mais son visage était bien mignon, et je préférais le préserver d'une éventuelle explosion écervelé et rougeoyante … qui causerait, pour le coup, sa mort avec certitude. Oui, je voulais simplement garder cet homme en vie, car sous ses airs supérieurs, il était agréable de se découvrir grâce à lui. Il n'était que cela. Un moyen de me trouver, moi, Alice Claria Féamor.

Code:
Désolée, j'ai pas fait avancer grand chose D: Mais j'avoue j'avais pas d'idées à propos de "jeux" >.>



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 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyMar 8 Sep - 11:27

Maël Selesta
Maël Selesta

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Maël Selesta x Alice Claria Féamor.


Rien – Sa réaction est totalement médiocre et sans intérêts, son regard semble être totalement vide, elle ressemble un peu à une tortue, une énorme carapace protectrice d'un corps tout maigrichon et très timide. Elle ne semble pas timide non, mais elle semble se conserver, vouloir tenir à distance quelque chose, elle semble vraiment être très difficile à cerner. D'ordinaire je suis loin de vouloir cerner les gens, après tout ils sont comme il sont. Des êtres idiots et inférieurs, seulement dans son comportement quelque chose me laisse penser qu'elle aussi semble se placer à un échelon de la société aussi haut que le miens, si ce n'est plus haut. Sa manière de me répondre, sa manière de me laisser penser qu'en cas d'affrontement elle ne ferait qu'une bouche de moi me fait sourire, me fait même rire. J'ai bien précisé ne pas être ici pour me battre, c'est une réalité. Les seules personnes qui méritent de tomber à mes genoux, de ramper comme des sardines et mourir lentement dans d'atroces souffrances physiques et psychologiques sont ces fées à la cervelle aussi grande que celle de moineaux. Les fées oui mais les membres de mon ancienne guilde tout autant. J'aimerais tellement pouvoir faire une partie de dominos géants et les faire tomber un par un. Pourtant elle, bien que son comportement se compare aisément à celui des toutous d'enya pour son égocentrisme ne me donne pas envie de lui sauter à la gorge. Mon sang a pulsé à plusieurs reprises c'est vrai mais je me doit de conserver mon talent pour les événements à venir.

Dans le fond, elle me fait un peu penser à un mélange de Bella et de Violette, le côté coincé mélangé au côté décomplexé, un mélange exquis qui donne l'envie d'en savoir un peu plus. La seule solution pour en savoir un peu plus justement c'est ce jeu sur lequel je souhaitais l’emmener, parfait hasard, elle n'avait pas d'idées de jeux, c'est donc moi qui vais mener le tout, cela risque d'être vraiment très intéressant. Je lâche alors le regard de la petite brune et ses trois louveteaux pour m'écarter de la zone désertique qui l'entoure afin de trouver une simple branche. Bien entendu je ne manque pas d'accrocher l'un de mes pieds dans quelques tas de mauvaises herbes pour tomber tête la première sur le sol. La chute est assez violente, je me contente alors de me redresser, tapoter mon pantalon pour en évacuer l'herbe et passer une main dans ma chevelure dorée. Je ne regarde même pas ma compagne du jour qui doit certainement se moquer de mon talent pour ma maladresse et attrape simplement une branche cassée qui était disposée juste à côté de l'endroit où j'ai chuté avec élégance. Toujours dos à elle je lui présente alors cette branche en la levant en l'air.

« Bien, voilà l'objet du jeu, rassures-toi je ne vais pas te la jeter pour que tu cours la chercher. » dis-je en me retournant pour me retrouver face à elle, éloigné d'elle mais face à elle, affichant un visage plein de petites entailles provoqués par un tas de ronces présentes sur le sol au moment de ma chute. Je commence donc à m'approcher doucement, agitent la petite baguette dans ma main droite. Ne me retrouvant plus qu'à quelque mètres d'elle, je m'assois tout simplement sur le sol, la terre donnant une impression de manque de confort pour mon fessier particulièrement dérangeant. « Tu vois cette branche ? Je vais tout simplement poser une question de type : Je n'ai jamais. C'est à dire que si je dis : Je n'ai jamais bus de limonade, que tu n'en a jamais bus alors tu te contente de ne rien faire. Si au contraire tu as déjà bus cette délicieuse boisson, alors tu as juste à dessiner un cercle sur le sol et y déposer l'un de tes vêtements, peu importe lequel. L'avantage étant que le jeu prend fin que quand l'un de nous deux souhaite arrêter, il n'y a rien de plus simple. Je ne suis cependant pas certain que tu souhaiteras en finir lorsque tu verras mon corps se dévoiler peu à peu... »

Les règles sont assez simples, c'est un jeu auquel j'ai l'habitude de jouer autour d'alcools forts pour connaître un peu mieux les gens. Normalement, ce n'est jamais moi qui propose de jouer à ce genre de jeux, c'est toujours les autres qui souhaitent me connaître, moi la vie des gens je m'en cogne la bourriche. Là au contraire j'ai vraiment envie de connaître l'identité visiblement secrète de cette étrange petite brune. Après tout elle ne voulais ni un jeu trop enfantin, ni un jeu trop violent donc celui-ci me semble tout à fait adapté à ses désirs. Peut-être que je vais même pouvoir savoir pourquoi elle s'est retrouvée toute seule comme une pauvre petite fille abandonnée, déracinant la nature.

« Je vais donc garder la baguette car c'est toi qui va poser la première question, tu as tout à fait le droit de poser des questions très gênantes, c'est ce qui est le plus intéressant ! » dis-je en tirant la langue tel un enfant assez impatient de pouvoir commencer à jouer. J'espère au moins qu'elle a compris le jeu car elle ne semble pas très futée. Que le jeu commence.


 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyMar 8 Sep - 14:43

Alice Claria Féamor
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Le simple concept de son jeu me fait sourire. La nudité ne me posait pas, ou en tout cas plus, problème. Qu'est-ce qu'était un corps sinon un objet fait de chair et de sang ? Oui, un objet doué de volonté. Voilà ce qu'était un corps. Un simple jouet de volonté, contrôlé par un esprit.

« Très bien. Mais celui qui pose la question doit lui aussi y répondre, et se déshabiller, ou non... »

Un petit sourire mesquin fait place sur mon visage. Il pensait certainement être maître de ce petit jeu stupide destiné à me coincer dans les noirceurs de ce que j'avais fait ou non. Ça risquait fort de se retourner contre lui. Certes, mes vêtements s'accroîtraient plus rapidement sur ce sol meurtri, mais le plaisir de le sentir coincé en son propre jeu face à un démon qu'il ne soupçonnait pas était quelque chose de bizarrement exquis. C'était une première pour moi de ressentir un tel sentiment. Oui, il pensait me coincer, comme un chat jouant avec une souris, un chat qui calculerait ses habitudes pour mieux la coincer entre ses griffes morbides, dans le coin d'un mur sombre couvert d'une ambiance pesante. Aujourd'hui seulement, c'était peut-être la panthère contre le chat, le diable contre le démon. Qui était qui ? Voilà ce qu'il cherchait à découvrir. Personnellement, cela m'importait. Être le démon me suffisait.

« Je n'ai jamais ... ôté la vie d'un seul être humain. »

Articulai-je alors que ma tête se laissa chavirer sur le côté droit et qu'un sourire carnassier, plus proche du loup que de la biche, s'étirait de ce visage angélique que je portai si bien.
S'il pensait que ce n'était là que la question fatale, il se trompait. J'en avais d'autres, beaucoup d'autres, plus atroces les unes que les autres. Et une plus particulièrement. Celle-ci, je serais d'ailleurs sûrement la seule à y répondre à l'affirmatif. Le chat voulait-il toujours jouer, ou le jeu allait débuter trop violemment pour lui ?

Oui, il pensait me coincer entre ses griffes. S'attendait-il à cette question ou croyait-il qu'il sortirait de ma bouche quelque chose de plus candide tel quel « je n'ai jamais attrapé un papillon » ? Les papillons je comptais bien les attraper et les broyer s'ils croisaient mon chemin. La mort n'était plus une source de peur pour moi, ni même une fatalité. Parfois, la simple torture, physique voire même psychologique, était pire que la mort elle-même. Parfois, il ne suffisait que de réveiller une peur longtemps enfouie pour que la personne face à nous se torture elle-même l'esprit, pas besoin de faire le sale boulot dans ces cas-là …

C'est là que, dans le même temps, deux choses se produisirent.
En premier lieu, le bâton se leva seul, ce bâton qu'il avait posé sur le sol et avec lequel il s'attendait que je dessine à la main. Ce bâton se mouva et dessina un cercle parfait dans la terre remuée par ma propre magie.
En second lieu, notons que ma cape se dégrafa seule. Pour le coup, j'aurais aimé ne pas la porter. Quoi que, le jeu en serait plus long et ainsi plus exaltant … ou plus lassant ? Elle se plia d'elle-même dans les airs, sans un pli de trop : j'aimais être soigneuse avec mes affaires. Et elle vînt se positionner dans le cercle, pile à sa taille, alors qu'une feuille de grand gabarits se posa sous elle pour la protéger d'éventuelles salissures incongrues.

Avait-il, oui ou non, commencé à se déshabiller ? Mes yeux se firent pesants sur sa personne. Je comptais bien admirer chacun de ses gestes avec minutie.

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 MessageSujet: Re: Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta   Maybe I'm a Monster ? - Maël Selesta EmptyMar 8 Sep - 15:58

Maël Selesta
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Dans ce jeu, chaque mot que l'on prononce à son importance, chaque souffle que l'on laisse entendre pour ponctuer une phrase à ses conséquences. Chaque geste que l'on effectue donne deux fois plus d'impacts à la phrase en elle-même. Alors je ne dit rien, je la laisse accepter de se prendre au jeu et ne suis qu'à peine surpris par sa question. Son regard n'a pas changé, il ressemble simplement à un regard qui plonge dans la noirceur, un regard qui me rappel le miens lorsque je suis face à l'une de ces créatures dégoûtante ou encore celui que j'avais il y a quelques années. Ces yeux qui périssent peu à peu et se laissent guider par notre envie de vengeance, notre désir de reprendre en mains le destin de certaines personnes. Chaque chose que nous faisons entraîne une répercussion significatif. Après tout un bœuf qui mange de l'herbe se voit bouffé à son tour. Pendant que mon sourire s'illumine face à cette personne bien étrange, mon attention se laisse emporté par le bâton qui vient de lui-même dessiner un cercle sur le sol. Je comprends alors, grâce à mon incroyable sens de l'analyse, qu'effectivement ceci est bien sa magie. Faire léviter des objets, en prendre possession, ce n'est plus vraiment surprenant puisque j'ai déjà eu l'opportunité de voir cela il y a seulement quelques minutes mais cela a au moins pour mérite de confirmer mes soupçons.

A son tour, sa cape se dresse dans les airs pour se plier délicatement avant de venir se déposer dans le cercle qu'elle venait de tracer. Je la vois me regarder, attendre une réaction. Je prend alors appuie sur ma main droite de manière à me redresser, échangeant avec cette fausse criminelle un sourire sincère. Mes mains viennent alors saisir le bas de mon T-shirt, de manière à l'enlever mais je m'arrête brusquement pour éclater de rire. Bien entendu que non je n'ai jamais ôté la vie de quelqu'un, peut-être que je joue sur les mots mais comme dit, l'intitulé de la phrase est compréhensible de diverses manières. De mes mains, non, je n'ai jamais tué qui que ce soit. Je me demande d'ailleurs si elle n'a pas utilisé cette question dès le début pour tenter de m’impressionner ou bien m'intimider. Désolé petit fraise mais il en faut bien plus pour m'effrayer, si seulement c'est possible.

J'avance alors très simplement en direction de la baguette qu'elle a laissé sur le sol afin de la saisir à mon tour et en profite pour jouer un petit peu avec, la faisant tournoyer dans l'air, cherchant en même temps une question judicieuse à poser. Puis je réalise que je précipite les choses, je commence un jeu avec cette personne mais si elle faisait partie de cette guilde ? J'arrête alors de m'amuser avec cet objet de la nature et tout en l'observant avec attention du coin de l’œil, je pose ma question à mon tour.

« Je n'ai jamais appartenu à la guilde Fairy Tail. » Concrètement la réponse à cette question risque de tout faire basculer, il y a très peu de chances pour qu'une personne comme elle eu un jour la malchance d'appartenir à cette guilde médiocre. Sa mentalité n'a rien à voir avec celle de tout ces microbes, de ces déchets. Cependant la vie réserve toujours des surprises et cette guilde bien plus que le reste. Si elle répond positivement à cette phrase, alors le jeu va prendre une toute autre tournure. Ils m'ont tout pris, on changés ma vie, celle de ma mère et ma poche de père. Leurs actes ne resterons pas impunis, une première alerte fut faite lors de la menace de la bombe il y a très peu de temps. Certains membres ont compris que se frotter à Maël était sans aucun doutes la pire des idées que l'ont pouvait avoir. En y repensant, il m'arrive de culpabiliser d'être partis sans avoir totalement mis en sang ces personnes, ces choses mais ma vie est bien plus précieuse que la leur, disons que cela eu au moins pour mérite de préparer une revanche délicieuse.

« Tic tac. » dis-je d'un ton insistant en attendant la réponse de ma collègue de jeu tout en lui tendant la baguette pour qu'elle s'en empare. Allons-y jeune fille, il est temps de répondre à la question, elle ne semble pas pudique mais attention à ne pas trop m'en montrer, je risquerais d'être frustré de ne pas pouvoir y goûter.


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