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Cool Kids # Alouarn G.
 MessageSujet: Cool Kids # Alouarn G.   Dim 12 Avr - 15:20

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Yuuki Makonor

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Concrètement, le travail dès le matin est quelque chose que je déteste. La panneau de missions n'affichait rien de bien intéressant, comme toujours. Mon niveau actuel ne me permet pas vraiment de réaliser des missions dont l’objectif ne dépasse jamais vraiment celui de sauver un chat ou aider une vieille dame. Cette fois la seule mission disponible consistait à me rendre dans une école pour réaliser une démonstration magique à des enfants, des petits mages en herbe. Forcément il était difficile pour moi d'interpréter une telle mission de façon positive, me montrer aux yeux de tous et exposer ma magie n'est pas quelque chose qui me passionne, bien loin de là.

# # #

Crocus 10H00 -

J'avance dans les rues de Crocus comme un indigène qui découvre la ville, ici tout semble tellement … Pareil. Cette ville je ne la découvre pas vraiment, je la connais pour y être passé à de nombreuses reprises, elle était ma première étape lorsque j'ai quitté mon village natale. Des fleurs ornent les appartements, les places, les maisons voir même les commerces, enfin rien qui ne change vraiment. Je regarde d'un air dubitatif toute cette décoration aux aspects un peu trop positifs à mon goût et jette un œil en direction d'un banc présent non loin de là. Le temps semble ensoleillé et pourtant quelque chose me travail comme à mon habitude. Je ne ressens aujourd'hui ni joie ni peine mais pour autant je ne parviens pas à apprécier l'instant. Est-ce seulement un coups de fatigue qui m'empêche de profiter de ce moment ? Je m’assois alors tranquillement sur le banc et observe les passants. Il y a foule, je n'en attendais pas moins de la capitale mais me retrouver ici, dans une telle situation, entouré d'âmes n'est pas réellement une bonne optique pour quelqu'un comme moi. Je sais pourquoi quelque chose ne va pas, je m'ennuie. Il y a peu de temps j'appréciais fortement me pointer avec nonchalance face à un inconnu pour lui introduire un sentiment quelconque mais réaliser ce genre de chose dans la capitale ne paraît pas être l'idée de génie. Peut-être devrais-je attendre d'être dans une ville moins importante pour me divertir comme cela me plaît ?

Un léger vent décoiffe ma chevelure alors que j'approche d'une boutique pour m'y regarder. Comme toujours, je déborde de charme et me trouve toujours ce petit côté charismatique, j'en profite pour me recoiffer avec élégance et part en direction du lieu de la mission. Une école, je ne suis pas fan des enfants, ces petites choses sont toujours trop émotifs et son vite fatigants. Entre les cris, les rires et les pleures, cela tourne vite en un capharnaüm insupportable. D’ordinaire j'aime observer une explosion de sentiments contrasté mais chez des petits personnages tel les enfants je n'en voit pas grand intérêts. Finalement qu'est-ce que cela peut bien apporter de manipuler des enfants ? Surtout que mis à part leurs faire peurs j'ai du ma à voir ce que ma magie va leurs apportés. Je pense par la même occasion que ce genre de mission n'est pas vraiment adapté à celle-ci. Je doute qu'un enfant ait une révélation et souhaite devenir un mage maîtrisant les sentiments d’autrui. Tranquillement j'approche de l'école et je commence déjà à entendre des cris provenir de l'intérieur, ma tension commence déjà à monter alors que je relâche un profond soupire. Botan, caché entre mes jambes me regarde avec des yeux plein de questionnements, lui aussi doit se demande ce qu'il fait là et je ne peux que le comprendre.

J'ouvre la porte avec une certaine délicatesse et regarde à l'intérieur du bâtiment sans ne voir personne. Ni une ni deux, Botan part en trompe dans le couloir pour accéder à l'autre bout de l'immeuble et arriver à une porte entre ouverte. Décidément ce marcassin aime prendre les devants, je décide alors de le suivre car finalement je n'ai pas vraiment le choix et c'est en poussant cette porte que nous pénétrons dans la cour où une dizaine d'enfants sont regroupés en ronde comme si ils attendaient quelqu'un avec impatience. Des têtes blondes, des yeux bleu, des filles, des garçons, un ensemble ennuyant à qui je vais devoir faire le spectacle pendant un petit moment. Tout les regards sont jetés sur moi alors qu'au même moment un homme avec quelques kilos en trop s'approche de moi.
«  Vous êtes bien notre animateur du jour ? » Dit-il en affichant un large sourire alors qu'il s'accroupit pour caresser mon marcassin et finit par relever le regard en ma direction. Je me contente de lui faire un geste de la tête pour lui affirmer que c'est bel et bien le cas.
« Je suis le professeur de cette classe, merci de vous être déplacés, je vous laisse nous divertir. »

Il part alors s'asseoir avec les enfants pendant qu'un bruit derrière moi me perturbe légèrement l'oreille.




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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Dim 12 Avr - 18:15

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Alouarn Grimgorson

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Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?

En retard, en retard, nous sommes en retard, à mon grand désespoir, nous sommes en retard, en retard, en retard. Un petit peu de poudre de ceci ou une grande flaupée de poussière de cela ? Oh, je ne sais pas. Mais que faire, ô que faire ? Ma chevelure a fait la guerre. La nuit a du être courte pour elle. Oui madame, oui monsieur, la bataille a été rude. Nous avons du combattre un dragon, un énorme serpent dont les crocs aiguisés ont caressé avec une adresse déconcertante mes longs cheveux de feu. Est-ce parce que le démon est passé par ici ? Il repassera par là. Tout ceci n’a vraiment aucun sens. Comment une brosse peut-elle se transformer un hideux monstre ancestral ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Aujourd’hui est un grand jour, et je me dois d’être en pleine forme, oui, oui, oui, en pleine forme. J’ai lu la veille, dans le journal, qu’une école de Crocus attendait avec impatience l’arrivée de mages tel que moi. Oui, moi, le grand Docteur, certainement chapelier fou à ses heures perdues. Oh, il y a beaucoup trop de oui dans ce paragraphe. Et bien, soit, ça sera un paragraphe dédié à tous les « oui » du royaume de Fiore. Mon ode au positivisme n’est-elle pas belle ? Elle chante à mes oreilles comme le vent souffle cette douce mélodie, oui, cette chanson de guerre qui hurle, hurle, hurle, elle fait vibrer mes tympans, mes pauvres tympans. Un nœud papillon. Oui, voilà ce qu’il me faut. Un sacré nœud papillon. Aujourd’hui, c’est décidé, je serais le Docteur. Oui, oui, oui, en voilà une sacrément bonne idée. Me voilà qui m’habille d’un brin de courage, d’une pincée de hardiesse et d’un craquement de doigts. Oui, ce dernier petit son est assez... exaspérant.

« Alouarn, tu es prêt ? »

Qu’ouïs-je ? Ne serait-se par une personne censée ? Est-il possible d’être considéré comme potentiellement admissible à la raison dans ce monde de fous ? Oh, ne vous méprenez pas. Je vous ai vu arriver avec vos grandes théories sur la folie. En vérité, vous ne savez rien, rien du tout. Vous n’êtes que des misérables cafards dans un bocal. N’est-il pas possible de voir plus loin que le poisson rouge qui tourne, tourne, tourne dans son aquarium ? A, tout ceci m’exaspère. Ils ne comprennent pas. Ils ne voient pas que mes extravagants délires sont la clé qui mènera à la liberté. N’est ce pas magnifique de croire en la liberté de l’esprit ? Revenons à mon nœud papillon. Il fait parti de la tenue intégrale du mec cool. Les enfants aiment les mecs cools. Je serais donc le Docteur Cool ! Juste pour aujourd’hui. C’est une édition limitée, vous comprenez ? Oh, mais arrêtez ! Je ne vous demande pas de donner du sens à ce que je dis. Taisez-vous et écoutez donc ce que j’ai à vous dire. C’est le secret de la réussite.

« Mais je n’ai nulle envie d’aller chez les fous », fit remarquer Alice.
« Oh ! Vous ne sauriez faire autrement, dit le chat, ici tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle. »
« Comment savez-vous que je suis folle ? », demanda Alice.
« Il faut croire que vous l’êtes, répondit le chat, sinon, vous ne seriez pas venue ici. »

Je mis un jean bleu. Et tchatchatcha. Il faut dire qu’il cachait un caleçon un peu dépareillé, certainement pas vraiment propre, ou du moins, qui avait déjà fait la guerre contre le cruel dragon. Ou ne serait-ce pas moi qui suit abominable ? Qui de nous deux est le monstre ? Certains livres décrivent ces majestueuses créatures ailés comme étant des individus de chair emplis de sagesse. Ou est la sagesse chez l’homme ? En retard, en retard, nous sommes en retard, à mon grand désespoir, nous sommes en retard, en retard, en retard. L’eau du thé est déjà en train de bouillir alors que les cloches de l’église de Crocus sonnaient déjà dix heures. Il faut se dépêcher. Oui, oui, oui. Non, non, non. Une chemise à carreaux. C’est chouette les chemises à carreaux. Une veste légère, bien taillée par mes soins (voyez là un costume un peu bancal, tout fripé et usé à plusieurs endroits) vint tenir compagnie à ma belle chemise à carreaux. N’étais-je pas magnifique ? Mais… mais… mais que vois-je ? Il manque le nœud pap’, le joli nœud pap’ qui donne un certain élan d’élégance à tout cet attirail. Je mis également mon chapeau haut de forme, après y avoir accroché un magnifique fouloir recouvert, par endroits, de boutons de toutes tailles et de toutes couleurs.

Je descendis au rez-de-chaussée, saluais ma famille d’un joyeux « bonjour » et, avant qu’ils n’aient pu dire quoi que ce soit, j’étais parti vers l’école de Crocus. Dans mon sac se trouvait un thermos d’eau chaude, une théière, du thé, une tasse, une soucoupe, une petite cuillère, une nappe en dentelle marquée par les différents passages du temps, et, bien entendu, mes jeux de cartes du Chapelier Fou. Il faisait beau. Les petits oiseaux chantaient. La légère brise se jouait de ma chevelure, et laissait planer derrière elle une bonne odeur de croissants fraichement sortis du four. J’arrivais rapidement au lieu de rendez-vous. Lorsque je pénétrais dans le couloir, je le trouvais incroyablement silencieux. Je vins frapper joyeusement à la porte de la classe, et entrais en saluant joyeusement la petite bande d’élèves. Je fus surpris de ne voir personne. Je les vis dans la cours. Ils étaient en train de regarder en direction d’un grand blondinet. Qui c’était celui-là ? Les enfants rigolèrent, lorsque je sortis, en voyant ma tenue. Cela ne m’enleva pas ma bonne humeur, bien au contraire. Il fallait rire de soi-même.

« En retard, en retard, nous sommes en retard, à mon grand désespoir, nous sommes en retard, en retard. »

« En retard pour quoi M’sieur ? »

« Et bien, pour le thé ! »

« Mais enfin, qui êtes-vous ? »

« Je suis le Docteur, pardi ! »

« Le docteur qui ? »

« Juste, le Docteur. Je suis là pour soigner les maux de l’âme, les petits comme les grands. Je suis un mage, pardi. Oui, un mage qui aime les excentricités ! »

Je lui tendis ma main, et lui serrais la sienne.

« C’est le moins que l’on puisse dire ! Et quelle est votre magie ? »

« L’illusion par le son ! »

Je me tournais ensuite vers l’autre homme, ayant identifié le premier comme étant le professeur de cette joyeuse petite classe. Je lui tendis ma main pour le saluer.

« Qu’on leur apporte des chaises ! »

« Et une table ! »

Est-ce que, par hasard, on m'aurait changée au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c'est là le grand problème !
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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Lun 13 Avr - 17:17

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Yuuki Makonor

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Assis en ronde comme prêts à s'adonner à un jeu futile, les enfants me dévisage comme une bête qui rode prête à se jeter sur eux. Mon physique n'a rien de bien particulier, peut-être que c'est ce regard durcis qu'ils interprètent comme une menace ou bien je dégage une aura inquiétante ? Je dois admettre que me donner en spectacle de cette manière n'est d'ordinaire pas vraiment de mon ressort, je suis plus du genre à me poser dans un coin et regarder une scène se dérouler, n'être qu'un simple spectateur. Seulement voilà, ces petits jeunes et leurs regards inquisiteurs semblent me provoquer alors qu'une soudaine envie de m'amuser me saisie. Une certaine envie d'implanter une palette de sentiments divers dans les petites âmes perdues que cette jeunesse représente. Certains pourraient se jeter sur leurs amis, d'autres se mettre à pleurer lamentablement, pendant que d'autres sauterais de joie. Une scène bien intrigante qui pourrait être passionnante et bien que ce ne soit ni le lieu ni le moment je ne peux m'empêcher de me sortir cette idée de la tête. Concrètement ce n'est jamais le bon moment de s'amuser, eux vont passer un bon moment en m'observant faire mes petits tours alors pourquoi ne pourrais-je pas en faire de même ?

Une mission, c'est une mission. Par conséquent je ne peux me permettre de tout foutre en l'air quitte à me laisser une réputation d'homme mauvais et bien que la distinction entre mal et bien reste flou dans mon esprit, je me dis bien vite que j'aurais sûrement d'autres occasions pour me divertir de nouveau. Mon dernier divertissement remonte à celui que j'ai réalisé avant l'intervention d'Arkhana, prendre des coups à répétition n'est pas vraiment quelque chose qui peux me permettre de changer mes projets ou passer à autre chose. Si ce n'est pas le moment pour moi de m'amuser alors ce n'est pas le bon moment non plus pour moi d'aller saluer mes parents qui ce trouvent seulement à quelques kilomètres de cette ville. Je suis devenu un mage, je n'ai pas le temps, c'est mieux que je garde cela à l'esprit surtout que ça me donne un excuse plus ou moins acceptable. Je suis partie comme un mal-propre alors je ne vois pas pourquoi je devrais débarquer comme une surprise, non, je n'aurais pas les mots.

Alors que ces enfants continuent de me dévisager un bruit de pas me surprend, tournant la tête j’aperçois un personnage bien singulier. Un personnage qui justement semble sortit d'un compte pour enfants. Il a bien choisis son thème de déguisement croyant que cela plairait aux enfants mais bien au contraire, ils semblent plutôt se moquer de lui. Je dois avouer que à mon tour je laisse afficher sur mon visage un petit sourire moqueur car franchement cet homme ressemble à un... clown. Alors que le professeur se relève pour le saluer je le vois me tendre la main pour me dire bonjour à mon tour. Je jette donc forcément un petit regard sur cette main en arquant un sourcil et finit tout de même par la saisir d'un mouvement nonchalant. Je ne sais pas pourquoi mais avec lui dans les parages, j'ai la vague impression que cette matinée ne sera pas si ennuyante que prévu. Effectivement l'individu se présente comme étant un « docteur » et réclame des chaises ainsi que des tables. Les enfants se regardent les uns les autres comme en se demandant ce que ce fou peux bien vouloir faire et courent malgré cela en classe pour revenir équipé du mobilier nécessaire. Ils installent alors tout cela... Dehors. Forcément la scène est un peu intrigante puisqu'une petite salle de classe viens d'apparaître à l’extérieur, dans la cour.

Les enfants prennent place un par un et continuent de nous dévisager. Je ne sais pas quoi dire ni quoi faire puisque forcément je ne suis pas habitué à ce genre de travaux pratiques. Je me retourne alors en direction de mon collègue du jour puisque effectivement je n'avais pas était mis au courant que cette mission était un solo.
« Bon, je vais te laisser commencer puisque tu sembles inspiré ? »

Si ce type n'était pas inspiré alors qui le serais ? Franchement avec son nœud papillon et sa tenue de manière général ce mec envoi du rêve. J'espère au moins que ce n'est pas sa tenue quotidienne.

« Le Nœud papillon est démodé, tu en est conscient pas vrai ? »
Dis-je en laissant aller de nouveau un petit sourire moqueur. La mode et le style ça me connaît, je baigne dedans après tout.




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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Mar 14 Avr - 18:58

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Alouarn Grimgorson

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- Et combien d’heures par jour deviez-vous étudier ? demanda Alice (…).
- Dix heures le premier jour, dit la fausse Tortues. Neuf le suivant, et ainsi de suite.
- Quelle drôle d’organisation ! s’écria Alice.
- C’est pour ça qu’on les appelle des cours, fit observer le Griffon. Parce qu’ils sont de plus en plus courts.

Les enfants se moquèrent de moi à la remarque de l’inconnu. Je n’en tins pas compte, du moins, pas tout de suite. Le monde peut être vraiment cruel lorsqu’il s’agit de différences. Je n’ai pas peur de ma différence. Non. Elle est un cadeau du ciel, une fraise des bois bien fraiche, un petit parasol bancal dans le cocktail. Elle peut être pleins de choses. Mais, passons. Je remerciais les enfants pour la chaise et la table. Je m’assis à ma place, et d’un geste de la main je repris ma litanie :

« En retard, en retard, nous sommes en retard, à mon grand désespoir, nous sommes en retard, en retard, en retard. En retard pour quoi ? En retard pour qui ? Oh vous me fatiguez avec ces grands yeux de merlan frit. Mes enfants, voilà le premier enseignement de la journée ! Non, non, non, pas de soupir, pas de petits regards en coin. Sachez que la connaissance est l’un des piliers de la victoire. Avec l’imagination et le courage, elle forme une triade, oui, la triade de la force. Je ne dis pas que vous arriverez du premier coup à gagner votre combat, mais avec de l’entrainement et beaucoup de patience, vous arriverez certainement à devenir de grandes personnes. »

Sous le regard étonné de mon assemblée, je sortis une soucoupe et une tasse. Je pris une théière en porcelaine et la déposais à côté du premier ensemble.

« Savez-vous d’où vient la porcelaine ? »

Un des enfants leva la main alors que je mettais de l’eau chaude dans la théière. J’avais, au préalable, glissé au fond de cette dernière des feuilles de thé.

« Comment t’appelles-tu ? »

« Logan, m’sieur ! »

Je me retournais vers mon partenaire puis fis des va-et-vient entre le petit garçon et mon acolyte.

« Qu’est ce que vous cherchez, m’sieur ? »

Je ne répondis rien et croisais les jambes en attendant que mon compagnon réponde. Le professeur crut bon d’intervenir :

« C’est à vous qu’il parle ! »

Je répondis, surpris :

« À moi ? Mais il ne me semble pas m’être présenté en ces termes ! Je suis le Docteur ! Pas un m’sieur ! »

« Quelle différence y a t’il entre ces deux patronymes ? », demanda l’instituteur.

C’est une petite fille qui lui assura la chose suivante :

« Mais, vous n’avez rien écouté, maitre ! Un m’sieur ne peut pas soigner les maux de l’âme, contrairement à cet étrange docteur ! »

Puis, à mon attention :

« Moi, c’est Mélanie ! Bienvenue dans un monde de banalités, doc’ ! »

Je me levais, une petite cuillère à la main :

« Mélanie, ma chère Mélanie, sache que le Docteur ne se déplacerait pas pour des banalités. Si je suis ici, c’est que l’on m’a confié que vous étiez des petites graines prêtes à apprendre et à comprendre la magie ! »

Elle me fit la réplique suivante :

« Et qui vous l’a dit, je vous prie ? »

Je vins m’agenouiller à ses côtés et invitais les autres enfants à s’approcher :

« Venez, venez donc que je vous souffle à l’oreille le secret du pays des merveilles. »

- Voudriez-vous me dire, s’il vous plait, par où je dois m’en aller d’ici ?
- Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux aller.
- Peu importe l’endroit…
- En ce cas, peu importe la route que tu prendras.
- … pourvu que j’arrive quelque part ! », ajouta Alice en guise d’explication.
- Oh, tu ne manqueras pas d’arriver quelque part, si tu marches assez longtemps.

J’avais pris avec moi quelques accessoires du parfait petit magicien. Combinés avec mes tours de passe-passe et ma magie, aussi faible soit elle pour le moment, cela allait donner un spectacle qu’il n’était pas prêt d’oublier ! Alors que les enfants étaient réunis autour de moi, je plongeais ma main dans ma poche et en sortis de la poudre dorée. Je l’étalais sur le sol et le vent se mit à souffler, souffler, souffler.

« Il y a très longtemps, alors que le monde venait de naitre, Dieu créa le vent. Il voulait un ami qui puisse venir chuchoter à son oreille les secrets des hommes, qui puisse rugir comme la plus féroce des bêtes, qui puisse changer de forme et de taille à son bon vouloir tout en restant à l’abri du regard des hommes. Alors le vent se fit murmure. Alors le vent se fit bourrasque. Alors le vent se fit poussière de fée. Voilà comment j’ai su que vous étiez des petites graines prêtes à devenir de grands et talentueux mages. »

« Le vent ne parle pas ! »

« Non, le vent est silence, le vent est mystère, le vent est un secret. Pourtant, il sait écouter. Il est partout, et s’amuse avec le temps du peu de pouvoir que les hommes ont sur leurs vies. Voilà ma première leçon. Dans la vie, il faut savoir faire preuve d’humilité. Accepter ce que vous êtes. Certes, mon nœud pap’ est démodé, mais il n’en reste pas moins qu’il a apporté de nombreux sourires sur vos visages. Mon nœud pap’ est démodé, mais il est cool. Mon nœud pap’ est démodé, mais il a rempli à merveille sa mission. Il a apporté un peu de joie en ce bas monde ! Alors je continuerais à suivre ma propre mode, mon propre chemin. Je continuerais à mettre des nœuds papillons pour que les hommes aient quelque chose d’amusant à raconter le soir en rentrant chez eux. Il ne faut pas avoir peur de rire de soi-même. C’est le meilleur moyen de répondre aux moqueries. Mon nœud pap’ est démodé, mais il sera une histoire que l’on racontera pendant des jours au coin du feu. N’est ce pas magnifique pour un nœud pap’ de devenir célèbre ? »

« Nous, ce qu’on veut voir, c’est de la magie ! »

« Si tu n’es pas capable de comprendre la magie, alors tu ne trouveras nulle beauté dans les artifices que mon collègue et moi t’offriront aujourd’hui. »

Je sortis discrètement une carte d’un paquet et la posais sur mon haut de forme. Je la coinçais dans le ruban, et murmura :

« Supercalifragilisticexpialidocious ! »

« Pardon ? Qu’avez-vous dit ? »

Je répétais un peu plus fort :

« Supercalifragilisticexpialidocious ! »

« Qu’est ce que ça veut dire ? »

« Supercalifragilisticexpialidocious,
C’est vrai que ce mot trop long est complètement atroce !
Mais il faut le dire et vous serez à la page et plus précoce !
Supercalifragilisticexpialidocious ! »


J’avais prononcé le dernier mot assez fort. C’est alors que commença à apparaître sur mon chapeau un bouton en forme de chat de Cheshire. Se fut d’abord un sourire, puis un visage, le corps et ensuite la queue. Des « oh » et des « ah » se firent entendre dans l’assemblée. Je ne pouvais pas encore choisir la forme de mes illusions, mais ce bouton tombait à point nommé.

« Est-ce qu’on peut toucher ? »

« Je doute que tu y arrives ! »

Je me baissais pour que la main de Mélanie vienne toucher l’illusion. Sa main dispersa les particules dans les airs. Je me tournais alors vers mon compagnon et demandais :

« Notre ami veut il faire la seconde leçon du jour ? »

Et cette fois, il disparut très lentement, en commençant par le bout de la queue et en finissant par le sourire, qui resta un bon bout de temps quand tout le reste eut disparu.
« Ma parole ! pensa Alice, j’ai souvent vu un chat sans sourire, mais jamais un sourire sans chat !… C’est la chose la plus curieuse que j’aie jamais vue de ma vie ! »
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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Mer 15 Avr - 17:21

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Yuuki Makonor

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L'enfance n'est pas quelque chose qui me passionne, mon enfance à moi fut très singulière. Disons que travailler avec son père ne représente pas forcément une enfance heureuse mais bon, ce n'est pas le genre de choses que nous pouvons choisir pas vrai ? Alors que eux, ces petites mines d'enfants déterrés semblent subir un réel bonheur, une joie de vivre incomparable qu'il est aisé de constater par l'intervention de ce … Docteur ? Sérieusement, son profil atypique ne me déplaît pas car il rend les choses un peu moins sèches et un peu moins ennuyeuses, mais franchement d'où peut provenir l'idée se s'habiller ainsi ? Même son comportement est étrange, ce type viens sûrement d'une autre planète ou peut-être qu'il est simplement dérangé. Ce docteur ne doit certainement pas se préoccuper de ses émotions ou de se qu'il ressent, non son bonheur qu'il affiche avec nonchalance à son environnement exprime bien son état d'esprit. Une sorte de fou-heureux plus ou moins, bien qu'un peu plus fou qu'heureux.

Je le regarde s'agiter dans tout les sens, prenant en charge les enfants, racontant de longs monologues sur la magie et faire ses petits tours. Tout ceci parsemer par quelques interventions de ces petits monstres. Honnêtement lorsqu'il me propose de me lancer, lorsque c'est mon tour, je n'ai pas envie. Très simplement pour la bonne raison que je ne sais pas comment je peux utiliser ma magie comme une démonstration ? Je ne sais même pas si manipuler des enfants est légal. Lui, arrive très bien à rendre tout ceci intéressant et attrayant offrant des petits tours tel un magicien de foire. Pour ma part, difficile d'en faire de même, encore maintenant je me demande pourquoi j'ai accepté cette mission, c'était la seule, certes mais j'aurai pût me contenter de ne rien faire et voyager, après tout que faisais-je avant d'entrer chez les aigles ?

Tous me regarde, m'invitant à enfin démontrer mes petits tours. Seulement voilà, je me connais et mon comportement est loin de me permettre de pouvoir faire le doux petit professeur bien sympathique, le type idéal que les enfants adorent. Bien que j'aimerai vraiment voir deux de ces enfants se jeter l'un sur l'autre sous l'emprise d'une haine profonde, je sais pertinemment que c'est impossible. Tentons alors autre chose. Après tout ils sont là pour voir à quoi ressemble la magie pas vrai ? La magie ne se contente pas de faire sortir un petit lapin tout mignon de son chapeau ou tirer un large nombre de foulards de sa manche. La magie c'est quelque chose de bon et de maléfique à la fois, elle est rarement utilisé pour enfiler des perles. Elle est simplement symbole de désir de puissance et tout un tas de choses qu'il est important pour des enfants de connaître. Je commence alors à marcher, laissant le docteur me regarder.

« La magie ce n'est pas ça. Enfin, ce n'est pas que ça. » Dis-je en pointant du doigt l'étrange docteur.
« C'est beaucoup plus et en même temps ce n'est rien de plus que ce que vous venez de voir. Difficilement compréhensible pas vrai ? » prononçais-je en arquant un sourcil adressé à toute l'assemblée qui était réuni autour de la table. La petite gamine qui était déjà intervenu juste avant se lève de nouveau pour s'approcher de moi.

« Monsieur, moi je veux comprendre ! » Dit-elle sur un ton assez désagréable digne d'une enfant gâteuse, enfant type que je déteste d'ailleurs. Le professeur, toujours assis, se tourne vers moi à son tour.

« Pourriez-vous nous le démontrer ? »
« Bien entendu, je vais vous l'exposer maintenant. »

Il accepte d'un signe de la tête et aussitôt dit aussitôt fait, je m'approche de se professeur et me met à genoux pour arriver à la hauteur de sa position, plongeant mon regard dans le siens. Discrètement je lui implante un sentiment de tristesse. Rien de bien méchant puisque dans de telle situation il est important de rester modérer. L'homme se met alors à fondre en larmes sous les yeux légèrement choqués de ses élèves. Il ne sera sans doutes plus aussi crédible auprès des enfants à présent. Je me redresse en m'écartant pour visualiser l'ensemble des petits monstres.

« Voilà. La tristesse est un sentiment qui n'est rien, puisque tout le monde peut le ressentir. Pourtant le fait de déclencher cette tristesse, ça, c'est quelque chose. »
Les enfants sont littéralement bouche-bées, ne comprenant sûrement pas la situation. Je dirige alors mon regard vers mon collègue le docteur.
« Vois-tu, je comprends ce que tu cherches à montrer mais pour moi, ce qu'il faut montrer à ces enfants c'est que la magie n'est pas qu'un gadget futile. La magie est une arme. »




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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Ven 17 Avr - 13:04

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Alouarn Grimgorson

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- Et comment savez-vous que vous êtes fou ?
- Pour commencer, est-ce que tu m’accordes qu’un chien n’est pas fou ?
- Sans doute.
- Et bien, vois-tu, un chien gronde lorsqu’il est en colère, et remue la queue lorsqu’il est content. Or, moi je gronde quand je suis content, et je remue la queue quand je suis en colère. Donc, je suis fou.
- Moi j’appelle ça ronronner, pas gronder.
- Appelle ça comme tu veux.

« Je ne cherche pas à montrer que la magie n’est qu’un gadget futile. C’est en commençant par les bases les plus élémentaires que l’on apprend à gravir les échelons. »

Je me dirigeais vers ma chaise et pris le temps de m’asseoir. Puis, je sortis une à une les feuilles de thé de la théière et les mis correctement sur un mouchoir rapiécé en coton. Je mis le capuchon à sa place et, tout en servant le liquide jaunâtre et brulant dans ma tasse, je fis signe aux enfants, d’un geste de la tête, de venir s’asseoir autour de moi. Ils ne se firent pas prier deux fois. Je posais le récipient sur le côté droit de ma soucoupe et pris ma petite cuillère : je la fis tourner doucement dans la liqueur.

« Mon collègue a tout à fait raison en affirmant que la magie est complexe. C’est tout et rien en même temps. »

« Comment est-ce possible ? »

« La magie est aussi forte que le chêne, aussi dure que le roc, et aussi tranchante que l’épée. Néanmoins la magie peut être aussi douce qu’un nuage, et comme les joncs, elle plie au grès du vent. »

« Pourquoi est-elle tout ça à la fois ? »

« La magie est une sorte d’équilibre parfait, une harmonie entre un geste et un son. »

« Est-ce que la magie est forcément une arme ? »

« Oui mais, comme beaucoup de choses, tout est relatif. Elle combat forcément quelque chose ou quelqu’un. Ainsi, elle peut être en prise avec des sentiments, un personnage, une autre magie. »

« Comment peut-elle se battre contre des sentiments ? »

« Dans la vie, les hommes oublient beaucoup de choses, entre autre de vivre leurs vies. Par exemple, moi, en tant qu’illusionniste par le son, mon combat quotidien sera de me donner en spectacle pour faire rire et rêver mon public ! »

« Ce n’est pas vraiment de la magie de combat alors ! »

« Si la magie est une arme, elle n’est, en effet, pas forcément combative. Du moins, pas dans le sens où tu l’entends. »

« Dans quel sens faut il la voir alors ? »

« Disons que la magie est capricieuse. Elle suit son bonhomme de chemin. Mon combat magique n’est peut être pas contre quelque chose ou quelqu’un de palpable, mais se bat pourtant bien contre la morosité de son public. »

« En fait, les mages peuvent livrer différentes sortes de combat. »

« Exactement. »

Le Chapelier se contenta de demander :
« Pourquoi est ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ?
- Veux tu dire que tu penses pouvoir trouver la réponse ? demanda le Lièvre de Mars.
- Exactement.
- En ce cas, tu devrais dire ce que tu penses ?
- Mais c’est ce que je fais », répondit Alice, vivement. « Du moins… du moins… je pense ce que je dis… et c’est la même chose, n’est ce pas ?
- Mais pas du tout ! s’exclama le Chapelier. C’est comme si tu disais : « Je vois ce que je mange », c’est la même chose que : « Je mange ce que je vois ! »
- C’est comme si tu disais, reprit le Lièvre de Mars, que : « J’aime ce que j’ai », c’est la même chose que : « J’ai ce que j’aime ! »

« Et quelle est la plus forte des magies ? »

« Chaque magie a ses propres spécialités, nous ne pouvons donc pas dire avec précision qui est la plus forte ! Cela dépend beaucoup du chemin que nous avons choisi d’emprunter ! »

« Il y a vraiment plusieurs chemins pour la magie ? »

« Bien sûr ! »

« Comment savoir lequel choisir ? »

« Souvent, la magie va de pair avec tes idéaux. Qu’en pense mon collègue ? »

J’attendis quelques instants avant de reprendre :

« L’utilisation que vous faites de la magie va dépendre de ce que vous pensez de la société, des hommes, de la nature. »
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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Sam 18 Avr - 9:33

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Yuuki Makonor

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Contemplant le spectacle, je n'arrivais pas à en placer une, des beaux discours sur l'origine de la magie. Ce jeune homme aux cheveux rouges tentait avec difficulté d'expliquer à ces jeunes mioches que la magie possédait un tas de dérives mais aussi que cette magie justement est d'une grande complexité. Alors qu'il s'était assis, très vite rejoins par un tas d'enfants, je décide de m'approcher seulement au moment où il me posa une question, cette question qui était sans doute la plus intéressante de la journée, car entre les questions juvéniles adressés à un docteur fou et des explications plus que flous celle-ci sortait du lot à mes yeux.

« La magie va de paire avec ses idéaux ? » Dis-je en soupirant et en approchant du petit groupe, attrapant une chaise pour m'asseoir à mon tour d'un air plutôt blasé.

« Ce n'est même pas une question de paire. La magie et nos idéaux sont comme … connectés. » J'adresse alors un regard furtif à une jeune fille qui se trouvait en bout de table. « Par exemple toi là, si un jour quelqu'un décide de te voler ton dernier morceau de chocolat. Que vas-tu faire ? » La jeune fille allait répondre mais je ne lui laissa pas le temps de le faire. « Forcément si tu es fanatique de cette sucrerie, tu vas décider de punir cette personne pas vrai ? Si en plus tu es capable d'utiliser la magie forcément tu l'utilisera contre cette personne. » Je lui adresse un sourire, un faux sourire un peu moqueur car dans le fonds, je suis presque certain que ces enfants idiots n'ont absolument rien compris.

« Je vais être plus clair, si vous êtes une bonne personne vous allez regarder cette personne et la laisser partir, votre morceau de chocolat en mains. Certes vous serez un peu déçu mais vos idéaux consistent justement à ne pas faire de mal à autrui, donc vous ne bougerez pas. En revanche si pour vous le monde n'est représentatif que de haine vous allez lui courir après, lui sauter dessus et reprendre votre morceau de chocolat. C'est plus ou moins ça vos idéaux finalement, c'est comment vous agissez en fonction de l'environnement qui vous entour. La magie vous permet simplement de vous aider à suivre le chemin que vous décidez d'emprunter et d'être au service de vos idées, de vos convictions. »

J'ai bien peur qu'ils ne comprennent pas tout, je ne suis pas vraiment fait pour donner des leçons, je pense que le docteur doit certainement être plus clair en ce qui concerne tout ces trucs. Je ne vais pas commencer à partir dans un débat sur le bien et sur le mal, ne sachant pas moi-même ce que cela représente et où je me situe vis à vis de ça. Je me surprend toutefois à être capable de m'exprimer de cette manière face à ces enfants, d'ordinaire glaciale je dois avouer que dans le fonds avoir ce genre de discussion porte un soupçon d'intérêt.

« Bon. Je suppose que nous n'allons pas discuter sur les origines de la terre encore cent ans, la théorie c'est bien mais passons à un peu plus de pratique. » Dis-je en lançant un regard enjoué à mon partenaire du jour qui semble boire mes parole précédentes. J'arrive à lire sur les petites mines des enfants une certaine forme d'inquiétude. Ma première démonstration était assez... effrayante pour des jeunes de cet âge. Comme je le pensais, ils seraient tellement mieux pour eux de subir ma manipulation que la voir, ils comprendraient forcément plus facilement.

« Du coups, docteur acceptes-tu d'être mon cobaye ? Je vais simplement te rendre euphorique ? Je vais vous démontrer jusqu'à quel point la magie peut être varié.»

Les enfants affichent enfin un premier sourire à mon égard, l'euphorie va nettement changé des larmes que j'ai imposé à leur professeur un peu plus tôt. Je m'approche alors doucement du docteur en attente de sa réponse. Mon état d'esprit sur le coups : Blasé mais légèrement intéressé, cela fait du bien de pouvoir manipuler des personnes volontaires.




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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Sam 18 Avr - 13:09

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Alouarn Grimgorson

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Alouarn : #ff9900
Mélanie : #ff3300
Logan : #ff33ff
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Le professeur : #3399cc

« S’il avait grandi, se dit-elle, ça aurait fait un enfant horriblement laid ; mais je trouve que cela fait un assez joli cochon. » Elle se mit à penser aux autres enfants de sa connaissance qui aurait fait de très jolis cochons, et elle était en train de songer : « Si seulement on savait comment s’y prendre pour les transformer… »

En retard, en retard, nous sommes en retard, à mon grand désespoir, nous sommes en retard, en retard, en retard. Je ne saurais dire ce qui était le plus amusant : la tête de ces enfants qui cherchait vainement à comprendre ce que leur expliquait mon camarade ; ou mon compagnon de fortune qui tentait, tant bien que mal, d’inculquer quelques connaissances à ces jeunes. Je vins faire glisser la petite cuillère sous mon nez, la reniflant au passage. Un sourire d’extase vint s’afficher sur mon visage lorsque je pris conscience du doux arôme du thé. Je posais convenablement l’ustensile sur le petit bureau que les enfants m’avaient si gentiment amené. Je trempais ensuite mes lèvres dans le breuvage : la fumée qui s’en échappait vint réchauffer mes joues et mes lèvres. Je pris la parole :

« Faisons donc encore un peu de théorie avant de passer à la pratique. »

Je me tournais vers Mélanie, et lui demandais sur un ton qui se voulait joyeux :

« Quelles sont tes idées sur la société, sur les hommes, sur la nature ? »

« Vous voulez savoir ce que j’en pense ? »

« Tout dépend si tu penses ce que tu dis, ou si tu dis ce que tu penses ! »

Le professeur, qui avait séché ses larmes, leva les yeux au ciel devant tant de futilité. Cela ne sembla pas déranger les enfants qui étaient ravis qu’on les prenne enfin au sérieux. Le silence se fit rapidement alors que Mélanie se levait pour prendre la parole :

« Je considère que la société ne prend pas assez en compte l’avis des enfants que nous sommes. Elle se veut trop directive, comme si nous devions absolument tous rentrer dans des cases où la normalité prime sur l’individu. Pour ce qui est des hommes, les adultes se juge souvent comme des êtres supérieurs à leurs cadets. Ils devraient admettre que nous avons tous à apprendre les uns des autres. Il est vrai qu’en tant qu’enfants, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre, mais je suggère que les grandes personnes soient un peu plus attentives aux souhaits de leurs progénitures. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent en voulant absolument diriger la vie des plus jeunes. Quant à la nature, et bien, disons qu’on l’oublie bien trop souvent et que je ne suis pas sûr que ce que nous apprenons, tant à l’école que dans la société, soit de très bonne augure pour notre mère à tous. »

Les autres enfants étaient d’accord avec ses propos. Ils le témoignèrent en hochant vigoureusement la tête de haut en bas.

« Et toi, Logan, si tu avais un pouvoir, lequel aimerais-tu avoir ? »

« Oh, très certainement une magie de rééquipement. »

« Et qu’est ce que tu ferais avec ? »

« Je me battrais pour imposer mes idées ! »

« Tu ne semblais pas tout à fait d’accord avec les autres, tout à l’heure. C’est le moment de nous exposer tes idées ! »

- Voilà donc de la gloire pour toi.
- Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, dit Alice.
Humpty Dumpty sourit dédaigneusement.
- Evidemment que tu ne comprends pas – pour cela il faut que je te le dise. Je veux dire : voilà un argument décisif pour toi !
- Mais « gloire » ne veut pas dire « argument décisif », objecta Alice.
- Lorsque j’utilise un mot, dit Humpty Dumpty avec mépris, il signifie exactement ce que je choisis qu’il signifie – ni plus, ni moins.
- La question est de savoir si vous pouvez faire signifier aux mots autant de choses différentes, dit Alice.
- La question est de savoir qui est le maitre, dit Humpty Dumpty.

« Eh bien, il me semble que… »

« Non, Logan, il ne te semble pas. Sois sûr de tes positions. Si tu n’en es point sûr, comment pourrions nous te contredire, si contradiction il y a ? Fais preuve de conviction lorsque tu parles ! »

« Je dois avouer que ça me fait de la peine de voir que la société est pourrie de l’intérieur. Nous pouvons le voir, même le constater, tous les jours lorsque nous voyons ces gens faire la manche dans la rue. Pourquoi ne vont ils pas travailler comme tout le monde ? »

« Peut-être n’ont ils pas les moyens de retrouver un job. »

« Mon père dit qu’ils polluent notre société et qu’il faudrait tous les éradiquer ! »

« Et toi ? Qu’en penses-tu ? »

« Je pense comme lui. »

« Serais-tu plus heureux s’ils n’étaient plus là ? »

« Surement ! »

« C’est horrible ce que tu dis, Logan ! Les gens n’ont pas choisi d’être à la rue ! Au lieu de les incriminer de la sorte, il faudrait mieux leur tendre la main pour les aider à s’en sortir ! »

« Le travail, c’est pour les honnêtes gens, Alice, pas pour les pouilleux de leur sorte. »

« Calmez-vous les enfants, calmez-vous ! Regardez donc où mes questions nous ont menées : vous avez tous des idées et des convictions différentes. Et ce que mon camarade voulait vous expliquer tout à l’heure c’est que c’est ces idéaux qui vous font pencher d’un côté ou de l’autre. Est-ce que vous comprenez ? »

Ils firent oui de la tête.

« Passons donc à la pratique ! »

Je me levais et vins me placer face à mon camarade :

« Je suis prêt pour notre petite expérience. Que l’euphorie soit avec nous ! »
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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Sam 18 Avr - 13:38

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Yuuki Makonor

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YUUKI M. && ALOUARN G.


Ces enfants, franchement. Le discours de l'un d'eux m'intrigua. Je ne pensais pas qu'un enfant de cet âge pouvait parler avec des mots si crus, moi qui suis pourtant assez sec de nature je ne suis pas persuadé que je serais capable de m'exprimer de cette manière. Est-ce que c'est cette nouvelle génération qui a tendance à donner son opinion sans réfléchir ou bien la jeunesse qui veux cela ? M'enfin, force est de constater que la discussion part directement en affrontement, quand je dis affrontement je ne parle pas d'échange de coups. Plutôt de ces échanges d'idées qui partent dans tout les sens. Alors que le docteur semblait s'amuser avec sa petite cuillère, moi, je restais concentré sur les paroles des enfants. Jamais je n'aurais pensé que cette matinée pourrait être aussi riche, tant mieux, cette mission n'était pas aussi inutile qu'elle n'en avait l'air finalement.

Bien, maintenant place à la pratique pas vrai ? Docteur se lève et viens se disposer devant moi. J'emprunte alors un regard assez strict, ce genre de regard que je prend lorsque je fais mine d'être sérieux.

▬ Bien, nous passons donc à la pratique. L'euphorie est une sorte de sentiment qui procure à quelqu'un une certaine joie incontrôlé, sous l'influence de ce sentiment, nous sommes comme... Drogué de bonheur vous voyez ?

Les enfants acquiescent d'un signe de la tête et restent impatients de voir ce qui va arriver. Ils observent avec leurs yeux globuleux, assez dégoutant vu sous cet angle. Je plonge alors avec grâce mon regard dans celui de mon partenaire le cinglé et impose petit à petit un sentiment d'euphorie. Je détourne alors mes yeux en direction des enfants pour signaler que ma technique est terminé. Je ne sais pas si c'est une bonne idée de leurs expliquer exactement comment je réalise ce petit tour. Disons que la mission signale simplement que nous devons faire une démonstration ? Il serait dangereux de donner les détails de ma magie, malgré que les spectateurs ne soient composés que d'enfants, rien ne me dit qu'ils ne vont pas en parler à leurs parents, parents qui en parlerons à des amis etc.

Non, il est préférable de rester discret, ce n'est pas le genre de choses dont je peux me permettre de parler à tout vent. Le soleil commence doucement à chauffer ma nuque, plaçant alors une main sur celle-ci pour la protéger j'attends avec une grande impatience la réaction du doc'. Normalement, à la vue de sa personnalité si... atypique, il devrait bondir dans tout les sens, afficher un sourire éclatant. Le bonheur est quelque chose de difficilement explicable n'est-ce pas ? Pourtant, la plupart des gens y réagissent de manière plus ou moins identiques. Il faut croire que dans ce monde, malgré nos différences, certains points nous rapprochent pas vrai ? Le Bonheur cela fait un petit moment que je n'ai pas eu la chance d'y gouter, à l'occasion je tâcherai de m'imposer ce sentiment, en souvenir du bon vieux temps.

▬ Alors monsieur le "docteur", comment allez-vous ?


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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   Mer 22 Avr - 17:53

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Alouarn Grimgorson

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Logan : #ff33ff
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- Inutile d’essayer, dit Alice. Qui pourrait croire en l’impossible ?
- Vous péchez, selon moi, par manque d’entrainement, dit la Reine. Quand j’avais votre âge, je m’y exerçais une demi-heure par jour. Eh bien, il m’est arrivé parfois, avant même l’heure du petit déjeuner, de croire jusqu’à six choses impossibles.

C’est alors qu’il plongea son regard dans le mien. Il était bleu, oui, bleu comme le ciel, bleu comme la mer, bleu comme une multitude de petites choses de la vie. Je rougis légèrement face à ce regard pénétrant, insistant. Petit à petit, un sentiment d’euphorie commença à germer en mon sein. Il fut d’abord tout petit, juste une banale émotion. Puis, il grandit, grandit, grandit. Il me prit d’abord aux intestins, puis rentra dans mon estomac pour se nourrir avec avidité de ce qu’il contenait, il finit par s’insinuer dans mon cerveau, ne faisant qu’une bouchée de ce qui s’y trouvait. Je me pris à l’idée de sauter dans tous les sens, de me laisser aller à cette douce mélodie. Etais-ce vraiment judicieux de laisser cette mélopée prendre le dessus ? Les enfants me prenaient déjà pour un fou, ne serait-ce pas rajouter de l’eau sur le feu ? Non, il ne fallait pas que je me laisse aller à ces contrindications. J’étais là pour faire rire le peuple, et quoi de mieux que l’euphorie pour y arriver !

Je pris une grande inspiration, et me laissais tomber dans ce grand puits de joie. Je coupais toutes les cordes qui auraient pu me retenir dans ce monde où tristesse et haine régnaient. Je me tournais vers les enfants, laissant planer le silence quelques instants avant d’éclater de rire. Ce fut un rire joyeux, un rire enfantin, un rire qui invitait les autres à entrer dans la danse. Ils ne comprirent pas tout de suite, mais qu’importe.

« Les enfants, voilà la dernière leçon du jour ! »

Je sortis une boite à musique de mon sac et vins la déposer sur la table. Je sautais de ci, de là. Et la musique commença. Je me laisser emporter par un flot d’émotions, l’euphorie prenant largement le dessus. Je montais sur ma chaise, dominant ainsi mon assemblée.

« Il est vrai que dans chaque travail, il y a un élément au fond
Qui fait que l’on s’adapte une chose qu’on aime
Et chaque tache peut devenir
Selon l’humeur un vrai plaisir
Tous les plaisirs ne valent pas mieux qu’un sourire ! »


Je sautais de la chaise et vins faire claquer mes chaussures sur les pavés de la cour. Je fis quelques pas de danse, tout en riant. Je n’arrivais pas à m’arrêter. Tout semblait si… léger !

« Comment pouvez-vous être aussi heureux ? »

« Veux-tu connaître mon secret ? »

« Moi aussi je veux le connaître, doc’ ! »

« Oh, et bien, c’est fort simple ! Soyez heureux dans chacune des choses que vous accomplissez ! »

« Comment peut-on être heureux en travaillant ? »

« Ouais, c’est fatiguant de travailler ! »

« L’oiseau faisant un nid douillet
N’a guère le temps de se reposer
Il va cueillir des brins de laine et de bois
Bien pris par ses occupations
Il siffle l’air gai d’une chanson
Ce qui rend son travail beaucoup moins long ! »


« Avez-vous déjà trouvé la réponse à la devinette ? » dit le Chapelier, en se tournant de nouveau vers Alice.
« Non, j’abandonne », répliqua Alice. « Quelle est la réponse ? »
« Je n’en ai pas la moindre idée. », fit le Chapelier.

Les enfants se regardèrent, ne semblant pas comprendre ce que je voulais leur dire par la métaphore de l’oiseau. Et pourtant, je les savais assez intelligent pour comprendre ce que je leur racontais. Je continuais à tourner sur moi-même, à danser parfois, alors que le monde continuait à tourner, sans demander son reste.

« Mes enfants, mes enfants, faites donc marcher votre imagination ! Je suis sûr que vous êtes capable d’aimer ce que vous faites, ou de faire ce que vous aimez. Peu importe dans quel sens nous pouvons le prendre, car les deux doivent être vécu à fond, sans jamais s’arrêter. Apprenez à aimer le travail que l’on vous impose en cours, apprenez à aimer ce que vous offre Mère Nature, apprenez à vous aimez vous tel que vous êtes ! »

« Ne croyez-vous pas que vous allez un peu loin pour des enfants ? »

Je m’approchais du professeur et vins lui déposer un baiser sur la joue. Il y eut des hoquets de surprise, puis, je repris :

« Ne les prenez pas de haut, monsieur le maitre d’école, les enfants sont plus intelligents qu’ils n’y paraissent. Apprenez-leur à respecter le monde et la nature, les hommes et les femmes, leur travail s’il est juste ! »

« Comment sait-on qu’un travail est juste ? »

« Tes idéaux peuvent te tromper, ton cœur ne le fera jamais. Soit en accord avec ton cœur et ta tête, et tu trouveras peut être le secret du bonheur. »

« Et quel est la fin de la chanson ? »

« Quand les abeilles travaillent en allant
De fleur en fleur sous tant de bleu
Elles vont puis elles viennent et volent tout en bourdonnant
Mais aussi elles font des agapes
En profitant de chaque étape
Et c’est ce qui fait que la tâche est mieux enlevée ! »


« Doc’, je ne suis pas sûr de tout comprendre, mais je vais essayer de faire au mieux pour ne pas vous décevoir. »

« Il n’est pas question de me décevoir ou non, la question est de savoir si vous êtes en accord avec vous-même ! Sur ce, les enfants, nous devons vous quitter ! »

« Oh, déjà ? »

« Ne vous inquiétez pas, nous reviendrons pour une autre démonstration et d’autres leçons si vous êtes sages et que vous apprenez beaucoup de la vie et de la nature. »

« Pourquoi de la nature ? »

« Parce qu’elle est notre mère à tous et que, quoi qu’il arrive, elle peut reprendre ce qui lui revient de droit. Mais ça, c’est un débat que nous aurons une prochaine fois ! »

Je bus mon thé d’une traite, laissant l’euphorie qui m’avait gagné se dissoudre dans l’air. Je rangeais en quelques instants mes affaires, saluais avec conviction le professeur et les enfants, et pris congé. J’attendis mon compagnon de jeu à la sortie. Lorsqu’il arriva, je me précipitais vers lui, et lui tendis ma main pour me présenter :

« Alouarn, Alouarn Grimgorson, enchanté de te rencontrer, même si les circonstances ont du te faire voir l’étendue de ma folie ! »

Je lui souris et repris :

« Je cherche des compagnons pour faire des enquêtes, ne serais-tu pas intéressé par la proposition ? »

(…) et la morale de ceci, c’est : Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être ; ou, pour parler plus simplement : ne vous imaginez pas être différente de ce qu’il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n’étiez avant d’être devenue ce que vous êtes !
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 MessageSujet: Re: Cool Kids # Alouarn G.   

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