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10h15 ♠ Snake Soul
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyDim 19 Avr - 9:23

[PNJ] Casperita
[PNJ] Casperita

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Les Rêves des Hommes


Moebius


Tu te demandes encore et pourquoi tu es allé t’empêtrer dans les affaires du commun des mortels. Cela paraissait tellement plus drôle de les laisser s'entre-tuer, de voir des femmes et des enfants hurler à la mort, appelant à l'aide. Cela paraissait tellement plus reposant de savoir que tu n'aurais pas eu à mettre ton nez là-dedans et pourtant quelque part ce, depuis la chute de Purple, t'as qu'une envie c'est de participer à ce jeu grotesque et stupide que l'on appelle le jeu de la vie.

Tu étais descendu dans ces rues et ruelles. Tu avais vue la foule partir à contre-sens et tu t'étais dis que tu avais sûrement à gagner quelque chose dans tout ce foutoir. Tu n'étais pas l'un de ces primates de mage de bas étage, tu ne te jetais pas dans la bataille sans avoir le plan de sortie et le plan B si cela tournait au vinaigre. Tu étais intelligent et brillant même, calculateur et quelque fois, ton propre talent à te sortir de certaines situations t’impressionnais. Tout comme ce jour-là où Purple est tombée. Tombée entraînant tout le monde ce gouffre noir et sans fonds. Tombée à cause d'une négligence. Ça te dégouttes tellement la bêtise était énorme.

Alors tu avais pris tes affaires et tu étais partis vers d'autres horizons, te faire oublier même si l'on te connaissait pas. D'ailleurs, Purple te connaissait ce mérite, tu savais être discret. Tu n'étais pas un homme de la plus haute importance mais tu n'étais pas un de ces laquais comme ce type..Comment s’appelait-il ce fanatique ? Yoite ? Rien que penser à son visage difforme et à son goût prononcée pour la mort...ça te donnais envie de l'y envoyer directement mais tu lui était bien trop supérieur pour lui faire cet honneur.

De toute façon, le rat a quitté le navire en sentant la tempête s'approchée.

Et toi, tu t'étais approché de ces deux types dont l'un mit au sol un peu trop facilement. Décidément, les manants de cette contrée n'ont-ils aucune résistance? T'aurait-on tromper sur la valeur de ces prétendus mages alors qu'une pichenette les mets au sol, au seuil de la mort?

L'autre, grand et rouquin, vieux aussi, te regarde. Il te regarde et s'approche sans aucune crainte, voyant en toi un allié ou quelque chose qui pourrait lui rendre sa journée plus agréable. Il te parle, tu l'écoutes à moitié. Tu sais pas trop ce qu'il te veut mais tu le suis quand même. Il t'invite à prendre du thé alors vous entrez dans ce salon et tu t'assoies, croisant tes jambes et tes doigts sur le bord de la table.

Il s’assoit à son tour et pose des questions sur ta présence. Son air joviale te donne mal au cœur et t'as envie de lui planter la fourchette à désert dans un œil mais tu ne fis rien. Tu gardes cette façade calme, neutre. Tu gardes ton calme comme tu l'as apprit.

Tu finis par prendre la tasse délicatement entre tes doigts avant d'en renifler l'essence des feuilles de thé. Une odeur aigre et non plaisante.

Regardant autour de toi, tu cherches une occupation plus avancée que celle de discuter dans un entretien dépourvu d'intérêt avec ce primate te questionnant sur ta présence.

"- Nous sommes libre de nos mouvements il me semble ? N'ai-je donc pas le droit de me promener où bon semble ou suis-je alors contraint de devoir faire un rapport détaillé de ma présence à votre personne?"

Ton ton est froid. Cassant. Certes il change de celui employé précédemment mais tu te dis qu'avec lui, une simple baffe psychologique suffira à t'en débarrasser. Tu avais à faire en ces lieux mon ami alors ne nous attardons pas avec les êtres ne méritant guère ta présence.



 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyVen 24 Avr - 13:34

Alouarn Grimgorson
Alouarn Grimgorson

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Sorry:
 

Tu souris face à tant de simplicité. Tu avais bien compris son petit jeu. Si cela devait se passer ainsi, soit, je jouerais cartes sur table… quoi que, je me devais d’en garder quelques unes dans ma manche. Cela serait dommage de perdre pour si peu. Il fallait que je prépare mes coups à l’avance. Je ne voyais pas encore clair dans son jeu psychologique, bien que tu saches qu’il n’hésiterait pas à ta tordre le cou dés que l’occasion se présenterait. Je reniflais bruyamment. Je contemplais le paysage qui nous entourait alors que d’une main j’attrapais le bord de la nappe en dentelle. J’avais une folle envie de me moucher dedans, mais ça aurait donné une raison supplémentaire à mon adversaire de me charrier. Soyons donc, pour une fois, une personne civilisée. Je découpais donc dans le drap un carré de la taille d’un mouchoir, et le pliais correctement à côté de moi. Ce petit morceau de toile me servira bien assez tôt.

Je penchais ma tête en arrière, offrant ainsi ma longue chevelure au vide infernal qui se tenait derrière moi. Je souris l’espace d’un instant, avant de reporter mon attention sur mon compagnon de route. Je le dévisageais d’un regard qui se voulait exigeant. Oui, exigeant. J’attendais beaucoup de sa part. Je ne voulais pas que ce duel soit un flop, bien au contraire. Même si je suis perdant dans l’histoire, cela me fera une leçon pour la fois prochaine. Je vins renifler avec avidité ma tasse de thé puis, après avoir bu quelques gorgées, je lançais :

« Et bien, non, tu n’es pas obligé de répondre à mes questions. Mais, en vu des circonstances, je suppose que tu es là pour la bombe, non ? »

Je me tournais vers les cuisines (je ne savais pas si on appelait l’arrière salle comme ceci, mais c’est là qu’ils préparaient tous les petits gâteaux qui accompagnaient d’habitude le thé) et me dirigeais rapidement vers ces dernières après avoir lancé sur un ton qui se voulait léger (je commençais à sentir la pression montée à cause de la bombe : je me devais d’être ferme, il le fallait !) :

« Il manque quelque chose à cette table, qui, ma foi, est des plus festives. Si toutes les réceptions de thé pouvaient se dérouler ainsi, j’en serais fort aise ! »

Lorsque j’entrais en cuisine, des alarmes sonnaient de partout. Elles indiquaient certainement que les petits fours étaient prêts. Je ne savais pas du tout comment les éteindre. Le bruit me donna rapidement mal à la tête : j’étais mieux dans la petite salle avec mon compagnon de fortune ! De toute façon, si personne ne faisait rien, il n’y aurait bientôt plus un seul petit bruit à Hajurion. Je ne savais pas comment me débarrasser de… de… Mister Bob ! Oui, oui, oui, vous allez me dire que j’utilise souvent ce pseudonyme sur les personnages que je rencontrais et dont je ne connaissais pas le prénom. Et bien, écoutez, je fais avec les moyens du bord. Je n’allais tout de même pas pactiser avec l’ennemi. Pouvais je vraiment le qualifier d’adversaire ? Je ne saurais le dire. Il avait été froid aux premiers abords, mais je ne sais si c’est son personnage qui voulait ça ou si cela l’ennuyait vraiment.

Je revins quelques minutes plus tard avec des petits gâteaux. La scène était assez pathétique en soi. Je n’aurais pas pu faire mieux dans une situation dramatique. Je me disais que si c’était l’un de mes derniers instants sur terre, je me devais de le rendre le plus plaisant possible. Je vins m’asseoir et regardais à nouveau mon partenaire. Je pris l’une des friandises posées sur la table, et croisais mes jambes.

« Que faisons-nous ? Je suppose, à juste valeur, que tu ne me laisseras pas partir chercher la bombe. Tu es là pour elle, n’est ce pas ? »
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyMer 29 Avr - 6:11

[PNJ] Casperita
[PNJ] Casperita

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Les Rêves des Hommes


Moebius


Votre tête à tête tourne au ridicule et t'ennuie au plus au point. Tu ne sais pas comment lui faire comprendre que tu aimerais qu'il cesse de t'importuner avec ses questions auxquelles il n'aurait jamais de réponses. N'avait-il pas comprit le message depuis tout à l'heure? Tu n'étais pas disposé à lui répondre ni même à lui tenir compagnie comme le caniche de sa mèmère. Pour qui te prenait-il cet énergumène?

Il te pose une question sur la bombe. Tu prends alors ta tasse et tu avales une gorgée, petit doigt levé. Tu le regardes, sourit, t'essuie le coin de la bouche.

"- Ne venais-je pas de vous dire que je ne suis guère disposer à vous répondre? Etes-vous idiot ou cherchez-vous seulement à m'ennuyer plus que vous ne le faites déjà? Si j'ai accepté de vous suivre c'est tout simplement pour tuer le temps mais il semblerait que vous tuez également le peu d'intérêt que j'avais pour vous en vous voyant."

Tu restes calme alors qu'à l'intérieur de toi tout s'éveille. Tout s'ouvre au jour, à cette situation propice à laisser sortir la bête qui sommeil en toi. Tout en toi te hurles de te laisser aller, de céder à la tentation forte que dégage ce rouquin de lui planter ta fourchette à gâteaux dans son globe oculaire le plus gros.

Tu joues l'homme civilisé pour lui faire plaisir et lui permettre certainement de se reposer mais toi-même, tu ne souhaitais pas te battre, pas avec ce manchot de première à l'évidence. Pourtant tu étais un combattant dans l'âme, dans le corps. Tout te hurlais d'y aller, de t'en débarrasser...Tout en toi te disait de lâcher prise.

Il part et sonne alors l'alarme des fours qui résonne comme un sifflement désagréable dans tes oreilles. Il revient avec des petits gâteaux remettant le couvert avec sa précieuse bombe. Ton intérêt n'était pas placé en cette dernière, non. Tu en avais que faire de voir une ville sautée en emportant des milliers de gens. Tout ce que tu voulais c'était voir l'horreur du spectacle qu'un tel désastre, qu'une telle situation pouvait procurée. Ce ne fut pas à tort que tu t'étais rendu ici. Tu ne fus pas déçu...Sauf peut-être par cette rencontre.

"- Si vous tenez à aller chercher la bombe allez-y. Je ne vous retiens pas. Le suicide est une tâche qui vous incombe à vous seul. Quand aux motivations de ma présence ici...Cela ne vous regarde en rien."

De toute façon les dés étaient jetés. Les jeux sont faits. Le premier de vous deux qui quitte cette salle, cette table sera forcément suivit de près ou de loin par l'autre. Tu étais intéressé par cette chose dont il te rabâchait les oreilles avec depuis une bonne demi heure maintenant. T'en avais rien à foutre de la bombe, de la menace d'Ajatar Virke, toi tu passais juste ton chemin et t'étais juste pas tomber sur le bon type.

T'étais seulement tombé sur un mec aux allures chevaleresques mais étant plutôt le bouffon du Roi en fin de compte. Cela n'avait rien de méchant, t'avais presque pitié car tu savais, par logique, que quiconque trouverait cette bombe, serait le héros du jour.

Tu savais que cela lui tenait à cœur mais étrangement...Ce fut son malheur et son déplaisir qui te tenais à cœur toi et tu allais mettre toute ton âme dans cette tâche car c'était la seule chose d'amusante que tu te voyais faire avec lui.

Lui pourrir sa journée dans les règles de l'art.



 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyJeu 7 Mai - 17:14

Alouarn Grimgorson
Alouarn Grimgorson

Indépendant Légal

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Une brise légère s’engouffra par la porte restée ouverte. Elle vint amoureusement se jouer de ta longue chevelure rouge. Tu souris bêtement, laissant le vent venir caresser ton visage, se jouer de tes vêtements. L’espace d’un instant, le temps se suspend, les aiguilles de la pendule ralentissent puis s’arrêtent, te laissant le loisir de profiter du moment présent. Plus rien n’a d’importance. Tu es seul face à toi-même. Tu es le reflet de tes émotions, le miroir de tes sentiments. Tu ne prêtes plus attention aux objets et personnages qui t’entourent. Ton esprit flotte dans des cieux moutonneux, loin du tumultueux regard de la foule. Tu n’es pas prêt pour ce nouveau challenge. Ton indésirable associé casse un peu cette ambiance qui se voulait si légère, si crémeuse. Tu es bien mal tombé. Comment faire comprendre à cet abruti que tu fais la conversation pour embrasser au mieux sa personnalité ? Tu aimerais comprendre le genre humain, et cette conversation tournait au ridicule. Il était hermétique à toutes tes questions. Tu ne savais plus où donner de la tête, tes pensées faisaient la girouette dans ton esprit et tu n’arrivais pas à t’accoutumer à ce jeu déplaisant. Etait-ce vraiment cette plaisanterie qui était des plus désagréables ou était-ce la présence de cet ingrat irritant et lait qui te mettait de si mauvaise humeur ? S’il n’était pas là pour la bombe, pourquoi restait-il sur les lieux d’un futur affreux crime ? Trop de questions pour ta fulgurante cervelle. Tu portes à tes lèvres cet excellent breuvage. Tu te délectes de ses effluves, tu te remplis de ses ultimes chaleurs. Tout ça n’aura plus d’importance d’ici quelques heures. Tu veux profiter de ce que t’offre la vie, de ce que t’accorde cet instant unique. Tu n’en as plus pour longtemps, et lorsque tu reprendras tes esprits, il te faudra renouer contact avec cette dure réalité que tu fuis depuis si longtemps. Tu poses ta tasse et ouvres les yeux. Il est toujours là, avec cette position ridicule. Depuis quand lève-t-on le petit doigt pour se délecter d’un breuvage aussi parfait ? Se serait-il prit pour l’un de ces précieux mignons qui se la racontent à longueur de journée ?

Je me lève et vins regarder par le fenêtre : l’exode était toujours en cours. Je ne savais pas dans combien de temps la bombe exploserait mais, en vue de la masse de population à déplacer, nous n’aurions jamais le temps de sauver toutes ces vies. J’en fus malheureux. Comment pouvait-on faire une chose pareille ? Je ne pouvais concevoir que des hommes puissent être aussi malveillants. Avaient-ils encore un semblant d’humanité ?

Tu ne dis rien et pourtant tu n’en mènes pas large. Tu sais que l’homme dans ton dos est aussi mauvais que les autres. Quelqu’un tente de te parler des notions du bien et du mal. Que peux-tu répondre à ces allégations ? Tu es aussi hostile que rancunier et tu n’oublies pas à quel point il a été désagréable avec toi lorsque tu lui as posé des questions. Devais-tu rentrer dans son petit jeu ? De quel amusement parlais-tu ? Tu n’étais même pas sur des intentions de ce macabre cadavre vivant. Il te semblait pourtant qu’il était là pour s’amuser, oui, il se pavanait ainsi devant toi pout se procurer un sentiment d’euphorie malsaine. Que cherchait-il vraiment ? Tes intuitions à son sujet étaient-elles bonnes ? Cette question, tu l’avais retourné mille et une fois dans ta tête. Toute cette comédie ne te laissait pas vraiment le choix. Il te fallait comprendre ces espiègleries. Ces spéculations avaient certainement un but, mais lequel ? Assez parler, il était temps de passer à l’attaque. Tu reviens t’asseoir et tu finis avec une nonchalance quelque peu malveillante ta tasse de thé. Tu prends un petit gâteau et tu le mordilles, cherchant à goûter son ultime fraicheur, sa dernière saveur, son unique douceur. Tout ceci n’aura bientôt plus d’importance. Tu le finis avec une avidité non cachée avant de t’essuyer les lèvres avec le revers de ta manche. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Que pouvais-tu lui proposer qui ne l’ennuierait pas au point de t’envoyer paitre comme une vulgaire chaussette sale ? Et si nous jouions, mon précieux ? Je suçais un par un mes doigts pour récupérer les miettes de mon repas. Je fis exprès de faire des petits bruits agaçants pour voir jusqu’à quel point mon adversaire serait-il maitre de lui-même. Un sourire machiavélique s’afficha sur ton visage : face à tant d’horreurs, ta personnalité s’était quelque peu altérée.

« Et si nous jouions ? Oui, jouons avec le monsieur, ma précieuse folie. Tentons d’être les maitres de cette première manche. Le perdant aura un gage, oui, un gage offert par le gagnant. Il est interdit de tuer, ma précieuse, tu as compris. Faire souffrir est beaucoup plus amusant. Quel est le but du jeu ? Oui, il faut un but, ma précieuse, un but, un but, un but. N’est ce pas ? Mais qui voilà, un comparse de jeu, ma précieuse. Nous allons nous amuser. Qu’en pense le messire sans nom ? Est-ce trop lui demander que de jouer avec nous ? »

Tu n’attends pas vraiment sa réponse. A dire vrai, tu n’en as que faire. Tu n’as qu’une idée en tête, retrouver la bombe. Tu renifles bruyamment avant de courir vers la foule en hurlant :

« Le poseur de bombes ! Le poseur de bombes ! Il est à l’intérieur ! »

Tu te délectes du silence qui suivit ta déclaration. Puis tout revint à la vie, en une fraction de seconde. Beaucoup continuèrent leur exode vers les portes de la ville, alors que certains attrapaient déjà des armes improvisées et se rapprochaient dangereusement du salon de thé. Sans demander ton reste, tu pris une rue adjacente et tu viens te perdre dans les avenues de la ville. Le jeu venait de commencer et, sans vouloir te vanter, tu étais assez fier du coup que tu venais de faire.
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyDim 10 Mai - 11:04

[PNJ] Casperita
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Les Rêves des Hommes


Moebius


Il était encore devant toi mais cette fois, tu sentis. Tu sentis ce changement en lui, comme s’il avait mis le peu de matière grise qu’il avait en suspens. Comme si l’homme qu’il était avait éteint son cerveau si petit déjà. Cela n’était que plus exaspérant toi qui étais venu ici pour passer le temps, toi qui pensais que les humains auraient changés.

L’autre grogne. L’autre attend. Il regarde la scène d’un œil à demi-attentif. A demi-endormi. L’autre toi n’attends que ça, le défi véritable, le challenge. Il attends mais tu es celui qui contrôle pour l’instant et tout ce que réussit à faire cet ennuyeux rouquin, c’est t’agacer d’autant plus mais tu lis en lui comme dans un livre, il ne serait pas le premier à tenter de te provoquer de la sorte. Désolé très cher mais l’entraînement avec la chose du nom de « Yoite » a suffit. Vous n’arriverez guère à provoquer la bête.

Et le voilà qui parle, parlant de folie et de précieuse. Précieuse ? En venait-il aux insultes maintenant alors que tu étais clairement du même sexe que ce gars ? Enfin mère disait souvent que la culture c’est comme la confiture….Moins on en a …Plus on en étale. C’est dommage, de perdre ainsi son temps.

Il sort, criant à la bombe et au poseur de bombe indiquant ta position avec son doigt grossier et vulgaire. Toi, tu restes là, à table, les jambes croisées, essuyant le coin de ta bouche avec une serviette. Bien. Il faut croire qu’il a décidé de jouer. Tu ne sais pas trop ce qu’il veut ni ce qu’il cherche lui qui semblait si préoccupé par la bombe précédemment mais voilà qu’il disparait alors que la foule se hue en ta direction.

« - Tch ! »

Tu souris bien malgré toi, craquant ta nuque et tes doigts. Le troupeau arrivant à l’abattoir….si seulement ils savaient. Si seulement ils pouvaient imaginés ce qui attendait là. Calmement.

« - Les rouquins sont décidément les êtres ayant le cerveau aussi gros que les moineaux. Pauvre type… »

Tu fermes les yeux et puis, tu le vois, tu le sens. Son regard glacial sur toi. Tu sais qu’il n’attend que ça. Que vous fassiez échange pour jouer.

Lâcheras-tu l’animal juste pour cette fois ? Te ferras-tu plaisir ou allais-tu seulement te contenter de leur faire peur ? Non. Tu n’en à que faire à vrai dire.

« -Prends ma place Cerbère. On échange. »

Dans un grognement étrange, tes pupilles se dilatent et toute logique et raison s’envolent pour que l’instinct domine. Il n’y a plus besoin de se préoccuper des détails et de cet individu trouillard qui venait de prendre la fuite. Tu pouvais bien t’occuper de toute cette foule et c’est ce que tu fis dès qu’ils entrèrent, tu les balayas avec tables, chaises, tabouret et tout ce qui était sous ta main ou tout ce qui pouvait se trouver sur ton chemin.

Pourquoi réfléchir ?

Il n’y avait plus personne. Un carnage serait être opportun mais tu regardes du fond de ton âme le spectacle qui s’adonne à toi.

Les hommes balayés pour la plus part, tu marches sur certains corps gisant à terre alors qu’en reprenant conscience tu sens les blessures ici et là, véritable marques de guerre. Il n’avait décidemment pas fait attention à ton corps cette fois. Tu le regrettes tout le temps.

Tu marches dans la rue, main dans les poches à travers les ruelles les plus sombres tandis que le monde se rapproche de sa fin. Cette ville était prête à exploser mais tu n’en avais que faire…Tout ce que tu voulais c’était retrouver….Celui à qui tu devais se filet de sang parcourant ton bras gauche.



 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyJeu 14 Mai - 9:17

Alouarn Grimgorson
Alouarn Grimgorson

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Il court, il court le furet, le furet du bois joli. Il est passé par ici, il repassera par là. Tu t’amuses à saluer chaque objet, prenant un malin plaisir à t’arrêter des que l’un te fait des avances. Tu vois un magnifique pot. Quelle ne fut ta déception lorsque tu constatas que les fleurs d’hiver qu’il devait contenir étaient mortes, pour une raison des plus étranges. Avaient-elles senti la destruction, peut-être avaient-elles vu leurs fins arriver ? Tu ne saurais le dire. Un peu plus loin, un enfant jouait avec son ballon. A chaque bond, il changeait de couleurs. Tu souris face à cette innocente image. Combien de temps tiendra-t-elle ? Il ne fallait pas se leurrer : l’insouciance de ce jour sera bientôt effacée des mémoires. Il n’y aura bientôt plus rien, hormis la désolation d’un soir, et les pleures d’un matin. Tu t’approches du petit et t’assis non loin de lui, sur les marches qui menaient au perron d’une richissime maison. Cette dernière était d’une taille impressionnante. Elle comportait un grand nombre de fenêtres. Elles avaient plusieurs formes, certaines te faisaient même beaucoup rire. Qui pouvait habiter dans ce genre de demeure ? Certainement un vieux loup dont les jewels tintaient comme de vulgaires et insignifiantes petites cloches. Connaissait-il seulement la valeur de l’argent ?

Tu aimerais que cela soit éternellement l’heure du thé. Oui. Que cela soit plus agréable qu’avec ce cerbère. Tu sais qu’il ne mettra pas longtemps à te retrouver si tu restais là. Tu prends une grande inspiration : il te fallait reprendre la route. Tu te lèves à contrecœur : s’il n’y avait pas urgence, tu serais bien resté au soleil. Il faut que tu trouves un moyen de te débarrasser de ton adversaire. Tu n’es pas sur qu’il te sera d’une grande utilité dans la recherche de la bombe. Il te l’a dit clairement : il n’était pas là pour elle. Alors, pourquoi était-il là ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu fais quelques pas avant de rebrousser chemin. Tu installes une table sur la place. Ce buffet, tu l’as pris dans une maison vide. Tu t’acoquines également d’une belle nappe brodée à la main : elle ne fera pas long feu face au cerbère, mais ça te sera suffisant pour mettre ton plan à exécution. Il commençait à germer dans ton esprit. Chut. Tu ne devais pas parler trop fort. Et le bruit du ballon qui résonnait encore et encore à tes oreilles. Il fallait te préparer. Tu ajoutes à ce portrait idyllique un pot rempli de fausses fleurs horribles. Tu souris. Elles étaient le pâle reflet de ce qui allait arriver. La folie était en train de te gagner : il était grand temps qu’elle arrive. Tu ouvres en grand les portes de la vieille demeure. De toutes les maisons vides, c’est elle que tu as choisie. Pourquoi ? Parce qu’elle était grande et ancestrale. Elle devait certainement avoir quelques passages secrets et autres pièces dérobées. Oh oui, ça allait être amusant, ma précieuse. Tu allais te jouer de lui. Tu allais pouvoir mettre ton plan, aussi bancal soit-il, à exécution. Tu te mis à chercher dans la cuisine de quoi faire du thé. Oui, c’était un élément essentiel dans la préparation de mes méfaits. Tu renifles et te mouches dans un torchon se trouvant non loin de là. Tu attends que le breuvage mijote un peu avant de le descendre dans la rue. Tu souris. Tu respires cet air à pleins poumons. Tu t’extasies devant certains objets, n’oubliant pas de noter leurs positions. Tu craches un gros mollard qui trainait nonchalamment dans ta bouche depuis un petit moment déjà. Tu n’aimais pas spécialement déposer des paquets cadeaux comme celui-ci mais, parfois, le corps créait des situations que te laissaient quelque peu perplexe. Tu trouvas deux tasses et leurs soucoupes : elles avaient des allures chevaleresques amusantes. Tu leur fis faire une ballade dans la maison, commentant chaque pièce que tu traversais en compagnie de tes fidèles compagnons. Tu ris. Tu fais des grimaces. Tu te sens léger alors que la situation ne s’y prêtait pas. Tu ris. Tu fais des grimaces. Tu sors une seule et unique chaise : elle sera pour le cerbère. Tu te sers une tasse. Tu remarques alors seulement qu’on n’entend plus aucun bruit. Tu lèves les yeux et ton regard croise celui de l’enfant. Tu t’approches et vins lui souffler quelques mots à l’oreille. Il sourit et partit en courant délivrer ton message à ton adversaire. Quant à toi, tu t’assis sur les marches, savourant les derniers instants de tranquillité.
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyJeu 14 Mai - 10:00

[PNJ] Casperita
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Les Rêves des Hommes


Moebius


Petit à petit ton corps se plie, se courbe sous les traits de la haine et de la colère. Tes mains deviennent d’énormes pates velues, recouvertes de poils noirs, noir comme l’obscurité. Tes ongles poussent pour ne laisser que des griffes acérées. Ton corps change, se développe, tes os craquent un à un mais malgré la douleur, la colère camoufle ce léger soucis. A tes yeux comme aux siens, rien ne compte. Plus rien n’a d’importance.

Son odeur nauséabonde te remonte jusqu’au fin fond des narines et tu remontes sa trace alors qu’au loin dans la ruelle un enfant se présente. Il est statique, pâle et tremblant. Que faisait un enfant ici ? Il était en sueur. Avait-il peur ? Venait-il de la part d’une quelconque personne ? Tu n’en avais rien à faire. Son petit doigt tremblant indique une direction mais tu savais déjà laquelle prendre alors que ton corps humain a laissé la place à celui de la bête, de la bête énorme.

Tu savais déjà où il était. Tu savais déjà où le trouver et tu savais déjà quel sort lui réservait pour ce qu’il venait de t’infliger. Cet homme avait les mêmes traits caractéristiques que Yoite. Un débile mental profond ne sachant se tenir en société. Ce genre de mécréant te donner envie de vomir et tu n’avais que faire de ses envies, de ses questions stupides sur le déroulement des opérations et tu n’en avais que faire de sa vie dès à présent.

Toi qui n’étais pas venu ici pour tuer de sang-froid, tu revis du tout au tout ton objectif de la journée. Gardien des enfers, gardien des morts, tu n’en avais laissé aucun s’échapper jusqu’à présent et tu n’allais certainement pas laisser cet homme se faire la malle sous ton nez.

Au bout de la rue que tu empruntes, il y a son odeur se mélangeant à d’autres en particulier et elle se faisait de plus en plus forte, il était là, te narguant, à t’attendre alors que la bave marque le sol au fur et à mesure.

Tu ne vois plus un humain en lui mais seulement ton futur dîner de ce soir car ce type…Il pouvait prendre la fuite et jouer à ce petit jeu, le jeu était finit, tu allais établir de nouvelles règles.

L’heure n’était plus à la parole.

Tes yeux rouges, comme injectés de sang, ne voit que ta future proie, assise juste là, t’attendant tranquillement et n’imaginant même pas, quel triste sort tu lui réserves.

En bondissant sur la table qu’il avait mit juste là comme ultime rempart, tu élimines cette distance qu’il y avait entre vous et ton museau n’est qu’à quelques mètres de son visage. La table s’écroule sous ton poids.

Le grognement n’est plus qu’un message pour lui signifier que s’il tentait quoi que ce soit…Même de lever le petit doigt, tu croqueras un bout de sa cuisse droite avant qu’il n’ai eu le temps de faire quoi que ce soit. L’heure n’est plus au jeu. L’heure n’est plus à la discussion.

L’heure est au dîner.

Prépare le couvert chéri, il arrive.




 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyJeu 21 Mai - 17:46

Alouarn Grimgorson
Alouarn Grimgorson

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Le calme avant la tempête. La chaleur devenait presque étouffante. Des gouttes de sueur vinrent perler puis couler sur ton front. Tu les essuies d’un revers de manche. Tu sais que tu n’en as plus pour longtemps. Tu ne connaissais pas cet homme mais tu savais d’instinct qu’il était mauvais, dangereux. Il n’allait certainement pas apprécier le fait que l’ais piégé (si on pouvait appeler ça comme ça, bien sûr). La suite n’allait pas lui plaire. Tu ne t’attendais pas à avoir un adversaire de cette taille, certes, mais ton plan premier n’allait pas changer pour si peu. Un grondement se fit entendre au loin. L’adrénaline fit le reste : tes poils se dressèrent sur tes avant-bras. Tu pris pourtant le temps de tremper une nouvelle fois tes lèvres dans ce breuvage. Tu regardais avec une certaine impatience les voluptueux nuages qui s’échappaient de ton eau chaude.

C’est alors que Cerbère surgit de l’une des petites ruelles. De part sa taille imposante, je fus assez surpris que la table ne cède pas immédiatement sous son poids. Tu t’immobilisas et regardas ce monstre droit dans les yeux, un sourire en coin des lèvres. Un mouvement sur l’un des toits qui te fait face : tu sembles avoir trouvé plus fou que toi. Il fallait gagner encore un peu de temps. Tu ne sourcilles pas, tes pensées divagant l’espace de quelques secondes vers les contes mythologiques. De mémoire, tu sais qu’un cerbère est un chien à trois têtes qui est censé garder l’entrée des enfers. Il empêchait ceux passant le Styx (l’un des fleuves des Enfers) de pouvoir s’enfuir. Dans la plupart des œuvres que tu avais lu durant l’un des longs soirs d’hiver bien au chaud dans ta caravane, les trois têtes voient et représentent respectivement le passé, le présent et le futur ; d’autres sources suggèrent qu’elles incarnent plutôt la naissance, la jeunesse et la vieillesse.

Il semblerait que chacune des têtes n’aurait d’appétit que pour la viande vivante : je fis la grimace. Son regard emplit de colère était en train de pourrir, oui, il était rongé par la haine. Il n’attendait qu’une chose : faire de toi son prochain festin. Si tu te portait toujours sur ces mêmes écrits, Cerbère autorise les esprits des morts à entrer dans le monde souterrain, mais les empêche d’en sortir. La table finit par céder sous son poids. Son haleine empestait la chair fraiche. Tu savais qu’un mouvement, aussi réfléchi soit-il, pouvait avoir des conséquences désastreuses. Surtout pour toi. Tu t’aventuras tout de même à finir ta tasse de thé avant de la déposer délicatement à tes pieds. Tu levas ensuite les yeux vers la bête et, ne sachant pas vraiment quel point fixer, tu te mets à regarder un point sur le front de la tête du milieu.

Ta force résidait dans les plans foireux que tu pouvais entreprendre. Et aujourd’hui, le show que tu avais pris soin de monter pendant son absence allait être de toute beauté. Tu ne savais pas si tes tours de passe-passe allaient fonctionner mais tu espérais qu’ils te laisseraient le temps de finir de mettre en place le bouquet final. La première phase du plan consistait à faire beaucoup de bruit : tu avais beaucoup de chance car la petite place sur laquelle tu te trouvais ainsi que toutes les petites ruelles qui y menaient, avaient une résonnance importante, certaines avaient même beaucoup d’échos. Les premiers coups vinrent de ta droite : tu avais gonflé, certains avec de l’hélium, des centaines de ballons avec des compagnons croisés, par hasard, sur la route. Lorsqu’ils éclataient, on aurait pu croire à des fusils.

Il me fallait quelques secondes de distraction. Les claquements vinrent de toutes parts. Tu ne te fis pas prier une seconde fois : le vacarme était assourdissant. Tu tombes dans les escaliers qui mènent à la maison du bourgeois, tu te relèves tant bien que mal, le nez en sang. Il coule le long de tes joues, te remplit la bouche d’un désagréable gout, te fait sentir l’odeur nauséabonde de la fin qui approche. Tu ne veux pas mourir. Tu as encore tellement de choses à faire en ce bas-monde. Au milieu de ce chaos, tu entends tes compagnons passer à l’offensive. Tu entrais dans la maison après avoir fait sauter la serrure. Tu fermais violemment la porte et courus te refugier à l’étage. Tu ouvris toutes les fenêtres et tu approchas de chacune d’elle des canons improvisés avec des feux d’artifices. Tu souris face à ton œuvre. Tu te rendis alors compte du silence qui régnait dehors. Tu t’approches prudemment de l’une des fenêtres et tu regardas d’un œil distrait la petite place. Il n’y avait plus que des trainées de sang. Enfin, tu supposais que les marques rouges sur les pavés étaient de cet ordre-là. Tu ne vis aucun corps. L’un des mercenaires encore vivant posté sur l’un des toits tira une fusée. Aurait-il vu la bête ? Tu sors sur le balcon.
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyMar 26 Mai - 9:09

[PNJ] Casperita
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Les Rêves des Hommes


Moebius


Tu étais habitué à la folie des hommes, à leur bassesse d'esprit, à leur coup tordus, à leur mesquinerie et leur sournoiserie. Tu avais eu un maître en la matière si on pouvait appeler cet homme comme cela. Yoite t'avais donné un avant-gout du peu de réflexion et du peu de courage que renfermait le cœur humain et cet homme n'était guère différent.

Il s'échappe en jouant sur les sons. Il s'échappe comme s'il lui était permis de fuir et encore de fuir et toujours de fuir. Mais tu l'as vu venir. Tu as bien deux coups d'avance sur lui.

Le passé..Le présent..Le futur ne dit-on pas ?

Le futur. Tu ne saurais dire si cet homme en avait un mais tu étais lasse de jouer au jeu du chat et de la souris. Tu n'étais pas là pour ça. Tu n'étais là que pour voir le monde extérieur qui t'ennuie que trop. Cet homme t'importune et tu n'as que faire de cette querelle stupide. Les hommes sont vils et bêtes et tous désirent ne courir qu'après cette fameuse bombe mais ta présence a gênée. Ta présence a perturbé. Les plans s'en retrouvent chamboulés, les idées des uns et des autres sont s'en dessus-dessous et toi, t'es au milieu de toute cette merde puante.

T'en avais marre. Marre de jouer et de lui courir après alors que tu l'entends. Tu l'entends non loin de là. Aussi gracieux et discret qu'un troupeau d'éléphants. Tu ne sais pas ce qu'il te prépare encore, autre que des ballons désagréables et gênants.

Gardien des enfers ? Seulement quand cela en vaut la peine.

Tu reprends forme humaine, échangeant avec l'homme frêle que tu étais réellement et tu vois une fusée éclatante d'un rouge écarlate dans le ciel.

Quoi encore? Tout ceci n'était-il pas finit ?

Tu n'étais pas là pour le tuer. Pas là pour les tuer. Pas là pour la bombe. Tu voulais juste le retarder et voir ce qu'il avait dans le ventre mais apparemment la lâcheté et sa seule véritable arme. Tu regrettes le temps où les mages ne fuyaient pas la queue entre les jambes. Tu regrettes le temps des combats d'honneur et d'idéaux. Tu regrettes ce temps, amermment même.

Tu te dépoussières les épaules et ta nuque craque, lasse également de supporter une telle transformation puis tu fais demi-tour, repartant comme tu étais venu.

Oui, cela ne faisait certainement pas de tout lâcher ainsi mais tu avais jugé de la valeur des hommes en ce jour et cela ne t'intéressais guère que de te mesurer à un homme fuyant continuellement. Ce n'était même plus drôle.

La folie des hommes...Les rêves des hommes se cachant derrière, comme derrière un voile.

Un voile que tu étais prés à soulever comme un défi mais pas avec lui, non, non. Pas avec un énergumène aussi désagréable et vil. Tu ne l'aimais pas. Non, tu ne l'aimais pas et tu le laisses en vie car tu ne te dis qu'au fond, tu n'en tireras aucune satisfaction que de le tuer.

Cette âme était tellement désolée qu'elle ne méritait même pas un gardien tel que toi.

PROCHAIN POST : INTERVENTION PNJ





HRP : Désolée, c'est à chier, je sais. Avec les partiels...J'étais pas vraiment inspirée mais je voulais être dans les délais.
 MessageSujet: Re: 10h15 ♠ Snake Soul   10h15 ♠ Snake Soul - Page 2 EmptyMar 26 Mai - 10:01

Personnage Non-Joueur
Personnage Non-Joueur

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RP Clos
Chacun dans son coin !

Moëbius, t’es un gros lunatique, t’as envie d’une chose et dès que tu l’as sous la main, t’y penses déjà plus et tu te détournes. Mais t’es comme ça, faut faire avec. T’as même plus envie de poursuivre l’autre lâche tellement c’est facile pour toi de traquer une proie, et à vrai dire, t’as même plus envie de rien sur le moment. Ouais, faudra que le prochain qui croise ta route fasse un truc extraordinaire pour arriver à capter ton attention, sinon, encore dégouté de toute cette mascarade, tu rentreras illico chez toi, loin de ces conneries d’humains. Tu marches, tranquillement, t’éloignant de l’autre taré, l’oubliant déjà dans tes pensées.

Alouarn, tu sors sur le balcon et tu ne remarques aucune activité au dehors, comme si ton adversaire s’était entièrement volatilisé aux yeux de tous. Tu restes soucieux, t’as peur que ce soit un piège, mais les minutes passent et rien ne se réalise. Tu prends alors conscience que t’es sauf, l’espace d’un instant, mais directement tes jambes se dérobent sous tes pieds, et tu tombes sur le sol, épuisé. Ouais, tu penses à la fatigue, que l’adrénaline descend et que du coup tu ne peux plus tenir debout, et tes yeux se ferment d’eux même sous la contrainte du repos que ton corps t’impose. T’es naïf, Alouarn, tu penses que c’est toi qui est à l’origine de tout ça, mais t’as pas vu l’ombre dans ton dos qui vient de te lancer ce maléfice soporifique. T’y as vu que du feu, mais à ton prochain réveil, il va falloir être plus perspicace... car si Moëbius t’a fait peur, la crainte que tu ressentiras dans les bras de cette étrange personne qui ligote ton corps inconscient sera beaucoup plus intense...

10H50Sujet clos.
Alouarn s’évanouit à la suite d’un maléfice qu’on lui lance dans son dos et est transporté discrètement dans un autre endroit de la ville via des passages à l’abri des regards.
Tu interviendras très rapidement dans un prochain sujet que l’équipe administrative te fera parvenir.



FICHE PAR SWAN
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