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Let it bee - Erio
 MessageSujet: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:23

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Let it bee


L’eau est chaude. Remplie de quiétude, tu souris sous sa douce étreinte et lâche un soupir satisfait. Le sang sur tes mains coule dans le siphon, accompagné par la mousse rosée du savon. Un nouveau meurtre sur ton tableau de chasse. Ou plutôt deux. Nul n’est à l’abri des dégâts collatéraux, pas même toi qui a une quinzaine d’année d’expérience en la matière. Tes blessures te piquent un peu mais tu te sens bien. Le bougre s’était battu jusqu’au bout, et tu ne cachais pas que cela t’avait profondément plut. Enfin un qui se refusait à la gentillesse de te rendre le travail plus facile. Le souffle d’Azariel dans la pièce d’à côté donne un certain rythme à ce repos tant mérité. Si tu l’avais pu, tu n’aurais pas dit non à un petit air de guitare pour le couvrir mais rien de bien ne passait sur les ondes magiques en ces temps actuels. Au lieu de cette simple joie, tu écoutes le clapotis continu de l’eau qui jaillit de la pomme de douche. Mains dans les cheveux, tu fredonnes en toute impunité. Tu réfléchis tranquillement à tes prochains mouvements. Sans doute allumeras-tu la télévision lacrymas de la chambre pour voir ce qu’il advient de tes crimes. L’un d’entre eux aurait, parait-il, remonté le long des réseaux d’informateurs pour atterrir dans les mains du Conseil. Rien qui au final ne t’inquiète. Six ans auparavant, tu n’étais pas connue plus que ça. Tu ne voyais pas en quoi six ans de différence changeraient la donne. Et quand bien même, cela ne te préoccupes pas. Quoi de plus inestimable pour toi que la reconnaissance d’une autorité sur tes méfaits ?

Tu tournes les robinets et le son de l’eau cesse. La fenêtre ouverte de la salle de bain laisse passer un courant d’air et te fais frissonner. Tu te sens bien, vraiment. Si un moment la culpabilité t’a étouffée, maintenant elle s’est envolée comme par magie. Tu sais qu’elle reviendra te hanter dans tes rêves mais tu n’y prêtes que peu d’attention. Tu t’enroules dans ta serviette et fais un petit clin d’œil au vieux qui passe sous ton balcon avant de refermer les carreaux. Le quartier où tu te trouves est plutôt sympathique, si bien que tu t’es attachée à cette routine. Revenir de temps à autre, croiser le mari de ta voisine et le faire rougir devant le manque de tissu de tes tenues, sourire à ce pauvre vieux monsieur du haut de ton balcon, envoyer le chien du propriétaire à l’autre bout de la ville en faisant un concours avec les enfants du coin… Bien sûr, voilà de bien chaste activité pour toi qui tue aussi bien que tu souris.

Emmitouflée dans ta serviette, tu es la reine du monde dans ta petite chambre. Azariel ne lève même pas une paupière lorsque tu te mets à déambuler pour choisir quelque chose à te mettre sur le dos. Tu n’hésites pas longtemps et bazardes robe et collant sur le petit lit avant de t’y écrouler, lessivée. Sans le vouloir, tu te sens somnoler puis succomber à l’appel de Morphée. Tu dois surement dormir depuis une poignée de minutes quand un brusque son te réveille. Tu sautes sur tes pieds et saisit la serviette qui menace de tomber. Ta main libre claque des doigts et ta voix traverse le silence de mort qui a suivi le grand « Bang » dans la cuisine.

« Satan’s Wrath. »

Tes doigts s’enroulent autour du manche de l’arme alors que tu pivotes d’un pas dansant sur le parquet. Tu franchis le pas de la porte avec vivacité et donne un petit coup pied dans celle-ci en faisant tournoyer la faux. Simplement, tu poses le manche sur la gorge de l’inconnu qui se trouve chez toi avec un sourire candide. Mais il est bien le seul. Tout dans ton attitude traduit que ton apparente hospitalité est fausse, jusqu’à tes jolies prunelles vertes qui semblent hurler que la fin est proche comme si c’était une évidence.

« Puis-je savoir ce que vous faites là ? J’ai bien peur de n’attendre personne, et encore moins dans cette tenue. »

Tu entends Azariel gratter derrière la porte. C’est d’ailleurs pour ça que tu l’as fermée, pour ne pas qu’il puisse te poser un quelconque problème comme plus tôt aujourd’hui. Les quelques blessures sur ton corps ne sont pas le témoignage d’un ennemi plus fort que les autres, non. Elles traduisent le mal que tu as eu à passer outre la persistante bienveillance du lion envers eux. Cette pensée te fait soupirer. Ton attention se reconcentre sur le type et ton visage se durcit.

« Alors ? J’attends. »

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 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:27

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Bien des gens vous diront que le temps est parfois aussi éphémère que le son, et qu’ils voient des années les saisir sans s’en rendre compte. Et bien sachez que pour Erio, plus de trois siècles venaient de le happer alors qu’un simple battement de cils avait eu lieu pour lui.
La dernière scène dont il avait de souvenirs le plaçait au centre d’une foule composée des siens. Sa famille le regardait en retenant ses larmes, ses amis serraient les poings de ne pouvoir l’accompagner et ses enseignants essayaient de garder leur honte de ne pas pouvoir prendre la place du jeune homme qu’il était. Les derniers sons qu’il avait entendu étaient un étrange mélange entre joie, tristesse et prières lui étant destinées. Et tout cela avait alors soudainement disparu alors qu’il rouvrait les yeux une fraction de secondes plus tard…
Il était parfaitement à préparer à ce qu’il pourrait être amené à découvrir, mais le changement brusque sans signe précurseur n’était en aucun cas possible à prévoir. La scène se déroulant devant lui l’amena d’une scène extérieure à une pièce d’intérieur que ses yeux s’empressèrent de parcourir à un rythme effréné… Palpant son propre corps tout en inspectant les lieux, il fut bien forcé de se rendre compte qu’il n’avait absolument rien sur lui niveau armement mit à part son gant qui faisaient parcourir un léger froid au bout des doigts. Essayant de se remémorer les différentes discutions qu’il avait eu avec les sages de son clan, il en déduisait que ses armes étaient toujours scellées dans la dimension d’où il était sorti. Et n’ayant absolument aucun moyen de l’ouvrir de force ou d’une quelconque manière, il ne pouvait donc qu’espérer qu’elles apparaissent à cette époque, mais si le sceau placées sur elles était le même que sur lui, tout ne devait être qu’une question d’années au plus tard… Et il allait devoir donc faire sans le temps qu’elles arrivent…
Reportant donc son attention sur ce que lui reportaient ses yeux, il observait d’étranges lueurs enfermées dans des récipients de verre, un peu comme les lanternes qu’il connaissait, mit à part que la source de lumière était tout sauf une flamme. Il vit également d’étranges compartiments, dont un qui émettait d’étranges sons à peine audibles et qui dégageait une température inférieure à celle de l’environnement. A quelle époque et en quels lieux pouvait-il donc bien être tombé pour que le monde ait autant changé. Continuant son inspection, des mots lui parviennent alors non loin de là, des mots prononcé par un être vivant il en était certain…
il s’éloigna alors de la porte de la pièce, ressentant une présence qui ne semblait absolument pas lui vouloir du bien. Il avait appris à dégager des ondes meurtrières pour repousser les animaux sauvages ou effrayer les opposants pas assez confiants en eux, et ce qu’il se dégageait de derrière le morceau de bois face à lui était l’une de ces auras… Les charnières de celle-ci d’ailleurs tremblèrent d’ailleurs sous le coup de pied violent que devait venir de lui donner la silhouette en face de lui. Éclairée par cette même étrange lumière que celle qu’il avait au-dessus de la tête, Erio aperçut alors une blonde aux yeux verts qui le dévisageait avec un sourire aux lèvres. Mais l’aura qu’elle dégageait ainsi que la faux qu’elle avait entre les mains ne pouvait cacher qu’elle ne voulait absolument pas du bien. Elle avait beau faire une tête de moins que lui, l’homme ne pouvait qu’affirmer qu’elle savait se battre, sa posture était presque parfaite si on omettait le fait qu’elle tenait une serviette autour du corps et qui devait surement la gêner dans sa tenue de position.
S’agissait-il là de la propriétaire des lieux, et venait-il donc de la déranger alors qu’elle faisait se lavait ? Quoi qu’il en était, il se serait surement porter poliment en essayant de s’excuser et de s’expliquer si elle ne le tenait pas de l’autre côté du manche de l’arme. Bien que semblant parler la même langue qu’à son époque, quelle qu’elle soit, il n’aimait pas l’attitude de la femme ; et il ne comptait donc pas jouer à son jeu si elle voulait jouer aux questions et aux réponses. Son interlocutrice ne semblant pas être des plus tendres, il n’allait pas l’être non plus.
D’un mouvement vif, il attrapa le manche qui lui pendait sous la gorge, et ses lèvres se couvrirent alors d’un sourire de défi alors qu’il sentait la femme essayer de tirer sur la faux vers elle sans y parvenir. Il semblait qu’il y avait plus de force dans son bras que dans le sien, et le jeune homme tira donc d’un coup sec sur l’arme tandis qu’elle semblait abandonner ce premier affrontement tout en reculant pour se remettre en garde bien que sans arme.
Le voyageur observa alors ce qu’il avait entre ses mains, et souri doucement alors qu’il la fait tourner un court instant autour de lui pour l’évaluer. Elle ne valait pas celles avec lesquelles il s’était déjà battu, mais cela serait déjà bien mieux que rien pour ne pas se retrouver sans de quoi se défendre. Pointant à son tour la femme de sa main gauche, il posa son regard droit dans celui de l’inconnue…


-Je tiens à m’excuser pour mon interruption, mais il semblerait que vous n’êtes pas quelqu’un qui use des mots avant d’user d’armes…

Il inspira un court moment et retrouva son visage neutre… Il avait été transporté à une toute autre époque que la sienne, mais ne savait nullement laquelle. Cette femme aurait très bien pu être de son propre clan, et il la menaçait tout de même sans s’en être assuré, mais le risque était bien trop grand pour qu’il baisse sa garde. Il avait beaucoup trop de questions qui se bouleversaient en lui… Mais avant tout, autant poser les questions les plus importantes.

-En quelle année sommes-nous ?
 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:29

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Oméa K. Shizuka

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Tu trésailles un peu en relâchant ton arme. Qui que ce soit, il semble avoir l’habitude des passes d’arme. En l’observant un peu, tu te dis que les nouvelles têtes de ton métier sont bien douces. Tu fais un pas de plus en arrière lorsqu’il fait tournoyer Satan entre ses mains. Tu arques même un sourcil en voyant l’arme rester dans les mains, certes connaisseuses, du jeune homme qui se tient dans ta cuisine. La faux aurait dû retourner dans son monde depuis au moins la moitié de sa tirade. Voilà un nouveau casse-tête qui laisse passer un instant de curiosité dans tes prunelles, à défaut de pouvoir passer sur ton visage lisse de poupon. Un mage qui retient les invocations dans la réalité. Etait-il lui aussi partenaire avec les péchés ? Non, tu en doutes. Il semble bien trop droit, dans sa posture comme dans ses gestes. Bien trop innocent et soucieux de son honneur d’homme quand on l’entend parler. Tu en es persuadée, il y a une autre explication. Tu n’esquisses même pas un geste lorsqu’il pointe ton arme vers toi. Si tu te l’étais permis, tu aurais commencé à sourire.

« Non en effet. J’ai beaucoup de mal à considérer les intrus de ma cuisine comme des amis avec lesquels je voudrais discuter. »

La situation n’est pas particulièrement en ta faveur, mais tu te complais à jouer avec le feu. Tu l’imagines mal assassin, même tu sais qu’une façade d’une innocence est toujours plus redoutable que n’importe laquelle des armes. Nul ne saurait soupçonner le bel enfant sur une scène de crime, et encore moins s’il savait maitriser un peu la comédie. Tu inspires profondément et pose sur lui un regard neuf, dépourvu de la moindre autre intention que celle de le jauger. Tu ne sens pas de réelle menace, même avec cette arme pointée sur toi. Cela te rend presque encore plus méfiante si ce n’est sa question complètement hors de propos qui résonne dans la pièce. Tes yeux s’agrandissent un peu et ta garde se relâche. Aussitôt tu te reprends, aidée par les feulements de plus en plus pressants derrière la porte.

« Nous sommes en x792. En hiver, si je ne m’abuse. »

Un rugissement te fait soupirer. Azariel ne va pas tarder à craquer, et tu le sais. Tu resserres un peu ta serviette autour de ta poitrine, plus par soucis de ne pas attraper froid que par réelle pudeur. Si tu avais clairement identifié la menace, tu aurais usé et abusé de magie pour t’habiller mais, en cet instant précis, tu préférais garder des atouts dans ta botte. Au moins jusqu’à ce que tu saches de quoi il en retourne. Un inconnu, qui débarque dans ta maison pour réclamer la date et qui, par-dessus tout, retient une arme auto-révocable dans la réalité. Plus tu réfléchis, plus tu te dis que les choses ne te plaisent que moyennement. L’idée serait de le désarmer mais tu sais qu’il ne se laissera pas faire rien qu’à son maintien. Le raclement des griffes sur la porte t’agace un peu, il t’empêche de te concentrer sereinement.

« Si vous permettez, je vais lui ouvrir. Avant que je n’ai plus de dégâts matériels à expliquer au propriétaire. »

Contrainte et forcée, tu t’approches de la porte et appuie sur la poignée. Le lion se faufile entre tes jambes en rugissant, toutes griffes dehors. Ta serviette manque de suivre son passage plutôt que de rester pour te garantir un minimum de dignité. Tu n’as même pas besoin de tourner la tête pour savoir ce qu’il fait. Azariel se plante alors au centre de la pièce, plus pour le protéger lui, l’intrus, que toi. Tu soupires à nouveau et hausse les épaules devant la tête interrogative du type. Si c’est un assassin, c’est soit son premier job, soit il est excessivement mal renseigné. Mais un petit quelque chose semble te souffler que la date n’est pas la première chose que tu demanderais à une de tes cibles avant de lui trancher la gorge. Cette pensée t’apaise un peu. Il n’était peut-être pas si nécessaire de souiller ton parquet que ça, finalement.

« Bon. Maintenant que nous sommes tous là, puis-je savoir à qui je m’adresse ? »
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 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:31

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Continuant à garder un oeil sur la femme lui faisant face, Erio essaye d'analyser son environnement autant qu'il en était capable, et son regard investigateur pouvait facilement laisser comprendre qu'il était loin d'être familier avec ce qui l'entourait. Il y avait bien trop de choses autour de lui qui lui étaient inconnues, et puisqu'il n'en connaissait pas l'usage, il préférait se dire qu'elles pouvaient parfaitement se révéler être néfaste pour lui. Il allait devoir essayer de faire usage de diplomatie autant que possible avec son interlocutrice, quand bien même il n'était pas vraiment en position pour demander à ce qu'on le pardonne de son intrusion. Il aurait pu certes se penser être en avantage stratégique puisqu'il était armé et non la femme lui faisant face, mais quelque chose en lui lui soufflait que la situation était loin d'être celle qu'il aurait pu croire. Bien qu'entourée d'une simple serviette, son regard ne tressaillait pas le moins du monde et elle continuait de l'observer sans crainte aucune dans les yeux. avait-elle donc déjà compris qu'il n'était pas là pour une raison malfaisante ? Ou bien avait-elle des capacités qui lui permettraient de retourner la situation en un claquement de doigts ? Dans un cas comme dans l'autre, sa posture demeurait la même le temps qu'il accepte la date qu'elle venait de lui donner.
x792...
Il avait passer plus de trois siècles dans un sommeil profond...
Trois ans étaient passés en un battements de cils, et son corps avait fuit les ravages du temps...

La faux qu'il à entre les mains descend légèrement de sa position alors qu'il essaye d'accepter cette réalité. Il était pourtant au courant que son existence allait être contrainte à la solitude, mais il n'aurait jamais imaginer dormir aussi longtemps.
Toujours était-il que lorsqu'il arriva à revenir à lui, la femme était en train d'ouvrir la porte derrière elle, porte qui fut presque aussitôt franchie par un lion de bonne taille se plaçant entre les deux êtres. Probablement domestiqué, il se tenait dressé face à Erio, comme pour le maintenir à distance de la femme. Un animal domestique ?
Il avait déjà eu l'occasion de voir certaines de ces créatures, mais aucune qui ne fut au service d'un humain. Était-elle une espèce de dompteuse, ou peut être que ce lion était une manifestation de sa magie ? Non, probablement pas, sinon elle n'aurait pas eu besoin d'ouvrir une porte pour que celui ci fasse interruption dans la pièce...
Essayant de mettre ses idées en place et de faire passer ses interrogations au second plan, l'homme devait trouver un moyen d'entente pour se sortir de là sans faire couler le sang. Les yeux lui faisant face ne semblaient pas correspondre à une attitude de défi ou de combat, peut être y avait-il donc moyen de communiquer avec elle...
Doucement, il reprit une posture plus ordinaire, bien que restant sur ses gardes. Sa main droite lâche la faux la première pour faire signe à la femme qu'il ne comptait pas en faire usage, puis son autre main dans son écrin de métal approcha l'arme du mur le plus proche. A peine celle ci fut-elle posée contre ce dernier qu'elle disparut en moins d'une seconde après qu'il l'ai lâché... Un éclair de compréhension passa furtivement dans son regard, il semblait que l'arme en elle même était capable de magie, mais que son gant lui avait empêcher d'en faire usage. Ce qui l'amenait maintenant à une position où il n'avait plus rien d'efficace pour se défendre face au félin l'observant. Raison de plus pour essayer de négocier avec la probable propriétaire des lieux...


-L'on me nomme Mikain, et je crains de ne pas savoir moi même comment j'ai pu atterrir en ces lieux si jamais vous comptiez me poser cette question.

Dire que ses premiers échanges avec un nouveau temps commençaient sur des mensonges... Mais il ne pouvait se permettre de donner son nom ainsi que celui de son clan aussi facilement à toute personne qu'il croisait. Ne sachant pas comment les esprits avaient évolués, il ne voulait pas risquer sa vie alors que son clan était déjà mal vu à l'époque où il l'à quitter. Les Silverain auraient très bien pu se trouver être des ennemis du monde aujourd'hui se disait-il...

-Accepteriez vous de me laisser quitter les lieux si je vous assurait n'en avoir nullement après vous ?

Ses mots sonnaient étrangement... Il s'était souvent moqué des anciens de son village qui parlaient parfois avec des expressions qu'il ne comprenait pas toujours. Mais il était encore loin d'avoir compris que lui même était un ancien parmi les anciens à cette époque...
 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:34

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Oméa K. Shizuka

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Tu regardes la faux de Satan disparaitre, comme avalée par le brusque trou de ténèbres qui s’est dessiné dans le mur. Le démon aurait sans doute des comptes à te rendre, un jour, à ce propos. Tu doutes qu’il soit rééquipementiste, et encore plus de ta branche mais c’est une des seules explications à la durée de sa présence en ces lieux. Seul un tricheur peut garder un péché dans la réalité, même si tu connaissais quelqu’un capable de faire gambader les démons aussi librement que des caniches en laisse. Tu hoches la tête en écoutant le nom du jeune homme et tu ne peux t’empêcher de sourire narquoisement. Il ne sait pas ce qu’il fait là, hein ? A d’autre. C’était de loin la pire excuse que tu es jamais entendu de toute ta vie. Un mensonge tellement mauvais qu’Azariel lui-même jette un œil assassin à Mikain en montrant les crocs. Le regard du lion passe de lui à toi puis de toi à lui. Visiblement, il hésite sur celui étant le plus en danger entre vous deux. Tu hausses les épaules quand vos prunelles se croisent. Tu n’as pas plus d’idée que lui sur la question. Tout ce que tu sais, c’est que l’homme en face de toi est le pire voleur de l’histoire de l’humanité.

« Apparaitre dans une cuisine qui n’est pas la sienne, c’est loin d’être la chose la plus normale qui soit. Que tu en ais après ma vie ou non, tu n’iras nulle part. » Tu resserres ta poigne sur la serviette en relevant le menton pour lui indiquer la pièce d’à côté. « Assis-toi là-bas. J’arrive dans quelques secondes, ça te laissera le temps de réfléchir à une excuse moins bidon que celle que tu viens de me donner. » Tu t’écartes de la porte et lui fait signe de s’avancer. « Je te préviens, si tu te payes ma tête, je te refais le portrait. Azariel, surveille-le. Permission de mordre s’il essaie de se tirer. »

Sans plus de cérémonie, ton acolyte se glisse dans le dos du soupçonné voleur et tu t’avances vers le meuble brisé près duquel il se trouve. Tu fronces un peu le nez et coinces le pan de ta serviette avec l’autre, en espérant que le nœud ne glisse pas. Tu te penches sans la moindre gêne bien qu’un petit courant d’air te rappelle que jamais le tissus éponge ne couvrira entièrement tes jambes. Il était déjà miraculeux qu’il s’arrête au bon endroit. Tu fouilles un peu dans les dégâts et notes quelques marques de brûlures sur le bois. Tu n’avais encore jamais fait la cuisine ici. Avec un sourire satisfait, tu te rassures en pensant que celles-ci ne seront pas de toi, contrairement à celles à venir. Ta tête se relève lorsque tu perçois le grognement du lion. Un long soupir t’échappe et tu te quittes brusquement la scène du crime. Ta serviette, elle, y reste, accentuant ta lassitude. D’un claquement de doigt, tu invoques la magie et revêt une des tenues que tu stockes dans ton arsenal. Passant la main dans tes cheveux, tu apparais dans l’encadrement de la porte. Tu arques un sourcil.

« Puis-je savoir ce que tu comptes faire avec un bouquin de cuisine ? Ce n’est quand même pas ce que tu étais venu voler j’espère ? »

Tu t’approches et attrapes une des chaises pour t’assoir dessus à califourchon sans le quitter des yeux. Tu poses ton menton sur tes bras en le voyant déambuler dans la pièce. Tu suis son regard et esquisses un sourire moqueur.

« Je te déconseille de sauter par la fenêtre. Il n’y a pas assez de personne qui passe dans cette rue. Mais reprenons. Que fais-tu ici et pourquoi y a-t-il des traces de brûlures sur un meuble neuf et pas fini de payer ? » Tu le laisses réfléchir tout son saoul et lèves ta main en signe d’arrêt lorsqu’il fait mine de bouger. Avant qu’il ait pu ajouter quoi que ce soit, tu lui désigne l’autre siège vide. « Assis-toi. » Un long silence suit ton ordre et tu fais la moue. « Ne m’oblige pas à me répéter, je ne serais pas aussi gentille la troisième fois. Plus vite on en aura fini, plus vite tu pourras te tirer. Ça me parait un bon compromis, si tu es innocent, non ? »
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 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:35

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Sans armes, Erio ne pouvait pas faire grand chose dans la situation dans laquelle il se trouvait. Il avait confiance en la capacité dont disposait son gantelet, mais n'en avait pas pu mesurer toute l'étendue donc il était capable. A défaut de savoir donc ce qu'il faire ou non, il devait essayer de marcher sur des oeufs jusqu'à ce qu'il puise être fixé. Il ne pouvait donc que suivre le rythme de la danse imposé par la femme lui faisant face. Il aurait certes pu essayer d'en venir aux mains, mais préférait se conserver d'un affrontement inutile pour peu que nul ne les poussait à en venir à ce point là...
Un court éclair passe dans les yeux du voyageur lors le mot cuisine est "évoqué", car aucune des choses sur lesquelles il peut poser les yeux ne lui évoque la pièce telle qu'il la connaissait à son époque. Les sciences et technologies devaient surement avoir évoluées de manière fulgurantes depuis son départ, ce qui ne faisait que constituer une arme de plus dont il ne savait rien. Bien que peu vêtue, l'inconnue pouvait donc tout aussi bien être armée jusqu'aux dents par des armes plus puissantes que la magie encore...

Suivant son regard et ses consignes, le jeune homme finit par se diriger dans la pièce d'à coté tout en étant poussé par la bête domestiquée. Observant les lieux nouvellement révélé, il découvre alors ce qui semble être une salle de vie, décoré de certains meubles lui étant familier et de bien d'autres lui étant inconnus par contre, comme une étrange boite de métal et de verre. Sur l'un des murs par contre, une étagère de livres attirent presque aussitôt l'attention du jeune homme qui espère y trouver quelques informations même minimes quand à où il se trouve.
Ignorant les grognements du lion, il en saisit donc un et entreprends d'en parcourir les lignes... qu'il ne parvient pas à déchiffrer alors. Certaines caractères ressemblaient à ceux qu'il avait apprit à lire, mais même mis bout à bout, les phrases qu'il parvenait à décrypter difficilement n'avaient pas le moindre sens commun pour l'étranger d'un autre temps... Se mettant à marcher en long et en large, Erio continue à parcourir les lignes qu'il a sous les yeux lorsque la femme le rappelle à lui d'une question à son égard. Bien sur que non il n'était pas venu pour un recueil de cuisine, il n'était même pas venu de sa propre initiative pour tout dire. Enfin, il n’avait pas prévu d'atterrir au beau milieu d'une résidence surtout...
Toujours était-il qu'elle était désormais bien plus habillée qu'il y à quelques instants, et vu que le jeune homme doute qu'elle garde des vêtements dans sa cuisine, comme elle avait appelé la pièce précédemment quittée, il était fortement possible qu'elle détienne l'une de ces magies dites d'équipement, ce qui expliquerait alors le fait que la faux de tout à l'heure n'ait pas disparue lorsqu'il la tenait encore en main...
Ne pouvant lire ce qu'il avait entre les mains, il reposa donc l'ouvrage sur son étagère et laissa son regard parcourir une nouvelle fois la pièce. Alors que ses yeux se posaient à peine sur la fenêtre, son "hôte" lui déconseilla presque aussitôt de penser à une fuite de ce type la, comme si elle avait suivit son regard et essayait de lire dans ses pensées. Il y avait certes là matière à réflexion, mais pas pour l'instant présent en tout cas. Puisqu'elle ne semblait pas en vouloir venir aux armes une nouvelle fois, autant qu'il essaye d'obtenir ce pour quoi il avait été envoyé ici, c'était à dire des informations.

Il n'aimait pas du tout de suivre à la baguette une illustre inconnue, mais ne pouvait se permettre de chercher le conflit, surtout sans la moindre arme à portée de main. Il se posa donc sur le siège qu'elle lui intimait d'aller occuper quand elle voyait qu'il n'avait pas l'intention de s'y poser à la base. Fixant son regard sur celui de la femme, son ouïe resta toutefois fixée en grande partie sur le lion, ne sachant pas de quoi il était capable. Dans sa situation actuelle, il semblait qu'il n'avait plus beaucoup de cartes à poser sur la table, et il allait donc devoir abattre un peu son jeu. Bien que celui ci n'était pas vraiment le plus légal qui soit...


-Je suppose que je n'ai plus le choix donc... Il ferma les yeux et prit une profonde inspiration avant de ré-aligner son regard avec ce lui de son interlocutrice. J'ai été victime d'un sort de déplacement spatio-temporel. Je viens d'un pays bien plus éloigné que ce que vous pouvez imaginer, et les déplacements de ce type là étant soumis à de nombreuses aléatoires, ma question sur la date était en ce sens là...

Bon, il avait un peu, voir beaucoup, déformé la réalité, mais elle n'avait pas à le savoir après tout. Il attendit donc la réaction de la demoiselle, tout en continuant à garder ses sens et son corps en alerte au cas où. Dans sa poitrine, son coeur battait à un rythme qu'il parvenait à conserver constant. Bien qu'il ressentait quelques pincements de temps à autre pour une raison inconnue. Magie ou sentiments inexpliqués, il n'aurait su donner de réponse pour le moment...
 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Mer 25 Fév - 16:37

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Oméa K. Shizuka

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Tes yeux s’ouvrent un peu avant de reprendre leur taille normale. Doucement, un sourire ironique s’étire sur tes lèvres. Une magie spatio-temporelle ? Bah mince alors. Ce type est soit le plus piètre menteur que tu croiseras dans toute ta carrière, soit l’homme le plus fou de l’univers. Pourtant, l’explication semble sincère, ce qui te laisse plus perplexe que moqueuse. Tu hausses les épaules nonchalamment. Bancals, les mots de l’inconnu se tiennent malgré tout. Azariel, qui grogne encore un peu, se laisse peu à peu aller. Il s’écroule sur tes pieds dans un soupir satisfait. Tu esquisses un vague sourire et remue les orteils dans la fourrure en guise de maigre protestation. Tu tournes la tête vers ta fenêtre en inspirant profondément.

« Un mage spatio-temporel… Si tu veux mon avis, pays lointain ou non, une magie pareille attire les convoitises. Tôt ou tard, ça aurait surement fait chemin jusqu’ici. » Tu te redresses un peu. « Admettons que je te crois. » Tu ne l’avoueras pas mais son cas t’intrigue un peu. Si l’information est juste, ce brave mage pourrait bien recevoir une visite et en même temps, rien ne te dit que ce n’est pas un bobard encore plus gros que ton interlocuteur. En même temps, il t’inquiète aussi. Si un type comme lui peut atterrir dans tes appartements d’un claquement de doigt, tu n’es plus en sécurité nulle part. Un ronronnement de la peluche à tes pieds te persuade de creuser un peu plus. « A quelle date es-tu parti ? Comment était ce mage ? Avait-il des manies ou un quelconque signe distinctif ? »

Tu l’écoutes en hochant la tête. Ton regard est un peu vague mais on peut presque sans mal deviner ce que tu fais. Petit à petit, tu décortiques la moindre phrase à la recherche d’une information contradictoire. Ton visage se décline en une moue concentrée, absorbée par ton interrogatoire, tu délaisses ta garde. Machinalement, tu passes en revue son équipement et te met à sourire avec une petite pointe de sarcasme. Si cet homme est bel et bien mage, il est actuellement aussi dangereux qu’un nouveau-né. Ce qui te laisse envisager qu’il soit l’un des nombreux autres mages d’Arsenal et pourtant, cela te semble impossible. Son attitude, sa façon de regarder le félin qui se roule sur tes pieds… On dirait qu’il craint d’être attaqué plus que n’importe quoi. Tu regrettes alors de ne pas posséder le flair d’Azariel pour vérifier ta pensée. Tu te contentes d’acquiescer en lâchant un vague « Je vois. » lorsqu’il vient à en finir avec son histoire. Tranquille, tu te relèves en poussant le lion vers le jeune homme.

« Donc c’est comme ça que tu as débarqué ici. » Ta voix n’est ni convaincue ni dubitative. « C’est assez particulier comme expérience, on dirait mais ça explique pour la cuisine. » Tu croises les bras et fait craquer ta nuque en grimaçant. Le temps de digérer les informations, tu tournes le dos au jeune homme et tu poses un regard neuf sur les circonstances. La situation te donne envie de rire et inconsciemment, tu te détends. « Je pense que tu dois avoir une fringale d’enfer avec ce voyage, je me trompe ? » Sans attendre de réponse, tu t’éloignes vers la cuisine. « Ne bouge pas, je vais voir si quelque chose a survécu à ton passage. »

Azariel lève la tête vers toi, curieux de comprendre à quel jeu tu souhaites te livrer. Lorsqu’il te voit disparaitre dans l’encadrement de la porte, il se tourne vers Mikain. Ses prunelles se fond orageuses et tentent de lire en lui comme il aurait pu le faire quand il était encore ange. Il finit par abandonner une poignée de minute après dans un soupir mécontent, faute de réussir. Toi, tu fouilles dans les tiroirs. On entend le bruit du verre qui heurte le bois, le son d’un paquet de gâteau en mauvais état et le glouglou du robinet. Il n’y a pas grand-chose chez toi et c’est normal puisque tu n’es presque jamais là. Tu reviens aux pas de course et considère ton animal de compagnie et le voyageur avec un haussement de sourcil. Les gâteaux se posent sur la table en même temps que le verre d’eau et tu te laisses de nouveau choir sur ta chaise en soupirant. Tu observes l’homme sans bouger et sourit vaguement devant son hésitation. Tu troubles le silence, un brin moqueuse.

« Des biscuits, ça ne mord pas tu sais ? »
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 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Jeu 26 Fév - 18:09

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Erio se doutait parfaitement que quoi qu'il puise dire en ces lieux, il n'y avait que bien peu de chances qu'on le croit. Lui même n'aurait jamais cru à des déplacements temporels si un intrus avait été trouvé à l'intérieur de sa demeure d'autrefois. Il y avait tellement de possibilités différentes à son apparition qu'il était déjà étrange que la femme n'ai pas essayer de lui sauter dessus de nouveau avec sa faux pour le faire parler sous la torture, ou ne serait-ce que mettre une certaine sécurité entre eux deux.
Elle devait surement être des plus confiante en elle même ainsi qu'en son compagnon, mais dans l'esprit du jeune homme, la possibilité de lui sauter dessus le premier était toujours présente si la situation tournait à cette probabilité. Il ne connaissait pas les capacités de l'inconnue, mais la surprise était bien sa seule arme pour le moment. Son regard parcourant la pièce et revenant sans cesse sur le lion et la femme ne pouvait que trahir sa crainte de voir une attaque venir de n'importe où, mais quitte à passer pour un peureux, autant être un peureux connaissant les lieux. Une chose était certaine en tout cas, il ne se ferait pas avoir aussi facilement...

Toujours était-il que de la même manière que lui même l'aurait fait, l'inconnue lui demanda alors des détails sur ce qu'il avait bien pu se passer, bien qu'il ne voyait pas en quoi cela pouvait bien la concerner au final. Surement qu'elle voulait plus d'informations sur le sujet, ou que comme il l'aurait fait, elle cherchait une faille dans ses mots et dans ses dires pour démonter sa théorie d'une simple remarque incohérente. Erio n'eut même pas besoin de réfléchir outre mesure, il était un parfait menteur et ses tuteurs étaient souvent tombés dans le panneau bien plus loin qu'ils ne 'lavaient soupçonnés pour son enseignement. Il avait cette manière de mêler son imagination à la réalité, si bien que l'on ne savait pas si ce qu'il disait était vrai ou faux dans la majorité des cas... Il fit mine tout de même de réfléchir un instant, comme s'il cherchait dans ses souvenirs alors que l'histoire qu'il allait servir était presque déjà montée...


-Si la date que vous m'avez donnée est exacte, je suis alors partit il y à quatre printemps de cela... Une main sous le menton, il interrompt momentanément son court récit, comme cherchant des informations... Quand à l'homme, je ne saurait même pas vous dire si c'en était bien un. La caravane dont je faisais partie à été attaquée sans crier gare. Et alors que nous étions sur le point d'en venir aux armes, mes compagnons d'infortunes et moi mêmes avons étés victimes de différents sorts à la nature inconnue...

Il ne valait pas mieux pour Erio qu'il parte dans des explications détaillées, et être victime d'une attaque était surement la meilleure des histoires à servir dans son cas. Le fait de dire qu'il puise connaître le mage "responsable" de son pseudo-voyage imprévu ne pouvait que le mener à faire une erreur, qu'il s'agisse d'un mage allié ou ennemi. Si lui même était donc "ignare" de ce qu'il lui était arrivé, il n'y avait que peu de chance que son histoire s'effondre.
Son coeur battant au même rythme malgré cet étrange pincement, il acheva rapidement son récit.


-Je ne saurais même pas vous dire si j'ai été transporté d'une manière incongrue ou si j'ai été endormi entre temps Il leva les mains devant lui comme pour montrer qu'il n'y avait rien. Je n'ai pas la moindre arme comme vous l'avez surement remarqué, alors que lors de mon attaque, j'étais certain d'avoir de quoi nous défendre et nous protéger moi et ma caravane...

Son histoire achevée, il laissa son regard se poser sur le lion avant de revenir sur l'inconnue qui semble l'observer autant que lui pour elle. D'un hochement de tête, elle entrouvre alors les lèvres pour valider son histoire, bien que le ton employé lui laisse largement penser qu'elle ne croit à son histoire que faute d'avoir pu y trouver une erreur. Et à moins de pouvoir lire les pensées de l'homme ou de connaître tout les événements passé sur cette terre depuis des années, elle n'avait aucun moyen de prouver qu'il mentait. Ce qui le mettait donc hors de danger... pour le moment.
Comme accordée à ses propres pensées, elle finit finalement par changer de sujet, lui faisant part d'une remarque sur son état de faim. Si il ne faisait qu'un simple compte-rendu de son corps, il avait en fait manger moins de deux heures avant son départ, mais ne connaissant pas les conditions de stase dont il avait été victime, il se disait surement accepter cette offre. Mais il n'eut même pas le temps d'y réfléchir plus que la femme s'était déjà diriger vers la cuisine où il était arrivé.
Attiré par un léger grognement à ses pieds, le voyageur croise son regard avec celui du lion, dont les yeux plissés lui feraient presque croire à une intelligence équivalente à celle des hommes. Mais le soupir de l'animal quelques minutes plus tard lui font oublier cette idée.
Attendant donc le retour de son... hôte, Erio regarde de nouveau la pièce, essayant de noter les positions de toutes les fenêtres ainsi que de ce qui composait la pièce. S'il devait prendre la poudre d'escampette, deux ou trois plans se dessinaient en tête.
Revenant de la cuisine, la femme avait une assiette de ce qui semblait être des biscuits ainsi qu'un verre rempli vraisemblablement d'eau. Pensant tout premièrement à la remercier, le jeune homme en avait presque oublier la situation où il se trouvait, et son esprit se mit alors à imaginer toutes une ribambelle de poisons et autres produits dans ce qui venait d'être poser devant lui. Si elle n'avait pu obtenir la vérité de sa bouche, peut être avait-elle penser à d'autres moyens de le faire parler contre sa volonté... ?
Comme si elle sentait son hésitation, elle lui fit alors part du fait que des biscuits ne mordaient pas. Avait-elle vraiment empoisonner ces biscuits après tout ? Était-elle une herboriste qui n'avait pas besoin de magie pour le faire parler... ?
Tendant une main hésitante, Erio en saisit un entre ses doigts et le porta devant lui, et bien qu'elle le prendrait surement mal, il l'huma brièvement pour voir si une odeur connue lui venait en souvenir. Il savait parfaitement qu'il existait des poisons et des herbes sans goût, mais l'on était jamais trop prudent. Il ne restait donc plus qu'à goûter ce qu'on lui avait apporter, mais au moment où ses doigts approchèrent de ses lèvres, il stoppa net son mouvement lorsqu'un nouveau battement de coeur lui traversa la poitrine. Un battement bien plus fort que les précédent...
Il reposa le biscuit dans l'assiette, son regard venant parcourir une nouvelle fois la pièce, comme s'il cherchait quelque chose. Sa main droite vient enserrer sa poitrine alors que les battements se faisaient plus fréquent, et il ne pu s’empêcher de serrer les dents lorsqu'une douleur commença alors à le saisir...


-Quelque chose... arrive...

Il la voit alors... Cette impureté dans l'espace qui se dessine derrière l'inconnue, et ce qui y apparaît lui fait ouvrir les yeux ronds alors qu'il reconnait les objets dans le dos de la femme. Et cette dernière à intercepter son regard, mais Erio ne peut se permettre de laisser passer cette occasion. Cela risquait de tourner au vinaigre, mais il ne pouvait pas du tout laisser ça tomber entre d'autres mains que les siennes. Son coeur ne semblant plus le lancer, ses pieds prennent appui sur le sol presque aussitôt et son main gantée s'appui sur la table alors qu'il prend son élan.
Main tendue droit devant lui, il passe presque comme une flèche par dessus l'épaule de l'inconnue, et attrape les deux dagues apparues de nul part par il ne savait quel miracle. Mais les deux armes étaient à lui, il aurait pu les reconnaître entre milles ne serait-ce qu'à leur lueur bleutés et à leur deux noms gravés à la base des lames. D'une roulade, il parvint alors à se rattraper tout se mettant en position de garde face à la femme qui s'était levée juste après lui également armée d'il ne savait où. A coté d'elle, le lion était s'était redressé sur ses pattes prêt à bondir et grognant à l'encontre de l'étranger.
Son regard passant de l'un à l'autre, Erio soupira un instant essayant tout de même de tirer un léger sourire.


-Je suppose que vous ne me croyez pas si je vous dis que cela m'appartient, mais que je ne vous veux toujours aucun mal... ?

Il avait maintenant de quoi se défendre. Si les lames devaient voler, il avait maintenant de quoi se défendre. Quand bien même la scène qui venait de se passer en quelques instants à peine n'allait surement pas aider dans cette situation...
 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Ven 27 Fév - 20:22

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Oméa K. Shizuka

Ajatar Virke

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Let it bee


Lorsqu’il s’est élancé sur toi, ton sang n’a fait qu’un tour. Là où tu avais essayé de paraitre aimable et de le croire, il venait de tout foutre en l’air par ce simple geste. Tu quittes ta chaise et roule au sol alors qu’Azariel rugit. Quand tu te relèves, tes pupilles ont perdu la gentillesse durement acquise et le monstre que tu tenais en bride se manifeste comme un poltergeist. Accroupie sur le sol, à la même hauteur que ton animal de compagnie, tu es plus sauvage que femme. Tout en toi respire le prédateur, Oméa. Du bout de tes orteils jusqu’à la racine de tes cheveux, tout ton être manifeste une volonté inébranlable de tuer celui qui se tient en garde avec ses deux dagues. Un rire amer quitte tes lèvres alors qu’il te parle.

« Tu veux que je te crois après ça ? » Lentement tu te redresses, tes yeux lançant des éclairs. D’un geste accusateur, tu pointes la position de ses pieds. « Si tu ne me veux aucun mal, ton corps dit le contraire Mikain. Même un noble avec un couteau empoisonné serait plus crédible. » D’un geste ample, tu saisis la crinière de ton lion qui vient de faire un pas de trop à ton goût. Ton regard ne quitte pas l’homme en face de toi. Tu as accepté honnêtement, sans rien réclamer en retour mais cette fois c’est fini. Tu ne joues plus. Ta main se tend face à toi. « Chain of Envy. » Deux cercles sombres s’ouvrent aux pieds du jeune homme et vomissent les chainons brulant de ta colère. Ils s’enroulent autour de ses chevilles comme des serpents et ta voix s’élève à nouveau. « Hidden Fate. »

Ta tenue change aussitôt et tu te soustrais à ces yeux, vêtue d’un costard fort peu approprié à la situation dans laquelle vous vous trouvez. Le lion que tu tenais encore tantôt se retrouve libéré de ta poigne et file en un éclair sur le mage. Maintenant, tu en es sûre, il est proche de toi comme un rééquipementiste. Ta présence entière s’efface de la pièce tandis qu’il se débat avec Azariel. Doucement, tu t’approches d’eux et les contournes avec méthode. Tu observes avec attention ses mouvements Tu détailles, avec une concentration due à la pratique, la moindre faille et la plus petite des ouvertures dans le combat. Mikain s’est débarrassé de tes chaines mais tu t’en contrefiche à vrai dire. Les marques de brûlures sur ses vêtements te montrent un effet inattendu de ta propre arme, ce qui te tire un sourire. L’envie et la colère était un savoureux cocktail, aussi épicé que chaleureux. Tu te glisses dans le dos du combattant alors qu’il envoie valser l’ex-ange à l’autre bout de la pièce. Une de tes mains s’ouvre et tu lances ton bras avec une force insoupçonnée. Le tranchant de ta paume rencontre brutalement l’artère carotide. Le choc, additionné à la surprise, semble déséquilibrer ton adversaire une paire de secondes. Juste assez pour que tu lui fauches les pieds et le fasses basculer en arrière. Tu lui dégages l’espace d’un petit saut sur le côté et te prépare à l’achever. Azariel choisit cet instant pour se ruer sur son torse, accentuant encore son souci d’équilibre. Ton poing le cueille à la tempe alors qu’il essaye de reprendre ses appuis pour ne pas basculer sur le sol. Il s’écroule sur le parquet, soudainement vidé de ses forces et tu redeviens visible. Le lion, perché sur son torse, continu de grogner mais tu le repousses aussitôt. Ton coup, bien que rythmé, ne saurait le retenir dans les bras de Morphée plus de quelques minutes.

D’un claquement de doigt, les cercles encore ouvert crachent à nouveau les chaines du Léviathan. Avec une lenteur exaspérante, elles finissent par se retrouver entièrement hors de la dimension de stockage. Pendant ce temps, tu prives le jeune homme de ses dagues et de son gant. Sans la moindre vergogne, tu l’emballes proprement dans l’acier et balances son équipement sur ton lit. Tu fais disparaitre ta tenue et tu invoques tes dagues jumelles. Prudemment, tu le retournes et t’assois sur lui. Ton expression, indéchiffrable, se pose sur les traits de Mikain alors que tes mains se rapprochent de sa gorge. Patiemment, tu attends qu’il se réveille en tenant en respect Azariel. Le lion, prédateur outré d’avoir été attaqué tente bien de mordre mais renonce après l’énième avertissement de sa maitresse. Tu attends longtemps dans cette étrange position, songeant avec ironie que la situation avait dégénéré excessivement vite. Tu te penches bien doucement au-dessus de ton prisonnier lorsqu’il commence à cligner des paupières. Tu l’accueilles avec un sourire sans chaleur.

« Bien. Maintenant nous allons pouvoir reprendre depuis le début. » Tes dagues se pressent contre sa gorge et tu lui glisses quelques mots à l’oreille. « Je ne te voulais aucun mal il y a cinq minutes, tu sais. Je t’aurais laissé récupérer tranquillement et je t’aurais foutu dehors sans faire d’histoire. » Tu te relèves et le considères avec neutralité. Le lion s’approche un peu en grognant et tu le foudroies du regard. « Azariel, la ferme. C’est lui qui a joué, je ne suis pas responsable de ses actes alors fous moi la paix. » Un rugissement accueille ta déclaration et tu hausses les épaules avec nonchalance. « Si ça peut te rassurer, il va sortir vivant. Peut-être pas en bonne santé mais vivant. » Tu te reconcentres sur Mikain et ton sourire se fait acide. « Maintenant c’est donnant donnant mon petit. Tu me donnes une information, tu gagnes le droit d’en avoir une. Quand je serais satisfaite, je te lâcherais, irait porter plainte au Conseil pour infraction et on ne se verra plus jamais. Et cette offre n’est pas négociable. » Tu fais jouer les articulations de tes épaules desserant légèrement l’étreinte de tes dagues. « Je te déconseille de mentir. Cette fois-ci je n'empêcherais pas Azariel de te mordre. » Tu les recules un peu, les faisant tourner dans tes mains et prend une position plus confortable avant de les plaquer à nouveau sur sa gorge. « Maintenant je veux ton nom complet, ta date de naissance et peut être accessoirement, ta magie.»
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 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   Sam 28 Fév - 0:12

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Quand il y repense après coup, Erio n'avait pas fait grand chose pour aider à la situation actuelle. Et si il avait eu l'idée d'agir avec un peu plus de discernement, peut être qu'il aurait pu trouver une autre solution que de simplement foncer sur ses armes. Déjà qu'il se doutait bien que la femme l'avait dans le collimateur, s'armer juste en face d'elle n'avait fait que jeter de l'huile sur le feu.
A peine Hix et Tengaar en main, il avait pivoté sur lui même, avant de se mettre en position offensive. Son corps ayant anticipé sa mauvaise idée bien avant sa raison, et son regard avait alors croisé les yeux verts de la femme. Et c'est à ce moment là que le voyageur se rendait donc compte que ses premières impressions étaient justifiées. Elle n'était tout simplement pas "normale"... sa posture, son regard, et tout ce qui se dégageait d'elle en faisait une ennemie dès maintenant. Si elle avait réussit à dissimiler sa nature temporairement derrière un masque de façade, le rire amer qui quitta ses lèvres et le ion à ses cotés avaient vite balayés la rare sympathie qu'il aurait peut être pu réussir à avoir pour elle...
Le regard du guerrier enfin "armé" se pose rapidement sur le lion avançant vers lui d'un pas. Animal sauvage ou dressé contre son gré, il était maintenant un ennemi comme un autre. Bien que son devoir de Silverain venait occupé son esprit, il aurait aimer ne pas prendre part à des combats aussitôt après son arrivée, des souvenirs de sa famille encore vivant devant ses yeux... La main de la nouvelle opposante se dresse entre eux deux, et des mots sortent de ses lèvres comme un appel à des forces inconnues, la classant directement comme mage aux yeux du jeune homme. Aux pieds de celui ci, des chaînes prennent vie avant de venir lui attraper les chevilles avant même qu'il ait le temps de faire un pas en arrière ou le moindre saut, le clouant au sol presque immédiatement.
La femme disparaît alors, et le lion s'approche dangereusement de lui qui ne peut bouger d'un pouce. Ne pouvant se soucier ni de l'un ni de l'autre dans cette situation, il s'accroupi alors sur lui même et plantant ses deux dagues entre deux maillons des chaînes.
Tels des serpents blessés, ces dernières semblent alors se tortiller sur elles mêmes, desserrant leur prise sur ses chevilles et fuyant le métal tiré de son propre choix. Un léger sourire parcoure alors ses lèvres tandis qu'il assimile l'information. Si toutes ses armes réagissait de la même manière, il avait alors une possibilité de s'en sortir. Encore aurait-il fallu qu'un grognement de lui fasse pas part d'un lion sauvage se jetant de tout son poids sur sa personne. Encore une chose qu'il devait régler avant d'essayer de s'occuper de l'inconnue...
Jetant sa dague gauche dans son autre main, il serra alors son poing ganté et le lança de toute ses force en direction de l'animal, ressentant un choc tout autre que celui qu'il aurait du ressentir au contact d'une chair animale. Le lion ayant en effet été repoussé avant que le poing ne l'atteigne, déclenchant une étincelle et accentuant son léger sourire.


*Une créature magique !* se mit-il alors à constater avant de perdre soudainement le souffle sous un coup brutal en plein cou.

Elle était là, créature invisible qui semblait n'attendre que son moment pour fondre sur sa proie. Et elle avait parfaitement attendu son moment pour frapper en visant les points sensibles. D'un coup net et précis, elle lui causa une vive douleur qui parcouru son corps avant de lui mettre un coup à l'arrière des pieds. Mais entraîné comme il l'était, il pouvait certainement réussir à se remettre droit sur ses appuis pour riposter d'une manière ou d'une autre...

Si le lion ne lui avait pas ressauter dessus, ne faisant qu'accentuer sa perte d'équilibre dont il ne connaîtrait pas la suite en direct... Un coup l'accueillit en pleine tête, et ses yeux se fermèrent pour le plonger dans l'obscurité...


La théorie et la pratique ont toujours été deux choses distinctes, et là où la première était simple à obtenir, il était bien plus difficile de passer à la seconde. Bien que mon esprit était paré à cette éventualité, je ne sais pas si j'aurais pu faire voler ma lame pour ouvrir le corps d'un autre être vivant. Quand bien même nous en étions venus aux armes, peut être aurais-je pu essayer de l’assommer...
Non... autant me tâcher les mains de sang moi même plutôt que de laisser ce fardeau à un autre des miens !

Lorsqu'il revient à lui en ouvrant les yeux, Erio tombe face à face avec ceux de la femme. Ignorant ses premiers mots, il fait un bilan rapide de son état, et mis à part un léger mal de tête, il se sentait comme auparavant. Un courant d'air lui fit toutefois remarqué l'absence de son gant à sa place, et un métal froid et tranchant sur son coup le força bien rapidement à redonner toute sa priorité à la femme qui le menaçait maintenant... Sentant son souffle se poser sur sa peau alors qu'elle vient lui expliquer la situation à l'oreille, le jeune homme se fait violence en silence à la recherche d'une solution, mais parvient bien vite à la conclusion qu'il risquait d'avoir du mal à s'en sortir désormais, surtout avec le lion qui leur tournait autour.
Bien qu'il ne l'avait pas vu bouger de ses propres yeux, il supposait également qu'au moindre geste de sa part, sa gorge n'allait être plus qu'un lointain souvenir. Il n'avait donc plus vraiment d'autres choix que de céder à ce qui semblait plus être un interrogatoire forcé que de simples questions de courtoisie maintenant...


-Je me nomme Iris Flawn, je suis né en l'année 668. Et... je ne suis pas mage...

Mentir alors qu'il pouvait mourir à tout instant, il n'y avait pas de bien meilleurs cartes que celles ci pour emmener avec lui ses secrets dans la tombe. Qu'importe la manière, il n'aurait jamais donner la moindre information sensible à une personne qu'il n'aurait pas jugé être digne de sa confiance... Toujours était-il qu'elle avait parler d'un échange d'informations. Donc même s'il y avait des chances qu'il trépasse, autant qu'il joue carte sur table en priant pour un miracle...

-Et me serait-il possible de n'avoir que serait-ce le nom de ma première rencontre en ce siècle... ?

Il y avait tellement d'autres choses qu'il aurait pu demander, comme ce qu'était ce "Conseil" qu'elle avait mentionné, ou des informations plus sensibles qui auraient été capable de ne pas exister à la pseudo époque qu'il avait donné. Mais il préférait ne pas trop tenter sa chance...
Son corps vibrait intérieurement à l’affût du moindre signe de la part de la femme à califourchon sur lui. A la première sensation de peau tranchée, il comptait bien essayer d'agir si jamais elle comptait vraiment lui ôter la vie...
 MessageSujet: Re: Let it bee - Erio   

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