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La Peur
 MessageSujet: La Peur   Mer 25 Fév - 15:45

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Damaz Elandez

Ajatar Virke

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" Sang "


Entraînement





" La faim "

L'immensité qui s'étend, une inspiration dans un saut, la silhouette éphémère replonge dans les profondeurs de l'eau. La liberté, sentiment transcendant la chaire hybridé, l'ondulation de la queue dansante dans la marée, le dauphin fuse toujours plus loin, vers le lointain alors que derrière elle déjà le large disparait, un appel pour la hanter, pour la transcender, celui de la mer et de l'écume, du sel et des vagues dans un sentiment de profonde plénitude.

Que fait-il là ? Il ne sait plus, ne sait pas et s'en moque éperdument alors que l'âme du dauphin le submerge de sa douce allégresse, sentiment éphémère d'un bonheur qui ne s'éteindra pas alors qu'il se laisse entraîner dans le jeu et la danse étrange des mammifères marins qui se sont mêlée au ballet dans le cris strident. Les trois êtres marins continuant leur route comme si rien ne pouvait les arrêter, rupture brutale avec l'humanité et le passé.

La joie. La joie puis la peur dans un cri d'alerte résonnant au loin. L'animal plonge alors que ses billes noires scrutent les profondeurs pour découvrir le danger s'approchant, aileron aiguisé et masse imposante d'un requin faisant son entrée. Lentement, insidieusement, l'humain revient dans la ronde des âmes, émerge dans un craquement alors que le poitrail puissant laisse la place au torse humain, quelques goutes de sang se noyant dans l'océan, attire l'attention. Ivre du danger alors que le monstre de croc prêt à déchiqueter l'a repéré. L'adrénaline et l'excitation alors que comme un fou l'hybride s'approche d'un battement de sa queue de "poisson", un sourire étrange émergeant sur le visage. Il veut savoir, veut pouvoir. Un mouvement en arrière alors que la gueule béante claque dans le vide. Son regard se plonge dans sa noirceur, la faim, l'appel du sang, la violence primaire et sauvage, chasseur solitaire, parfois carnivore. Un nouvel assaut, il riposte alors que sa queue vient heurter l'animal dans une nouvelle esquive, danse un ballet mortel dans les profondeurs de l'océan. Il n'a pourtant pas peur, seul reste cette adrénaline, cette excitation, il veut savoir, il veut pouvoir et c'est pas la force qu'il le gagnera.

Un mouvement vif, les bras humains se referment sur l'animal comme un étau alors que ce dernier commence à devenir fou, se débattre, sa force est colossale, la prise faiblit doucement, la magie implose, tout son corps se décharge, les âmes se séparent, l'anaconda prend la place du dauphin dans l'impressionnant spectacle, constriction alors que le corps quelques secondes avant humain est devenue hybride à la queue géante serpentant s'enroulant autour de sa proie étreinte mortel. La force contre la force. Les bras enlace la peau lisse et rugueuse alors que son regard se plonge dans le siens.

La force, la faim, la chasse. Prédation transcendée. Un instant de silence, d'immobilité alors que cesse tout mouvement dans l'étrange échange des regards. Communion alors les âmes se délient pour mieux se lire, échange alors qu'une nouvelle vient se loger en lui de sa froideur prédatrice, l'anaconda disparait alors que le requin vient prendre sa place dans le déchirement du corps, le sang se répand dans l'eau, pourtant pendant quelques secondes le requin reste immobile dans la connexion. La connexion de deux requins se toisant dans l'immensité de l'océan avant de se détourner.

Les dauphins ont disparues depuis longtemps maintenant, il s'en moque alors que l'aileron carnassier pourfend les flots de son présage mortel. Il l'a fait. Il l'a fait et il a sentie l'odeur du sang non loin.
Il a faim.

***



Dans les draps le corps s'agite, la sueur bat et roule alors que les âmes grondent. La porte s'ouvre alors que la conscience sombre, que devant lui s'ouvre les chemins, chemins qu'il connait déjà pour la plu part. L'appel qui retentit alors qu'il se met en marche, emprunte l'un d'eux avec un mélange étrange en appréhension et sérénité. S'enfonce dans l’immense forêt alors qu'autour de lui tout les autres ont disparus, ne reste que le sentier s'enfonçant dans l'immensité boisé. Continue sa marche jusqu'aux point culminant, la grotte apparait déjà au loin, sombre, noirceur que nul lumière ne vient vriller alors qu'il s'y enfonce sans peur de ce qui peut arriver. Le temps semble s'arrêter alors que dans le noir il évolue, continue d'avancer jusqu'à ce que la faible lueur se révèle à l'horizon, un maigre sourire alors qu'il se dirige vers elle, confiant, confiant et impatient, la grotte n'est plus là alors qu'il l'a franchit, voile le reliant au monde astral. L'éblouissement disparait rapidement alors que ses yeux discerne après quelques secondes la clairières s'ouvrant à lui. Il s'y avance, attendant le moindre signe, comme toujours, son regard balaye les troncs des arbres rugueux. Un mouvement derrière l'un d'eux, le bruit lourd des pas se fait entendre alors que la silhouette de l'ourse émerge, son regard emplit d'intelligence le fixant avec dureté avant qu'elle ne se fige à quelques mètres de lui et que la voix dure et masculine ne retentisse dans son esprit.

" Bienvenue Étranger. "

Un silence presque monacale alors qu'il la remercie d'un signe de tête respectueux.

" Je n'ai jamais cru que nous serions amené à se rencontrer un jour, mais ton courage des jours passés en a décidé autrement, même si ce dernier s'apparentait plus à de la folie pure. "

Il met un temps avant de comprendre ce dont il parlait, un temps avant que ne lui revienne en mémoire les flashs de l'affrontement avec le roi des océans, un faible sourire aux lèvres.

" Mais puisque tu as fais tes preuves, il est alors tant de commencer la leçon.

Dis-moi jeune humain. Sais-tu ce que je représente ? "


Un silence alors que les paroles de sa mère font irruption dans sa mémoire, un silence avant la réponse d'une voix rauque.

" Le Courage et la Force. Le Calme et la Terre. "

L'ours semble sourire.

" En effet. Et à ce titre les humains se sont persuadés que nous ne connaissions pas la peur. Qu'elle nous était étrangère, bien triste cadeau si l'en est et pourtant la force de leurs croyances l'ont décidé.

Mais tu le découvriras bien assez tôt, ce n'est pas ce qui nous intéresse maintenant. Les humains nous ont également nourris du fait qu'en ne la connaissant pas, nous pouvions l'inspirer chez autrui d'un simple rugissement. Un râle pour effrayer nos proies et nos ennemis. Les paralyser ou entraîner la fuite et la panique, voir pour les plus peureux les faire s'effondrer. La terreur de la force.

Dis-moi jeune humain, le sens-tu en toi ? La force brute se logeant dans ta gorge, cette puissance sauvage n'attendant qu'un rugissement pour se déverser ? "


Le corps mute alors que les âmes dansent, que l'ours s'immisce, cette sensation de force à puiser dans ses entrailles, celle d'une force terrifiante ne demandant qu'à crier sa puissance. Un simple rugissement en guise de réponse. Un sourire semblant se dessinant sur la gueule de l'animal, puis le tourbillon, le néant alors qu'en sursaut la silhouette se réveille dans les draps trempés de sueur, haletante alors que l'ours disparait au profit de l'humanité.






© Bebebe
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