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Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]
 MessageSujet: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Dim 11 Jan - 23:54

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Isaiah B. Stone

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Let it go !

When you're gone.
Isaiah & Abigail



Ce rêve, toujours ce rêve. Cet affreux rêve qui se retrouve à limite entre le cauchemar et le rêve. Un mauvais rêve c'était un mauvais rêve. Ce rêve ressemblait à une série de cube qu'on essayait d'imbriquer ensemble comme si on jouait au tetris ou au rummiks cube. Ces rêves, c'était la vie des héros de mes esprit que j'avais dû endurer lors de notre pacte qui s'imbriquait pour me les faire revivre comme si j'étais à la fois les trois personnes en même temps. Une fois de plus, mon psychisme mettait en avant le fait que je ne savais pas qui j'étais. A croire qu'il avait l'impression qu'en s'amusant à me le faire voir et revoir je vais avoir un déclic et combattre cette peur ardue, au final ce n'est même plus une peur, mais une angoisse. Une angoisse profonde qui s'incarne par le fait que j'ai peur de ne jamais me retrouver et d'être toute ma vie qu'un simple fantôme d'un passé qui n'était même pas le mien.

Me voilà, débordant d'énergie, débordant de vie dans l'optique dans l'optique de faire ce qui est mon possible pour redevenir moi-même Si, je me souvenais bien lorsqu'une personne était heureuse elle devait arborer un sourire et pouvait dans certains cas sautiller en balançant ses bras de haut en bas. Bon ça c'était de la théorie et je devais voir si en pratique cela semblait normale. Je me devais de voir ce que le monde aimait voir et ce que le monde ne souhaitait pas voir. La société, je devais pour me retrouver me servir de la société. J'avançais dans les rues en sautillant, le regard des gens semblait assez bizarre. Ils souriaient, ils me souriaient, mais ils avaient l'air de ne pas me sourire comme je m'y attendais. Ils me souriaient comme un monstre, comme s'ils se foutaient de moi. Je ne comprenais pas, je ne semblais pas faire ce qu'il fallait pour me fondre dans le décor. Mon corps, commençait à suer et les gouttes de sueurs perlaient sur mon visage. Je devais sortir de la foule, sinon j'allais virer agoraphobe d'une minute à une autre. J'attrapais une poutre et je commençais à monter dessus puis, grimpais à une fenêtre pour arriver sur un toit. La jambe qui pendait en l'air je me recroquevillais le front poser sur mon genou. Je ne savais plus quoi faire, les livres ne m'aidaient pas à comprendre le monde. Je n'arrivais même plus à m'adapter. Où peut-être que je réfléchissais trop. Je relevais mon regard et regardait la foule, j'observais depuis le toit le vide, la populace, la plèbe. Ces gens qui avaient des comportements si étrangers à mes yeux. Je ne souhaite qu'apprendre, mais pour cela il me faudrait un modèle, un référent quelqu'un que je puisse prendre en tableau et que j'aurais simplement à reproduire le plus fidèlement possible.

Soudain, je vis quelque chose qui attirait mon œil. Un oiseau, un majestueux et splendide oiseau, tel un aigle royal qui trônait sur son trône impérial, cependant j'étais tellement absorbé par ce magnifique spécimen d'oiseau. Une tuile se mit à glisser sous mes fesses et j'allais tomber, ma bouche dessinait un o et un « Aaaaaaaah » de maladresse commençait à apparaître. Quand soudain quelqu'un ou quelque chose réussit à me rattraper.


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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mar 27 Jan - 18:26

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Abigail Phoibos

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INTO THE WILD






Abigail avait quitté Pegasus – ce n’était pas des adieux, elle ne s’était pas égarée dans des étreintes. Une urgence s’était insinuée en elle comme une névrose devenue obsession : l’ombre des mots de la lettre restait ancrée dans ses souvenirs – mais les courbes manuscrites devenaient vaporeuses, comme un épais brouillard. « rejoins-moi dans les ruines au nord » c’était tout ce qui importait. Un mystère enfouie dans des lianes de réminiscences douloureuses qu’elle chassa au fond de son ventre comme s’il s’agissait de mirages. Mais les mirages laissent toujours dans les sillages une traînée de douleurs.

L’escale à Shirotsume s’annonçait comme une parfaite aubaine. Abigail avait loué une chambre pour la nuit dans une auberge modeste, son sac en bandoulière, elle grimpa les escaliers avec une certaine hâte, ouvrit la porte et cala son dos contre en soupirant, ses jambes se dérobèrent sous son poids et se laissèrent glisser au sol avec lenteur et nonchalance. Un soupir las brisa le silence comme s’il s’agissait d’une flèche. Ses paupières se scellèrent et ses sourcils se froncèrent douloureusement, tandis qu’elle posait ses coudes sur ses genoux et que ses mains prirent sa tête. La solitude qu’elle s’était imposée faisait jaillir en elle des cauchemars, le souvenir du corps sans vie de la légionnaire, exorcisée de son âme. Candice n’était plus, et Abigail n’arrivait pas à effacer cette image de son esprit. Elle repassait en boucle dans sa tête comme un immense panorama : Candice qui se vide de sa vie, Candice qui se meurt, aspirée par l’arme blanche de Jiro. Jiro qui dit qu’ils n’auront aucune chance. Jiro qui absorbe tout comme un immense trou noir – pas de lumière en lui, seulement une ombre. Légion était revenue, Légion allait encore dans son sillage, noircir le cœur des mages éconduits ou dévoraient par la vengeance.

Les yeux toujours fermés, Abigail pensa à Hyun Ki Gan. Pourquoi lui ? Aucune idée – il avait été gentil avec elle, une sorte de brise fraîche qu’on se plaît à respirer. Leur mission avait été éprouvante, parsemée d’embûches, mais tout s’était bien fini au final. Elle repensa à Chris qu’elle avait quitté sans nouvelles et un brusque sentiment de culpabilité germa au niveau de son cœur. Chris comprendrait parce que Chris comprend toujours. Pas besoin de se lamenter, Chris savait comprendre ses silences et ses départs. Il était sûrement l’une des personnes qui comptaient le plus pour Abigail. Un frère qui n’est pourtant pas de sa chair, Abigail portait pour lui un amour pur et fraternel. Elle repensa à Kôta – l’espoir fugace de le revoir un jour, peut-être. Abigail pensa aussi à Seth auparavant Nathaniel, Seth qu’elle avait oublié pendant six années, plongée dans les limbes d’une explosion farouche.

Damaz, aussi.
Damaz lui manquait.

Ses yeux s’ouvrirent lentement, elle posa une main au sol pour se redresser, une fois debout, elle s’avança vers la fenêtre qui donnait la vue sur la grande place de Shirotsume. Ses mains se posèrent sur l’ouverture sur le monde, et l’air s’engouffra dans son tee-shirt dans une caresse lascive qui la fit frémir de plaisir. Soudain, elle entendit un bruit en haut, le bruit d’une brique qui s’effrite et qui glisse, suivi de près par un homme venant des cieux. Par instinct, sa main plongea au travers de la gueule ouverte de la fenêtre pour saisir l’inconnu par l’arrière de son col et avorter sa chute.

_ … Ca va ?

Elle lui tendit son autre main pour l’aider à remonter, posant son pied contre le rebord de la fenêtre pour se donner plus de force pour le remonter. Quand ses yeux découvrirent ses traits ; Abigail le trouva étrangement beau. D’une beauté étrange, une aura de mystère qui se collait à lui comme une seconde peau. Il avait jaillit dans sa vie comme une météorite, elle le scruta légèrement, curieuse. D’un léger sourire, elle se présenta maladroitement.

_ Euh, je… désolée de t’avoir tiré ici. J’ai cru comprendre que tu avais besoin d’aide. Je suis Abigail de Blue Pegasus. Tu es ?

Elle attendit qu’il décline son identité, patiemment. Cet homme avait l’air perdu dans ses pensées, comme s’il cherchait un éventail d’attitude et que l’option était si grande qu’il n’arrivait pas à en trouver une adéquate. Abigail lui fit un sourire rassurant, ce genre de sourire qu’offre les mamans quand on ne sait pas quoi faire. Abigail avait des airs de maman, parfois, dans la hargne qu’elle avait de protéger les gens qui lui étaient proches.

_Enchantée. C’est un joli prénom.

Une réalité lui trancha la gorge. Elle ne voulait pas être seule. Elle voulait être avec quelqu’un avant de partir dans quelque chose qui allait encore être une épreuve difficile. Elle voulait être avec quelqu’un ; et le ciel lui avait offert Isaiah.

_ Ca te dit de sortir un peu ? Cette chambre est un peu minuscule je trouve.

Elle rit légèrement et ouvrit la porte, attendant qu’il sorte le premier pour verrouiller la poignée. Elle étira ses mains au dessus de son crâne, se vider la tête et poser ses problèmes dans un coin pour les oublier dans la poussière. Oublier tout pour aujourd’hui.

_ Alors, Isaiah. Tu es tombé du ciel ou c’est la brique qui t’a fait une mauvaise surprise ?

Elle rit très légèrement, et glissa une main dans ses cheveux, tandis qu’elle se plaçait à ses côtés pour marcher.

_Tu es mage ?

Elle le regardait de biais, elle ne savait pas si elle le mettait à l’aise. Mais quelque chose chez lui l’attirait indéniablement, Isaiah ressemblait à une brume opaque dont les contours étaient flous et imprécis. Mais Abigail ressentit soudainement l’envie de vouloir le connaître.
Dissiper cette marée de fumée qui semblait l’entourer.


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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mar 27 Jan - 23:21

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Isaiah B. Stone

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Are you coming to the tree ?
Isaiah et Abi


La pression délicate d'une main sur l'arrière de mon col. Une main à la fois tendre et féminine, mais également forte et brutale. Mon cou exerçait une rotation vers la personne à qui appartenait cette main. Une chevelure blonde tombait sur les épaules qui portaient le bras, la personne qui me tenait si aisément était une femme. Une femme, très belle, mais une femme, j'avais l'impression que ma virilité venait de prendre un sacré coup, mais bon, je m'en fichais pour avoir de la virilité, il fallait déjà que j'aie l'impression de vivre ce qui n'était pas vraiment le cas. La jeune femme qui venait de m'attraper, venait de m'éviter de finir écraser sur le sol comme une crêpe. Je clignais plusieurs fois des yeux et une sorte de faux sourire venait de se dessiner. Un sourire de complaisance, pour une vie de faux-semblant. Sa question me paraissait assez drôle, mais je répondais d'un regard froid :

« -Oui, il semblerait que j'aille bien. Grâce à vous, je n'ai pas de jambe cassée ou autre fracture, je vous en remercie. »

La femme me tendait une autre main pour me tirer dans sa chambre. C'était une façon bizarre d'inviter un homme dans sa chambre, mais je ne souhaitais pas finir ma course sur le sol, donc je l'attrapais sans rechigner. Sa peau était délicate, elle semblait fragile et douce ainsi qu'une peau soyeuse. Son visage était fin, des traits d'une simplicité, mais d'une complexité étonnante. Je n'arrivais pas à savoir si j'aimais sa simplicité, où cette complexité qui s'échappait de son visage. Elle était un paradoxe en elle-même, comment pouvait-on paraître d'une simplicité enfantine, mais aussi d'une complexité détonante. Sa voix, elle était douce et d'un son si mélodieux, qu'on aurait dit une harpe dont on pinçait délicatement les cordes pour en produire des mots. Elle se présentait à moi, son nom Abigail Phobos, un nom si étrange, mais qui semblait si précieux. Nos mains se tenaient toujours même si nous n'en rendions pas compte absorber par un échange de regard. Puis, je répondais à sa question d'une façon si troublée, si peu sur de soi qu'on avait l'impression que je n'étais même pas sûr de mon nom :

« - Euh, Hum... Je me prénomme Isaiah Brooklyn Stone ! »

Blue Pegasus, elle avait employé ce mot comme s'il était une part d'elle. Je ne comprenais pas vraiment à quoi il référait, à vrai dire, j'étais dans ce monde civilisé depuis assez peu de temps. Je ne m'étais pas encore habitué à cette vie, je ne connaissais pas vraiment toute cette vie. Cette vie qui consistait à ne pas vivre en solitaire. Une vie, dans un monde peuplé d'individus tous différents les uns des autres, un monde où vivre en société était un art que je ne maîtrisais pas vraiment. Elle répondit à ma phrase par une phrase de politesse, c'était donc ça la politesse. Cet aspect que je ne connaissais pas non plus, j'étais ignorant du monde réel, le monde n'était pas comme la forêt de laquelle je venais. Il était intimidant et puissant. Je répétais alors comme un perroquet sa phrase :

« - Le vôtre aussi est un très jolie prénom. »

Mes joues se teintaient d'une couleur rougeâtre, cette réaction était spéciale pour moi. Je ne connaissais pas ces émotions, moi qui me croyais mort. C'était peut-être ça qui me manquait, des personnes réelles avec qui je pouvais vivre autre que mes esprits. La jeune femme relançait la conversation avec une nouvelle relance, elle me proposait de quitter la chambre pour affronter le monde extérieur. J'étais plutôt en adéquation avec cette remarque. Je la suivais pour sortir de cette chambre. Il sortait de la porte, s'étirait les jambes comme endolori. Puis, la question qui suivait me fit littéralement tomber dans un fou rire, un fou rire, la première fois que je riais comme ça. Pourtant, sa question n'était pourtant pas si drôle, mais il s'était laissé aller. Son rire qui sortait pour une des premières fois, il riait d'un rire cristallin quasi-limpide. On avait l'impression d'entendre le flot d'un courant d'eau qui s'incarnait dans le son de ce rire. Il lui répondit après avoir retrouvé son calme :

« - La brique m'a eut en traître il faut croire. »

Je ne me sentais pas faux en ce moment et cette sensation me faisait peur. J'avais peur, mais en même temps, cette discussion était grisante. Puis, elle posait une question assez spéciale, si j'étais mage. Comment pouvait-elle le savoir ? Je lui répondais d'une façon calme et apaisante :

« - En effet, comment le saviez-vous ? De plus, j'avais une question, vous vous êtes défini comme Abigail Phobos de Blue Pegasus ? Quel est ce Blue Pegasus. Un pégase bleu, une magie spécifique à votre lignée ? Désolé de mon ignorance, je ne connais pas grand chose de ce monde, j'habitais dans une petite forêt avant. »

Je lui souris d'une manière nerveuse. De plus, mes mains passaient délicatement dans mes cheveux comme j'avais pu le voir auparavant lorsqu'une personne était gênée, quoique c'était peut-être Leia qui avait agi comme ça. Je ne me souvenais plus vraiment, puis d'un coup pris d'une pulsion, je lui dis en souriant :

« - Cela vous dirait, d'aller faire un tour dans une rivière, l'eau est tellement agréable pour se détendre? Et je vous avouerai que j'ai peur de la société et des villes trop agité. »


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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mer 28 Jan - 17:02

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Abigail Phoibos

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LA FORÊT DES MÂNES




Ce fut un rire qui s’écoula hors de lui comme les torrents limpides d’une rivière placide. Abigail eût l’air surprise, secouée par sa spontanéité, le scrutant de ses deux grandes iris océans intrigués, avant que son rire ne s’accompagne au sien. Elle haussa les épaules d’un air désolé tandis que un sourire léger et discret arborait de jolies fossettes sur ses joues.

_ Je me disais bien… »

Puis il lui posa une série de questions ; ce qui creusa un peu plus l’étonnement d’Abigail, un gouffre de question s’érigea à l’intérieur de son crâne. Ce genre de question foulait rarement les lèvres des personnes qu’elle rencontrait. Elle avait cru voir face à elle un homme qui venait d’un monde oublié, une tradition antique qui s’était annihilé par l’usure et les affres du temps. Il avait l’air de ces nouveaux nés, égarés dans une terre inconnue avec des visages décousus de bonté pour aider ces âmes perdues. Isaiah avait l’air perdu, égaré entre deux mystères.

_ Juste une intuition. Quand on se concentre, il est plus facile de détecter la magie quand on est mages. La tienne m’a l’air particulièrement…. Mystérieuse.

Elle rit à nouveau, sincèrement.

_ Tu sais, tu peux me tutoyer, je préfère. Ca fait moins… conventionnel ? Je me suis présentée comme Abigail parce qu’il s’agit de mon prénom, mais tu peux m’appeler Abi. Blue Pegasus quant à elle est une guilde légale, je ne sais pas si tu sais ce que ça veut dire. En gros, c’est un groupe de plusieurs mages qui vivent en communauté et qui font des missions pour aider les civils, ce sont des requêtes qui nous permettent de vivre en aidant les gens dans le besoin, si tu préfères.

Il avait l’air à nouveau égaré dans sa brume, Abigail plissa légèrement les paupières. Il était particulièrement mystérieux, ce garçon – il faisait penser à Abigail à ces faisceaux de lumières qui soulèvent la poussière grise sur les meubles anciens. Ce ruisseau timide de lumière qui nous paraît indéchiffrable, il était comme une langue étrangère, une âme qu’on avait oublié dans les steppes d’une forêt ancienne.
Abigail hocha la tête lentement.

_ Bien sûr, c’est avec plaisir.

Il avait l’air plus proche de la nature que de la grande Fiore, labourée par les plaintes et les cris des uns, les bruits des pas qui résonnent comme des échos à outrance dans les tympans. Shirotsume était une ville charmante, bien que bruyante malgré le froid qui étouffait les briques un peu plus chaque années. Abigail se frictionna les bras – le Nord était l’empereur de la glace et des manteaux de neiges.

_ Alors, Isaiah, d’où viens-tu ? Tu m’as parlé d’une forêt, mais encore ?

Ils continuèrent leur chemin, longeant les grandes rues infestés de foules, un amas d’organismes qui s’échangeaient sourires et politesses. Abigail observa les réactions égarées d’Isaiah, comme si la foule étouffait ses gestes et le déstabilisait. Ils marchèrent hors de la ville, et s’avancèrent vers la lisière d’une grande forêt. Les troncs d’arbres étaient espacés et une traînée de neige s’étalait à leurs pieds.

_ Shirotsume est une ville sympathique, quand tu apprendras à connaître les gens à force d’être de passage, tu verras qu’ils sont tous gentils.

Abigail s’engouffra le cœur de la forêt, et se tourna pour voir si Isaiah lui emboîtait le pas. Tout sourire – elle l’écoutait parler avec une attention, tout en fixant l’horizon qui se peignait à leurs yeux.

_ Là-bas, j’ai appris qu’une rivière s’écoulait, en espérant que le froid ne l’a pas gelée.

Elle désigna une rivière devenue une asphalte gelée, le soleil faisant timidement briller ses rayons dessus. Abigail s’avança et posa un pied sur l’eau devenue une plaine de glace magnifique. On pouvait voir les tâches rouges de poissons écarlates en dessous. Elle appuya légèrement sa jambe pour tester la solidité de la glace. Elle se laissa glisser comme une danseuse, en patinant légèrement vers le centre. Elle se tourna vers Isaiah, tout sourire.

_ Tu sais faire du patinage ? C’est très simple.

Elle s’avança vers lui et tendit sa main pour l’encourager à venir. Elle lui sourit à nouveau.

_ N’aie pas peur. C’est sans risque.

Lorsqu’elle eût sa main entre les siennes, elle lui montra avec ses jambes quels mouvements exercer pour être en osmose avec la glace. Les poissons, comme des pétales de roses, suivaient leurs mouvements. Abigail riait légèrement, avant de se stopper légèrement. De là, elle se recula et lui lâcha la main.

_ Allez, essaye tout seul ! Ne t’inquiète pas, je suis là.



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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Jeu 29 Jan - 23:48

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Isaiah B. Stone

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Isaiah et Abi

Le gargouillis d'une personne qui sortait du ventre d'une mère, le soupire d'une innocence née dans un monde de perversion. Un enfant qui allait être perverti par la société, pourtant lorsqu'on connaissait quelqu'un comme Isaiah, on se rendait compte que la société n'avait pas atteint encore tout le monde. Le problème, c'est que cette innocence pouvait parfois donner des rencontre assez comique. En effet, le jeune Isaiah se sentait perdu dans un monde où il fallait constamment vivre entouré de celle-ci et il avait dû mal à comprendre tous les us et les coutumes. Le peu qu'il en connaissait, c'était ce que les livres lui avaient appris. Le jeune mage était comme un Indien dans une ville, il devait simplement s'adapter à toutes ses rencontres. C'était ce que l'on voyait dans la rencontre que le destin avait provoquée entre Abigail et le jeune Stone.

J'écoutais ce que la jeune mage était en train de me dire. Elle m'expliquait qu'il était possible de remarquer si une autre personne était mage, en se concentrant pour sentir la synesthésie de l'autre personne. Cela me paraissait assez étonnant, mais vu qu'elle avait deviné que j'étais un mage, je pouvais concevoir cette possibilité assez facilement. Je me devais d'essayer quitte à me rendre ridicule. Je fermais les yeux et essayais de me concentrer fortement, la veine de mon front devenait de plus en plus imposante, on aurait dit simplement que j'étais en train de pousser durant un acte assez intime que la nature nous a demandé de faire au moins une fois par jour pour éliminer les impuretés de notre corps. Je me sentais un peu ridicule, mais je perçus une légère lueur à moins que ce soit la chaleur dans mon caleçon pour un oublie un peu gênant, mais il ne semblerait pas. Puis, la jeune femme reprenait son discours, cette fois-ci, elle me demandait si on pouvait se tutoyer. Dans les livres que j'avais lues, le tutoiement était une marque d'affection, moins conventionnelle il convenait à deux personnes qui étaient du même statut social de nouer un lien plus affectif et moins neutre. Je ne comprenais pas tellement l'intérêt, mais je hochais de la tête à cette partie de phrase d'un mouvement d'acquiescement. Puis, elle me permettait d'utiliser une espèce de raccourci à son prénom, coutume que je qualifierais de ce que j'avais lu comme surnom. Abi, c'était joli et assez court, mais extrêmement délicat. Abi cela faisait un peu pensée à une façon peu conventionnelle de distinguer la bise, cette façon sauvage que ses cheveux avaient de voler sauvagement comme le troupeau de mustangs arborant les prés. Indomptable comme son regard et mystérieuse comme la naissance de la bise. Par la suite, la jeune mage de Blue Pegasus, m'expliquait ce qu'était Blue Pegasus. Elle m'expliquait que c'était une guilde, cet endroit dont mon père m'avait parlé autrefois. Un lieu de vie en communauté, un lieu de discussion et d'entraide. Un lieu que mon père voulait que j'acquière dans mon voyage. Ma bouche, alors, s'articulait d'une manière peu habituelle, alors que des mots sortaient de ma bouche, lentement et respectueusement, comme si j'ordonnais à mes mots de décrire les arabesques fantaisistes d'une pluie de flocons. Ma bouche s'arquait d'un immense sourire :

« - Ah... Je vois, mon père m'en a déjà parlé. Une guilde, c'est un peu comme mon père parlait de notre famille, une « Ohana ». Une guilde, c'est une famille géante. C'est trop bien. Chaque personne est soutenue par d'autre. Dit, dit Abi, tu as combien de frère et sœur dans cette guilde ? Il en existe d'autres combien au total ? Les livres sont assez vagues sur ces choses-là. Si, je me souviens bien, j'ai lu un livre sur une guilde prénommée Fairy Tail et une autre appelé le Conseil ! »

Sa réponse me mit des milliers d'étoiles dans les yeux, je rêvais enfin de retrouver une famille. Une famille dans laquelle je pourrais retrouver un sens à ma vie. Une vision où je pourrais me retrouver et redevenir une personne à part entière. À ma question d'aller à la rivière, la demoiselle acceptait avec gentillesse. Nous partîmes tout deux vers cet endroit où l'eau serait mon ami. Sur la route (azy si tu te mets à chanter la chanson pense à moi), la jeune Abi me demandait d'où je venais. La question était assez bizarre. Dans ma tête, je ne voyais pas vraiment en quoi cela pouvait l'aider, mais c'était peut-être un signe d'intérêt de demander à une personne d'où il vient. Il fallait simplement que je m'adapte, je pouvais y arriver ce n'était pas très dur. Laisse-la continuer à mener la danse, répond comme cela te vient et tout ira bien. Elle n'a pas l'air méchant et si elle avait voulu me manger ou me tuer ça aurait déjà eut lieu. Enfin, je pense. Je lui répondais en souriant, enfin en essayant, car j'étais un peu crispé. J'étais resté rarement aussi longtemps avec une personne que je ne connaissais pas à converser :

« - Je viens de l'île de Callum, j'habitais avec mon père et ma mère dedans avant qu'ils ne décèdent tout deux. Mon père est devenu un de mes esprits. Et tu viens d'où ? Quelle est ta magie ? »

J'en avais presque oublié la foule qui nous entourait, mais pourtant mon corps instinctivement avait commencé un balai d'une danse quasiment automatique qui consistait à éviter le plus de contact possible avec des habitants de la ville. Je n'étais certes pas à l'aise en ville, mais en ce qui consistait l'esquive des personnes qui m'entouraient, cela devenait de plus en plus simple. Nous débouchons sur la sortie de la ville qui donnait sur une forêt. Cette forêt nous imposait son côté majestueux en nous surplombant de tout son être, mais elle était d'une beauté rare, un de ces beautés frigides, mais spectaculaire que la nature pouvait nous apporter. Elle m'expliquait également que j'allais m'habituer à l'ambiance tumultueuse de la ville. Je n'en doutais pas, mais pour l'instant, c'était loin d'être gagné. Puis, elle m'expliquait pourquoi nous étions là. Elle avait entendu parler d'une magnifique rivière, mais vu le temps, la neige et son spectacle de blanc autour de nous, il y avait de fortes chances qu'elle soit gelée. Je souriais :

« - C'est jolie aussi une rivière jolie ! Je m'en contenterais ! »

Nous avancions dans le cœur de la forêt, j'avais enfin l'impression d'être revenue chez moi. Dans le seul lieu où je me sentais à ma place. Entourée d'une pluie d'arbres qui pouvait à chaque instant me bercer de leurs chant venteux produit par le bruissement des branches pleines de neiges qui font penser à une cœur qui bat. La forêt, possède son cœur et celui-ci battait dans cette mélodie que peu de gens pouvaient entendre. La rivière se tenait devant nous, immobile, somptueuse comme figée pour l'éternité dans cette stase de cristal. Je me précipitais vers elle, posais ma tête sur la surface gelée de l'eau cristallisée et écoutais le bruissement intemporel de l'eau qui coulait sous cette couche fine de glace. Je pouvais apercevoir chaque poisson, je pouvais sourire, j'étais aux anges. J'entendais le cœur de la forêt dans cet endroit. J'aurais pu passer des heures à l'écouter. Écouté, chaque parcelle de glace, chaque bruissement dû au vent ou à des animaux. Puis, je tournais la tête vers ma camarade d'un jour celle-ci semblait danser sur la glace qui avait l'air si fragile, mais qui arrivait à retenir le poids d'une humaine. Une glace qui paraissait si fragile, mais qui était si forte sûrement comme cette femme. Son corps semblait en osmose avec la glace, chaque geste était accompagné de chaque parcelle de son corps. Tous les mouvements étaient ressentis jusqu'au bout des doigts. J'avais l'impression d'être en compagnie d'une de ces créatures mythique qu'on appelait Nymphe. Puis, cette personne s'approchait de moi pour m'inviter à faire de même. Elle voulait que patine. Patiner, cela devait être le verbe qu'on employait pour glisser sur la glace, comme quoi la société attribuait des noms à chaque action. Je lui souriais :

« - Pa quoi ? En effet, je ne sais pas patiner machin chose, mais je suis sûr que ce ne doit pas être extrêmement compliqué, il suffit de se laisser aller à la nature, elle nous protège. Nous sommes dans son berceau à l'abri de tout. »

J'attrapais ses mains et me laissais guider par ses gestes, chaque mouvement semblait d'une simplicité enfantine, mais était bien plus compliquer que s'en avait l'air. Cependant, j'observais chacun de ses mouvements, c'était, au final, assez familier au fait de glisser sur un arbre. Je lâchais ses mains et me mis à exécuter les mouvements que j'avais vus auparavant. Je dansais littéralement sur la glace, mon corps ne faisait qu'un avec la nature, je me sentais tellement bien que les larmes commençaient à perler sur mes joues, je me sentais enfin vivre. Puis, je lui demandais d'un ton innocent et clair comme du cristal :

« - Cela te dérange si j'appelle un de mes amis pour qu'il puisse profiter de cet univers fantastique je pense que cela lui plairait même si c'est un rabat-joie ? »

J'accompagnais cette requête d'un magnifique sourire qui s'accompagnait d'une maladresse qui m'entraînait à me prendre un arbre en pleine face. Je rigolais, mais mon nez me faisait légèrement mal.


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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Dim 22 Fév - 17:35

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Abigail Phoibos

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Des souvenirs qui ouvrirent une brèche oubliée, asséchée par le temps et les larmes – les phrases d'Isaiah l'avait fait perturbée, comme secouée par un tremblement de terre et de souvenirs muets. La froideur de sa peau, enneigée dans ses pensées, se ravivait avec la chaleur de ses veines qui pulsait timidement au travers de son teint diaphane. Oui, les guildes étaient les racines même de la vie des mages, elles étaient les portes qui avaient guidés ceux qui étaient déjà à moitié morts, à ceux qui l'ont avait ôté une partie de leur âme ou de leur vie et qui déambulaient comme des ombres disloquées. Une guilde ouvrait leur porte, accueillait, panser les plaies du cœurs, enterrer votre tristesse avec des attentions. Abigail repensait à son entrée digne d'un bal funéral, à son air de tombe en fleur quand elle avait été accueillie, la manière dont les autres s'étaient précipités pour l'extirper de sa détresse muette où les années poussiéreuses l'avaient englués. Abigail se sentit brutalement nostalgique, une vague d'émotions qui la submergeaient, noyait ses poumons et la faisait vibrer en un tremblement de terre muet. Bob lui manquait chaque jours un peu plus. Elle n'avait pas oublié cette rage qui consumait son esprit comme une cigarette qu'on n'éteindrait jamais. Elle n'oublierait jamais ceux qui ont voulu leur faire poser le genou à terre. Abigail n'avait pas oublié et n'oublierait jamais. Ses souvenirs lui brûlait le front comme un volcan en éruption, alors elle décida de tout oublier pour aujourd'hui. Elle décida de pardonner juste pour aujourd'hui et de s'abandonner à Isaiah avant de finir ce qu'elle s'était promis d'atteindre.

C'est ça, elle lâcha un sourire sincère, ce genre de chose qui traînait comme une poussière de poudre sur les lèvres, un truc dont elle seule avait le secret, une famille géante, on peut dire ça. Une famille qui ne te juge pas, qui te diras juste quel chemin prendre en te laissant toujours le choix. Une famille qui ne cessera de t'aimer quand bien même tu partirais des mois et des mois sans donner une nouvelle. Une guilde, c'est ce qui sera toujours là pour toi, quand bien même tu penseras tout avoir perdu.

Son sourire se dissipa comme lorsque la neige sèche au soleil, petit à petit. On aurait dit l'âme d'un nouveau-né prisonnier dans un corps bien trop large et bien trop grand pour lui.

Le conseil, c'est différent, Isaiah. Ce sont eux qui instaurent les règles et qui régissent sur notre monde à nous pour s'assurer que la magie cohabite bien. Il y a des gens bien, comme Sybilia Philips, qui n'hésite pas à donner de leur personne pour aider les autres. Il y en a d'autres, ensuite, qui sont là uniquement pour des idéaux bien précis et fermés d'esprits.

Elle lui sourit en haussant ses épaules vers le ciel.

Les avis sont très dispersés pour le conseil, mais si un jour tu venais à les rencontrer. Sâche que Kôta et Sybilia seront des gens honnêtes.

La phrase résonna comme un écho brisé. Le départ de Kôta, son arrivée pour contrer Légion et la douceur amertume rancunière que lui avait offert Abigail, alors que sa souffrance devait être une montagne comme la leur. Abigail se dit qu'un jour elle devrait lui rendre visite, non pas pour des explications, mais histoire que tout ceci s'achève avant que leur amitié se brise. Elle repensa à la ville d'où elle était venue, un village habillé d'un manteau de neige, saupoudré de flocons. Puis Deliora. Puis le néant – c'était à peu près tout ce dont Abigail se souvenait.

Je viens d'un petit village au Nord. Malheureusement, une créature a tout détruit et j'en suis la seule et unique survivante. Ma magie m'a sauvé, par chance !On ne peut pas en dire autant pour les autres...

Elle n'évoqua pas non plus l'existence de son frère, qui devait danser avec les ombres, qui s'était laissé séduire par la haine il y a bien longtemps. Parce que tout ceci n'avait plus d'importances après tout. Abigail redressa ses yeux, oubliés dans son passé et figés dans le présent, tandis qu'Isaiah lui offrait un balais glaciale, si beau qu'elle en eût le souffle coupé. Les tâches rouges des poissons se déployaient autour de lui, dans une osmose magnifique, comme si le cœur de la nature pulsait face à elle.

Bien sûr, tu peux l'appeler, fit-elle en souriant, tu es un mage invocateur du coup ?

Un halo lumineux, Abigail pivota ses épaules vers l'esprit et hocha la tête vers lui en signe de respect. Parce que les esprits, elle connaissait, les siens lui rongeaient l'âme depuis qu'elle avait fait la connaissance de ces deux déesses vengeresses. Elle pivota son visage vers Isaiah.

Bien Isaiah, alors, une guilde t'intéresse ou tu préfères parcourir le monde ?

Elle avait posé ses mains derrière son dos, en patinant rêveusement en arrière. Elle fit un léger saut avant de ratterir un peu plus loin.


Il y a des moments où j'aimerai partir, me vider l'esprit sans penser aux choses qui font mal.

Elle observa l'esprit, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il ne la regardait pas d'un très bon œil. Qu'importe, qu'importe, elle oublia ce regard qu'il posait sur elle et s'avança vers Isaiah. Elle lui prit les mains en souriant et approcha son visage du sien.

- Est-ce que ton esprit et toi, voudraient penser à autres choses ? Son index pointa la forêt devenue un brasier de glace, les branches devenues des bâtonnets de pic gelés. Elle l'attira hors de la piste, puis décida de continuer la randonnée. Isaiah, est-ce que tu es lié à ton esprit avec un pacte ?

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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Sam 28 Fév - 21:07

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Isaiah B. Stone

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Isaiah et Abi


La forêt nous avait accueillies en son sein. Nous étions dans la quintessence d'une puissance inutilisée. Une puissance que seule la vie peut nous faire contempler, la puissance d'un paysage vierge. Un paysage, si lisse, mais si puissant. Cette puissance qui se cachait dans la beauté de chaque chose. La glace est si lisse pour se protéger. La neige si blanche, pour cacher l'arme qu'elle couvre. La nature était devenue sa propre arme de défense contre nous. Nous qui la détruisons de plus en plus. Nous qui n'avions pas conscience de la beauté de cette chose qui était sauvage, car elle était différente de l'homme. Sans elle, plus d'animaux, sans elle plus de cycle de la nature, nous ne serions plus en haut de cette échelle que nous avions créée, car au final à la base, nous étions herbivores. C'était parce que nous n'arrivions plus à comprendre la nature qui nous donnait ses fruits interdits pour qu'on s'en délecte. L'ivresse d'une vie sans viande, est tellement jouissive. N'oubliez pas qu'il n'y a rien qu'on ne pouvait enlever. Chaque parcelle de la nature pouvait nous permettre de vivre, simplement la peur de l'homme. La peur de dépendre d'une chose qu'on ne connaissait pas, qu'on ne maîtrisait pas assez pour en comprendre tous les aspects. Je me souviens de cette personne qui chantait. « Pour toi, l'ignorance porte le nom « sauvage » ». Le problème, c'est que par ce terme, on qualifie quelque chose qu'on ne comprend pas. Quelque chose dont nous n'arrivons pas à borner les limites, quelque chose de beaucoup plus grand que nous. Notre âme, n'était rien qu'une particule infime de notre monde, la nature était bien plus présente et essentielle. C'était pour ça que le fait de nous retrouver dans cette situation me donnait l'impression de ne faire plus qu'un avec la nature. J'écoutais d'une oreille attentive, mais également distrait, car j'étais totalement émerveillé par cette nature qui nous entourait.

Le discours de la bise aux blondeurs angélique, portaient deux teintes. Elle avait cette allégresse dans ses mots, mais cette tristesse qui faisait penser à cette nostalgie que je pouvais parfois ressentir lorsque je me remémorais ma vie en tant qu'ermite. Elle m'expliquait qu'une guilde, c'était comme une énorme famille et que le Conseil, c'était un peu comme la police des guildes. Je lui souriais d'u sourire qui me donnait l'impression de me mettre à nu devant elle. Ce sourire franc que je ne sortais quasiment jamais. Ce sourire qui me donnait l'impression de naître, ce sourire qui me donnait envie de crier, car j'avais l'impression que l'air qui s'engouffrait dans mes poumons me brûlaient. J'avais l'impression de renaître en cet instant. Je n'étais plus ce semblant d'âme qui errait sur le monde, enfin pas en cet instant. Je lui répondais :

« - Au final, en résumé. Les guildes, c'est un peu ce qu'on assimilerait à la magie d'une société, le Conseil à ceux qu'on pourrait appeler Police, car ils ne pensent que par la loi. Je note pour Sybilia et Kôta. Dans la franchise de ton, j'ai l'impression que le jeune garçon compte pour toi, non ? »

Je ne savais pas, si j'avais le droit de lui dire une chose comme ça. Je souriais simplement, d'un sourire de façade, un sourire qui essayait de lui faire comprendre qu'elle n'était pas forcée de répondre. Puis, la souffrance s'installait dans la conversation. Elle me parlait de son village dévasté dans le Nord. Il me semblait que mes parents m'avaient parlé d'un démon qui avait causé la terreur dans le Nord. Un certain Deliora, mais au vu de la souffrance qu'elle affichait. Je ne savais pas, trop comment réagir. Je ne comprenais pas cette envie de la prendre dans mes bras et bizarrement comme répondant à un tressaillement de mon âme. Je l'enlaçais tendrement contre mon torse, j'avais cette impression qu'elle pouvait me comprendre. Je lui susurrais mon histoire, comme si la nature ne devait pas être témoin de cette vie que j'avais passée en ces murs, car elle aussi avait souffert :

« - Je te comprends Abi, chez moi aussi le sang à couler. Ma mère est morte quand j'étais jeune, quant à mon père. Il est devenu un de mes esprits pour que je puisse devenir mage et c'est en quelque sorte une des clauses de notre contrat. Une fois notre vie qui a atteint son apogée, nous devons la rendre à la nature pour la remercier du bien qu'elle nous ait données et devenir l'esprit d'un être qui avait tant donné à cette nature. Redevenir poussière pour nourrir cette Terre qui nous a donné tant de choses. Qui m'a permis de vivre. Abi, ton père, ta famille. Ils sont là, ils coulent à travers la magnifique rivière de la vie qu'est la nature. »

Je me détachais d'elle avec ces larmes qui coulaient. Des larmes non de tristesse, mais des larmes de joie. Ces larmes qui définissaient le fait que revenir à la nature était une consécration et non une tristesse. Une fleur, l'eau qui coule, le cerf dont les bois transpercent l'air toutes ces choses qui te donnaient envie d'admirer chaque chose comme si elles étaient la plus belle chose du monde. Les poissons rouges voletaient autour de moi, comme le balai rougeâtre d'un cœur qui s'amusait à battre. Cette nature venait de comprendre mon existence et j'étais devenu son interprète. Elle acceptait que j'invoque mon esprit. Je tournais sur moi-même, faisant voler les éclats de l'eau gelée tout autour de moi. Le corps en communion, la nature, ce voile délicat et blanc qui se levait autour de moi dans un balai saupoudré d'un sucre glacé. Mon âme se mit à vibrer au psaume que je récitais :

-« Ô grand guerrier perdu, toi qui as donné ta vie avant de sombrer dans les flots. Reprends ton arme, ainsi que ton courage. Viens à moi guerrier de la cité perdue. »

La lumière se mêlait au voile, un somptueux mélange de couleurs se créait. La glace reflétait la lumière de ma magie dans les flocons qui se mettaient à jouer le prisme, la lumière nous honorait de sa présence dans sa forme la plus complète, un somptueux spectre de lumière décomposé dansait tout autour de moi. La lumière s'éteignait pour laisser place, à mon esprit. Lucas, descendant de la cité perdue d'Atlantide. Son regard bleu océan me transperçait, son visage était aussi froid qu'à son habitude. Il était dans sa tenue traditionnelle, il n'avait pas froid, ses muscles se bandaient comme s'il essayait de faire le beau. Il venait de remarquer la présence de la bleuter fantomatique qui m'accompagnait. Il ne semblait vraiment pas ravi, il me décrochait à peine une phrase :

« - Plait-il ? »

Son ton était froid et plus glacial que l'air. Je lui souriais et m'approchais de lui. Lui susurrant à l'oreille :

« -Je n'ai pas oublié, notre pacte. Je dois t'aider à rencontrer Ondine. Ici même au centre d'une forêt, au centre de la nature. Entends-tu battre son cœur au fond de toi. Tu ne pourrais pas être plus proche de la divinité de ton eau si pure. De plus, amuse-toi ! Laisse toi aller. »

L'esprit semblait un instant décrire un sourire, mais il se refermait aussi vite qu'il était arrivé. Il commençait alors à patiner pour s'asseoir plus loin et il se mit à caresser la glace, comme s'il essayait de rentrer en contact avec elle. Il ne nous dérangeait pas pour l'instant, mais de temps à autre, il adressait son regard dans notre direction. Il était seul, il semblait envieux du fait que je ne m'occupe pas que de lui. Je l'ignorais tant qu'il ne me parlait pas. Je me mis à faire le pingouin sur la glace pour sentir, la glace sur chaque partie de mon corps. Lui offrir mon corps à ses morsures. Je répondais à la question de ma camarade :


« - Je ne sais pas vraiment. Je ne connaissais pas vraiment l'existence des guildes avant d'en avoir parlé avec toi. Simplement, leurs noms, mais si tout le monde est comme toi à Blue Pegasus. Je pense qu'il faudrait que j'y aille faire un tour pour comprendre ce que sait et peut être que j'y resterais pour de bon. »

Je jouais, je jouais comme cette enfance qu'on m'avait volée. Je voletais telle la brise juvénile qui te caresse délicatement le visage. Je ne tiens pas en place, je m'arrête au centre de ce lac gelé, où les poissons me tiennent compagnie. Je suis là, dans le silence le plus profond. Je me mets à faire cet ange de glace que l'on peut faire dans la neige. Elle me parlait de son envie de voyager, je me relevais avec cet arc qui se dessinait sur un de mes sourcils, marquant cette attitude de surprise. La surprise, j'avais découvert ce que c'était. Je lui demandais :

« - La liberté est une chose qui appartient à chaque être sur cette Terre, sauf les animaux qu'on a capturé, qu'on a enfermé dans des cages. Fais-tu partie de ces animaux Abi ? Es-tu prisonnière d'une prison dorée ? Si, oui à toi d'en trouver la clé. Si, tu veux un indice, il commence par la lettre « V » »

Volonté, oui, c'était cette clé qui m'avait manqué depuis tellement de temps. La volonté tout simplement de vivre, je l'avais compris il y a peu. Elle devait comprendre qu'avant toute chose, elle devait avoir cette volonté de vivre pour outrepasser cette prison et ainsi pouvoir, voyager et commencer à vivre pour elle. Ressentir la sensation suave, de sentir son sang couler dans son corps. Ressentir cette sensation de pouvoir faire ce qu'on veut dans un monde qui nous appartient et non l'inverse. Soudain, elle m'attrapait les mains, me proposant d'affronter avec Lucas le brasier de glace. Je me tournais vers mon esprit qui se levait déjà. Il s'approchait de moi, m'attrapant et me jetant sur son épaule comme un vulgaire sac à patates. Il me lançait au passage :

« - Aujourd'hui je veux rencontrer Ondine, hors de question que tu meurs avant ça. »

Tant d'attention. J'en viendrais presque à pleurer de cette attention qu'il venait d'avoir. Pour les autres, c'était une action d'égocentrique, mais pour moi, c'était déjà un grand pas. D'habitude, je n'avais même pas le droit de le toucher, car il avait peur que je le contamine. Je regardais la bise froide d'un oiseau emprisonné et qui n'arrivait plus à voler, je lui répondais :

« - Je t'avouerais que ma simple présence dans cette nature et avec toi, me permet de m'évader. -Lucas, semblait faire semblant de vouloir vomir en entendant cette phrase.- Au quotidien, je pourrais peut-être dire que je ne sais pas. J'ai l'impression de parfois ne pas appartenir à ce monde. Je me sens parfois socialement inadapté, mais bizarrement, je n'ai pas l'impression que ce soit un défaut. De plus, pour ce qui est du pacte, en effet, j'en ai un avec chacun de mes esprits. Celui-ci a deux termes. Tout d'abord, je dois aider l'esprit du héros antique en l'occurrence, là une personne qui se trouve au fond de l'apparence de Lucas à rencontrer quelqu'un. La deuxième close, est d'aider le priant qui prête son apparence à l'esprit du héros à pouvoir être en paix avec lui, pour qu'il puisse rejoindre le monde d'après. En échange de ces deux quêtes, ils me prêtent leurs pouvoirs. »


J'avais presque eut l'impression d'entendre le colosse qui me portait souffler. Enfin, je n'étais pas vraiment sur de ce qu'il venait d'exprimer. En attendant, je ressemblais plus à un de ses sacs à fruits qu'on balançait. Je souriais :

« - Tu sais Abi, te voir en mode vibreur qui va de haut en bas, c'est assez drôle. »

Cette phrase me déclenchait un rire, un rire qui résonnait en écho avec la glace qui nous entouraient. On avait l'impression que la forêt riait avec nous. Comme l'écho cristallin d'une rivière qui se jetait dans une flaque.



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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mer 25 Mar - 12:49

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Abigail Phoibos

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Isaiah était un amas d’énigmes emmêlées, comme s’il était une âme qui vivait à côté du monde. Comme si les troncs avaient été les étreintes d’une mère, comme si l’éclat de l’eau avait été un ricochet de rire de ses amis. Sa voix légère prit une profondeur soudaine en évoquant Kôta, comme s’il avait été un détail important. Abigail aurait préféré qu’il passe outre, se pare d’ignorance et que son nom rejoigne la poussière derrière un meuble. D’un geste léger de la main, elle remit l’une de ses mèches rebelles derrière son oreille.

_ En effet, Kôta faisait partie de Blue Pegasus, la guilde dans laquelle je suis. Il l’a quitté et je ne sais pas ce qu’il devient mais si tu as besoin de lui, il répondra présent.

Et sans comprendre pourquoi, elle sentit le torse d’Isaiah se posait contre sa joue et deux bras se sceller autour d’elle dans une étreinte chaleureuse. Abigail cligna plusieurs fois des paupières, perplexe. Jusqu’à ce que le récit d’Isaiah s’élève dans les airs comme un murmure, comme s’il voulait que les témoins qui pourraient assister à son histoire soient minimes ; c’était comme laisser une empreinte fraîche sur la neige. Ils disaient que les âmes étaient devenus des atomes de la nature ; Abigail sourit légèrement et ses deux mains se posèrent doucement sur les omoplates d’Isaiah. Des ruisseaux de larmes jaillissaient de ses yeux et Abigail était un peu égarée dans son esprit, l’air rêveur. Il n’avait pas l’air de souffrir, mais emporté par une émotion plus forte qui éclatait comme lorsqu’une corolle de fleur germait.

D’une danse, où le givre se levait comme un voile de blancheur et de pureté, l’âme d’un guerrier apparut face à eux. L’air de la glace se lisait sur son visage, comme si toutes les émotions qui le parcouraient étaient figées dans des temps glaciaires. Isaiah se laissa emporter par la glace et lui donna des indices – sur sa mise-en cage, bien que c’était par volonté qu’Abigail avait laissé des barreaux transpercer sa liberté. Elle dirigeait avec Chris Blue Pegasus, elle devait apporter du réconfort, avoir l’étoffe d’une personne qui était présente et protectrice, pas celle d’une ombre qui s’esquive pour son propre plaisir. Abigail avait sûrement oublié de vivre, il y avait Hyun qui avait apaisé les tourments houleux de son âme.

_ Tu sais, quand tu es avec des gens et que tu veux tout faire pour les protéger, ta volonté adopte autre chose. Elle adopte ce qui est le plus juste pour elle. Pour moi, c’est de rester auprès de Blue Pegasus.

Sa volonté inflexible n’avait jamais faiblie, au contraire, elle grandissait en elle, surtout lorsque les échecs cuisants lui avaient marqué l’esprit comme des stigmates. Même si un profond sentiment animé de détresse et de haine la brûlaient de l’intérieur comme un acide corrosif, elle s’était promis de revenir auprès des siens quand elle en aurait fini avec tout ça. Même si Black Jack avait détruit la guilde de ses rires morbides, même si Bob avait disparu, ils s’en remettraient. Le fait d’avoir perdu leur père, Bob, était juste dur. C’était comme un deuil. Black Jack était l’ombre sinueuse, ce piège à loup dissimulé sous un tapis de feuille. Abigail serra brusquement le poing : il paierait pour toutes les peines qu’il a causé et toutes ses âmes en peines et ses corps sans vie qu’il a laissé dans son sillage.
Ce fut la voix d’Isaiah qui l’extirpa de cet océan de rage, elle lui sourit légèrement en penchant adorablement la tête sur le côté puis en levant la main pour lui faire signe.

_ Ca n’a pas l’air si affreux que ça de se faire porter par quelqu’un.

Isaiah riait et ses fragment d’éclats de voix semblèrent résonner parmi les pétales de glaces, contre les troncs habillés de ce manteau de blancheur. Bientôt, une cascade gelée les accueillirent, son bassin était aussi figé dans le temps. Mais une essence magique semblait l’animer de l’intérieur. Abigail fronça les sourcils.

_ Il y a quelqu’un ici.

L’essence magique n’était pas agressive, Abigail la ressentait comme curieuse. Animée d’une jovialité sauvage de voir des mages lui rendre visite. Abigail s’approcha d’Isaiah et pointa la cascade.

_ Là ! Regarde !

En effet, à ce point précis, un visage chimérique et amusé semblait les toiser avec curiosité et espièglerie. Elle éclata comme un mirage à l’intérieur de son cocon, et quelques fissures cassa la porcelaine de la cascade. L’on entendait le vrombissement de l’étendue d’eau à travers sa prison de givre, comme si l’essence la faisait vivre à nouveau et attiser le brasier de glace à se réchauffer.

Il n’y avait pas de doutes à avoir.
Ils avaient trouvé Ondine.

Abigail s’avança vers le bassin qui s’animait, comme si l’eau endormie par l’hiver se réveillait sûrement. Elle se pencha vers le bord, et son reflet croisa celui de l’Ondine. Le rire avait des teintes de gouttes d’eau.




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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mer 22 Avr - 20:36

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Isaiah B. Stone

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Isaiah et Abi

Ricochet de l'âme, dans un cœur à l'apparence si désuet. Un cœur prit dans une intemporalité que peu de gens connaissaient. Lucas, l'énigme d'une société perdue. Je ne connaissais que l'histoire de sa mort, je ne connaissais pas l'histoire intégrale de cet esprit. Pourquoi, il voulait rencontrer cette Ondine à part qu'elle avait joué un rôle important dans sa civilisation. Je n'étais rien qu'une goutte dans sa vie, mais il me protégeait, il m'aidait. Au fond, de lui, je ne savais pas s'il avait de l'empathie pour l'homme que j'étais ou tout simplement, je lui faisais pitié, mais en attendant, je voulais à tout prix faire en sorte d'honorer ma dette que j'avais envers lui. Puis, je me souvenais des propos de la jeune femme, ces propos qui parlaient de volonté. Je répondais un peu dans la lune et surtout longtemps après qu'elle l'avait dit. Comme le remous d'un poisson qui venait de passer à la surface de l'eau qu'était mon esprit :

« - Moi, ce que j'ai envie c'est de te protéger Abigail, car t'es la première personne à avoir été aussi gentille avec moi. Je serais ton chevalier, même si je ne suis pas très fort.
-Ouais, t'es même carrément faible. »

Se permettait de rajouter le colosse qui me portait. Je ne pus m'empêcher de le frapper sur l'arrière de la tête et depuis longtemps, je l'entendis rire. Un rire étouffé, mais un rire, car je l'avais ressenti dans le fait que la vibration du fait qu'il me portait avait eu un accent de vibration plus rapide. Puis, la phrase qu'elle m'avait lancé sur le fait que de se faire porter par quelqu'un n'avait pas l'air si affreux. Je ne pus m'empêcher de le frapper sur l'arrière de la tête et depuis longtemps, je l'entendis rire.

« - Chut, sinon il va me poser, car il va trouver que ça n'atteint pas assez fortement à ma dignité. »

Puis, nous arrivions dans un endroit où le temps semblait s'être définitivement arrêté. L'air semblait s'être figé dans la danse délicate et volubile des flocons. L'eau semblait s'animer d'une silhouette liquide et délicate. Abigail s'avançait, alors que Lucas me posait délicatement. Je ne l'avais jamais vu comme ça, il semblait émerveillé et dans une transe quasiment enfantine. Il était différent, il n'était pas le Lucas que je connaissais. Mon accent sonnait dans un accent assez timide, j'essayais simplement de savoir s'il était toujours avec nous :

« -Lucas ?! »

Aucune réponse. Puis Abigail, me pointait la cascade, une cascade qui semblait être la seule chose qui bougeait dans cet endroit. La seule source de vie, un visage venait de se créer, une silhouette fragile et splendide, une silhouette qui venait de se briser. Le cocon de glace qui se trouvait derrière la glace semblait s'animer dans une danse hivernale et réchauffant. Soudain, le lac, l'étendue d'eau qui semblait avoir été toujours dans cet état de stase, s'animait d'un rire, un rire enfantin aux allures de gouttes d'eau. Lucas, s'animait comme hypnotisé :

« -Ondine ! »

Une ombre s'animait dans l'étang. Une ombre qui dansait dans les lueurs douces et paisibles du soleil qui illuminait cet endroit d'une teinte de pierre précieuse. Puis, une tornade d'eau se formait devant nos yeux une tornade aspirant l'air, l'eau et notre regard dans une ronde immortelle et splendide, faisant apparaître l'apparence d'une jouvencelle jeune femme. Une jeune femme ressemblant à une enfant, mais une enfant construite que d'eau. Une silhouette que si on ne la voyait pas devant nous, on aurait l'impression qu'elle ne pourrait exister. Elle était la présence que la nature pouvait se mouvoir, pouvait s'actionner pour défendre son monde que la nature de sa puissance pouvait être bien plus grande que ce qu'on pouvait l'imaginer. Lucas s'avançait avant de s'agenouiller devant elle :

« -Je suis Télémaque héros de la cité de l'Atlantide. Cité qui autrefois était sous votre égide. Je suis désolé de me montrer à vous, sous cette apparence.
-Je sais qui tu es. Je te connais depuis bien longtemps, jeune homme. Je te connais alors que même ton existence n'était pas encore prévue. Je connaissais ton destin. Je connaissais tout de toi, je savais que tu serais l'homme qui serait le héros et l'instigateur de la destruction de ta civilisation. Je savais que tu serais la personne qui ferait que je quitterais cette cité que j'ai si longtemps protégée. Relève-toi, Cher Télémaque ou Lucas, ton destin avait été prédis bien avant ta naissance, tu n'y pouvais rien. Les dieux ce sont joués de toi et tu ne pourras rien faire pour changer cette chose qu'est le passé. »

La silhouette prit cette forme de danseuse, elle dansait légèrement tout autour de Lucas ou Télémaque. Son vrai nom, sa véritable histoire était encore pour moi un mystère, une histoire que je ne pourrais savoir qu'une fois, la rencontre avec Ondine terminée. Cela faisait partie du pacte. Lorsque je l'acquiers, je dois ressentir sa mort, la vie du priant, mais pour acquérir l'histoire de l'esprit exacte, je dois accomplir ma part du marché. Lucas répondit, mais l'esprit d'Ondine consuma ses mots dans sa bouche. Comme aspirer d'une douceur divine. Elle ne voulait pas entendre, ses excuses, puis elle se focalisait sur Abigail et moi-même. Elle s'approchait de nous et nous dit d'un ton amuseur :

« - Douceur et innocence, froideur et chaleur. Beaucoup de choses vous opposent, mais beaucoup de choses vous rapprochent. L'enfance d'un côté, la douleur de l'adulte de l'autre. Sachez que vous ne possédez tous deux pas la force requise pour me contrôler, mais plus tard revenez et vous pourrez acquérir tout deux une formes différentes de mon pouvoir. »


Sur ces mots, la femme se changeait en deux formes, une forme adulte, une forme enfantine marchant vers nous deux la gamine touchant les cheveux d'Abigail d'une douceur amicale et l'adulte touchant le poitrail de mon t-shirt d'une sensualité féminine. Puis, Lucas me regardait et la jeune femme se mouvait vers lui :

« - Accepte ton passé et voit ton avenir. Télémaque, tu n'es plu ce que tu étais auparavant et c'est pour ton bien. Accepte ton futur avec cet enfant. Il te sera bénéfique. »

Puis, la jeune femme s'approchait de nous trois :

« -Allons, ne faites pas cette tête. Dansons maintenant, faite moi plaisir, cela fait des années que je n'ai vues personne. »

Attrapant nos mains trois jeunes femmes nous attrapaient créant sous nous une ronde d'eau et nous faisant danser. Je regardais Abigail :

« - Euh Abigail, nous sommes en train de faire qu'un avec la nature. C'est tellement jouissif. »


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 MessageSujet: Re: Hello! i'm charming, and you is Snow white! Wait Charming isn't a boy? [pv:Abi]   Mar 9 Juin - 19:30

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SOUVENIRS DE GIVRE

« Moi, ce que j'ai envie c'est de te protéger Abigail. » Un sourire discret avait fleuri sur ses lèvres, comme une fleur timide – la spontanéité d'Isaiah était imprégné d'une innocence aux échos encore enfantins. Ses paupières se plissèrent, attendries devant sa gentillesse, quelque chose d'étranger et de bon émanait de lui – comme s'il avait été préservé des vices humains, comme si son âme ne dégageait que de la compassion sans être perverti par ce monde.

Elle revint brusquement à la réalité en clignant des yeux plusieurs fois – Lucas s'inclinait devant Ondine, comme si le respect qu'il éprouvait à son égard lui faisait courber l'échine. Elle parla et mots s'écoulaient comme de la rivière, ses paroles se diluaient dans le vide d'Abigail, comme si une flèche lui avait perforé le cœur. « La douleur de l'adulte » - oui, elle souffrait. Elle souffrait de ce qu'il s'était passé, elle souffrait de son impuissance et s'enlisa dans un mutisme opaque, comme une carapace, le problème c'est qu'elle finissait elle-même par s'y étouffer.
Elle n'était pas digne de diriger à Blue Pegasus, il y avait des mages beaucoup plus aptes à rassembler les âmes dissipées pour les unir au lieu de les éparpiller dans une pièce comme les débris de verre cassé. Abigail se mordit la lèvre et pour chasser ses doutes qui germaient comme de la mauvaise herbe sous son front, elle glissa une mèche à la dérobée derrière son oreille.

Ondine les observaient avant de se diviser en une femme et une enfant. L'enfant des ruisseaux s'avança vers Abigail pour saisir une de ses mèches de soleil entre doigts d'eau, sa mèche devint plus foncée subitement, humidifiée par le contact. L'enfant l'observa avec une pointe d’espièglerie avant que ses bras recouverts d'eau emprisonnent les hanches d'Abigail dans une étreinte chaleureuse, comme si elle tentait de dissiper les ténèbres qui agitaient les remous de son âme. Enfin, elle déverrouilla son étreinte avant de lui capturer la main et de les entraîner dans une valse effrénée. Abigail se laissa faire, surprise, d'abord, avant que ses paupières se ferment lourdement – elle se laissa emporter par la danse. Son corps se mouvait avec la grâce d'une biche et l'aisance d'un félin, les paupières toujours closes, elle exhibait sa peine dans sa danse et exorcisait ses démons pendant un temps.

Elle laissa son corps parler par ses gestes, elle sentit la main de l'enfant la quitter, comme pour la laisser s'exprimer, qu'elle ne soit plus étouffée, qu'elle ne s'enlise plus dans ces ombres, que son dos ne se tourne plus face au monde. Elle fit plusieurs pas et se mit à tourner sur elle même, soulevant la neige dans sa valse, et alors qu'elle rouvrit les yeux, elle se heurta contre le torse d'Isaiah. Ses yeux se levèrent vers lui, étonnés, avant que son visage ne s'éclaire d'un sourire tandis qu'elle se reculait maladroitement. Elle bafouilla des excuses timides.

_ Pardon, je n'ai pas fait attention.

Ondine s'avança vers eux à nouveau, ses deux mains vinrent prendre la main d'Isaiah et d'Abigail dans lequel elle déposa un baiser de givre.

_ Ce fut un plaisir de vous avoir vu. Lucas, puis-je compter sur toi pour veiller sur eux, le temps que je retourne me reposer ?

Elle leur tourna le dos – et elle posa son pieds dans l'eau gelée, s'engloutissant à nouveau dans un sommeil ancestral. Abigail, encore déboussolée par ce qu'elle venait de voir, s'engouffra dans les bras d'Isaiah ; elle tremblait presque. Elle murmura enfin.

_ Merci. Merci de m'avoir fait découvrir ça, Isaiah.

Une légère pause.

_ Tu es quelqu'un de bien.

À nouveau, elle coupa court à leur étreinte.

_ On devrait continuer à explorer, j'ai l'impression que si on reste près d'un point d'eau, Ondine nous suivra. Au dessus de la cascade il doit bien y avoir quelque chose, tu ne crois pas ?

Elle posa sa main plate au dessus de ses yeux pour les protéger des rayons crus du soleil.
FICHE PAR SWAN.


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    heaven's on fire

    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
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