You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG
 MessageSujet: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyMer 7 Jan - 20:10

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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You're my brother-in-law ? - Maybe -
So fuck you
Zadig


Il y a deux semaines j’ai fui Blue Pegasus. Seul Bob l’a vu. Je nettoyais les verres, déstabilisé j’en ai fait tomber un. J’ai voulu couper l’eau, je n’ai réussi qu’à exploser le joint. L’eau a fusé et je n’ai pas pu l’arrêter. Je n’ai pas pu l’arrêter parce que je n’y peux tout simplement plus rien. Quand le malheur s’est arrêté nos yeux se sont croisés ; il avait compris et je baissais la tête. J’en avais marre de tout ça, je voulais que ça se finisse une bonne fois pour toutes et ça n’a pas réussi. J’en avais marre de tout ça, je voulais que ça se finisse une bonne fois pour toutes et je continue à en subir les conséquences. Oui, j’en avais marre de tout ça, simplement parce que je continue de marcher dans un monde de merde et que j’ai l’impression de couler.
Je sais nager mais je n’arrive pas à faire une brasse, pas une seule. En fait je n’essaye pas. Je suis beaucoup trop fatigué de tout ça. Je suis beaucoup trop fatigué pour pouvoir faire un mouvement de bras qui me permettrait de me rapprocher un peu plus vers la surface, de quelques centimètres, assez pour pouvoir me détacher la tête de l’eau qui me noie. Je suis beaucoup trop fatigué pour essayer de respirer.
Je suis beaucoup trop fatigué de tout ça.
Alors je coule toujours plus loin toujours plus profond je plisse les yeux je ferme les paupières après la lueur dernière du soleil frappant les vagues et je me noie. Une bonne fois pour toute.
Et hier Legion a attaqué.

Le chemin de la forêt derrière Shirotsume semble si étendue ; impossible d’y voir la moindre sortie. Je reviens de l’extérieur du pays. J’ai vu Senji Kiyomasa et Kai Kiyomasa. J’ai vu deux imbéciles heureux. Je suis revenu sur Fiore comme le loup qui revient chez lui. J’ai décidé de me rendre vers le sud mais l’appel de cette forêt qui m’a accueil m’a semblé si fort que je me suis détaché de ma route, détourné.
Maintenant je suis sous les feuilles sous les arbres. Je regarde le fait magnifique de chaque arbre qui a poussé droit. Je regarde l’écorce et je touche la force terrestre qui en émane. Chacun a voulu atteindre la lumière du soleil et sa chaleur avant les autres. Alors chacun a poussé droit vers le haut. J’émerge un sourire en pensant que ces arbres sont plus forts que moi finalement. Je suis un idiot qui n’a que des pensées dépressives pour un rien. Mais je suis en vie, je devrais réellement être content. Dans un sens au fond de moi je suis sûr que je le suis, content.
J’essaye de forcer sur l’écorce pour la détruire mais je n’arrive à rien.

« Un mage sans magie devient comme l’humain ; inutile. »
Et finalement, têtu et souriant, je commence mon ascension de l’arbre en m’accrochant. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas fait. Parce que ça faisait longtemps que je me reposais sur la magie et seulement sur elle. Qu’on ne me remarque pas comme ça, j’ai l’air d’un con.


Daryan

© Fawks

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyVen 23 Jan - 18:22

Zadig Cavalli
Zadig Cavalli

[HM] Ajatar Virke

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INTO THE WILD





Le monde se prépare à une guerre – la terre en frémit, ondule frissonnante quand le vent la caresse. Sac-à-dos, mains dans les poches, cigarette au bec, l’aventure qui grouille dans les veines. Zadig en était devenu un de futur guerrier. Explorant les organes de Fiore avec la frénésie d’un chirurgien excité avant une dissection. Les visages qu’il avait croisé se dissipaient peu à peu de sa mémoire, comme lorsque le sable s’écoule du sablier sans qu’on ne puisse rien retenir. Zadig ne mémorisait pas les choses, elles venaient à lui comme un aimant – puis il oubliait, comme s’il s’agissait d’un mirage invisible. Zadig a raison d’oublier, quand on absorbe trop les souvenirs, quand nos phalanges blessées s’accrochent au avec détresse au passé, on devient fou.

Le monde se prépare à une guerre – des bombes qui déchireront les entrailles de la terre en un souffle. Ajatar Virke était une grenade dégoupillée, bientôt, tout s’effondrera. D’ailleurs, combien de temps faisait-il qu’il foulait les sentiers sans jamais n’avoir croisé quelqu’un de sa guilde ?
Aucune idée. La notion s’était échappé dès lors qu’il avait quitté le mont des oubliés. Là où logeait les mages qu’on avait oublié, ruminant leurs rages exacerbées contre le monde. Il y en avait une qui sortait du lot, celle qui lui avait explosé à la rétine. Il y avait Lydia qui traînait sa haine comme un voile de mariée, Lydia était condamnée à détester le monde qui l’entourait. Lydia possédait la sentence la plus tranchante, le maux le plus puissant : la haine corrosive, celle qui vous ronge de l’intérieur, à petit feu. Lentement, mais sûrement. Lydia est déjà entaillée par la vie, menaçant de se morfondre dans un gouffre de colère, un brasier de haine où personne ne pourra venir la chercher. Zadig la contemplerait sûrement s’effondrer de haut – alors il se contentait de l’incarner dans la réalité en l’emmerdant. Parce qu’en l’emmerdant, Lydia perdait un peu de cette rage. Lydia redevenait une fille normale – mais elle n’était pas comme les autres. Elle se distinguait par quelque chose de spécial, cette colère froide qui régissait sur ses mouvements comme une impératrice.

Lydia, il l’aimait bien. Il était proche d’elle à sa manière.
Jamais il ne souhaiterait que Lydia devienne un monstre de colère et de tristesse.
Zadig poursuivait sa route, jusqu’à voir un arbre surplomber le sol de ses branches charnues. Son écorce était solide, comme de la roche. Zadig se stoppa par réflexe, mais parce qu’il ressentit la présence de quelqu’un qu’il connaissait. Ses yeux se levèrent par hasard et le cherchèrent dans les enlacements des branches emmêlées.
Tiens donc. Quand on pense à la sœur, le frère s’amuse à jouer avec le vertige.

_ Hey.

Il l’avait dit assez fort pour se faire repérer – même s’il se doutait que Chris l’avait déjà fait. Chris ou Daryan d’ailleurs ? Pile ou face ?
Zadig adorait le hasard. Il leva sa main en guise de salut.

_ Ca va depuis la dernière fois ?

Zadig était proche de Lydia. Chris aimait bien trop Lydia pour taire sa curiosité face à lui. Zadig fouilla dans son sac à dos et sortit une bouteille de bière.

_ Tu bois ? J’ai super soif depuis toute à l’heure.

Il s’approcha en dessous de l’arbre et se posa contre le tronc.

_ J’ai appris pour Blue Pegasus. Il but une gorgée de bière. Sale histoire…

Il s’alluma une cigarette. Il aspira la bouffée toxique.


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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptySam 31 Jan - 19:35

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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Into the wild
L'enfant haineux et l'enfant heureux



C’est ce « Hey » qui me porte attention alors que je glisse d’une branche de là-haut. Ce « Hey » sec qui arrive jusqu’à mes oreilles, une voix que j’ai déjà entendu quelques mois plus tôt, qui ne s’est plus levée dans l’air depuis longtemps déjà.
Lorsque je baisse les yeux je vois cette chevelure blonde sous quelques branches, sous quelques feuilles. Cette petite bouclette qui tombe sur le front. Je remarque la couleur cendrée de là-haut ; j’ai peur de comprendre qui se trouve en bas. Je n’analyse rien, j’attends juste. Je veux savoir s’il me parlait à moi – bien sûr, à qui d’autre ? Je veux savoir de qui il s’agit – mais j’en ai déjà une idée alors arrête de faire l’idiot. C’est lui. J’en suis sûr lorsqu’il termine sa deuxième provocation à ma personne.
Lui c’est cet homme qui semble connaître tellement bien ma sœur qui devrait normalement être morte. Lui c’est cet homme qui m’a attaqué un jour sur la terrasse du château Royal Merculius. Lui c’est cette puissante d’Ajatar Virke, la guilde qui a attaqué l’humanité entière et que tout le monde veut morte, la guilde qui est en fuite, cachée. Sa puissance m’en avait fait baver. Mais il n’a jamais essayé me de me tuer, au final. Maintenant que j’y pense, il attaquait dans le vide, il voulait un amusement ; ce mec était complètement taré. Un taré impossible à cerner.
Je reste figé sur ma branche, le genou plié pour essayer de ne pas faire de bruit, pour ne pas craquer l’écorce de l’arbre. C’est étrange, il aurait déjà pu m’arracher l’estomac ou quel que soit son autre organe préféré du corps humain. Mais il ne semblait pas intéressé par le sang. Pas par ce liquide rouge mais le liquide le plus brun que je connaisse ; la bière. Il me fait étrangement penser à Abigail. Abigail c’est cette personne que je considère comme ma sœur. Elle aussi, elle est blonde, elle aussi, elle est forte, elle aussi, elle boit beaucoup – beaucoup trop.

« J’ai appris pour Blue Pegasus. Sale histoire...
- Tiens-donc ? Ajatar n’a jamais été de mèche avec Legion ? » Ma voix forte retentit dans mes cordes vocales pour devenir aussi provocatrice que je le peux. Mais ça se sent, ce petit rictus froid et peureux. Je me tiens devant le pire membre d’Ajatar Virke avec une magie complètement défectueuse à l’heure qu’il est. Mais pourtant, ma question recèle cette dose de sérieux qu’il faut. Nous ne connaissons rien d’Ajatar Virke… Alors que Legion c’est ce groupe qui nous a attaqué, qui a voulu mettre fin à nos vies, qui a détruit le bâtiment de notre guilde, qui a kidnappé notre chef, qui a enlevé le bombardier le plus puissant du continent pour en faire je-ne-sais-quoi, qui a détruit les personnes que je considère comme une famille.

Je descends petit à petit, de chaque branche, manquant de me fracasser à chaque fois que la semelle de ma chaussure touche de la mousse ; je retombe comme une merde sur le sol lorsque mon genou frappe la terre. Je le regarde, assis contre l’arbre. Il semble si enfantin. Un enfant heureux, beaucoup trop imbécile pour être aussi horrible qu’on nous la fait penser. La haine qui me prend habituellement au cœur ne s’éveille pas. Aujourd’hui je veux être vivant pour apprendre la vérité.
Et s'il peut me l’apprendre, s'il peut me donner l’espoir qu’il n’a rien à voir avec Legion, s'il peut me donner l’espoir d’avoir une dent contre Legion, alors, pour la vengeance, pour la haine qui me submerge, telle ma terrible trahison, je m’associerai à Ajatar Virke pour détruire les fils de putes qui ont attaqué ma famille. Et sans hésitation.
Désolé Abigail, je t’ai promis de ne plus faire ça, de ne plus trahir pour mon propre bien. Mais là, je veux du sang. Du sang parce que nous avons été tous les deux déshonorés. Parce que nous avons tous été déshonorés.



Pour retrouver la mort qu'il aime


© Fawks

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptySam 7 Fév - 14:46

Zadig Cavalli
Zadig Cavalli

[HM] Ajatar Virke

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INTO THE WILD




Les braises de sa cigarette attisaient l'ambre en feu de ses pupilles animales, comme si un lion se tapissait derrière le coin de ses iris. La fumée gicla hors de son nez comme une cascade de nuage gris, son bras reposait mollement contre son genou, ses phalanges enlacées sa bouteille de bière. Ses sens lui informa la chute de Chris, la manière dont les branches se brisaient sous l'impact du poids, la manière dont les écorces s'écaillaient dans un craquement de stupeur.

Quand Zadig rouvrit ses paupières, le Pégase était face à lui.

Sa question s'était emmêlée dans sa haine profonde, à croire quelle était le paramètre de survie des Illunar. Sans cette vie, ils ne seraient que des insectes se morfondant sur le passé rêvé mais qui demeure inchangé, sur l'avenir idéalisé. Au lieu de ça, leur vision avait des goûts âpres de cendres. Il crache sa haine, ce démon qui brûle en lui et qui sera corrosif. Cette sève qui le pousse à survivre – en regardant Chris, Zadig voyait les traits de Lydia jaillir comme dans un mauvais rêve. Il renifla en souriant – il prit une gorgée de sa bière et se redressa légèrement.

_ Tiens donc. Tu perds pas ton temps, hein.

Parce que Pegasus a été humilié, on l'a souillé dans cette neige impure, piétinée par les rires de Black Jack qui ont déchirés l'espace de leurs esprits. Les ailes des Pégases, on se plaisait à les arracher – ils étaient mutilés par la vie, leurs âmes étaient entaillées d'une haine profonde, d'une blessure qui les marqueraient à jamais. La signature de Légion – la guilde qui vous poursuivra jusqu'à la mort. Zadig ne répondit rien, juste pour prolonger son plaisir. À vrai dire, les actes d'Ajatar Virke était tellement flou – ils étaient les enfants oubliés de l'histoire, que les ombres s'étaient accaparés. Ils étaient les âmes non-aimées de l'histoire, les éternels méchants. Une étiquette de préjugé qui faisait sourire Zadig. Il posa son crâne plus confortablement contre l'arbre, la terre semblait ronronner, apaisé. Zadig noya son regard dans ceux de Chris. Un sourire amusé étirait ses lèvres, il tira une latte sur sa cigarette.

_ À ton avis, Illunar, quel pourrait être le but d'Ajatar Virke ?

Il rit avant de reprendre un espèce d'air sérieux factice. Tout ceci avait l'air de réellement l'amuser.

_ Non, réfléchis bien avant de répondre, réellement. Le dis pas à voix haute.

Il marqua une légère pause.

_ Imagine s'il est possible que ce soit compatible avec les idéaux de Légion. Là, tu auras une réponse. Si ça te suffit pas...

Un éclat espiègle scintillait dans ses iris, il lui tendit une bière qui était dissimulée dans les affaires de son sac.

_ Mieux encore. Chris, dis-moi...

Est-ce que tu es prêt à t'imaginer Lydia s'allier avec la guilde qui a détruite ton monde ? Est-ce que tu imagines ton corps, ta pâle copie s'identifier en des idéaux déchus, prête à prôner la destruction ? Dis-moi, Chris, est-ce que tu n'as pas pas plus peur que ta sœur, ton sang, s'allie à des monstres qui piétinent la vie comme si elles n'étaient que des âmes à abattre pour ériger le chemin à leur but monstrueux ?

_ Est-ce que tu penses que Lydia pourrait s'allier à tout ça ?

Il lui sourit sincèrement.

_ Ça non plus, tu n'es pas obligé de le dire à voix haute.

Zadig quant à lui, s'est déjà positionné. Mais tout dire maintenant, expier des aveux juste par la destruction d'une guilde n'est pas un assez gros sacrifice – il s'amuse. Il s'amuse de voir ce que Chris pourrait penser. De comment Chris organise le chaos dans ses idées, en échappant un peu à ces morceaux de haine qui lui polluent l'esprit.
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyJeu 28 Mai - 19:38

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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Into the wild


« Est-ce que tu penses que Lydia pourrait s'allier à tout ça ? »
Il semble que je n’arrive pas à me remettre les idées en place. Je me suis assis et j’ai pris la bouteille que m’a tendue cet homme dont je ne connais rien. Après une première gorgée je m’écrase volontairement l’arrière du crâne contre l’arbre sur lequel je suis appuyé. Je me mors la lèvre inférieure pour essayer d’intérioriser la douleur, mettre de l’ordre dans mes idées ; mais tout ce que je fais c’est broyer encore plus du noir. Je me sens tellement faible lorsque je ferme les yeux vers le ciel pour essayer de ne pas craquer. Lorsque je ré-ouvre les yeux, devant moi je vois un simple homme aimant la bière, fumeur, au ton simple et posé. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il était mon ennemi il y a deçà quelques semaines. Un malentendu ?
J’ai les jambes en arc et les bras tenant sur mes genoux relevés. Bière à la main je décolle mon dos du tronc et frappe le verre de mon interlocuteur, trinquant. J’étais énervé il y a encore quelques secondes. Il y a plusieurs semaines je voulais lui faire la peau. Et lorsque je souffle et m’apaise, je comprends que j’ai le sang beaucoup trop chaud. J’en fais trop pour un rien. Je devrai sourire plus souvent, prendre la vie et les malheurs pour quelque chose qui amène du bonheur. Lorsque je vois cet homme blond sourire pour un rien je me dis que la sorte de ces gens-là est chanceuse. J’étais enfouie dans ma haine. Buvant la première gorgée je ne peux m’empêcher de lâcher tous mes muscles et de souffler à nouveau. Nous sommes deux hommes assis par terre en pleine forêt à réfléchir et à boire.
« On n’a pas fait connaissance alors faisons ça bien cette fois. Daryan, et toi ? »

Je commence sérieusement à me dire que le pathétique habite mon corps. Il est d’Ajatar Virke et naturellement je devrai l’arrêter. Il est aussi celui qui m’a attaqué et à qui je me suis promis de le tuer. Et je me rends compte que finalement je fais cette fausse promesse à chaque fois que quelqu’un m’énerve. La haine ne fait que bouffer un Illunar. Je me demande si c’est pareil pour Lydia. Pourquoi a-t-elle rejoint Ajatar Virke, d’ailleurs ? Et comment a-t-elle fait pour vivre seule ? Elle n’avait qu’une dizaine d’années. Et elle a réussi à survivre jusqu’à aujourd’hui. Je compte machinalement sur mes doigts en les décollant de la bouteille à chaque fois que je calcule une unité.
« Elle devrait avoir dix-sept ans aujourd’hui… Non, vingt-trois. » Je colle à nouveau ma tête au tronc après avoir bu une gorgée. « Je pensais qu’elle était morte comme tout le monde dans ce village. Comment veux-tu que je puisse répondre à ta question ? Je ne connais pas cette Lydia. Depuis que nous avons attaqué le château, est-ce qu’elle sait que je respire encore ? » Parce qu’elle ne le savait sûrement pas avant. Et puis j’ai été considéré comme mort sur tout le continent. Et finalement la glace qui me protégeait lorsque je fais exploser le château a explosé et la nouvelle de mon retour n’a pas dû s’échanger bien vite. « Comment a-t-elle fait pour survivre ? Elle n’avait que dix ans. Qui est-elle aujourd’hui ? » Je marque une pause dans toutes mes questions. J’ai l’impression de trop en faire mais je me sens obligé. Il y a ce truc qui me fait trop parler. Je veux trop en savoir. Je comprends que c’est cet esprit fraternel. Ce sentiment qui s’était trop enfoui durant ces années « Et toi, qui es-tu pour elle ? »




© Fawks

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyMer 21 Oct - 16:14

Zadig Cavalli
Zadig Cavalli

[HM] Ajatar Virke

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INTO THE WILD




Son âme est ivre de haine, elle résonne en écho avec celle de sa sœur disparue, prétendue morte, écrasée par un éboulement de violence ou brûlée par la jalousie de ceux qui ont voulu détruire les Illunar. Leurs deux âmes sont différentes mais elles se ressemblent dans la genèse de cette violence qui leur sont propres.
Zadig ne connaît pas Daryan mais c'était tout comme.
Il y avait Lydia dans ses gestes, il y avait Lydia dans ses yeux, il y avait même Lydia dans sa manière d'être.
Il y avait un peu trop de Lydia qui prenait de l'espace entre les deux.
Il réclame son nom, il l'a clamé beaucoup de fois lors de leur premier affrontement, mais Zadig lui avait répondu par un sourire, un sourire à la con sûrement, parce qu'on ne sait jamais trop c'est quoi son prénom. Il n'est pas non plus assez stupide pour le lui livrer, ce serait comme se passer la corde au cou et attende que l'on vienne vous pousser dans le vide.

« Je m'appelle Léo. »

Bien sûr que c'est faux, c'est falsifié, mais dans Fiore, valait mieux mentir que d'être honnête et s'offrir en pâtures à des conseillers dont les crocs étaient aussi aiguisés que le Béhémoth de la bible. Pourtant Chris n'a pas l'air d'être hostile alors Zadig s'en veut de s'enterrer dans des mensonges, ça finit par lui laisser un goût amer. D'habitude il n'en a cure, mais c'est bien parce que Chris est le frère de Lydia qu'il agit comme ça.

« En fait c'est pas vrai, je m'appelle pas comme ça. Mais avoir mon nom ne changera pas grand chose au final. »
Il boit une gorgée, avant de reprendre.
« Question de survie. »

Et il glousse comme un abruti, comme si c'était une vieille blague pas drôle mais il est honnête. Chris ne fera rien, il est muselé pour l'amour qu'il éprouve pour l'anonyme qu'est sa sœur. Qui est-elle, Lydia ? Elle s'est forgée dans sa haine, sculpté par des traits de pureté. Elle est belle, Lydia, elle et son indifférence méprisante lorsqu'elle aperçoit Zadig. Elle et sa jalousie parfaite quand elle voit Circé se pavaner sous ses yeux.
Elle est tellement de choses Lydia qu'il serait impossible de tous les énumérer car Zadig oublierait des choses et quand on parle de Lydia on ne doit pas oublier.
Il demande si elle sait. Si elle sait qu'il est en vie. S'il respire.
Daryan interroge la réalité d'Ajatar Virke même s'il cible Lydia. Est-elle dans un monde qui n'a pas élevé sa haine jusqu'à défier les dieux eux-même, est-ce que cette Lydia peut-elle être sauvée ? Il pose s'interroge, et s'égare dans un dédale de réflexions dans lequel il ne sortira jamais si Zadig ne répond pas. Parce que Zadig connaît mieux Lydia que son frère, Zadig sait comment est Lydia, il l'a apprit du bout des doigts et du bout des lèvres quand il cherchait celles de Lydia qui sont hors de portée.

« Elle sait, oui. »

Mais il y a trop de choses à dire pour que tu puisses la comprendre en une phrase, Daryan.

« Elle est ce qu'elle est, Daryan, tu ne pourras juger qu'en la voyant, mais je peux t'aider un peu plus. Pas en te disant qui elle est, mais ce qu'elle est. »

Il boit sa dernière gorgée et s'ouvre une nouvelle bouteille. Il en tends une vers Chris pour le préparer, pour qu'il s'échauffe à ce qu'il va entendre.

« Ta sœur est chiante quand elle a ses règles, elle gueule souvent pour rien, elle a un drôle de caractère mais elle se laisse vraiment pas faire. Mais c'est pas ça le plus important. »

Il déglutit et l'observe droit dans les yeux.

«Elle et moi, ça fait un moment qu'on est ensembles maintenant. Lors du palais d'Ajatar Virke, quand vous êtes allés, après l'affrontement elle m'a avoué quelque chose... »

Il marque un silence, comme s'il cherchait les mots qui feraient que Chris ne s'emporte pas.

« Elle est enceinte. »

Il laisse un moment pour que Daryan ou que Chris puisse encaisser ceci, elle n'a que vingt trois années c'est vrai. Alors il lui fait un sourire navré.
On ne sait pas si c'est dédié pour lui.
Il sort à nouveau quelque chose du sac.

« Tu veux fumer un joint ? »

Histoire de lui lubrifier le cerveau et qu'il implose pas.

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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyMer 21 Oct - 19:59

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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Into the wild


En réalité aujourd’hui il ne s’agit que de deux hommes. Les arbres écoutent leurs voix et il ne se passe rien d’autre d’intéressant. Lorsqu’ils se quitteront ils auront le sourire sur leur visage. L’un sait que l’autre ne parlera pas de cette rencontre ; l’autre sait que l’un fera comme si sa journée avait été des plus communes. Parce que c’est ce qu’il se passe entre eux : il ne s’agit que de deux hommes buvant et discutant, une journée commune disons-le.
Mon dos glisse sur l’écorce du tronc et je me retrouve un peu plus vers le sol. Je pense que Léo – quel que soit son prénom – a le don pour obtenir la confiance des individus. La vérité en est une cause. S’il n’avait pas avoué son mensonge tout ne se serait pas passé dans les mêmes termes, les mêmes gestes et attitudes. Je rigole lorsqu’il ajoute « question de survie ». La triste réalité c’est que s’il le voudrait réellement, il pourrait me détacher la tête des épaules en ce moment. Il ne le sait sans doute pas ou alors il n’en a que faire. Je hoche la tête même si je ne comprends pas ses raisons. Son visage est connu dans tout le pays et même plus loin, son prénom n’en est qu’un ajout. Puis en avalant une nouvelle gorgée je me rappelle que si le nom de Lydia Eylis Illunar avait fusé parmi les informateurs de Fiore on m’aurait rattaché directement à elle. Alors je regarde Léo plus précisément et le regarde comme une personne normale ; lui aussi doit avoir une raison que son nom ne soit pas connu. Et la seule que je vois c’est des individus qui ne doivent pas apprendre son existence.

« Ta sœur est chiante quand elle a ses règles, elle gueule souvent pour rien, elle a un drôle de caractère mais elle se laisse vraiment pas faire. Mais c'est pas ça le plus important. »
Lorsqu’il parle d’elle c’est une autre personne. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles et j’oublie la honte que ces interactions peuvent avoir, la honte qui peut être ressenti de discuter avec un individu comme lui. J’oublie tout ça parce que cet homme venait de me faire ressentir quelque chose de presque inconnu. Je sens au milieu de mes deux poumons quelque chose de merveilleux, de pétillant, sans doute de la joie, et des larmes qui s’apprêtent à envahir mes yeux s’il continue. Il l’insulte presque mais ses mots me perforent directement. Je sens la haine et la douleur me quitter, j’oublie que Blue Pegasus a été déchirée et qu’Abigail Phoibos est partie pour un temps. Je comprends que Lydia Illunar est vivante et qu’elle est entourée d’une personne qui a été là pour elle tout au long de mon absence.

« Elle et moi, ça fait un moment qu'on est ensembles maintenant. Lors du palais d'Ajatar Virke, quand vous êtes allés, après l'affrontement elle m'a avoué quelque chose... Elle est enceinte. »
Je m’arrête de sourire lentement jusqu’à regarder l’homme qui se trouve devant moi, bouteille à la main, me raconter ses histoires de cœur. Beaucoup de choses me viennent en tête. Assez pour ne pouvoir en assimilée aucune, assez pour me dire que finalement, peut-être, aucune chose ne me vient en tête, et que mes propres pensées me trompent par des stratagèmes de pages pensives d’informations blanches. La première chose qui me traverse l’esprit c’est de me revoir tirer sur l’île de Merculius où se trouvait ma sœur, qui plus est, enceinte. La seconde chose est de voir un enfant blond aux yeux bleus – ou peut-être orangés – courir sur les plaines de Fiore après une femme douce et blonde dont je ne vois que la silhouette, son visage dans l’ombre et un homme buvant sa bière. La troisième, sans doute, c’est celle d’un enfant seul dans une salle à pleurer ses parents qu’il ne connait pas, partis, pourchassés. La quatrième c’est le visage idiot de Léo.
Je décolle ma tête du tronc et la frappe contre l’arbre une fois, puis une seconde fois en me mordant la lèvre en même temps, tout en ajoutant un simple et précis, tout en riant, soufflant, parce qu’il était certain et visible que je l’ai pris au sérieux pendant dix secondes, peut-être même vingt : « T’es con, Pan ».

Je hoche la tête lorsque je vois l’objet tendu. Je veux finir ma bouteille, et le mélange ne me dit rien. Je le regarde vers le ciel toujours en riant. Puis je m’arrête et me repositionne, affalé sur l’arbre.
« Lorsque notre village a été attaqué, que j’ai remarqué que tous étaient morts, qu’il n’y avait que des corps, je n’ai pas réfléchi, sous l’état de choc. J’ai fait demi-tour et ait gagné la ville la plus proche. Douze-ans. Jamais je ne me suis dit jusqu’à aujourd’hui qu’il y ait pu avoir des survivants. » Je bois. « Elle m’en veut de ne pas avoir eu l’intelligence de vérifier chacun des corps ? » Je bois de nouveau, une voix grelottante, cassée, qui prend l’air grave. « Quel con. »
Puis au final je le regarde et je souris. Murmurant un « merci » reconnaissant. Il est idiot, bête, un imbécile dont tous les synonymes de ce genre peuvent lui être assimilés, mais il semble bien l’aimer. Et je ne me mesure pas en trop de juger le contexte actuel. Puis je trinque en sa direction et boit encore.



© Fawks

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyDim 1 Nov - 17:26

Zadig Cavalli
Zadig Cavalli

[HM] Ajatar Virke

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INTO THE WILD




Sa voix rieuse, presque chantante crache le blâme « T'es con, Pan ». Zadig ne sait pas quoi dire parce que ce n'est pas tout à fait faux ni tout à fait vrai alors il hoche la tête un peu.

«  Oui, des fois ça m'arrive. »

Et son rire se mélange au sien – ce n'est pas la genèse d'une amitié forte qui les liera, peut-être même que le destin les fera se dresser comme deux seigneurs de guerre en possession de leurs ambitions. Ils ne sont pas les mêmes, forgés dans deux réalités différentes qui leurs sont propres. Daryan est un homme de haine, brisé par la mort au profit d'une pierre. Zadig est un homme sans en être un ; il est dans l'ombre et cela fait longtemps qu'il a oublié la saveur de la haine.
Ca fait longtemps qu'il a oublié qui il était tout court.
Il observe Daryan – il rit. C'est sympa.

«  T'as un rire d'âne sous LSD on dirait.  »

Il se moque mais c'est gentil.
Daryan n'a pas l'air d'avoir l'habitude de rire alors ça fait plaisir à Zadig de le faire sourire.
Il se confie Daryan, de ce passé, à celui qui a eu l'honneur de connaître celle qu'il ne pourra jamais.
Zadig l'observe silencieusement, ses mains se croisent légèrement et il hausse un sourcil en souriant. Daryan s'accroche peut-être à un mirage d'une Lydia qui n'existe que dans ses souvenirs, il veut se faire une idée de sa sœur qui est supposée être morte. Celle qui a enterrée sa vie de femme pour devenir une guerrière, celle qui s'est brisée contre les écueils de sa propre haine. Elle est comme ces héroïnes de tragédies, avec ses cheveux qui ont dérobés chaque rayons de soleil et ses grands yeux injectés d'océan déchaînés.
Celle qu'on pense pouvoir sauvée mais qui ne le sera jamais.

«  Elle ne t'en veut pas.  »

Il boit un peu de la bière.

«  Elle ne t'en a jamais voulu.  »

Et il le remercie, Zadig hausse les épaules du genre « t'inquiète pas mon gars ça me fait plaisir aussi ». Daryan n'a pas l'air d'être de ces hommes qui s'embarquent dans les rires et dans les sourires. C'est un homme grave, alourdis par ses responsabilités de maître au sein d'une guilde anéantie. Légion a déposé ses baisers de guerre, Blue Pegasus a déjà les ailes mutilées.
Zadig aurait presque envie de l'aider parce qu'il sait que Lydia craint pour son frère.
Même si elle est trop fière et trop têtue pour se l'avouer à elle-même.

«  Je suis déçu quand même, je pensais vraiment que t'allais gober mes conneries.  »

Il hoche la tête pour appuyer ses dires ; vraiment dommage. Sa tête d'homme liquéfié aurait mérité d'être prise en photo pour affronter les âges et le temps.

«  En fait je pense qu'on pourrait avoir de beaux enfants en plus.  »

Il réfléchit. Son regard descend vers Daryan en biais.

«  De toute façon j'ai ton approbation non ?  »

Il se gratte le menton, mimant une intense réflexion.

«  Osef si t'es pas d'accord c'est la même.  »

Il rit à nouveau et éclate de rire en le pointant de l'index.

« AHAHA LA GUEULE QUE TU TIRES C'EST MAGIQUE !  »

Oui il se fout de sa gueule, mais Daryan a les crocs longs et la répartie aiguisée.
Zadig sait qu'il faut jamais trop taquiner les grands frères avec leurs soeurs.


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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyDim 7 Fév - 15:25

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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Intro the wild


« Elle ne t'en veut pas. » Le bond au cœur et la joie dans les tripes, l’air passe dans mes poumons sans restriction. Je ne suis en train d’espérer qu’une chose : que les mots de l’homme blond soient vrais. Et s’ils le sont, si ces paroles sont fondées, réelles, qu’il le sait, qu’il l’a su et – ou – qu’il en est sûr, alors ça me va. Je souris nerveusement, peu habitué dans le vrai, et non par crainte de voir naitre des rides d’expression, mais seulement par inhabitude. Pourtant dans ma joie profonde, lumineuse et visible, je me mets à regarder le sol, pensif, bien trop heureux extérieurement, et bien trop triste intérieurement, essayant par la pire manière de monde de cacher ces idées douteuses par un sourire continuel, un faux dévoilé par un rictus qu’on essaye de cacher sans y arriver. Je me demande si j’ai le droit d’être heureux finalement. « Elle ne t’en veut pas », qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu’elle a oublié ? Sans doute. Et si elle ne m’en voulait pas réellement, sans idée négative derrière la tête et derrière ces palabres, alors ça n’efface pas pour autant toutes mes erreurs et idées noires. Je continue de boire une gorgée à la santé des Hommes et de cette rencontre, de nos passés entourés de mystère et de non-dits, souriant aux belles lueurs du soleil et me dévorant intérieurement tout en essayant de le cacher. Parce que quoi que l’on dise, je reste encore celui que je suis, et pour quelques temps à partir de maintenant. Et je continuerai à me faire souffrir moi-même jusqu’à ce que je suis sûr que je pourrai sourire deux fois de suite sans pour autant le faire dans le but de cacher quelque chose.

« De toute façon j'ai ton approbation non ? » Je souris, honteusement, ou timidement, sans doute embarrassé, plutôt. Que répondre à pareille idiotie ?
« Pourquoi pas, je ne crois pas avoir mon mot à dire. Et puis si c’est réellement ma sœur, le jour où tu feras une connerie, elle tu tueras sans que je n’aie à le faire. » Je ris un bon coup et porte de nouveau ma bouteille vers le ciel finissant son contenant tout en la posant parterre avec un bruit rafraichissant.

Je bloque ma tête contre le tronc de l’arbre, souffle les yeux fermés, profitant de la brise et du silence que fait peser le vent. Cinq secondes passent. Je me positionne de nouveau droit, les jambes croisées, appuyé sur mes genoux, je regarde l’homme dans les yeux. « Comment Lydia est-elle entrée à Ajatar Virke ? ».
Plus menaçant cette fois. « Sous quelles conditions ? Repérée par qui ? Pourquoi ? Quel est son rôle ? »
Il le savait, cet homme, ce Pan, que le réceptacle magique dans mon corps était quasiment à zéro, il a dû le sentir, un corps vidé de magie, n’ouvrant aucune odeur particulière, et pourtant.
« Que faites-vous tous ? »
L’ambiance est brisée, et je suis quasiment prêt à faire un échange d’informations, de missions, de larbin ; d’actions.



© Fawks

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
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 MessageSujet: Re: You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG   You're my brother-in-law ? - Maybe - So fuck you ♦ ZADIG EmptyMar 14 Juin - 17:42

Zadig Cavalli
Zadig Cavalli

[HM] Ajatar Virke

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INTO THE WILD




Zadig a un air curieux suspendu à ses paupières lorsqu'il observe Daryan récupérer ses appuis pour se maintenir droit le tout dans une posture calculée, imposant son assurance comme un vulgaire crachat : il veut comprendre les rouages de sa sœur en essayant la menace ; le temps n'est plus à la plaisanterie et s'assombrie en hostilité.
Zadig glousse devant cet air sérieux dont il se pare ; comme si tout était gagné, Zadig est une de ces provocations subtiles qui bouleverse le monde. Daryan ne musèle pas ses intentions, elles éclatent comme des balles perforantes.

"Tu ne dois pas avoir beaucoup d'amis."Il termine sa dernière gorgée et repose sa bouteille à ses côtés."En repoussant ce genre de moment." Il offre une moue faussement compatissante, détachant presque ses syllabes pour offrir une caresse dans ses paroles. "C'en est presque triste."

Il ne se rappelait même pas de quoi ils avaient parlés, cette rencontre ne marquera pas au fer rouge l'histoire, elle sera vite oubliée, emportée comme les ricochets qui se meurent dans l'eau. Daryan Illunar est prêt à flirter avec les ombres si ses intérêts sont servis, il est prêt à partager une bière avec un homme qui projette de fragmenter l'humanité en poussière.

"Tu pensais vraiment que j'allais te dire tout ça ?" Rire moqueur tandis qu'il se caresse le front. "Vous m'impressionnez, vous, les mages de lumière."

Il se redresse et époussète nonchalamment son pantalon en s'étirant.

"Tout vient à point à qui sait attendre. Tu le sauras bien assez vite."

On ne contrôle pas les choses de ce monde ; on ne peut pas déchiffrer chaque millimètre qui nous entoure. Alors Daryan restera plongé dans ses questions éternelles. Zadig s'éloigne de lui, il lâche derrière son épaule, tout sourire, en basculant légèrement la tête, amusé.

"Tu lui poseras tes questions en temps voulu." Il se retourna, dos à lui, et leva sa main en sa direction. "Pas à moi de le faire."
Un murmure qui s'élance dans un vertige.

"Mais sache que je ferais en sorte qu'il n'arrive jamais rien à ta sœur. C'est la seule chose que je te lègue."

Et il s'enfonça dans les bois, ses épaules disparaissant par les griffes d'ombres jetées par les branches.
Une rencontre qui n'en était pas une.
Une amitié qui aurait pu se forger – mais qui a été stérilisée.
Daryan et Zadig ne s'entendront jamais. Ils s'entretueront.
Comme des amis qu'ils auraient pu être.
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