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Mystérieuse disparition (PV Altiel)
 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Jeu 16 Avr - 14:16

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Alouarn Grimgorson

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Alouarn : #ff9900
Linus : #ff3300
La crémière : #3399cc

Le vent s’engouffra par l’embrasure d’une fenêtre mal fermée. Je ne savais pas de qui Altiel parlait, mais ça devait être quelque chose d’assez important pour qu’il soit aussi certain que cela. Serait il aussi schizophrène ? Je n’osais lui poser la question et reportais mon attention sur le calepin et ses croquis.

« A ton avis, d’où proviennent ces tentacules ? Elles ont l’air énormes ! »

Mon regard se perdit dans les écailles de la créature. Qu’est ce que je ne donnerais pas pour rencontrer une telle bête. Non, non, non, ne vous méprenez pas. Je ne tiens pas à la chasser, loin de moi l’idée de la tuer. Je voulais juste discuter avec elle, la faire entrer dans la légende des spectacles. Je soupirais avant de refermer le cahier. Je le glissais dans mon vieux sac en bandoulière, et lançais sur un ton faussement joyeux :

« Si seulement cet homme n’était pas aussi cupide que les autres, il se serait épargné une mort certainement atroce. Je doute que son arme soit de taille face à un monstre de cette taille. Pourquoi ne peut-il pas voir la beauté que nous avons vue ? Le monde serait tellement plus paisible si chacun d’entre nous respectait la nature comme il se doit. »

Je secouais la tête et, après avoir passé la langue sur mes lèvres, je me levais, finissant du même coup ma tasse de chocolat chaud.

« Il ne faudrait pas trainer, la nuit va bientôt tombée ! »

Je déposais dans l’évier le récipient et, m’étirant bien correctement, je lançais :

« Je propose que nous commencions par la place du marché. Il y a toujours du monde à cette heure là. Nous trouverons peut être quelqu’un qui sait quelque chose. »

Invitant mon nouvel ami à me suivre, je me dirigeais vers la porte de sortie de la roulotte. C’est alors qu’une quinte de toux vint m’arrêter dans mon élan :

« Dis moi, tu ne comptes pas sortir aussi légèrement vêtu ? »

« Bah si, pourquoi ? »

« Assez rêver ! Ce n’est pas en tombant malade que tu arriveras à résoudre cette enquête ! »

Je lui tirais la langue, sur un ton qui se voulait joueur. J’enfilais un manteau un peu trop petit pour moi et, après avoir déposé un petit baiser sur la joue de Linus, je filais rejoindre Altiel qui devait m’attendre.

« Direction, la place du marché ! J’espère qu’on trouvera quelque chose d’utile ! »

Je n’ouvris la bouche que pour fredonner un petit air. Perdu dans mes pensées, j’oubliais la présence de l’homme aux cheveux de feu. Ce n’est qu’arrivé à la place du marché que je repris contact avec la réalité.

« Je te propose que nous prenions chacun une partie du marché et que nous nous retrouvions ici dans une heure. A moins que tu préfères que nous fassions le tour ensemble. Je te laisse choisir. Et moi, j’ai envie de commencer par ici… Non, par là… A moins que ça soit mieux de ce côté-ci… Ou alors de l’autre… Je ne sais comment bien débuter cette enquête. Am Stram Gram Pik et Pik et Colégram. Et bien, ça sera par là. »

Et je suivis mon doigt qui pointait une direction. Je marchais en ligne droite, sans jamais dévier de ma course. J’arrivais ainsi jusqu’à un stand de fromage. Je pris joyeusement la parole :

« Bien le bonjour, m’dame ! »

« Bien le b’jour mon p’tit gars ! Quel morceau te tente, joli cœur ! Y’en a pour toutes les tailles et pour tous les goûts ! »

« En fait, je viens pour un renseignement ! »

« Tu dois bien comprendre mon p’tit gars que sans profit ma mémoire flanche facilement ! »

Je n’avais pas de quoi payé ce succulent fromage. La crémière rit à mon air déconfit.

« Ne fais pas c’te tête-là, mon p’tit gars. Mais si tu n’as pas les moyens de payer pour quelques misérables informations, tu ne trouveras personne qui te répondra ! »

« Mais vous ne connaissez même pas ma question ! »

« Raison de plus pour ne pas la connaître si tu n’as pas de quoi me remplir les poches. Maintenant, ouste ! Il faut l’sser travailler les honnêtes gens maintenant ! »

« Mais… »

« Il n’y a pas de mais qui tienne ! Du balai avant que je n’appelle la garde ! P’tit impertinent ! »

« Bonne journée, m’dame ! »

« C’est ça, bonne journée ! »

Alors que nous partions vers un autre stand, j’entendis la commère lançait sournoisement à l’étalage d’à côté :

« Il faudrait qu’ils fassent quelque chose pour ces petits emmerdeurs ! Ca fait fuir la clientèle les gens qui n’ont pas le sou ! »
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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Mer 22 Avr - 10:24

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" Te lier c'est accepter le pire comme le meilleur, te perdre et te noyer, t'oublier toi et tes pensées, tes idéaux et tes rêves. Tu n'es jamais seul Altiel, nous sommes là et il est là, veux-tu prendre le risque que quelqu'un d'autre puisse pénétrer dans cet intimité ? Que quelqu'un puisse nous séparer, briser ça ? Puisse te faire oublier que seule compte la nature et sa beauté ?"


Dans son esprit les voix fulminent, menaçantes cachant leurs peurs, il les ignore comme si elles n'existaient pas alors que l'excitation gangrène son être. Et c'est remplis de ce frisson de l'aventure et de la découverte qu'il suit Alouarn en acquiesçant à ses dires, la vérité étant qu'il se moquait bien du sort de l'homme, fut-il mort ou vivant, seul comptait cette créature. Une créature dont il rêve déjà alors qu'ils entament leur route dans un silence quasi absolue, perdue dans ses pensés alors qu'une à une les voix avaient finit par se taire, un silence relatif alors que chacune était toujours là, scrutant et épiant dans l'ombre face à la folie de leur clef pour la liberté.

Machinalement, il suit Alouarn plutôt que de se séparer, écoutant l'échange avec la vilaine madame avec une certaine perplexité, mais restant silencieux. Un silence qu'il finit par rompre devant son attitude alors que déjà Alouarn fait demi-tour.

" Vous êtes aussi méchante que grosse madame, c'est plutôt votre attitude désobligeante qui fait fuir la clientèle, déjà que vous êtes pas belle, aussi moche dedans que dehors, en plus vous sentez le lait fermenté. "

Et sans en dire d'avantage, énervé par son comportement et sa méchanceté sa voix s'élève, comme un chant alors que la magie se répand dans l'air. « Ô Cœur des roches, force qui étincelle, Sur la place du marché, prêt de la bonne femme choqué la pierre semble soudain s'animer, ondulant comme dotée de sa propre volonté. Rudesse voilée d'éclats de miel, A même la roche un visage semble se dessiner alors que la magie se déverse. Âme minérale tirée de son sommeil, Un bras la traverse, puis un autre, suivit d'un visage alors qu'un buste d'homme nu comme à s'extirper de la roche. Puissant Shal en ces lieux je t'appelle. » Un buste terminé par une queue de serpent alors que l'entité finit de se dégager du sol, son regard d'acier transperçant la femme ayant suscité son appel alors que son immense queue de serpent de plusieurs mètres de long glisse sur le pavé de ses écailles scintillantes, provoquant la fuite paniquée de nombre de passants et marchands, individus dont il l'a que faire alors qu'à la vitesse de l'éclair il est déjà sur la femme, son torse la surplombant alors qu'il la regarde de haut, quelques centimètres à peine les séparant alors que sa voix grave et puissante retentit comme une menace.

" Il me semble que ces jeunes gens aient des questions à vous poser. Je suis certain que vous serez ravis de leur répondre avec courtoisie et sincérité. "

La femme tremble, ne réussissant à lever les yeux que dans un simple réflexe alors que la peur l'envahie, comme si d'un coup elle avait perdu l'usage de la parole. La voix du Lamia retentit, encore plus puissante malgré son calme apparent, autoritaire et sans appel.

" J'ai dit : N"est-ce pas ?. "

Elle balbutie alors qu'un timide oui s'échappe de ses lèvres. Une réponse tirant un sourire sur le visage guerrier alors qu'il s'écarte d'elle, sa voix retentissant avec douceur d'un ton satisfait.

" Vous voyez, ce n'était pas bien compliqué. Un peu de courtoisie et de politesse n'ont jamais fait de mal à personne. Elle est tout à vous. "

Et sur ses mots l'esprit se place en retrait, s'étirant de tout son long en s'allongeant contre le pavé pour prendre le soleil, nonchalant et pourtant aux aguets.

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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Mar 12 Mai - 15:48

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Alouarn Grimgorson

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Méchanceté : caractère, comportement d’une personne méchante, encline à faire du mal à autrui. Voilà un concept bien difficile à concevoir, vous ne trouvez pas ? Qui de nous deux est le plus mauvais ? Comment la juger à sa juste valeur ? Ne soyons pas dupe. La méchanceté est loin d’être intransigeante ; elle est imparfaite ; elle est vicieuse. Elle s’insinue avec une facilité déconcertante dans chacune de nos conversations. Tapant, blessant, choquant, elle se fait une place de maitre dans notre société. Elle allait souvent de pair avec la peur. Je frissonnais rien qu’à l’idée de la voir gangrener dans nos esprits. La peur pouvait prendre de multiples formes, connaissait bien des façons de s’implanter dans nos vies. Elle faisait naitre une angoisse telle que les sujets atteints de ce syndrome restaient souvent sans voix dans l’instant. Il allait répondre docilement à nos questions, se faire dessus en silence si cela s’avérait nécessaire puis, lorsque nous aurons le dos tourné, le cataclysme qui était en suspend jusqu’à maintenant se déclenchera. Au début, ce sera de petites et insignifiantes rumeurs. Puis, elles se transformeront en marée basse. Ne vous méprenez pas : ça ne sera que pour mieux revenir à la charge. Et quand les bourrasques du vent colérique nous tomberont dessus, il faudra se tenir prêt, oui, prêt à calmer ces âmes en peine. Attiser leur haine ne fera que le combat plus ardu qu’il de l’est déjà. Mon compagnon, par franchisse ou par colère (sans doute un peu des deux), affirma ses positions et cracha de venimeuses paroles à la figure de la crémière. Je n’eus pas le temps d’apaiser les tensions qui montaient à une vitesse folle qu’une litanie sortit des lèvres d’Altiel. C’est alors que je compris une chose tandis qu’un humanoïde ayant le buste d’un homme et, à la place des jambes, une incroyable queue e serpent, s’extirpait de la pierre qui se trouvait non loin de là. Oui, je compris que, peu importe le prix à payer, il voulait absolument satisfaire sa curiosité. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais je n’étais pas sur que la méthode employée fusse la bonne, bien au contraire. Et puis, il allait falloir que j’assure mes arrières. Dans ma grande naïveté, j’avais pensé que le monde serait tout beau tout rose. Après tout, Altiel était un inconnu, comme dirait Linus, et je ne pouvais pas me permettre d’accorder ma confiance à n’importe qui. Et pourtant, il m’était difficile de trouver un fond mauvais à ce jeune homme. Pourquoi les inconnus devaient avoir un fond forcément mauvais ? Non, jusqu’à preuve du contraire, il était une personne foncièrement bonne. Je ne m’attardais pas plus longtemps sur mes états d’âme et me concentrais à nouveau sur la scène qui s’offrait à moi. L’allié de mon compagnon de route s’était nonchalamment allongé un peu plus loin. Pourtant, j’étais certain qu’au moindre vent de panique ou de colère, il bondirait sur ses proies pour défendre son maitre. Je ne savais pas exactement quel statut occupait chacun des partis mais, ce qui était sur, c’est qu’il n’y avait aucune notion d’esclavagisme, ni chez l’un ni chez l’autre. Je ne savais que penser de cette relation. Je me devais pourtant de garder la tête froide. La magie d’Altiel était puissante, et parfois imprévisible, comme j’avais pu, plus ou moins, le constater avec Accacia. Je m’avançais alors vers la crémière :

« Je vous remercie pour votre bienveillante coopération. »

C’était un petit pic gratuit, certes, mais qui faisait tellement de bien après l’humiliation que je venais de subir. J’allais le payer très cher, je le savais. : tôt ou tard, ça nous retomberait sur la figure. Je remerciais d’un signe de la tête l’homme aux jambes de serpent. Je plongeais ma main dans mon sac : il y eut un mouvement de recul. Je voulais juste lui montrer le dessin de la créature. Mais, en vue des circonstances, je me méfierais autant qu’eux. Alors que je fouillais dans ma sacoche, je demandais :

« Etant, je n’en doute pas, une habituée de ce marché, vous devez être au courant des dernières rumeurs qui circulent dans cette ville mais aussi dans ses alentours. »

Je reniflais bruyamment. Je vins me moucher dans la manche de ma veste. Certains rigolèrent jaune face à cette pitoyable scène, d’autres eurent un mouvement de recul, murmurant certainement des choses abominables, hurlant en leur fort intérieur que tout ceci était fort scandaleux.

« Que pouvez-vous nous dire sur l’homme qui habite, avec femme et enfants, dans le moulin qui se trouve non loin de là ? »

Elle ne quittait pas l’homme-serpent du regard. Elle balbutia quelques mots inintelligibles avant de reprendre pied dans notre réalité.

« Pouvez-vous répéter, je vous en prie, je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi. »

Elle me lança un regard noir avant de reprendre :

« Cet homme s’est mis en tête de rembourser ses dettes en chassant des créatures mythologiques. »

« Comment en est il arrivé là ? »

« Nul ne le sait vraiment. Certains prétendent que son affaire ne marchait plus aussi bien qu’avant, surtout depuis que le marché noir a pris d’assaut les récoltes. Il est vrai que la concurrence est devenue rude et que les grandes firmes utilisent à leur avantage les grosses quantités de céréales qu’elles produisent. Il arrive souvent que les prix soient bradés et tuent du même coup les petits artisans de la région. Et c’est là que les avis divergent.

« Nous vous écoutons. »

« Les premiers prétendent qu’une firme connue dans tout le royaume de Fiore a voulu acheter le moulin contre une coquette somme. Il a, bien entendu, refuse. Malheureusement, sa femme, aveuglé par la cupidité, a accepté l’offre sans consulter son mari. Elle le mit devant le fait accompli. Il voulu rendre les jewels mais c’était trop tard. Le prix du moulin avait triplé, et cette affreuse marâtre avait déjà commencé à dilapider les biens acquis durant la vente. Les autres pensent qu’Eric Babouin a voulu se faire un nom dans le milieu du marché noir et qu’il n’aurait pas forcément demander de l’aider aux bonnes personnes, si vous voyez ce que je veux dire. »

« Et selon vous, quelle est l’hypothèse la plus probable ? »

« Peu importe celle que nous choisirons, notre homme a tout simplement changé d’avis, et il doit en subir les conséquences. Lorsque l’on sème le feu, tôt ou tard, on récolte les cendres. »

« A-t-il vraiment joué avec le feu ? »

« Ne sois pas stupide, mon p’tit gars ! Personne n’a de chance face à de telles rumeurs. Que veux-tu qu’il fasse contre des parrains du marché noir ou des gros bonnets d’une firme comme celle-là ? »

« Est ce que vous auriez des noms à nous donner ? »

« Crois-moi sur parole ! Lorsque tu sais ce qu’est devenu Eric, on ne tient pas à se frotter à de tels spécimens. »

« Vous savez ce qui est arrivé à Monsieur Babouin ? »

« Je ne fais que le supposer. Enfin, nous le supposons tous. Avant qu’il ne disparaisse, il semblait ronger par une bien curieuse folie. »

« Et qu’est ce que vous supposez ? »

« Il est parti à la rechercher de la bête ! »

« Et c’est tout ? »

« Que veux-tu que je rajoute à ce fait ? »

« Je ne sais pas bien. Nous marchons encore dans le brouillard. Nous avons besoin de plus d’informations. »

Je finis par trouver le calepin du disparu et le sortis avec un mouvement des plus rocambolesques. Je feuilletais quelques instants le carnet avant de tomber sur les croquis de la bête en question. Je les tendis à mon interlocutrice qui ne prit même pas la peine de prendre ce que je lui donnais dans les mains :

« Petit, tu devrais faire attention avec ce registre. »

« Pourquoi ? »

« J’ai eu vent de beaucoup de choses durant ma longue et misérable vie. Et je sais que pas mal de monde payerait très cher pour se procurer ce calepin. »

« Pouvez-vous juste jeter un coup d’œil à ces esquisses et me dire si c’est bien de cette bête-là que vous parlez ? »

« Je ne pourrais te le confirmer. Je sais juste que c’est une chimère qu’il aurait trouvée à la bibliothèque, dans un vieux grimoire. »

« Sauriez-vous dans quelle collection, privée ou publique, nous pourrions nous procurer ce livre ? »

« Non, et je ne tiens pas à le savoir. Les honnêtes gens comme moi font avant tout un travail des plus respectables et ne fricotent pas de la sorte avec le danger. »

J’étais sûr qu’elle en savait plus qu’elle ne le disait. Au fond de ses yeux, on pouvait y lire une peur bien plus grande que celle procurer par l’homme-serpent. De quoi fallait-il se méfier ?

« C’est dommage. Connaitriez-vous quelqu’un qui puisse nous renseigner ? »

« Allez vous adresser au vieux Gildas. Il crèche près de l’église. Vous ne pouvez pas le louper : il lui manque une jambe et un œil. »

« Pourquoi serait-il plus informé que les autres ? »

« Le vieux Gildas est une rumeur aussi ancestrales que notre vieille cité. Il connaît les secrets qui dérangent, les lieux qui font peur, les personnages peu recommandables comme les raccourcis qui vous permettrez d’échapper à un guet-apens. »

« Comment devons-nous nous présenter à lui ? »

Un silence de mort s’installa. J’espérais que mes compagnons se tairaient. Je pris une grande inspiration et demanda à nouveau :

« Comment devons-nous nous présenter à lui ? »

« Dites que vous venez de la part de Mary la crémière. »

Beaucoup de regards se détournèrent à ce moment-là. Ca ne sentait pas bon, pas bon du tout. Je la remerciais d’un ton qui se voulait chaleureux mais le cœur n’y était pas. Je fis signe à Altiel de me suivre alors que les murmures reprenaient de plus belle dans la petite foule qui s’était retrouvée autour de notre quatuor. Ils s’écartèrent pour nous laisser passer. Je pris une petite allée et, après avoir vérifié avec grand soin que nous étions seuls, je m’arrêtais et sollicita mon camarade :

« Tu ne trouves pas que ça sent le roussi ? Je pense qu’elle nous a dit la vérité pour le vieux Gildas. Mais, voilà. Quelque chose me gêne dans la façon de le contacter, pas toi ? »

Il est vrai que dans ce genre de situation, il existait bien des codes. Mais jamais, oh grand dieu jamais, un prénom suivi d’une profession étaient de bons signes. Bien au contraire. Je ne savais pas ce que ça annonçait mais, sans un nom de code, le vieux Gildas ne parlera jamais. Et, en vu de ce que la crémière nous avait dit sur lui, je doutais fortement qu’ils soit impressionné par les amis d’Altiel.

« Ne restons pas là ! »

J’ajoutais en murmurant :

« Ils sont déjà en train de nous observer ! Pourquoi ne nous ont-ils pas encore arrêté ou pire, pourquoi sommes-nous encore en vie ? »

Je lançais :

« Avançons ! »

Je me mis à marcher d’un pas rapide vers la prochaine ruelle. Un tissu rouge avait été attaché à un poteau. Non, non, non, ce n’était pas par là !

« Aide moi à trouver l’avenue qui, à son entrée, a une banderole verte. Ne t’aventure surtout pas dans les allées où des tissus rouges virevoltent. Tentons de rester en vie le plus longtemps possible ! »

Je ne savais pas ce qu’ils cherchaient à faire. Espérons qu’ils ne tenteront pas de nous séparer. Le chemin qui menait à l’église allait être long et semé d’embuches. A quoi jouaient ils ? Ils nous avaient bien vu sur la place du marché. Etait-ce une seconde chance ? Je ne saurais le dire. Mais nous n’avions pas vraiment le choix : si nous voulions avoir des réponses à nos questions, il fallait avancer !
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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Dim 7 Juin - 16:00

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" Te lier c'est accepter le pire comme le meilleur, te perdre et te noyer, t'oublier toi et tes pensées, tes idéaux et tes rêves. Tu n'es jamais seul Altiel, nous sommes là et il est là, veux-tu prendre le risque que quelqu'un d'autre puisse pénétrer dans cet intimité ? Que quelqu'un puisse nous séparer, briser ça ? Puisse te faire oublier que seule compte la nature et sa beauté ?"


L'échange se déroule et c'est silencieux qu'il l'observe, laissant Alouarn prendre totalement la main, car au fond il savait très bien qu'il en était incapable, la société était un concept avec lequel il n'avait jamais été des plus familiers, perdu dans un monde qui ne lui correspond pas et si ces derniers temps il semblait réussir à s'y mêler d'avantage, il n'en était pas pour autant apte à affronter une tel situation, trop de normes et de conventions lui échappé encore pour cela, cela c'était Uriel qui s'en chargé, qui les manier avec une redoutable habilité, alors que lui n'était qu'une sorte de niaiserie dangereuse, mystérieuse et éparse, inconsciente et amorale.
Folle.

C'est dans un nonchalance apparente qu'il attend, le soleil faisant lui ses écailles couleur d'acier, et pourtant il ne manque aucun mot de l'échange, comme chacune des entités attendant en sommeil dans l'esprit d'Altiel. Il peut la sentir, leur désapprobation, cette colère, alors qu'il a pris le partie de l'aider dans sa quête folle, dans cette curiosité avide et c'est pour seul réponse qu'il leur déclare sans qu'Altiel ne puisse l'entendre.

Vous savez comme moi que quand il est comme ça, même nous sommes incapables de le dissuader, alors aider ou le laisser se faire tuer, me concernant le choix est vite fait.

Ils ne répondent pas, et pourtant dans le fond ils savent pertinemment que l'âme minérale à raison.

L'échange avec la crémière se termine et la tension est palpable, tout ceci ne figurait rien de bon et il semblait que cet homme aux longs cheveux rouges l'avait également sentis. Nonchalamment le Lamia se redresse, non sans laisser claquer ses dents dans un mouvement en avant faisant sursauter les plus froussards pour son plus grand plaisir alors que l'étrange trio continue son avancée. Silencieux il guette Altiel du regard, sur le qui vive alors qu'il écoute Alouarn avec attention, sachant pertinemment qu'Altiel était totalement perdu et inconscient de la situation dans laquelle son invocation venait de les mettre.

Lentement ils cherchent, avancent alors que tout semble silencieux jusqu'à ce qu'il se fige, sa voix retentissant devant l'une des allées.

" Ici. "

La réaction est quasi immédiate alors qu'un trait de flèche pourfend l'air en provenance de l'une des maisons, et c'est avec des réflexes surhumains que le lamia s'interposent alors que son corps entier se couvre de rubis étincelant, le carreaux se brisant contre l'armure brute de minéral. Un simple ordre lancé n'attendant aucune protestation alors que plusieurs hommes armés sortent soudain du bâtiment.

" Courrez !"

Et c'est un sourire presque excité qui se dessine sur les lèvres de l'entité alors que le rubis reflue sur son corps pour l'alléger et que une lance de fer brute se matérialise dans sa main avant qu'il se s'élance vers les hommes avec la précision létale d'un serpent.

Saisissant la main d'alouarn il ne réfléchit pas, obéissant aux ordres de son entité sans réfléchir, d'autres hommes déboulant soudainement de ruelles adjacentes armées de divers ustensiles aux allures des plus désagréables. alors que dans son esprit une voix retentit soudainement.

Invoque-moi.

Une mine interloquée alors que l'intervention le surprend. Une simple réponse retentissant dans son esprit.

Cela fait longtemps que je ne me suis pas produit.

Son regard écarlate balaye l'assemblée alors qu'il distingue la petite fontaine sur le côté. La litanie retentit alors que les mots coulent tel un chant devant le barrage formée par les hommes aux expression des plus inamicales « Ô récifs de la dansante, Voix ensorcelante, dans l'air la magie se répand comme une traînée alors que c'est le bruit des récifs qu'il semble porter. Doux échos de l'harmonie chantante, dans la fontaine l'eau semble s'animer alors que le son si caractéristique des récifs semblent en émaner. Viens à moi Lys l’enivrante. » Que de l'eau la silhouette féminine émerge, sa crinière violette semblant danser alors que la queue de poisson claque sur la surface de l'eau, attirant l'intention des agresseurs légèrement interloqués. Sa voix mélodieuse retentissant alors qu'elle approche une étrange flûte de coquillage de ses lèvres violettes.

" Bonjour cher public. Pour votre plus grand bonheur permettez-moi de me présenter. Lys, la splendide et l'unique Lys. Et rien que pour votre plaisir laissez-moi vous interpréter l'un de mes chefs d’œuvres que vous n'êtes pas prêt d'oublier."

Un sourire pervers qui se dessine sur ses lèvres alors qu'elle porte l'instrument à ses lèvres, les balourds s'approchant d'elle avec une expression de sadisme non dissimulée.

Le souffle s'extirpe de ses lèvres alors que la mélodie retentit, un son d'une portée inégalé, comme si les récifs eux-même chantaient, une symphonie aussi pure que poétique, hypnotisante à la manière des charmeurs de serpent alors que sous son impulsion l'eau autour d'elle s'anime comme pour lui obéir, qu'elle s'élève pour former la silhouette d'un serpent aqueux, un serpent grossissant alors que sous l'impulsion de la mélodie il s'extirpe de l'eau pour fouler le sol sur trois mètres de longueur. Scène irréelle alors que dans son esprit la voix retentit comme pour le ramener à la réalité.

Cours imbécile !

Il reprend contact avec la réalité alors que d'un mouvement sec sa main tire celle d'Alouarn pour reprendre la course, au loin se dessinant déjà la silhouette d'une église délabrée en bordure du village.

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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Mar 16 Juin - 13:00

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Alouarn Grimgorson

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Je suis un comédien Et je suis ma destinée !



PARTICIPANTSAlouarn Grimgorson & Altiel Rudraksha
Résumé • Hiver 791, Alouarn répond à une mission : elle indique qu’un homme a disparu alors qu’il partait pêcher. Sa femme ne sait plus quoi faire. Le jeune comédien se rend donc au moulin en question, et rencontre un autre mage, Altiel Rudraksha. Ensemble, ils décident de tenter cette aventure. Néanmoins, les choses se compliquent lorsqu’ils essaient de trouver qu’elle est cette mystérieuse créature qui orne le carnet de note de l’homme en question. Ils ont une première confrontation au marché avec la crémière : Altiel finit par appeler l’une de ses entités pour que la vieille femme nous livre tous ses secrets. Malheureusement, elle leur délivre que très peu d’informations. Elle leur donne néanmoins un nom et un code pour trouver les renseignements nécessaires. Toutefois, il y a anguille sous roche et, quelques minutes après être parti du marché, ils se font attaquer dans les rues de la ville, alors qu’ils cherchaient leur chemin. Altiel invoque une seconde identité, alors que leur course effrénée semble les mener vers une église.



Mystérieuse disparition


Le temps se suspendit un instant. La surprise se lit dans mon regard. Pourtant, je le savais, oui, j’avais eu vent de la fourberie des hommes. La peur était passée. Et la haine avait gangrené dans ces immondes petits cœurs. Et mes yeux transformèrent la scène qui était en train de se jouer dans les rues de la ville. Les maisons devinrent les grandes tours d’une fortification. Nous étions encerclés par l’ennemi. Un cri nous intimant de courir retentit dans les airs, alors que le serpent se mouvait vers l’adversaire, lance au poing. C’était un guerrier, un véritable chevalier. Je sentis une main m’agrippait : elle me tirait, m’enjoignait de la suivre sans plus attendre. Ils étaient partout, tout le temps. Ils étaient nombreux. Je perdis alors le compte de nos assaillants. Alors que je levais les yeux vers les toits, je vis un chat bleu, toutes dents dehors, me sourire. Il était venu. Je fronçais les sourcils : vraiment étrange ! D’habitude, il se cantonnait à Wonderland : il ne s’était jamais produit dans la réalité. Il se mit à suivre nos mouvements, laissant cette grimace figée sur son visage. Il me faisait froid dans le dos. Nous nous arrêtâmes : Altiel entama une nouvelle litanie. Dans ma tête, une voix se mit à résonner. Je n’avais aucun doute quand à l’identité de ce dernier : ce n’était vraiment pas le moment de venir hanter mes pensées.

❝ ▬ Il court, il court le furet, le furet du bois joli ! Il est passé par ici, il repassera par là ! Petit oiseau, si tu n’as pas d’ailes, et bah tu peux pas voler ! Oh petit oiseau ! Attention, derrière toi ! Voraces rapaces qui se délectent de vos appétissantes carcasses. This way or this way ? ❞

Il n’y avait plus de ruban vert. Le rouge avait pris possession de la totalité des ruelles. Je sentis la panique naitre en mon sein. Il ne fallait pas. Non, pas maintenant. Une douce mélodie vint m’extirper de mes pensées : sous les impulsions de l’instrument, un monstrueux serpent s’éleva doucement, puis vint ramper sur le sol, laissant derrière lui une trainée humide. Je n’aimerais pas me retrouver face à un tel adversaire. Notre course reprit. Je laissais de côté ce que je venais de voir, du moins, pour le moment. Il fallait se concentrer sur notre mission. Un corbeau vint se poser sur un poteau : il nous regardait de son œil unique, alors que le monde venait de basculer. Nous ne nous étions pas fait des amis, à mon grand désarroi. Voilà qui allait compliquer notre investigation. Alors que nous prenions une petite ruelle à droite, le souffle court, je suppliais Altiel de ralentir :

❝ ▬ Tu crois qu’ils sont encore derrière nous ? Tes amis ont du les arrêter depuis tout ce temps. Il faut absolument que nous réfléchissions à notre situation. Nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. Nous devons nous présenter de ce pas à l’église que nous avons vue il y a quelques instants. C’est notre seul moyen de sortir de ce traquenard. Il va falloir convaincre le vieux Gildas de notre bonne foi.❞

Je pris de grandes inspirations, faisant ainsi le vide dans mon esprit, ou presque. Il y avait toujours cette petite voix qui me suivait, partout. Un sourire vint hanter une affiche : je le reconnus. Je m’approchais, sourcils froncés. Je pris ma manche, et tentais de l’effacer. Plus je frottais, plus il grandissait.

❝ ▬ Ne soyez pas si pressé de croire tout ce que l’on raconte. Ces barbares ne sont tout bonnement pas prêts à accepter l’excentrique folie dont nos actes font preuves. Le Chapelier fou aurait-il oublié ceci ? S’installer dans ses rêves est une porte vers l’oublie, oui, l’oublie de vivre. Pourquoi t’accroches-tu à moi alors que tu sais pertinemment bien que je n’existe que dans le monde imaginaire de Wonderland ? ❞

Au loin, nous pouvions encore entendre les fracas d’une bataille sans âge. Un frisson parcourut mon corps de haut en bas. Une légère brise se leva, laissant le froid s’installer. Je n’eus pas le courage de lancer à ce vent mes sentiments. Ce n’était vraiment pas le moment. Notre ami, le vorace rapace, me rappela à l’ordre. Il avait raison : d’étranges bruits se faisaient entendre sur notre gauche. Je plissais les yeux pour voir ce que la pénombre nous réservait. Peine perdue. Je n’apercevais rien, rien du tout. Pourtant, ces ignobles petits sons persistaient. Quelqu’un ou quelque chose était en train de gratter, de racler du bois : la plupart des maisons qui nous entouraient était faite de cette matière. Je sursautais lorsqu’un tonneau, contenant certainement du vin, perdit l’équilibre et se fracassa nonchalamment contre le sol, répandant une étrange substance contre le sol : ma supposition première était inexacte ! Mais, si ce n’était pas ce liquide raffiné que l’on servait durant les repas de fête ou dans les tavernes de bonne réputation, qu’est ce que c’était ?

❝ ▬ Tu commences à comprendre, n’est ce pas ? Tout le monde sait ce qu’il aura à endurer s’il arpente ce sentier-ci ! Ou peut-être a-t-il choisi ce chemin-là ! Après tout, peu importe le chemin que tu prendras maintenant, tu finiras bien par arriver quelque part. Reste à savoir si tu es prêt à affronter ce qui vous attend. Parfois, il faut savoir, oui, connaître ses limites. Es-tu sûr d’embrasser les tiennes ? Tu as beaucoup vagabondé jusqu’à présent, mais tu n’es pas plus avancé que lorsque tu as débuté ton enquête, hein ? ❞

❝ ▬ Faux. Nous avons beaucoup d’éléments en notre possession. Néanmoins, nous ne savons pas encore quelle est leur place. C’est un puzzle géant qui ne demande qu’à être fait. Ne restons pas là, j’ai un mauvais pressentiment.❞

❝ ▬ Comptes-tu partir sans avoir examiner cette étrange substance ? Ce serait fort dommage de perdre un indice, aussi humble et précieux soit-il. ❞


❝ ▬ Je dois t’avouer que nous sommes assez pressés. Une enquête nous attend. Le savoir n’attend pas : il avance, inlassablement, sans prendre le temps de patienter, même quelques instants, pour que nous puissions le rattraper. ❞

❝ ▬ Foutaise. La connaissance a, certes, toujours une longueur d’avance sur les hommes, même parmi les plus érudits d’entre eux. Elle a toute une vie devant elle, et plus encore. Ne te méprends pas sur la nature même des ressources qui sont à ta disposition. Je ne vois pas une course pour le savoir, je ne suis que le témoin d’un schizophrène qui fait preuve d’impatience. ❞

Je grommelais quelques mots inintelligibles, et m’approchais alors du liquide. Je m’accroupis : une odeur âcre et rance me prit à la gorge. Je me bouchais le nez et me couvris la bouche : ça sentait la moisissure, les algues, et la viande avariée. Pourtant, cela avait bel et bien la couleur du vin. Je me penchais jusqu’à voir mon visage dans cet humble miroir : mon reflet me fit face quelques secondes avant de se troubler. Des ondulations vinrent perturber ma contemplation, et l’image que l’on me renvoyait changea, laissant apparaître un serpent serti d’émeraudes et d’autres pierres précieuses. Il ressemblait étrangement au dessin qui se trouvait sur le carnet… Même les tentacules qui ondoyaient lentement faisaient plus vrai que nature. Un croassement fit office d’alerte : la réalité me rattrapa de plein fouet. Un peu plus, et mon visage se retrouvait à tremper dans cette horrible bouillasse. Cette image animée m’avait attiré comme un aimant. Intrigué, je cherchais un récipient du regard pour prélever un peu de cette substance. Non loin de là, sur une fenêtre, reposaient de petits pots en verre. J’observais quelques instants les coins et recoins de la rue, avant de m’approcher prudemment de l’encadrement : je n’étais pas un voleur. Néanmoins, je n’osais frapper à la porte pour demander s’il était possible d’emprunter, pour la bonne cause, ces pots. Je sursautais alors qu’un horrible craquement se faisait entendre sur ma gauche. Le premier signe fut un rat, aussi gros que mon poing, qui s’avança, sans aucune crainte, vers le centre de la ruelle, à l’endroit même où Altiel se tenait. Je déglutis difficilement lorsqu’ils devinrent de plus en plus nombreux. Je murmurais :

❝ ▬ Ça ne sent pas bon, pas bon du tout. (D’une voix forte, je lançais à mon camarade.) Fais attention à toi ! On ne sait pas de quoi son porteur ces bestioles. Prends garde à ce qu’aucun ne te morde. Ce n’est pas normal qu’il y ait autant de rongeurs, même pour un quartier aussi infâme que celui-ci ! ❞

Je pris l’un des bocaux, et me précipitais vers les tonneaux qui étaient encore intacts. J’en ouvris un autre : il contenait la même substance que celle qui se trouvait maintenant sur le sol. Je plongeais mon flacon dans le liquide, et l’en ressortis aussi rapidement que je pus. La liqueur se mit à fumer : je refermais mon récipient. Ce dernier devint chaud au toucher. Je fus assez surpris, mais n’en tins pas compte pour le moment. Je l’enveloppais dans un vieux mouchoir, et le mis dans ma poche. Il était temps de partir en direction de l’église. Je fis signe au jeune homme de me suivre, en prenant bien garde de ne pas marcher sur l’un de nos amis à quatre pattes. Il n’y avait plus aucune trace de ces banderoles de couleur : il allait falloir nous débrouiller seuls à présent. Un soupir s’échappa de ma bouche, alors que nous sortions de la ville. A quelques mètres de la bordure de cette dernière se trouvait une vieille église délabrée, se tenait encore fièrement debout. A en juger par son aspect, elle devait avoir, au moins, deux cent ans. C’était un drôle d’endroit pour établir un premier contact. Autour de la demeure du Seigneur se trouvait un cimetière. Il n’était plus entretenu depuis très longtemps. Je m’avançais pour faire les constatations essentielles, et fut surpris de voir que plusieurs tombes, malgré l’état de délabrement notoire, étaient soigneusement conservées. Pourquoi ? Alors que j’examinais soigneusement ces pierres tombales, un homme, tenant la main à une affreuse poupée, s’avança vers nous d’un pas mal assuré. Je me levais et vins me mettre à côté de mon compagnon de route. Il s’arrêta à quelques mètres de notre position, et nous nous toisâmes du regard. Il n’y avait aucune crainte dans ses yeux. Il semblait être au courant de beaucoup de choses. Il prit alors la parole, après plusieurs minutes de silence :

❝ ▬ Belle journée pour mourir, messires ! ❞






J’éclatais de rire, ce qui eut pour effet de le surprendre. Je ne bougeais néanmoins pas d’un pouce, plongeant mon regard dans le sien. Il allait d’un interlocuteur à l’autre, ne sachant alors sur quel pied danser. A dire vrai, il était beaucoup plus déstabilisé qu’il ne le laissait paraître. Il ne s’attendait peut-être pas que je le prenne de façon si légère.

❝ ▬ Qui es-tu ? ❞






Je laissais le vent répondre à ma place l’espace d’un instant, avant de répondre :

❝ ▬ Le petit joueur de légendes. ❞






❝ ▬ Impossible, il est mort. ❞






❝ ▬ Un membre de ma famille portait le même pseudonyme. ❞






❝ ▬ Il ne nous a jamais parlé de son fils. ❞






❝ ▬ Je suis son petit-fils. ❞






❝ ▬ Et lui ? Qui est-ce ? ❞






❝ ▬ Un invocateur. ❞






❝ ▬ Comment s’appelle-t-il ? ❞






❝ ▬ Mon pseudonyme seul devrait te suffire. ❞






❝ ▬ Je crains malheureusement que les règles aient changé. Personne n’entre sans avoir, au préalable, passé devant la vérité, que je suis ! Et pour le moment, celle que vous m’offrez n’est pas satisfaisante ! Qui vous envoie ? ❞

❝ ▬ Je crains que la réponse ne vous déplaise. Il se trouve que nous avons eu quelques petits accrochages avec la population depuis que nous sommes à la recherche d’un certain Eric Babouin. Mais soit, jouons le jeu. C’est Mary la crémière qui nous a parlé du vieux Gildas. ❞

❝ ▬ Nous sommes au courant de vos déboires avec certains d’entre nous. Il faut dire que vous n’y êtes pas aller de main morte. Êtes-vous à la recherche de gloire et de fortune ? ❞

❝ ▬ Pour ma part, seule la mission qui nous a été confiée compte. Le reste, je n’en ai que faire. ❞






❝ ▬ Pourquoi chercher cette créature ? ❞






❝ ▬ Elle est notre seule lien entre notre homme disparu et la réussite de notre tâche. ❞






❝ ▬ Que vous rapporte-t-elle ? Pourquoi risquer votre vie pour un homme que vous ne connaissez même pas ? ❞




❝ ▬ N’est-ce pas la tâche première d’un mage que de venir en aide à son prochain ? Ne vous méprenez pas sur nos intentions. (Je jetais un coup d’œil à Altiel : à dire vrai, je n’avais aucune idée de ses intentions à lui.) Nous ne sommes pas là pour chercher des noises, seulement des réponses à nos questions. ❞

❝ ▬ Et bien, c’est dommage, vous avez malheureusement frappé à la mauvaise porte. ❞




Non, non, non, ça ne se passait pas du tout comme prévu. Je courus après cet homme car, oui, il était déjà en train de partir. Alors que je voulus attraper son épaule, ma main passa au travers de son corps, comme si c’était un fantôme ou… une illusion ! Nous nous étions fait berner. Les fantômes n’existant pas, il ne pouvait s’agir que de cela. Je me dirigeais vers la porte de l’église qui, il fallait s’y attendre, était fermée à double tour. Il fallait à tout prix éviter de nous attirer des ennuis. Non, je pensais que tout ceci était un test, oui, une audition qui nous permettrait, si on la réussissait brillamment, d’entrer en contact avec ce fameux Gildas. Alors que je me creusais les méninges, une odeur de cramer vint jusqu’à mes narines : la poche dans laquelle j’avais mis le flacon était en train de brûler. Je retirais précipitamment ma veste.

❝ ▬ Et merde !❞






Il ne resta bientôt plus que le récipient. Je me précipitais vers ce dernier pour le récupérer. Alors que je posais ma main sur le verre, je sentis une bien curieuse chaleur entrer en contact avec ma peau. Je retirais promptement ma patte lorsque je vis que cette chose voulait la dévorait, non pas en la mangeant, mais en la brûlant profondément. Une plaie apparut sur ma main : ma chair était à vif. Je retins un gémissement de douleur. Je me décidais à enlever mon tee-shirt, malgré le froid hivernal qui régnait en ces lieux, et en déchirais quelques morceaux pour m’en faire un bandage.

❝ ▬ Je suis sûr que nous avons tous les éléments sous les yeux. As-tu une idée ? Je pense que nous devrions nous tourner vers cet étrange cimetière. Nous pourrions peut-être trouvé des éléments qui nous aideraient dans notre enquête. ❞

Torse nu, je me dirigeais vers le cimetière en question, et commençais à chercher un indice, quelque chose qui nous soutiendrait dans notre pitoyable action que de retrouver cet homme vivant. Je ne savais que faire. Pourquoi y avait-il des tombes propres et d’autres laissaient à l’abandon ? Quelle était cette étrange substance qui m’avait causé bien des dommages ? Comment entrer dans cette église, lieu qui semblait être la dernière demeure du vieux Gildas ? Pourquoi se servir d’illusions pour accueillir les visiteurs tel que nous ?




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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Lun 7 Sep - 12:33

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Alouarn Grimgorson & Altiel Rudraksha


" Te lier c'est accepter le pire comme le meilleur, te perdre et te noyer, t'oublier toi et tes pensées, tes idéaux et tes rêves. Tu n'es jamais seul Altiel, nous sommes là et il est là, veux-tu prendre le risque que quelqu'un d'autre puisse pénétrer dans cet intimité ? Que quelqu'un puisse nous séparer, briser ça ? Puisse te faire oublier que seule compte la nature et sa beauté ?"


Essoufflé le corps ondule pour esquiver un nouveau coup, la queue de serpent luisant déjà de diverses plaies alors que le nombre des assaillants augmente. Un souvenir désagréable alors qu'elle le renvoi dans les affres de son passé, d'une vie qui fut il y'a bien longtemps celle d'un autre, humaine.
Une mort dans les larmes et le sang aux pieds des majestueuses montagnes de fer. Le fer de la lance siffle alors qu'elle transperce les chaires, un ultime coup qui sembla faire la différence alors qu'au bruissement du corps tombant au sol les assaillant refluent pour disparaître, laissant le gardien minéral empreint d'une certaine incompréhension, une incompréhension et un soulagement alors qu'il se laisse sombrer, disparait en mille éclats de pierre scintillantes.

***


Plus loin le son de la mélodie retentit entre les maisons, le bruit des récifs s'imposant à toute la rue plongeant la scène dans une atmosphère totalement irréelle alors que le serpent danse, attaque inlassablement ses proies qui font jaillir l'eau de son corps à coup d'armes, petit à petit, inlassablement son imposante masse diminue alors que l'eau vient s'éclater au sol. Une crispation du visage alors que les doigts redoublent d'habilité dans le déroulement de leur mélodie, le son s'intensifiant, l'un des hommes franchissant le périmètre de protection imposé par le serpent aqueux pour foncer sur la créature de mythe, une intense frustration alors qu'elle relâche ses doigts de l'instrument, l'eau retombe au sol en un fracas sourd, l'arme s'apprête à la faucher, créature mortel et pourtant sans défense alors que privée d'eau elle est bien incapable de se mouvoir avec sa queue de poisson.

Un souffle alors que l’instrument retrouve ses lèvres, une nouvelle mélodie, plus forte et plus puissante, ensorcelante alors que les récifs s'imposent à nouveau comme un chant envoutant, un requiem aux sons aussi séduisant que mortel alors que l'eau s'élève à nouveau à une vitesse stupéfiante pour encercler les assaillants, formant un véritable tourbillon stoppant l'arme s'apprêtant à la frapper alors que la lame se brise face à la pression de l'eau. Un étau qui se resserre alors que les doigts dansent avec une précision folle, accélérant la cadence, le tourbillon se refermant sur eux, gagnant du terrain alors qu'ils reculent pour empêcher leurs membres d'être déchiquetés par les eaux furieuses. Le requiem des sirènes les enlaces pour ne plus les lâcher alors que très vites ils se retrouvent bloqués, incapable de faire un pas, l'eau les frappant de sa pression, déchirant les chaires sous les hurlements, des hurlements bien incapable de couvrir le son de la mélodie surnaturelle.

Puis soudainement l'eau retombe au sol, laissant s'effondrer les corps meurtries alors que l'instrument quitte les lèvres violettes sur un sourire sadique et plein de suffisante, un sourire avant qu'elle ne disparaisse en un étrange vent laissant vivre une dernière fois les récifs de la dansante.

***


Figé et perdu il n'aperçoit qu'à peine ce que son allié est en train de faire, son esprit bien tôt concentré sur les combats se déroulant alors qu'il sent ses réserves d'énergies cesser de s'écouler, qu'il sent que Shal à quitter les lieux suivit par Lys, qu'il espère que rien de trop grave n'a pu leur arrivé.

Les rats déboulent et sur le coup il ne les voit pas, ce n'est que l'écho de la voix d'Alouarn qui lui fait reprendre contact avec la réalité, qu'il peut voir les rats sortir toujours plus nombreux, provoquant un mouvement de recul. Une situation qu'Alouarn brise en l'entraînant plus loin.

Les choses deviennent incontrôlables et de plus en plus étrange alors que proche du cimetière et de l'église un homme apparait, un échange improbable qu'il ne comprend pas, il s'apprête à répondre, l'homme disparait avant qu'il n'en est le temps.

Son aura éclate alors soudainement, d'un bleu acéré et glacial alors qu'il se passe un événement des plus improbables, évolution de sa magie s'étant engagée, prémices de ce que bientôt il serait capable de faire alors que l'entité s'empare de son corps provoquant le changement de ses traits, que ses cheveux de feu poussent en une crinière écarlate semblant ondulé au rythme d'un courant invisible, que son corps s'affine, se féminise quasi intégralement alors que ce n'est plus un homme, mais une femme aux cheveux écarlates et aux yeux d'opale qui se tient désormais là, son aura glaciale s'imposant alors que sa voix implacable s'élève comme pour parler à l'invisible.

" Mon nom est Calypso. J'ignore qui vous êtes vieil homme, mais je suis certaine que vous savez pertinemment ce que je suis et qu'elle est cette créature que ces deux inconscients cherchent, après tout nous sommes frères d'une certaine façon n'est-ce pas ? Alors cessez votre jeu puérile et vos mystères, tout ceci n'est qu'une question de curiosité, un curiosité couplé à un appel qui vous dépasse et je suis certaine que vous ne voulez pas vous attirer notre courroux, aussi bien pour vous, que pour tout les habitants de ce village putride. "

Un instant de flottement alors que l'incarnation se rompt, laissant réapparaître un homme perdu et hagard, bien inconscient de ce qui venait de se produire en son propre corps, un silence auquel succéda le bruit d'une porte grinçante alors que la silhouette du vieux Gildas apparut derrière la porte de l'église pour les inviter à entrer discrètement.

Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: Mystérieuse disparition (PV Altiel)   Ven 13 Nov - 14:33

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Alouarn Grimgorson

Indépendant Légal

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Je suis un comédien Et je suis ma destinée !



PARTICIPANTSAlouarn Grimgorson & Altiel Rudraksha
Résumé • Hiver 791, Alouarn répond à une mission : elle indique qu’un homme a disparu alors qu’il partait pêcher. Sa femme ne sait plus quoi faire. Le jeune comédien se rend donc au moulin en question, et rencontre un autre mage, Altiel Rudraksha. Ensemble, ils décident de tenter cette aventure. Néanmoins, les choses se compliquent lorsqu’ils essaient de trouver qu’elle est cette mystérieuse créature qui orne le carnet de note de l’homme en question. Ils ont une première confrontation au marché avec la crémière : Altiel finit par appeler l’une de ses entités pour que la vieille femme nous livre tous ses secrets. Malheureusement, elle leur délivre que très peu d’informations. Elle leur donne néanmoins un nom et un code pour trouver les renseignements nécessaires. Toutefois, il y a anguille sous roche et, quelques minutes après être parti du marché, ils se font attaquer dans les rues de la ville, alors qu’ils cherchaient leur chemin. Altiel invoque une seconde identité, alors que leur course effrénée semble les mener vers une église.



Mystérieuse disparition


Un orage gronda au loin. Il me rappela ô combien la haine et la colère se baladaient librement dans les rues de la ville. Est ce que les dieux de la nature avaient une dent contre nous ? Je ne saurais le dire. Lorsque mon camarade se « transforma » en une entité du nom de Calypso, je restais interdit. L’aura glaciale que cette femme dégageait était un mélange de frustration et d’incompréhension, peut-être avec une pointe de haine. Je la laissais prendre possession de l’espace : moi qui avais un doute sur le bien fondé de cette intervention, je fus agréablement surpris. Le vieux Gildas se présenta quelques minutes plus tard à la porte de la vieille église. Il se mouvait facilement dans les ombres, comme s’il avait peur de la lumière. Il se faisait discret, un peu trop à mon goût. Que cherchait-il à cacher ? Celui qu’on recherchait valait-il tous ces secrets ? Je m’approchais donc rapidement de notre homme. Je me mis face au vieux Gildas, et lui tendis ma main en guise de salut. Je ne savais pas trop comment abordé mon nouvel interlocuteur : je le trouvais étrange. Il ne rentrait pas dans les conventions de la société, ne se souciait guère des normes. Je déglutis difficilement avant de lancer un timide :

❝ ▬ Euh… Bonjour ! ❞





Pathétique. Peu faire mieux. Je tentais de continuer :

❝ ▬ Je suis le petit joueur de légendes. Voici mon compagnon de route en qui… ❞




Devais-je lui accorder ma confiance ? Je me repris :

❝ ▬ … Sur qui nous pourrons compter dans les moments difficiles mais aussi dans les actions, certes éphémères, de la joie et de la bonne humeur. Nous aimerions nous… ❞


Il me coupa dans mon élan :

❝ ▬ Pas si vite, jeune homme ! Nous devons d’abord nous mettre à l’abri. Dites à votre ami de ne pas rester planté là. Nous sommes beaucoup trop exposé ! ❞


Je demandais, un peu surpris de sa répartie :

❝ ▬ Exposés à quoi ? De quoi vous cachez vous exactement ? ❞




Il siffla entre ses dents :

❝ ▬ Pas parler aussi fort ! On va se faire remarquer ! Prends ta fiole et ton ami, et entre sans te faire prier ! Je n’ai pas de temps à perdre avec le monde de la surface ! ❞

Je restais quelque peu dubitatif devant ses paroles mais je fis ce qu’il dit. Je me grattais le nez avant de me moucher dans ce qui restait de mon tee-shirt : je commençais à avoir froid. Je me retournais vers Altiel et lui fit signe d’approcher. Le vieux Gildas crut bon de préciser à nouveau :

❝ ▬ La fiole ! Il faut récupérer la fiole ! ❞





Je n’osais pas lui demander pourquoi elle était aussi importante. Je m’approchais de celle-ci, un peu anxieux. Mon corps se rappelait que trop bien la marque qu’elle avait laissée. Je déglutis difficilement alors que ma main encore valide se rapprochait dangereusement du flacon : aucune chaleur ne se dégageait de ce dernier. Je m’interrogeais sur le comment du pourquoi : comment une lotion dont l’aspect ressemblait fortement à du vin pouvait laisser de telles empreintes ? Je remarquais, non sans une certaine crainte, que l’herbe autour de la flasque avait dangereusement noirci. Je me risquais à la toucher mais rien ne se produisit. J’en fus soulagé. Je la pris avant de revenir sur mes pas. Je n’eus rien le temps de faire que le vieux Gildas s’était précipité sur le bocal en hurlant :

❝ ▬ Mon précieux ! Plus toucher maintenant ! Le vieux Gildas s’occupe de tout à présent ! Vite, vite, vite ! Mon précieux à réagi : il va falloir lire les signes ! Pourquoi ne pas avoir dit avant, mon précieux ! Si j’avais su, j’aurais ouvert la porte avant ! Oh, c’est trop tard, maintenant ! Le vieux Gildas va encore se faire disputer ! ❞

Puis il disparut dans l’église, laissant la porte entrouverte derrière lui. Je restais quelques instants sans voix, les bras le long du corps, les mains vides. Que devais-je penser de ce qui venait de se passer ? Etait-ce vraiment lui le vieux Gildas ? J’haussais les épaules et, après avoir jeter un coup d’œil à Altiel, je me décidais à faire une ouverture un peu plus grande. L’accès grinça longuement : son gémissement se répercuta dans tout le bâtiment. Un vent frais venant de l’intérieur de la bâtisse vint se jouer de mes cheveux. Je frissonnais. Je rentrais, espérant que mon compagnon me suivrait. Le cœur du bâtiment était agencé de façon bien mystérieuse. Où que je pose mon regard, un immense bassin creusé à même la pierre : ce dernier était empli d’une eau claire. Je m’approchais et trempais mes doigts dans le liquide : étonnamment, celui-ci était agréablement chaud. Je me pris à rêver que j’étais complètement nu dans ce lac, et que mes muscles se délectaient de la chaleur qu’il dispensait. Un cri retentit. Cela ne suffit pas à me faire sortir de ma torpeur. Je ne voulais faire qu’une avec lui. J’étais comme asphyxié par ses odeurs, par ses émanations corporelles. Je personnifiais cette eau. Et je m’unis à elle en m’immergeant complètement. Je ne sus combien de temps je restais ainsi, immobile. Un bras vint m’agripper et sortit, en premier lieu, ma tête hors de l’eau. Je pus de nouveau recevoir de l’air. Mes poumons en demandaient, mon corps entier en réclamait. Je me débattis, voulant retourner dans les bras de ma tendre et bien aimée. La voix du vieux Gildas retentit :

❝ ▬ Reprends-toi, jeune homme ou l’eau t’emportera à tout jamais. Ne deviens pas comme le vieux Gildas. ❞



Et il m’assena un coup violent sur la tête. A moitié assommé, une petite voix dans ma tête me disait que tout ceci n’était pas vrai, que mes envies primaires avaient été exacerbées au maximum. Lorsque je revins à moi, j’étais allongé sur le sol et je grelottais : j’étais trempé. Je demandais en murmurant :

❝ ▬ Qu’est ce qui s’est passé ? ❞





Le vieux Gildas me répondit :

❝ ▬ Pas le temps de discuter pour le moment. Le maître va bientôt arriver. Il ne doit pas vous trouvez là. ❞



J’eus le courage de lancer :

❝ ▬ Mais, de qui parlez-vous ? ❞





❝ ▬ De mon maitre, celui qui gouverne les mers, celui dont il ne faut pas provoquer le courroux. Venez, je vais vous conduire à mes quartiers. Vous verrez, ils sont sommaires, mais vous aurez de quoi vous réchauffer le temps que je revienne. ❞

Je jetais un coup d’œil à Altiel, lui tendit ma main en espérant qu’il la prenne : j’avais besoin de me rassurer. Je n’étais pas très à l’aise en compagnie du vieux Gildas. A bien y penser, nous avions vécu beaucoup de choses, et il serait bon de faire le point. Nous le suivîmes dans un dédale de couloirs mal éclairé pour arriver dans des galeries souterraines : on aurait dit un charmant trou de hobbit. Il nous installa devant un bon de cheminée après avoir étendu mes vêtements sur un fil. Pour cacher ma nudité, le vieux Gildas me couvrit d’une couverture bien chaude. Lorsqu’il fut parti voir son « maitre », je crus bon de poser des questions fatales :

❝ ▬ Tu crois qu’on peut lui faire confiance ? Tu crois qu’il nous dit la vérité ? Veut-il vraiment nous protéger ? Pour ma part, je serais bien incapable de remonter à la surface. J’aurais pouvoir bien aimé savoir qui est ce maitre dont notre hôte n’arrête pas de parler… ❞




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