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Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn]
 MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn]   Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn] - Page 2 EmptySam 11 Juil - 15:22

Drake Fulgur
Drake Fulgur

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nouveau masque : ff3300

Je souris pour cacher ma gêne, je souris pour oublier que je suis le fautif et j'aperçois leurs regards pervertis par la peur plutôt que par la colère et je ne comprends pas vraiment. Cette blonde, cette mage de Fairy Tail que je ne semble pas apprécier se rue vers moi et je ne peux que me laisser faire. C'est une femme après tout. Elle me pousse, je bascule en arrière et je vois la gargouille s'emparer d'Azulie alors que je m'apprétais tout juste à rouspéter contre le geste de cette dernière. Qu'est-ce que ca lui aura servi à défouler sa haine sur moi ? A rien, regardez-là maintenant, elle se fait prendre en otage par une de ces gargouilles. Quelle idiote. Je la vois s'envoler au loin et je me dis tout de même que nous devrions aller la chercher. Cette gargouille n'a pas le droit de faire ce qu'elle veut, ça non ! Toutefois je penserai à la remercier de faire comprendre à la mage de Fairy Tail que tout ne fonctionne pas avec la violence. Hahaha, et dire que c'est moi qui dit ça. Enfin, je ne suis pas violent tous les jours, juste les jeudi... Pourquoi ? Parce que les jeudi, y a baston à l'école, y a le petit Drake qui rentre tard le soir dans la ville d'Hosenka parce qu'il voulait pas rentrer avec les autres, parce que les jeudi c'est devenu un calvaire depuis et que tous les autres jours de la semaine, c'était moins chiant.

Une main surgit dans mon champ de vision qui scrutait l'horizon où la bête ailée s'en était allée se réfugier dans une tour et je lève les yeux vers son possesseur, Alouarn. Je souris, content de le savoir toujours avec moi tandis que sa boutade me titille légèrement. Je ne suis pas un tire-au-flanc ! Bien sur que je continuerai de découvrir le secret de ce manoir. Il me demande ensuite comment je compte sauver Azulie et je lui réponds d'un ton lent et grave.

Je ne sais pas, il faut déjà la retrouver et par là j'entends qu'il faut la chercher tout simplement. En général je ne traque pas les gens, je les attire et ça suffit pour qu'ils se montrent mais là ça ne marchera pas. Encore je pourrais hurler tout ce que je pense de Fairy Tail pour la provoquer mais je ne pense pas que la gargouille la libère juste pour qu'elle démente à nouveau ce que je lui aurai dit. M'enfin, tout ça n'est que politique aussi et ne te regarde pas. N'est-ce pas ?

Je le regarde avec un sourire, synonyme de la provocation, de ce côté mesquin qui a toujours existé en moi et qui, étrangement, ne demande qu'à être extériorisé avec ce genre de personnes. Mais aucune réaction ne se fait en réponse, il se retourne et prend seulement en compte le fait qu'il faut que nous avançons. Ma foi, il n'a pas tord de s'y prendre au plus tôt. Je l'observe discrètement puis demande à Iron de s'en aller puis je suis ses pas, étudiant la manière appliquée avec laquelle il s'écarte des arbres sur les côtés. Quand soudain il se recule et mon regard passe de ses jambes à la bâtisse qui se trouve juste en face. Un large rictus s'affiche sur mon visage à la vue du nouveau masque sur la porte de la maison et montre à mon partenaire que mes intentions vont à l'envers des siennes. Si cela a fonctionné la première fois, il n'y a aucune raison que la deuxième rate. Tout dépend de la tournure du mot "fonctionner" que l'on prend après. Mais soit, je fais comme si j'approuvais et efface aussitôt le sourire de mon visage, suivant à nouveau Alouarn dans sa quête vers une nouvelle entrée. Seulement un sifflement s'empare de mon oreille, un son léger et faible mais tout aussi gênant. c'est alors que je discerne ces mots.

Viens, voyons, ne fais pas le peureux.

Et il me semble que ces mots proviennent de la maison. Je me tourne et revient sur mes pas sans prévenir le mage alors que ce dernier me fait signe de le suivre puis je me poste devant la maison avant de monter les quelques marches d'escalier. Là, le masque reste inerte, inanimé au premier abord, et je le regarde avec insistance.

Bouh !

Des lumières violacées apparaissent au milieu des orbites du visage d'effroi alors que je ne bouge même pas. Il semble qu'il ait voulu me faire peur, mais cela n'a pas fonctionné. Ma main vient chercher mon menton avant que je le questionne sur la raison de sa présence.

Non, moi c'est Drake. Et toi, qui es-tu ? Que fais-tu là ?

Sa bouche s'ouvre, aucun son n'en sort, seul le cri effrayé d'un être qui m'est familié se fait entendre, Alouarn. Je fronce les sourcils et j'en déduis qu'il s'est aussi fait capturer.

Je vois, c'est combien la rançon pour les deux ?

Rançon ? Haha, ne me dis pas que tu crois qu'on va te les rendre. Vous êtes à nous maintenant. Plus aucune sortie n'est possible.

Très bien, dans ce cas je veux rentrer.

Rentrer ? Cela revient au même. Sortir, rentrer, tout cela est impossible.

Non, j'aimerai entrer dans cette maison que tu gardes.

Oh... Très bien, tu me facilites la tâche, tu sais ?

Sans doute.

Le masque rit légèrement et ouvre la bouche, il l'ouvre tellement grande que sa taille égale celle de la porte. Et au milieu une sorte de gouffre magique est présent. Je m'avance alors et contre toute attente, je pénètre à l'intérieur de la cavité. Le pas lent, j'avance dans l'obscurité en écoutant, sentant, touchant tout ce qui m'entoure. Mes pas résonnent sur le béton qui semble froid, quand soudain c'est le bois qui se substitue au sol, et finalement l'herbe. Et plus j'avance, plus l'air semble humide et chaud. Et je continue de marcher en avant, lentement, jusqu'à ce qu'au milieu de la pénombre réapparaisse le masque.

Toi ! Dis moi où je suis.

Où t'attends-tu à être après être entré dans la bouche de quelqu'un ? Tu es dans mon ventre bien sur.

Je vois, et il y a de l'herbe dans ton ventre.

Mince, j'aurai parié que tu tombes dans le panneau. Tu es plus malin que tu n'en parais.

Merci. Mais peux-tu au moins allumer la lumière, je n'y vois rien.


Une lumière violacée éclaire ce qui m'entoure et je vois alors des arbres sur les côtés, un sentier au milieu et la maison au plus loin. L'eau d'une fontaine jaillit dans un bassin au plus loin et je me dirige alors vers celle-ci, tandis que le masque flotte dans les airs et s'éloigne à chacun de mes pas. Ma main vient toucher l'eau, la caresser alors qu'en son centre remontent à la surface les deux morceaux de masque déchirés.

Il te faut le réparer. Sinon c'est ton âme qui en paiera le prix.

Cela ne m'intéresse guère, il n'avait pas à me bloquer le chemin.

Oh dans ce cas tu brûleras dans les enfers ! Et tes amis aussi !

Mes amis ? Je ne vois pas de qui tu parles.

Tu as très bien compris, plaisantin ! Allez, répare le !

L'insistance se fait sentir quand tout à coup ma main se retire. J'ai un mauvais pressentiment, il me faut juste sortir d'ici. Et cette lumière violette ne me rassure pas non plus. C'est comme si j'étais dans le passé, ou une autre dimension ou que sais-je. D'ailleurs c'est ici que j'ai abandonné Alouarn, je crois, il se dirigeait là-bas, où une espèce de flèche est taillée dans le sol. Oui, taillée dans la pierre qui entoure la fontaine. Je me dirige alors vers là-bas quand tout à coup je percute quelque chose. Je tombe à terre et remarque que la lumière violette a disparu, et qu'en face de moi se trouve Alouarn.

Oh, je croyais que tu avais disparu. Dis-moi, et si on réparait leur masque, tu crois qu'ils nous pardonneraient ?

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 MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn]   Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn] - Page 2 EmptyMar 14 Juil - 18:51

Alouarn Grimgorson
Alouarn Grimgorson

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Je suis un comédien Et je suis ma destinée !



PARTICIPANTSAlouarn Grimgorson & Drake Fulgur & Azulie Von Dragoljub
Résumé • Hiver 791, Alouarn veut vérifier une rumeur sur une étrange demeure. Chemin faisant, il rencontre un vieillard qui lui promet des réponses s’il revient avec un mage de combat. Il fait ainsi la rencontre de Drake de Blue Pegasus, puis d’Azulie de Fairy Tail. Les deux compagnons de route du jeune homme se disputent sur des sujets qui lui paraissent d’une futilité. Alouarn finit par les appeler lorsque le masque qui se trouvait sur le portail, se mit à parler. Faisant preuve d’un peu trop d’audace, Drake fend le masque en deux : ces derniers vinrent se poser respectivement sur les deux gargouilles qui gardaient l’entrée de la propriété. L’une des gargouilles finit par enlever Azulie qui, voulant protéger Drake, malgré son arrogance, a fait preuve d’un bien stupide courage. Tandis qu’Alouarn explore le jardin, Drake fait la connaissance d’un second masque qui l’emmène dans une dimension parallèle, et lui intime l’ordre de reconstituer le masque brisé.



Ce n’est qu’une fiction !


❝ ▬ Excuse-moi, je ne t’ai pas vu arriver ! J’étais perdu dans mes pensées : j’étais en train de m’imaginer que je t’avais perdu. Tu sais, je ne tiens pas spécialement à parcourir seul les méandres de cette propriété. Je sais que nous ne nous entendons pas forcément bien, mais tâchons de faire preuve d’un peu de jugeote, et avançons, du mieux que nous pouvons, dans cet étrange domaine. Le masque, dis-tu ? Jusqu’à preuve du contraire, il est sur les deux gargouilles qui se sont envolées quelques instants plus tôt, emportant avec elles notre compagnon de route. De plus, je pense que nous aurons à le mettre à nouveau en place : il devait être le gardien de ce macabre lieu. Néanmoins, nous y penserons en tant voulu. Comment réparer un masque de fer forgé ? Nous n’avons rien sous la main qui nous permette de souder deux morceaux de telle valeur. Je ne sais que penser. Nous devons aussi penser à notre amie qui se trouve dans l’une des plus hautes tours de la demeure. Ne nous leurrons pas : je ne repartirais pas sans elle. Il faut que cette maison retrouve sa paix d’autan, et que jamais plus les hommes viennent troubler son sommeil. Elle semble contenir bien des secrets, des sombres comme des plus joyeux. Nous aurons à vivre dans chacune des époques qu’a traversé cette demeure pour trouver la réponse à nos questions. La solution est forcément là, quelque part… ❞

Je reportais mon attention sur la flèche : elle était toujours là. J’avais cette impression que des milliers de paires d’yeux me fixaient. Je déglutis difficilement et passais un doigt dans mon col de tee-shirt. Ces regards me mettaient mal à l’aise : moi qui était pourtant habitué aux ovations des spectateurs, je n’arrivais pas à me mettre en accord avec ce côté presque malsain de la situation. Je sentis des gouttes de sueur perler sur mon front et dans mon cou. Elles descendirent lentement mais surement vers mes joues, faisant un détour par les creux formés à la commissure de mon nez, avant de venir s’écraser sur ma chemise. D’autres vinrent s’amuser le long de ma colonne vertébrale, me donnant ainsi de nombreux frissons. Je ne savais plus où me placer. Je fis un pas sur le côté, la flèche fit de même. J’en fis un autre, la flèche suivit. Je fronçais les sourcils. Est-ce moi qui suivait la flèche, ou était-ce la flèche qui me suivait ? Je voulus m’approcher, mais elle recula. Comment pouvais-je étudier cet étrange phénomène s’il était mon propre reflet ? Enfin, façon de parler : c’était un jeu de miroir des plus complexes. C’est alors que je m’inclinais devant elle, ne sachant trop comment cette chose allait réagir. Elle me salua en retour en formant, à même le sol, un mousquetaire qui ôtait son chapeau. Je pris alors la parole, et demandais d’un ton qui se voulait chaleureux :

❝ ▬ Veuillez excuser ma maladresse, mais pourriez vous m’indiquez le chemin. Peu importe lequel, tant que mon camarade et moi arrivions quelque part. Non, faisons mieux. Pouvez-vous nous faire visiter ce gigantesque domaine ? Nous serons à l’affût de vos moindres mises en garde. Nous nous tiendrons instruits de vos histoires, aussi petites et futiles soient-elles. Oh non, ne vous méprenez pas sur nos intentions ! Nous sommes venus ici vérifier que les rumeurs que l’on souffle là-bas, au dehors, soient de véritables légendes. Nous n’aimerions pas que le monde se méprenne sur cet endroit. Il y a parfois certaines choses qu’il vaut mieux taire, nous le savons mieux que personne. Et c’est pour quoi nous tiendrons notre langue sur certains évènements que vous aurez bien l’obligeance de nous montrer. On ne raconte pas que des mauvaises choses sur cet endroit. Et il n’y a pas eu que du mauvais, j’en suis sûr. Je vous en prie, faites de nos carcasses les réceptacles de votre histoire. ❞

Un silence suivit mon discours. La flèche ne dit rien, laissant le vent répondre à mes appels, aussi stridents que silencieux. Non, elle ne dit rien, elle resta muette comme une tombe. Et moi qui pensais bêtement qu’elle se mettrait à parler. Je me tournais vers mon compagnon de fortune, et lui dis, alors que des lettres se formaient dans mon dos :

❝ ▬ Nous aurons peut-être plus de chance en interagissant avec d’autres phénomènes de ce domaine. Je ne crois pas que nous tirerons quelque chose de cette flèche. J’avais cru, aux premiers abords, qu’elle était douée d’intelligence. Je me suis trop avancé (je me retournais pour jeter un coup d’œil à la flèche, et aperçus les lettres)… ou alors, j’ai parlé beaucoup trop vite. Voyons voir ce que nous dit le message. ❞

Je me précipitais vers les quelques lettres tracées à même le sol par je ne sais quelle prouesse. On aurait dit que des milliers de petites dents avaient mangé la poussière, les gravats, les pierres, les brins d’herbe. On pouvait lire : « This way or this way ? ». Pas de doute, on se trouvait bien quelque part entre la réalité et le conte. L’unique flèche s’était divisée en trois. Elles indiquaient respectivement le sud (en face), l’est (à droite), et l’ouest (à gauche) : ainsi, ils ne voulaient pas nous faire pénétrer dans la maison tout de suite. Le mystère s’épaississait. Que choisir ? Je me décidais à emprunter le chemin qui était indiqué en face de moi, après avoir peser le pour et le contre de chaque parti. Je toussotais et invitais mon camarade à me suivre. La flèche se reforma et passa devant nous, ouvrant la voix. Nous prîmes une allée : elle était entourée de cyprès et de cerisiers en fleurs. Le paysage était beaucoup plus attrayant que celui que nous avions emprunté pour venir ici. Je devais néanmoins resté sur mes gardes : on ne sait jamais ce qui pouvait nous tomber dessus. Je déglutis difficilement lorsque nous arrivâmes près d’une fosse. Non loin de là, se trouvait une petit fille qui peignait des roses en rouge. Elle barbouillait inlassablement la même fleur, c’était la dernière parmi une longue liste de plantes et autres boutures de verdure. La flèche la désignait. Je m’approches doucement, et me décidais à la saluer pour briser le lourd silence qui s’était abattu sur notre groupe de fortune :

❝ ▬ Bien le bonjour, jeune demoiselle. Je me nomme Alouarn, et voilà mon compagnon D… ❞




❝ ▬ Drake. Je sais. Nous vous attendions. (Devant mon regard incrédule, elle crut bon d’ajouter Smile Nous avons tous vu la gargouille emmener dans la plus haute tour votre camarade… Azulie, n’est ce pas ? Vous avez pêché. Vous allez devoir réparer vos erreurs. Pour cela, votre première étape sera de rencontrer les trois sœurs du royaume Jardin, et leur présenter vos aventures : je suis la première des trois. ❞

Alors que j’allais ouvrir la bouche pour parler, elle me devança et lança d’un ton hautain :

❝ ▬ Mais, vous devez le faire en un seul mot. Je vous guiderais dans votre quête autant que je le pourrais. Il va falloir pourtant y mettre du votre car vos travaux seront rudes. ❞


Je ne réfléchis pas bien longtemps avant de répondre :

❝ ▬ Rumeurs ! ❞





❝ ▬ Qu’avez-vous dit ? Je n’ai pas bien entendu. Parlez plus fort, non d’un petit démon poilu. Pourquoi faut-il que je tombe toujours sur des pleurnicheurs et des vauriens ? Allez, répéter ! Ne soyez pas avare de mots ! Il va de soi que je ne vous livrerais pas la première partie de l’énigme si vous êtes incapables de parler. Les mots, messire, les mots, voilà la puissance dans laquelle nous puisons chaque jour pour nous faire comprendre. Est-ce trop demander que de causer de façon à ce que tout le monde vous entende ? ❞

Je repris, beaucoup plus fort cette fois-ci :

❝ ▬ Rumeurs ! ❞





❝ ▬ Qu’avez-vous dit ? Ne serait-ce pas le mot que tout le monde attend depuis si longtemps ? Êtes-vous venus pour les histoires, les légendes, les mythes ? Est-ce vous qui êtes venus nous délivrer du terrible Mackadame ? Non, je ne dois pas m’affoler pour si peu ! Peut-être sont-ils des imposteurs ? Nous avons eu tant d’imposteurs ! Et pourtant, ils sont là, devant moi ! Approchez, approchez ! Si vous êtes vraiment les élus, alors vous devez absolument aller récupérer votre camarade ! Oh, non, pas trop vite ! Je me dois de vous livrer l’histoire de ce lieu avant que vous n’alliez plus en avant ! Que vois-je ? Que faire ? Je me sens toute déboussolée. Serait-ce le vent du changement ? Vous découvrirez par vous-même certaines informations. Mais d’autres ne sont pas à la portée du premier venue. Le lac que vous voyez derrière vous est en faite une tourbière. Par définition, la tourbière est une zone humide colonisée par la végétation, dont les conditions particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. Véritable roche végétale fossile, la tourbe est un sol organique issu de la dégradation incomplète de débris végétaux dans un milieu saturé d’eau. Pourquoi ce petit cours de science, me direz-vous ? Voilà mon avertissement, et par conséquent, l’indice qui vous permettra peut-être de vous en sortir : prenez garde aux hommes de la tourbière ! ❞

❝ ▬ Ne pouvez-vous pas nous en dire un peu plus ? C’est un peu maigre comme indice ! Est-ce que par là vous voulez dire qu’il y a des hommes qui vivent dans la tourbière ? ❞



❝ ▬ Non, pire que des hommes. Si vous êtes venus pour les rumeurs, voilà ce que je peux vous dire sur ce lieu : autrefois, c’était un asile pour aliénés mentaux. (Elle murmura.) Ce qui se passa ensuite reste dans les annales de cette demeure. (Sa voix devient de plus en plus faible.) Au début, ils faisaient des tests au nom de la science : comment leur en vouloir ? Ce n’était que les prémices de ce que nous connaissons aujourd’hui. C’était il y a fort longtemps… Oui, c’était il y a si longtemps. Regardons maintenant, ceux qui se prétendent malades du cerveau sont rapidement jugés, écartés de tous les terrains car considérés comme homme de peu de foi. Et pourtant… J’en ai vu certains qui étaient capables de décrocher la lune pour voir seulement un léger sourire sur mon visage. ❞

❝ ▬ Et ces hommes, ces femmes, peut-être même des enfants, que sont-ils devenus ? ❞




A dire vrai, tous ces gens qui avaient du souffrir le martyre dans les premiers temps de la science étaient un peu mes ancêtres, ceux qui avaient permis, au nom d’un dieu, au nom d’une discipline, de faire avancer les recherches, les connaissances, sur l’anatomie, mais aussi l’esprit humain. Il est vrai que nous ne connaissions pas encore beaucoup de choses en ce qui concerne le cerveau, mais nous ne pouvons que nous améliorer, hein ?

❝ ▬ Beaucoup sont morts durant des expériences. Leurs cadavres ont été brûlés près de ma cadette. Parfois, l’odeur de décomposition trainait pendant des jours, faute d’avoir mis le feu correctement à ces macchabés. Il n’était pas bon d’être enfermé ici. Et puis, il y a ceux qui résistaient. Oui. La résistance c’était organisé autour d’un meneur d’hommes. Il se faisait appelé Mackadame ! Personne ne sait ce qu’il avait vraiment. Certains racontent même qu’il avait été interné de force par sa famille car il avait des pensées sexuelles qui ne rentraient pas dans les cordes (elle toussote), si vous voyez ce que je veux dire ! A dire vrai, il serait devenu fou lorsqu’un énième de ses compagnons de fortune fut amené ici, après de longues heures de torture, et étranglé, égorgé, saigné… J’entends encore leurs supplications portées par le vent… Leurs cadavres ont été abandonnés là, dans la tourbière ! Au fil des années, la tourbe a recouvert leurs corps, les momifiant, les conservant à l’abri des regards, espérant, qu’un jour, justice leur soit faite. ❞

❝ ▬ Ils doivent bien avoir des noms ? (J’étais très touché par cette histoire.) Si j’avais vécu à cette époque-là, j’aurais sans doute été enfermé dans un asile comme celui-ci. Je ne veux pas que la mémoire de mes frères et sœurs d’armes tombent dans l’oubli. Ils ont tous une histoire à raconter. Mais, quand le masque sera de nouveau en place, il nous sera impossible de revenir sur ces lieux pour faire justice. ❞

❝ ▬ Vous trouverez tous ces noms dans le registre. Mais le mieux, c’est de les rencontrer dans l’autre dimension pour qu’ils vous parlent, de vive voix, de leur passé. Pouvez-vous faire cela pour moi ? Allez écouter leurs lamentations, recueillez-les, et faites perdurer leur héritage dans le monde présent. Chut, messire Alouarn, plus de questions pour le moment. Vous me reverrez dans l’autre dimension… Drake est au courant… Rendez-vous auprès de la seconde sœur du royaume Jardin… ❞

Puis, elle repartit dans sa peinture. J’avais beau essayé de la soustraire à son activité, rien n’à faire. Elle n’avait plus que des yeux pour son œuvre. Je me tournais alors vers Drake :

❝ ▬ Sais-tu de quoi elle parlait lorsqu’elle parlait de l’autre dimension ? Nous devons absolument rencontrer ces hommes assassinés il y a des décennies de cela. Mais, qu’importe, nous verrons cela en chemin. Allons voir la seconde sœur ! Viens, c’est par là ! ❞




©️ By Halloween



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 MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn]   Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn] - Page 2 EmptyMer 15 Juil - 21:10

Anonymous
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Je flotte, je plane, j’ai l’impression d’avoir froid, est-ce réelle ? Non si je ressens le froid, c’est que je suis vivante, on ne ressens rien morte non ? Je garde les yeux fermé et je mets mes mains sur ma tête, rien de liquide, je ne suis donc pas blessé à la tête, j’ouvre les yeux et cligne quelques fois avant de m’habituer, ça va il ne fait pas aussi clair que ça, je regarde autours de moi, la pièce est sombre, de la poussière partout, pas vraiment un endroit commode. Puis je vois une plante, oui oui, une plante, une plante rose avec un visage dedans. Comment-est ce possible ? De la magie ? La plante à l’air de dormir. Je me relève alors sans bruit et me dirige vers la petite porte, j’essaie de l’ouvrir et... Sans surprise elle est fermé.

- HEY TOI !

Je sursaute, oui je ne m’attendais pas à attendre parler derrière moi. Je me retourne et vois la plante qui s’est réveillé et qui a l’air plutôt en colère de me voir debout. Est-ce elle mon bourreau ? C’est elle qui est censé me garder ? J’avance vers elle curieuse, elle est toute petite. Je pourrai la détruire d’un coup de pieds, mais mon instinct me dit de ne pas le faire.

- Qu’est-ce que tu fais debout ?! Retourne dormir immédiatement, les gargouilles m’ont dit de te faire dormir alors saoule pas pigé ? Dors !

Je la regarde incrédule, c’est quoi cette plante, j’ai l’impression de n’avoir jamais autant été sur le cul, une plante qui me crie dessus pour que j’aille dormir, oui dans le style maison bizarre. Je suis servie. Je regarde la plante et lui demande :

- Hey mon chou, si je voudrais sortir d’ici je devrais faire comment ? Je ne suis pas fatiguée, donc je voulais savoir quoi faire...

Elle me regarde en soupirant comme si c’était évidant.

- Tu ouvres la porte voyons....
- La porte fermé à clé tu veux dire ?
- Tu crois qu’on va te donner la clé et te dire tiens enfuis toi ? Faut un minimum d’intelligence pour sortir d’ici, il n’y a qu’un homme à ma connaissance qui a réussis l’énigme...

Un homme ? Quel homme ? était-ce le gars de Clover qui a disparu il y a un moment ? Quelle énigme ? Je ne comprenais pas grand chose.

- Peux-tu m’expliquer ce qu’est cette histoire d’énigme.
- Bah elle est lente du ciboulot celle là. La cervelle était en option à ta naissance ?
- Haha très drôle, explique toi clairement !
- La politesse ?
- S’il te plaît....
- Et bien il ne me plaît pas ! hahahaha, non je rigole, Tu as une chance de sortir d’ici, je te pose une énigme, tu réponds je te donne un indice sur la clé, tu as faux tu retournes dormir et cette fois pour l’éternité.
- Et bien...
- Je consens que tu puisses hésiter vu ton intelligence limité, mais c’est ta seule chance princesse déchue. Alors ?

Cette plante m’agace au plus haut point avec ses blagues débiles, et pourquoi dit-elle princesse déchue ? Oui elle m’a troublé sur ce point là. Mais je n’ai pas d’autre choix que d’accepter. Alors je hoche la tête pour signaler mon accord.

- Alors ouvre tes oreilles petit monstre difforme, qu’elle est l’instrument que l’on ne peut pas toucher, que l’on peut pas voir mais que l’on peut entendre ? Vous avez 4 heure... Non je rigole 2 minutes, même si je doute que ton cerveau puisse la résoudre peut importe le temps.

Je n’écoute pas ses sarcasmes et me concentre uniquement sur l’énigme, il existe un instrument comme ça ? On peut tout voir, ce n’est pas possible sinon, je ferme les yeux et remonte dans mon passé, mon éducation très richement remplies, je tente de me souvenir de chacune de mes pages, de livre qui donnait quelques indices, violons, trompettes, trombones piano... on peut tout voir et tout toucher.

Peut-être est-ce quelque chose d’abstrait, comme certain tableau ? Je dois l’imaginer... Compte-t-il des instruments sur Fiore ou partout ? Est-il sérieux ? Non je vois pas... Flûte ? Flûte traversière ?

- Allez Miss Dragoljub, montre nous ce que tu as dans le ventre, plus qu’une minute.

Comment connaît-t-il mon nom ? Mais mais... ATTEND ATTEND ! il essaie juste de me déconcentrer, j’imagine alors un orchestre, il y a quoi dedans, des chanteurs, des musiciens, un chef... Attend chanteur ? La voix ?! la voix tu ne la vois pas, tu ne la touche pas mais tu l’entend.

- Alors c’est bientôt fi...
- LA VOIX !
- et bien c’est étonnant il semble que tu ais réussis une énigme de niveau école primaire.
- haha ! mon indice !
- Grrrr, je ne t’aime pas toi tu sais ?
- ne t’inquiète pas, c’est réciproque.
- Alors pour ton indice, les lumières de la vérités éclairent les coins sombres des dragons.

C’est quoi cet indice de fou ? Je regarde autours de moi, une vielle étagère, une chaise, une cheminé et une plante parlante. Celle ci se met à se lancer dans un monologue sur ma blondeur et mon intelligence limité. Je n’arrive pas à comprendre comment elle a sut pour mon nom de famille. Mais une chose est sure je ne tirerai rien d’elle.

Je m’approche de la chaise, rien de spéciale, une vielle chaise à bascules remplis de poussière, je ne trouverais rien dessus. je vais alors vers l’armoire, j’ouvre le premier tiroir et trouve une lampe poche et des piles neuves. je les mets et éclaire la pièce avec, j’observe de nouveau l’armoire avec la lampe, je remarque que les poignets des tiroirs sont en fait des mini tête de dragon. Je cherche alors un bouton, quelque chose, j’ouvre les tiroirs je cherche un double fond mais rien.

Je m’assoies contre le mur à coté de l’armoire en soupirant, comment faire ? La plante à l’air d’avoir finis, elle me regarde d’un air indéchiffrable, elle se moque où a pitié ? Je pose la tête contre le mur et entend raisonner, il y a quelque chose à coté ! Je regarde l’armoire, le coin sombre des dragons... j’ai alors une idée, je me lève et décale l’armoire. Puis derrière se trouve un morceaux de tapisserie qui a été rajouté après, il a été collé grossièrement dessus et le dessin est un dragon en pleine envole. J’hésite et décolle la toile alors que la plante se mets à grommeler.

Derrière se trouve une petite cavité, j’allume la lampe poche et éclaire dedans, où se trouve une petite clé. Je l’attrape avec attention et me dirige vers la porte. Et miraculeusement la porte s’ouvre. Je regarde la plante avec un sourire heureux :

- Au revoir copine !
- C’est ça et reviens jamais !
 MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn]   Ce n'est qu'une fiction [PV Alouarn] - Page 2 EmptyMer 13 Avr - 9:26

Drake Fulgur
Drake Fulgur

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Je fixe Alouarn qui ne me répond pas, du moins, il bouge les lèvres et aucun son ne semble sortir de sa bouche. Je n’entends rien, le vide seul a empiété sur tous les sons. Même le vent, même les rares oiseaux  s’étaient tus pour laisser au roi du silence son trône d’argent. Ma vision s’éclaircit, non, elle redevient victime de cette lueur violette et étrangement je semble être le fantôme de mon corps qui suit docilement Alouarn. Je me vois, à la troisième personne, et je n’arrive pas à m’avancer ou reculer de moi-même. Je ne suis qu’un boulet attaché au pied de mon corps. Au final nous l’étions tous en pensant que nous étions les feux alimentant la cheminée, l’animosité donnant à la coquille vide sa capacité à vivre. Spectateur, je contemple le lieu, tourne mon regard vers la gauche et la droite en redoutant la venue des gargouilles et au loin j’entends un cri : celui de la blonde qui nous a accompagnés à l’entrée. Je ressens des frissons rien qu’en entendant ce bruit, l’appel du héros que je suis à sauver ces dames surgit et je semble me libérer de l’étreinte magique qui faisait effet sur moi. Mes sourcils se froncent et j’assiste alors au dialogue entre Alouarn et une petite fille. Bizarrement son ton désintéressé me déplaît fortement et quelque chose me dit que l’aide qu’elle semble nous apporter n’est pas gratuite. Et bizarrement dans l’incompréhension de tous ces discours trop imbus de sens et d’histoire, je coupe le fil et me tourne pour regarder l’herbe bien verte. Voyez-vous cela, je n’ai jamais vu une pelouse aussi fraîche et verdoyante ! Mais dans l’autre monde c’est différent, bien différent… Je me demande alors si c’est mon esprit qui me joue des tours, souvent l’on dit qu’il ne faut pas se fier à ses yeux mais comment savoir quand faut-il les croire ou non. Je m’accroupis et fait rouler entre mes doigts un de ces brins d’herbe alors que soudain on semble me parler. Sur un ton calme et après m’être relevé, je réponds celui qui m’a interrompu dans ma réflexion.  

Pour être honnête j’ai arrêté d’écouter vers le début. Mais si elle a parlé d’une autre dimension je pense savoir de quoi elle parle. Je pense que ce que nous voyons est faux. Parce que ce n’est pas vrai. Du moins je pense avoir vu ce qui est moins faux, ou un peu plus vrai. Je ne suis même pas sur de l’avoir vu mais d’après ce que j’ai entendu là-bas, Azulie est en danger.


Pensif, je marque une pause avant de répondre.

Si je le pouvais je partirai car je pense que ces rumeurs ne m’intéressent pas et que je pense que quelque chose de bien supérieur régit sur ce lieu. Mais mon devoir de mage est de sauver les citoyens de Fiore alors je dois rester pour sauver Azulie, affronter la menace et partir quand tout cela sera fait. Soyons fort, Alouarn, mais ma peur commence à grandir quant à l’issue de ce périple.

La peur, voilà une faiblesse bien extrême quand on doit braver vents et tempêtes pour combattre un ennemi encore mystérieux. L’espoir pourrait nous pousser à croire que l’étape finale, l’affront soit bien plus facile, mais c’est folie de tout miser là-dessus. Je suis quelqu’un de rationnel, pas un croyant.

Allons voir la deuxième sœur dans ce cas, mais je ne crois pas que nous en ressortirons indemne si c’est à mon tour de jouer avec les mots.

Nous avançons alors et en plein chemin je m’arrête car je pense ne pas avoir donné assez d’explications à Alouarn.

Tu dois te demander sûrement comment j’ai connaissance de cette dimension. Mais je ne le sais pas moi-même. Tout est devenu violet, étrange, différent mais semblable en même temps. Tu ne te sentiras pas à ta place si jamais tu y entres, et l’on en sort qu’avec la volonté de sortir même si à première vue tu te sens prisonnier et penses ne plus pouvoir en sortir. Mais c’est dans ce monde qu’il faudra battre nos ennemis car ils sont bien plus faibles, si ennemi nous devons abattre bien sûr.

Je reprends ma marche, écarte quelques roseaux en m’attendant à voir un immense marais mais un jardin gigantesque s’offre à mes yeux à la place. C’était donc ça le royaume jardin… Je trouvais ça étrange comme nom pour un royaume mais ce n’est que parce que j’ai suivi la discussion à moitié. Une petite fille se lève de son fauteuil de cuir rouge capitonné et nous accueille avec une question.

Qu’est-ce qui est rouge en été, vert en hiver et mort au printemps ? Un mot, je ne vous demande guère plus.

Sur cet étrange accueil je ne peux m’empêcher de poser une question par curiosité.

Est-ce bien une devinette que l’on a là ?

D’un coup mes mains disparaissent, mes pieds, et tout mon corps ne devient que poupée de vingt centimètres tout au plus, je ne peux plus bouger et les boutons à la place de mes yeux me font voir à nouveau cette lueur violette, et à la place de la petite fille je vois une vieille femme au visage glacé par le temps, inerte, elle dirige son regard vers Alouarn. J’essaye de prévenir Alouarn que la petite fille n’est pas réellement ce qu’elle est mais je ne peux parler dans cette coquille de coton.

Je n’avais dit qu’un seul mot. Je répète : Qu’est-ce qui est rouge en été, vert en hiver et mort au printemps ?

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