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A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]
 MessageSujet: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Mer 20 Aoû - 19:26

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Nox Apostolica

Quatro Cerberus

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Lost in a volatile Heat

Sleeping Forest. Cela faisait longtemps qu’il en avait oublié l’existence… Comment en était-il arrivé là ? Petit à petit, ses ennemis avaient tissé la toile dans laquelle ils comptaient le piéger et il s’était laissé faire. Parce que le temps engourdit tous nos sens. De nouveaux soucis engloutissent les anciens. La mémoire se fane en même temps que la jeunesse. Ce n’était pas qu’il se faisait vieux, ou en tout cas il ne l’admettait pas, mais il rageait rien qu’au fait qu’il ait pu oublier le plus important.
Deuil terminé, rédemption négligée.

Il se retrouvait au milieu d’une immense région désertique, gravement blessé, à la recherche d’une étendue d’eau pour se soigner… Pourtant il continuait d’avancer. Chaque pas lui coûtait mais sa survie était primordiale. Surtout maintenant qu’on lui avait giclé ses principes en pleine face. Comme s’il avait oublié qui il était. Et qu’une hypocrisie née d’un reste de fierté était devenue motivation. Il voyait des formes à l’horizon. Etait-ce un oasis ? Probablement une illusion. Mais des formes inconnues valaient mieux que des dunes à répétition.

Les secondes ont des airs d’éternité. Des heures, des jours (?) ont passé, impossible de faire la distinction entre le jour et la nuit dans un tel état. Son cerveau était plus qu’à point, le barbecue n’était pas une bonne idée. Et dire que la journée devait se finir tranquillement… Une mission simple, une lettre à transmettre. Il avait choisi de remplir lui-même son devoir bien qu’un simple exécutant aurait suffit. Histoire de sortir un peu. S’il avait su…

Ce n’était pas un oasis. C’était un château… Fait avec du sable. Vu la taille, c’était plus une forteresse qu’un simple château. Incroyable que quelqu’un ait pu bâtir un tel monument. Et dans quel intérêt ? Il était vide. Pour lui servir de tombe ? Ce n’était pas si mal. Cela lui rappelait la Web Valley, son territoire à Maul et lui. Son maitre aurait surement été déçu de le voir tomber aussi bas. Baisser les bras n’était pas dans son langage. « Le courage du Ligre n’était pas si phénoménal que ça finalement » aurait-il dit. Cette bête mythique à laquelle Nox aimait se comparer, elle n’animait plus tellement son âme actuellement… Il se rassurait avec des excuses telles qu’une certaine fébrilité provoquée par la réapparition de fantômes du passé ou une blessure assez profonde, ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait négliger. Cela provoquait toutes sortes de symptômes tous plus importants au fur et à mesure que le temps suivait son cours. D’ailleurs, en parlant de ceux-ci, ils commençaient à se faire sentir. Le décor devenait carrément flou…

Voyant qu’il n’avait plus le choix, Nox prit donc sa gourde qu’il ne gardait qu’en dernier recours et il déversa tout son contenu entre ses lèvres complètement sèches. Activant ensuite sa magie, il utilisa ses toutes dernières réserves d’énergie pour utiliser sa technique de soin. Grâce à son mode Berserk et l’eau qu’il venait d’engloutir, il pourrait peut être guérir suffisamment pour s’en remettre. Laissant son aura enflammée recouvrir tout son corps, il resta à l’ombre d’un mur, allongé par terre sur le dos, les bras écartés.

Heureusement que Nox avait semé les assassins qui le pourchassaient sinon il serait entièrement à leur merci… Même s’il était toujours possible que quelqu’un d’autre arrive, des autochtones par exemple. Mais il préférait ne pas y songer et se reposer…



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 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Dim 24 Aoû - 18:20

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♠ L'ombre d'un mirage ♠
♠ Nox Apostolica & Salomé ♠





C'est comme une complainte sourde porté par le vent, c'est comme une bouche infernale qui vient lentement lécher la chaire de son contact corrosif, de ses baisers aiguisés, comme pour savourer le supplice avant de tout avaler.

Comment en était-on arrivé là ? Comment en était-elle arrivé là ? C'est comme une brume opaque qui maquiller les yeux, qui engourdis l'esprit et les sens. As-t-elle mal ? Elle ne le sait pas. Une simple question surgissant furtivement avant de disparaître. Où suis-je ? Le désert, je crois. Peut-être. Je ne sais pas. Elle ne sait plus.

C'est comme une langueur anesthésiée qui s'empare du corps et de la chaire. Il souffre et elle ne le sent que vaguement, comme un simple souffle qu'un inconnu exercerait, l'espace d'un instant.

La silhouette se fige dans son avancée. La peau sèche, les lèvres gercées, les pieds brulées.

Émergence.

C'est comme un étau qui soudainement se ressert, s'abat alors que son corps déverse sa douleur. Le bruit du vent, le contact du sable, les rayons harassant. Conscience.

Le désert. Comment ? Pourquoi ?

Incompréhension.

Elle ne comprends pas. Elle revoit la reine des aigles, revoit les sources et le début d'une errance presque sereine. Puis plus rien. Quel jour sommes-nous ? Où sommes-nous ? Comment suis-je arrivé là ? Elle ne sait pas. C'est une incompréhension totale qui l'engloutie et c'est machinale, comme émergent d'un loin soleil qu'elle se remet en mouvement, continue d'avancer sans savoir où. Ses pupilles d'azurs ne discernent rien derrière leur voile opaque, aucune aura pour danser, le pure et cruel néant, obscurité. Et c'est guidé par le sens du vent venant mordre sa peau de ses baisés acérés que sans en avoir conscience la brune s'engouffre dans la forteresse de sable. C'est comme si la chaleur baissait sensiblement, le vent cesser de pénétrer, le sable semble moins ardent pour attaquer le corps dans tout ce qui le constitue. Où est-elle ? Que fait-elle ? Où va-t-elle ?

Elle ne comprends pas. Elle ne comprends pas et soudain elle se fige alors que l'odeur du sang vient légèrement s'infiltrer dans ses narines, qu'un souffle court vient chatouiller son ouïe. Sens décuplés par la cécité. Alors elle reporte son attention sur ses donnés, se focalise sur leur existence, sur cette respiration faible s'heurtant au sable. Sur cette odeur âcre augmentant au fur qu'elle continue son avancée. Elle aurait dut avoir peur, tout dans cette situation voudrait que la peur enserre son corps frêle comme une corde se glisserai au cou d'un pendu.

Elle aurait dut dans sa confusion, elle aurait dut dans cette incompréhension commencer à paniquer. Elle aurait du frisonner à ce bruit caressant son ouïe, à ce gout chatouillant son nez. Elle aurait dut, mais la peur l'avait pour toujours déserté depuis les événements du palais. Un émotion sacrifiée à jamais.

Alors guidé par sa curiosité, guidé par un besoin de comprendre ce qu'elle faisait en pleins désert, dans quel désert elle remonte la trace. Remonte la trace jusqu'à ce que le néant opaque se voit troublé par une faible lueur, une lueur agonisante, une aura cramoisie à l'agonie, comme les braises après un incendie. Alors elle s'approche, s'approche doucement alors qu'à l'ombre de la forteresse la respiration devient plus forte, l'odeur du sang plus violente, la vibration dans l'air de la magie. Une magie se consumant comme une bougie.

Elle aurait voulu compatir face à cette souffrance qu'il devait ressentir. Elle en était bien incapable, et pourtant elle se baisse lentement, son poids s'abat sur ses genoux alors qu'elle se pose à côté de lui. Et c'est doucement, légèrement malgré ce visage indifférent aux yeux d'azur vident de vie qu'elle saisit la tête de l'étrange après un léger tâtonnement sur son corps. Et c'est doucement, simplement qu'elle redresse sa tête pour la poser sur ses jambes, comme on le ferait lors d'une veillée mortuaire, personne ne devrait mourir seul. Et si il devait mourir elle attendrait avec lui jusqu'à la fin en faisant son possible pour qu'il parte paisiblement rejoindre les anges au coeur des cieux.

Et c'est un murmure qui s'échappe de sa bouche alors qu'elle annonce le prix.

" Soma : Toucher. "

Et la volonté jaillie dans le sacrifice du toucher alors que son propre corps se voit incapable de ressentir sa propre misère, que si les blessures restent toute douleur disparait, incapable de ressentir par le touché alors que le corps du jeune homme, car elle est persuadé qu'il est un homme se voit connaître la même désertion du sens du toucher. Enlevant la douleur, mais aussi la douceur de sa main caressant doucement ses cheveux. Et elle reste là, ne dit rien alors que le compte à rebours du sacrifice est enclenché.

Spoiler:
 


♠ ♠ ♠ ♠
 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Dim 31 Aoû - 17:59

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Lost in a volatile Heat

Oublier la précision et se focaliser sur tout le reste. Empathie absolue. Atteindre la plénitude sans efforts. La noirceur du décor fait penser aux enfers tandis que les sensations ressenties comble l’âme jusqu’à lui faire croire au paradis. Outlander. Paradoxe du ying et du yang. Il n’existe plus de notions telles que le temps ou la douleur, tout n’est que fluidité et enchainement. Le courant invisible nous porte, nous transporte, autant au sens propre qu’au sens figuré. Impression de déjà-vu. Naissance d’un embryon dont l’âme se fane. Ce n’est pas normal.

L’obscurité laisse ensuite place à une lumière sans clarté. Des nuances bleutées fleurissent par en dessous, les sensations changent. Impression de couler. Pourtant l’air ne manque pas. Lever le bras en direction de la surface. Au moins maintenant, il y a un sens à cet univers. Union totale avec l’océan. Faire partie de la planète donne des airs divins à cette expérience hors du commun. Pourtant, elle coule cette âme. Enchainée aux ténèbres des grands fonds tout en étant emportée par le courant de la vie. Paradoxe d’un mourant. A croire que cette noirceur cherche à tâcher le damné. Même si sa silhouette est déjà sombre.

Le courant s’emballe, devient puissant. Il aspire la seule existence. Pour la jeter dans des limbes toujours aussi peu ordinaires. Lumière aveuglante omnipotente, et aucune sensation. Impression de ne plus exister. Pourtant, l’esprit demeure. Instinctivement, il cherche un point de repère. La perte de tout fait naitre la peur. Des formes floues apparaissent ça et là. Livides souvenirs d’une existence déjà oubliée. Aucune netteté dans ces fantômes du passé qui traversent le champ de vision sans s’arrêter. Puis soudain l’un d’eux contraste énormément avec les autres. Redécouverte des couleurs et d’une précision hors normes. Redéfinition d’un contour de soi-même. Spectre qui voyage dans le temps et les époques. Retraverser des instants déjà vécus. Vérité d’un bonheur antécédent qui nous met à nu. Vivre une enfance heureuse lors d’une mort malheureuse. Il se met à pleuvoir lors d’une scène touchante, amitié sincère et profonde. Larmes nostalgiques d’une notion lointaine. L’image se met alors à brûler. Les flammes assèchent l’océan jusqu’à ce que la surface soit engloutie par notre présence.

Inspiration profonde et expiration douce. Paupières qui s’ouvrent. Nox revit.

Une silhouette floue devient nette, tignasse sauvage et ténébreuse, peau parfaite et ambrée. Un regard intense qui nous hypnotise immédiatement. Il en a marre de couler et pourtant il replongerait volontiers dans la noirceur de son âme à elle. Qui est-elle ?

« Où suis-je ? Est-ce que je suis mort et tu es la jolie faucheuse qui vient m’amener en enfer ? »

Il se lève difficilement, ses blessures sont guéries majoritairement mais pas totalement. Rappel du mal fautif de son rêve. Accroupi devant elle, il reprend ses esprits en attendant sa réponse, à cette belle inconnue. Décor désertique. Qui sied bien à cette sensation d’être totalement perdu. Plus que de se rappeler qui il est et ce qu’il fait là, deviner qui Elle est l’obsède. Il repense alors à cette lumière aveuglante dans ses songes. Leurs présences sont similaires, malgré sa carapace obscure. Il sait, que c’est en partie grâce à elle qu’il s’en est sorti. Poussé par une reconnaissance profonde proche de l’adoration, il lui parle.

« Merci. Merci de m’avoir sauvé. »



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 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Lun 27 Oct - 14:28

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Le temps coule, passe alors que le sacrifice arrive à son terme. Quelques minutes seulement, quelques minutes qui auront peut-être été suffisante pour partir dignement. Non. Il respire encore alors que la douleur de son corps meurtrie par le soleil lui revient comme un boomerang dans son corps asséché. Le soleil. Est-il au zenith ? Est-il couchant ? Combien de temps ?

Le sablier continue son œuvre dans la chaleur teinté d'ombre. Elle ne le voit pas et pourtant plus le temps passe, plus l'ombre du mur se décale, trace. Temps inaltérable et pourtant suspendu quand on en a totalement perdue la notion. Alors elle reste là, dans la chaleur cuisante à effectuer un simple mouvement, un va et vient incessant de sa main caressant le visage d'un inconnu agonisant, comme on le ferait d'un enfant. Une douceur certaines, une douceur d'indifférence pourtant. Incapable de compatir, une simple tristesse éphémère, une simple pensée fondant l'acte répété que le temps noie.

Personne ne devrait mourir seul.

Alors lentement elle fredonne pour accompagner ce mouvement qu'elle exécute en boucle depuis un temps qu'elle ne peut compter. Fredonne un air sans se rappeler d'où elle peut bien le tenir, comment elle peut bien l'avoir gravé dans sa mémoire tel un automatisme. Sa gorge asséchée trahie sa condition dans le rauque qui suit le son émanant de sa gorge, comme une voix sur le point de se briser d'un simple coup de vent. Et elle reste là, attendant, attendant la mort dans la chaleur du désert ardent.

Le temps continue son œuvre, comme un sablier que l'on ne peut stopper, un tic tac incessant que la mort se complait à murmurer. Un tic tac brisé par un souffle puissant, comme celui d'une renaissance après cent ans. Le corps bouge sous ses doigts à la peau asséchée. Elle peut le voir dans ses yeux aveugles, l'aura faiblement briller, se raviver comme un des cendres redevenant un brasier. Et faiblement elle ne peut que sourire face au miracle alors que le contact avec sa peau se rond quand il se relève.

Un léger rire cassé, cassé et enroué qui la fait presque s'étouffer alors qu'il la prend pour la faucheuse. Un simple hochement de tête, de droite à gauche, car au final parler est comme une torture dans la sécheresse de son corps déshydrater. Et c'est lentement qu'elle se relève a son tour, tangue faiblement avant de se rattraper au mur dans un réflexe lent. Sa tête tourne, son esprit lui joue-t-il des tours ? La chaleur et le soleil, l'air sec et cuisant sont les responsables, alors dans un réflexes presque étrange elle plaque ses mains à taton sur l'inconnu. Le contact du tissu, de la peau sèche et brulante. Un soupire de soulagement alors qu'elle tangue à nouveau avant de se ressaisir. Le soleil n'a pas encore pervertie son esprit de sa vicieuse agonie.

Un sourire esquissé, une réponse faible et difficilement prononcée.

" Je n'ai rien fait de tel. Simplement personne ne devrait mourir seul. "

Un silence.

" Mais j'ai bien peur que la mort n'ait simplement été retardée, pour vous, comme pour moi. "

Et c'est comme si les vautours répondaient à son appel qu'ils émergent dans le ciel pour virevolter, charognards ayant repéré le diné que le soleil aura bientôt achevé.

Spoiler:
 


♠ ♠ ♠ ♠
 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Mer 17 Déc - 16:52

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Quand est-ce que la vie est-elle devenue fébrile ? Elle semble sur le point de s’effiler dans un souffle, comme la dernière maille d’une corde qui retient cette lame de mort. Ce tranchant qui n’est pas partial. Vos têtes vont tomber et plus rien ne vous retiendra ici bas. Direction l’enfer ? Mince consolation. La vie sur Terre en est déjà un. Peut être sera-t-il plus chaleureux au cœur des flammes souterraines. Comme cet ultime rayon de soleil qui vient cramer vos têtes décapitées. Le sang se vide, ne laissant plus qu’une sensation de froid abyssal en dessus du soleil au zénith. Pourtant, cette destinée n’est pas encore venue vous étrangler. Seul un sentiment similaire vous inonde. Comme l’antichambre d’Hadès. Une torture lente et silencieuse, prémisses d’une fin plus cinglante.

Elle lui sourit, avec ses lèvres arides. Elle l’observe, avec son regard vide.
Nox qui la remercie de tout son cœur. Elle qui rit de toute sa torpeur.

Il la rattrape quand elle chancelle. La maintenant debout du bout des bras, pour la protéger d’elle-même. De cette faiblesse qui l’assaille, tout comme celle dont il s’est légèrement libéré juste avant. A force de trop jouer au funambule, le fil de la vie risque de craquer sous le poids de vos péchés. Vos derniers instants plein de bonté vont-ils expier toute une vie de misère ensanglantée et de passion égarée ? Elle le sonde. Acuité visuelle échangée contre un contact plus profond. Elle vacille à nouveau et se rattrape, mais il l’aide, par une étreinte plus imposante, plus intime. Elle est plaquée contre son torse. Les muscles du mage brun toujours raidis par la fatigue, par la vie qui le quitte, s’efforcent de la soutenir en faisant fis des souffrances. Dangereux enlacement qui ne saurait éteindre la flamme qui étouffe leur souffle de vie.

« Je ne suis plus seul, je crois. »

Moitié d’un sourire fade.

Regard qui s’élève vers les serviteurs de la mort, sombres volatiles qui s’amusent à leur voler dans les plumes. Nox qui ne se sent plus. Est-ce la folie d’une mort imminente qui le manipule. Nul ne saurait le dire. En tout cas, son cœur semble avoir retrouvé le chemin oublié de la sincérité.

« Embrassons-là alors, de toute notre âme…»

Passant une tendre main sur la joue de la belle ténébreuse, il avance ses lèvres dans un soupir de désespoir pour croquer le fruit d’une félicité transgressée. Douceur interdite qui le pousse à violer toutes les barrières d’une raison qui n’a plus sa place en ces lieux. Ardeur d’une vie qui s’éteint, ferveur d’une mort plus vivante que jamais. Oasis paradisiaque au milieu d’un désert infernale. Juste tous les deux, pour un instant. Pour une parenthèse de bonheur dans une histoire remplie de malheurs. Une larme coule sur les joues du martyr, première averse depuis des siècles.

Qui est cette inconnue ? Il l’ignore. Va-t-elle lui rendre ce baiser ? Nul ne le sait. Pourtant, il a traversé l’écart qui les sépare avec cette absence d’hésitation, comme un dépit passionné, comme une envie de partager. Nul besoin de remords pour quelques secondes en or. Pourtant, ce silence qui les entoure, comme un envie d’apprendre à se connaitre. Nox voulait sonder son âme à elle aussi. Par ce moyen qu’il maitrise mieux que quiconque. Par cet envoutement qu’il exerce chez la gente féminine, qui lui permet de cerner un début de personnalité grâce a des sens exarcerbés par le plaisir. Mais si ce n’était que ça… Il veut également la remercier. Il veut la sauver. Il veut l’oublier. Tant de sentiments emmêlés.

Au final, tout s’arrête alors que l’on n’a pas réussi à mettre de l’ordre dans ses idées. L’esprit embrumé, tout ce qu’il arrive à dire, ce sont ces quelques mots murmurés.

« Nox. Je suis la nuit qui met en avant tes espoirs étoilés. Et toi, qui es-tu ? »


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 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Jeu 18 Déc - 18:28

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Elle chancelle, l'étreinte l'enlace d'une force qui la dépasse. Elle veut le repousser, sa main s'arrête avant même d'avoir essayer, comme si toute force l'avait déserté, comme si elle n'était qu'une enveloppe sans âme, vide. Le soleil tape de son zénith incandescent, brouille tout, jusqu'à l'instant. Elle ne fait rien, ne tente rien alors que ses bras retombent comme deux cadavres à peine vivants. Il augmente la pression, chasse la distance et son esprit est bien incapable de faire les connexions. C'est comme un mirage, comme un trouble que le temps laisse dans son sillage, une faiblesse presque apaisante alors que son corps entier se détend dans cette étreinte qu'ils partagent sans qu'elle soit capable de dire depuis combien de temps.

Comme si enfin, pour la première fois depuis des années elle pouvait laisser son corps à l'abandon, sombrer sans qu'un cri n'ordonne à son esprit de se relever, comme si pour la première fois depuis longtemps elle avait trouvé cette sérénité dans cette mort approchant inexorablement. Elle ne cherche même plus à savoir ce qu'elle fait là, ne cherche même pas à repousser cette inconnue que sa vertu renierai en n'importe quelle situation. Ses jambes vacillent, ne demandant qu'à se laisser tomber. Elle ne le voit pas, mais elle peut sentir sur sa peau asséchée son souffle chaud et humide se rapprocher en un soupir.

Déconnecté alors que l'aride à peine humide vient se déposer sur ses lèvres gercées par le soleil et la chaleur du désert. Comme une vulgaire poupée, un automate incapable de refuser. Combien de temps ? Puis sans savoir pourquoi, sans qu'elle ne puisse le contrôler, sans qu'elle n'en ai réellement conscience ses lèvres lui rendent le baisé, comme si cette chaleur qui les accablait n'était pas encore assez, comme si la mort se devait d'être accéléré dans la chaleur ardente des corps. Les cris des vautours s’élèvent aux alentours, brisant le silence l'espace d'un instant, comme si la mort elle-même s'impatientait de ce repas qu'elle attendait.

Et c'est dans ce paradoxe étrange qu'elle reprend contact avec la réalité alors que le contact entre leurs membranes asséchées se rompt. Comme un regain de conscience, furtif et fugace alors qu'elle reste là, incrédule que le regard trahie malgré son obscurité à perpétuité. Est-ce lui cette voix qui a résonné ? Comme flouté, un écho lointain, incertain.

Voix qui s'élève à nouveau, plus précise, plus nette alors que son esprit émerge de cette brume aride. Nox. Ses bras semblent sortir de sa léthargie alors que d'un geste lent se voulant vif, faible se voulant fort elle le repousse légèrement tout en chancelant à nouveau.

Un simple souffle expiré, une voix rauque à peine audible dans son intonation presque murmurée. En cet instant la raison à déserté, bien loin de ses pensées, de sa méfiance accoutumée, de cette obsession d'être traqué, qu'il puisse l'enfermer.

" Salomé... L'espoir est mort en même temps que moi il y'a des années. "

Un silence alors que les vautours entament leur danse macabre.

" Mais la vie elle, est restée accrochée comme une sangsue se nourrissant d'elle-même, alors nous allons vivre Nox. La mort est le seul sacrifice que je refuse, pas ici, pas comme ça. "



♠ ♠ ♠ ♠
 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Mar 23 Déc - 21:08

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Nox Apostolica

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Elle lui rendait le baiser. Pour la première fois depuis fort longtemps, Nox était touché par l’attitude d’une femme. Parce qu’il n’espérait jamais rien. Sauf maintenant. Parce qu’il était du genre à prendre sans se soucier des autres. Sauf maintenant. S’emparer de la fleur d’une vierge sans souhaiter la revoir le lendemain. Rendre des filles dingues de lui, pour les repousser ensuite. Il est ainsi fait Nox. Le temps lui a façonné une carapace imperméable à toute tentative d’intrusion. Il ne s’attache pas Nox. Son cœur n’est que le reflet d’un souvenir lointain. Une maison hantée où les sentiments font office de fantômes aussi effrayants que la mort elle-même. Il a toujours aussi peur de s’éprendre pour quelqu’un Nox.
Sauf maintenant.

Pour une raison qu’il ignorait, sa conduite était vraiment désespérée. Etait-ce parce qu’il venait de frôler la mort ? Pourtant ce n’était pas une première… Sentait-il que celle-là aurait pu être la bonne ? L’anxiété commençait-elle à inonder ses espoirs de survie ? Nul ne le savait. Quoi qu’il en soit, il était plus sensible que d’habitude. D’où la larme qui s’était écoulée le long de son visage passionné. Onctueuse douceur qui caresse la violence incarnée. Pour enlever toute trace de péché. Innocence matérialisée.

Il l’avait rapidement essuyé, regrettant aussitôt son geste. Parce que le frisson qui l’avait accompagné était vraiment marquant. Comme une sensation nouvelle, s’ancrant en profondeur dans son âme. Il avait oublié ce que signifiait éprouver quelque chose pour quelqu’un. Ce n’était pas de l’amour, loin de là. Mais un début d’attachement sincère. Pour une raison absurde. Tel un puceau des sentiments, à la moindre vague d’émotion, il se sentait pousser des ailes. Pour un retour de baiser, au moment où il en avait le plus besoin. C’était comme s’il cherchait une raison de vivre dans cette vague de désespoir qui obscurcissait la vision de son avenir.

Et celle-ci était beaucoup plus ténébreuse qu’à l’accoutumée. Lui qui affectionnait particulièrement les blondes rayonnantes, il s’était pris d’affection pour la plus somptueuse des ombres. Peut être était-il plus facile de se sentir proche de quelqu’un de similaire à lui. Plutôt que d’aimer quelqu’un pour un éblouissement qui nous fait vibrer de l’intérieur. Complicité plutôt qu’adoration. En plus, elle avait manifesté un semblant de caractère qui ne lui déplaisait vraiment pas. Elle l’avait repoussé. Légèrement, très faiblement même. Mais elle avait souhaité mettre de l’écart entre eux après avoir été plus proche de lui que jamais. Ainsi, elle ne se laissait pas faire.

Cela lui rappelait que son attitude normale aurait été d’aller plus loin avec elle. Mais bizarrement, il n’y avait même pas songé. Et même maintenant, alors que l’idée de profiter d’une silhouette aussi savoureuse que celle de la ténébreuse se profilait dans son esprit, il n’y attachait pas plus de valeur que cela. C’était comme si ce baiser l’avait suffisamment comblé. Tout ce qu’il voulait, c’était continuer à vivre. Vivre, et rester avec elle encore un peu.

Saisissant tout naturellement sa main après qu’elle ait exprimé son désir de rester en vie, il y déposa un baiser comme pour la rassurer. Comme s’il savait que maintenant qu’elle l’avait décidé, ils n’allaient pas mourir, c’était sûr. Comme s’il était le détenteur de la solution ultime. Mais ce n’était pas le cas. Pas pour l’instant, du moins.

« Oui, je promets de tout faire pour que tu puisses t’en sortir. »

Sans faire exprès, il ne s’était pas inclus dans la promesse. Comme s’il était déjà prêt à se sacrifier pour elle. Comme s’il n’était rien à côté de sa gitane préférée. Mais en vérité, c’était juste dû à la fatigue. Il n’avait pas vraiment réfléchi au sens de ses paroles, répondant instinctivement à sa partenaire. Parce qu'être réconforté n'est jamais du luxe. Alors, il scrutait les environs avec attention pour trouver une issue. La solution se présenta sous la forme d’un amas de cactus, masquée par l’ombre d’une colonne effritée. Invitant sa compagne à le suivre, toujours en la tenant par la main, il l’amena au pied de la fameuse plante. Lui priant d’attendre quelques secondes, il dégaina son sabre blanc et trancha le cactus avec. Prenant grand soin de couper toutes les épines, il ignora les plaies qui s’ouvrirent dans ses mains à cause des échardes bien aiguisées par l'état sauvage des lieux.

Lorsqu’il donna le récipient naturel à la belle brune, il l’incita à boire tout son contenu pendant qu’il se chargeait de lui redonner des forces grâce à sa magie. Empoignant doucement son cou avec ses deux mains sans serrer l’étreinte de ses doigts sur celui-ci, il fit couler l’aura enflammée du Berserker dans le corps de Salomé, utilisant l’eau qu’elle ingurgitait en tant que médium pour sa guérison.


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 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Mer 7 Jan - 11:07

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Le contact sec d’un baisé sur sa main, elle ne réagit pas, ne laisse rien échapper et pourtant étrangement ce simple geste est comme un baume caressant son âme et son corps. Elle ne se l’explique pas, mais ce simple geste, un geste des plus déplacé, qui en temps normal l’aurait certainement agacé était comme une promesse sourde, une promesse que sans le connaître elle savait qu’il tiendrait. Peut-être par la stupidité de vouloir y croire, peut-être par faiblesse d’esprit, ou peut-être car ce fugace instant qu’ils avaient partagé était comme la marche s’instaurant entre la mort et la vie, une raison inconnue de lutter dans cet abandon qu’ils avaient partagé.

Les mots accompagnent l’acte, il promet. Un doigt qui entre en mouvement, doucement, froidement alors qu’elle le dépose sur ses lèvres, un ordre sourd pour qu’il se taise, un simple mot rauque pour l’accompagner. « Nous. »

Il l’entraîne par la main, elle suit le mouvement sans chercher à y échapper alors qu’elle ne peut s’empêcher de fixer cette aura écarlate dansante, comme revigorée sans savoir comment, l’aura d’un brasier ardent, beau et puissant, dangereux et envoutant.
Couleur de sang.

Le mouvement s’arrête, le contact se brise et les bruits retentissent à son ouïe aiguisé, un geste alors qu’il place entre ces doigts l’étrange objet, humide et doux, opposé de la violence du désert, sa vie.
Et elle ne réfléchit pas, efface la méfiance d’une gifle mentale alors que goulument elle porte la chose à ses lèvres, elle boit, ingurgite comme un enfant sauvage errant depuis des décennies, tel un animal à l’agonie, aspire le liquide de la vie.
La pression légère d’une main sur sa nuque, alors tout doit se terminer comme ça ?
Une pensée fugace et rien, alors que le contact de la peau contre la sienne ne tente aucune agression, que la magie s’écoule et vient vibrer en elle comme un métal frappé au fer blanc.
Sous son impulsion c’est comme si la fatigue s’envolée, comme si son corps meurtrie par le soleil renaissait dans une source glacée, l’eau distillant le flux de la vie dans son corps, l’hydratant pour le soigner du mal le rongeant.
Elle se sent bien, étrangement bien alors que la sensation de soif disparait.
Son visage se braque lentement sur l’aura tenant toujours son cou entre ses mains, comme si elle était de ces fleurs précieuses qu’un rien peut briser, un simple mot susurré.

« Merci. »

Lentement il la lâche, et c’est machinalement qu’elle lui tend le récipient végétal, chacun son tour dans une union étrange, l’union de la vie.
Le soleil continue sa course, le temps défile et elle est incapable de savoir depuis combien de temps ils errent.
Lentement elle se redresse, saisissant sa main dans la sienne pour commencer à fouler le sable chaud du désert, restait ici ne servait à rien à part condamner la vie.
Et dans le ciel les oiseaux de morts semblent crier leur frustration devant ce regain d’énergie, la mort mise en sursit. Ils marchent en silence, la chaleur semble décliner alors que la nuit va bientôt déposer son voile glacé. Pas un seul instant sa main ne l’a lâché, comme une ancre pour la rassurer, la maintenir dans la réalité, même si elle ne l’avouera jamais, un silence étrange, comme de partage devant cet avancé étrange de leurs silhouettes dans le désert. Lentement les souvenirs reviennent, affluent en flash saccadés, elle se souvient, se souvient d’où elle est et surtout comment elle y était arrivé.
Une mission qui avait mal tourné.
C’est un hennissement lointain qui la tire de ses pensées alors qu’il retentit dans son ouïe affutée. Un bruit qu’elle reconnait alors que les éclats de voix faibles s’imposent à son sens décuplé, ce désert était le terrain des caravanes. Un faible sourire, elle ne cherche même pas à expliquer, elle entre en mouvement dans une course gracieuse malgré la difficulté que le sable donne pour avancer, entraînant l’inconnu avec elle sans le lâcher.
Elle ne voulait pas le lâcher.
Au loin, surplombant la dune de sable n’étant autre que le néant les auras émergent alors, faibles et dansante. Elle se fige en pleins mouvement, un simple sourire adressé à Nox.

« Je crois que la vie a décidé de s’accrocher. »

Et sans attendre une quelquonque réaction elle se penche en avant, ses lèvres venant trouver les siennes dans un mouvement brutal, hors de tout abandon, hors de toute résignation, simplement parce qu’elle le voulait, elle voulait ici et maintenant le remercier d’un simple baisé.


♠ ♠ ♠ ♠
 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Lun 12 Jan - 22:40

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Nox Apostolica

Quatro Cerberus

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Lost in a volatile Heat

Elle le corrige. Par cette erreur de langage qui traduisait une volonté de l’aider à survivre quoi qu’il lui en coûte, le mage du Conseil semblait trouver un nouveau but dans la vie. Tout du moins, en cet instant présent. Celui de respecter cette promesse, plus que n’importe quelle autre. Et parce que sa noire complice avait exprimé le désir explicite de le voir rester en vie lui aussi, ses instincts de survie s’étaient décuplés à une vitesse surhumaine. Il ne songeait plus à se sacrifier, il réfléchissait à une issue pour deux.

La mort s’évaporait en même temps que leurs blessures. Mais la fatigue demeure. Surtout pour le mage brun, qui a quasiment utilisé toute sa magie pour Salomé. Il se contente de boire, sans déployer son aura, lorsqu’elle l’oblige à se réhydrater lui aussi. Et même si le simple fait d’ingurgiter ce liquide vital lui faisait énormément de bien, comme une cascade de plaisir ruisselant à l’intérieur de lui, ses forces s’amenuisaient toujours au fil du temps, comme une perte des sens lente et sournoise.

Pourtant, un simple mot de sa compagne au regard si étincelant et son esprit sortait de sa torpeur. Un remerciement et sa détermination se consolidait. Il avait perdu beaucoup de sang Nox, mais il avait énormément gagné en motivation. Il ne se l’expliquait toujours pas mais elle avait un effet tout particulier sur lui. Elle s’était tellement accrochée à la vie en buvant son eau salvatrice que sa propre réaction vis-à-vis de la mort lui semblait suicidaire. A bien y réfléchir, il n’y avait pas grand-chose qui le retenait, ni personne qui le regretterait. Juste cette promesse ancestrale de mener une vie de rédemption. Combien de fois aurait-il souhaité emprunter la voie de la facilité ? Combien de fois s’était-il trouvé à ce croisement, hésitant sur le chemin à prendre ? Pourtant, cette fois c’était différent. Nouvelle promesse, nouvelle alliance avec la vie. Et il n’avait aucun regret à ne pas choisir la mort.

La vie lui attrapait la main et il la suivait tant bien que mal. Pourtant il ressentait une certaine légèreté au milieu de ses souffrances, et il ne comprenait pas comment une silhouette ténébreuse pouvait en être la cause. Puis, en plus de cette obscure lumière dans l’âme, un nouvel espoir sur terre. Après avoir escaladé plusieurs dunes, marchant sur les braises de sable sans rompre ce contact qui les liait, ils l’aperçurent. L’horizon d’un futur.

Au loin, peut être pas si loin que ça, une caravane. Un mirage de bonheur qui semblait bien réel. Et alors que son cœur commençait à faire un bond à la vue de cette belle perspective, d’un coup celui-ci s’arrêta de battre. Salomé venait de violer ses lèvres. Une envie, une pulsion. Le soulagement d’avoir trouvé un moyen de s’en sortir n’était rien comparé au délice de leurs langues emmêlées. Attrapant sa nuque, il rendit leur échange plus passionné. Attrapant sa hanche, il rendit leur étreinte plus sensuelle. Il n’y avait plus qu’elle et lui. Au milieu d’un désert, au crépuscule. Il n’y avait pas de vent pourtant le frisson qui fouettait sa peau bouillonnant de désir lui donnait l’impression d’être au cœur d’une tornade. Passant sa main dans sa tignasse sauvage, on aurait dit qu’il prenait un malin plaisir à la décoiffer. Son autre main avait déjà grimpé le long de son dos en soulevant quelque peu son haut mais… quelque chose clochait. Ses instincts primaires semblaient engourdis. Il n’arrivait plus à réfléchir. Ca, c’était normal. Mais il n’arrivait plus trop à sentir quoi que ce soit non plus. C’était comme si le panorama de son plaisir noircissait à vue d’œil. Jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’au cœur des ténèbres les plus profondes qu’il ait pu connaitre.

S’écroulant à terre, il sombra dans l’inconscience lorsque leurs lèvres se furent quittées, vidé de toutes ses forces…


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 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   Mar 20 Jan - 10:42

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♠ L'ombre d'un mirage ♠
♠ Nox Apostolica & Salomé ♠





Il lui rend son baisé, l'emprise s'assoie sur son être et pourtant en cet instant elle ne cherche pas à le rejeter. Elle s'abandonne à ses lèvres, à ses mains dans une passion étrange qui ne lui ressemble guère. Un temps, seulement, alors que c'est comme si son esprit s'éveillait soudainement, refusant la facilité d'une étreinte, d'un abandon et que d'un mouvement elle ne tente de le repousser, trop tard, alors que l'aura faiblit violemment et que le bruit sourd du corps tombant sur le sable ne s'impose à son ouïe.

Un frisson pour lui glacer le sang, pourtant elle n'a pas peur, n'a plus peur. Émotion perdue à jamais, et c'est avec une énergie déployée dans un sentiment d'affection qu'elle ne se connait pas qu'elle se laisse tomber, ses mains saisissant les chevilles ardentes de celui qu'elle refusait d'abandonné. Un souffle expiré alors qu'elle annonce son prix.

" Soma : toucher. "

La volonté jaillie sous l'impulsion des mots sacrés et chaque sensation déserte sa peau comme si elle n'avait jamais existé alors que le corps inconscient de Nox se voit subir les mêmes effets. Et c'est comme si de rien, qu'elle commence à tirer celui qu'elle refuse d'abandonné, celui avec qui en l'espace de quelques heures elle a trop partagé, celui avec qui une connexion étrange et indéfinissable était né, entre redevance et envie, passion et raison.

Et dans le sable elle tire, le traîne comme un fardeau a porté alors que le sacrifice a entamé son décompte avant la perte définitive du sens, elle dévale la dune accompagnée de son fardeau alors qu'au loin les auras brillent toujours, de plus en plus fortement alors qu'elle s'approche au fil de la nuit tombante. Elle peut désormais les voir distinctement alors qu'elle s'arrête en même temps que les sensations réintègrent son corps, la fatigue et la douleur, le manque d'eau et le trop plein de chaleur. Essoufflée alors que son corps subit d'un coup les effets jusque là ignorée. Ses mains délaissant les chevilles de l’infortunée pour se flanquer sur ses genoux afin de reprendre sa respiration.

Une simple phrase.

" Il a besoin d'aide. "

Les hommes enturbannés la toise un instant, puis certains après un regard comme entendu entre en mouvement, soulevant la carcasse de l'homme pour la placer dans l'une de leurs caravanes, suivit de prêt par celle de la brune alors que finalement elle s'effondre à son tour dans le sable. Puis la caravane reprend sa route, comme si de rien était armé de ses deux nouveaux passagers.

Ils étaient sauvés.
Pour l'instant.


♠ ♠ ♠ ♠
 MessageSujet: Re: A l'ombre d'un passé en ruine [PV Salomé]   

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