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Débourrage ou Dressage
 MessageSujet: Débourrage ou Dressage    Ven 15 Aoû - 18:12

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Silencieusement, il a été déposé sur ton bureau. C'est avec une finesse et une délicatesse manichéenne que l'une de tes travailleuses l'ouvre. Le discret te livre tous ses secrets en quelques secondes. Tes yeux dévorent les mots qu'il renfermait. Tes affamés se délectent des photographies. Tu refermes l'indiscret après l'avoir vidé de sa substance. Il vient de te mettre en appétit. Tu te lèves pour une fois de plus délaisser ton officielle au profit de l'une de tes guerrières. Avant toute chose, tu rejoins appartements. Une fois sur place, tu pénètres dans ton aquatique aussi sereine qu'enivrante. Son souffle intrusif t'enveloppe en quelques secondes, te plonge dans une torpeur libératrice et salvatrice. Alors que tes muscles oublient ta pression journalière, que tu dopes ton corps avec ces perles aquatiques et volatiles, tu t'équipes de ce gant fibreux. Lentement, sensuellement, il épouse les formes de ton sublime. Une heure se passe avec que tu émerges de cette brume, que tu sortes de ton hammam.

Tu te perds dans tes pensées alors que ton sublime sèche à l'air libre. Tu te décides par mettre ce boxer noir en coton. Il va parfaitement avec ton tee-shirt noir, en coton, moulant et sans manche. Le fier porte cinq étoiles. Tu enfiles ton pantalon noir, en coton à la coupe droite. Tu mets tes sandales de cuir gris dont le maintien rivalise avec les meilleurs rangers et dont la souplesse convient aux plus grands coureurs. Sur ta taille s'est enroulé ce cuir, une liane grise, puissante et robuste. Quelques pousses ornées de billes métalliques s'échappent avec raffinement de la principale. Tu glisses tes jambières rayées en lin. Tu enfiles tes passe-coudes en lin aux mêmes motifs. Tu te drapes de ta longue écharpe en lin parée des mêmes motifs. Ta main gauche appelle tes chakrams jumeaux qui s'attachent docilement à ta taille. Ta main droite attrape ton porte kunaî que tu fixes à ta jambe gauche. Tu attaches ton bandeau. Tu chopes la trancheuse.

Tu es prêt pour aller chasser, manger pardon. Au moment de partir, cette sensation d'avoir oublié quelque chose t'envahis. La faible s'estompe aussitôt face à ta perspicacité. Avant de t'inviter à manger, tu dois t'occuper du bâtard. Le corniaud était là avant que tu ne prennes tes fonctions, il est né de la cuisse gauche de l'ancien conseil. Si l'adultérin éveille ta curiosité, c'est parce que le boîteux est foireux. Tu as décidé de voir ce que le schizo avait sous son chapeau. Tu quittes la demeure présidentielle. D'un pas décidé, intransigeant et absolu, tu rejoins le chenil. C'est l'heure de sa promenade. N'étant pas du tout convaincu du travail de tes prédecesseurs, tu vas commencer par vérifier ses bases. Tes ambitions pour le conseil nécessitent au minimum un exécutant débourré. Un chien qui a subi un dressage sans contrainte, un animal capable de tenir un arrêt sur n'importe quel gibier lâché, sans pour autant être sage à l'envol et au feu. Il doit n'éprouver aucune crainte et faire preuve d'un minimum d'obéissance. C'est ce que tu viens vérifier.

À terme, tu penses le rendre plus mature, le transformer en un outil abouti, un animal à l'arrêt ferme et faisant preuve d'un sagesse absolue à l'envol et au feu. Un bâtard totalement dressé. Un exécutant dont le rappel et l'obéissance auront été obtenus par ton sifflement. Tu te poses au milieu de l'arène. L'animal n'est pas encore arrivé. Tu souhaiterais qu'il ne soit pas encore castré, qu'il est ce qu'il faut pour t'attaquer comme cette fameuse bête du Gevaudan, celle de ce conte pour enfants. Dans tous les cas, dès qu'il rentrera dans ton champ, tu fonceras sur lui. Après ton passage, il ne restera plus rien de lui. Admirable Président du Conseil, tu prends le temps de t'intéresser à tes collaborateurs, tu prends le temps d'en entraîner certains.


 MessageSujet: Re: Débourrage ou Dressage    Mer 20 Aoû - 16:08

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Nox Apostolica

Quatro Cerberus

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La nonchalance est l’art de tout oublier pour se concentrer sur une action bien précise : faire chier ceux qui donnent des ordres. Et dans ce domaine, Nox était devenu un vrai pro. L’expérience qu’il avait acquise avec le temps ainsi que ses prédispositions naturelles étaient tellement efficaces qu’il parvenait à énerver très rapidement les plus patients de ses supérieurs. Tout était une question de détails.

En général, sa nonchalance allait de pair avec sa fainéantise. Du coup, il utilisait les siestes pour provoquer des crises de rage chez certains haut-gradés. C’était son hobby préféré entre deux missions. Il avait tout une technique. Par exemple en se posant à des endroits stratégiques, à l’écart de tous, tout en restant exposé d’une manière indirecte. En choisissant le bon moment, ça c’était quelque chose de primordial. Rien n’énervait plus que de se faire attendre dans les moments les plus urgents. Au tout début de sa carrière, notre jeune rebelle du Conseil n’osait pas vraiment se montrer insolent avec sa hiérarchie, parce qu’il avait décidé de venir ici pour expier ses péchés. Mais très vite sa vraie nature reprit du zèle jusqu’à ce qu’il retrouve ces sensations qui le faisaient tant jubiler. Cette mauvaise habitude faisait partie de lui, il ne pouvait s’en détacher. Même au sein du Conseil, il ne pouvait se laisser faire. Et il ne pouvait qu’être conquis par le résultat. D'autant plus que Nox n'était plus un simple Exécutant, il avait monté en grade, devenant un Agent du Conseil, pouvant lui aussi donner des ordres aux petits Exécutants... Il n'empêche qu'il restait un gros connard !

C’était tellement fendard d’admirer des supérieurs d’ordinaire très calmes devenir subitement des démons prêts à tout pour lui foutre une rouste ! Il excellait dans ce genre de provocation parce que sa répartie ne voulait pas de jaloux, elle souhaitait se mesurer à tous sans exceptions. Autant ses ennemis que ses coéquipiers. Il se fichait bien des conséquences. Il n’avait pas peur des représailles. Au contraire, cela l’excitait. Plus la tension était palpable, plus la suite des évènements promettait d’être intéressante. Alors quand il eut vent de l’apparition d’un nouveau directeur que tout le monde qualifiait de tyran, son sang se mit à bouillir dans tout son corps. Il n’avait plus qu’une obsession : se le faire !

Mais même si avant il se serait précipité vers sa proie en fonçant tête baissée, maintenant il n’était plus ainsi. Il allait se faire désirer. Toujours selon les rumeurs, le caractère du fameux phénomène était assez semblable au sien, il était du genre à s’énerver rapidement. Cette information l’avait inspiré. Il souhaitait voir de ses propres yeux qui d’eux deux allait se laisser envahir par la rage le premier. Ce raisonnement qu’il tenait actuellement prouvait qu’en ce qui le concernait, il avait muri. En effet, il arrivait à garder son calme malgré l’excitation débordante qui le submergeait intérieurement ! Affronter le plus haut gradé du Conseil avait toujours été son rêve !

Mais comme tout adversaire valable qui se présentait à lui, Nox désirait le déguster. Pour cela, il fallait que cette viande qu’il convoitait soit à la bonne température. C’était toujours plus savoureux d’affronter quelqu’un lorsqu’il était à son maximum. C’est pourquoi il ne se présenta pas au lieu de rendez-vous. Il restait allongé sur les tuiles de la tour la plus isolée du château d’Era, observant de loin la réaction de son grand supérieur. Allait-il péter un câble et foncer à sa recherche pour le soumettre totalement ou bien Nox devrait-il faire son relou un peu plus longtemps ?
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 MessageSujet: Re: Débourrage ou Dressage    Ven 22 Aoû - 23:27

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Elles sont nombreuses celles que tu as embrasées. Elles sont nombreuses celles que tu as pénétrées. Elles sont nombreuses tes courtisanes. Elles te parlent. Elles te murmurent. Elles t'excitent. Elles t'aguichent. Elles te possèdent comme tu les possèdes. Tu n'es jamais seul, elles ne sont jamais loin. Un rien les allume. Le bâtard du Conseil vient d'en lever deux. Elles sont deux flatteuses, louangeuses, intrigantes, flagorneuses, cajoleuses, laudatives, adulatrices, obséquieuses, complimenteuses, encenseuses, thuriféraires, admiratrices. Elles demandent leurs offrandes. Le mâtiné n'aura jamais assez de pedigree pour les rassasier. Après elles, il ne restera plus rien de lui. Il ne sera que l'ombre de lui-même, les vestiges d'une civilisation imaginaire et oubliée. Tes succube vont lui aspirer sa vie présente. Tes déesses vont se jouer de lui, lui voler ses années. Tes garces vibrent, résonnent dans ton corps. Tes dévouées fantasment, rêvent, mouillent à l'idée d'être libérée. Elles entrent en effervescence. Elles rongent leurs freins.Lentement, sûrement, habilement, scandaleusement, ouvertement, elles prennent possession de ton corps. Alors les autres courtisanent fuient la queue entre les jambes. La furieuse, la colérique ou l'irracible n'ont même pas tentée de rentrer dans trio.

La première est l'une de tes favorites. Elle sait t'écouter. Elle sait peser la valeur de ta voix. Elle est sombre, guerrière, infaillible protectrice. Cette sainte patronne, déesse des généraux victorieux, des gladiateurs fait pulser ton sang sacré. Elle t'a séduit par son raffinement. Elle sait être froide, indifférente, ignorer les destins inégaux ou cruels des coupables. Par la mesure, elle sait venir à bout. Elle te guide, t'emmène à la victoire, te donne la force d'écraser le pêcheur. Elle est aussi implacable que sauvage. Elle est la foudre qui illumine les plus dévastateurs orages. Dans le bain de sa fureur hurle, résonne sa vengeance. Celle qui frappe les fautes, les viles indigences. Dans le lit de ta colère, tu sens cette amazone qui te chevauche, qui s'enfile, que tu montes, que tu prends. Alors, tu la vénères, alors elle te vénère. Vous chantez cet irrésistible appel. Vous ouvrez la route pour déverser la rage et rétablir le juste chemin. Némesis, c'est son nom. Némesis, c'est celle qui partage ton corps. Némesis, c'est celle qui doit te partager avec l'autre, sa rivale.

Sa némésis n'est pas sans arme, n'est pas faible. Elle est tout aussi séduisante, tout aussi attirante, tout aussi puissante. Déité souveraine de ton royaume ténébreux, elle jouit d'un pouvoir immense. Elle porte les noms de Souterraine, de Reine Invincible ou de Prytane des Enfers. Les purifications et les expiations sont sous sa présidence. Son cortège est composé de chiens dévorants. Déesse nocturne et magique, elle préside aux enchantements, aux incantations. Elle envoie sur la terre les monstres et les démons évoqués de ton enfer. Partenaire essentielle et professeur émérite dans ta pratique des arts magiques, elle est la nuit entourée de chiens infernaux. Elle s'égare dans ton dédale. Elle remplit ta nébuleuse cérébrale. Elle fait aboyer sa meute pour jeter l'épouvante dans l'âme des meurtriers alors qu'elle avale ton glaive, alors que tu dévores son fruit corrompu. Redoutable et maléfique, à la croisée de tes chemins, à la croisée de tes destins, Hécate est ta nouvelle lune, ta lune noire. Elle est ta faux, elle est leurs morts, elle est sa mort.

De votre fornication, il transparait rien ou presque rien. Les oreilles les plus sensibles, celles qui peuvent entendre par de là les murs épais d'une prison, ne manquent pas cette symphonie qui vibre dans tout corps. Le maestro qui commande à ton sang s'emballe. Pourtant, ta peau ne colore pas. Alors, ton aura bleu-grise se repend autour de toi sous l'impulsion de la cyclonique Kiri. Ta magie demande à sortir. Elle exige de devenir l'instrument de tes maitresses. Ton souffle ralentit, ton souffle se fait rare. Tes muscles, ta mâchoire, tes mains, tes narines restent figer alors qu'ils devraient exploser. Tu restes le maître de toutes, toi seul décide quand elles peuvent ouvrir leur gueule. Tu es cet iceberg fait de cette glace éternelle. La seule qui peut tempérer des instincts volcaniques. Alors, tu souris. Alors, il se forme cet épais, puissant et impénétrable nuage. Ta brume opaque, dense, presque palpable étend son manteau sur la zone. Cela sera tout pour aujourd'hui. Cela sera tout pour lui, il est fini. Il est le seul qu'il ne devait pas faire attendre. Ta sanction sera définitive et expéditive. Tu sors de ton nuage. Tu retournes à ton bureau. Tu sors l'une de tes armes favorites, la plume. Celle qui transforme l'encre en bourreau. Celle qui réunit les faits, celle qui les analyses, celle qui pourrait demander à rétrograder au plus bas de l'échelle l'ancien clébard pour insuffisance professionnelle. Celle qui pourrais demander à geler sa solde pour faute professionnelle. Celle qui bave à l'idée de l'envoyer dans une contrée polaire désertée par les femmes. Tu achèves ta note. Tu la range dans tes dossiers personnels. Tu seras l'employer plus tard, après tout la vengeance est un plat qui se mange froid. La justice est lente. Demain n'est pas encore écris.

 MessageSujet: Re: Débourrage ou Dressage    Sam 30 Aoû - 12:44

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Nox Apostolica

Quatro Cerberus

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« What the fuck ? »

Telle était sa réaction quand il vit le directeur retourner à son bureau pour écrire sur sa fucking paperasse comme si de rien n’était… Au début, il gardait espoir. Il voyait que sa proie l’attendait patiemment. Malheureusement, de là où il se trouvait, le mage brun aux nombreuses cicatrices ne pouvait rien déceler d’autre. Si Marcus était énervé, impatient, ou bien s’il était fatigué, malade peut être ou n’importe quoi d’autre, rien, il ne pouvait pas s’en rendre compte. Nox n’allait pas non plus prendre des jumelles et le stalker pour de vrai, il n’était pas si désespéré de voir l’effet que son test provoquerait chez cette personne mystérieuse. En tout cas, l’observé restait bien droit et ne fit aucun grand geste qui aurait montré la présence de quelques émotions. Non, ce trouduc restait bien sagement à l’attendre comme un premier de la classe.

Et le fait qu’il retourne à son bureau pour travailler prouvait bien que c’était un intello plus qu’un bourrin comme il l’aurait voulu. Quelle déception ! Nox avait continué d’attendre lui aussi, tandis que le fameux directeur était à l’intérieur du QG. Parce qu’il voulait voir si ce dernier allait partir à sa recherche. Il s’était mis à un endroit stratégique. De là où il était, non seulement il pouvait voir le point de rendez-vous mais en plus il pouvait voir le bureau de sa cible. Au cas où, pour faire une petite surprise, si l’autre-là en avait valu le coup. Et quand Marcus s’assit sur son fauteuil, Nox se disait que ce grand chef avait surement envoyé quelqu’un d’autre à sa recherche. Quel idiot de conserver encore tant d’espoir…

Au final, le temps passait, il restait sur son arbre perché, comme un Maitre Corbeau qui tiendrait dans son bec une certaine amertume. Il se trouvait con. Con parce qu’il était là, tout seul, à attendre quelque chose qui ne viendrait pas. Con parce qu’il avait cru ces rumeurs infondées. Con parce qu’au final, il n’allait même pas provoquer le combat, parce que ça ne valait pas le coup. Si ce ressenti avait été provoqué par la finalité de leur entrevue, Marcus avait réussi, ça faisait bien rager notre mage du Conseil.

Mais Nox se reprit. Si ça se trouve, ce n’était même pas voulu. Même s’il était évident que l’orgueil de cet homme voulait lui rendre la pareille pour l’avoir fait poireauter au point de rendez-vous. Quoi qu’il en soit, beaucoup de questions demeuraient dans son esprit. Est-ce parce que Marcus était fier ou parce qu’il était trop sérieux qu’il avait adopté cette attitude ? Mais à quoi bon continuer de penser à un mec qui n’en valait pas la peine. Nox, à contre cœur, relâcha sa concentration et s’allongea pour de bon, prêt à faire un petit somme.

Conclusion : Soit ce directeur était un fourbe qui n’en valait pas la peine, soit il était un mec trop sérieux, du coup là aussi il n’en valait pas la peine. Il n’était rien d’autre qu’une silhouette de plus dans cet ensemble monotone qu’était le Conseil. Nox était-il vraiment le seul à ne pas se laisser faire et à provoquer des situations merdiques pour rigoler ? Ils étaient tous biens sages et droits, ce n’était pas marrant. Du coup, heureusement qu’il ne l’avait pas attaqué en mode enragé parce que sinon le pauvre se serait pissé dessus. Il lui aurait prêté une plume à écrire pour se défendre, peut être que sa toute puissance se serait manifestée alors.

What a waste…
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 MessageSujet: Re: Débourrage ou Dressage    

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