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Bien attend qui parratend.
 MessageSujet: Bien attend qui parratend.   Mer 13 Aoû - 22:43

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Assis sur cette chaise de marbre blanc, tu observes le plateau noir et blanc devant toi. Tu regardes attentivement ce sombre et petit aventurier qui s'est avancé de deux cases. Impassible et intransigeant, ton regard le transperce. Le temps n'est plus. Il a rendu les armes face à votre immobilisme dans cette bataille immuable et silencieuse. Il n'est pas le seul à avoir fuit votre affrontement. Avec lui, le bruit, la vie, l'agitation, le mouvement, l'action, la réaction ont abdiqué face à votre endurance, persévérance, patience. Le prétentieux, l'arrogant fait tout pour te tenir tête. Tu ne l'as pas pris en traite. Tu n'as jamais caché ton lin blousé sensuellement, teinté de pourpre, bordé de feuilles de palmes. Ta tunique est l'ambassadrice de ta victoire. Préférant l'ignorer, le téméraire n'a retenu que ton trapèze blanc, drapé, aux bords incurvés et deux fois plus long que large. Le suicidaire a été aveuglé par un drapé raffiné. Alors que son opposée descend jusqu'à la mi-jambe, la grande base enveloppant ton corps, se tient fièrement sur ton épaule gauche. Ton bras soutient l'étoffe, pendant le reste se glisse sous ton pli droit. Tel, un penseur, tu te perds dans tes songes. Tu pourrais rester des heures, des mois, des années dans cette position. Tu ne lâcheras jamais le morceau. Tu es inébranlable comme ces buffles. Ceux qui se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie apocalyptique. Tu attends que le temps se lasse. Tu attends qu'il recule. Tu attends qu'il se soumette.

C'est une question de temps. Ton arrogant et toi ne craignez pas la douleur parce que vous ignorez sa puissance. Lui comme toi, vous ne vous plaignez pas. Vous gardez vos faiblesses pour vous. Vous êtes solides comme ce géant qui porte l'univers. Comme ce divin porteur, ton prétentieux et toi êtes forts, vous avez cette scandaleuse et exceptionnelle capacité à encaisser. Lui comme toi, savez que tôt ou tard, votre courage et votre énergie prendront le dessus sur l'autre. Vous êtes deux gladiateurs dont le combat suspend le monde. Pourtant, ton téméraire posera le genou à terre sous peu. Tu rendras la liberté au suspendu. Tu sais mieux que ce sombre petit aventurier le sens de la patience. Elle est un arbre dont les racines sont amères et les fruits savoureux. Cette essentielle n'est plus seulement cette force de l'âme face aux maux nés de la passion. L'habile s'est s'adapter à celui qui en fait preuve. La façon dont la belle, dans sa substance, s'adapte à celui qui en fait preuve tend à montrer qu'elle est spirituelle. Soumise à son détenteur, elle est totalement corruptible. Elle ne sera jamais un but pour toi, mais une des marches que tu empruntes tous les jours. L'une des montantes qui conduit tantôt vers la sagesse, tantôt vers la folie, tantôt dans cet océan qui sépare les extrêmes.

Avec ton lumineux et petit combattant, tu brises votre rapport de force. Tu le dévores, tu l'absorbes. Il n'est plus. Le temps, enfin, reprends son cours. Les déserteurs qui l'accompagnaient reviennent prendre possession des lieux. Tu entends le bruit de ses pas. Pour toi, une femme a toujours été des sons. Tu as celles qui font claquer leurs ongles en joignant leur pouce et leur annulaire. Tu as celles qui t'offrent ces légères succions de la langue quand elles dorment. Tu connais celles dont les gargouillis affamés sont pires qu'un torrent durant la saison des pluies. Le bruit que tu préfères, que tu te mets en bouche est celui de certains sourires. C'est le doux bruit des bulles qui éclatent quand elles sourient. Tu n'as pas de chance. Ceux que tu entends t'annoncent la douce, calme, mesquine, chaleureuse, distinguée, superficielle et vaniteuse Elena. Tu masques cette nuisance avec ton baryton glacial.


"Une partie peut-être ?"


 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Ven 15 Aoû - 12:25

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Marcus Adamof & Elena Vandervald


Un clac clac résonnant dans les couloirs sous l'impulsion de tes pas. Rythmé et pourtant lent, alors que tu avances tranquillement dans les allées de marbres, un sourire marqué sur tes lèvres rosées alors que ton esprit est repartit quelques heures en arrière, est repartie dans cette entrevue aussi sereine que guerrière et qui avait scellé le destin des aigles.

Puis tout sourire s’éclipse alors que ton esprit repart sur figer sur des choses beaucoup moins agréable. Une chose à vrai dire, Marcus. Et c'est avec un visage sans expression que tu pénètres dans l'une des immenses salles de marbre ostentatoires que compte le Conseil, beauté insipide.

Ton regard vient lentement caresser l'homme s'extirpant de la pièce, le gratifiant d'un léger sourire avant que tu ne fermes la porte derrière toi.

Un lent mouvement pour te retourner alors que tu t'avances lentement, ta robe argentée frôlant le sol au rythme des pas alors que tu adresses un sourire faussement chaleureux à l'homme assis devant son échiquier de marbre. Et c'est lentement, souplement, aérienne que tu prends place face à lui. Une voix douce et mielleuse, provocation voilée.

" Avec plaisir. Mais sois clément, je ne suis qu'une simple novice en la matière. "

Et alors que tu replaces doucement les pions blancs sur l'échiquier, tes yeux noisettes se vrillent vers Marcus alors que tu esquisses un nouveau sourire faussement chaleureux.

" Tu as l'air bien. "

Tes yeux viennent se poser avec douceur sur le plateau de marbre alors que tes doigts déplacent lentement le pion gardant le roi, deux cases en avant.

" J'ai fais une rencontre des plus intéressantes aujourd'hui. Je comprends mieux d'où Mademoiselle Shida tient sa popularité, elle est exactement l'inverse de toi. "

Un sourire alors que tu redresses tes yeux noisettes sur lui et que tes jambes se croisent sur le siège de marbre en un mouvement souple.


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 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Sam 16 Aoû - 0:54

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"Avec plaisir. Mais sois clément, je ne suis qu'une simple novice en la matière."

L'impassible, que tu es, se permet de sourire. Tu te rappelles de cette madeleine. À peine, tu l'avais mise en bouche qu'elle avait fondue. La douce s'était offerte corps et âme à toi. Elle t'avait supplié de la prendre. Par clémence, tu avais accepté. Tu n'étais qu'un enfant, une enfant-soldat. Tu ne savais pas ce qu'étaient la pitié, la compassion, la miséricorde. Ta première fois te l'a appris avec un enthousiasme unique. Tu avais percé sa cage thoracique une dizaine de fois. C'était la première fois que tu tirais au pistolet magique. Tu as manqué tous ses points vitaux. Ta première se vidait de son sang pendant que la pluie torrentielle et glaciale s'infiltrait dans son troué. De sa bouche aucun son ne sortait, seulement un filet de sang. Il s'en est suivi un long tête-à-tête entre toi et ta première. Si tu ne te souviens plus si ton premier rendez-vous a duré une heure ou deux, tu gardes en mémoire ce savoureux regard gangreneux. Celui qui t'a appris la clémence. Celui qui t'a demandé de l'aider à mourir sans souffrance.

"Idée séduisante "

"Tu as l'air bien."

Tu avais l'air bien. C'était le temps idéal. Tu sais que la Belle ne raconte plus des histoires enfantines depuis longtemps. Tu n'es même pas certain qu'un jour, elle est eue cette capacité. La précieuse est tout sauf ridicule. Si aux yeux de tous, tu es lumière, elle est ombre. La réalité est plus grise, plus grisée, plus corrompue, plus pourrie, plus moisie, plus nauséabonde. Au sommet, vous tantôt démocrate, tantôt autocrate. Au sommet, vous transformez le faux-semblant, les passe-droits en cette éthique élitiste, démocratique et idéaliste. Au sommet, vous pratiquez tout l'illusionnisme. Vous êtes ces magiciens de l'humain entraînés à leurrer la logique, la raison et les émotions. Au sommet, vous êtes ces techniciens du son et de la lumière, ceux qui vous feraient passer des vessies pour des lanternes. Au sommet, elle est lumière, tu es ombre. Ami ou ennemi ? Ni l'un, ni l'autre, si tu es l'organe du pouvoir, elle est sa coupe. Si elle est le contenu, tu es le contenant.

"Je reviens de Bosco, un voyage des plus divertissant. Tu sembles lumineuse ."

"J'ai fais une rencontre des plus intéressantes aujourd'hui. Je comprends mieux d'où Mademoiselle Shida tient sa popularité, elle est exactement l'inverse de toi."

Ton regard épouse celui de la Belle. La perfide vient de naître dans ton esprit. Elle s'emballe, elle déballe la pente à toute vitesse. Trop tard, elle s'impose, elle explose, elle te possède. Tes yeux se teintent de son vice, de sa perversion. Un mouvement presque imperceptible de ta gorge avale ce jus, fils de cette perfide. Si la Belle et la Bête l'avaient fait. Si elles avaient égoïstement abandonné leurs jeux solitaires. Si l'une avait fait sourire le lutin de l'autre. Si l'autre avec son aventurière arrogante avait visité l'antre de l'une. Si l'une avait surfé les dunes de l'autre. Si l'autre, c'était enfoncé dans les sillons sans fond de l'autre. Si l'une des deux dit que c'est mal agir, l'autre dit vaut laisser dire, que ce tu penses ou que tu dis n'y change rien. Mais ni l'une, ni l'autre ne sait, deux femmes qui se tiennent la main ne gênent pas ta morale. Là où le bas blesse, c'est que le geste se fasse sous la table, que tu ne sois pas invité...

"Raconte-moi une belle histoire, j'ai envie de rêver. "

Sur ces mots, tu plaças ta reine à découvert...

 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Sam 16 Aoû - 1:34

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Marcus Adamof & Elena Vandervald


Tu étouffes un rire et ton visage se part de ce sourire si caractéristique, mesquine dans ta superbe, légèrement moqueuse derrière cette fausse chaleur que tu dégages dans ce calme presque impériale. Rêver. Comme si il voulait, comme si il pouvait. Et c'est avec un air faussement troublé que tu observes la reine danser. Et c'est dans un silence monacale que tes doigts viennent caresser tour à tour les pièces de l'échiquier, comme indécise sur le coup à porter. Tes yeux se relèvent doucement pour se plonger dans ceux du président.

" Il n'y a rien valant la peine de rêver. Simplement la triste d'histoire d'une gamine à peine femme faisant le mauvais choix. "

Tes doigts continuent à caresser les pièces de l'échiquier dans un geste presque machinale, comme perdue dans tes pensées, avant que soudainement ton regard semble à nouveau vibré, sans ciller alors que tu détailles le président dans ses moindres traits, analysant le moindre rictus pouvant le traverser, le moindre tremblement auquel sa main pourrait succomber, la moindre goute qui pourrait perler sur son front, la moindre expiration s'emballant dans une accélération. Tu pourrais presque jurer que ce mouvement frénétique de tes doigts passant machinalement de pièce en pièce commence à l'agacer, et cette seule idée te fait jubiler alors que tu reprends d'une voix presque triste.

" Elle ne pliera pas. Après tout elle appartient à l'ancien monde, et cet ancien n'est pas prêt d'accepter la venue d'un nouveau, pour elle nous sommes des tyrans et puisqu'il est hors de question d'accéder à sa demande dans l’intérêt du monde de la magie, notre jeune amie a décidé de devenir ennemie de la tyrannie. "

C'est presque avec tristesse que tu achèves tes mots, tristesse passagère alors que tu t'adosses dans un soupir contre le dossier de marbre avant de faiblement sourire. Comme si tout ceci n'était qu'une vulgaire banalité, un contre-temps fâcheux, une histoire réglée.

" Bosco... Ce pays te correspond si bien. Horreur et barbarie, une belle histoire pour de somptueux cauchemars. Aurais-je l'audace de demander quelle divertissante diplomatie des esclavagistes peuvent te procurer ? "

Et c'est sur ses mots que tes doigts viennent caresser le fou gardant le roi du bout des doigts, un simple mouvement puis un léger claquement, E3.


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 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Dim 17 Aoû - 17:27

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"Il n'y a rien valant la peine de rêver. Simplement la triste d'histoire d'une gamine à peine femme faisant le mauvais choix. "

Cette colleuse de timbre te souille avec sa salive inépuisable. Elle lubrifie tes esgourdes avec ses sucs insipides. Elle viole tes abalones avec son conte blafard, éteint, délavé, désagréable, fadasse, quelconque. Son melliflu te laisse en bouche cette saveur fade. Le gastronome que tu es, sent sa colérique maitresse déverrouiller ses chakras. La garce siège au fond de tes revolvers. L'expérimenté que tu es, sait geler la dernière dans sa virulence la plus extrême. Tu l'aimes cette glaciale colère. Tu suces sa violence jusqu'à la dernière goutte pour apprendre à l'une de ces Claudines ceux que sont les arts du goût. L'homme de fer, figé dans le temps, celui qui se renouvelle comme les neiges, celui que tu es, propose une version plus nourrissante pour le carnassier qu'il est.

"Savais-tu qu'il existe une tradition à Bosco. Chaque année, le quatrième jeudi de novembre, son dirigeant gracie une dinde. Ils appellent ce jour «Thanksgiving ». Cette année, il n'en sera pas. Le volatil a croisé mon chemin à l'heure du repas. "

" Elle ne pliera pas. Après tout elle appartient à l'ancien monde, et cet ancien n'est pas prêt d'accepter la venue d'un nouveau, pour elle nous sommes des tyrans et puisqu'il est hors de question d'accéder à sa demande dans l’intérêt du monde de la magie, notre jeune amie a décidé de devenir ennemie de la tyrannie."

Cette marchande d'ail semble avoir oublié le sens des mots. A force de regarder derrière, à force de brouter le gazon qui n'est plus, le volatil va creuver de faim. L'oiseau va tomber du ciel comme une merde. Si la petite préfère ses allumettes bientôt épuisées à douceur d'un foyer , tu feras preuve de clémence et exaucera ses souhaits.

"Si part tyran, elle entend une autorité disposant d'un pouvoir absolu acquis illégitimement, l'insouciante est aussi sourde. Si la salamandre se place au-dessus des lois sans les abolir, elle est aussi aveugle. Si l'insouciante choisi de désarmer, d'asservir et de pervertir l'ordre, elle est aussi ignorante. Si l'infirme choisi de cumuler les vices de la démocratie et l'oligarchie, elle est par substance ce tyran."

" Bosco... Ce pays te correspond si bien. Horreur et barbarie, une belle histoire pour de somptueux cauchemars. Aurais-je l'audace de demander quelle divertissante diplomatie des esclavagistes peuvent te procurer ? "

La Belle aimerait-elle tes histoires ? Aurais-tu fait salivé la gazonnasse ? Sauf que les tiennes n'ont jamais commencé par "il était une fois". Tu n'as jamais été ce candide qui a compris à force de viols consentis que le monde qui l'entourait était pourri jusqu'à la moelle. Tu es cette pourriture, tu es cette tumeur qui vole l'innocence, la vertu, l'enfance, la pureté des autres. Tu n'es pas seulement malin, tu es aussi bénin. C'est l'une des raisons de ta présence. Ton histoire teintée de nostalgie avec ce corrompu, ce vicieux remonte à ton enfance militaire. C'est là-bas où tu as appris la clémence. Tu ne sais pas ce qui est le plus captivant, le plus vivifiant, le plus séduisant, le plus excitant pour toi. Tu es sans doute tombé sous le charme du tout, un pays dirigé par un conseil militaire de fer, un pays où les titres de noblesse s'obtiennent dans un lit pour les plus classiques ou dans une cave pour les plus excentriques, un pays où le pouvoir tyrannique copule avec l'esclavagisme. Il a insufflé en toi un désir salvateur. Le bénin que tu es, a posé ses graines malignes depuis longtemps. Elles attendent docilement et patiemment de pénétrer les veines du pouvoir, de violer cet esclavagiste, de le briser. Tel un médecin talentueux, tu sais que pour enlever les souillures de ce dernier sur Fiore, tu dois procéder chirurgicalement à la base du problème. Tu dois couper et arracher le mal à la racine. Il est trop pour cette histoire, alors tu conteras la Belle de cette anecdote de circonstance. ...

"Il était une fois une pucelle nommée Jeanne. Elle avait cette magie de prédire l'avenir avec une précision et une mécanique horlogère. Elle avait décidé de rencontrer un démocrate au sujet de l'une de ses prédictions. Le diplomate étranger accepta son invitation suite à une missive. Elle parlait d'un obscur glouton responsable de la disparition des guildes plus ou moins officielles qui avaient peuplé les terres de l'ambassadeur. À la lecture de ses mots, le démocrate organisa un voyage officiel dans le pays de l'ingénue. Entre deux bals, deux réunions et autres, le diplomate rencontra la demoiselle. À l'entendre parler, il s'aperçut que la pucelle n'était pas si ingénue que cela. Elle s'engagea à révéler ses secrets en contre-partie d'une aide militaire. N'étant pas un dictateur, l'ambassadeur quitta la demoiselle sans aucun accord. Peu avant son départ, le démocrate fut convié à feu de joie... Une conclusion tragique qui se solda par la disparition d'une dinde graciée. "

Des mots qui résonnent comme un murmure échappé d'une montagne inébranlable alors que la tour gobe le fou.

 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Dim 17 Aoû - 18:13

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Marcus Adamof & Elena Vandervald


Tu peux la sentir, elle est là, camouflée dans cette façade d'indifférence. Tu peux presque la gouter dans ce crissement de dent, dans ces gestes fermes et pourtant d'une retenue trahie par l'ampleur du mouvement. Tu peux la gouter jusque dans son apparente indifférence que le regard trahie, tu peux presque la sucer, cette colère que tu provoques dans cette chaire que les années ont abimé, dans ces muscles tendues que le temps à forgé, dans cette stature presque impérial que son passé à créé. Et pourtant elle est là, partout dans ses gestes même sans qu'ils n'existent, dans ce regard et ces mots glacials émergeant de la bouche du serpent. Tu ne relèves même pas l'allusion malgré cette agacement qu'elle provoque en toi dans ce comportement que tu supportes à chacune de vos entrevues, qu'au mieux tu ne fais que tolérer par nécessité tactique. Goujat. Et c'est avec ce plaisir pernicieux que tu continues la mascarade, comme si de rien était alors que tu avais continué l'échange l'air de rien, avec ce sourire si caractéristiques de celle qui ont appris à le préserver en s'enfonçant une fourchette dans la chaire sans ciller.

Et il parle à nouveau, des mots pleins de banalité, salive gâché alors que c'est bien la seule chose sur laquelle vous êtes en accord. Il n'a nul besoin de te le démontrer, à quoi cela peut-il servir de prêcher une convaincue ? Un vulgaire coq se pavanant dans son simulacre de puissance qu'il aime à imposer et montrer, une mascarade insipide de celui qui au final est bien incapable de se contrôler, de celui qui enferme, enchaîne tout ce qui ne demande qu'à sortir et crier pour égorger ce qui les attises. Tu le sais aussi bien que l'air est nécessaire à la survie que si il succombait à ses pulsions cadenassées il t'aurait déjà égorgée plus d'une fois. Et cette situation t'amuses plus que de raison alors qu'il répond à ta pic à peine voilée. Celle d'une anecdote aussi horrible qu'elle est anodine dans un pays nommé Bosco, dans un monde nommé Marcus. Et tu restes là, adossée à ce siège d'ivoire dont le froid impact ta chaire avec un délice superbe, droite alors que tes pupilles de noisettes se plongent dans les siennes, que tout sourire s'est effacé, tel la reine des neiges dans son trône de glace alors que la tour gobe le fou dans une tricherie te laissant sans réaction.

Ou presque. Et c'est dans un faible sourire que ta magie s'échappe autour de toi, irradie alors qu'elle attaque le voile séparant les mondes de sa perfidie. Qu'autour de vous la pièce se recouvre de neige et de glace, que le froid s'instaure sans que tu ne scille alors que tes yeux figés dans les siens prennent la couleur de l"azur, que ta peau pâlie et que tes cheveux deviennent le blanc immaculé de la neige resplendissante des sommets.

Et c'est dans un mouvement simple que tu te penches, que ta main vient saisir le pion de marbre devenue glace transparente sur un l'échiquier de glace, à l'image de ses sièges vous portant, gelés. Et c'est délicatement que le pion en F2 vient gober la tour. Et ton regard d'azur ne se détourne pas de celui de ton interlocuteur alors que tu souris des tes lèvres glacés alors que les règles venaient de changer.

Et c'est un sourire presque pervers qui émerge sur tes lèvres alors que la main levée par ce cher président achevant de manger le fou commence a geler, prise dans la glace bien contre son grès pour le stopper dans son mouvement.

" A l'image de la tour que le temps fait s'effondrer sous le poids des années, même la brume gèle au contact de la Reine des Neiges. "

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 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Ven 22 Aoû - 16:57

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Alors que votre tête-à-tête prend une intensité polaire, alors que vos pupilles conversent comme deux amoureux, la Belle se pare d'une de sa tenue de frigide. La Bête aurait-elle été piquée dans le vif ? La belle aurait-elle perdu ses mots ? Tu te délectes de sa perdition alors qu'elle fige la salle dans l'éternelle, alors que ton bras de marbre devient, alors que ta tour est avalée par son pion. Alors, l'une de tes autres perverses et soumises se réveille. L'excitation de voir celle que tu appelles la putain de Conseil s'affirmer, se revendiquer femme libre, se revendiquer femme politique, se définir comme ton égal. Tu jubiles devant sa transparence. Tes yeux s'enflamment d'une satisfaction sapide et perverse. La paradoxale et la frigide catin t'offre une réponse savoureuse et gouteuse à souhait. Le gastronome que tu es, en veut plus. Alors que ta gourmande se lèche outrageusement et scandaleusement les babines, que tes yeux se teintent d'un vice renaissant, tu termines ton histoire.

" Notre ambassadeur n'était pas revenu les mains vides. Ses talents lui ont valu un cadeau. La fameuse recette qui permettait de préparer les non-graciées. Elle était d'une simplicité enfantine. Pour réaliser avec brio, la mystique, il fallait déjà préparer la farce aux marrons. Une fois la farce prête, il était normal de farcir le volatile avec. L'astuce du diplomate transformé en cuisiner résidait dans la cuisson. En plus d'une rigoureuse surveillance durant cette phase, il ajoutait du jus de pomme pour garantir le moelleux de la chair et caraméliser la peau de l'animal. L’ingrédient ultime résidait dans le temps et sa gestion."

Alors que tes mots résonnent, alors que ton souffle givré caresse son visage, tu continues le viol de cet espace qu'elle considère sien. Tu te souviens, tu t'enivres du retour de la tristesse, de la douleur, de la souffrance. Mélancolie envoûtante qui s'empare habilement de ton être. Trainée des plus savoureuse qui te rappelle la jouissance douloureuse de tes actes manqués, de tes oubliés, de tes commis, des lieux perdus, des oubliés, des piétinés, des personnes manquées, des mortes, des vivantes. À peine, elle t'enlace que sa maquerelle prend le relais. L'épanouie, l'amusante, la triviale, l'enjouée, la divertissante, la contente, la joviale, la réjouie, l'enjouée t'enlace de toute sa puissance. Au diable la publique mélancolique, vive la trimardeuse gaité. La conteuse serait-elle amoureuse ou aventureuse ? Celle qui s'est hissée au sommet en réchauffant le corps ou le cœur de certaines, de certains, alors que tout chez elle est gelé oublierait-elle le temps dans son palais d'argent ? Celle qui mélange conte et réalité, celle qui a sacrifié son innocence pour ce vice vertueux égalitaire, pour un pouvoir corrompu, pour des idéaux tyranniques, aurait-elle oublié qui tu es ? Alors, pour remercier celle qui te rappelle avec une perfidie aguicheuse que ton corps d'enfant a été forgé dans ces montagnes. Celles qui dominent Shirotsume. Celles qui plus d'une fois ont bleuit ton sublime enfantin. Celles qui portent cet amour adultère, fraternel, sublime du vent du nord et des neiges éternelles. Tu es celui qui a écrit les pages de son histoire à chaud avec un esprit glacial. Tu es cet unique explorateur polaire s'avançant avec effroi et détermination entre les icebergs d'une banquise terrible : la démocratie de Fiore. Alors tu continues ton histoire avec une pointe d’amusement.

" Notre diplomate aurait bien aimé transmettre ou apprendre cet art culinaire à ses collaborateurs, mais une autre tâche lui incombait celui de remettre de l'ordre dans son ministère. Si chirurgien, il aurait été, il aurait proposé une opération radicale pour enlever la tumeur et ses ramifications. Si son service était rongé par la fainéantise, la fourberie, l'arrogance, c'était parce que son prédécesseur avait laissé faire les choses. Notre démocrate, travailleur et progressiste n'avait pas que cela à gérer. Un cancer plus gros, plus silencieux, plus profond courait depuis longtemps dans son pays. Alors, au sein de son ministère, il s'entourait des recrues les plus promoteurs pour éradiquer la maladie rongeant son doux pays. Attentionné et professionnel, il allait sur le terrain avec eux tout en mettant de l'ordre dans son service. Expérimenté, il avait défini un certain nombre de modes opératoires pour réussir les interventions. "

Tes crocs tapis dans l'ombre s'éveillent. Ils commencent à crier famine, alors ils chantent ce requiem silencieux. Le monde glacé brille de toute son intensité, hurle de tout de son silence. Des voiles de lumières vertes dansent et parent la pièce gelée de boréales déchaînées, magiques. Ton champ chante son spleen enivrant, captivant, étouffant, accablante, éreintant, apaisant, assommant, assoupissant, engourdissant, anesthésiant. Dans une lenteur extrême, volontaire, majestueuse, l'autre qui n'est pas prise s'en va déplacer ce pion affamé. Celui qui dévore son fou alors que tes yeux se délectent en voyant la Reine des Glaces devenir la Belle aux Bois Dormant. Noblesse oblige, tu accompagnes la colleuse de timbre dans ses rêves.

" Entre deux tâches, il n'hésitait pas à rendre visite à sa vieille amie la Belle aux Bois Dormant. "



 MessageSujet: Re: Bien attend qui parratend.   Mar 26 Aoû - 15:32

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Marcus Adamof & Elena Vandervald


Et tes pupilles d'azurs restent rivés sur lui dans le décor de glace qu'impulse ta magie. Le voile se déchire, les mondes se superposent, tu le détailles de cette froideur que tu incarnes désormais. Ta chevelure blanche semblant vivre avec la glace, ta peau d'ivoire semblant ne faire qu'une avec elle dans cette posture hiératique que tu revêts sur ton trône de glace. Tu l'observes et il continue son histoire, et c'est comme si son membre figé dans l'éternel ne lui causait aucune douleur, aucune peur. Comme si il était bien incapable de ressentir la peur. Et tu restes de marbre. Tu écoutes, tu attends le prochain mouvement.

Un discours répugnant, sans aucune noblesse, sans aucune subtilité, sans aucune saveur. Puis le mouvement, il bouge enfin alors que le tintement retentit. Tu refixes ton attention alors que les armes bougent et se figent dans la glace sans qu'il n’exécute un mouvement. Et pourtant tu peux la sentir dans l'air alors que la lumière boréales vient s'emparer de l'air, sa magie est lâchée. Et son pion vient gober le fou sans qu'il n'est triché.

Et tu les sens les premiers effets alors qu'il achève sa phrase comme si il était déjà trop tard. La belle aux bois dormants. Tu sens le sommeil frapper, sur le point de t'emporter alors qu'il vient te frapper. Ton corps est lourd, et pourtant ton regard brille d'une lueur de défi. C'est alors que tes paupières se closent que dans un effort pour te maintenir éveillée ta main se lève, que sous Marcus le cercle magenta se créé, que la faille s'ouvre et l'engloutis en une seconde. Comme si jamais il n'avait été présent ici, avec toi. Et alors que le sommeil était sur le point de t'emporter plus rien alors que tu te redresses violemment. Que le décor redevient de marbre alors que tu reprends ton apparence normale. Il a réellement cru que cela serait si simple ? Aurait-il oublié les règles fondamentale, coupée de sa source toute magie ne peut perdurer.

La douleur pour te frapper alors que tu sens ton corps se torde et se disloquer dans des craquements funestes. Muter dans une douleur que tu n'aurais jamais put imaginer. Quelques secondes à peine, ayant paru l'éternité. Et alors que la douleur disparait tes yeux s'ouvrent pour voir autour de toi. Elle n'est plus là, alors qu'autour de toi ce sont les forêts et les champs qui s'étendent à perte de vue. Qu'au loin tu l'aperçois cette vallée où trône le château aux voutes gothiques et gargouilles comme prêtent à dévorer. Comme si la pierre était maudite. Et tu le sens n'est-ce pas ? Tu le sens en toi Marcus, cette colère et cette rage qui implose dans ton être, la démence alors que tu n'es plus humain, soumis aux plus bas instincts dans un corps qui n'est pas le tiens. Gueule béant et dos vouté, fourrure et griffes acérées. Une bête que l'on a maudit pour son incapacité à l'acte désintéressé, pour son égoïsme camouflé derrière sa beauté. Une malédiction que seule l'amour peut briser, mais comment être aimer si l'on ne peut aimer en retour ? Comment être aimer quand ce que nous sommes devenues n'être autre que l'apparence de notre noirceur intérieure ?

Et c'est doucement que tu te lèves de ton siège d'ivoire alors que tu peux voir la faille crépitait. Il sera bientôt de retour. Et c'est lentement que tu te dirige vers le meuble de bois trônant sur le côté sur lequel repose flacons et verres de cristal. Lentement, attendant le retour de la bête tu saisis le contenant du liquide aux couleurs caramel avant que ce dernier ne vienne couler dans deux des verres. Et c'est avec cette prestance que ton éducation t'as donné que tu te retournes pour t'adosser doucement au meuble, verre à la main alors que Marcus réapparait sur son trône de marbre alors que tu tends l'un des verres dans sa direction en souriant comme si rien ne s'était passé.

" Ton séjour fut agréable ? "

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