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Requiem [Groupe II]
 MessageSujet: Requiem [Groupe II]   Mer 4 Juin - 16:34

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[PNJ] Gorgones

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♠ Event d'Ajatar Virke ♠
Groupe II


Groupe 2 :
¤ Abigail Phoibos
¤ Suzu C. Faenor
¤ Sybilia Philipps


Et alors que le premier groupe disparait déjà dans les ombres, vous vous engouffrez dans le couloir sordide. Nulle lueur pour vous éclairer, seulement l'obscurité, l'angoissante obscurité aussi loin que vos yeux peuvent voir.

Elle est là, partout, autour de vous alors que lentement vous avancez, inconscients de ce qui vous attends à son extrémité, une seule certitude, la fin est proche, vous le savez.

Ordre de poste du premier tour : Sybilia – Suzu - Abigail - PNJ

♦ ♠ ♦ ♠

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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Mer 4 Juin - 21:46

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Sybilia Philips

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Requiem
Event avec Abigail et Suzu
J'arrive sur les lieux du rendez-vous avec mon groupe en aidant l'un d'entre eux. J'attends le reste, les autres avec une lueur d'espoir en mon coeur qui illumine d'une brillance incarnée. C'est magique, c'est libérateur. Tout ce poids sur nos épaules qui s'efface rapidement. Ce sentiment de bienfaisance est simplement remarquable. Je vois les autres groupes arriver les uns après les autres, s'entraidant comme des frères et des soeurs. Même si on ne connaît pas tout le monde, même si on a peur, qu'on est pris dans la confusion et le mystère, on se sert les coudes et on se protège les uns des autres. Je reconnais quelques visages, mais je n'en fais pas tout un plat: ils sont encore pris dans cette somnolence de six ans, alors il ne vaudrait mieux pas les brusquer...

J'analyse rapidement les états de tous et chacun. Et bien, il faut dire qu'il y en a qui s'en sortent mieux que d'autres. On se demande quoi faire: Je prends la parole. Il faut évacuer ceux qui ont beaucoup plus de mal que les autres à se réveiller. Devant nous, se dressent trois chemins. À quelque part au bout de ces routes tracées, se cache l'ennemi. On ne sait pas à qui on a affaires, mais chose certaine, on n'a pas fait tout ce chemin pour rien. Il faut qu'on les rattrape, qu'on obtienne vengeance à quelque part. Je ne suis pas au maximum de mes capacités, mais je pense que ça ira. Je ne peux plus utiliser mon épée, mais tant pis, j'ai d'autres astuces derrière mes cartes. Je sépare les gens en groupe que je juge égaux sans vraiment connaître la capacité de chacun: Il faut juste que je sente parmi eux une bonne chimie. Ce regard qu'ils se jettent, la proximité des gens entre eux, c'est loin d'être facile d'analyser l'humain aussi rapidement. Je fais de mon mieux pour le bien de tous parce qu'apparemment, on a besoin d'un leader qui saura guider tout le monde et étrangement, les circonstances ont faites que c'est moi le chef... temporairement.

Et me voilà dans ce couloir avec deux autres femmes. Je reconnais Abigail, Leader des Pégases et la plus jeune, je ne me souviens pas l'avoir croisée. Elle semble avoir de la difficulté à tenir debout, prise encore par son long et profond sommeil. Le chemin est sombre, encore plus noir que le précédent. Je fais voler des papillons en cercle autour de nous pour nous illuminer le voie et nous protéger grossièrement. Je ralentis la marche pour être à la hauteur de la plus jeune des deux demoiselles avec qui je fais équipe et lui chuchote quelques mots:

« Si tu as un malaise quelconque, n'hésite pas à le dire! »

Je souris pour la rassurer. Nous ne sommes pas juste là pour nous battre, mais nous sommes là aussi pour nous soutenir mutuellement, nous aider si ça ne va pas et protéger ceux qui n'arrivent pas à se battre. Après cette brève conversation, je regarde droit devant moi, prête à battre ces enflures de lâches de la pire espèce qui ont tenté de prendre des êtres humains en otage jusqu'à la fin des temps...
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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Jeu 5 Juin - 21:31

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Alice Claria Féamor

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L'Ange dormait. L'Ange a été réveillé. On lui a expliqué quelque peu la situation mais, prise encore de ce long sommeil, elle n'a pas tout compris. Elle ne se souvient que de cette ambiance festive où régnait tout de même un grain d'attente : tous savaient qu'une annonce allait être faite, très certainement une annonce des plus mauvaises.
C'était hier. Mais c'était aussi il y a six ans.

***

Comment y croire ? Ma tête tournait, mon regard était brouillé. J'avais beau essayer de réfléchir, c'était comme si tout en moi ne voulait pas se plier à cette volonté. Il fallait dire que cette dernière n'était pas à son paroxysme, loin de là ... En vérité, je ne voulais pas connaître cette vérité. Celle de tout ce qui se passait, et qui allait certainement conduire mon futur.
Je me souvenais ce bal, ces apéritifs, tous ces mages réunis à ce même endroit, un palais si magnifique, si grand ! Et cette musique ! On m'invite à danser !

Ma robe bleue océan se plie, ses frourous valsent autour de moi alors que mon partenaire me fait voltiger autour de lui. Je le regarde dans les yeux, appréciant ce cran dont j'ai fait preuve quant au fait d'accepter cette danse. Nos pas sont en parfaite harmonie avec les sonorités de cette si douce musique. Ma robe et ses rubans volent autour de mes hanches, mon jupon se soulève, se replie, se plie, se déplie pour enrichir cette harmonie. Le violon susurre de belles paroles à mes oreilles. Je me sens bien. Quand tout d'un coup, c'est la drame : la valse se finit, les organisateurs annoncent la triste nouvelle.
Blue Pegasus n'est plus.
Je tombe au sol, des larmes embuent mes yeux. Ma seule pensée converge vers Chris. Atios n'était plus là. Je n'avais pas vu Miku depuis bien longtemps, il était presque porté disparu, même si personne n'osait le formuler: parti en mission, et depuis, jamais revenu. Je n'avais plus que Chris, et je venais de le perdre. Ma tristesse se déversait sur ma souffrance, goutte par goutte.
Et c'était le blanc.

A mon réveil, des groupes de mages blessés aidaient ceux endormis à se relever. Je faisais parti de ceux qu'on aidait. Mon premier réflexe fut de repousser les mains qu'on me tendait : je n'avais pas besoin de leur aide pour me relever. J'avais toujours réussi à me relever seule, et ce n'était pas maintenant que j'allais quémander de l'aide ; pourtant, alors que mes jambes vacillaient, une main me rattrapa dans ma chute et m'aida à tenir. Je levai la tête, sans réussir à voir correctement cette personne, tout ce que je réussis à percevoir était qu'il était un homme. Il m'aida ensuite à m'assoir, me dit des paroles réconfortantes qui ne se distinguaient d'ailleurs presque pas au brouhahas de la salle. J'essayai de me concentrer sur lui, sans grande réussite.
Des groupes se formèrent rapidement, je crus entendre la voix de Chris, et c'est alors que je le vis. Cela me donna la force de me lever. Je voulais avancer vers lui, mais il me tourna le dos, et je me fis embarquer dans les sillages d'un groupe de mages.

***

« Si tu as un malaise quelconque, n'hésite pas à le dire! »

Je fis un piètre sourire à ma nouvelle camarade, que je croyais reconnaître comme étant Sybilia, une des meneuses qui avait semble-t-il pris la parole avant la constitution des groupes. Je reconnaissais l'autre, une blonde, comme étant une membre de Blue Pegasus, je me souvenais d'elle au tournoi, elle avait nourri ma force par la ... jalousie ? dont j'avais fait preuve.

Mon esprit était encore un peu lent, mes pas trop mesurés pour être francs : j'étais obligée de calculer chaque chose pour marcher et réfléchir correctement, comme un automate. Parfois, la tête me tournait, et j'étais obligée aussi de mesurer ma respiration. L'ambiance du couloir dans lequel nous évoluons n'arrangeait en rien mon état : il était obscur, humide et un pressentiment guettait les murs pour nous atteindre. Je ne m'y sentais pas bien.
Dans ma tête, les deux Alice, elles, étaient pourtant totalement réveillées, ce qui aviva ma curiosité, cependant j'étais trop fatiguée pour me préoccuper de plusieurs choses à la fois. Elles semblaient mal à l'aise, je les sentais se cantonner à un petit coin de ma tête pour se faire oublier. Elles me cachaient quelque chose, et je sentais que cela avait à voir avec cette histoire de double des mages endormis que j'avais vaguement comprise. Je préférais ne pas savoir et leur faire confiance.
Je pensais à Chris. J'aurais voulu lui parler, mais il y avait plus urgent.

Je sentais que quelque chose allait nous arriver. J'essayais de faire glisser mon esprit sur une seule chose : les alentours. Je voulais pouvoir prévenir au maximum une quelconque attaque. J'avais l'impression que n'importe quoi pouvait se passer, et que n'importe qui pouvait être mon adversaire, que cela soit un membre de cette soit-disant Ajatar Virke, mes propres coéquipières, ou qui sait, peut-être moi-même.



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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Ven 6 Juin - 14:01

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Abigail soupirait de soulagement – mais le monde ne l'entendait pas. C'était comme si l'on avait ôté de sa poitrine un étau d'angoisse qui la broyait. Les corps tanguaient entre eux, encore ankylosés, oscillant entre l'éveil, la panique et le sommeil. Abigail avait retenu un mage qui avait failli chuter en l'enlaçant chaleureusement pour lui insuffler sa force. Elle remarqua des gens qu'elle connaissait et son regard rassuré se mua en celui d'une lionne lorsqu'elle aperçut au loin Kôta et Chris blessés. Ils étaient comme ses frères, des amis qui lui étaient chers, le fait d'avoir failli les perdre au Battle Royal n'avait que renforcer son amitié pour eux. Le fait qu'ils soient blessés ou meurtris l'inquiétait. Qu'adviendrait-il si elle perdait l'un des Pégases ?

Ses muscles fredonnaient d'anxiété pour eux, mais sa voix ne vibrait pas. Elle observait juste, lointaine. Un éclair foudroyant lui transperça le ventre pourtant : Damaz n'était pas là. Où était-il ? Il y avait comme des remous dans ses tempes et ses veines palpitaient. Pourquoi elle comptait Chris, Kôta, Drake mais pas Damaz ? Où était-il ? Sa gorge se noua, ses jointures se serrèrent, elle allait s'engouffrer dans les méandres d'un de ces couloirs pour tenter de le retrouver, mais les groupes étaient déjà organisés. Abigail déglutit mais la boule resta étranglée dans sa gorge – comme si elle sentait des flammes sur le bord de ses lèvres. Elle se détourna en effectuant une série de petits pas arrières avant de rejoindre le sien : Sybilia Philips, qu'elle avait déjà entrevue et une autre fille, Suzu, il semblerait, qu'elle connaissait du tournoi d'Angel's Sky.

Quelque chose s'étranglait dans sa gorge, si bien qu'elle avait délaissé un court instant Sybilia et Suzu – elle n'écoutait pas, elle n'écoutait plus – elle était inquiète. Est-ce que ça irait bien pour eux, est-ce qu'ils …

Elle interrompit ses pensées d'un geste de main vif et tranchant, comme celui d'une lame. Son angoisse s'étranglait toujours dans sa gorge, mais ses yeux bleus absorbaient l'obscurité. Au Battle royal, elle avait apprit à écouter les bruits, la contorsion de l'air. Tisiphone et Mégaira gravitaient autour d'elle et faisait légèrement soulever sa chevelure dorée, un léger froncement de sourcils fit plisser les paupières en un pli contrarié et sévère d'Abigail.

_ Tu as entendu ? Demanda Mégaira.
_ Non, mais je sens la présence de quelqu'un.
_ Il y a bien quelque chose qui approche. Et c'est fort. Sois sur tes gardes. Compléta Tisiphone.

Abigail se recula pour rejoindre son groupe, elle se plaça au côté de Suzu et Sybilia. Elles devaient le sentir, cet espèce de souffle brut qui avançait – c'était l'air, l'air qui se chargeait de négativité, l'air qui déchargeait dans son souffle quelque chose de fort et de grave.
La méfiance d'Abigail se arqua comme une courbe tranchante, elle n'osa user de la lumière de sa magie parce qu'elle craignait que cela ne les fassent repérer.

Mais ce dont elle ne se doutait pas, Abigail, c'est qu'elles étaient déjà repérées.

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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Ven 6 Juin - 17:46

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[PNJ] Gorgones

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Lydia Eylis
Requiem


La barrière céleste a été levée, vous vous êtes engouffrés dans le temple du purgatoire. Vous n’êtes pas au paradis, sinon vous sympathiseriez avec votre ennemi. Vous vous croyez en enfer, car ce sont justement vos ennemis. Mais y êtes-vous réellement ? Chacun de vos esprits cachent une part d’échange. Ce que propose votre ennemi, vous y avez déjà pensé. Vous ne savez sans doute pas de quoi il s’agit, mais au fond de vous, un être infâme le désire. Vous vous sentez supérieurs, alors pourquoi pas, après tout ? Vous vous sentez tellement supérieurs que vous vous divisez en plusieurs groupes.
Ajatar Virke, la guilde de l’enfance obscure. La guilde de ceux qui ont toujours voulu revenir à l’origine. Vous souhaitez descendre ses enfants par des groupes aussi infimes ?
A cette heure, à cette minute, vous vous engouffrez dans une salle. Il semble qu’il s’agisse de la salle de bal. Si vous regardez, elle se divise en deux étages. Au rez-de-chaussée, la piste de danse, en haut, les balcons où s’appuient les vieux débris avec leurs verres en regardant les jeunes minettes danser. Si vous fermez les yeux, vous pouvez sentir l’air fin de l’extérieur danser sur vos joues. Vous êtes dans l’aile ouest du palais, celle-ci qui donne habituellement sur le jardin. Mais lorsque vous regardez par les énormes vitraux qui donnent sur le balcon des jardins, vous ne voyez que la mer. Après tout, nous sommes en pleine mer…

Elle s’avance devant vous. Petite, mince, d’une immense beauté qui en ferait jalouser certaines. Elle vous sourit, elle semble joviale. Ses chaussures bleues touchent chaque marche de l’escalier, ses habits de la même couleur lui caressent la peau, ses ongles longs dont les doigts sont repliés grattent cette bague dorée à son doigt, elle apparait au milieu de la salle, devant vous, ne cherchant pas à se cacher. Elle vous sous-estime peut-être. Après tout, vous n’êtes que des mouches ayant déjà perdues une aile. Après tout, elle n’a pas besoin de faire des manières.
Les vitraux émettent des sons, ils tremblent, la pierre des murs s’exprime, elle hurle. Mais ce qui hurle le plus, c’est l’amplitude magique dans ce corps frêle. Les vitres veulent céder mais elle empêche la chose. Le sol veut se briser mais il ne fait que hurler. Abigail, toi-même tu entends les pleures de l’air face aux mouvements de ses cheveux blonds. Sybilia, toi-même tu entends le sol gronder sous tes pieds. Alice, toi-même, tu l’entends, oui, ce murmure qui vole en même temps que l’air de la pièce : sa magie va imploser. Et la mort va vous faucher.



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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Mer 11 Juin - 3:00

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Sybilia Philips

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Requiem
Event avec Abigail et Suzu
Un simple sourire de sa part me satisfait. Tant qu'elle se sent bien, tant qu'elle n'a pas besoin de quoi que ce soit, j'ai la tête tranquille et elle pourra se débrouiller à sa guise. Nous aboutissons au bout de notre sombre couloir pour atterrir dans une salle de bal. Je fais disparaître mes papillons qui ont servi de torches pendant le trajet. Il fait encore jour dehors, on peut le voir à travers ces vitraux d'une rare beauté. Pendant un instant, juste en regardant à cet endroit précis, je me suis crue dans une église. C'est aussi beau que dans la maison de Dieu, mais en un peu plus riche, en un plus classe, plus de mon goût et plus grand. Si un jour j'ai assez de jewel, c'est clair que je ferai bâtir un endroit comme celui-ci chez moi. Il y a deux étages à ce superbe endroit et c'est assez bien éclairé de tous les coins.

Justement, en parlant de ce deuxième étage, il y a une jeune fille qui en descend. Elle est jolie, aussi jolie qu'Abigail. Est-ce vraiment notre adversaire? C'est pas que j'en ai marre de me battre contre des gamines, mais ça ressemble à peu près à ça. La fillette est habillée pour aller danser. Chic, élégante sur toutes ses surfaces, j'espère seulement que Suzu ne tombe pas dans le piège de jalousie puisqu'elles ont l'air du même âge. J'ai besoin de la petite à son plein potentiel. Nos adversaires sont puissants pour avoir récolté autant de mages aussi facilement. Elle fera sûrement preuve de ruse et nous ne devrons pas tomber dans le piège qu'ils nous tendent gracieusement.

Je sens, j'entends le vitrail qui veut se détacher, qui résiste, qui veut craquer, mais qui tient bon, les pierres qui veulent se décoller des murs. Qu'est-ce qui se passe? Je ne sais pas de quelle magie il s'agit, sauf que comme mes alliées, je comprends qu'il ne faut pas rester-là et se mettre à l'abri. Je cours en me couvrant la tête de mes mains. Le sol sous mes pieds veut céder, veut me forcer à s'écraser dans les abysses avec le reste de ce palais maudit. J'envoie dans mon dos des papillons qui me permettent de voler et d'éviter de marcher dans son piège. Je prends mon envol et je survole la pièce pour me poser au deuxième étage. Je ne sais pas de quoi mes alliées sont capable, mais moi, je ne ménagerai pas mes efforts, je ne ménagerai pas ce qui me reste en énergie. Si c'est pour protéger les innocents et leur permettre de rentrer chez eux, je leur donnerai ma vie. Et la nuée de papillons lumineux prend son envol du creux de ma main avant de s'abattre sur la blondasse dont on ne connaît pas encore le nom. Le gaz est inutile dans cette pièce à cause des ouvertures vers l'extérieur, alors la seule solution, c'est de foncer.
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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Mer 11 Juin - 8:52

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Alice Claria Féamor

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Nos pas se faisaient à la fois pressants et mesurés. Nous avancions, simplement guidées par les papillons de Sybilia, qui, je dois l'avouer, m'émerveillaient. Ils brillaient, ils étincelaient. J'enviais un peu les mages dont le potentiel magique leur permettait d'être performant tout en étant majestueux. Ma magie n'était pas belle, elle était faite pour être efficace et tranchante, dans le sens où elle me protégeait et me permettait au mieux de faire tomber mes adversaires. La seule fois où elle m'avait permis de l'embellir, c'était au tournoi, c'était durant cet Unisson Raid que nous avions fait, Misto, Miku et moi. Le tournoi était mon plus beau souvenir, j'aimais y repenser.

Les ombres laissèrent alors place au jour. Je plissais les yeux face à ce flot de lumière qui me réveillait de mes pensées. Nous venions d'entrer dans la salle de balle.
Mes vêtements étaient accordés aux lieux, puisqu'en effet, il y a de cela six ans, c'est à un bal où j'avais été invitée, où je m'étais rendue, et donc la tenue de sortie avait été de rigueur ! Les deux Alice étaient mes conseillères, c'était donc avec elles que j'avais fait mon choix sur la robe : elle était bleue, découverte au niveau des épaules mais avec des frourous juste en dessous de celles-ci ; le haut était cintré et légèrement décolleté, le bas était relevé au dessus de mes hanches et le tissus tombait par dessus un jupon qui permettait de gonfler la robe ; du milieu de ma poitrine jusqu'au bas de mon ventre longeaient deux fines bandes blanches de tissu qui s'arrêtaient, coupées par un ruban entourant ma taille, qui se terminait en nœud papillon dans mon dos, qui lui était nu. Elle avait beau être magnifique, mettre mes yeux en valeur et tout le trintrin, c'était loin d'être une tenue de combat, de même que mes petites chaussures à talonnettes, que j'enlevai, les envoyant valser plus loin.
Des pas raisonnèrent dans le silence de la magnifique salle, silencieuse et solennelle, souvenir vivace d'années passées que l'on pourrait facilement raviver. Une jeune fille d'environ mon âge apparut dans la pièce, en haut des grands escaliers qui montaient à l'étage supérieur. Elle en descendit, calme, sereine et d'une beauté si conséquente que la salle semblait perdre de son éclat. Comme quoi, comme je le pensais, n'importe qui pouvait être notre adversaire. Et moi qui avait encore du mal à m'éclaircir les idées ! j'espérais ne pas être trop un poids pour mes deux camarades.

Je fronçai les sourcils : quelque chose de mauvais se préparait.
Les lieux chantaient, hurlaient, se battaient. Les murs se mirent à trembler, le sol les suivit. Sybilia pensa bien vite à se mettre en hauteur, quand à Abigail, je n'eus pas le temps de voir. Mais ce que je pus constater bien assez tôt, c'est que j'avais la fesse par terre, et que les deux Alice hurlait dans ma tête qu'il fallait que je me relève, que je m'envole, et que je ne reste pas là.
Mais le plus drôle, c'était que mon cœur ne battait pas à vitesse accélérée. J'étais calme. Sereine.
Ce n'était qu'un tout petit tremblement de terre, et je me retrouvais les fesses par terre. La suite allait très certainement être comique, sauf pour moi ... Il fallait que je me reprenne en main. Me relevant, tout en fixant la jeune fille, qui était face à moi, dans les yeux, j'arrachais les pans de ma robe, cette si belle robe, que j'avais payé avec mes dernières économies ! pour qu'il ne reste plus que le tissu du dessous, et le haut de la robe. J'arrachais aussi les froufrous sous mes épaules, mais gardais le nœud papillon autour de ma taille. Je n'avais ni mes dagues, ni mon épée. Cela m'apprendrait à ne pas sortir couverte ! Désormais, quoi qu'il arrive, où que j'aille, j'allais toujours prendre avec moi tout ce dont j'avais besoin.
Mon regard, en à peine quelques secondes, se fit plus qu'insistant sur cette jeune fille, que je fixais dans les yeux, debout, déterminée. Elle avait beau être jeune et jolie, elle n'en restait pas moins mon adversaire, et parfois comme on dit, les apparences sont trompeuses.

C'est alors que les papillons de Sybilia s'abattirent sur elle comme un pluie d'étoiles filantes.

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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Mer 11 Juin - 16:29

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Quelque chose la rongeait – cette sensation que ses entrailles s'enflammaient, que ses poumons se noircissaient de réminiscences étranges. Une salle de bal, parée de toutes cette magnificence, la majesté divine qui en émanait laissa Abigail pantoise. Les murs tapis de ces pierres avaient été esthétiquement bien placés, comme si cela avait été un détail important, qu'il ne fallait pas négligeait. Ajatar Virke ne faisait pas les choses à moitié, ils affirmaient leurs appartement qui dégageaient une part de leur puissance belliqueuse, de leur motivation qui se voulait suprême. Elle le ressentait comme ça, l'orchestration des enlèvements pour refléter leur dangereuse arrogance, elle se mordit la lèvre nerveusement jusqu'à s'en planter les crocs.

Ajatar serait-elle une guilde déesse qui sillonnerait Fiore, dévastant vie pour atteindre leur but. Est-ce qu'elle laisserait dans son baiser, des dégâts plus violents que ceux causés par Légion ?

Et dans le milieu de l'escalier, elle apparût, comme une nymphe guerrière. Bizarrement, peut-être était-ce son regard nébuleux ou son visage de lune, mais il dérangeait Abigail. Il lui invoquait les traits d'une personne qu'elle connaissait. Elle était blonde et descendait les marches comme pour affirmer sa majesté et son emprise sur les lieux, comme si elle s'élevait en impératrice, comme si de leurs pas, elles avaient foulés son royaume. Abigail ne fut pas impressionnée par toute cette mise en œuvre, non pas qu'elle la sous-estimait, elle se doutait du potentiel de mage pouvant tenir en otage pendant six années une centaine de mages. Tisiphone et Mégaira se muèrent dans un silence apathique, elles analysaient la gestuelle de la jeune mage.

Le Requiem des pierres se mirent à gronder une symphonie sordide, comme si elles s'apprêtaient à se déloger de leurs lits pour sombrer, Abigail tissa nonchalamment un chignon brouillon pour ne pas être gênée. D'un œil distrait, elle observa Sybilia – Suzu s'arrachait les plis de sa robe pour être plus à l'aise ; et bientôt une comète enragée de papillons fondit sur elle. Abigail prit une inspiration profonde pour aiguiser sa concentration – elles étaient trois, trois contre une et le trio ne semblait même pas arracher ne serait-ce que l'ébauche d'un rictus apeuré. Non, la jolie blonde était confiance, elle se savait au-dessus. Le vent se contorsionnait en des soupirs de douleurs, mais Mégaira et Tisiphone restèrent fières, en dignes combattantes.

_ Il y a beaucoup de haine, je le sens d'ici, ça la consume, on dirait qu'elle va vous envelopper dans un cocon mortel.
_ Mégaira, reste attentive à Suzu s'il te plaît. Tisiphone, si ça commence à tourner mal pour Sybilia, je veux que tu agis vite aussi. Ventus.

Et alors qu'elle énonçait son sort, elle se sentit plus fluide, l'air autour d'elle sembla se dénouer de toute cette anxiété. Abigail s'apprêtait à bondir comme un feu follet, mais avant d'attaquer, elle fixa la réaction de la jeune blonde.

Ses réflexes s'étaient tissés comme du fer, elle était devenue aussi vive que le félin, son agilité de singe serait en sa faveur. Alors elle attendit patiemment, échangeant un regard avec Suzu et Sybilia, elles semblaient prêtes elles aussi.

Contre, Ajatar, contre.
La peur n'est pas enlisée dans ma chair.

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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Mer 11 Juin - 20:27

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[PNJ] Gorgones

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Lydia Eylis
Requiem


Elle sent la disposition émaner de votre corps, votre équilibre pourfendre votre concentration, votre souffle tenir bon à toutes épreuves… Elle arrive à le sentir, tout ça. De ses dix-sept ans, elle pose le dernier pied au sol, finissant la dernière marche, lorsque le tremblement de terre, lorsque l’impulsion magique, lorsque tout ce qui vient d’elle ; s’arrête. Elle ne vous prend pas de haut. Elle semble même adresser un regard de remord à toi, Alice. Un remord de t’avoir détruit six ans de ta vie pour l’intérêt de sa guilde. Mais elle revient sur ses pensées. Ce n’est pas de la destruction, seulement une pause. Mais elle évite quand même de se mordre les lèvres, de froncer des sourcils, elle garde beauté parfaite. Toi, qui as suspendu ton temps, qui n’a pas revu tes proches, qui ont sans doute changés, depuis. Toi, l’autre, qui a été ensevelie sous Sélène, qui a, par la même occasion, trouvé la mort pendant six ans. Et toi, jeune femme du Conseil, venue pour les intérêts de l’Etat. Mais est-ce vrai ?
En effet, tu envoies une attaque bien placée : la tête. Pourquoi pas ? Mais tu te dresses devant Ajatar Virke. La jeune blonde a compris qu’il s’agissait d’une capacité offensive pour la tester. Elle se donne le choix, prenant tout son temps. Une hésitation sur le fait d’esquiver et de perdre la grâce qu’elle possède grâce à ces douces chaussures plates bleues semblables à des chaussons ou détruire ta technique de front.

Finalement, la jeune adolescente lève le bras arqué. Son poing fermé se desserre pour faire apparaître de magnifiques doigts fins et droits. Des doigts qui n’ont pas subi les courbures des travaux de main d’œuvre ou autres esclavagismes. A présent, ils sont droits, une main complètement ouverte. Et tout ce qui s’en suit, passant du cœur à l’épaule, de l’épaule au poignet, du poignet à la paume, d’une charge intensive qui s’émane à travers ses doigts… Ce qui implose par ses longs ongles fins, c’est un halo rouge. Abigail, il ne te rappelle rien ? Tes halos, par exemple. Ou bien une magie qui s’émancipe du même principe ; une charge entre les deux poumons qui s’introduit dans les épaules jusqu’aux paumes… Et finalement, sous deux cercles rouges où passent la nuée de papillons, la mort s’en suit. Effectivement, ils entrent au milieu, dans ce périmètre dont la chaleur est excessive. Et d’une traite, c’est un torrent de flammes qui brûlent les deux halos, sortant depuis l’index et le majeur de la jeune femme, décollés de quelques millimètres entre-eux. Les papillons tombent en cendres.

« Ils étaient si jolis… J’aimerai tant avoir une magie magnifique comme la tienne. Celle que l’on m’a imposée aurait dû l’être. Mais elle s’est transformée en quelque chose que je n’arrive pas à assumer, j’ai l’impression de la réprimer. Je pense qu’elle n’aurait pas dû être à moi. »

Elle fait revenir son bras vers elle et baisse la tête, regardant sa paume ouverte à son regard culpabilisé pendant qu’elle parle. Finalement, la blonde hausse les épaules. Assumer ou réprimer, elle s’en fout.

« Je connais vaguement vos deux noms, Abigail et Sybilia. Mais pas en détail… Pouvez-vous vous présenter à moi avant de continuer une quelconque mascarade s’il vous plait ? Toi aussi, au milieu, qui es-tu ? »

Elle perd son air culpabilisé et enfantin. Difficile de cerner un tel personnage. Elle passe d’une tristesse incompréhensible au sourire enjôleur que chaque femme peut décrire d’horrible entre elles. Lydia ne veut pas d’amies, elle veut juste terminer cette histoire au plus vite.
Ajatar Virke est la guilde des enfants de l’origine. Ils ont tous quelque chose qu’ils désirent au plus haut point. D’enfants nés de l’origine, ils retourneront à l’origine.



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 MessageSujet: Re: Requiem [Groupe II]   Jeu 12 Juin - 16:26

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Sybilia Philips

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Requiem
Event avec Abigail et Suzu
Je regarde mes papillons voler à vive allure dans sa direction dans l'espoir qu'ils explosent, qu'elle se les prenne en pleine gueule, qu'on gagne aussi facilement. Il n'y a rien de facile et une attaque comme celle-là ne peut me garantir une victoire. Sauf que j'en ai marre de me battre, je veux qu'on rentre tous sains et saufs. Je me suis mise beaucoup de pression sur les épaules en décidant de guider ces mages au combat. Il faut dire que la dernière fois où j'ai fait ça, mon escouade entière est décédée sous mes ordres à cause d'un seul et unique mage. Je serre les poings. Je ne répèterai pas cette erreur, je nous guiderai vers la victoire. Même si je perds un bras ou des dents au combat, si mes directives peuvent nous faire parvenir vers la sûreté et la sérénité, tant mieux.

J'écarquille les yeux devant mes papillons qui se font décimer d'un geste de la main. Cendres alors qu'ils ne sont pas vraiment réels, une simple matérialisation d'explosions dont j'ai travaillé la forme depuis ma plus tendre enfance. Je me souviens des libellules de mon père. J'ai préféré les papillons: plus gracieux, plus délicats et plus discrets qu'un bruit d'ailes de libellule qui claque contre le vent. Je suis subjuguée, j'ai la gueule au sol, je ne comprends pas. Comme moi, elle peut faire exploser son environnement sauf qu'elle, étant donné qu'il n'y a pas de forme en soi à sa magie, elle peut décider de la manière qui lui conviennent ses explosions. Plutôt que de faire exploser mes papillons... elle les aurait fait imploser? Serais-je aussi inutile à ce combat que la situation me laisse le prétendre? J'ai envie de l'étrangler pour m'avoir humiliée comme ça, ma magie et moi. Mes yeux pointent dans sa direction comme des snipers prêts à tirer et j'ai le doigt sur la gâchette.

Elle prend cet air de gamine. Oh non, tu ne me fais pas pitié et ce n'est pas parce que tu as l'air triste que je me retiendrai. C'est loin d'être la pitié qui m'a retenue de torturer des gens, mais bien parce qu'ils ont frôlé la mort et qu'on avait besoin d'eux vivants. Je ne me retiens pas, je ne me retiens plus en fait. Je fais craquer mes doigts en les faisant s'appuyer contre ma paume de main. Je ne vais pas hésiter, je ne vais pas laisser mes camarades se faire blesser. T'auras beau avoir le visage que tu veux petite garce, cela ne changera pas le fait que t'as transgressé des lois et que tu t'en aies prise à mes amis. Je m'empêche d'invoquer l'épée parce qu'elle pourrait être un véritable danger si je venais à dépasser mon temps alloué. Plus que dix minutes dans ce monde et on pourrait avoir une horde de démons à nos trousses. Je veux éviter les dégâts et l'utiliser dans les secondes les plus cruciales de ce combat.

« Je suis Sybilia Philips, exécutante du Conseil de la Magie. Mon job est d'abord te demander de te rendre, mais avec une entrée pareille, je n'ai pas perdu mon temps à t'énumérer tout le bla bla habituel... Qui es-tu? Qui êtes-vous? Pourquoi avez-vous pris tous ces mages il y a six ans? »

Fais le moindre faux mouvement petite conne et toute cette tension prise dans mon corps se jettera sur toi comme une armée. Telle une armée dévastatrice aux mille et une cartes à jouer, tu seras surprise de toute l'ampleur de la destruction de papillons magiques...
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