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Un démon qui s'attendrit, une nouvelle vie avec un nouveau nom
 MessageSujet: Un démon qui s'attendrit, une nouvelle vie avec un nouveau nom   Sam 10 Mai - 23:13

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Me voilà à la recherche de Nywell, ou du moindre indice qui pourrait me mener à elle, mais pas seulement. Je cherche aussi le moyen de devenir encore plus fort, de pouvoir purifier tout les mauvais êtres de ce monde, de ne plus être impuissant lorsque je veux sauver ceux qui me sont chers.

Mes pas m'ont emmenés loin de la guilde, jusqu'à une ville dans les déserts de l'ouest de Fiore. Si je compte devenir fort il me faut aller à l'endroit le plus hostile du pays. Pour l'instant tout ce qui compte est d'acheter de quoi tenir quelques jours dans le désert, où je vais très certainement m'entraîner, et pour cela il me faut aller en ville. C'est ainsi que je me retrouve dans la ville de Pal, une ville simple mais très peuplée. Partout où mes pieds foulent le sol se présentent également une multitude de personnes, dont la pluralité culturelle se distingue sur certains. Par contre qu'importe les personnes que je croise celles-ci s'écartent sur mon chemin, comme si j'étais un mur mouvant. Tant mieux, cela me permet de tracer mon chemin encore plus facilement dans toute cette foule.

Je lève ma tête et plisse les yeux sous la lueur aveuglante que produit le soleil de par ses rayons. Je regarde de nouveau face à moi. Des hommes, des femmes, des enfants, tous semblent heureux. Tout ce bien être environnant est assez troublant pour moi dont le visage froid et dur contraste tant avec ce que je vois. Même mes pas lourds semblent détonner avec le groupe de gamins qui se coursent les uns les autres pour jouer. En les voyant je me dis que la vie d'un enfant banal ne doit pas être si mal, mais je ne suis plus un enfant, et encore moins banal. Je soupir donc lors de cette constatation, comme à mon habitude.

Pour je ne sais quelle raison il semblerait que je me sois trompé de chemin, car me voilà dans des rues luxuriantes, propres mais surtout beaucoup moins encombrées que les autres. Tout cela ne présume que l'oisiveté et la richesse de leurs maudits occupants. Je serre le poing rien que de penser à ces être ignobles qui ont perdu la notion de ce qui fait la vie en siégeant à une place intouchable tout en oubliant les autres, ceux qu'ils écrasent de leur poids en devenant un fardeau pour ceux dont la vie est dur.

Je commence à me diriger vers une autre rue lorsqu'un détail retiens mon attention, je recule d'un pas pour pousser plus avant mon observation. Une jeune femme aux cheveux châtains foncés et aux yeux kaki semble vouloir soulever une caisse mais n'y arrive pas malgré tout ses efforts.


Je me rapproche d'elle lentement, à mon arrivé elle détourne son attention sur moi, me fixant de ses yeux de jeune femme. Je pointe la caisse du doigt.

- Tu veux que je t'aide ?

Elle affiche un petit sourire, faisant de même un léger « non » d'un hochement de tête.


- Non merci, je vais réussir à me débrouiller toute seule, mais c'est aimable de votre part

Elle se rebaisse pour une nouvelle tentative pour soulever la caisse de bois, mais une fois encore elle n'y arrive pas, et ce quoi qu'elle face. Je soupir, je pose une main sur son épaule, elle se redresse alors. Je lâche son épaule pour me rapprocher du sol et saisir le bois du contenant, je le soulève sans trop de difficulté. Je repositionne un peu mieux ce poids entre es bras avant de croiser le regard de la jeune demoiselle.

- Où est-ce que tu dois poser ça ?

Elle semble un peu gênée, puis elle se tourne et pointe un endroit un peu plus haut dans la rue.


- Là-bas, devant la maison avec les statues de lions

- Très bien alors allons-y

Je me déplace donc avec ce cube, la jeune fille à la queue de cheval à mes côtés, je la regarde rapidement, ses habits ne semble pas vraiment noble, vit-elle vraiment ici ? Elle semble encore un peu mal à l'aise, le silence s'installe alors sur le petit trajet que nous effectuons. Une fois arrivé à destination je pose le colis au sol.

- Et voilà, c'est bon ici?


- Merci monsieur, je ne peux malheureusement pas vous rendre la pareil...

Je pose ma main sur sa tête, secouant un peu ses cheveux.

- Pas la peine, je n'ai besoin de rien en retour, et puis tu peux me tutoyer, sinon tu va me rappeler mon moi d'avant

Elle ne semble pas trop comprendre la dernière partie de ma phrase mais cela n'a guère d'importance. A ce moment là la porte de l'habitation juste à côté de nous s'ouvre, laissant passer un homme blond et corpulent. Il passe ses doigts dans sa moustache hideuse comme pour la redessiner entre ses doigts. Ce petit bonhomme semble visiblement en colère, il me pointe du doigt, je fronce les sourcils en réponse.

- Qui t'es toi ?! Qui t'as permis de l'aider ?!

Je lui jette un regard brûlant pour le défier et me tourne pour lui faire face, les bras croisés sur mon torse.

- Moi même, pourquoi ça te dérange ?

La réponse semble ne pas lui plaire, d'autant qu'il n'apprécie pas mon ton comme ma manière de m'adresser à lui de façon si singulière et irrespectueuse de par mon tutoiement.

- Me parle pas sur ce ton déchet ! Si je la paie c'est pas pour rien ! Elle veux que je la paie et ben elle se débrouille toute seule comme une grande !

Je tourne la tête vers la jeune femme qui se tiens son bras, baissant la tête de honte. Cette vision me laisse hors de moi, d'autant que je n'aime pas trop le qualificatif qu'il m'a lancé à la figure, je diminue la distance entre lui et moi de quelques pas de géant. Voyant mon attitude agressive à son égard il se recule un peu. Deux grand homme (toutefois plus petit que moi) s'approchent avec des armures et des masses d'armes qu'ils tapent dans leurs paumes, se voulant être menaçant.

- Occupez vous de lui, il va voir que l'on ne me regarde pas comme ça

Les deux hommes s'approchent de moi, un sourire au coin aux lèvres, pensant pouvoir m'intimider.

- Tu n'aurais jamais dû faire le malin mon gars, t'inquiète Jean, je m'occupe de lui tout seul

Son acolyte ricana. La grande gueule fait un pas en avant, faisant une attaque verticale courbée dans ma direction. Qu'il est lent, je stoppe son attaque en attrapant son poignet. Je baisse son bras pour donner un violent coup de genou dans son coude dans un craquement sec. Je lâche prise tandis que l'homme abandonne son arme par terre au profit de son pauvre bras dont l'articulation ne semble plus vraiment être utilisable. J'enchaîne sans attendre avec un coup de poing au visage, cela fait tomber mon agresseur par terre. Son compagnon s'approche alors de lui pour l'aider à se relever. Ce dernier en colère crache du sang par terre avant de me lancer un regard mauvais, il repousse son ami d'un geste de son bras encore valide avant de repartir à l'assaut. Je repousse sa frappe de mon avant-bras afin de continuer avec un crochet du gauche suivi de deux autre coup de poings au visage. L'homme titube mais tiens toujours debout, qu'à cela ne tienne, je l'attrape pour lui donner un coup de genou à l'estomac, son armure le protège mais il se plis tout de même en deux par réflexe. J'en profite pour lui assener un uppercut ascendant au menton afin de le redresser et je termine avec un violent coup de coude à la mâchoire. L'homme en armure s'écroule alors de toute sa masse dans l'herbe coupée du jardin de l'homme corpulent qui me regarde abasourdi.Je me place en position de garde face au deuxième homme armé, lui faisant signe de la main de venir se battre.

- Et bien alors, qu'est-ce que tu attends ? Ton ami est venu jouer et il a perdu, maintenant à ton tour. Par contre je te préviens tu as intérêt à être plus fort que lui parce qu'il n'a même pas le niveau des fauves que j'affrontais lorsque j'étais ado

Le deuxième garde du corps, car il ne pouvais s'agir que de cela, dégluti en s'imaginant m'affronter. Tenant son arme de manière plutôt hésitante sans vouloir trop s'approcher. Le noble ordonna à son subordonné de m'attaquer, celui-ci balbutia quelque chose d'incompréhensible, du moins pas en soi mais la façon dont il regarde l'autre homme KO par terre présume du fait qu'il ne semble pas ravi de devoir m'affronter. Finalement il inspire puis expire un grand coup, il s'avance, ramasse le corps inconscient de son ami puis s'en va sous les insultes du noble en colère. Une fois les deux gars en armures hors de vu je me tourne vers le noble.

- Pardonne moi mais tu m'as appelé comment au fait ? J'ai pas très bien entendu ce que tu avais dit

Je sens sous mon regard de braise qu'au fond de lui se battent deux sentiments, d'une part la peur de devoir me faire face, et d'autre part la colère de se faire contredire et humilier par un parfait inconnu qui peut à peine toucher la moitié de sa richesse et de son oisiveté. Finalement il trouve un compromis intérieur entre ces deux sentiments, il se tourne vers la jeune fille.

- Et bien dans ce cas tu n'aura ta paie, pouilleuse


- Mais....j'ai pourtant travaillé dur...je peux travailler encore plus si vous le voulez monsieur...

- Il suffit ! Ce sera ta punition ! Personne ne se dresse devant le grand Olivier !

Je le regarde en serrant mes poings et mes dents, c'est tout ! Il s'acharne sur elle juste pour éviter de m'affronter ? Je m'approche de lui pour faire comprendre à cette ordure de quel bois je me chauffe. A ce moment là une main se pose sur le dos du boursouflé, il s'agit d'un vieil homme.

- Allons allons, du calme mon grand, tu vois bien que ces jeunes gens n'ont rien fait de mal, et puis cette demoiselle se démène depuis déjà quelques jours, reste calme et ne soit pas si dur tu veux ?

L'homme corpulent reste contrarié mais approuve les paroles du vieil homme avant de rentrer chez lui sous le prétexte d'être « fatigué de sa longue journée ». Le vieillard nous fait un clin d’œil avant de disparaître à son tour dans le grand bâtiment. Je me retrouve donc seul avec la demoiselle. Je me tourne vers elle, son regard est fuyant. Je m'approche d'elle, elle semble triste, je m'agenouille et lève la tête pour voir son visage.

- je suis désolé, je t'ai mis dans une situation délicate visiblement...

Elle ne répond pas, je pose ma main sur son épaule et la secoue un peu, comme pour la sortir d'un mauvais rêve.

- Tu veux que je te raccompagne chez toi ?


- Je n'ai pas de chez moi, je n'ai pas de maison...

- Et tes parents?


- Je...n'ai pas de parents...je suis orpheline...

Sa réponse me fis tirer une grimace, cette fille semble bien mal chanceuse, elle n'a nul part où aller et personne sur qui compter, je soupir de nouveau, je ne peux pas la laisser là, ainsi. Je me lève et empoigne sa main.

- Viens je te paie l'hôtel pour ce soir


- Non monsieur, je ne voudrais pas vous gêner plus que cela et-

- Tu ne me gêne, pas, ne t'inquiète pas, et je t'ai déjà dis de me tutoyer


- Très bien....

Nous marchons donc dans les rues, moi tenant sa main, elle baissant la tête vers le sol et se laissant emporter en suivant mon pas. Après quelques minutes elle décide de rajouter quelque chose.


- Vous savez c'est assez...inhabituel de voir une homme comme vous tenir la main d'une fille de mon âge, on pourrait penser à de la pédophilie....sans vouloir être indiscrète...

Je m'arrête et rougis, je n'avais absolument pas pensé à ça, je ressert ma prise sur sa main.

- Les gens peuvent penser ce qu'ils veulent, il ce fait tard et je compte bien te trouver un toit pour cette nuit


- Et à l'hôtel, cela ne va pas faire bizarre que nous ayons une chambre pour deux ?

Je me retourne alors les joues rouges.

- Et bien je paierais deux chambres et puis voilà


- D'accord...

Je regarde de nouveau devant moi, encore mal à l'aise de ce que viens de dire la jeune fille. C'est à ce moment que je pense à une question simple et de premier ordre.

- Au fait tu t'appelle comment?


- ...Agasha, et vous ?

- ....ça n'a pas grande importance, appelle moi juste monsieur, ça suffira


- Très bien...

Le son de sa voix trahi la déception qui la nourrie, mais je n'avais pas envie de lui annoncer mon nom. Je ne voulais pas l'effrayer avec un nom presque synonyme de la fin du monde. Nous marchons alors, suivant les rues bondées de la ville, après quelques minutes de recherche nous arrivâmes enfin à un endroit convenable. Je passe la porte en premier, l'endroit semble plus que convenable, sans doute un peu chère mais le personnel semble ne pas être des incompétents, loin de là. Il y a un bureau d'accueil et un peu plus loin des tables, un bar et une scène.

Je m'approche bien évidemment de l'accueil et demande ainsi deux chambres, une pour moi et une pour elle. La femme au comptoir semble un peu surprise mais accepter tout de même sans vraiment trop se soucier du pourquoi du comment. Elle nous passe deux clefs. J'en passe une à la demoiselle qui la regarde comme un objet porte bonheur.

- Vous savez dans quelques minutes un groupe va s'installer pour faire de la musique avant les repas, si ça vous intéresse de danser

- Je-


- C'est une très bonne idée

J'aurais voulu annoncer que ce genre de choses ne m'intéressaient pas, mais voir le sourire d'Agasha à l'idée d'écouter de la musique ce soir me laisse avec ma phrase dans la bouche. Je pose ma main sur sa tête, elle me regarde.

- D'ici là si on allaient voir nos chambre ?

Elle approuve d'un hochement de tête, elle n'attend pas plus pour monter les escalier, je la suis, un étrange sentiment en moi, et mon visage exprime quelque chose d'assez inhabituel, de la joie, exprimée par un sourire. Je monte les marches à mon tour, rentrant après elle dans la pièce. Je la vois ce jeter dans le matelas du lit, heureuse de pouvoir dormir dans une vraie chambre.

- Tu n'as donc pas l'habitude de dormir dans un lit?


- Non, enfin j'en avait un lorsque j'étais à l’orphelinat mais je ne pouvais pas y rester jusqu'à la fin de mes jours, il fallait bien que je laisse ma place au plus jeunes, moi au moins j'ai une petite chance de m'en sortir

- Un orphelinat ?


- Oui, c'est une sorte de grande maison qui réunit tout les enfants sans parents, mais comme le mien était petit et qu'il y a de plus en plus d'orphelins j'ai dû laisser ma place à quelqu'un, comme je viens de le dire

Je baisse les yeux, le regard sombre.

- Une maison pour les orphelins, je vois...


- Et vous, vos parents ? Ils sont fiers de vous ?

- Je suis orphelin également, je ne les aient jamais rencontrés, mais contrairement à toi je n'ai pas grandi dans un orphelinat, je vais tout te raconter, je te préviens cela risque d'être long

Alors que pour la plupart des gens je ne donne que mon nom à elle, pour une raison qui m'est inconnu, je décide de me dévoiler. Mon passé, je le lui raconte, de mon plus vieux souvenir d'enfance à maintenant. Pour ne pas lui faire peur je passe assez rapidement sur les épisodes trop sanglant de ma vie, parlant par exemple de mes combat d'arène contre des fauves, passant rapidement sans approfondir le sujet. Pour une autre raison qui m'échappe je ressent également l'envie, non, plutôt le besoin de lui cacher certains passages de ma vie, tel par exemple que le fait que j'ai tué des bandits à mon retour de Fiore. En soit je sais que ce que j'ai fait est juste, mais pourtant face à elle j'ai honte de cet acte, ce qui rend le tout plutôt troublant. Après deux bonnes heures je m'arrête, ayant fini mon récit. Nos regards se croisent.


- C'est triste, vous n'avez pas eu une vie très joyeuse

Je fixe le sol, ne sachant quoi ajouter à mon récit. Elle se lève d'un bond, attirant du même fait mon attention.


- Je sais ! Venez, espérons qu'il ne soit pas trop tard

Elle prend ma main, m’emmène hors de la chambre, me train dans les escalier jusqu'à ce que nous arrivions au rez-de-chaussée. C'est alors que je vois les clients autours des tables et le groupe de musique annonçant leur dernier morceau de la soirée. A parler de ma vie j'en avais oublié l'animation de la soirée, Agasha continu à me tirer, plus proche du groupe, puis elle s'arrête et me regarde.


- Une petite danse ?

- Je t'ai pourtant raconté qu'il y a quelque temps après une danse un épisode tragique de ma vie s'est déroulé...


- Et alors ? Vous croyez pouvoir avancer comme cela ? Si nous devions tous nous méfier des situations qui se sont mal déroulées par la suite nous ne ferions plus rien. C'est en fuyant certains moments que l'on reste sur de mauvais épisodes sans les remplacer par des bons.

Un sourire ce dessine sur mes lèvres

- D'accord dans ce cas

Le groupe commence alors la musique

Lien de la musique ♫

Je pose mes mains sur ses épaules, ses mains sur les miennes, et nous dansons donc ainsi. Elle me sourit, je lui répond de la même façon. C'est étrange, je me sens si bien, dans cette ronde à deux, je n'ai qu'une envie, que cet instant reste figé dans le temps, qu'il continu encore et encore. Je ferme les yeux, j'ai comme un pincement au cœur, pas comme lorsque le souffle du démon m’avertis de quelque chose, mais une sensation un peu différente. Juste, je me sens bien, à ce moment Agasha semble la seule personne qui compte pour moi. Dans cette éteinte elle est tout ce en quoi je veux croire, le personne que je veux protéger, celle qui me comprend, celle qui est seule et qui se bat, celle qui affronte son passé et m'ordonne de laisser derrière moi les douleurs du mien. Je prend sa tête dans ma main et la colle à me poitrine, je veux qu'elle ne me quitte pas. Elle ne semble pas trouver ce moment désagréable. Je sens quelque chose de chaud glisser le long de ma joue pour tomber de ma joue, une larme, une larme de joie. Je me sens si bien. Nous continuons notre danse, ignorant le reste de la clientèle, enfermé dans cette ronde qui devient une bulle imperméable à leurs regards, il n'y a qu'elle et moi. La musique se fini doucement, la dernière note résonne. Je lâche alors Agasha, je m'essuie le visage et la regarde.

- Merci, nous devrions aller dormir maintenant


- Nous devrions d'abord manger, vous ne pensez pas ?

Je garde ce sourire si inhabituel sur mon visage.

- Oui, tu as raison

Nous nous installons alors à une table. La suite de la soirée se passa sans encombres, elle me raconta des anecdotes tout en mangeant son assiette sans la moindre retenue. Finalement l'heure de retrouver nos lits arriva, je la laisse alors se coucher, allant pour ma part dans ma propre chambre, à l'autre bout du couloir. Avant de m'endormir je repense à cette soirée, le mauvais instants peuvent devenir des bons, et mon cœur désir les passer avec elle.

Le lendemain, je me lève, comme à l'accoutumé je ne fais que m'habiller, laissant mes cheveux en bataille. Je toque à la porte de la demoiselle, pas de réponse, visiblement elle semble ne plus être là. Je descend les escalier, elle n'est pas là non plus. Elle semble être partie, quel dommage, j'aurais voulu la revoir une dernière fois. Je prends alors un petit déjeuné au calme avant de repartir dans les rues bruyantes de la ville, sous le même soleil de plomb que la veille. Je parcours les rues, suivant mon instinct. D'une façon inexplicable me revoilà dans le même quartier riche que la dernière fois. Au loin je l'aperçois avec sa queue de cheval sur l'épaule, je décide de lui passer le bonjour, et peut-être un potentiel adieu pour poursuivre mon chemin et mon destin.

En m'approchant je vois qu'elle semble effrayée, je fronce les sourcils, c'est à ce moment que je vois au loin cinq hommes armées qui s'approchent d'elle dangereusement. Mon sang ne fait qu'un tour et je cours dans sa direction aussi vite que je le peux.

- Tu va payer pour hier, sache que ton ami n'aurait jamais dû me défier

- Ça tombe bien parce que je suis là

Le noble corpulent et les cinq hommes armés se tournent vers moi.

- Encore toi ? Et bien tant mieux, comme ça je vais pouvoir me venger que l'affronte de la veille, cette fois ceux que j'ai engagés ne sont pas de simple mercenaires mais des mercenaires d'une guilde et ils sont cinq. Allez-y, montrez lui lui de quoi vous êtes capable

Je regarde Agasha.

- Tu sais je t'ai dit hier que je pouvais déployer une forme démoniaque pour combattre, je ne voulais pas te la montrer, mais il semble que je n'ai pas le choix

Je ferme les yeux, je fais le vide dans mon esprit et me concentre sur le souffle du démon présent dans mon âme, je la déclenche, une peu comme une flamme qui brûle. Mon corps se replis en lévitation dans les airs. Mon corps deviens noir et lisse, laissant des reflets comme un métal poli, de même pour mes yeux sans pupilles. Mes dents deviennent acérés, des cornes de taureau me poussent des tempes, mes mains deviennent des griffes et brillent comme de la lave, laissant des nervures magmatique le long de mes avant-bras. Enfin des ailes se déploie à partir de mon torse afin de prendre place sur mon dos, faisant fin à ma transformation, la vague de chaleur que dégagea la fin de la métamorphose força les hommes en face de moi à se couvrir les yeux. Je retombe lentement et retouche le sol. Ils me regardent, ils ne comprennent pas trop ce qu'il ce passe.

- Je...il a changé d'apparence mais il n'est tout de même pas de taille contre vous ! Faites lui mordre la poussière !

Comme sortant d'un rêve mes adversaires se ressaisissent, au moins ils ne sont pas lâches, ce n'est déjà pas si mal. Mais je n'ai que faire d'eux, l'un d'eux bondit dans ma direction, épée à la main, j'esquive son coup d'estoc d'un pas sur le côté, je ferme mon poing gauche, trois cercles lumineux recouvrent mon avant-bras, ils ont beau avoir une armure ma magie peux tout de même les blesser.

- Poing Infernal

Je frappe mon assaillant à l'estomac, le coup produit une explosion qui l'envoie au loin s'écraser sur l'une des statue de lion du noble. Les autres se tournent vers moi, mais je n'ai pas de temps à perdre avec eux, ils ne sont pas ma cible. De plusieurs battements d'ailes je volent à basse altitude en direction d'Olivier, l'homme boursouflé est trop surpris et effrayé pour bouger, je lui attrape sa gorge et le le maintien en l'air, j'augmente la pression de mes griffes sur sa peau, ce qui lui fait lâcher un couinement.

- Tu es la cause de ses problèmes, ta mort sera une libération pour elle

- Non je-

Je ne le laisse pas continuer sa phrase, je continu ma pression sur son cou.

- Ainsi ce fini ta misérable vie


- Non !

A ce moment là je sens quelque chose qui m'agrippe, des bras fins, je sens une tête contre mon dos.


- Ne fais pas ça, je ne veux pas te voir tuer quelqu'un, aussi mauvaise puisse être une personne elle ne mérite pas de mourire !

- Mais...il te veux du mal


- Et alors ? Je ne veux pas te voir faire ça, n'oublie pas qu'il y a toujours une famille derrière lui à qui il tient et qui tient à lui, tu veux détruite toute ces vie en en prenant une seule pour le simple motif qu'il ait un mauvais fond ? Moi pas, je t'en prie arrête toi là.

Le silence s'installe. En un instant mon corps se dissipe dans des flammes noires comme l'ébène, laissant sur place mon corps d'origine. Je repose l'homme par terre, ce dernier respire alors comme il peut, toussant de toute ses forces. Je me retourne vers Agasha qui me tiens toujours dans ses bras. Je l'enlace également, puis je sèche ses larmes en passant mon pouce sur son visage avant de lui caresser ses cheveux.

- Je ne veux pas te voir pleurer...partons loin d'ici

Je me sors de son étreinte puis je lui tien la main, l'emmenant avec moi sous les yeux de mercenaires qui n'osent réagir. Nous revoilà donc dans les rues de la ville, avançant dans la foule.


- Où allons nous ?

Je me tourne ma tête dans sa direction tout en continuant d'avancer.

- Voir le monde et vivre de bons moment ensemble

Je lui sourit, elle en fait de même.


- Cela n'empêche que cela fait bizarre de nous balader comme cela tout les deux monsieur

- Tu as dit que tu n'avais pas de parents ? Et bien dans ce cas je n'ai qu'à être ton père, cela te paraîtra moins étrange de me tenir la main


- Vraiment ? Et bien dans ce cas pourquoi pas. Papa

Ce mot entre ses lèvre me rendis encore plus heureux, mais il y avait un dernier point à clarifier avant de partir avec elle.

- Au fait je ne t'ai toujours pas dit mon nom, je m'appelle Apocalius


- Je n'aime pas ce nom...il est trop sombre...

- Je sais...


- Et bien dans ce cas je vous appellerais autrement, un nom que moi seule emploiera pour vous appeler

- Ah ? Et quel ce serait ce nom?


- Je ne sais pas

Elle semble réfléchir, puis après quelques secondes elle annonce enfin quelque chose.


- Je sais, à chaque fois que vous êtes venu vous m'avez aidé, que diriez vous du Guaridan ?

- Guardian....

Je m'arrête, nous voilà aux portes de la ville, je regarde le ciel, le soleil brille, c'est une belle journée pour une beau voyage qui s'annonce.

- C'est plutôt pas mal, ça me va
   
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