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les Ravages du Temps
 MessageSujet: les Ravages du Temps   Ven 2 Mai - 22:33

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Mon pied foule celui de la montagne, me revoilà de retour au point de départ de mes recherches. Les informations que j'ai pus obtenir m'ont indiquer avoir vu Misto dans les parages, ensuite je n'ai fais que suivre mon instinct qui m'a crié de venir en ce lieu si familier et pourtant dont j'ai la plus grande difficulté du monde à me souvenir. C'est extrêmement dérangeant, savoir que l'on a connu un endroit par cœur, les reliefs, les pics, les irrégularités de la roche, les imperfections de la pente de cette masse naturelle, et de ne plus s'en souvenir. Les ravages du temps qui passe, tout à changer, sauf ce lieu, et pourtant cela ne me laisse qu'un vague souvenir, quelques instant assez flous après ces six ou sept années, et ma dernière visite lors de mon retour à Fiore fut le même. Peut-être qu'un jour ce sentiment s'en ira pour laisser la place à nouveau à cet familiarité avec la montagne.

Je soupir, une fois de plus, à croire que depuis qu'ils ne sont plus là je passe mon temps à le faire, en tout cas bien plus qu'avant. Je regarde le ciel, il fait beau, pas un nuage dans le ciel, un magnifique soleil, une légère brise très douce passe entre mes cheveux, caresse ma peau, s'engouffre dans les multiples cicatrices qui recouvrent maintenant mon corps, je passe mon pouce sur celle au niveau de mon œil. J'inspire et expire brouillement, je commence mon acensions, le pied de la montagne commence en pente assez raide, mais je me souviens encore d'un passage moins rude dans la montagne que j'avais pris l'habitude de prendre autrefois.

Mes pas s’enchaînent, ma jambes gauche succédant à la droite sur la roche, comme le monde est paradoxale, les hommes changent si rapidement, si facilement, alors que ce chemin, vieux de près de sept ans n'a pas changer, si ce n'est à quelques rares endroits, peut-être est-ce dû au fait que mes souvenir ce celui ci soient encore flous. Peut-être qu'il ne s'agit pas du bon chemin ou que je le considère comme n'ayant pas changer alors qu'il s'agit de l'inverse, mais qu'importe, je le considère quelque par dans mon cœur comme celui de mes souvenir.

La monté se résume assez simplement, quelques écorchures su les doigts, l'air qui se rarifie un peu, la température qui chute un peu, me faisant parfois frissonner sous mon haut moulant découvrant mes bras. Ma respiration un peu plus forte sous l'effort de la montée, découvrant mes dents aux canines plus pointues, comme celle d'un canidé, sans doute un effet secondaire du rituel pour me retirer mes démons. Pourtant Harnan a également fait ce rituel et ce n'est pas le cas pour lui, bizarre, sans doute que cela est unique, l'un des traits spécifique à chacun après le rituel.

J'arrive enfin à l'endroit que je cherche, l'emplacement de la guilde. Du moins ce qu'il en reste, c'est à dire des restes fumants, je sers mes poings, revoir la guilde dans cette état me rends fou de rage, je serre les dents. Si jamais je trouve ceux qui ont fait ça rien ne pourra les sauver, ils paieront pour ce qu'ils ont fait, il mourront par ma main, sans aucune retenue. Je me rapproche des cendres, du bois brûlé. Il n'y a rien mis à part moi et la carcasse morbide de ce qui fut pendant pas mal de temps ma maison, mon chez moi. Je me tourne vers le ciel, le soleil toujours présent, et je cris contre le destin.

- Tu trouve ça drôle !? Tu n'es jamais de mon côté ! Pourquoi tu veux me voir souffrir et tourner en rond comme ça ?! Encore une fois maudit destin je déteste ! J'en ai assez que tu me fasse tourner en rond !

Elle n'est pas là, le destin s'est encore joué de moi, la seule a pouvoir répondre à mes question m'échappe encore, toujours...j'entends un bruit derrière moi, je me retourne. Une femme, elle se tiens là, ses cheveux roux détonant avec le décors. Je me tourne lentement vers elle en fronçant les sourcils.

- Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ?! Et puis qu'est-ce que tu fais là?!

Elle se trouve assez loin, mais cela ne m'empêche pas de voir qu'elle me fixe, mais surtout qu'elle n'est pas seule, il y a un animal à côté d'elle, un loup. Alors que je regarde l'animal une sorte de frisson me fais me tenir mon torse, le souffle du démon dans mon cœur réagis à la bête, il s'agit d'un être surnaturel, je le sais, je le sens, une impression familière, comme si j'avais déjà vu ce loup quelque part. Pour en avoir le cœur net je me rapproche assez vite, je le vois de plus prêt, aussi loin que remonte mes souvenir je reconnais l'un des esprits de Misto. Je me retourne vers la femme devant moi, l'être surpris.

- ....Misto ?....

Je le sais, c'est elle, ce sentiment, cette impression qu'elle me laisse, c'est elle, je le sais. Pourtant elle ne ressemble en rien à la frêle Misto que j'ai laissé derrière moi avec mon passé il y a si longtemps. Je ne sais pas quoi faire, est-elle restée la même au fond d'elle, ou bien tout comme moi à t-elle changée du tout au tout, que dois-je faire, la prendre dans mes bras ? Lui serrer la main ? Juste rester loin d'elle ? Se souvient elle seulement de moi ?

- Je...suis Apocalius, l'un des membres de la guilde je ne sais pas si tu te souviens, je suis rentré, enfin, après six ans

Je me retourne vers les restes du bâtiment puis à nouveau vers la femme face à moi, à quije ne laisse pas vraiment le temps de répondre.

- Qu'est-ce qui s'est passé pendant mes sept ans d'absence ? Tu sais qui as fait ça ? Et Nywell ? J'ai appris qu'elle a disparue et que tu lui as succédé, et c'est quoi cette histoire où notre guilde serait devenue illégale ?

Je vois bien qu'elle est ne désir pas me couper, j'arrête donc ma suite d'interrogations, il fallait juste que ça sorte, cela faisait trop longtemps, juste trop de temps que je me les répétaient à moi même jusqu'à l'instant où je pourrais enfin avoir les réponses, et je me suis emporté.

- Désolé de t'agresser comme ça, juste...

Je laisse un petit blanc, et je la regarde des pieds à la tête.

- Je suis ravi de te revoir enfin, tu as beaucoup changer et....* kof * mûris

Cela allait sans dire, elle n'avais plus rien à voir avec la jeune femme qu'elle était avant, elle maintenant une vraie femme, digne de prendre la place à la tête des aigles, comme l'avaient étaient Tsukiyo et Nywell avant elle.
 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Sam 3 Mai - 12:58

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Elle ne sait toujours pas pourquoi elle est remontée. C’est vrai, elle n’a encore retrouvé personne à part Wilfried mais pourtant, elle se tient là, assise à côté de la cascade, à regarder l’eau tomber dans le lac. Le seul son dans cet océan de silence, qu’elle écoute les yeux fermés, les souvenirs se mêlant à la réalité dans le joyeux patchwork qu’était la guilde quand elle était encore debout. Misto a beau réfléchir, elle n’arrive pas à se rappeler qui des deux faisaient le plus de bruit. La cascade ou les rires des membres ? L’eau qui se rencontre plusieurs mètres plus bas ou le fracas de millier de verre se levant pour saluer un membre apprécié de tous ? Toto et ses sempiternelles bêtises qui faisaient remuer tout un dortoir ou le cri perçant des dizaines d’aigles sur volant les ruines ? Les sons familiers se mélangent lentement dans son esprit et la jeune femme abandonne le lourd processus. Elle se retourne pour fixer le matériel qu’elle a transporté à l’aide des loups. Des clous, des planches, des marteaux, des plans. Elle lève les yeux vers le haut de la colline qui lui cache les ruines de la guilde. Un travail énorme l’attend. Nettoyer le sol noircit, regarder ce qui est récupérable, retirer les débris …

Un long soupir lui échappe. Elle en a pour au minimum un mois, sans parler de l’ameublement et du reste des choses qu’elle a sans aucun doute oublié en cours de route. C’est alors qu’elle éprouve la vive fierté de ne pas être seule. Elle baisse la main et ébouriffe le pelage d’Henning en contemplant la montagne. Tout ce qui manque pour l’instant, c’est le petit élan de volonté pour se mettre au travail avant que le temps ne ruine les achats. S’étirant, elle rassemble tout ce qui se trouve à sa portée. Sa frustration d’avoir été incapable d’empêcher ça, sa haine pure contre elle-même pour ne pas avoir réussi à revenir comme c’était prévu à l’initial. Le poing serré sur un marteau, elle se relève enfin. Ses fautes, ses devoirs. Elle se baisse pour ramasser un paquet de planche et fait signe à l’esprit. Le loup lui emboite tranquillement le pas quand un cri déchire le silence.

« Tu trouves ça drôle !? Tu n'es jamais de mon côté ! Pourquoi tu veux me voir souffrir et tourner en rond comme ça ?! Encore une fois maudit destin je déteste ! J'en ai assez que tu me fasses tourner en rond ! »

La voix lui semble familière et pourtant si lointaine, proche de celle dont elle se souvient et loin en même temps, à la manière d’un écho défiguré par la longueur d’un couloir trop vide. La rousse reste immobile un moment qui lui parait une éternité avant de poser délicatement son chargement. Elle avance à pas de loup, juste à temps pour que le regard de l’homme à qui appartient la voix croise le sien. Il est grand, bien plus grand que n’importe qui dans son souvenir. Grand comme Wilfried, voire peut être même plus. Ses cheveux roux arrachent un sourire à la jeune femme. Si c’est quelqu’un qu’elle connait, elle parie sur Apocalius. Misto retourne fouiller ses souvenirs. Elle n’arrive pas à savoir si cette taille était déjà là avant ou si c’est simplement un changement, comme elle pendant ses six ans de coma. La voix aussi. Plus grave, différente de l’époque où les démons se bagarraient pour ajouter leur touche. Elle sursaute malgré elle en entendant son nom et sert un sourire franc au jeune homme en hochant la tête.

« C’est bien moi.
- Je...suis Apocalius, l'un des membres de la guilde je ne sais pas si tu te souviens, je suis rentré, enfin, après six ans. »

Oui elle se souvient. Cette façon de parler, de se tenir timidement alors qu’elle ne le jurerait pas quoi qu’il fasse. Misto dérive avec lui vers les vestiges de la guilde puis se rappelle brutalement de la quantité de travail qui l’attend. Elle ouvre la bouche pour formuler une phrase puis abandonne, voyant qu’Apocalius reprend. Quelque part, elle finit par comprendre que ce n’est pas à elle que revient l’initiative de la parole et ça l’en satisfait.

« Qu'est-ce qui s'est passé pendant mes sept ans d'absence ? Tu sais qui a fait ça ? Et Nywell ? J'ai appris qu'elle a disparue et que tu lui as succédé, et c'est quoi cette histoire où notre guilde serait devenue illégale ? »

Elle se contente de sourire quand il s’excuse et fait non de la tête. Il n’a pas à le faire. Elle aurait réagi de même. Il a encore trop d’inconnu, trop de temps perdu par tous. L’aigle se rappelle des paroles d’Amy et Loremy. Six ans de sommeil, pas un seul souvenir de ce qui s’est passé à cette époque. Six années prisent comme ça et envolée par un mystérieux phénomène. Décidément, tout était jamais plus louche que maintenant. Elle rougit malgré elle sous le compliment.

« Moi ? Changée ? Bon sang Apocalius, où diable as-tu été chercher ses deux mètres ? » Sourit-elle en lui donnant un petit coup de coude. « Bon d’accord, j’ai un peu changée je l'avoue. Pourquoi ? Tu penses que je n’aurais pas dû ? »

Elle n’avait guère eu le choix puisque la plus grande partie de ce qu’elle est actuellement, elle le doit à son dernier souvenir. Son combat contre Wyvern. Ou plutôt la magie de cette dernière qui s’était fait un véritable plaisir de redéfinir son visage dans les moindres détails. Elle chasse une mèche rousse de devant son nez et invite son camarade à s’assoir. Son visage souriant devient peu à peu grave alors qu’elle réfléchit. Elle soupèse chacun de ses mots puis inspire profondément. Il est en droit de savoir, et le plus sage serait de le faire maintenant.

« Je ne peux pas t’éclairer beaucoup. Je me suis absentée six ans également, suite à un combat qui s’est mal finit. Quand je suis rentrée, la guilde était déjà dans cet état. Les villageois dans les montagnes ont chacun leur version, si bien que je ne sais toujours pas si ce sont des illégaux, des pyromanes ou simplement un accident en cuisine. » Elle s’arrête quelque seconde pour inspirer un grand coup et reprend. « Nywell est portée disparue depuis sept ans. Le Conseil n’a rien fait, on ne peut compter que sur nous-même. Et preuve encore une fois qu’ils sont juste incompétents, ils nous ont délibérément classés illégaux alors que les trois quarts des villes du pays sont en proie au chaos le plus total. Shirotsume est dirigé par un groupe de bandit, tu imagines ? J’irais régler ce détail en temps voulu mais pour l’instant, je pense plus important d’accumuler les missions bénéfiques pour tous comme chassez les fauteurs de troubles ou encore reconstruire la guilde. »

Elle laisse le silence s’installer le temps pour Apocalius de digérer les informations. Derrière eux, Henning a commencé les allers retours pour installer les outils et les matériaux pour la dernière partie De la tirade de la jeune femme. Asulf et Runolf s’étaient joins à lui, histoire de gagner du temps et des voyages. Misto, quant à elle, se lève nonchalamment et ébouriffe les cheveux du grand Apocalius.

« Je sais que le Nid a connu des jours meilleurs mais ça ne m’empêchera pas d’être contente que tu nous reviennes sain et sauf après tout ce temps. Bon retour à la maison, mon ami. »

Elle sourit franchement avant de jeter son manteau sur la pierre creuse qui lui a servi de siège et d’empoigner le marteau que lui jette l’un de ses esprits. Malgré le froid, son corps ne frissonne pas tandis qu’elle tresse négligemment ses longs cheveux, marteau entre les dents. Elle finit par s’étirer sous le regard pensif d’Apocalius et lui tend la main.

« Je pense que je ne vais prendre plus d’un mois à tout remettre sur pied. J’ai beau avoir un plan et de quoi faire, le travail reste monumental. » Elle lui tend le parchemin qu’elle sort pliée de sa poche. « Le villageois qui a fait ça m’a bien proposé son aide mais je préfère que ce soit nous qui le fassions nous-même. Un peu comme une façon de dire que nous sommes toujours là ensemble. Qu’en dis-tu ? »

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 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Sam 3 Mai - 14:56

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« Moi ? Changée ? Bon sang Apocalius, où diable as-tu été chercher ses deux mètres ? » me dit-elle avec un coup de coude amical.

- Ça a toujours été le cas...

Du moins d'aussi loin que je m'en souvienne, il faut dire que j'ai plus croisé de miroir à Enca qu'à Fiore, fait assez improbable s'il en est. Elle enchaîne alors, profitant d'avoir enfin la parole.

« Bon d’accord, j’ai un peu changée je l'avoue. Pourquoi ? Tu penses que je n’aurais pas dû ? »

Je la regarde une fois encore, et je souris, un autre fait rare, cela ne m'étais plus vraiment arrivé depuis...mon reste mais mon regard se perd vers les six années derrière moi.

- Non non, tu es très belle, comme quoi chez certaines personnes gagner six ans est une bonne chose...

D'un souffle elle pousse une mèche qui se place devant ses yeux. Elle me fait ensuite signe de m'asseoir. Je m’exécute alors sans broncher, prenant place sur un rocher froid en face d'elle, elle se met alors autant à l'aise autant que possible sur une autre roche non loin, son sourire se fade afin de laisser place à un visage bien pus sérieux, j'en fait de même, je vais sans doute avoir enfin les réponses à mes questions, je serre mes mains l'une contre l'autre, attentif aux paroles de ma locutrice.

« Je ne peux pas t’éclairer beaucoup. Je me suis absentée six ans également, suite à un combat qui s’est mal finit. Quand je suis rentrée, la guilde était déjà dans cet état. Les villageois dans les montagnes ont chacun leur version, si bien que je ne sais toujours pas si ce sont des illégaux, des pyromanes ou simplement un accident en cuisine. »

Je tic un peu, je fais une petite mou de déception, donc elle n'en sait pas plus que moi à ce sujet, bref une enquête sans piste. Misto poursuit après une pause et un soupir.

« Nywell est portée disparue depuis sept ans. Le Conseil n’a rien fait, on ne peut compter que sur nous-même. Et preuve encore une fois qu’ils sont juste incompétents, ils nous ont délibérément classés illégaux alors que les trois quarts des villes du pays sont en proie au chaos le plus total. Shirotsume est dirigé par un groupe de bandit, tu imagines ? J’irais régler ce détail en temps voulu mais pour l’instant, je pense plus important d’accumuler les missions bénéfiques pour tous comme chassez les fauteurs de troubles ou encore reconstruire la guilde. »

Là encore je reste sur ma faim, elle non plus ne sait rien sur la disparition de Nywell, alors que pourtant je me souviens d'elles comme étant très proches et complices. Lorsqu'elle en viens à parler de Shirotsume mon regard brûlant s'intensifie, des bandits qui contrôle une ville, sérieusement ? Que fait le conseil ? Il est pourtant à la tête des forces armées du pays, comment peut-il laisser passer ça ? Qu'importe, comme l'a dit Misto le plus important en l'état actuel est de reconstruire la guilde, je nettoierais la ville de Shirotsume plus tard, je les éliminerais tous un par un, jusqu'à ce chacun d'entre eux termine en enfer car tel est la véritable justice.

Je regarde les loups de Misto qui font des aller-retour sur le sol irrégulier de la montage, du moins si l'on peut appeler ça un sol. Ils apportent des outils et des matériaux, initiative ou commande de la mage, toujours est-il que cela nous permettra d'avancer plus vite. J'essaye tant bien que mal de me souvenir d'eux mais c'est peine perdu, tout ce dont je me souviens c'est que même à l'époque j'avais du mal à les retenir, ne serait-ce que de nom, tout ce que je sais c'est que la plupart terminent en ulf, ou quelque chose comme ça.

La maîtresse de la guilde se lève et ébouriffe mes cheveux, ça aussi ça faisait longtemps qu'on ne me l'avait pas fait. Plus ce genre de moment arrive plus je me dis que la plupart des bons moments que j'ai passé sont derrière moi, et qu'avec sa mort tout est fini, non, tout n'est pas fini, j'y retournerais, un jour.

« Je sais que le Nid a connu des jours meilleurs mais ça ne m’empêchera pas d’être contente que tu nous reviennes sain et sauf après tout ce temps. Bon retour à la maison, mon ami. »

Je laisse une pause, le regard dans le vide, vague, j'ai envie de laisser le passé derrière moi mais celui-là, ces six années, c'est trop dur pour moi. Six a être vraiment moi, pas juste moi en tant que corps pour « eux », juste moi, en tant que personne, qu'être vivant et pensant, et le fait qu'elle me nomme ainsi ne peux pas m'aider. Je reste donc là, à regarder Misto qui fini de se coiffer, marteau entre les dents.

« Je pense que je ne vais prendre plus d’un mois à tout remettre sur pied. J’ai beau avoir un plan et de quoi faire, le travail reste monumental. »

Je n'ai pas vraiment écouté ce qu'elle venait de me dire, encore plongé dans mes pensées, le parchemin qu'elle me tend me sort de ma rêverie, comme une clef pour me ramener à la réalité. Je le pend et le déplie, voyant alors devant moi des traits, des courbures, des échelles ici et là griffonnées.

« Le villageois qui a fait ça m’a bien proposé son aide mais je préfère que ce soit nous qui le fassions nous-même. Un peu comme une façon de dire que nous sommes toujours là ensemble. Qu’en dis-tu ? »

- Je ne te mentirais pas, je n'ai pas vraiment l'habitude des plans, mais si tu veux que je t'aide pour le reste, pas de problèmes

Je lui repasse donc le plan, j'empoigne un marteau, des planches et des clous, je me rapproche des petites retouches déjà apportées par Misto, juste une ébauche mais déjà suffisant pour que j'arrive à me repérer sur le peu que je me souvenais du plan, placer une planche juste à gauche de ce poteau de bois, je ne perds pas de temps. Je case la planche comme je le peut avec ma main, l'appuyant contre le poteau avec mon poignet de façon à pouvoir tenir par la même occasion le clou, je prend le marteau de ma main gauche et commence à frapper à rythme régulier dans un soupir. Un mois, après tout, ai-je vraiment mieux à faire pour le moment ? Pas vraiment juste...ce sera long, plus vite ce sera fini plus vite les aigles auront à nouveau un toit et un tableau des quêtes. Je vois que Misto met sa main à la pâte, je la regarde furtivement alors qu'elle passe avant de me reconcentrer sur ma propre tâche.

- Au fait Misto, les dernières personnes qui m'ont appelées amis sont soient mortes soient en deuil, alors juste...fait attention à toi

Je fronce mes sourcils en prenant un clou par terre, le plaçant sur le bois avant de le frapper à coups de marteau.

- D'autant que tu ne m'as jamais vraiment connu, j'ai toujours été « eux », jamais « moi », or on ne peux être l'ami d'un inconnu
 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Dim 18 Mai - 15:59

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Elle laisse s’échapper un petit sourire nostalgique. Mort ou en deuil. Que dirait Apocalius si elle lui avouait qu’elle est les deux à la fois ? Si elle lui disait qu’à son sens, elle est l’amie de beaucoup malgré qu’il la hait ou non. La jeune femme pose une pierre sur le plan qu’elle étale sur un tronc d’arbre coupé et se laisse envahir par la magie. Les huit loups lèvent la tête de leur ouvrage à l’unisson avant de se remettre à l’ouvrage, laissant leur trait se brouiller et s’étirer pour prendre forme humaine. Les rondeurs, les grandeurs, les traits, les esprits empruntent les traits de diverses personnes. Henning lui adresse un clin d’œil qui appartient à Miku et s’envole gaiement avec un bon paquet de planche. La chevelure vert pomme de Solis le suit, armé de marteau et d’une boite de clou alors que Radulf-Misto s’empare du plan et prend les choses en mains. Osulf botte joyeusement le corps callipyge d’un de ses camarades et inspire un grand coup avant de s’écrier.

« Fehu Uruz Jela »

Les racines s’élèvent et s’enroulent autour des planches, les maintenant en place tandis que les travailleurs les clouent sans le moindre effort. Misto sourit un peu et s’installe dans la ronde près d’Apocalius.

« Quand tu passes six ans dans le coma, la mort est une blague et les réserves de la société comme la méfiance devient curieusement … stupide. Et je suis du genre à croire en l’autre parce que son âme sonne comme un carillon.
- Un peu plus haut ma grande. Ce linteau est sensé maintenir les planches. »

Misto pousse un soupir et lève le nez vers l’endroit que lui désigne le loup. Trop haut pour elle, limite pour Apocalius. Elle tourne le dos à son ouvrage et pose les yeux sur les autres. Asulf, fidèle à lui-même, batèle comme un guignol, en faisant tenir les marteaux en équilibre sur son nez avant de se prendre les pieds dans une planche et de basculer tête la première par terre. Misto ne peut s’empêcher d’éclater de rire quand l’esprit reçoit finalement les outils sur la tête et jure copieusement. Elle réprime un nouveau rire en constatant la mine satisfaite d’Osulf. La louve lui fait un clin d’œil complice, ne laissant aucun doute sur la préméditation de la chute. La rousse se retourne, son amusement planant encore sur son visage.

« Je me suis toujours demandée pourquoi Tsukiyo avait choisi cet apic rocheux pour la guilde. Pourquoi pas un des alpages plus bas ? Ça aurait été plus simple pour bien des choses et… Tu veux bien me soulever ? Que je fixe ça avant que les racines se rétractent.
- Runi, pose ça plus au nord et va faire un petit tour.
- Ouais ouais. »

La mage frissonne un peu en sentant les mains de son ami sur ses côtes mais ne pipe mot. Elle saisit les clous et savoure la sensation d’envol que lui procure l’aide d’Apo. Elle s’empresse de fixer la poutre soutenue par les racines et reprend la conversation.

« Raconte-moi, qu’as-tu donc fait pendant ton absence ? » Elle lui indique la droite et attrape l’un des clous qu’elle a coincé entre ses dents. « Et que sont devenus les démons ? Je ne les sens plus, ils sont partis ? »

L’aigle frappe vigoureusement alors qu’Osulf gueule une fois de plus son sort. Les racines s’épaississent et resserre les jointures alors que Radulf donne un pot dont le contenu est inconnu à la jeune femme. Elle en profite pour observer les alentours et remarque l’absence d’Asulf. Elle cligne des yeux et quitte un instant ses esprits du regard pour le chercher quand une détonation secoue la forêt, suivie d’une deuxième et d’une troisième. La jeune femme se surprit à imaginer le cri rauque d’un fusilleur lancé à toute vitesse sur les traces d’un lapin. Des chasseurs ? Des braconniers ? Des tueurs ? Des villageois ? Misto baisse la tête et croise le regard d’Apocalius.

« Ça venait de l’endroit où s’est dirigé Runi. »

Elle se laisse descendre et le remercie avant de jeter son marteau dans un coin. Elle attrape les trois fourreaux posés sur le sol encore noir de suie en faisant signe à Apocalius de se taire. Henning lâche son travail pour la rejoindre mais elle l’arrête d’un geste. Pas besoin de tergiverser ni de versifier sur les traits de son visage pour reconnaitre l’inquiétude mêlée à la froideur prédatrice dans son regard.

Henning, maintenant.
Empathia.
Allons-y Apocalius. Vous autres, continuez. Je préfère qu’on ne puisse pas nous dénombrer, on est jamais trop prudent après six ans d’absence.


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 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Dim 15 Juin - 3:42

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Misot cale le plan sur un tronc d'arbre coupé à l'aide une pierre qui traîne. Les loups-esprits se rassemblent avant de se lever sur leurs pattes et prendre des formes humaines. Certaines formes me semble familière, écho de personnes que j'ai du voir ou croiser il y a de cela des années au tournois. Tous se servent en outils pour se préparer à continuer la réparation de la guilde. L'un d'entre eux donne un coup à son voisin avant d'énoncer une formule.

« Fehu Uruz Jela »

Des racines apparaissent et s'élève afin de maintenir les planches de bois, simplifiant grandement la tâche des esprits. Les coups de marteaux sonnent, je continu mon travail là où j'en suis. Misto s'installe non loin de moi.

« Quand tu passes six ans dans le coma, la mort est une blague et les réserves de la société comme la méfiance devient curieusement … stupide. Et je suis du genre à croire en l’autre parce que son âme sonne comme un carillon.
- Un peu plus haut ma grande. Ce linteau est sensé maintenir les planches. »

Alors que la jeune femme soupir en accédant à la requête de son esprit je repense à ses paroles, toujours attelé à consolider un peu les futurs murs de la guilde. La mort n'est pas une blague, juste une fatalité, cela n'a absolument rien de drôle. La méfiance ? Stupide ? Ceux dont la vie s'est éteinte pour ne pas en avoir faire preuve le savent et en sont témoins. Enfin une âme ne sonne pas, elle brûle, existe, se consume, puis comme une flamme elle disparaît, s'éteint. Vouloir croire en quelqu'un pour « l'écho de son âme » est juste inconscient, après tout un son n'est qu'une illusion, une mélodie n'est que ce que l'on veut qu'elle soit. J'entends Misto qui rigole, l'un de ses esprits ses lamentablement effondré par terre, visiblement ce n'est pas la première fois.

« Je me suis toujours demandée pourquoi Tsukiyo avait choisi cet apic rocheux pour la guilde. Pourquoi pas un des alpages plus bas ? Ça aurait été plus simple pour bien des choses et… Tu veux bien me soulever ? Que je fixe ça avant que les racines se rétractent.
- Runi, pose ça plus au nord et va faire un petit tour.
- Ouais ouais. »

Je termine d'enfoncer le clou dans la planche entre mes mains avant de me relever et de me diriger vers Misto. Je soupir, pas très à l'aise. Je touche rarement le corps d'une femme alors je l'attrape un peu au dessus des hanches. Je la soulève lentement jusqu'à la hauteur voulu, cela n'est pas ailleurs pas très difficile vu le poids de la mage. Je profite de cet instant pour lui répondre.

- D'une part parce que des aigles vivent dans les hauteurs, cela devait lui paraître logique qu'il en soit de même pour nous. De plus elle comptait faire de nous une guilde forte, et une guilde forte se doit d'être haut placé. Du moins je pense.

Elle commence à se mettre au travail, continuant ses interrogations, dirigées vers moi cette fois.

« Raconte-moi, qu’as-tu donc fait pendant ton absence ? »

Elle me fait signe de la déplacer un peu plus vers la droite, je m’exécute afin de l'aider dans sa tâche.

« Et que sont devenus les démons ? Je ne les sens plus, ils sont partis ? »

Je fais une petite moue, qu'elle ne peut pas voir dans sa position.

- C'est assez long à expliquer, après tout tu me demande le résumé de six ans. En aucun cas je ne veux t'insulter, comprends le bien, mais je trouve que ta situation a sans doute été plus simple que la mienne. Je veux dire par là que six ans de ta vie se résume à « j'ai été dans le coma ». Je ne dis pas que c'est plus facile à vivre que de ne pas avoir sommeillé, la preuve en est que tu es toi aussi en retard sur l'actualité, mais cela est plus facile à résumer.

Je fais une petite pause afin de laisser Misto réfléchir à mes paroles, puis j'entame mon récit.

- Bien, je vais donc essayer de condenser autant que possible. La raison pour laquelle je suis parti de Fiore date d'il y a sept ans, j'ai eu envie de retourner à Enca. Pas spécialement pour revoir ma terre natal, c'était juste une envie passagère. Je suis donc retourné là-bas en bateau. A mon arrivée je me suis retrouvé dans un groupe de rebelle local par la force du destin. Là j'ai réussis grâce à une sorte de rituelle à extraire les démons de mon corps. Pour autant une partie de leurs pouvoirs restent gravés en moi.

Je suis resté dans le groupe de rebelles pendant six ans, je me suis lié d'amitié avec la plupart d'entre eux. J'ai aidé le groupe comme je le pouvais tout en cernant mes nouveaux pouvoirs. En fait c'est assez étrange de ressentir la magie parcourir son corps, autrefois c'était mes démons qui avaient le contrôle, je n'étais même pas mage à proprement parler. Et puis il y a eu une soirée catastrophique. Tout le monde s'était préparé pour fêter le nouvel an avec des bricoles, comme chaque année. J'avais préparé une partie du repas, j'ai même eu droit à ma première danse.


Sur ces deux derniers détails un léger sourire s'était dessiné sur mes lèvres. Me souvenant de la boutade d'Helena sur le fait que je ne savais pas y faire avec les femmes, ce qui est toujours le cas. Puis la suite de la soirée me revins en mémoire, supprimant le sourire en une seconde.

- Mais un mage envoyé par les nobles que nous combattions s'est téléporté dans la base, disparaissant presque aussi vite qu'il était venu en emportant le chef de notre groupe. Sa fille a décidé de partir affronter la noblesse en face à face afin de libérer notre chef, ce qui était différent de nos petites guérillas qui avaient précédées cet événement. Le combat commença à l'aube, ainsi que les effusions de sang. Il n'y avait rien de très organisé, c'était le chaos le plus total. Je suis arrivé à la porte d'entré du château que nous devions assiéger.

Là je me suis retrouvé face à un homme enveloppé de vêtements ample et du mage de téléportation. Je me suis éloigné de la porte afin d'affronter le mage, tandis qu'Helena, la fille du chef des rebelles, s'occupait de l'autre individu. Au cours de la bataille j'ai finalement vaincu le mage du camp adverse avec quelques difficultés.


Mon regard s'assombrit un instant, je baisse la tête.

- Lorsque je suis retourné à la porte d'entré il était déjà trop tard. Je n'ai pus qu'assister, impuissant, à la scène qui me faisait face. Une femme les larmes perlant sur ses joues, et ses mains tâchées par le sang de sa victime, qui n'était en réalité nul autre que son père qui avait été contrôlé par une magie mentale. Il a été libéré mais trop tard, si ce n'est pour adresser ses dernière paroles à la personne la plus importante dans son cœur. Dire que si le destin en avait voulu autrement Helena ne se serait pas trouvé devant cette maudite porte avec moi et cela aurait été moi qui l'aurait tué. Elle n'aurait jamais dû subir ça.

Bref toujours est-il que je l'ai laissé faire son deuil après du corps inanimé de son père, je suis rentré dans le château, au final j'ai brûlé tout les nobles qui y résidaient. Je me suis réveillé plus tard, apprenant que finalement avec la mort de la noblesse locale la victoire nous était revenue, mais le prix avait été chère payée. Je me suis rendu compte que j'avais été faible et que si j'avais été plus fort il n'y aurait pas eu autant de morts. Je compte retourner un jour là-bas, mais pas avant d'être devenu quelqu'un de puissant, or l'endroit où j'ai le plus progressé à été Fiore. Et c'est ainsi que je suis revenu, en quête de progression, puis finalement de réponses aux multiples événement manqués lors de mon absence. Voilà pour faire simple...


Je relève la tête vers Misto qui semble chercher quelque chose du regard.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Une détonation se fait entendre, laissant place à l'écho résonnant dans la montagne, un deuxième coup de feu suivit d'un troisième retentit. Misto me regarde, croisant mon regard.

« Ça venait de l’endroit où s’est dirigé Runi. »

Comprenant assez vite l'angoisse de la jeune femme, je la fait retoucher terre pour la laisser libre de ses mouvements. D'un geste elle abandonne son marteau par terre, elle s'équipe de ses trois armes avant de se diriger vers le lieu des détonations. Je la suis au pas.

Henning, maintenant.
Empathia.
Allons-y Apocalius. Vous autres, continuez. Je préfère qu’on ne puisse pas nous dénombrer, on est jamais trop prudent après six ans d’absence.


- Comme tu dis, on est jamais trop prudent alors...

Je ferme les yeux, me concentre sur le souffle du démon, cicatrice dans mon âme qui se met à brûler sous ma volonté. Je décolle du sol de quelques mètres, recroquevillé sur moi même. Mon corps vire au noir de jais, lisse et luisant comme un métal polie et surnaturel. Mes yeux sans pupilles sont de la même matière que le reste de ma peau. Mes dents deviennent pointues et tranchantes comme des lames de rasoirs. Mes doigts deviennent des griffes, mes avant bras brillent comme de la lave qui coule en nervures le long de mes bras. Des cornes de taureau poussent sur mes tempes. Puis dans un craquement osseux quelque chose semble se former au niveau de mon torse pour tenter d'en sortir. D'un coup sec des ailes se déploient, passant de mon torse à mon dos, tel des ailes de chauves souris placés sur mes omoplates. Je retouche le sol en libérant une vague de chaleur autour de moi. Je replis un peu mes ailes pour éviter de prendre trop de place.

- Allons voir ce qu'il se passe

Je mène la marche, avançant lentement et avec précaution. Je longe les parois rocheuse, finalement en contrebas j’aperçois deux groupes de quelques hommes qui se font face, ils sont en train de se tirer dessus pour une raison inconnue. De la où nous sommes il est assez peu probable qu'ils puissent nous voir. Toutefois par je ne sais quelle malchance un tir perdu transperce une partie de la membrane de l'une de mes ailes, me laissant échapper une petite grimace. Je me tourne vers Misto.

- On fait quoi ?

HRP:
 
 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Dim 29 Juin - 13:07

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Misto

Eagle's Claw

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Vaincre le temps

PV Apocalius





L’Aigle reste un moment silencieuse alors qu’elle fixe l’âme de son ami. Des flammes. Son esprit se tend pour entendre leur mélodie et un sourire triste se dessine sur son visage quand la partition prend lentement forme. Ses pas, calqués sur le rythme d’Apocalius, elle se laisse guider par les notes. Un sentiment sombre l’envahie peu à peu alors que le premier vers échappe à son contrôle. Elle fredonne doucement, le regard fixé sur les épaules de l’aiglon comme si elle risquait tôt ou tard de le perdre.

« Pour le moment, on attend. »

Les cris des hommes troublent la montagne. Chacun porte un foulard, d’une couleur commune à chacun des camps qui s’affrontent. Ce repère tire une grimace à la jeune femme alors qu’elle pose sa paume ouverte sur la déchirure que lui a faite une autre balle perdue. Il y a vraisemblablement quelque chose de commun à ces deux groupes. Aucun n’a l’air d’avoir peur de l’autre, ils semblent même trouver un certain plaisir à leur drôle de loisir. Misto cherche son esprit et remarque le panache noir dressé au milieu d’un buisson. Elle se tourne vers Apocalius.

« Dis-moi, as-tu déjà visité les limbes ? »

L’esprit se glisse lentement sous le paquet de feuille avant de jaillir de sa cachette. L’ombre noir fuse au milieu des tirs et ceci se stoppe aussitôt avant de reprendre. Misto se débarrasse d’un premier soupçon avant de montrer la nouvelle scène à Apocalius.

« Inspire profondément et dis-moi si tu sens quelque chose de magique, autre que nous deux. »

Ses yeux se mettent à fouiller la forêt jusqu’à s’arrêter sur un point fixe, non loin des tireurs. Pas des chasseurs, pas des braconniers, pas de magie d’illusion. La scène n’a rien de naturelle, les hommes qui tirent ne sont ni jeune ni vieux, tous en âge d’avoir une famille. Misto lâche un soupir.

La logique de certain m’échappe parfois. On descend, nous n’aurons des réponses que comme ça de toute façon.

S’approchant lentement du bord rocheux d’où ils assistent à la scène, Misto se laisse glisser dans le vide et commence une descente, plus proche de la chute contrôlée que de la désescalade pure. Son instinct lui souffle de se méfier, au fur et à mesure qu’elle s’approche du sol. Runi l’attend en bas, consciencieusement étalé dans un coin suffisamment protégé des balles perdues qui fusait à droite à gauche dans la petite forêt. Lorsqu’elle touche terre, la rousse sourit à Apocalius.

Prêt pour un petit tour entre Charybde et Scylla ?


© Lutèce Factory @ Misto

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 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   Sam 2 Aoû - 21:50

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Invité


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« Pour le moment, on attend. »

La réponse simple et sans appel se fait entendre, plus comme un ordre que comme une suggestion. De toute façon je ne lui ai pas posé la question pour ne pas me plier à sa volonté. Je rejette un rapide coup d'œil à la situation. De chaque côté des hommes, ni vieux, ni jeunes, tous en âge d'avoir une famille qui tient à eux, une femme, des enfants. Pourquoi sont-ils ici ? Ne savent ils pas qu'ils sont non loin de la guilde ou du moins ce qu'il en reste ? Mais est-ce vraiment la première fois qu'ils viennent ici pour ce genre de chose ? Si ce n'est pas le cas cela pourrait poser de sérieux problèmes pour la reconstruction de la guilde. Devoir supprimer des gangs ou autre dans les environs pour avoir une paix relative dans les montagnes n'est pas vraiment réjouissant.

« Dis-moi, as-tu déjà visité les limbes ? »

La voix de la maîtresse des lieux mes sors de mes réflexions. Du moins sortir n'est pas le bon terme, car me voilà maintenant à la recherche du sens de sa phrase.

- Les limbes ? Comment ça ?

Quel sens donne-t-elle à limbe ? Du moins dans cette situation ? Enfin ce qui me dérangeait le plus ce n'était pas le sens de limbe, mais la suite possible de sa phrase, qui n'annonçait pas quelque chose de très sympathique.

- Tu veux dire si j'ai déjà frôlé la mort ? À peu de chose prêt on peut dire ça comme ça

Elle écouta ma réponse sans un mot, me désignant la scène en contre-bas. Une ombre qui traverse le champ de bataille à une vitesse fulgurante, l'un de ses esprits ? Ou autre chose ? Je ne sais pas vraiment. Toujours est-il que les détonations reprirent.

« Inspire profondément et dis-moi si tu sens quelque chose de magique, autre que nous deux. »

Je la regarde en fronçant les sourcils, il y aurait de la magie derrière tout ça ? Je fais une moue, décidément elle est bien plus forte que moi si elle a réussi à détecter quoi que ce soit.

- Oui et non, je sens bien autre chose, ce n'est pas très présent mais je le sens. Je ne peux que sentir quelque chose de vague. Déjà qu'il m'est difficile de localiser ou de savoir le nombre exact de « choses magiques » aux alentours autour de moi, alors à cette distance je ne suis sûr de rien...

Le souffle du démon m'interpelle bel et bien mais comment être sûr que ce n'est pas juste les esprits de Misto que je ressens ? Il faudra que je m'entraîne plus avant pour ce genre de choses car cela pourrait être un véritable atout. Pour l'heure il faut se concentrer sur ce qu'il se passe, le futur je m'en occuperais plus tard. Misto lâche un soupir, je me tourne vers elle.

La logique de certain m'échappe parfois. On descend, nous n'aurons des réponses que comme ça de toute façon.

J'avais presque fini par oublier la sensation d'entendre une voix autre que celle intérieur dans ma tête. J'acquiesce d'une léger hochement de tête.

- D'accord, je te suis lui dis-je dans un murmure.

Misto débute alors sa descente semi-contrôlée, j'en fait de même. Je glisse le long de la paroi, soulevant un peu de poussières avec mes ailes au passage. Je sens un peu mieux l'ombre de toute à l'heure, il s'agit bien de l'un des esprits de la rousse. Ce dernier nous attend en bas. Nous voilà tout deux au niveau des deux groupes.

Prêt pour un petit tour entre Charybde et Scylla ?

Je la regarde avec mes yeux noirs et unis.

- Si j'avais peur de me battre ou de mourir je ne serais pas ici, ni vivant d'ailleurs

Ni une ni deux je n'attends pas un mot de plus de la part de Misto pour fondre dans la mêlée. Je me sers de mes ailes à très basse altitude de façon à aller plus vite au point central entre les deux camps. En cours de route je prends une balle ou deux dans les ailes et pas mal d'autres me frôlent. Je finis ma « course » au milieu du chaos. Déployant mes ailes en grand je forme un cercle invisible avec ma main. Au centre de ma paume une boule de feu apparaît. D'un geste vif de mon bras je lance mon projectile enflammé en direction de l'un des groupes qui se met à couvert, échappant à l'explosion qui survint suite à la collision de mon sort avec de la roche. Je tends mes bras sur les côtés.

- Anneau de feu

Un cercle de feu se forme autour de moi à hauteur de mes bras, ce cercle ne brûle pas mais je compte jouer sur le bluff. Il me faut les impressionner avec autant d'artifices que possible. Je remets mes bras le long du corps avant de retoucher terre.

- Ce n'est pas bientôt fini oui ? Qu'est-ce que vous faites là ?

Le silence s'installa, je ne sais pas si je vais avoir une réponse à ma question mais au moins pour le moment ils ont arrêtés de tirer, ce qui est déjà en sois une bonne chose.

HRP:
 
 MessageSujet: Re: les Ravages du Temps   

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