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The key of destiny [Abigail]
 MessageSujet: The key of destiny [Abigail]   Lun 17 Mar - 13:03

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Hyun Ki Gan

Quatro Cerberus

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The Key of destiny
Mission avec Abi
J’arrive chez moi, la mine basse, le regard somber. Déconfit. Triste. Colérique. Je ferme la porte d’entrée derrière moi et m’appuie sur elle. Je reste un long moment dans le hall d’entrée. J’ai envie d’y retourner, mais je me dis que je perdrai à nouveau. J’annoncerai la nouvelle le lendemain aux autres. Pour le moment, je vais pleurer leur mort seul. Mon amie sort de sa chambre et se gratte les yeux avec ses poings. Elle me questionne du regard. Je ne peux rien lui cacher. Je m’avance vers elle et la prend dans mes bras et je pleure. Elle comprend. Un malheur s’est produit : J’ai perdu des amis cette soirée-là. Elle m’offre un chocolat chaud, je refuse. Elle le fait tout de même, je soupire. Assis à la table, on discute, elle tente de me changer les idées. Ça va aller… pour le moment. Je serre une dernière fois mon amie pour la remercier et je vais me coucher. J’ai du mal à trouver le sommeil, mais j’y arrive.

Le lendemain je me réveille plutôt mal. J’ai le corps endolori par ce combat. Je déjeune rapidement et je quitte mon domicile en saluant mon amie. Elle me demande d’être prudent, je le serai. Je rentre à Quatro et en voyant la mine de tout le monde, je comprends qu’ils viennent d’apprendre la nouvelle. Certains viennent me voir, me pointent du doigt en m’accusant comme quoi je ne suis pas mort comme les autres. On me demande des explications, je soupire et je regarde Bacchus droit dans les yeux. Le seul dont je suis capable de croiser le regard en ce moment. Je serre les poings et je leur dis ce qui s’est passé : Le gars qui a mal pris la blague, sa façon d’assassiner froidement mes confrères, à quoi il ressemblait, tout. Les membres de cette guilde ne sont pas vraiment doux et me réconforter en me disant que je n’aurais pas pu faire plus, ils ne sont pas capable. J’hausse les épaules et me rend au bar en tentant d’ignorer ce qu’ils disent. Non, impossible de les ignorer. Je rebrousse chemin et pars. Je quitte la ville en me disant qu’une marche me changerait les idées.

Cette marche m’amène ailleurs. Ce voyage me transporte vers une autre ville et quand je sors de ma bulle, je sursaute en me demandant ce que je fais là. Une boutique à ma gauche et j’y entre. Ils y vendent des tableaux et d’autres trucs dont je ne me sers pas. J’entends discuter tout près, je suis curieux et je m’approche, tentant de me dissimuler entre deux immenses toiles. Un miroir me permet de voir qui discutent. La goutte de sueur parcoure mon visage de haut en bas, les yeux écarquillés par ce que je vois, le cœur battant à tout rompre, la salive qui m’emplit la bouche comme si je suis affamé. Une femme discute avec un homme. Un homme vieux, pas mal vieux tend une clé avec la jeune femme. La jeune femme, jolie, non, sublime… mieux encore : complètement canon prend la clé en souriant. Ouh là… ce n’est pas de la petite bière. Je me relaxe, je me dis qu’après un désastre comme la journée d’hier, il ne peut que se passer du positif et je sors.

Je m’approche d’elle par derrière, aussi silencieux qu’un loup en chasse et j’avance, rapidement et silencieusement sur le tapis. Le plancher craque sous mes pas, zut. Aucun moyen de la surprendre et pourtant, elle est prise par cette discussion qui la fait rayonner. J’entends l’homme dire qu’elle doit protéger cette clé coûte que coûte, mais une simple clé comme celle-ci, en quoi peut-elle amener les dangers? J’hausse les épaules et décolle de ma position pour passer mon bras autour des épaules de la femme, protecteur, sourire en coin tiré vers le vieil homme qui s’en fait pour un truc qui doit probablement ouvrir la trappe qui mène à son grenier et je dis :

« Ne vous en faites pas mon vieux, on a la situation bien en mains! Pas vrai ma mignonne? Je suis là pour garder un œil sur elle alors pas de panique, on s’en charge! Ha! Ha! »

Son odeur me fait vibrer et je deviens soudainement wild. Je ne fais rien, j’attends que ça passe, j’attends qu’on sorte pour passer à la seconde étape… et peut-être la troisième si elle est aussi sympa qu’elle est canon. L’homme a l’air un peu plus rassuré, mais en même temps se questionne sur mon identité. Pas de panique, je suis gentil. Pas de panique, je suis mage. Pas de panique, rien ne lui arrivera… de mal.
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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Jeu 20 Mar - 15:36

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Elle s'était figée dans les six ans, comme une statue de cire pétrifiée, le courroux des outrages du temps ne lui avaient même pas soutirés le rictus d'une ride. Figée pendant six années alors que le monde gravitait, vivait, s'essoufflait sans leur présence – tout le monde avait vécu et Abigail se sentait affreusement en retard, comme si l'on avait réveillé dans un univers qui n'était plus le sien. Comme si on lui avait ôté d'une délicatesse sadique, tous les repères qu'elle avait érigé avec ses doigts frêles.

Elle était penchée sur une table ronde, faiblement éclairée par la lumière avide d'une seule ampoule, tandis qu'elle lisait les articles du Weekly parue depuis six années pour comprendre ce monde, une tasse de thé à côté d'elle.

_ Mermaid Heels et Sabertooth, alors qu'est-ce que je peux savoir sur eux...
_ Abi ?

Un homme – Un Blue Pegasus – s'était avancé vers elle, il observa avec curiosité l'empilement des magazines et la toisa avec tendresse.

_ Qu'est-ce que tu fais là, à fouiller dans les archives de la guilde ?
_ J'ai l'impression d'avoir loupé trop de choses, j'essaie de me mettre à jours, c'est pas simple de rattraper six années.
_ Tu devrais souffler un peu. Tiens, j'ai ça pour toi, ça devrait te plaire.

Il lui tendit l'affiche imprimée d'encre, Abigail sourit et saisit la lettre.

_ Garder une clé ? Aleph, tu es sérieux ?

Aleph haussa les épaules et lui tapota l'épaule amicalement.

_ C'était un prétexte pour te faire sortir, allez on besoin de toi.

_


Le tintement que fit la boutique lors de son entrée lui fit penser à un horrible grincement douloureux. Des peintures l'accueillirent chaleureusement, éclairées jalousement par les rayons solaires. Un vieil homme apparût derrière une toile, l'air un peu méfiant, un peu curieux à la fois.

_ C'est pour quoi ?
_ C'est pour ça.

Elle lui tendit la mission qu'il avait lui-même commandité, toute méfiance fut épuré de son visage, et un sourire sincère lui pourfendit la bouche, aiguisant sa beauté aristocratique.

_ Oh, c'est vous, donc. Suivez-moi.

Il l'emmena plus loin – hors des yeux curieux que les visages peints leurs lancés comme des pierres. Le vieil homme glissa deux mains derrière son dos, avant d'arriver à une étagère qu'il fouilla nonchalamment. Après maintes recherches, il ressortir une petite clé noire, forgée par les arts anciens. Abigail la saisit et l'observa un peu – le vieil homme la laissa faire, avant d'à nouveau lancer.


_ C'est très important, mademoiselle, vous savez ? Vous n'avez pas l'air d'être mauvaise, ni quoi que ce soit, mais s'il vous plaît, ça peut être dangereux. Cette clé est très importante. Absolument.
_ Bien sûr, je comprends tout à fait. J'y ferais attention.
_ Elle n'a pas l'air, mais elle a de la valeur inestimable à mes yeux, mais désormais je suis trop vieux pour pouvoir la garder, et c'est pourquoi je compte sur vous, mademoiselle...?
_ Abigail, mage de Blue Pegasus.

Elle ne l'a pas vu, ne l'a pas entendue arriver, lui abrité dans un éclat d'ombre, elle protégée parmi les crépitements du ciel. Puis soudainement, l'étreinte chaude autour de sa nuque, un torse qui longea la continuité de son bras ballant, le dos un peu courbé, un peu comme ses paupières qui clignent sans parvenir à se relever. Abigail déclina ses iris, puis son menton dérapa. Elle pivota à peine la tête, le regarda avec cette perplexité curieuse. Ses grands yeux ciel parcoururent le visage de l’inconnu, suivirent la courbes de ses yeux, arpentèrent ces mèches grises et cendreuses. Elle se permit juste ce léger regard curieux suspendu aux paupières.

Elle le trouva étonnamment beau.

Le vieil homme quant à lui, le fixa avec sa méfiance mordante – prête à lui sauter à la gorge.

_ Vous êtes qui, vous ? Vous le connaissez ?

Abigail ne répondit pas – l'homme s'en était chargé à sa place, distillant un peu plus de la colère dans les veines déjà gonflées chez le vieil homme. Abigail saisit les mains de l'ancien pour l’apaiser, lui sourit pour désactiver la bombe qui allait exploser à leur visage.

_ On s'occupe de tout ça, ne vous en faites pas, bonne journée.

Abigail sortit de la boutique, l'homme lui emboîta le pas. Une fois dehors, elle le regarda – pour tenter de remettre son visage, était-ce une connaissance qu'elle avait oublié, quelqu'un d'autre ?

_ Je suis désolée, j'ignore si on s'est déjà croisés avant, mais j'ai du mal à remettre un nom sur le visage des gens.

Elle lui tendit la main par politesse,

_ Abigail, mage de Blue Pegasus. Enchantée. Et toi, tu es... ?

À peine sa voix s’essouffla sur la fin de sa question, qu'une nouvelle personne éventra le début de leur discussion, il maintenait difficilement dans ses mains un bouquet de roses rouge qu'il tendit à Abigail, surprise, comme s'il lui faisait une offrande. Elle le prit dans ses bras – les fleurs dégageaient une drôle d'odeur, celle d'un venin, ou d'autres choses.

_ Pardon, mais je pense que vous faites erreur sur la personne...
_ L'homme me l'a pourtant ordonné, il y tenait particulièrement il m'a même dit : la jeune femme qui ressortira, tu lui offriras ces fleurs.

Le jeune homme observa Hyun, comme s'il l'évaluait – et sans demander son reste, il s'éclipsa dans une rue assombrie. Abigail échangea un regard interrogateur avec Hyun Ki pour lui transmettre qu'elle ne savait pas ce que ça voulait dire, que c'était sûrement une blague. Mais derrière la rue, tandis qu'ils se mirent à nouveau à parler, dans l'ombre de la rue, deux lampions rouges en guise d'yeux, observait.

_


Sans vraiment savoir pourquoi ni comment, Abigail et Hyun Ki s'étaient retrouvés assit à un bar à discuter en train de siroter une liqueur alcoolisée. Elle le trouvait gentil, vraiment très serviable et diablement séduisant. Cet attentat à l'outrage lorsqu'il souriait et qu'il menaçait d'embrasser toutes les bouches de ces filles qui se présentaient à lui. Elles avaient toutes ce sourire charmé lorsqu'elles se sentaient regarder par ses yeux intensément gris. Abigail se leva soudainement,

_ Je reviens.

Et dans un sourire, elle s'avança dans la carcasse du bar. À peine fut-elle disparut, qu'une jeune fille charmante s'avança près de Hyun Ki.

_ Oh tu es tout seul ? Si tu as besoin de quelqu'un pour te tenir compagnie, je suis pas très loin et mes copines non plus... (Elle gloussa). Sérieusement, on pourrait boire un verre tous les deux, je n'ai pas de sous mais je sais très bien rembourser... en nature.

Et tandis qu'elle déployait tout son attirail de séduction, elle jeta un coup d’œil furtif au bouquet de roses dont les tiges se mirent à onduler. Les épines devinrent écailles, et la corolle de fleur devint bientôt le visage de ces serpents vénéneux. À la manière des reptiles, froidement et sournoisement, ils glissèrent discrètement le long de la table, et rentrèrent vicieusement eux-aussi à l'intérieur du bar.

La jeune femme sourit.



Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Jeu 20 Mar - 21:19

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Hyun Ki Gan

Quatro Cerberus

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The Key of destiny
Mission avec Abi
L'homme a l'air furieux que je m'incruste et de manière, disons improvisée. La jeune femme semble bouche-bée, garde le silence, silence que j'apprécierais d'avantage si nous sommes que nous deux. Sauf que là, il y a ce pépé trop nerveux sans raison qui me demande qui je suis. Je souris. Moqueur. Fouteur de troubles. Il se tourne vers elle pour lui demander si on se connaît. Je ris à l'intérieur et elle, elle ne dit rien. Je me dis qu'il serait mieux que je me dégage de l'étreinte, mais en même temps, je suis bien. Chaleur corporelle échangée, chose que je n'arrive pas à refuser venant d'une beauté pareille. Je la dégage finalement pour tenter d'apaiser cette tension qui monte de seconde en seconde et je réponds:

« Mage de Quatro Cerberus et hum... je pense que ça ne tardera pas. »

La belle prend finalement la parole, sentant qu'il n'y aura que des étincelles entre lui et moi. Du calme Pépé, elle est bien trop jeune pour toi, laisse les jeunes en profiter quand même. Et voilà la belle qui me file entre les doigts. Oh non, hors de question que je la laisse partir comme ça, pas maintenant. Ça avait si bien commencé. Je la suis vers l'extérieur de la boutique et je ferme la porte derrière moi. Enfin seuls, elle me regarde comme si elle cherchait quelque chose. Je me contente de sourire. Charmeur. Rassurant à la fois. Je provoque les paroles qu'elle prononce. Elle tente de mettre un nom sur mon visage, mais pourtant, c'est la première fois qu'on se rencontre ma jolie... Elle se force quand même, elle fait les premiers pas et tend sa main. Polie en plus d'être chaude comme la braise... Je souris encore plus et lui serre la main pour la porter à mes lèvres: gentleman et je réponds:

« Appelle-moi Hyun. Je viens de Quatro Cerberus et j'en suis tout aussi enchanté... »

Un individu s'interpose dans la conversation et mes mots ont effet de ralentir son élan hâtif. Bouquet de fleurs tendu vers la dame, je fronce les sourcils. Quelle est cette odeur? J'épie le gars de tous les doutes que je puisse émaner de mon regard. Il n'y a pas juste erreur sur la personne, mais quelque chose de plus me rend réticent. Par respect pour la femme, je lui laisse son cadeau, mais je me promets de garder un oeil dessus. Je le regarde filer dans une rue et je le perds de vue. Étrange livreur de bouquets... Abigail et moi poursuivons notre petite discussion amicale, marchant d'un pas lent, mais échangeant de nombreux sourires. Complicité? Peut-être, mais à chaque seconde qu'elle détourne les yeux, les miens regardent le bouquet. Pourtant, il n'y a rien à craindre pour le moment...

Notre conversation nous attire dans un bar où on prend place pour discuter. Les filles sont nombreuses et malheureusement, je ne peux pas contrôler ces yeux-là qui croisent ceux des jeunes femmes tout autour. Elles s'accumulent à notre insu, mais je m'efforce de les regarder qu'une seule fois, voulant donner toute mon attention à la superbe princesse devant moi. On s'entend bien. Elle est jolie, intelligente et pleine de charisme, une vraie femme à marier. Mais où va vraiment nous amener cette histoire? J'espère, oh que oui j'espère que cette femme je la verrai plus qu'une fois, plus que sous mes draps, plus qu'échanger de simples regards complices. Je regarde ces lèvres roses pulpeuses qui ne font que m'appeler. Cette terrible voix dans ma tête qui me dit : "Fonce!". Et pourtant, je reste là comme un idiot à papoter de tout et de rien. Est-ce ce sentiment qui me dit que je veux que ça aille plus loin qui me ralentit? Elle se lève de sa chaise soudainement en me disant qu'elle reviendra. J'espère seulement qu'elle ne s'éclipse pas par la sortie derrière et je lui réponds d'un autre sourire en hochant la tête.

À peine s'est-elle levée pour me tourner le dos et disparaître et que je n'ai pas pu profiter d'avantage de cet arrière-train de rêve qu'une fille prend sa place, me pétant ma bulle carrément. Qui est-ce? Je ne peux pas nier qu'elle avait tout un attirail séducteur et qu'elle le met en valeur. Je bois ma dernière gorgée cul-sec et m'assieds tout au fond de mon siège. Je jette un oeil à ses copines qui me font de l'oeil et je souris en coin. Je me dis que je pourrais bien m'amuser, mais en même temps:

« Hm... Nah! Désolé j'attends quelqu'un! »

Elle ne fait pas de mine déçue et elle m'embrasse carrément contre mon consentement, mais je me lève d'un bond de ma chaise en la repoussant sur la sienne. Je ne suis pas content et je suis à deux doigts de devenir furieux. Je veux bien tout ça, mais quand on impose ses limites, quand on dépasse les miennes, là ça va pas. Je tourne les yeux vers le bouquet. Merde, je l'avais oublié celui-là. Quelque chose ne va pas. Je le prends d'une main: vide. Je regarde sous la table: rien. L'odeur s'est dissipée, comme déplacée. Je regarde l'endroit où Abi est partie quelques minutes plus tôt et je vois une toute petite ombre au sol qui disparaît dans le couloir. Je serre les dents et je contourne la table sauf que:

« Où crois-tu aller comme ça mon chou? »

« Hum... À la salle de bains. Vous allez quand même pas me suivre jusque là? »

« Reste où tu es. »

Ses copines, enfin, le reste du harem se lève de son siège, prêt à me barrer la route. Je fais un pas vers l'arrière et dès le pas que je mets vers l'avant, je me transforme en Frankenstein et pousse avec force ces garces qui tentent de me piéger pour retrouver la mage des Pégases. La foule du bar s'est levée de leur siège poussant des cris de surprise, mais puisque je ne fais rien d'autre mis à part disparaître de leur vue, ils n'en font pas tout un plat. Arrivé dans le couloir des toilettes, je redeviens humain. Maintenant, comment faire pour entrer sans effrayer toutes ces filles qui ne veulent pas qu'on sache ce qui se passe là-dedans alors qu'on est tous au courant. J'entrouvre la porte et laisse ma voix pénétrer:

« Abigail? Tout va bien? »

J'attends sa réponse, mais en même temps, j'entends ces cinglées s'affoler à l'intérieur du bar. Je me tiens prêt à protéger la salle de bain... et de risquer d'y entrer si je l'entends crier... ou si je ne l'entends pas du tout.
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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Mar 25 Mar - 19:21

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Une obscurité profonde.

C'était l'impression qui s'était insinuée à elle, lorsqu'elle pénétra les artères du bar dans lequel se soulevait des effluves de liqueurs alcoolisées. Ces hommes qui suintaient l'ivresse lorsque leurs sourires viennent fendre leurs visages d'une attitude un peu béate, un peu défaillante. D'un mouvement précipité d'épaules, elle slaloma habilement la foule avant de se glisser à l'intérieur des toilettes. La salle était grande, avec un miroir trônant dans l'angle d'un mur, un lavabo immaculé de blancheur et plusieurs sanitaires sombres où les ivrognes purgent leurs entrailles lorsque leurs fois est prêt à céder sous l'alcool.

Abigail s'avança vers l'évier et l'eau s'écoula de sa prison de fer, elle glissa ses mains sous le rideau froid et s'humidifia légèrement le visage pour rafraîchir ses idées. Lorsqu'elle plia le cou vers l'arrière afin de sentir les gouttes se répandre sur son visage, elle entendit un sensuel feulement sifflé en sa destination, et alors qu'elle relevait mécaniquement la tête vers le miroir. Ses yeux cascades s'ouvrirent tellement grand qu'ils devinrent aussi vaste que la mer.

Aussi sombres que l'éclat de l'obscurité, des formes souples s'avançaient vers elle en susurrant cette cacophonie de stridulations hostiles. Abigail, par mouvement défensif, se tourna pour leur faire face. Un des trois serpents se stoppa dans son élan, la jolie blonde n'aperçut que la lueur vive verte qui s'enflammaient dans ses iris violentes. Et les trois se fondirent les uns sur les autres, comme s'ils effectuaient une danse qui les consumaient dans ces soupirs lascifs. Et leurs écailles, abruptes, se mélangèrent l'une à l'autre pour générer un seul et unique serpent, qui cisaillait la lumière de ses écailles aussi sombre que le fer. Il ouvrit subitement la gueule et le nectar empoisonné de ses crocs, s'écroula au sol. Abigail le regarda en mimant un rictus dégoûté.

Le serpent émit un énième sifflement, avant qu'il ne tente de foncer sur Abigail qui se décala sur le côté pour ébaucher un style d'esquive. Le baiser du reptile se fendit sur le miroir qui s'éclata en lambeaux sur l'animal qui convulsa dans des mouvements souples, le bras d'Abigail fut entaillé et elle saigna ce qui attisait un peu plus l'appétit sourd du monstre. D'un mouvement souple, il l'a bloqua contre l'angle du miroir et parvint à l'étreindre de ses anneaux froids, prête à la broyer contre la chair de ses écailles. Abigail ouvrit la bouche pour récupérer un souffle d'air, cet oxygène qui s’oppressait dans sa poitrine prête à exploser sous la pression monstrueusement puissante.

Puis il y eut cette voix qui l'extirpa de sa torpeur et ses paupières un peu gelées par sa stupeur l'incarna à nouveau dans la réalité. Hyun était là - le serpent dévia son attention vers la porte, et Abigail en profita pour envoyer valser sa jambe contre le lavabo qui sous la puissance du coup, laissa échapper de ses lèvres de fer une sauvage propulsa d'eau qui propulsa le reptile au sol. Il libéra Abigail sous le choc qui s'extirpa, elle se releva et asséna un violent coup de poing dans dans la tête du reptile qui se mit à siffler de souffrance mais toujours bloquer sous la pression de l'eau.

En ouvrant violemment la porte, elle aperçut Hyun devant. Elle referma brusquement la porte où l'on entendait le chant de mort du serpent qui se noyait sûrement sous les flots enragés de l'eau, ses cheveux blonds étaient accolés à son visage à cause du désastre dans les toilettes et son bras saignait légèrement à cause des fragments du miroir. Sa main chercha celle de Hyun avant de l'enlacer.

_ Hyun, il faut partir, maintenant.

Des questions devaient sûrement éclore comme des coquelicots dans son esprit, mais elle se contenta de le rassurer en glissant son index contre ses lèvres, avant de murmurer.

_ Chut, ne dit rien... Je t'expliquerai après. Il faut qu'on file, vite !

Elle l'entraîna hors du bar dans une course effrénée, poursuivit par ses hystériques qui clamaient avec cette passion dévorante le prénom de Hyun. Comme si elles avaient cherchés à les diviser, comme si elles avaient chercher à ériger une distance entre les deux pour qu'Abigail se fasse tendrement étranglée tandis que Hyun se serait fait aguiché. Mais rien ne s'était passé comme ça.

Et au détour d'un angle, Abigail tira Hyun dans une ruelle sombre et le plaqua contre le mur de briques miteux. Les femmes enragées continuèrent leur lutte pour tenter de les rattraper, sans savoir qu'ils étaient juste cachés. Abigail inclina son front contre l'épaule de Hyun pour humer l'air et récupérer celui qui suffoquait dans le creux de ses poumons. Et dans cette position, elle se mit à parler le plus clairement possible :

_ Un serpent m'a attaqué dans les toilettes, je sais pas d'où est-ce qu'il venait et je -

Abigail remarqua brusquement la dangereuse proximité qu'elle avait elle-même instauré entre Hyun et elle, puis de quelques pas, la jolie blonde se recula.

_ J'ignore pourquoi un gros serpent de cette taille attaquerait sans raisons, j'avais l'impression d'être sa cible.

Une pause avant qu'elle prenne un air un peu plus amusé et taquin, tentant de dissiper sa légère angoisse.

_ Et toi, qu'est-ce que tu leurs as fais à ces femmes pour qu'elles t'en veulent autant, hein ?

Elle soupira à nouveau, tentant de mettre au clair ces idées.

_ Écoute, cette histoire m'a l'air un peu bizarre et vaudrait mieux pas qu'on se sépare maintenant. Si l'un de nous se fait à nouveau attaquer, ce serait mieux d'avoir une deuxième personne pour riposter, tu crois pas ?

Elle se massa légèrement les bras encore engourdies par l'étreinte titanesque du reptile.

_ Tu as une idée d'un endroit où on pourrait passer la nuit ? Le soleil commence à se coucher et c'est toujours le meilleur moment qu'attendent les vicieux pour attaquer.


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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Mer 26 Mar - 2:40

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Hyun Ki Gan

Quatro Cerberus

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The Key of destiny
Mission avec Abi
Un boucan atroce, inquiétant qui en sort. Mais qu’est-ce qu’il se passe là-dedans? Pas le temps d’entrer que déjà ma jolie compagne en sortit en vitesse. Les cheveux écrasés par l’eau contre sa tête, les vêtements tout aussi trempés, je pense qu’elle s’est improvisée une douche dans un endroit où il n’y en a pas. Elle me dit qu’on doit partir, mais je ne veux pas. Je veux passer du bon temps dans cet endroit en tête à tête avec elle. Je ne peux pas répliquer que son index se pose sur mes lèvres pour me stopper. Tout ce qui en sort n’est que soupire et déception. Elle prend ma main, froide et humide, mais tout de même, je sens cette chaleur d’excitation m’envahir. Un contact de physique avec la plus belle ne peut que faire bouillir un homme.

Elle m’attire hors de ce couloir à toutes jambes. On croise ces cinglées de femmes qui me réclament encore et toujours. Oui, c’est ça, courrez toujours bande de cruches, j’ai à faire ailleurs, vous ne voyez pas? Elles n’en ont pas terminé et nous poursuivent. Elles veulent rester groupées et cela les ralentit et nous, on prend de l’avance et on tourne une rue où la belle me plaque contre la brique. Je vois… Elle tient à ce qu’on fasse ça en public mais en se gardant une petite gêne? Je souris et avant même que je puisse mettre un contact sur son visage avec ma main qu’elle met son front sur mon épaule. Je l’entends respirer, reprendre son souffle pendant que les folles passent notre rue sans même chercher. On les a semées, mais pour combien de temps?

Elle m’explique qu’un serpent lui a rendu visite dans les toilettes. Je fronce les sourcils en pensant : juste un? Les tiges étaient pourtant nombreuses, comment est-ce possible? Abigail se dégage de cette proximité que je trouvais confortable et qu’elle aurait pu trouver réconfortante si elle avait prolongé le contact. Elle ignore comme moi j’ignore pourquoi ces gens s’en prennent à nous. Je réfléchis et pourtant, rien ne vient, rien ne me prouve que nous avions enfreint la loi ou passé le territoire d’un gang. Nous agissons comme de simples civils alors pourquoi? Je prends une pause pour réfléchir, mais tout de même, je réponds à une de ses interrogations :

« Je sais d’où vient le serpent, mais je ne sais pas pourquoi il s’est manifesté. Les fleurs que tu as reçues plus tôt contenaient probablement ton monstre. Quand j’ai vu une ombre ramper vers les toilettes, j’ai tout de suite regardé le bouquet : plus rien. Quelqu’un t’en veut, alors il nous faudra trouver qui. »

Une autre pause est marquée par le silence entre nos deux personnes. Un silence agréable même si nous sommes situés dans une ruelle obscure. Puis, l’accusation. Ce regard qu’elle me jette et ces paroles qui tentent de me rendre coupable. Je me sens coupable même si je n’ai commis aucun crime. Femme contre femmes, il est toujours question d’un homme entre les deux et dans cette situation-ci, c’est moi. J’efface mon image de victime et d’accusé pour afficher celui du mec sérieux qui n’a rien à se reprocher, mais tout en maintenant cette sorte d’ambiance positive qui tourne autour de la drague :

« Elles ont voulu me faire des choses, mais j’ai refusé en leur disant poliment que j’attendais une jeune femme sublime. Elles n’ont pas aimé et elles ont tenté de me sauter dessus. Étrangement, c’était au même moment où j’ai remarqué que les fleurs étaient manquantes. Je les soupçonne aussi d’être reliées à tout ça… »

Elle propose ensuite l’idée à ce qu’on reste groupés. Je souris en coin en me disant que rien ne peut me faire plus plaisir que d’accompagner Abigail partout où elle ira. Je m’avance vers elle pendant qu’elle masse son bras blessé et dépose sur ses épaules mon veston. Avec cette douche et ce froid qui commence à prendre place dans l’air, je suis persuadé qu’elle ne doit pas avoir bien chaud. Elle me demande si je connais un endroit sécuritaire où nous pouvons aller nous reposer. Le soleil tombe à l’horizon pour faire place à la nuit. Mais… attendez un instant. D’abord elle me dit qu’elle ne veut pas qu’on se sépare et ensuite elle demande à trouver un endroit où passer la nuit. Hm hm… Je vois ton petit jeu Abigail et vois-tu ce sourire qui s’agrandit sur mon visage? On appelle ça le consentement.

« Allez, suis-moi. On trouvera bien quelque chose en ville… »

Je passe mon bras autour de ses épaules pour partager la chaleur qui m’anime le temps qu’elle change de vêtements et qu’elle prenne un bon bain. Au bout de la ruelle, je m’étire le cou et je renifle l’air : rien. Ils sont loin, enfin, pas tout près. La voie libre, je nous attire tout en détectant tout mouvement, toute odeur des environs pour aller à contre-sens. Plus on reste éloignés, plus on aura de chance de les semer et de passer inaperçus. On aboutit dans une auberge chaleureuse, tranquille où l’aubergiste porte bien sa moustache et son sourire. Je m’approche et lui demande une chambre avec deux lits séparés. Bah quoi? Juste au cas où elle change d’avis, je ne voudrais pas dépasser les limites de la dame… Je reste quand même gentleman dans mes propos et mes gestes même si parfois ma tête tourne d’avantage autour de la perversité et la bestialité. On monte à l’étage et j’entre en premier dans la chambre pour m’assurer que le danger est écarté et j’hoche la tête :

« C’est bon, à première vue, l’endroit m’a l’air clean. Tu peux aller prendre un bain, je monterai la garde pendant ce temps. »

Tout en disant cela, je me mets à mon aise et détache les boutons de ma chemise et de mes manchettes avec lenteur, juste au cas où la pudeur serait une de ses caractéristiques. Qui sait, même si avec cette beauté divine elle ne me laisse pas indifférent, elle n’a peut-être jamais connu d’homme dans sa vie… Il ne vaut mieux pas juger la dame trop vite et prendre son temps.
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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Mer 4 Juin - 10:08

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Abigail avait cette impression flou, cette esquisse d'angoisse, ce pressentiment étrange qu'elle et Hyun se trouvaient au cœur d'une histoire emmêlée dont ils étaient des acteurs contre leur gré. Il n'y avait aucune logique, pas même de compréhension dans les deux attaques. On avait tenté de disloquer leur alliance, elle, étreinte par le serpent. Lui, harcelé par une armée furieuse de femmes.

Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Elle écouta avec attention l'avis de Hyun de ses deux yeux de ciel – elle sentit ses joues s'empourpraient d'un rosé timide, puis elle se sentit flattée. Il lui avait dit qu'elle était sublime, et le mot retentissait encore dans ses tympans comme un écho, le temps qu'elle dévore l'information. C'était toujours agréable de reçevoir des compliments – mais il y avait autre chose. Elle eût juste un léger sourire comme réponse à sa tirade. Et il semblait qu'un rictus lui relevait aussi les lèvres, peut-être pour les mêmes raisons, peut-être pas...

Son bras enlaça ses épaules dans un élan presque fraternel – mais l'odeur de Hyun se déferlait dans les narines dilatées d'Abigail. Il était comme un souffle chaud qui se donnait comme une ombre, qui se fondait sur elle. Son effluve distillait l'odeur de sa peau, une odeur d'été, quelque chose qui lui rappelait quelque chose. Pourquoi était-elle si sensible à cet homme ? C'était un luxe presque paradoxal, elle se plaisait, lovée dans ses bras mais sentait une gêne timide la ronger. Peut-être parce qu'elle n'avait pas l'habitude d'être aussi proche de queqlu'un – ni Chris, ni Damaz ni Kôta ne lui avaient offert ce genre d'accolade.

Ils marchèrent jusqu'à un hôtel – une auberge accueillante, tenue par un homme chaleureux. En montant dans la chambre, Hyun lui proposa de prendre un bain et Abigail hocha la tête. Elle prit son sac en toile et referma la porte de la salle de bain derrière elle. D'un mouvement souple des épaules, elle fit chuter son haut à ses pieds ainsi que son bas – elle ouvrit le robinet et regarda l'eau chaude s'écouler contre les parois en porcelaine, elle était claire et elle rajouta du savon pour faire de la mousse. Une fois que tout cela fût prêt, elle planta sa pointe de pieds dans l'eau brûlante et s'allongea dans l'eau mousseuse en poussant un soupir de soulagement. Elle fixa le plafond, repensa un peu à cette journée et ses engrenages bizarres, la manière innattendue de sa rencontre avec ce mage.

Les minutes se diluèrent rapidement et Abigail décida de s'arracher de sa carapace chaude et liquide. Elle glissa une main dans ses cheveux humides et les secoua légèrement, elle enfila un short en toile couleur et un débardeur un peu lâche noir avant de sortir.

_ Hyun, j'étais en train de penser que peut-être -

Elle n'eût pas le temps de parler que quelqu'un martelait la porte d'un sec coup de poing. Ca avait fait mugir les grincements et Abigail le regarda, un peu étonnée. Elle s'avança prudemment, s'apprêtant à parer une potentielle offensive. Quand elle ouvrit la porte, elle aperçut le gérant de l'auberge qui tenait une bouteille dans sa main.

_ Oh Mademoiselle ! Je pensais que ce serait Monsieur qui ouvrirait. Vous êtes occupés ?
_ Non, bien sûr que non. Il y a un problème ?

Il y avait comme un sous-entendu étrange, un peu tamisé dans ses phrases. Abigail fronça légèrement les sourcils, dubitative. L'homme eût un léger rire amusé.

_ Ah je suis bête... Puisque vous êtes lavés, c'est que vous devez avoir fini.
_ Excusez-moi ? Je ne -
_ Oh oui bien sûr ! Tenez, c'est pour votre ami et vous.

Elle se décala pour le laisser entrer, il avait un plateau avec une bouteille de champagne et deux verres à pieds.

_ C'est pas tous les jours que je reçois deux jeunes, vous savez, du coup j'essaie un maximum de leur faire passer une bonne nuit de noce.

Il inclina sa paupière pour faire un clin d'oeil à Hyun, d'homme à homme, on se comprenait mieux. Abigail réprimait un léger rire – ce petit vieux tout heureux était totalemet à côté de la plaque. Il n'avait pas remarqué les deux lits séparés ? Son innocence malgré son vieil âge l'attendrissait.

_ [color=Gold]Et puis, vous savez, c'est du bon vin. Mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps ! Profitez bien !

Il s'échappa aussi vite qu'il était venu. Drôle de type mais gentil, un vieux monsieur affable. Abigail referma la porte derrière son passage. Elle revint dans la chambre ou il y avait la bouteille et les deux verres.

_ Bon, eh bien... Vu qu'on a eu la chance d'avoir une bouteille gratuite, je pense qu'on devrait en profiter, non ?

Elle sourit, amusée de la situation qu'avait tissé le petit vieux.



Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Mer 11 Juin - 1:54

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Hyun Ki Gan

Quatro Cerberus

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The Key of destiny
Mission avec Abi
Je l'entends entrer dans la salle de bain sans râler ou passer de commentaire que ce soit. Tant mieux, je ne veux pas me prendre la tête avec elle. Tourné vers la fenêtre, un léger sourire aux lèvres, les doigts déboutonnant ma chemise avec lenteur, je surveille les activités extérieures. Le corps à moitié caché derrière le rideau de la fenêtre, je m'assure que nos ravisseurs ne me surprennent pas en train d'espionner notre nouveau territoire. D'ailleurs, je ne les ai pas aperçus à la fenêtre. Ont-ils omis ce quartier de leurs recherches? Ou bien Est-ce voulu que de ne pas passer par ici? Je trouve la situation plutôt étrange et ouvre la fenêtre avant de fermer les rideaux. J'ai une bonne ouïe alors si quoi que ce soit se dit d'étrange, je l'entendrai. Je me défaits de ma chemise et la pose sur le dossier d'une chaise au coin de la pièce. Je tire sur ma boucle de ceinture pour la détacher et la tire d'un coup sec pour mettre la languette de cuir sur ma chemise.

Je m'assieds au bout d'un des deux lits, les bras sur les genoux et je me concentre sur les bruits, les sons des environs au cas où j'obtiendrais l'information que je convoite. L'écoulement de l'eau contre les parois de la baignoire, les vêtements qui tombent au sol, un frisson d'excitation qui me parcourt le corps, je secoue la tête avant de continuer. Des bruits de pas, des rires, des chuchotements, de l'eau lancée d'une fenêtre, un râlement, un grognement, d'autres murmures, je me masse le creux des yeux avec le bout des doigts avant de soupirer. Pourquoi est-ce que je n'entends rien? Rien de précis, de concret, d'utile. Un corps entre dans une masse d'eau, j'entends les gouttelettes claquer dans la masse d'eau chaude, je me colle l'oreille contre le mur et je ferme les yeux juste pour m'imaginer ce qui se passe à l'intérieur. Des roues qui freinent, une marchandise, un baril ou un contenant de bois est déposé parterre, je sors de ma transe pour regarder à travers les rideaux.

Elle sort de l'eau, agir normalement, elle s'habille, je tente d'agir normalement et pourtant, je m'agite, elle se rapproche de la porte, je détourne le regard vers les rideaux, elle tourne la poignée, sort et dit quelques mots, je sursaute à cause qu'on frappe à la porte. Nous n'attendons personne. Je lui fais signe de patienter pour que je prenne le temps de me placer le long du mur, juste au cas, prêt à foncer puisqu'elle s'entête à ouvrir. Je l'aurais fait si elle m'avait laissé faire. J'écoute, les genoux fléchis, le corps crispé, l'envie de grogner et de mordre me prend. L'océan de ses yeux m'apaise, sa voix de sirène, sa délicatesse de soie et de plume me retiennent, sa chevelure m'envenime d'une envie bien précise. Je lâche mon poste en même temps qu'il pénètre dans la pièce avec ce plateau particulier. Une boisson alcoolisée dispendieuse avec deux coupes. Dit-il vraiment la vérité? Il a l'air persuadé de ce qu'il dit et de ce qu'il voit, de ce qu'il fait et de ce qui s'est produit. Il sort, laissant derrière lui deux nouveaux fiancés qui viennent de baiser. Je me frappe le front avec ma paume de mains: quel vieux crétin et quel manque de respect quand même...

La bouteille et cette intrusion m'intrigue. Je trouve ça curieux, quelque chose doit se mijoter derrière toute cette scène. Abigail suggère qu'on goûte et qu'on se gâte, mais j'ai cette mauvaise impression. Je prends de la vitesse et je m'avance vers le plateau en tentant d'agir normalement. La bouteille en mains, je la regarde comme si je lis les inscriptions, comme si j'examine la marque comme un professionnel, mais en fait je m'assure qu'il ne s'agit pas d'un piège d'une quelconque sorte. J'ouvre et je renifle son contenu. Je n'ai aucun indice, aucun moyen de savoir si c'est empoisonné parce que l'odeur de l'alcool masque les traces. Je soulève une coupe près du bec de la bouteille et verse pour qu'elle soit remplie de moitié. Je m'approche d'Abigail d'un air séducteur et lui tend la coupe en la regardant dans les yeux:

« C'est à la belle de goûter et me dire si cela va de soi! »

Je lui fais un clin d'oeil avant de me tourner vers la mienne et la remplir à son tour. Je fais face à cette compagne canon et regarde ce qui se passe. Si d'ici les secondes à venir elle s'évanouit, ce sera le signe de détresse et nous devrons déguerpir. Enfin, je la porterai en amenant la clé avec nous pour qu'elle se fasse traiter convenablement et en sûreté. Qui sait si ces voyous nous ont retrouvés? Qui sait ce qui nous arrivera s'ils nous attrapent? Je ne peux pas nous permettre l'échec, l'erreur fatale, pas devant elle. Je dois lui prouver ce que je vaux, et avoir la chance de lui dire vraiment tous les compliments pas possible qui me passent en tête quand je la regarde.

« À la nôtre! »
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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Ven 13 Juin - 16:57

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Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Hyun lui servit avec galanterie la coupe de vin, le liquide carmin s'écoula et Abigail s'en saisit. Un sourire s'étira et elle fit mine de trinquer avant d'y imbiber ses lèvres charnues. Elle était légèrement étonnée que Hyun l'accompagne dans cette espèce de mission, mais sa présence était rafraîchissante – c'était comme le bonheur de goûter à une brise légère, après les multiples mauvaises nouvelles qui s'étaient accumulées. Le départ sans adieu de Kôta, la disparition inexpliquée de Damaz, la mort de Diego...

Hyun était léger, il semblait être un garçon bien et sa compagnie, à son insu, soulageait Abigail. Son étonnement croissait en même temps que cet homme s'avérait être un parfait gentleman, ce serait peu surprenant de voir qu'il laissait dans son sillage des cœurs charmés et conquis. Elle s'étonna qu'il soit à Cuatro et non à Pegasus. Mais il avait quelque chose de spécial, quelque chose de magique, cette chose qui se dissimulait entre ses deux épaules larges - ce sentiment de sécurité qu'il diffusait.

_ J'imaginais les mages de Quatro Cerberus comme étant des gros rustres machos, à croire qu'il existe certaines exceptions, il a l'air de vouloir te protéger. murmura Tisiphone dans le crâne d'Abigail.
_ Abigail, tu devrais songer de cesser de le regarder comme ça, tu vas nous le rendre fou. Commenta Mégaira en plaisantant.
_ Effectivement, il ne faut jamais regarder les hommes de cette manière là. Ce garçon m'a l'air assez bestial, en plus. Sur-enchérit Tisiphone sur le ton de la tâquinerie.
_ Mais vous allez vous taire, oui ?

Quelques rires éventés en guise d'une réponse muette, puis ses deux amies scellèrent leurs lèvres. Abigail récupéra son sourire et reposa la coupe de vin sur la table, il avait un goût sucré, presque acide, mais il était bon. Elle se sentait bien, puis elle s'assit sur un des lits. Ses joues s'étaient étouffées – elles étaient légèrement rosées – quand il l'avait nommé la belle. C'était des compliments qui la flattait réellement.

_ Je voulais te remercier quand même, de m'accompagner.

Elle rit légèrement, glissant une main dans ses cheveux d'or.

_ Enfin ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression qu'on s'est embarqués dans une histoire un peu bizarre. En espérant que tout ça se règle vite...

Elle afficha une légère moue, véritablement embarrassée de l'avoir embarqué dans ce labyrinthe à histoire – il n'était obligé de rien et pourtant il la suivait, et rien que pour ça, elle lui en était reconnaissante.

Le soleil s'était dilué dans la nuit, offrant son trône à la lune qui éclairait les fenêtres. Abigail étira un léger sourire avant de se relever.

_ Bon, je vais aller me coucher. Il faut qu'on soit en forme pour demain pour qu'on en finisse avec cette mission. Bonne nuit ![/color]

Elle le salua d'un geste de la main avant de rejoindre son lit, elle s'était maladroitement couchée sur la tranche. Mais les rêves qu'elle avait pleins le front s'entachèrent de cauchemars qui ravagèrent ses songes. Elle eût le sommeil agité, une boîte et cette clé qui semblait l'ouvrir et à peine la clé entrait dans la serrure qu'un flot néfaste en émergea, tellement violent et prenant, qu'Abigail se releva brutalement. Son souffle pulsait d'un rythme irrégulier et elle sentait son cœur se compressait entre ses poumons. Mais à peine eût-elle le temps d'émerger, qu'elle remarqua une ombre au pied de son lit. Une flèche pointée sur elle, par réflexe elle saisit le coussin et le mit devant elle comme bouclier, la flèche se planta dedans. L'ombre sembla esquisser un rictus ironique.

_ Ca aurait été plus simple si tu dormais...
_ Attaquer dans le sommeil n'est pas vertu de courage.

Abigail se releva légèrement et se mit en position de combat. Il y avait deux autres ombres dans la chambre. Hyun s'était-il réveillé … ? L'ombre devenu homme tenta de sauter sur Abigail, la bave écumant ses lèvres. Abigail esquiva, envoya sa jambe faucher le sol pour faire une balayette et le priver de ses appuis. De là, elle appuya de sa main plate contre sa nuque et lui fit violemment claquer le front au sol pour qu'il s'évanouit sur le coup. D'un geste de bras, elle encouragea les deux autres à l'attaquer. Mais un troisième murmura :

_ Putain y'en a un deuxième avec elle !
_ Qu'est-ce que tu attends ? Bute-le ! Et toi là, trouve la clé !
_ Non mais il est réveillé... J-je veux pas m'approcher de lui !

Abigail tourna la tête vers Hyun, et en effet, il semblait être pleinement éveillé ni blessé par l'embuscade nocturne des mages. Tant mieux. Abigail souffla légèrement et murmura.

_ Ventus.

Les halos de ses chevilles s'illuminèrent d'un vert émeraude qui éclairait faiblement la chambre, et d'un coup, elle se rua sur l'un des mages. Ils furent prit dans une étreinte tout les deux et roulèrent au sol, Abigail parvint à prendre le dessus et décocha un coup de poing en pleine dent, l'homme se tordit de douleur. Elle le saisit par le col et le remonta.

_ Qu'est-ce que vous avez contre la clé ?
_ Crève pour que je te le dises, garce !

Abigail eût un léger rictus, et elle lui donna un coup de poing si fort que l'homme en perdit connaissance. Elle se redressa, encore un peu vaseuse. Un mage semblait fouiller dans ses affaires à la recherche de la clé. Hyun s'occupait sûrement des autres, le mage d'ombre se recula lorsqu'il vit Abigail s'approcher.

_ N-non, s'il vous plaît. Me... Me faites pas de mal.

Il regarda Hyun d'un air suppliant la clémence.




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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Ven 13 Juin - 18:43

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Hyun Ki Gan

Quatro Cerberus

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The Key of destiny
Mission avec Abi
Elle me remercie sincèrement et je souris en guise de réponse. Sérieusement, pas de soucis pour aider une fille aussi canon que toi. C'est quand tu veux, où tu veux... Elle rigole et passe une main dans ses cheveux. J'ai à nouveau se frisson, cette scène dont j'ai l'impression qui passe au ralenti sous mes yeux. J'en bave et je le cache en prenant une gorgée du vin. Mon poil est redressé, mes sens animaliers me causent du soucis, je me tourne vers la fenêtre. J'ai envie de lui sauter dessus et de me laisser aller, mais c'est tellement inapproprié... Allez, tu connais mieux que ça mon vieux, ressaisis-toi. Elle poursuit en soulignant cette drôle d'histoire de tentative d'assassinat contre elle et la façon dont ils s'y prennent pour nous séparer.

« Roh tu sais, y'a pas de soucis. Je ne pouvais pas me permettre de te voir te lancer dans cette aventure par toi-même. C'est mon choix de t'avoir suivie jusque-là et je partirai quand je te saurai en sécurité. »

Elle fait la moue, se sentant probablement mal que je sois pris dans les mêmes pièges qu'elle. Roh aller, fais pas cette tête là, tu abîme ton sublime visage d'ange... Je cherche son regard des yeux pour sourire, la rassurer que le seul fautif dans cette histoire de labyrinthe, c'est moi. Le temps passe rapidement et il est déjà l'heure de dormir. J'aurais pu discuter avec elle toute la nuit et ça m'aurait plu, mais elle veut dormir. Elle s'installe sous ses draps et j'éteins les lumières après m'être assuré qu'elle a tout ce qui lui faut pour bien dormir. Je suis assis dans mon lit, un genou plié, un coude accoté et je la regarde dormir. Je n'arrive pas à fermer l'oeil vraiment. Je ne veux pas qu'il arrive de malheur quelconque pendant son sommeil. D'ailleurs, je l'entends respirer un peu plus fort, se retourner et je vois dans l'obscurité imparfaite qu'elle a perdu du confort. Je me lève et remonte le drap doucement jusqu'à son cou. Dors bien petit ange, demain sera un grand jour, et je réussis à dormir.

Enfin, pas comme je l'aurais voulu. Le plancher craque, je me réveille subitement. Je laisse le temps à mes yeux de s'habituer et je vois des silhouettes éparpillés dans la chambre. Comment ont-ils fait pour entrer? Je ne bouge pas, ils n'ont pas l'air de m'avoir aperçu. Tant mieux. Je vois une brillance au bout d'une flèche et elle pointe vers ma belle. Je veux crier, je veux lui sauter à la gorge et le tuer pour cet affront envers ma princesse. Pas touche j'ai dit! Ma belle se réveille et a un excellent réflexe. Je suis soulagé. Je l'entends parler au type et je me mets à grogner. Un loup dans la pièce? Non c'est juste moi. Je ne perds pas de temps pour bondir sauvagement, agilement contre un des types les plus près de la belle blonde, crocs dans la nuque et je mets assez de pression pour qu'il perde conscience.

Un autre parle à voix haute: je suis repéré. Bien sûr, ça ne prend pas un génie pour comprendre qu'il y a un intrus dans la pièce avec un hurlement pareil. Ma gueule de loup redevient humaine, mais ma trachée est toute aussi ouverte et je me mets à hurler comme un loup. Il ne veut pas m'approcher, normal mon gros, je mords... très fort. Et t'as pas besoin de venir à moi, j'ai déjà bondi vers toi en me servant de mes jambes agiles en utilisant le mur que tu t'en prends un en plein visage que ton cou craque de manière inconfortable. Puis, j'entends l'interrogatoire non fructueux et des trucs se faire déplacer dans le sac de ma belle. Je m'approche, changeant totalement de forme, de la grandeur de la pièce, d'une carrure démesurée, puissants membres et imposante stature. Il m'implore de ne pas lui faire de mal. Il entend mes pas faire vibrer le plancher. Je me penche vers lui et réponds:

« Alors réponds à le jolie dame: Pourquoi voulez-vous la clé? »

« Je... je ne sais pas! On nous engage et on exécute! C'est le patron qui... qui.. »

« PARLE! »

« AHHHH! Oui... hm... il parlait d'un coffre spécial! Je le jure! C'est tout ce que je sais! Pitié! »

Voix caverneuse venue d’outre-tombe, il est pratiquement impossible de me reconnaître sous cette forme. Dans l'obscurité, on peut voir deux ronds rouges en guise de yeux. Pour le reste, c'est une reconstitution symétrique de parties animales puissantes: Frankenstein. Devant une telle atrocité bestiale, il est normal de me craindre. Je reste planté-là, en attendant qu'elle pose toutes les questions qu'elle veut. Interrogatoire terminé, je redeviens humain dans un frisson de dégoût. Et maintenant quoi? On ne peut pas rester ici pour passer la nuit... Il nous faudra un endroit non-conventionnel. J'ai trouvé... Je me permets d'attacher les voyous ensemble avec nos draps et de vérifier les odeurs par la fenêtre. J'appelle l'aubergiste pour lui dire de faire venir la garde et les ramasser. Ensuite, j'ouvre grand la fenêtre et tends la main vers la jeune femme.

« J'ai une idée. Prends ma main qu'on aille dormir ce qui nous reste à dormir. »

Si elle a le courage de me suivre, il me suffira de la prendre dans mes bras et de bondir par la fenêtre d'un puissant saut pour nous retrouver au toit voisin: plat et pas trop inconfortable. De là, on pourra dormir un peu plus et s'ils arrivent à nous retrouver, alors-là, ils vont mériter de nous taper dessus...
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 MessageSujet: Re: The key of destiny [Abigail]   Lun 30 Juin - 10:55

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Abigail Phoibos

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Hyun, était-ce vraiment lui ? Dans les ténèbres, Abigail ne distinguait qu'une immense forme qui cisaillait les ombres tant elle était opaque. Sa voix rugissante pouvait faire trembler les murs tant elle était caverneuse, et le mage était acculé contre le mur, aussi effarouché qu'un animal sauvage. Abigail se risqua à poser sa main sur le bras – devenu énorme de Hyun – et lui sourit pour le tempérer un peu plus. L'océan de ses yeux se mêlèrent à la lave qui servait de pupille à la forme face à elle. Puis elle détourna le regard face au mage puis s'agenouilla près de lui.

_ Qui t'as envoyé ?
_ Je...
_ Est-ce que tu veux qu'il te fasse parler à ma place ?

D'un mouvement de tête, elle désigna Hyun.

_ N-n-n-non ! Ab-bsolument pas !
_ Alors qui t'envoies ?
_ Keiro Lo Yu, un noble de la ville ! Il est connu comme étant un jeune homme très beau, très riche, très... enfin, vous comprenez. Il veut la clé car elle représente à ses yeux beaucoup de choses, il a juste su qu'une mage s'en portait garante et voilà. C'est tout ce que je sais !
_ Pour le coffre ?
_ Je ne sais rien à propos du coffre, je vous le jure sur ma vie !
_ Bien, bien. Je te crois. Tu vois ? Ce n'était pas si compliqué.

Abigail déplia les genoux pour se redresser, elle fit un signe de tête à Hyun pour signaler que l'interrogatoire était terminé. Il ligota fermement les mages avec les draps puis somma à l'aubergiste d'appeler une milice du conseil pour les escorter en prison. Hyun s'avança vers la fenêtre et l'ouvrit grandement, la brise de la nuit déposait ses baisers sur la peau, c'était frais et agréable. Abigail saisit son sac en toile qu'elle déposa un bandoulière, Hyun lui tendit la main et Abigail la prit. Le contact l'électrisa un peu – dans le sens où, elle n'avait jamais été aussi proche d'un homme – il la saisit dans ses bras et se mit à sauter sur les toits. L'air s'engouffrait dans ses cheveux, caressait ses joues, pénétrait à l'intérieur de son haut. C'était frais, elle se sentait comme vivante – loin de tous les soucis qui la prenaient d'assaut dernièrement ; elle se sentait libérée. Comme la présence de Hyun avait épongé tout ses malheurs – comme si plus rien n'existait à cet instant précis.

Il se posa sur un toit plat, l'aube se pointait timidement à l'horizon. Abigail fut elle aussi, déposée au sol. Elle le remercia par un sourire poli, puis elle s'assit en tailleur pour réfléchir, ses ongles vinrent frictionner son bras.

_ Keiro Lo Yu, ça te dit quelque chose à toi ? J'ai disparu pendant six années, du coup niveau actualité je suis un peu à la ramasse... Je sais pas si t'en as entendu parler, l'équipe de Blue Pegasus parti à Yselin pour un battle royal. Bref, c'est pas le sujet. Mais... Il ne me dit absolument rien, de plus, s'il est jeune.

Elle le regarda parler. Il devait sûrement être étonné, voir même pas du tout au courant qu'elle était disparue. Voir même pas du tout être au courant que l'équipe de Blue Pegasus d'Yselin avait disparu pendant six années.

_ Ce que je me dis, c'est qu'on devrait aller lui dire bonjour, tu penses pas ?

Elle s'étira légèrement les bras.

_ Avec cette nuit agitée, je suis plus du tout fatiguée.

Elle tourna la tête vers lui, le soleil s'élevait doucement dans le ciel. Elle se redressa.

_ Reste-là, je reviens.

Elle sauta par-dessus le toit, et revient quelques minutes plus tard avec deux cafés dans deux tasses en cartons qu'elle avait acheté dans le coin d'une rue qui venait d'ouvrir. Elle en tendit une à Hyun et vint à nouveau s'asseoir à côté de lui.

_ Il va nous falloir des forces avec la nuit qu'on a passé.

Elle but d'un trait sa tasse de café, patiente, Abigail attendit que Hyun fasse de même, ne voulant pas le presser ou quoi que ce soit.

_ Tu es prêt à aller voir ce fameux Keiro Lo Yu ?

Elle se leva à nouveau et s'attacha les cheveux cette fois-ci. Il fallait déjà trouver la demeure de ce fameux Keiro, et Abigail mourrait d'envie de lui payer d'avoir terni sa nuit, voir même sa mission avec toutes ces tentatives de meurtres.



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