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On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.
 MessageSujet: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Lun 11 Nov - 21:09

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Waiting in a car
Waiting for a ride in the dark
Drinking in the lounge
Following the neon signs
Waiting for a roar
Looking at the mutating skyline
The city is my church
It wraps me in sparkling twilight
who keep hitting on you

J’essaye de sourire face au grand miroir devant moi, je force les muscles de mon visage à prendre la pose, mais au fond de moi je sais que ça n’a rien de sincère. Un collègue tout aussi peu vêtu que moi vient me taper amicalement dans le dos, m’annonçant que ça n’allait pas tarder. Je le remercie, balbutie une excuse ridicule sur des finitions et promets de les rejoindre rapidement. Aussitôt qu’ils ont quitté la pièce, je pousse un soupir et m’affaisse sur ma chaise, toujours à fixer ce fichu miroir. J’ai eu des sueurs froides à la vue du costume pour la représentation d’aujourd’hui, et j’ai fait ma princesse prude quand il a fallu se changer pour qu’on ne voit pas le tatouage sous ma nuque. Fort heureusement, ces tenues à l’esthétique relativement originale, sûrement un délire de styliste avant gardiste, cachent tout juste ce qu’il faut de mon dos. Ca remonte en joli collier de cuir autour de mon cou, ce qui permet d’exhiber avec fierté le torse de tous les danseurs. En soi, c’est vraiment le cadet de mes soucis, j’ai jamais eu de problème particulier avec les tenues extravagantes, c’est juste que j’ai lourd sur la conscience en ce moment.

Ca fait un petit moment, mais vraiment un tout piti moment disons, que j’ai fui la guilde. J’ai tourné le dos à mes camarades, emportant avec moi ce fichu papier, cette annonce pour une mission de rang S. Jusqu’à présent ma tentative de me couper du monde est réussie, je ne sais si des gens ont remarqué que j’avais disparu, ni même s’ils sont à ma recherche en ce moment, et à vrai dire j’aurais peur de croiser n’importe qui. Je ne saurais pas quoi leur dire, je ne saurais pas leur expliquer cette boule que j’ai au ventre et qui m’empêche de retourner à la cité volante. Nywell… J’ai passé tout mon temps à la chercher sans rien trouver. Tout ce qu’on m’a dit, c’est qu’elle était morte. Morte, morte, morte. C’est fou comme ce mot me rend hargneux, j’ai refusé d’adresser la parole à Axel et aux autres pendant un long moment à cause de ça, et même maintenant, c’est tendu. Je ne veux juste pas accepter ce que tous considèrent déjà comme une vérité.

Et même si c’était le cas, quand bien même, je deviendrais quoi ? Un pitoyable gosse de 21 piges qui veut jouer à l’adulte alors qu’il est incapable de prévenir la mort de ses propres amis ? Je crois que je suis trop sensible pour la vie de mage, c’est un métier bien trop dangereux pour que je puisse continuer sur cette voix, je doute de moi-même, je me remets en question de A à Z. Est-ce vraiment ce que je veux, une vie trouble à chasser ceux qu’on décide de ne pas aimer ? Je secoue la tête. Avec tout ça, j’ai décidé de faire un retour au source, mes parents sont des nomades, j’adore voyager et je ne cache pas que j’ai espoir d’en apprendre plus sur le sort de celle qui me manque tant. Alors quand j’ai vu que ce groupe d’artistes vagabonds recrutait, je me suis immédiatement proposé. Je pensais pas que c’était un chanteur aussi populaire néanmoins et je suis admiratif de l’ampleur de tous ces préparatifs. Je cache l’annonce de la mission dans mon sac et file rejoindre mes nouveaux compagnons. Je dois faire un sans-faute, sinon je peux m'estimer vite viré. Surtout que quand je pense au manager… Un frisson me parcourt l’échine. Mieux vaut pas y penser, justement.

« Bon courage, Miku. »

C’est encore Edwin qui vient me taper dans le dos avec amitié. C’est une sale manie chez lui visiblement. Je lui souris, après tout c’est le mec qui m’a permis d’apprendre la chorégraphie aussi rapidement. Ils étaient en panne d’employés – vu la sélectivité dont fait preuve le boss, rien d’étonnant – et j’ai dû tout apprendre sur le tas. Je n’ai même pas vu la tête de la vedette une seule fois, alors ça va être à la one again. Sérieux, organisation, zéro pointé. Je sens que ça va être drôle, il doit même pas savoir que j’existe. C’que ça fait bizarre de travailler avec des non-mages tout d’un coup… Encore que j’ai des doutes sur certains membres du staff.

La pression monte alors que nous prenons place derrière les rideaux abaissés. Les cris de la foule, le flot d’émotion qui me submerge, je contiens mon pouvoir avec une facilité déconcertante et c’est parti. Large silence qui se répand comme un virus quand la scène se dévoile, cœur qui bat à la chamade quand les projecteurs s’allument, et joie quand je me souviens qu’avant d’être un mage, j’étais un voyageur qui aimait la danse. Mes sentiments se mêlent en harmonie avec ceux des autres présents sur le feu, notre synchronisation est parfaite, et voilà qu’il fait son entrée. Le chanteur tant attendu, que l’admiration se décuple dans les rangs devant lui.

Eh bah mon vieux, tes fans le sont pas à moitié. Et un, deux, trois et quatre…

 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Ven 15 Nov - 18:50

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OMG ! Un Blond !


Il sonne… Il sonne… Il m’énerve... Je ne peux plus le supporter… Ras la casquette… Je n’ai pas de casquette mais c’est pareil ! Oui moi je porte des bonnets pour dormir mon cher, un bonnet bleu avec des petits oursons dessus, puis ce petit pompon qui clignote dès que je m’approche trop près du bord de mon lit. Lit de 3 mètres sur deux, fait sur mesure, il faut au moins ça pour que je puisse jouer à la gueguerre dans le monde des songes…
 
Il sonne encore… S’en est trop, mon poing par en l’air, dessinant un arc de cercle, finissant sur la machine trop bruillante pour un matin… Vitre brisée par ce poing d’acier, de nouveau, je devrais le changer… On peut dire que j’ai fait le sport d la journée ! Sur ce, bonne nuit !
 
Je me rendormis, dix minutes, peut-être vingt ? Qu’est-ce qui m’attend après tout ? Encore une journée de galère… ou bien non ? Je n’ai pas encore décidé du programme… J’ai beau être encore dans mon lit, ventre à l’air, ma couette formant des montagnes, recouvrant ma jambe droite mais pas ma jambe gauche qui, elle, a décidé de rester dehors ! Voilà ! Nah ! Qu’elle dirait…
 
Soudain un éclair me frappa… Oui au sens figuré je vous rassure ! … Ce soir c’est concert mon gaillard… Concert… Pour quoi devais-je faire ce job stupide déjà ? Non pas que je ne prenne pas mon pied en chantant, disons que c’est surtout un moyen pour arriver à mes fins… Certes cela m’assure un revenu confortable, surtout que cette histoire de chansonnette a pris une telle ampleur que des goupilles me sautent parfois dessus… Mais mon but au final c’est ce cher Miku…
 
Miku, blondinet aux yeux bleutés, mage émotionnel, star parmi les stars, mannequin pour sorcerer, logeant sur une île qui, selon les rumeurs, serait une île céleste d’une rareté extrême, logement des anges… An ange blond… Hors d’atteinte… Voici qui est Miku… C’est peut-être le seul mage de tout Fiore qui pourrait m’indiquer la vérité, si Yue était toujours vivant… S’il y avait un moyen de le sauver, voir de le ramener parmi nous… Miku… Tous mes espoirs résident en toi… Hors d’atteinte… Pour pouvoir briser les barrières qui nous séparaient, je devais en devenir une… une star… Malheureusement tout a un prix, ce prix, je l’ai payé de mon plein grès… Quoi que…
 
Toc ! Toc ! Toc ! ….
 
-Qu’est-ce ?
 
Je m’étire, remis mon pyjamas bleu ciel comme il faut avant de me lever, frottant mes yeux et glissant mes petits pieds dans mes pantoufles lapin… Je me dirigeais vers la source de ce bruit que je ne pouvais pas arrêter à coup de poing... D'ailleurs à noter « Acheter un nouveau réveil… encore ».
 
Un perroquet… ? Frappant à ma fenêtre… Bec recouvert de vernis, gel dans les plumes du crâne, formant des ondulations figés, rose et blanc… Un tel phénomène ne pouvait provenir que de lui…
 
- Mon chou ! Je te rappelle que ce soir il y a un concert ! Je veux que ma Star soit là sinon je vais lui botter les fesses ! Hhohohohohoh que j’aimerais ça ! NE SOIS PAS EN RETARD OU JE T’ECLATE CONNARD ! Bisou mon chéri  ! Nous nous verrons ce soir à Rinaul  !
 
Le perroquet messager de mon cher manager… Je lui donnais un cookie avant d’aller me préparer. Rinaul… J’avais complètement oublié que c’était là-haut que je devais faire le concert… Une ville très belle, très épanouie… Au moins, je pourrais y passer une bonne soirée ! D’ailleurs comment je vais y aller ? Il me semble que les trains ne roulent pas aujourd’hui… Grève… Pour changer… A croire que ça va me prendre toute la journée pour y aller à pied… Avec un peu de chance quelqu’un pourra m’y emmener…
 
Je fis alors mes abdos matinaux, quelques pompes avant de foncer à la douche. Serviette sur mes épaules, je m’amuse à essayer de me coiffer… chose qui, avec mes cheveux récalcitrants, est une tâche trop difficile pour un jeune homme tel que moi… Bien, on va sortir comme ça ! Habillé d’un sweat, d’un jean, de mes quelques accessoires sans oublier de mon écharpe à peine enroulée, je sorti… A bientôt mon petit appartement de Crocus… Le travail m’appel…
 
Je vous épargnerais les détails du voyage, disons juste que j’ai réussi à m’introduire dans une caravane de clown qui se rendaient dans la même ville… Il est intéressant de constater que sous leurs bêtises grotesques peut se cacher des personnes tout à fait normaux !
 
Bien, m’y voici… Labyrinthe emplit d’artistes… Où se trouve la scène ? … Je cours dans tous les sens… Je vais être en retard… Alors que je m’enfonçais dans une ruelle, une poêle me frôla… Issu d’une fenêtre à ma gauche, elle a fini dans le bâtiment à ma droite… Je me rendis alors compte que j’avais affaire à une dispute entre deux artistes voisins…
 
-Dégage saleté ! Tes peintures ne valent rien ! Il me suffirait d’éternuer dans un pot de peinture pour reproduire la même chose que tes bricoles ! Rien qu’avec mes fesses je pourrais faire beaucoup mieux !
-Ca m’étonnerait que tu puisses peindre quoi que ce soit avec ton gros cul dégueulasse ! Quand tu danses on dirait un Hippopotame qui remue dans sa marre, les porcs ont plus de classe que toi ! Fais un régime !
 
Je décidais alors de demander mon chemin… Ce qui ne fut pas forcément une bonne idée…
 
-Excusez-moi mais…
-Dégage de la connard ! Tu vois pas que l’on parle ?!
 
Parler… Hurler oui ! Décidé à ne pas perdre plus de temps, je repoussais mon chemin, visiblement le passage était impossible, trop d’objets en tous genres voyageaient d’un bâtiment à l’autre…
 
Alors que je pensais ne jamais arriver à temps, j’entendis un cri… Hurlement qui me fit dresser les poils sur tout mon corps…
 
-FRYYYYY !
 
Homme musclé, poilu avec un minishort et un demi-marcelle violet… oui c’était lui… Il courrait bras tendu, a un telle vitesse qu’un nuage de poussière d’élevait derrière ses pas, il m’attrapa, me souleva avec un seul bras, à l’horizontal, je pouvais à peine bouger, puis il se mit de nouveau à courir…
 
-Mon cœur, je suis venu te chercher  ! PETIT CONNARD ! JE TE FERAIS LA PEAU ! Pour le moment nous allons nous préparer à cet magnifique concert ! J’ai vu les choses en gros rien que pour toi mon chou  ! Je t’ai même réservé une petite surprise… J’AURAIS MIEUX FAIT DE M’ABSTENIR ! TU N’ES MEME PAS A L’HEURE ! Mais je te pardonne pour cette fois
 
Pauvre vieux au trouble bipolaire… Au moins, je serais à l’heure…
 
A peine arrivé, à me fixa sur une chaise roulant avant de la faire tourner sur elle-même… Ne sait-il pas que je ne suis pas une toupie ? Par je ne sais quel moyen il me déshabillait et puis m’habilla avec les habits des scènes en un rien de temps, maquillage, tout y était passé… Prêt en quelques secondes… Il m’étonnera toujours… D’ailleurs, comment m’a-t-il trouvé ?
 
-C’est le lien qui nous uni qui nous a fait retrouver mon choupinou !
 
… Des cachotteries… encore…
 
-MAINTENANT VA SUR SCENE ! LE CONCERT A DEJA COMMENCE !
 
Sur ce, il me balança de toutes ses forces sur scène… Une entée assez maladroite, on peut le dire…
 
Plus le choix… Je commençais à chanter, madame Conchita, de nouveau, tu vas de nourrir de la foule ! Enchainant les pas, j’illuminais la scène grâce à ma magie, effets spéciaux parfaitement maîtrisés… Après tout, la magie c’est beau, la magie ne devrait servir à rien d’autre qu’apporter des étoiles dans les yeux de ceux qui l’utilisent ou qui l’observent…
 
J’embrassais mon pendentif… Ailes lumineuses tissés de fumée apparurent dans mon dos, de déformant avec mes pas, tournant autour de moi, cette fumée pourpre se mêla ensuite à l’énergie rouge qui apparut lorsque je fis claquer mes bagues entres-elles… Le tout se mélangeant avec l’énergie bleuté de mes bottes une fois que j’eu frappé quelques fois le sol avec… Danse multicolore suivant mes pas… tout se passait comme prévu, jusqu’à ce que je fixais les danseurs derrière moi…
 
… Blond… Yeux bleu… Mignon… Je le reconnaitrais entre mille…
 
Je le vis, je le reconnu et à cet instant… mon cœur s’arrêta de battre, je ne me contrôlais plus… Tandis que mon visage rougit, ma voix déraillait… les énergies que j’avais jusqu’à présent gardé sous contrôle pour les effets spéciaux se libérèrent… S’engouffrant autour de moi avant de se concentrer dans l’objet que j’avais en main… Ce qui eut pour effet de faire exploser le micro… Me projetant à quelques mètres en arrière…
 
La foule était inquiète alors que j’étais encore étourdi… à terre…La seule pensée qui me traversa était une question… que fait-il ici ?!
 
 
 
 





 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Sam 16 Nov - 18:40

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Une, deux, trois, quatre, j’attrape la main d’Edwin, je tire, je bloque, il prend appui pour passer au-dessus de ma tête d’un magnifique bond calculé. J’en profite pour souffler et jeter un œil au chanteur qui a l’air de parfaitement maitriser son art, en plus d’être un mage averti en effets lumineux divers. Il doit s’agir d’une forme d’impressionnisme illusionniste mais je ne ressens aucune supercherie de charme dans ses sorts, comme quoi il a dû conquérir ce public par son seul talent. Pas mal, pas mal du tout même. Ces quelques secondes d’observations qui passèrent comme un film au ralenti dans mon esprit, pourtant mon partenaire me remet les pieds sur terre en atterrissant au sens propre. Son bras s’enroule autour du mien comme un serpent furtif et c’est à mon tour de prendre appui pour m’élever par un mouvement ferme sur ses épaules et admirer la foule de haut. Sauf qu’étant bien plus léger que mon nouvel ami, je peux me permettre de tenir en équilibre sur ses épaules alors que nous continuons la chorégraphie.

Enfin ça c’était sans compter sur le couac.

J’mentirai pas, je l’ai bien sentie venir, cette bouffée de stress, cette confusion ignoble qui l’a envahi en un rien de temps, mais j’ai rien fait pour empêcher ça. Alors ça, non, plus d’magie, fini, niet, nada, il se débrouille tout seul. Vouhala. La magie, c’est pas bien, ça tue les gens, puis je me sens pas capable de jeter un sort de toute façon. Non, c’est pas que j’vais pas bien, c’est pas vrai, vous avez déjà essayé de contenir le stress d’une foule entière en équilibre sur les épaules d’un danseur complètement décontenancé par la scène ? J’aimerais bien vous y voir vous, surtout que je viens de remarquer qu’après cette superbe explosion de matériel, c’est moi que le chanteur fixe alors que nous nous sommes tous précipités autour de son corps allongé pour voir si tout allait bien. La poisse, ça sent plein nez l’emmerde pour celui qu’a rien d’mandé, z’allez voir.

« Hohoho je ne pensais pas que ma surprise aurait autant d’effet. ♥ »

Un frisson me parcourt l’échine, v’là le manager pervers. Il me fait penser à quelqu’un, mais j’arrive pas à mettre un nom dessus, c’est dingue.

« Miku, veux tu bien être un adorable employé et faire plaisir à ton employeur en calmant la foule ? »

Je sens la bouffée de chaleur, courte mais bien là, m’envahir alors que je lève mes yeux vers lui, réfléchissant à l’expression que je ferais mieux d’arborer. Visiblement, je savais pas, alors mon corps a choisi de lui-même un air entre le choqué et le déni. Ma simple hésitation semblait être une preuve suffisante pour lui permettre de conclure que je n’étais pas d’accord avec ce genre de pratique, ce qui n’était pas tout à fait faux. Je pensais vraiment qu’il n’avait pas eu écho de mes compétences, mais faut croire que ma réputation m’a précédé.

« Dépêche toi p’ti con ! »

Je sursaute, bordel, il est dérangeant ce mec, il lui manque une case c’t’obligé. Je sens la compassion de mon partenaire de danse monter un peu, j’ai franchement pas envie d’être pris en pitié alors je secoue la tête d’un air désolé et lève la main en direction du chanteur roux. Ca n’a pas l’air de faire plaisir aux autres personnes présentes mais avant même qu’ils puissent s’affoler, mes lèvres ont déjà imperceptiblement prononcé la formule qui devrait aider à stabiliser les émotions à l’intérieur de sa tête. Un peu moins de confusion, un peu plus de confiance en soi, on cache l’incompréhension derrière un voile d’excitation et l’on repart. C’est un peu comme de la cuisine de jouer avec les ondes émotionnelles des gens, sauf que là je suis bien meilleur et je risque pas de faire sauter le bâtiment. J’ignore les vociférations du manager, qui parle d’ailleurs de réduire le prix du prochain micro de ma paie alors que c’était son idée, à ce crétin, et je m’incline légèrement.

« S’il vous plait, vos fans s’inquiètent… »

Je ferai mieux de pas me faire remarquer, alors j’essaie d’être poli pour rester discret, j’aurais peut-être dû me teindre en brun en vérité. Les lumières étaient éteintes, un technicien magicotechnique s’excuse à l’avant de la scène d’un problème inattendu et tente de nous faire gagner du temps, mais je sens bien que les gens commencent à s’agiter. Petit à petit, l’inquiètude laisse place à la frustration. Je connais le schéma de loin, si on laisse tout ça évoluer, la colère risque de monter et on risque d’assister à des débordements. J’ai vraiment pas envie d’utiliser ma magie sur une aussi grande populace, alors s’il pouvait se bouger le petiot ce serait bien… Je sais pas ce qui le choque comme ça, mais c’est pas le moment. Il a des responsabilités. Je pestifère intérieurement, mais j’arrête vite quand je sens sa main donner un coup vif sur mon arrière train. Je serre les dents, retient les émotions qui me frappent et bénit Edwin de me tirer par la taille un peu plus loin de ce manager complètement fou.

Sérieusement, comment un homme pareil peut avoir sous ses ailes un talent qui marche aussi bien dans tout le pays ?

 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Sam 16 Nov - 19:47

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Toi qui as mon coeur entre les mains... Que feras-tu?


Les lumières cessèrent de briller, la foule commençait à s’agiter alors que l’incompréhension envahissait tout le monde… De plus en plus alors qu’il semblait disparaitre… Du moins, d’autres émotions plus cachés revinrent au premier plan… Je me sentais mieux… Assez pour pouvoir agir…

Je me mis debout, embrassais mon pendentif puis, alors que mes ailes de fumée se mirent à grandir, j’attrapais Miku par le bras tout en lui chuchotant à l’oreille « Il faut que je te parle » avant de prendre appuie sur les épaules de l’un des danseurs. Sautant en l’air, volant au-dessus de la foule… La gravité n’avait plus aucune influence sur nous, nous continuions notre montée dans les airs par la simple impulsion de départ. Au-dessus de la foule, je me mis à crier.

-Je vous reverrais à mon prochain concert ! Les places seront gratuites pour vous !

… Pas sûr que cela plaise à mon manager… mais il semblerait que ça les ait légèrement calmé… Après tout… J’avais autre chose de plus important à faire… Miku… Mon cher Miku… Toi qui est l’un des mages émotionnels les plus doué, pour par dire le plus doué… Depuis le nombre d’année que je te recherche, je t’ai enfin trouvé ! On apprécie l’ironie du sort… C’est plutôt lui qui m’a trouvé, engagé par mon manager pervers… Dire que je vais me prendre une dérouillée exceptionnelle lorsque je le reverrais… mes bêtises lui auront fait perdre beaucoup d’argent ce soir… Rien qu’à y penser, un frisson me glaça le sang… God… Je ferais mieux de disparaitre dans la nature… Mais ce ne serait pas correct pour ceux qui m’ont aidé à devenir ce que je suis, ceux qui m’ont aidé dans ma quête…

Me voici désormais avec Miku… Lui ne semble pas trop comprendre ce qu’il se passe, moi j’agis sans réfléchir… Nous voilà bien… Alors que j’atterrissais sur l’un des toits des bâtiments en face de la scène, je me remis à bondir, passant d’un toit à un autre avant d’atterrir définitivement sur une terrasse…

De là nous avions une belle vue de toutes les lumières de la ville, sur les divers feux-d ‘artifices qui illuminaient le ciel sans oublier les diverses démonstrations artistiques des mages…

C’est alors que je sentis le stresse de nouveau monter, la peur m’emporter… Voudra-t-il ? Refusera-t-il ? Pourquoi je l’ai kidnappé ? Qu’est-ce que je fais maintenant ? Rien à dire, je suis réellement stupide ! Faire ça sur un coup de chaud… Combien même, il fallait que je lui demande… Je comptais alors jusqu’à trois puis attrapa sa main, la serrant dans les miennes. Les yeux pleins d’étoiles, je lui demandais…

-Tu es mage émotionnel n’est-ce pas ?!  J’aimerais que tu m’aides !

Une fois ma demande effectuée, je me mis à rougir, virant à l’écarlate, décalant les yeux vers le sol, je ne savais plus du tout où me mettre… Puis je me mis à lui parler plus calmement, hésitant dans le choix de mes mots, mes pensées s’entremêlaient…

-Go…Gomen… Je t’ai kidnappé comme ça…Je te fais cette demande si brutalement… On ne se connait même pas… Je… Je m’appelle Fryleï…

 
 
 
 





 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Sam 23 Nov - 18:54

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Il est là le Miku, un peu tassé contre son partenaire de danse comme si ça allait l’aider à se prendre une engueulade en pleine tronche un poil moins fort. Puis cinq secondes après, il est pu là. Pouf. Disparu. Ca peut bien faire ding ding ding que mon absence clignote comme un néon , suivie de près par la disparition simultanée de la star de la soirée. Et là mon cerveau commence à capter.

Mais dans quel pétrin j’vais encore atterrir…

En réalité nous atterrissons sur le toit de je-ne-sais-quoi. Ah pardon, fausse-joie, il bondit comme un tigrou enragé et continue à avancer toujours plus loin. Saleté. Mais le vol fut long, très très long dans mon esprit même. Je m’imagine déjà viré de mon premier boulot cool et sans magie, cette poisse. Tout se passait trop bien pour qu’il y ait pas une boulette comme celle-là qui débarque en plein milieu. Je regarde la foule s’éloigner de moi, de même que mes espoirs de conserver plus longtemps un job dans cette troupe.

Crétin. Tu crois vraiment que tu vas les amadouer avec des places gratuites.. ? Et ma paie…

Lorsqu’il me lâche enfin, je m’empresse de mettre une certaine distance de sécurité entre moi et ce fou furieux. Il me fait penser à ces fans hystérique qui me courraient après quand j’ai fait mon beau au Festival. Et je suis à moitié à poil, comme à ce moment-là. Il est mignon, mais c’est pas lui qui se les caille dans une tenue digne d’un festival des impresarios rocambolesques. Enfin, la ville est animée de son habituelle aura artistique qui nous rend, honnêtement, presque discrets dans ce décor dynamique. Je fixe l’huluberlu, bras croisé. Je sens d’ici son hésitation et pour une fois, ça m’agace sincèrement, alors j’attends gentiment. Vas-y, crache le morceau, j’vais pas te bouffer, en tout cas pas si t’as une bonne excuse pour tes neurones défaillant.

Sauf que me prendre la main, c’est pas tout à fait en ta faveur, même si t’as de beaux yeux. Mais ça me retiens, je l’admets, de me passer les mains sur un visage désabusé. J’hausse un sourcil, il m’est rare de prendre les gens avec mépris, mais ce mec venait vraiment de tout foutre en l’air. Et le voilà qui recule avec les manières d’une vierge. Il n’a pas hésité un seul moment à annuler son spectacle, à me kidnapper au loin, mais poser une simple question le rend mal à l’aise ? Bon dieu roublard, vers qui m’avez-vous encore mené ?

« T’en as des manière quand même, Fry-leï. »

Il a un nom drôlement bizarre en plus, je l’avais jamais entendu auparavant. Je soupire avant de me frotter la nuque en baissant la tête. Il ne m’a même pas enlevé pour mes beaux yeux ou mon talent, juste pour cette fichue réputation. Je pourrais bien mentir, dire que c’est du pipeau, qu’il me confond avec quelqu’un d’autre, mais je connais ma magie. Si, ces temps-ci, elle semble comprendre mon besoin de m’écarter, elle ne me laisserait pas faire une telle chose. Elle m’enflammerait les cheveux, histoire que je passe pour un con. Alala…

« Je ne sais pas ce que tu veux, mais c’est non. »

Bim, vlan, paf. En pleine gueule et sans tact, je le regarde droit dans les yeux sans aucun remord pour mon manque de diplomatie. On aura beau dire, je suis drôlement têtu, je le toise avec intensité dans l’idée de lire dans ses pensées, chose qui m’est bien évidemment impossible.

« La magie émotionnelle n’est pas faite pour régler des problèmes. Je n’irai certainement pas rendre tes fans plus addict à ta musique, pas plus que je ne m’amuserai à rendre toutes ces femmes folles de toi. Les gens ne se rendent pas compte de ce que c’est, de jouer avec les sentiments des gens. Et de toute façon, j’ai arrêté la magie. »

Je me rends moi-même compte à quel point je peux désormais dépeindre une image négative des gens, une idée qui ne m’aurait jamais traversé l’esprit par ailleurs. J’ai comme l’impression qu’on a poignardé mon innocence, et ça fait mal, alors je détourne le regard vers le ciel et admire le feu d’artifice. Un peu las, je décide de revenir à la charge de manière plus terre-à-terre.

« A cause de toi, va falloir que je me trouve un autre boulot. »

 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   Dim 24 Nov - 13:28

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Toi qui as mon coeur entre les mains... Que feras-tu?


 
 Tout l’espoir, de nombreuses années pour… Rien… Recherche… L’homme que j’idéalisais qui au final, n’a pas le pouvoir de m’aider, si la bonté pour le faire… Il ne veut plus entendre parler de magie… Que je le comprends. La magie est mon malheur, c’est à cause de la magie que la tristesse existe en ce monde… Néanmoins je pensais pouvoir espérer que mon salut était enfin arrivé… Ce ne fût qu’un mirage… encore un, comme tant d’autres… Espérer que les autres puissent m’aider dans ma quête personnelle… Qu’elle sombre idiotie, la croyance nous rend aveugle, nous fait faire des choses stupides et plus encore…

Je le sentais… la tristesse m’engourdir, le désespoir m’enlacer… Je me mis alors assis sur le toit, à côté de ce jeune mage à la réputation un petit peu surfait.

-Je te comprends… On se connait à peine que je te kidnappe dans l’espoir que tu m’aides… je suis stupide…

Je me mis à regarder la lune tout en répondant aux affirmations du blondinet.

-Tu te méprends si tu crois que je veuille utiliser la magie pour avoir plus de popularité… Tout a un prix en ce monde et la magie est ce qui demande le plus de sacrifices… A force de jouer avec le feu, on finit par se bruler… C’est pour cela que je m’excuse de t’avoir demandé de m’aider de la sorte… Chercher a délivrer quelqu’un doit demander un sacrifice… sacrifice que je suis prêt à prendre, mais risque que je ne voudrais pas t’imposer… Arrêter la magie demande du courage, chose que je crois déceler en toi… Tu as l’air de quelqu’un de bien Miku…


Un sourire forcé se dessina sur mon visage alors que je me mis à le fixer.

-Ne t’inquiète pas pour ton job, je connais Papi-trans ! Il ne peut rien me refuser, si je lui demande, il te reprendra dans la troupe et tu auras ton salaire.

Je me mis à souffla un bon coup avant de continuer.

-Ca peut paraître stupide mais j’ai travaillé durement pour te rencontrer… Néanmoins, j’ai d’autres cartes dans ma manche… Un jour ou l’autre, j’arriverais à mes fins…

A cet instant, je n’eux qu’une envie… disparaitre… J’en avais trop dit… Mon plan A avait échoué… De plus, j’avais mis mal à l’aise un inconnu… Décidément, je fais réellement tout à l’envers… C’est alors que mon gant s’activa de lui-même. Provoqué par cet élan de tristesse et cette envie de disparaitre, de partir au loin, d’oublier ce qui venait de se passer…

Le toit juste en dessous de nous devint intangible, nous faisant tomber dans la pièce juste en dessous… pièce dans laquelle il y avait une grosse dame entouré de trois hommes poilus avec une brioche des plus imposantes… Reproduction des Hippopotames en direct ! Mon dieu… dans quoi me suis-je encore embarqué ? … Cette nuit… Je ne l’oublierais jamais… Mais pas pour les bonnes raisons…

 
 





 MessageSujet: Re: On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur.   

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