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Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]
 MessageSujet: Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]   Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail] EmptyMer 6 Nov - 2:32

Uriel Rudraksha
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

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La fumée s'élève en des volutes, dansantes tel ces gitanes qui font basculer les coeurs, chavirer de l'amour à la haine en un mouvement. Pique au coeur. Et dans l'ombre du bar la chevelure ardente se lève lentement, reflet de cette lueur de flamme qui git là, à l'une des tables. Et c'est nonchalamment, sous couvert de la fumée qu'il gravit les premières marches, prend la direction de l'étage après avoir observé.

Le couleur s'ouvre sous ses pas lents, ci et là derrières les portes des râles étouffés se font entendre, parfois faibles, parfois violent dans le bruit fracassant d'une tête de lit heurtant le mur. Parfois un cri retentit, puissant et bestial, sauvage dont le plaisir suinte, gicle et jouit. La main se pose délicatement sur une poignée de porte, la tourne comme guidé par l'invisible alors que la salle d'eau miteuse s'ouvre devant ses yeux. Un faible sourire alors qu'elle se referme derrière lui, les éviers de plomb goute de leur eau presque sale de les avoir seulement touché. La voix s'élève, un chuchotement teinté de magie. Alors qu'à son rythme, l'eau s'élève, les goutes viennent s'extirper des canalisations tel un ballet féérique, démoniaques alors que la silhouette féminine se forme sous l'impulsion des mots sacrés, et l'eau devient chaire, révélant les formes dans leur plus sublime nudité, beauté froide, cruelle alors que sa chevelure blonde ondule, comme bercé par le courant d'une eau invisible. Elle se retourne, ses yeux d'opales semblables à des poignards, un sourire acéré pour s'esquisser sur ses lèvres bleutés. Sa peau d'ivoire vibre sous les lumières tamisées alors que la porte s'ouvre. Les deux silhouettes s'extirpent dans la salle d'eau en un sourire étrange, presque pervers alors que leurs esprits pulsent à l'Unisson.

Sous leurs pas le bois est comme silencieux alors qu'une autre porte se voit poussé, qu'ils font irruption dans une chambre avec tout le calme angoissant de l'eau. Un sourire s'étirant sur les lèvres de la blonde alors qu'elle mime de prendre part à l'échange des corps, ses mains viennent caresser les chevelures brunes et blonde, l'homme et la femme, d'une douceur froide, presque létale. Puis le mouvement, sec et brusque alors qu'elle tire, assoie son emprise sur leurs crânes, que leurs têtes viennent trouver son corps devenue en l'éclat d'un instant aqueux pour les y plonger. Dans son buste les visages tentent de s'extirper, les corps tremblent vacilles alors que l'eau engloutit leurs poumons avant de se calmer, elle desserre l'étreinte et c'est inconscientes, ayant frôler la mort que les deux corps nues tombent lourdement sur le lit miteux alors que la blonde se relève avec un sourire satisfait.

Elle se dégage alors que lentement elle ramasse les habits de la catin, un morceau de tissu censé servir de jupe, censé alors qu'il dévoile presque la naissance de son cul. Un bandeau pour cercler ses seins alors qu'elle enfile les talons aiguilles avec la délicatesse d'une vipère. Les ombres s'extirpent de la chambre alors qu'elle entre en scène, ils dévalent les marches, tel un tapis rouge claquant au rythme des talons, pique alors qu'elle entre en scène, l'élégance d'une dame dans sa stature droite, catin outrageante dans sa démarche, regard de féline prête à vous dévorer alors qu'elle attire les regards prédateurs de l'assemblée dans une excitation malsaine. Dans sa suite la chevelure flamboyante se distille dans la foule. Et c'est au niveau de la table qu'elle s'arrête, toisant de ce regard presque inhumain le reflet de son protégé, la dame de l'embonpoint rougit à l'excès, mime l'outrage, la rendant plus pathétique encore dans ses mouvements, dans ses joues prenant la teinte du porc suant. Et elle sourit alors qu'elle se penche, aguichante, provocante, scandaleuse vers l'homme dont les genoux sont occupés, un murmure à l'oreille de la catin. Alors que cette dernière se lève avec un frêle sourire, chuchotant à son tour dans l'organe du payeur alors qu'elle s'éclipse, prend congés dans un claquement de doigt méprisant.

Retient la tension alors qu'elle prend place, vient trôner scandaleusement sur son genoux libéré. Piquante, séduisante alors que sa chevelure semble onduler comme porter par un courant aqueux, invisible et pourtant présent. Un regard jeté au rouquin, un regard voulant tout dire alors que scandaleusement elle fige son regard dans la grasse noblesse décadente, que sa vient agripper celle de ce payeur pensant contrôler alors qu'il n'est que la proie qu'elle viendra achever, qu'elle la plaque contre sa poitrine dans un mouvement fébrile tout en baissant scandaleusement la tête vers le mignon pour l'embrasser, accentuant la tension s'offrant sur son jeu un panorama intégrale. Un regard adressé à la blonde avec un étrange sourire, car elle le sent, elle le sait, la dame de pique revêt bien des aspects, parfois elle est celle de coeur pour illusionner. Et dans l'esprit de la chevelure flamboyante la voix froide résonne.Couleur. Au comptoir il se lève alors qu'il entame sa traversée de la pièce pour trouver son reflet alors qu'il se place à ses côtés sous les yeux méfiant des deux gorilles. Un sourire presque enfantin jeté à la blonde au regard d'azur avant de se détourner vers la grosse écœurante.

" Je me permets de rejoindre mon frère, j’espère que cela ne vous dérange pas. Au passage la couleur de votre robe est un régale ma dame. "

Et lentement il se recule délicatement derrière son frère, alors que de l'autre coté de la table les lèvres bleutés esquissent un sourire carnassier.

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 MessageSujet: Re: Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]   Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail] EmptyLun 30 Juin - 17:19

Abigail Phoibos
Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Dans l'âme blessée d'Abigail, elle ressentait les radiations du mal s'abreuver du nectar de leur débauche corrompue, l’élixir qui drainait le vice de leur rictus faiblement esquissés, les demi-sourires faufilés. Les mains qui s'égaraient en quête de luxure sur les cuisses des filles trop jeunes et qui serpentaient en remontant, insidieuses, comme des reptiles affamés. Les cartes se déployaient comme des fragments de lucidité, des bouts de réalité qui s'éparpillaient comme du cristal brisé sur cette table maculée de pêchés et de violence encore tamisée, elle esquissait un rictus dans l'ombre de leur dos. Abigail sentit tout ça, un bourdonnement sourd lui secoua les tréfonds de son ventre « fuis » – et son regard s'apposa dans ceux du fils du feu, comme s'il n'était que le seul point d'ancrage sur lequel elle pouvait s'accrocher dans tout ce fracas silencieux. Le bout de son pouce pianotait avec lenteur contre le pli de ses cartes. La femme ronde roucoulait, la plupart de ses syllabes happées par les coups d'éventails frénétiques. Les deux hommes, encadrés dans leurs habits noirs étiraient des sourires fiers, aussi cinglants que carnivores. Leurs gueules étaient prêtes à se pourfendre en deux, comme s'ils étaient devenus des animaux dédaigneux, aussi aveuglés que plongés dans l'amertume de leur folie.

Les mises montaient avec cette arrogance exacerbée, et leurs yeux de loups se toisaient comme ceux de vulgaires prédateurs, aliénés par la somme alléchante, hypnotisés par la puissance factice de leurs jeux superficiels. Abigail s'apprêtait à retourner son jeu d'un revers de mains dédaigneux, jusqu'à ce qu'elle soit coupée, avortée dans son geste. Le reflet du fils de feu s'était incarné à ses côtés, comme si l'on avait arraché des bouts de miroirs et les avait assemblés. Il dévisagea Abigail d'un sourire tout à fait poli, comme s'il compatissait, avant de disparaître près des côtes protectrices de sa propre chair. Puis il y eût cette femme blonde, si belle et si blanche que la lune aurait pu pâlir de jalousie. Elle aussi, dévisagea Abigail avec un sourire qui lui hérissa la chair. Ses perles océaniques regardaient les jeux dépouillés et la plupart des mines se renfrognaient sur elle-même, l'horrible femme devenait outrageusement aussi rouge que son propre rouge à lèvre, sûrement jalouse de la femme venue des eaux.

Abigail retourna son jeu et le posa soigneusement sur la table. Un sourire étirait ses lèvres, peut-être était-ce pour le jeu, peut-être pour autre chose.

_ Mégaira.

Le son de ses pas sur l'asphalte était la seule note humaine au milieu du chant des démons qui célébraient l'ivresse de chacun. Sa robe aussi rouge que les coquelicots épousait ses hanches, dévoilait le galbe de ses jambes, sa chevelure tissée de boucles noirs descendaient en cascade le long de son dos. Ses grands yeux gris lorgnaient sur chacun avec un intérêt particulier.

La Haine se réveillait d'un long sommeil – et dans sa léthargie apathique, elle avait désiré se joindre à la partie. Une de ses mains diaphane se glissa dans les ténèbres de sa chevelure et elle trôna auprès d'Abigail. En un coin d’œil elle pouvait happer votre regard, emmêlées vos idées aveuglées. L'ombre de ses iris se posa sur Calypso et son bras apposée confortablement contre le dossier, elle la décortiqua du regard. Elle n'était pas vivante, pas consistante, une matière d'esprit qu'elle se surprit à ne pas connaître.

La Haine était dangereusement intriguée. Tellement intriguée qu'elle ne maîtrisait plus les battements d'excitations qui lui rongeait sa poitrine, ses jambes se croisèrent outrageusement pour faire encore plus rougir la grosse dame. La Haine n'a aucun respect. Elle lorgna sur ses ongles, tandis qu'Abigail la regardait, subjuguée par sa beauté diablement attirante.

_ Jeune homme ?

C'était langoureux, la manière dont elle avait enroulée sa langue au palais, la manière dont les syllabes s'étaient extirpées de ses lèvres carmins. Ses phalanges se lièrent entre elles et elle y déposa son menton confortablement, comme si elle se préparait, son regard se plongea dans l'ambre liquide d'Uriel.

_ Il me semble que tu triches.

Grosse crise à l'assemblée, outrée que Mégaira tienne des propos aussi téméraires. La Haine n'a jamais eu peur. Les paupières s'agrandirent violemment, au point qu'elles éclatent sous la surprise. Mégaira ne pouvait refouler ce sourire carnassier, tandis que sa langue vint rapper contre ses lèvres. Les sentiments négatifs s'échappèrent par chaque pores de leurs chairs, un festin royal pour La Haine qui n'en demandait pas plus. Qui de plus en plus, devenait belle, devenait forte. Elle tourna la tête vers la fille blonde, dissimulant ses airs de vierges allumeuses derrière cet air de fille facile. Oh que non. Mégaira la fixa, tout sourire.

Toi et moi nous ne savons que ni l'une ni l'autre n'est humaine.

Abigail abaissa les yeux, tandis que l'assemblée qui se prenait pour des dieux se foudroyait d'éclat de voix auxquels Mégaira semblait être sourde.

_ Comment ça, tricher, où avez-vous vu ça ? C'est faux !
_ Ca expliquerait des choses ?
_ Je l'ignore.

Le tribunal des âmes s’élevait dans la rage d'être trompé, dans la violence d'être enfermé. Ils étaient en colère, et la Haine se faisait un festin.
Un réel festin.

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    heaven's on fire

    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
 MessageSujet: Re: Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]   Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail] EmptyVen 11 Juil - 1:38

Uriel Rudraksha
Uriel Rudraksha

[C] Var Ulfur

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Et dans le souffle court la haine émerge, insidieuse et vicieuse, faites chaire, humaine.

Un regard pour vous pénétrez alors que l'annonce tombe tel un couperet après l'arrivée magistrale de l'écarlate dansant sur la peau comme une brise violerai les pétales de la rose, viole la vue, viole les sens alors que l'agitation survient à sa suite. Le trouble explose, le doute se distille sous couvert de haine.

Et les yeux d'opales se figent dans le gris d'acier avec un sourire provoquant. Un simple regard. Toi et moi nous ne savons que ni l'une, ni l'autre est humaine. Et ce simple regard est comme une bouffée d'air prête à exploser, un délice pour exploser, pour se faufiler tel une vipère dans les cœurs, dans l'attente du jeu.

Les piaillements retentissent, retentissent avant le silence pesant où tout gangrène. Une simple supposition d'où né le doute pour ronger les fragments d'âmes que le jeu à déjà dévoré. Insalubres, déchets rampant de l'humanité.

Le silence troublant et pesant alors que tout les regards s'épient, se toisent sous la supposition, sous l'impulsion de mots pourtant très simples.
Il me semble que tu triches.

Et c'est la provocation qui vient se noyer dans le regard d'opale, que la braise diffuse avant que le silence ne soit coupé par le rire cristallin bousculant l'assemblée. Les lèvres bleutés se closent avec cet air malsain, loin de la pureté qu'elle est censé incarné. La pureté faite chaire, pervertie par le temps et les années. Humaine.

Un mouvement alors que la catin outrageante se lève doucement, sa chevelure ondulant dans l'air comme porté par ses courants invisibles que les ruisseaux portent et transcendent, étrange et inhumaine de cette beauté létale faites chaire. Et c'est avec toute la provocation de son être que ses hanches se hissent sur la table dans un mouvement aux teintes de scandales, qu'elle prend place aux côtés des cartes. Et la phrase tombe comme un couperet à destination de l'assemblée.

" Et si derrière le diversion se cachait la vérité ? Ou la diversion n'est-elle qu'une tricherie cachée ? Pire encore, et si la manipulation et les tricheries se partageaient pour mieux s'accuser ? Oserais-je émettre la supposition, que nous sommes tous autour d'une table de tricheurs ? "

Et son regard parcourt l'assemblée, ce sourire pervers affichés sur ses lèvres, envoutant et répugnant, comme la bouche sulfureuse d'un démon prêt à dévorer alors que tour à tour les dévisage tout les protagonistes avant de se lever à nouveau. Et que lentement elle se met en mouvement autour de la table, que sa main ne vienne caresser avec une douceur acérés, le visage de l'homme à catin et de son mignon avant de se déposer doucement sur la nuque de la brune qu'elle vient parcourir du bout des doigts. Qu'elle se penche vers elle, comme prête à échanger un secret avant que ses lèvres glacées ne se posent sur les siennes dans un mouvement comme suspendu avant de se détourner vers la table où elle se penche, comme prête à livre son secret.

" Et si... "

Elle change de place, contourne la brune pour se placer aux côtés de la blonde dont elle frôle la joue du bout des doigts.

" ... Tout n'était qu'une question de duos ? "

Et c'est avec a perversité de l'eau qu'elle se détache de la blonde pour se placer aux côtés de la cochonne prête à se liquéfier dans la suite de son fond de teint coulant de sueur écœurante. Un regard dédaigneux à lui adressé alors qu'elle la contourne avec mépris, que ses mains caressent lentement les épaules de ses gorilles comme des invités supplémentaires ajoutés à la liste des suspects pour se placer aux côtés des jumeaux flamboyants. Un sourire à leur afficher avant qu'elle ne se penche une nouvelle fois sur la table comme prête à délivrer le plus noire secret. Un chuchotement teinté de suspicions et d'amusement alors que son visage se détourne pour vriller Uriel du regard.

" Et si les duos n'étaient pas ce qu'ils semblent être ? "

Spoiler:
 

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 MessageSujet: Re: Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]   Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail] EmptySam 10 Jan - 16:07

Abigail Phoibos
Abigail Phoibos

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LES MOINEAUX PLEURENT





La suspicion jaillit comme un joyau maudit dans les limbes de leurs esprits, les paroles semeuses de troubles le polissaient et l’enracinaient dans leurs idées cisaillées de paranoïa. Cette paranoïa qui se niche dans le creux des rétines, celle qui s’ancre avec une poigne antique dans leurs encéphales enfumés de poussières et d’alcool. Les phalanges blanches d’Abigail pianotaient sur la table avec nervosité, elle se laissait dévorer en lambeaux par l’ombre de Mégaira. La Haine se tapissait derrière ses sourires mutins, elle ne falsifiait pas ses manières, Mégaira, elle les délaissait volontiers à Abigail. Quand l’homme aux pétales de roses répondit à son insolence provocante, appuyant ses dires par la ponctuation d’un rire, un sourire taillada encore plus ses lèvres vermillon, arborant des fossettes enjouées.

_ Un tour de passe-passe qui détournent les sens et qui m’en a coupé le souffle. Seuls les plus aguerris peuvent remarquer. La basse-cour n’a pas sa place ici.


Son regard balaye ce cercle maudit en omettant la blonde aux ruisseaux et les deux jumeaux aux cheveux de feu, ses yeux gris irradient d’un mépris d’acier tandis qu’elle s’offre un verre de vin rouge à ses lèvres flamboyantes.

_ Délicieux.


Son verre est reposé avec une insolence nonchalante, c’est là que la nymphe des ruisseaux s’élance, emportant dans ses torrents les soupçons inondés et la paranoïa émergeante. Une nymphe façonnée par une haine ancestrale dont les échos ténus se heurtent contre les lèvres de Mégaira. Elle s’en délecte comme l’un des festins les plus divins, un mets imbibé d’une couche de colère hurlante qui la consumerait, condamnée à l’animer comme une brûlure qui ne s’éteindrait jamais et qui la poursuivrait à jamais dans ses eaux. Ses yeux croisèrent ceux d’Abigail, elle lui offrit un sourire pour la rassurer : les plus faibles quitteront leurs trônes pour s’anéantir dans l’alcool.

Le torrent tumultueux abattit ses lèvres sur celles de Mégaira, ce baiser fut suspendu dans l’espace et se mourut dans le néant. La haine fut insufflée d’une force digne d’un orgasme dans le contact avec cette nymphe forgée par les courants des eaux. Elle se détourna ensuite vers Abigail, que ses doigts parcoururent de ses joues. Bien trop discrète, Abigail, dont les suspicions la fusent comme des flèches silencieuses. Un flottement qui enfanta dans ses entrailles une question aussi abrupte que les montagnes, dont les contours pouvaient vous entailler la chair. Mégaira laissa son palais s’offusquer de plaisir quand un nouveau verre de vint se déposer dans sa bouche, jouissant de ce doux moment de silence féroce.

_ Voyons, ne vous méprenez pas.


L’argent était l’opium de ce cercle hanté et superstitieux, dans lequel il s’était ensevelit au fil de leurs nuits maudites. La tricherie était une forme d’ordre salvateur, bien que le chaos envahisse petit à petit leurs êtres fortunés, dévissant toute la débauche tapit dans l’ombre de leurs gestes. La grosse dame menaçait d’exploser la chaise sous ses crispations. Mégaira la regarda d’un air en biais, l’air moqueur et ironique.

_ Jouons jusqu’au bout de la nuit.


Large sourire, une invitation à la menace aux reflets brisés, à la haine et ses baisers fatals. Mégaira irradiait d’euphorie – son sommeil n’avait été que plus long. Ce soir, la distraction était permise. Les coups les plus bas aussi, elle se complaisait comme une lionne dans son environnement. Son regard croisa celui d’Uriel, d’un mouvement de tête, elle l’invita à continuer sa valse des cartes.

_ La tournure de cette partie m’a l’air prometteur. J’aimerai qu’on la poursuive, si les gens n’ont pas peur d’y égarer quelques plumes.

D’un mouvement d’épaule, elle pivota vers Calypso.

_ Qu’en dites-vous ?

La haine résonne en elle comme le bruit d’un ricochet infini, Mégaira se sentit bizarrement proche d’elle.

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    heaven's on fire

    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
 MessageSujet: Re: Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail]   Une odeur d'Opium et d'Acier [Abigail] EmptyMar 27 Jan - 3:41

Uriel Rudraksha
Uriel Rudraksha

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C'est avec délice que le regard d'opale épie, la tension montant dans les relans d'alcool et de paranoïa. Effluves écœurantes et stimulantes, alors qu'elle se tait, finissant sa course nonchalamment appuyée du coude sur l'un des gorilles, allant jusqu'à pousser l'offense alors qu'au coude succède son menton se posant là dans un souffle glacée.

Une expression qui se fige alors que la Haine poursuit le spectacle galvanisant. Un spectacle dont son meilleur ennemi tente de s'échapper d'une manière des plus habiles si il en est. Se coucher et empocher, comme si elle allait te laisser te soustraire au jeu qui venait de s'instaurer.

Avec désinvolture et nonchalance son visage se détache de l'épaule imposante, un sourire se dessinant sur ses lèvres glacées alors que sa voix perverse se faufile insidieuse jusque dans leurs esprits comme un écho brutal.

" Serais-ce un aveu de tricherie ? "

Elle entre en mouvement, tel un serpent alors qu'elle vient se placer aux côtés du reflet de son protégé. Sa main caressant sa joue alors que son regard le détail avec un air désolé, désolé et carnassier, sa main dansante pour replacer quelques mèches de ses cheveux avant de le quitter, comme à regret.

" Je suis au regret de vous informer que personne ne remportera ses gains tant que le mystère entourant toute cette passionnante affaire ne soit élucidé. Un établissement de cette envergure ne saurai tolérer que ses tables deviennent le berceau des plus vils tricheurs. "

Insidieusement le volume de sa voix avait grimpé, lentement, mais surement elle avait raisonné dans la pièce, faisant taire le brouhahaha alors que les regards de l'assemblée c'était tourné vers la table des mystères où trônait l'étrange assemblée. Un sourire malicieux se dessinant sur ses lèvres, alors que dans le décor elle n'était qu'une prostitué, une de celles appartenant à cet établissement qui ne pouvait laisser passer une tel supposition. Et dans le silence où naissent les premiers chuchotement, trois hommes aux imposantes carrures vêtues de noir viennent encercler la table des vices, l'un d'eux dressant son bras comme barrage au jumeau qui semblait vouloir se soustraire aux règles du jeu.

Elle se décale subtilement, langoureusement alors que son regard vient s'ancrer dans celui de la Haine, ses yeux d'opale luisant comme un flambeau tendu pour qu'elle prenne la suite de cette mascarade jubilatoire.

" Il n'y a qu'un moyen de faire la vérité sur cette facheuse affaire. "

Et sans un mot elle invite à abattre les cartes, ses mains les saisissant avec sensualité afin de battre le jeu pour redistribuer.

La tension grimpant d'avantage alors qu'elle lâche la phrase de tout les vices en distribuant les cartes sous le regard affuté des nouveaux invités.

" Eh bien continuons. "

Le spectacle ne fait que commencer.
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