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La petite sirène
 MessageSujet: Re: La petite sirène   Lun 28 Oct - 0:08

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Ne sachant pas quoi faire dans cette situation, Shin ne pouvait que regarder et attendre la réaction de la jeune femme qui était allongé à ses côtés. D’ailleurs la réaction de celle-ci fit trébucher mentalement le mage de la guilde des serpents. La mademoiselle se blottit contre lui, avant lui apposer un baiser sur sa joue. Toujours ne sachant pas quoi faire, étant un peu gauche avec les filles, il ne put que se laisser faire et attendre, ne sachant pas quoi dire non plus, ses souvenirs lui disaient que c’était normal puisqu’il s’agissait de son épouse, expirant de l’air pour tenter de reprendre le contrôle de ses souvenirs, il fit le tri dans sa mémoire. La « fiancée » sortit du lit, remarquant que la personne était… Plutôt fort peu vêtu ! Se demandant presque si c’était une blague, il vit un visage familier apparaitre tout d’un coup.

Jerenn ? soufflait-il, mais il balayait cette idée, il ne l’avait pas vue lors du bal. A part ce nom, il ne fit aucun commentaire.

Alors qu’elle était enfin habillée, la mademoiselle se mit à poser une question, que Shin répondit d’un signe de la tête. Elle fit les présentations des créatures qui l’accompagnaient, sa première pensée fut « esprit », mais se ravisa en ne voyant aucune clé, haussant légèrement les épaules, il n’était pas là pour deviner le type de magie que la jeune femme utilisait. Alors qu’elle se présentait, elle se relevait et s’approchait de Shin. Le cœur battant à cause de fausse émotion, le mage refit le vide dans son esprit. Elle lui tendit la main pour que le jeune mage puisse se relever. Attrapant la main de Misto, Shin fut debout aussitôt. Au départ, il se demandait s’il serait seul dans cet autre monde, mais puisque ce n’est pas le cas, il lui faut maintenant s’en sortir avec elle. Aussitôt relevé, la jeune femme se dirigeait vers la porte en bafouillant des excuses. Il se demandait pourquoi elle s’excusait, puis réalisait la réponse… Alors qu’elle commençait à tourner la poigné de la porte, Shin se mit à parler avec une voix posé.

Misto, c’est bien cela ? Premièrement, il n’y a pas à s’excuser, dans ce monde, bien que cela puisse paraitre étrange et complètement erroné, tu te trouve être ma fiancée. Pour les domestiques, cela pourrait être normal que tu te repose dans la chambre de la personne qui est sensé t’épouser. Deuxièmement, il faut parler pour sortir d’ici !

Il n’était lui-même pas très sur de l’explication qu’il avait donné. Il ne connait en rien les housses et coutumes de ce monde. De plus, à être deux, il lui faudrait bien de l’aide pour trouver une solution à ce problème de… Conte ! Il l’a vit s’arrêter pendant qu’elle tournait la poignée. Ecoutait-elle avant de sortir ?

Deuxièmement, à moins que tu ne veuille rester dans ce monde en tant que princesse, il faut trouver une solution pour sortir de cette… Comédie. La seule possibilité que j’ai pensée pour sortir d’ici est de terminé ce conte, mais je connais, pour ainsi dire, aucun conte.

Debout avec un air détendu. Il lui laissait le choix. Dans un sens, il misait sur cette jeune femme pour l’aider à de cette dimension et pour, donner une leçon à ce jeune prince qui se croit tout permis, et il en avait vraiment rien à faire qu’on veuille le trouer pour cette leçon de moralité, après tout cela ne serait pas la première fois qu’il danserait avec la mort ! A cette idée, il eu un petit rire sous cape.
 MessageSujet: Re: La petite sirène   Dim 3 Nov - 12:57

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Damaz Elandez

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Shin Maboroshi, Misto Shida & Damaz Elandez





" Je veux une âme. "

Tu écoutes, tu écoutes et c'est dans un tumulte étrange sentiments que tout se joue, la peur, l'adrénaline et le désirs emmêlés en toi tel une toile d’araignée tissée pour te bouffer. Tu las fixe de tes yeux céruléens, tu veux parler, ta voix se fige dans ta gorge alors qu'elle te remet l'objet de son regard malicieux. Tu observes l'artefact avec curiosité, le plaisir et la peur, impressions sauvages et contradictoires vibrantes en toi, aucun prix c'est cela ?

Au fond de toi tu sais que c'est faux, qu'elle te ment, comme un instinct impérieux en toi, un instinct te criant de fuir pour vivre, tu ne l'écoutes pas, non tu n'écoutes riens alors que ta main se referme sur l'objet. Un simple signe de tête pour repartir de l'endroit lugubre, perdu dans tes pensées, avoir une âme ? Avoir une âme et être aimé ? Et tu l'idée te séduit autant qu'elle te donne envie de gerber alors que ton vrai toi sent bientôt la libération de son être entier.

Tu t'arrêtes un long moment, fixe le palais, dire un adieu ? Un au revoir pour la dernière fois ? Tu ne veux pas, n'y arrive pas et c'est vers la surface que tu commences ta nage effrénée, nages vers le palais humain. Tu le fixes un long moment dans l'obscurité de la marée avant d'enfin te décider à avancer, que l'eau diminue en quantité alors que tu viens t'échouer sur les marches de marbres que l'eau de la mer venait lécher. Un regard vers l'océan, un regard dansant alors que les yeux se ferment, que tu sers l'objet contre ton cœur, que le vœu est formulé pour que ta queue deviennent les jambes dont tu rêvais. La douleur qui vient te vriller comme jamais, comme jamais tu ne l'avait ressentie jusqu'à présent, comme une épée venue te déchirer alors que les âmes implosent en toi, libérées de leur prison marine. La douleur comme écho des multiples transformation, tu veux crier, tes lèvres s'ouvrent et aucun son ne sort. Le prix. La douleur pire que toutes celles que tu as jamais ressentie alors que sous le choc les âmes défilent en toi, que tes yeux changent de nature, dix fois avant le néant, que ton corps couleur du soleil s'effondre sur les marches tel une vulgaire poupée privée de voix.



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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Lun 18 Nov - 21:52

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Misto

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Et nos pas nous firent sombrer dans la mer

PV - Damaz & Shin





« Rester ici ? C’est une blague j’espère ? »

La jeune fille émergea dans le couloir, Shin sur ses talons. Les domestiques ne les virent pas passer alors que l’adolescente guidait son ami dans le dédale, bien décidée à l’amener aux jardins sans savoir pourquoi. Son esprit est d’ores et déjà occupé à chercher les mots, chercher le nom de ce conte qu’elle est certaine de connaitre mais dont elle ne se souvient presque plus. Sa main poussa le battant de la porte de derrière alors que ses pieds nus foulaient l’herbe. Les yeux clos, la brune se stoppa malgré elle pour lever la tête vers le ciel. Pour laisser le soleil la réchauffer sans penser un seul instant qu’elle était accompagnée. Un sourire naquit sur son visage et elle resserra sa poigne sur la main de Shin avant de reprendre sa route vers le petit kiosque qu’elle aimait beaucoup. Non, que son personnage aimait beaucoup. Lâchant la paume du prince, elle s’assit tranquillement sur le banc et ordonna ses pensées. Le conte. La réception. Le piège et le livre. Un soupir lui échappa alors qu’elle se tournait vers la mer.

« Cette histoire, c’est celle de la petite sirène. » fit-elle en pointant du doigt la mer. « Il y a bien longtemps vivait un prince. Ce brave jeune homme qui, sillonnant les flots se rendaient auprès de sa future épouse, tomba dans une tempête alors qu’il était encore en pleine mer. Et, alors que son bateau sombrait, une sirène se porta à son secours… »

Misto expliqua brièvement les lignes principales avant de conclure en parlant de la fille des mers qui, souhaitant désespérément une âme et le grand amour, avait fini par devenir l’écume de la mer. Elle se retourna pour observer la tête de Shin. Il n’avait pas l’air à l’aise, ce qui la poussa à se lever pour s’approcher. Tendant timidement la main, elle finit par la baisser pour simplement le regarder, immobile.

« Est-ce que tout va bien ? Tu es tout pâle … » Ses doigts se posèrent sur la joue du jeune homme avant de retomber aussi sec, rappelés à l’ordre par la brune. Celle-ci inspira profondément et se détourna. « Tu crois vraiment qu’on va devoir jouer ça jusqu’au bout ? J’ignore si la sirène est un invité ou non mais si c’est le cas … »

Ses poings se serrèrent et elle croisa les bras sur sa poitrine. Refermant les yeux, elle envisagea chaque hypothèses sans pour autant réussir à ne pas retomber sur la même. Ses lèvres se pincèrent et son souffle s’accéléra. Elle n’aimait pas ça. Ce prince … il n’avait pas le droit de lui imposer ça. Pas ses vêtements, pas ses émotions… Pas de lui piétiner sa liberté. Ses prunelles étincelèrent quand elles croisèrent celle de Shin. Un éclat sauvage et silencieux de fauve acculé qui refusait tout bonnement de se soumettre à l’ordre d’une fichue histoire alors que son poing heurtait le bois de la balustrade.

« Il y a un autre moyen. Il y a forcément un autre moyen… »

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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Mer 20 Nov - 22:30

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Ses paroles rassuraient le mage, comme lui, elle voulait sortir de ce monde bourré de trucage et d’erreur. La jeune femme conduisit notre personnage dans les couloirs, il les connaissait chaque couloir et intersection, savait sur quoi débouchait les portes, mais… C’était creux et vide, comme tous les souvenirs lié à ce lieu, une pure invention de la part d’un gamin arrogant et se croyant permit de jouer avec la mémoire des gens. Se laissant guider a travers le dédalle qu’était ce manoir, l’homme essayait de vider son esprit pour ne penser à rien, mais son regard dérivait toujours sur le dos de Misto, pestant en son fort intérieur, la première chose qu’il ferait quand il sera à l’extérieur, sera d’oublier cette histoire… Rectification, la première chose serait de flanquer une correction au gamin !

La jeune femme ouvrit les battants de deux portes, laissant entrer la lumière dans la bâtisse, un peu surpris, Shin mit sa main gauche devant ses yeux pour ne pas être trop éblouie, le couloir où il était avait les rideaux fermé. Laissant l’obscurité du manoir derrière eux, Shin suivit de près Misto. Il sentit un contact au niveau de sa main droite, jetant un coup d’œil, il vit la main de la jeune femme tenir sa propre main… Quand avait-il donné sa main ? L’esprit un peu confus, il fit comme si de rien n’était.

Alors que la jeune femme s’arrêtait dans le kiosque du jardin, elle commençait son explication sur le conte qu’ils étaient en train de vivre. Découvrant l’histoire, le nom lui indiquait déjà ce qu’il l’avait sauvé d’une noyade pourtant certaine… C'est-à-dire la sirène ! Il écoutait, la laissant raconter, tout en notant dans un coin de sa tête la synopsie du conte.

Plus elle racontait, plus le mage devenait pale, les contes ne sont-ils pas fait pour que des gosses puisse les lire ? A moins qu’il n’existe deux versions… Le fait d’échanger une âme pour avoir quelque chose est plutôt terrible, voir inhumain ! Et il savait de quoi il parlait, son bras fantomatique touchait directement l’âme, une chose qu’il voudrait éviter, mais qui se trouve être l’un de ses meilleurs moyen d’attaque et de défense… Il se mit à regarder une nouvelle fois Misto, qui avait l’air tout aussi boulversé que lui, ne sachant pas ce qu’elle pouvait penser, il n’emit aucune hypothése quant à cet état.

La membre d’Eagle Crow se remit à parler, racontant qu’il devrait y avoir un autre moyen de pouvoir se sortir de là.


- Il doit effectivement y avoir d’autre moyen, mais pour l’inst… Si, j’ai peux être deux autres idées, la première serait d’aller contre le livre, mais c’est un plan trop confus et incertains. Ensuite, il s’agit d’un sortilège nous ayant enfermés… Dans un monde alternatif au notre, on peut espérer que la magie est laissé quelque part une trace comme point de retour, mais encore, il nous faudrait des indices !


Alors qu’il parlait, un majordomme approchait, il se tut, laissant l’homme remplir deux tasses de thé, quand ce fut fait, il laissait le service au cas où ses « maîtres » voudraient se resservir. Attrapant l’une des tasses, il allait se mettre à boire, mais fut stoppé net quand le liquide encore brulant lui laissait une marque de brulure sur les lèvres
 MessageSujet: Re: La petite sirène   Ven 6 Déc - 13:50

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Damaz Elandez

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Shin Maboroshi, Misto Shida & Damaz Elandez





" Je veux une âme. "

Une faible lumière, comme un écho lointain au creux de ton esprit embrumé, tes paupières s'ouvrent difficilement et ta tête semble comme vouloir explosé dans le froid mordant d'une matinée humide par l'air de la marée. Le marbre glacé sur ta peau comme écho d'une vie oubliée, la brume alors que tu te redresse lentement, le corps meurtrie sans savoir comment, que son intégralité te fait mal, que tu reprennes conscience dans un râle muet alors que tes yeux céruléens viennent découvrir tes jambes léchées par l'écume mourante. L'écume des tiens.

Prisonnier d'un rôle imposé, confusion grandissante dans on esprit embrouillé alors que tu prends appuies de tes mains pour te relever, que tu t'appuies sur tes pieds, la douleur comme un milier de couteaux venue transpercer tes jambes en simultanée, un cri qui veut jaillir, un hurlement qui veut franchir tes lèvres pour tout déchirer. Rien. Le néant du silence alors qu'une larme perle au creux de ton oeil. Et dans ta douleur revient le souvenir, les os qui craquent à tout rompre, un corps en tension, mutation, et elles dansent en toi, les âmes s’affolent et batifolent alors que dans tes yeux se lit une animalité retrouvé. L'écho d'un petit prince capricieux que tu veux déchiqueté jusqu'à qu'il ne reste que lui que des lambeaux de chaire symboles de son humanité passé.

Un pas, la douleur encore, toujours, un autre, alors que tu titubes tel une vulgaire poupée pour t'approcher des portes du château où tes désirs imposés t'ont conduit. L'amour et être aimé ? Tu gerbes cette amour par tout les pores de ta peau, par ce toi noyé par le destin d'une enfant qui cherchait désespérément l'humanité, une âme pour se sauver. Tu vomis l'humanité. Sensations étranges et contradictoire, et à chacun de tes pas la douleur brouille les frontières alors que ton poing vient heurter la grande porte de bois dressé comme un colosse toisant l'océan, royaume oublié. Un coup. Deux coup. Trois coup. Et le froid mordant ta peau basané, l'écho d'un visage. La porte s'ouvre pour révéler un homme au costume de pingouin trop serré, tu veux parler, ta bouche s'ouvre et aucun mort ne peut en franchir les parois rosées et gercées. Une voix contre tes jambes, l'histoire te rappel vaguement quelque chose, mais la confusion est bien trop grande pour que tu puisse te souvenir, surement le rôle le plus dur à tenir, deux mondes et deux royaumes, deux personnages si proches et si différents, amour et haine mêlés dans un ballet endiablé. Tu avances encore d'un pas et la douleur te vrille dans un rictus de souffrance alors que ta magie explose sous l'impulsion, que les âmes se mélangent et s'hybrident au rythme d'une mélodie sans nom, que tes yeux deviennent couleur de topaze aux iris fendues, que dans une trainée de sang les griffes émergent de tes doigts basané pour heurter le carrelage glacé dans une chute en avant. Il t'aide à te relevé, choqué et paniqué par cet homme nu se présentant dans la bâtisse de ses maîtres, quelques mots et il disparait alors qu'une femme t'aide à te relever, pauvre enfant frigorifié...

Et pourtant la danse doit continuer.



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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Mer 18 Déc - 13:19

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PV - Damaz & Shin





La jeune femme leva les yeux vers le majordome et le regarda s’éloigner. Quand elle baissa ses paupières, elle fut bien incapable de dire où il se trouvait. Ces images, ces personnes … Rien n’avait d’âme. Rien n’était vivant. La main de la mage se referma sur l’un des ocarinas à sa ceinture. Elle avait peut-être une idée. Un sourire franc illumina son visage alors qu’elle levait un regard pétillant vers Shin. Le jeune homme portait une jolie brulure au coin de la bouche et l’adolescente du se mordre la lèvre pour résister à l’élan d’affection étranger qui s’emparait d’elle. Elle détourna la tête, à la recherche de quelque chose qui la distrairait et croisa le regard violet de Radulf. Le loup lui lécha copieusement la joue, la faisant éclater de rire alors qu’elle l’enlaçait.

« Shin, allons-y. Il nous reste une troisième personne à trouver. »

Elle se redressa et quitta le petit lieu tranquille, abandonnant sans aucun remords les tasses encore fumantes. Elle avait trouvé la faille et Radulf l’avait approuvée. Il n’y a pas d’âme ici. Juste un sort unique. Personne n’est entré dans le livre physiquement. Seulement mentalement. Son sourire s’étira. Finalement, elle tenait peut être la solution de cette histoire. Comment briser une illusion si ce n’est en n’en reprenant les formalités ? Elle s’enfonça dans le château, ignorant le portier et les serviteurs, se glissant entre eux comme elle le faisait dans la foule. Tous ses sens en éveil, elle chassait ce qui lui manquait. Elle cherchait des indices qui la conforteraient dans son idée mais aussi le troisième cœur. La sirène. Son instinct lui disait qu’elle n’était pas loin. Que ce n’était qu’une question de minutes ou même d’heures avant qu’elle ne se montre. Avant que le monde ne prenne des couleurs de feu et de sang. L’adolescente se glissa dans le salon, esquivant de peu le majordome de toute à l’heure. Elle s’arrêta pour regarder la matrone qui lui barrait le passage, mains sur les hanches. Avant qu’elle n’est eue le temps de souffler, elle fut attrapée et entrainée derrière la grosse dame vociférant.

« Mais enfin Mademoiselle ! Ce n’est pas une tenue pour un bal ! Que dirait votre père s’il vous voyait ? Je sais bien que votre époux n’y voit aucun inconvénient mais les invités ? Y avez-vous pensé ? Vous… »

La fin de la phrase fut perdue alors que la porte claquait derrière la tornade aux hanches larges et ses yeux ombrageux qui aurait fait glacer le sang de Monsieur en personne. Radulf regarda celle-ci, sidéré par la soudaineté et la rapidité des actions. Il finit par soupirer et jeta un œil à Shin.

« Elle nous retrouvera dans la salle je présume. Continuons sans elle, il nous manque toujours la sirène. »

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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Mer 25 Déc - 16:01

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Alors qu’il tentait de boire son thé sans ce brûlé, il entendit un rire venant de Misto. C’était mieux de la voir ainsi, le bref instant d’oublier d’être potentiellement piéger pendant… Une période indéterminée. Celle-ci se levait déclarant qu’ils avaient une troisième personne à trouvé ! L’hypothèse d’une théorique troisième personne était un facteur inconnu, ils ne pouvaient tout simplement pas partir de ce « rêve » sans emmener les autres personnes. Il eu un léger déclic, il se souvenait qu’il n’a pas été le seul à être aspirer dans le bouquin, étaient-ils tous des dans cette histoire, ou bien il était possible que le petit prince est envoyé dans plusieurs histoires différente. Encore une énigme aux yeux de Shin. Le temps de cette réflexion, il remarquait qu’il était seul, cherchant du regard la jeune femme aux esprits, il l’a trouvait devant la porte qui les reconduisaient dans l’enceinte du manoir. Jetant un dernier regard au thé, il but une dernière goulet avant rejoindre Misto. Et puis… Si tout était faux, ce qu’il venait de boire l’était aussi, rien de plus qu’une illusion.

Suivant de près la jeune femme qui avançait le plus rapidement possible, esquivant les domestiques et autres portiers, il fut néanmoins plus difficile de stopper la grosse gouvernante, qui choppait Misto au passage pour aller « l’habiller de façon convenable ». Pris au dépourvut, il était maintenant seul avec Radulf, regardant la bête, celui-ci déclarait qu’elle les retrouverait plus tard. Continuant le chemin sans elle, il se dirigeait vers la grande porte, il se souvenait que la mage avait parlé de sirène, donc, dans l’eau non ? Alors qu’il allait à la porte, quelqu’un frappait, l’un de portier ouvrait la porte. Un homme se trouvait debout devant l’entré, l’air… Fatigué ? Peu lui importait, il demandait à l’une des servantes qui se trouvait dans l’une des pièces à côté de s’occuper de cette personne, après tout, il était un peu le prince de cette histoire, il pouvait faire ce qu’il voulait. La femme en tablier se dirigeait aussitôt auprès de l’homme, l’oubliant assez vite, Shin se dirigeait vers la plage, il trouverait peut-être quelque chose !

La vue de la mer à perte de vue pinçait le cœur de Shin, ses faux souvenirs lui racontait qu’il adorait cette odeur de sel, la couleur bleu s’étendant que se soit sous lui ou dans le ciel, tout dans l’eau lui disait que c’était son « domaine », mais c’était faux. Shin sait que rien ne peux dompter la nature, il en avait assez payé les frais d’ailleurs ! Cherchant depuis les bancs de sable, il se souvenait que Misto lui avait racontait que la sirène surveillait le prince et qu’un moment à l’autre, la sirène pourrait rejoindre la terre. A part les vagues se brisant sur les rochers, rien n’était visible. Soupirant une fois de plus, Shin s’assit par terre à contempler la mer.

Il entendit des pas soulever le sable et les quelques galets. Tournant légèrement la tête, il vit la mage dans une nouvelle robe.

- J’ai pensé à la mer, puisqu’il s’agit d’une sirène… Mais le fait d’attendre n’est peut être pas la meilleurs des solutions !

 MessageSujet: Re: La petite sirène   Lun 30 Déc - 13:01

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Damaz Elandez

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Shin Maboroshi, Misto Shida & Damaz Elandez





" Je veux une âme. "

Ton coeur se serre alors qu'il apparait, déboule dans le hall d'entrée pour empreinter la porte de bois sculpté. Aucun regard ne t'étant destiné, t'as-t-il seulement aperçu ? Vu ? Ton coeur se serre et la douleur t'embrume alors que la rage gronde en toi, que les âmes dansent comme jamais sous l'impulsion des émotions, un pas, mille couteaux aiguisés pour venir meurtrir tes pieds. L'envie de hurler, hurler à tout déchirer, mais rien, nul son pouvant franchir ta gorge privé du don de parler.

Ils t'emmènent, tu n'as pas le temps de réagir, tu aurais voulu courir et le rattraper, mais déjà il disparait alors que la salle de bain ouvre ses portes, qu'on commence à te laver et te préparer pour assister au grand bal organisé pour les mariés... Mariés ? Tu ignores et pourtant tu sais ce que c'est, le désespoir et la haine alors que ta vie revient en des fragments esseulés au rythme de cette douleur qui te transperce à chaque pas, frère de douleur, la rage et la haine d'un sacrifice que tu sais ne jamais avoir fait. Abandonner famille pour une passion consumé, pour un inconnu à aimer. Tu te hais car ce choix est aux opposés de tout ce en quoi tu crois, de tout ce que tu es. Maléfice d'un rôle imposé, confusion des identités alors que tu es enfin prêt, que malgré tout tu comptes essayer, essayer par la seule chose que tes deux personnalités peuvent cumuler, deux choses qui les relient plus que jamais, la danse et la détermination bestiale, animale.

Les portes s'ouvrent et tu fais ton entrée au milieu des invités, tu détestes ces vêtements étranges dont ont t'as affublé, tu veux tout déchiqueté alors qu'en toi les âmes s'agitent et grondent contre la mascarade, que tes yeux s'animent de la lueur bestiale, pupilles de topaze que la douleur, la haine et le coeur exacerbent comme jamais. Et pourtant désespérément ton regard commence à le chercher, tu ne le vois pas, cherche mais ne le voit pas, on vient te parler, impossible de répondre par autre chose que des hochements de tête décérébrés.

La douleur et la frustration, puis la mélodie résonnant, résonnant dans tout le hall de l'assemblée attendant le prince et sa future épouse, la mélodie qui te transporte comme jamais, alors que pris d'une envie impérieuse et incontrôlable tu commences à danser. Danses alors que chaque pas parait comme le supplice sans fin d'épées venant te transpercer, et pourtant tu continues de danser, danses avec la perfection des années, la perfection d'une magie t'ayant affublé de ces jambes pour qu'elles soient plus parfaite que jamais au pris d'une douleur permanente. Et tu danses, danses sauvage et oubliée tu désert où tu étais né, attendant que ce montre celui que tu es venu chercher.

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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Sam 11 Jan - 20:25

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Misto

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Et nos pas nous firent sombrer dans la mer

PV - Damaz & Shin





Radulf empoigna le jeune homme et le fit lever. Il ne prêta aucune attention à ses éventuelles protestations. C’était d’ailleurs pour les minimiser qu’il avait emprunté les traits de la mage. Son regard violet le trahirait sans doute dans son déguisement mais ce n’était qu’un détail. Menu détail. Il entraina le jeune homme loin de la mer, dépassant les serviteurs auquel il intime un mouvement de recul par un simple regard. Sa prestance le trahira aussi. Il n’y avait pas songé. Il avait trop pris l’habitude, étant anciennement humain, d’avoir le respect de ses troupes et ses vieux déclics remontaient naturellement. Ils franchirent les portes du palais dans l’autre sens et le loup s’arrêta sur le seuil, les yeux plissés et concentrés. Il grommela vaguement avant de dévisager le mage de Lamia Scale. Il se volatilisa comme par enchantement, laissant ses consignes derrière lui, son ton ne souffrant d’aucune possibilité de refus.

« Tu devrais aller dans la salle de bal. Et vite. »

*

Misto avait sauté dans le corset et le pantalon que la bonne femme lui avait donné. Elle avait même esquissé un sourire en songeant que sa ceinture de fleuret se mariait à cette tenue inhabituelle presque aussi bien que son baudrier et ceux comme si c’était naturel. Plaquant un nouvel accord sur l’ocarina qu’elle tenait dans ses mains, elle regarda la moue amplement satisfaite de la bonne. Le sourire de la jeune fille s’étira alors qu’elle la congédiait. Elle avait trouvé la faille qu’elle cherchait. Et si elle réussissait à altérer la vision des habitants, elle pourrait réussir à déjouer le sort. Sa main se resserra sur l’instrument et elle inspira un grand coup. Elle franchit la porte, libérant, malgré elle, tous les loups qu’elle possédait. Accompagnée par ses huit compagnons, elle traversa le couloir à toute allure et fit irruption dans la salle de bal. Un sourire ironique se dessina sur ses traits lorsqu’elle reconnut Damaz qui dansait comme un forcené. Elle ignora délibérément tous les regards posés sur elle et porta son instrument à ses lèvres. La note sonna étrangement dans l’univers bien construit du livre. Pourtant, la jeune fille savait pertinemment qu’il reconnaitrait ce simple son. C’était le sien. Celui qui le possédait corps et âme malgré les dizaines de reflet qui l’habitait.

L’aigle ferma les yeux et souffla à plein poumon la note suivante. Les musiciens, frappés par le contretemps qu’on leur impose, lâche les instruments. Chacun des loups se glissent entre les invités, humain et ocarina savamment emprunté, pour reprendre l’accord en écho. Puis Misto surenchérit, saisissant en elle-même les bribes des âmes de Shin et Damaz pour les entrelacer avec la sienne. Le son pur fait dresser les cheveux sur la tête des reflets les plus proches de la mage. Elle pousse même certain à se boucher les oreilles en hurlant alors que plonger dans le rythme, l’aigle en recherche la partie où influe l’illusion. La pièce résonne de ces flèches de musique mêlée à la magie pure alors que le haut de la salle de balle se volatilise. La tournure de la mélodie change alors que la brune avance entre les invités et se glisse sur le côté de ceux qui réagissent. Le son exotique de l’âme de Damaz s’élève sous les doigts fébriles de la jeune fille alors qu’elle effleure la série d’accord faussé. Accord qu’elle a déjà joué. Son don balaye les sentiments fictifs alors qu’Osulf pousse Shin d’un coup de hanche, loin du danger.

Les hommes de l’assemblée réunit réagissent lentement. Se levant un à un comme une série de poupées maudites, ils avancent vers les musiciens en dégainant leurs épées. Henning trébucha, esquivant de peu la lame qui le visait alors que Misto dut se retenir de hurler quand l’arme de l’homme le plus proche lui entailla la main. La note s’en retrouva plus longue, si bien que le mur qui commençait à se désagréger s’immobilisa dans son état semi translucide. L’adolescente faucha les pieds de son adversaire et reprit la mélodie avant que la note s’essouffle. Les yeux toujours clos, elle s’attaqua avec une vitesse redoublée, au reste de l’illusion, faisant disparaitre les éléments au gré de la musique. Elle concentra toute son énergie, négligeant son environnement alors qu’elle s’enfonçait toujours plus profondément dans le sort qui les retenait. La moindre fausse note provoquerait une catastrophe réelle, tout comme le moindre arrêt serait fatale à l’endroit qu’elle modifiait. Les loups, iris fendus, suivait tranquillement le rythme de Misto tout en regardant intensément les deux mages. C’était le monde, ou eux. Et si quelqu’un devait bien mourir, autant que ce soit la dimension.

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 MessageSujet: Re: La petite sirène   Mer 15 Jan - 22:18

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Shin se laissait entrainer par la jeune mage, non sans protestation car une sirène, si c’est pas dans la flotte c’est pas vraiment une sirène. Ne disant aucun mot, seul le regard de la jeune femme lui fit comprendre le passage qu’il avait manqué ! Voyant que le regard était plus dur, ainsi que d’une teinte différente, il se dit que cela devait être le loup qui l’accompagnait, prendre la forme de Misto était l’une des choses les plus logiques pour pouvoir se déplacer sans se faire importuner ! Arrivé au seuil du manoir, la créature sous les traits de la mercenaire disparut sans laissé de trace, avec pour seul indice : direction la salle de balle !

Se laissant guider par les faux souvenirs, il se dit que ce n’était pas si mal pour le moment présent d’avoir en mémoire cette vie faites d’illusion et de fantôme, ironique pour un type comme lui qui utilise en partie ce genre de magie. Traversant les divers couloirs pour rejoindre le plus vite possible la salle de balle, il tombait sur une pièce ayant en son centre un escalier assez grand, a son sommet contre le mur, un grand tableau était présent. Il n’avait pas fait attention tout à l’heure à cette immense peinture. Alors qu’il grimpait les marches, il eu le temps de l’examiner.

La toile semblait vieille, en son centre, nous pouvions voir un homme assis sur un siège en cuir. Se tenant sur le côté, une femme portant une robe de couleur pale et arborant des colliers. Seul détail, les visages semblaient inexistants, comme caché par l’ombre. Seul demeuré un enfant situé devant la mère. Il se mordit les lèvres en voyant que c’était lui plus jeune. Se mordant les lèvres, le jeune homme se mit à ignorer la toile, il n’avait pas envie de penser à ses propres parents, massacré il y a des années. Plus le temps avançait, plus il oubliait, d’abord ce fut le son des voix, ensuite les visages, tout comme la peinture. Rien d’avoir pensé ceci mit mal à l’aise Shin. Se dépêchant de grimper les escaliers pour rejoindre un nouveau couloir.

Ignorant chaque serviteur souhaitant savoir si son maître voulait quelque chose, pour le mage, une vie sur un plateau d’argent est quelque chose d’insensé jusqu’à ce qu’il devienne le prince de ce conte. Maintenant ? Il s’en foutait royalement ! Arrivant devant les portes de sa destination, il ouvrit les portants en poussant les deux battants. Et que vit-il ? Misto qui allait se mettre a joué avec un ocarina, tous ses loups relâché dans le public, ainsi que l’homme qu’il avait croisé mal en point à l’entrée tout à l’heure.

Le son qu’il se mit à entendre fit même couper l’orchestre, ceux-ci semblaient même carrément paralysés. Ce qui n’était pas le cas du mage, la musique semblait le bercer et lui apporter un peu d’espoir. Ce fut d’ailleurs un des loups qui ramena Shin dans la pseudo réalité de cette illusion, il ne comprenait pas vraiment ce qu’il avait fait, mais il remerciât la créature pour l’avoir sortit de cette état de transe.

Il remarquait que la plupart des hommes réagissait de façon étrange quant à la musique de Misto. Chaque uns avait sortit un estoc de leurs ceintures. Telle des gardes protégeant leur monde, certain tentèrent d’attaquer la jeune femme à l’ocarina. Que pouvait-il faire à part rien ? Les loups tournoyant autour de la jeune femme les protégèrent déjà, le fait d’aller là-bas aussi pourrait perturbé le rituel. Sa seule action fut celle de l’observation.

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