Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]
 MessageSujet: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyMer 21 Aoû - 21:44

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Imaginez une nuit lugubre, mais bien lugubre, dans le style porte qui grince et citrouilles qui parlent.  Je parle là de quelques choses, je le répète, de vraiment lugubre donc, avec des rires cachés dans des coins sombres et des pleures qui raisonnent dans les yeux d’un monstre lunaire. Et puis avec cela, on rajoute un bâtiment vide, et du vent qui l’habite. Les filles du monstre lunaire ? On s’en fiche, on les vire. Il n’y a pas d’étoiles dans une nuit lugubre, seulement un ciel noir avec un point fantomatique en son centre. Une nuit lugubre ? C’est le lieu de l’histoire : un cadre désastreusement idyllique : une guilde avec plumes, mais qui est déserte, une marionnette tueuse repenti et une coquille vide sans âme. C’est avec tout cela que l’on peut se diriger plus précisément dans un lieu précis : un bar, sans son barman, car, encore une fois, pas de barman dans cette nuit lugubre. Seul dans la pièce, un personnage, pas secondaire, pas principal, personnage, disons simplement fou. Observons-le, ses cheveux d’abords ; étranges ils le sont, car ils semblent regrouper un kaléidoscope de couleurs en leur sein : du rouge, de l’orange, du jaune, une vraie explosion du spectre visuel. En descendant un peu, on aperçoit son visage : un visage fin et pâle qui parait triste en souriant, comme si la réalité du personnage lui apparaissait différemment, et que ce qu’il pouvait voir ne lui convenait pas, mais qu’il n’y pouvait rien. Enfin, penchons-nous sur ses yeux : ils sont vides, en plus d’être violettement bleutés. Ils sont cernés, fatigués, mais dansent encore dans leurs abysses un feu follet : la peur. Ce sont les yeux de quelqu’un qui n’attend plus rien de la réalité. De toute façon, Lund Saleight n’attendait plus rien de la Réalité depuis bien longtemps. Rien.

Pour les plus lents qui n’auraient pas encore compris, se trouvait donc, assis sur une poutre de la grande taverne de la guilde Eagle’s Claw, Lund Saleight. Confortablement installé, il réfléchissait, à la guilde, à Nywell, à Tsukiyo et à l’ombre qui accompagnait ses pas. Il était seul, bien sûr, ce cher barman ne l’aimait pas trop, et Lund ne bougeait de sa bibliothèque que très tard dans la nuit, pour ne pas voir les autres gens, à qui, ils ne voulaient pas causer de tort, car il considérait bien maintenant que parfois, il faisait de véritables crises de folie, dangereuses pour lui et pour les autres ; soit ils lui rappelait trop la déchéance de l’ancienne maîtresse des aigles. Il changea de positions, d’ailleurs, il avait toujours trouvés cela drôle d’être considéré comme << Chambellan >>, et encore plus maintenant qu’il était « l’ancien chambellan ». Un titre qui ne voulait rien dire, dans une guilde qui était muette, cela sonnait bien. Près de lui, en équilibre précaire, il y avait une tasse, qui était vide. Un peu comme son esprit. Vide. Malade. En vérité, il avait peur. Une peur primale, ancestrale, du genre qui vous souffle de courir le plus vite possible, de celles qui vous prend aux tripes, et qui ne vous lâche plus après. Peur de lui-même, de son esprit. Maintenant, il en était sûr, il avait perdu son âme. Envolée. Partie. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi ça ? Pourquoi maintenant ? Il cherchait la question. Puisqu’il savait déjà la réponse. Il eût un sourire, il se souvenait du personne dans le même cas. Tenga. L’Ermite fou. Il ouvrit les yeux. Fou. Le mot semblait devoir prendre une phrase à lui seul, tellement il se sentait important. A l’époque, il était jeune, cela était à quelques années. Il venait juste d’entrer chez les aigles. Il eût de nouveau un rire. Il était sain d’esprit. Maintenant, il était fou, et il était sûr que Tenga pourrait l’aider, car il avait peur terriblement peur, au point de faire tomber une tasse de thé au sol. Un rire, une main qui se pose dans des cheveux, des bruits de pas. Il le sent. Une âme. Tâché de quelques choses de sombres, mais pleine d’espoir.

« Et toi, que cherches-tu à fuir pour être éveillé par cette lugubre nuit ? »


Son sourire Lundien se tourne vers le sol. A l’entrée, un corps vivant, un aigle mage, une marionnette intriguée. Et le fou lui sourit, depuis les hauteurs.
 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyVen 23 Aoû - 13:32

Jiro Yu
Jiro Yu

Eagle's Claw

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Jiro, en s'avançant, leva ses bras au dessus de sa tête, emportant avec ses doigts agiles la vague de cheveux noirs et il les emmêla délicatement pour faire un chignon. Il était vêtu simplement, avec des vêtements amples qui pourraient lui donner des mouvements souples. Sans ses cheveux qui se soulevaient à chaque pas, il avait désormais l'impression d'être plus léger. On aurait pu croire, avec l'accoutrement qu'il affichait, qu'il allait partir en mission. Tout était fait pour qu'il soit le plus à l'aise possible, dans une tunique qu'il préférait quand il combattait. Mais il allait simplement faire un tour dans la guilde, pour s'aérer l'esprit.

La nuit était longue, le lieu silencieux. Sa chambre presque miteuse dans la guilde l'oppressait presque à cette heure avancée. Les murs vides le regardaient et il ne supportait pas leurs regards. Il n'y avait presque personne d'éveillé, à vrai dire quasiment personne, et il s'ennuyait ferme. Il n'était pas sorti de la journée et maintenant qu'il était trop tard, il le regrettait. Il n'avait pas sommeil, mais avait une envie toute particulière, une envie qu'il ne gardait que pour lui; l'appel de la chasse à l'homme. Il travaillait dessus, il arrivait à faire passer l'envie et ne plus la faire transparaitre aux autres, mais elle restait là, au fond de lui, bien logé entre ses deux yeux, entre ses deux bras, partout son corps palpitait sous l'effet de l'envie singulière. Il se mordit la lèvre, imaginant l'espace d'un instant sa prochaine victime. Il pourrait attendre le lendemain pour s'en aller et faire ce qu'il fallait qu'il fasse, mais l'ambiance de la nuit était toute particulière, si délicate, si joviale et sérieuse en même temps. Une ambiance propice au meurtre.

Il sortit alors de sa chambre, faisant quelques pas inaudibles dans le couloir. En franchissant la porte, il avait été animé par le désir insoutenable de tuer, et en l'espace d'une seconde, sa petite balade nocturne dans la guilde se transforma en escapade sanglante. Il allait tuer, tuer la première personne qu'il rencontrerait. Il aimait bien ce genre de défi, s'imposer des contraintes, rendre le travail difficile. Il ne pouvait que mieux le savourer une fois l'acte accompli.

Il marcha alors presque gaiement en imaginant ce qui allait se passer bientôt jusqu'au bar de la guilde. Il sentit une présence. Et si c'était Misto ? Il devrait la tuer, réellement ? Il avait juré, c'était fort dommage. Mais ce n'était pas elle. Une silhouette acidulée, qu'il n'avait jamais vu, à peine entrevue dans les ombres et recoins d'Eagle's Claw. Lund Saleigh l'interpela.

« Et toi, que cherches-tu à fuir pour être éveillé par cette lugubre nuit ? »

Lugubre, celà trahissait-il l'état d'esprit de l'homme ? Assez jeune, mais le corps vieilli par une angoisse permanente, les yeux du garçon virevoltaient presque dans ses orbites. Les bruits de couloir n'étaient pas fameux à son sujet, mais Jiro n'y avait jamais réellement fait attention. Il se ferait lui-même sa propre idée de celui qu'on nommait le chambellan. Et leur réunion imprévue dans la nuit ne pourrait qu'être idéale pour savoir tout sur cette mystérieuse personne.

« Je ne suis pas vraiment en train de fuir quelque chose, mais quelque chose est en train de me fuir, quelque part, et je tente de la rattraper. Je suis Jiro, on ne s'est jamais réellement croisés, n'est-ce pas ? Ça fait quelques temps que je suis ici, on a au moins un point en commun, si ce n'est l'appartenance à cette guilde : la solitude qu'on ressent dans ces lieux. »

Jiro, amusé, s'assit sur le rebord d'une table, ne quittant pas des yeux Lund. Il allait le tuer, c'était le jeu. Mais autant jouer un peu avec sa proie. Dans cet état d'excitation qui précède l'instant fatal, les ardeurs du marionnettistes se déchainent, se calment, se stabilisent, et repartent de plus vive. L'extase.
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 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyVen 1 Nov - 12:34

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C'était une nuit lugubre ♪
Là où il y a de la confiance, tout peur arriver. Là où il y a le malheur aussi.

« Tu te trompes Jiro. »

L’aigle, depuis les hauteurs de son nid, lui adressa un sourire, et changea une nouvelle fois de position : il laissa ses jambes pendre dans le vide, comme s’il s’apprêtait à se laisser glisser au sol.

« Je ne ressens pas de la solitude. »

Il pencha la tête sur le côté, de cette manière que les oiseaux ont de faire, comme pour mieux juger ce qui peut être parfois leur proie.

« Je ressens de la peur. »

Il appuya le dernier mot, et le ponctua d’un nouveau sourire lundien. Lund se laissa finalement glisser au sol, et ainsi se retrouva à dévisager son pendant meurtrier. En général, ils ne connaissaient rien de ses compagnons de guilde, il se contentait de les éviter, et de les ignorer. Mais il y avait que parfois, le papier lui murmurait des choses, et qu’après tout, l’adepte de l’origami avait toujours été doué pour décrypter l’âme des gens de ce monde. Son instinct lui soufflait une chose en cet instant : l’âme de l’homme qui lui faisait face était tout sauf « innocente ». Elle était… entachée, c’était sûr, mais étrangement, Lund sentait aussi autre chose. Comme un parfum d’espoir. De tentatives de puretés. Des pulsations que quelqu’un tentait de retenir.Vainement, tôt ou tard, on est tous rattrapé par sa véritable nature ; il en savait quelque chose.

Etonné ? Non, il ne l’était pas : Misto, Nywell, elles, elles étaient plutôt gentilles, et il était facile de deviner qu’elles tentaient de tirer la marionnette du côté des « bons ». Malheureusement, la frontière entre le bien et le mal avait toujours été flou aux yeux du Saleight. Devant lui, se cachait un monstre. Un aigle aux griffes métalliques tachées par le sang. Il en était sûr.

« Il n’est pas bon de brider un prédateur n’est-ce-pas ? C’est sûr qu’un aigle se doit de chasser, mais… »

Lund plongea ses orbites vides dans ceux du Yu. Montre-moi tes yeux, je te dirai qui tu es. Le blanc de l’œil encadrait un iris ébène, et au fond, dans le fond, brillait la lumière rouge. La lumière des gens qui ont soif de sang. La lumière des gens qui porte la tristesse en eux. Ce qui amena Lund à se poser la question : qu’avait fait Jiro pour mériter cette lumière ? Son passé semblait lui coller à la peau, comme un déguisement qui l’étoufferait. Comme s’il était enfermé dans un rôle qu’il se devait de jouer. Comme s’il était une marionnette. Le mage fou posa une main sur l’épaule de son futur meurtrier, et rapprocha ses lèvres de son oreille.

« Qu’attends-tu dans ce cas ? »

L’aura de Folie était revenue. Lund se détacha de la marionnette pour reculer lentement. Finalement, sa voix retentit, riante dans l’obscurité. Ici régnait la folie douce, ici ne régnait plus les apparences. Lund Saleight pouvait lire à travers vous, il faisait tomber les masques. Il révélerait à tous ces joyeux oiseaux la vraie nature de Jiro Yu. Il se laissa tomber par terre, tordu par le rire. Un rire de dément.

« Maintenant, tue-moi ! ♥ »
Your turn ! ♥

 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyVen 1 Nov - 13:30

Jiro Yu
Jiro Yu

Eagle's Claw

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Ainsi Lund ne ressentait pas la solitude mais la peur. Il se laissa glisser devant Jiro, amusé, contemplant le visage du mage sous les moindres recoins. Jiro pu voir ses yeux dérangés rouler dans ses orbites, à l'affut du moindre détail pouvant alimenter ses argumentations tordues. Il lui proposa quelque chose, il semblait l'avoir percé à voir, l'avoir compris : il formula le souhait d'être tué.

Un frisson inédit traversa le corps du marionnettiste en entendant ce souhait particulier. La peur qui rongeait l'homme le poussait-il réellement au suicide ou se contentait-il de rire ? Il tomba à terre, se tordant le ventre dans des rires déchirants, des rires peu sincères. Il était sincèrement fou, atterré par une vérité trop lourde pour lui. Jiro le contempla avec tristesse, se pencha sur lui et l'aida à se relever, puis le fit s'asseoir sur le rebord d'une table, le contemplant silencieusement. Un suicide assisté, c'était ça qu'il voulait ? Jiro perdait un peu de sa contenance, un peu de son excitation. Il n'avait tué que pour se satisfaire lui-même, pas dans l'optique de satisfaire sa cible, et ça le dérangeait presque d'entamer quelque chose de jamais vu. Il ne pourrait le savoir qu'après acte, alors il leva les bras et posa chacune de ses mains sur les épaules de Lund.

« Je ne me fais pas attendre après une telle demande. Je vais donc te tuer, si tu le souhaites. »

Il créa alors un fil magique entre ses doigts et le rendit tangible, puis l'enroula autour du coup du garçon perturbé et serra de toutes ses forces. Le visage de Lund devint violet, il n'arrivait même plus à suffoquer, l'air manquant. Jiro sentit presque le cou se rompre sous l'effet de la puissante cordelette mais dans une étrange explosion, la tête de Lund explosa en des milliers de confettis qui volèrent au travers de la scène. Décontenancé, Jiro se dégagea, regardant le corps de Lund, décapité, tomber à terre. Puis, dans un étrange mouvement, les bouts de papiers se regroupèrent au niveau du cou du garçon et reconstituèrent à la perfection les traits de son visage. Presque heureux, Lund se redressa, faisant face à un Jiro légèrement énervé qu'on l'ait mené en bateau de cette façon.

« Si je ne peux pas te tuer, ne demande pas à ce que je le fasse. »

Il contempla son interlocuteur, reprenant rapidement son calme. C'était peut-être une provocation à l'égard de Jiro que de lui demander de tuer en sachant qu'il ne pourrait pas. Y avait-il un moyen d’ôter définitivement la vie de cet homme ? Jiro sentit un nouveau désir cuisant s'insuffler en lui. Il n'avait jamais connu de réelle difficulté pour tuer une cible jusqu'à présent, rien de bien compliqué, une fois qu'il arrivait devant elle, il lui enfonçait une aiguille dans le front ou l'étranglait docilement avec ses doigts. Mais cette fois, Lund semblait résister à ses tentatives de meurtre. Il retenait toujours son petit défi de la soirée, tuer la première personne qu'il rencontrerait... Il tuerait Lund, un jour ou l'autre, quand il aurait trouvé la faille à l'homme-papier.

« Comment peux-tu mourir si ton corps se régénère si facilement ? »

Autant se faciliter la tache.
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 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyLun 4 Nov - 18:52

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We are here.
We are in a SuICIdE's rOOm !
Le suicide est la plus grande des négations. ♪

Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] 604579Suicidebymzzozorio

Paix retrouvée, Réalité terminée ? Mensonge. Une main sans tête qui se referme dans le vide, une main sans tête qui se referme sur un vêtement. Son vêtement. Un visage triste qui se reforme. Un sourire qui sonne faux. Du papier. Du carton. Hypocrisie en ce bas-monde, le Lunatique ne l’ignore pas. Celui qui lui fait face doit être aussi au courant, le meurtre est sa manière de fuir. Tout le monde fuit la Réalité à sa manière, Lund est simplement le plus pragmatique. La mort est une manière de fuir… Ca n’avait pas marché.

Suffocation. Peur à son paroxysme. Le cœur qui s’accélère, un orgasme divin. La mort est une douce amante, mais elle ne veut pas Lund. Même elle décide de le fuir. Sa tête se reforme, il prend une grande inspiration. Libération, air pure, renouveau. Il renait. Encore une fois, dans cette Réalité qu’il ne peut pas se permettre d’assumer. Il lui sourit. Il sourit à Jiro, d’un air triste, il le savait au fond. Qu’elle ne voudrait pas à lui. Qu’elle, à son tour, elle le fuirait. Terrible, et cruelle, entre les mains du marionnettiste, elle est impuissante. Elle ne vaut rien. Elle ne peut pas le tuer.

»Dans ce cas, peut-être que c’est moi qui devrait te tuer. Puisqu’il semblerait qu’ici quelqu’un doit mourir… »

Un homme de papier qui approche son visage près d’un autre plus détaché, les fronts vont presque se toucher. Il murmure. Il promet. Sérieux ? Il ne l’est qu’à moitié, pauvre fou las qu’il est en vérité.

« Laisse-moi à mon tour de permettre de quitter la Réalité ! »

Des mains qui se rapprochent, qui s’enserrent. Des serres d’oiseaux qui font colliers, et qui dans le néant, lentement voudrait le tirer. Jiro Yu. Tu vas mourir. Les mains s’affaissent. Il n’a pas le courage, Lund n’a pas l’envie. De rendre, ce qui est pour lui, un service. La lente agonie promise qui, lentement, fait demi-tour. La marionnette n’a pas bougé. Sans doute qu’elle aussi, à sa façon, est-elle coincé dans un prisme de Réalité ? Le Saleight le contemple. Il s’apaise. La colère et la peur disparaissent, font place à la lassitude. Sa tasse est, en plus d’être aussi cruellement vide.

« Je l’ignore, et ça me tue. »
Your suicide now. ♥
 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyDim 10 Nov - 1:32

Jiro Yu
Jiro Yu

Eagle's Claw

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L'ancien chambellan de Tsukiyo était rongé par la folie, par la peur. Il ne savait comment mourir et en était absolument tourmenté. Il leva ses doigts tremblants au cou de Jiro, et tenta de comprimer sa gorge fine pour empêcher l'air de passer. Mais le cou de Jiro n'était qu'un simple cou en bois qui avait l'apparence humaine. Une simple pression dessus ne déformerait pas le bras. Des doigts frêles et hésitants n'arriveraient pas à faire mal au pantin. Il comprit que sa démarche était vaine et baissa les bras. Il fit la moue.

Jiro bouscula Lund. Il le frappa, du bout des doigts, à l'épaule, pour le forcer à trébucher, à reculer, à perdre équilibre, à n'avoir plus aucune contenance. Il fronça les sourcils et recommença, poussant encore le garçon.

« Alors si nous nous battons, qui l'emportera ? Si mes offensives ne peuvent contrer ton corps de papier, et si tes attaques ne peuvent qu'effleurer mon corps de bois, il y a t-il une raison de continuer ? Nous pourrions faire de grandes choses ensembles. Avec mes fils de marionnette, je suis en train de réfléchir à les faire pénétrer dans le corps des personnes, puis à écouter les vibrations qui seront transmises le long du fil jusqu'à moi et ainsi comprendre ce que fait cette personne. Toi, tu peux coller une part de toi, un simple bout de papier, sur la peau d'un autre, et ainsi capter sa présence continuellement. Nous sommes tous les deux des espions, des êtres cupides de ruse. »

Jiro redressa Lund à sa hauteur -il se tenait assez mal, perdu dans ses lamentations muettes- et, du bout des doigts, releva le menton du garçon. Il approcha son visage au plus près possible, son nez frôlant celui de l'homme de papier, et il plongea ses yeux d'ébène dans les yeux clairs et profonds de l'autre.

« Oui, je ne vais pas te mentir, tu m'intrigues énormément. Quel est ton passé ? Quelle est ton histoire ? Pourquoi déverses-tu ces mots que seul toi peut comprendre, pourquoi adoptes-tu ce comportement en compagnie de telle ou telle personne ? Qu'est-ce qu'il se passe, dans cette tête, hein ? »

Jiro se redressa, puis tourna autour de Lund. Il s'arrêta dans son dos, se pencha pour que sa tête se reposa sur l'épaule de l'autre, et murmura dans sa petite oreille.

« Qu'est-ce qui te fait peur ? »

Il passa ensuite ses bras autour du corps de Lund, l'enlaçant étrangement comme pour l’empêcher de partir, ou peut-être pour le réconforter.

« La mort peut être effrayante, elle n'en sera jamais moins attirante. Ton corps sent bon, Lund. J'ai envie de sentir l'odeur de ton sang. Mais il faudrait que je parvienne à percer les mystères de ton corps, de ta magie, pour dévouer le piège de papier et réussir à atteindre le vrai toi, celui fait de chair, d'os et de sang. Laisse-moi du temps. Je te laisserais tranquille. »

Il dessera l'étreinte, levant ses bras au dessus de Lund, et emporta avec eux les propres bras de l'autre garçon, reliés par des fils magiques que Jiro avait placé ici et là. Lund était comme sa marionnette, et Jiro, maniant ses fils, le força à se retourner, pour qu'ils soient à nouveau face à face. Il rompit les fils, effaçant tout contact entre eux, imposant le silence dans l'étrange scène. Puis il se détourna, murmurant à demi-mot.

« Mais ne t'avise pas de mourir avant que je n'ai réussi à te tuer. »
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 MessageSujet: Re: Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]   Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro] EmptyMar 31 Déc - 13:31

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Un pion pour un fou
Ou une larme pour une marionnette
Face à face. Un démon et un ange, ou un ange déchu et un démon altruiste. Peu importe, il n’y a pas de différence. Les deux êtres se regardent, chacun semblant incarner un idéal, ou plutôt pour Lund, l’absence d’idéal. Beaucoup de personne pensent en général que l’obscurité est le contraire de la lumière. C’est faux, l’obscurité n’est que l’absence de lumière. C’est pourquoi certains spécialistes, à l’annonce ce cette constatation, ne manqueront pas de faire remarquer un point essentiel : si l’on continue après zéro, si on va voir, si on va chercher ce qui se cache avant l’obscurité, que trouverons-nous ? Voilà ce que semblait dire un visage en perpétuelle angoisse, incarnant un douloureux oxymore. Voilà ce qu’exprimait les yeux, la bouche, le corps de Lund Saleight. Non, il n’était pas jeune, il n’était pas vieux non plus. Il n’était que tristement vivant, une marionnette sans fil, sans texte, abandonnée. Le Saleight contemplait seulement, car en vérité, il n’écoutait presque pas Jiro. Peut-être se contentait-il de saisir quelques bribes de syllabes, qui ensemble, formaient des mots, qui eux même assemblées, faisait prendre vie à des phrases, qui dans la tête de l’aigle perdu, ne formait rien du tout, si ce n’était le Chaos. Un merveilleux, tendre Chaos, un doux requiem que le tueur servait aux oreilles de sa proie, qui berçait les oreilles du mage souhaitant mourir. Un suicide qui pourtant n’avait pas voulu marcher.

Il y eu une phrase, il y eu un arrêt. Une tête qui se tourne. Un peur, une folie, qui semble faire place à un autre sentiment. La colère. Visiblement, ignorant qu’il était, le Yu a fait deux erreurs. La première étant de mal jauger le fou. La deuxième étant de n’avoir pas compris que la Folie était une énergie, un moteur dont il ne fallait pas parler. Lund s’avance, il s’approche, de nouveau sa tête, son souffle ne sont qu’à quelque centimètre du mage tueur. Il lève sa main, et dessine, sous l’œil de la marionnette, une larme, avec son index. Son doigt qui se fait d’ailleurs plus coupant, du papier qui coupe, plus… tranchant. Son doigt qui finalement, creuse le bois, et y laisse une marque. Une promesse peut-être, ou simplement une larme. Il laisse tomber sa main, et chuchote à l’oreille de son assassin. Il a une voix douce, lente, mais aussi contenu. Acidulé. Violette.

« Ma tête ? Tu veux savoir ce qui se passe dans ma tête ? »

Il plonge ses yeux dans ceux de Jiro ; de curieux organes oculaires qui semblent, dans le fond de l’iris, luire. Comme si un brasier criant se trouvait à l’intérieur. Une tempête sans âme. Une merveilleuse antithèse. Lund coupe cette lumière, et perd son sourire. Il se retourne, s’éloigne de Jiro, repart se cacher dans l’ombre. Sa voix disparait dans un souffle.

« Non, je te promets que tu ne veux pas savoir… »

Il retourne dans un coin de la pièce, sur une table jusqu’à alors dissimulé. Il s’y assoit, et y joue un coup. Un coup sur le plateau d’échec qui trône sur cette fameuse table. Un coup simple, un peu rêveur, un coup dans l’eau. Un fou qui avance. Un fou noir qui avance, mais qui pourtant est susceptible de mettre certaines pièces en dangers. Jiro Yu l’avait déçu finalement. Beaucoup trop blanc, peu inventif pour lui et ses pièces noirs. Néanmoins, il lui avait fait une promesse, scellé avec la larme sous son œil. Lund Saleight lui avait commandité un assassinat, et la cible était toujours vivante. Ce n’était pas grave, le Papier était habitué à attendre. Il attendrait. Il attendrait sa mort, afin de pouvoir enfin embrasser la Faucheuse.

«J’attendrai que tu puisses me tuer alors. Mais ce sera difficile. Ne me déçois pas… Quant à toi, ne perds pas ton âme, elle est très intéressante.»

Last word ? ♥

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