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Mari et femme, vrai ou faux ?
 MessageSujet: Mari et femme, vrai ou faux ?   Jeu 18 Juil - 14:14

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Je me saisis doucement de la serviette et la passe avec délicatesse sur mes lèvres à peine tâchée par la nourriture d’origine marine que je viens de déguster à la manière d’un cul-serré. Sincèrement ? Ca donne pas envie d’être né avec une cuiller d’argent dans la bouche tout ça. Premièrement, j’ai encore faim, des rations pour anorexiques ce qu’ils nous ont servis. Deuxièmement, ça vaut pas un bon plat de maman, tout ça c’est du luxe vide de ses pour mon palais et mon estomac de goinfre. Peut-être que c’est moi qui manque de raffinement, mais tout ça ne m’enchante pas vraiment. Bien entendu, je souris, je mime le plaisir, ce n’est pas si dur que ça après tout de faire semblant une fois qu’on est lancé, je me demande si je tiendrais les quatre jours sur ce rythme. Encore, jouer au nanti a quelque chose de comique, et puis avec Georges à mes côtés, je me sens bien capable d’y arriver malgré l’agacement que cela peut susciter. Se priver de ses pouvoirs, difficile mais j’ai vu pire comme mission. Non, le plus dur, c’est pas ça…

« Tu as apprécié les langoustes ? Succulente la sauce, non ? »

Je regarde ma coéquipière avec un sourire à moitié faux. Il fallait que je casse ce silence, qui sait qui pourrait nous observer. La terrasse du restaurant donne directement sur la mer, l’air de Caldonal inspire agréablement les vacances, le soleil nous réchauffe même sous ce parasol et ses cheveux aux reflets argentés miment les vagues sous l’imposant zéphyr marin. L’image idyllique que nous dégageons et la réalité sous-jacente sont loin d’être compatibles. Pourtant nous nous débrouillons bien, vraiment bien, même si je sais que dans sa réponse toute aussi hypocrite de la mienne se cachera une certaine tension, une méfiance, une incohérence… Quelque chose de négatif. J’aimerais lui parler directement mais cette mission est une véritable plaie à la communication, je sens que je vais devoir apprendre le langage des signes pour me dépêtrer de cette situation dans laquelle je me suis embourbé.

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« Celui-là, je veux celui-là.
- Très bien, monsieur, je vous l’amène. »

La porte s’ouvre dévoilant un domestique âgé sans aucun doute dans la trentaine à la tenue impeccable et à l’attitude exemplaire. Il indique à voix haute que je suis le candidat retenu pour la mission. Je soupire de soulagement, un peu étonné, mais je sens rapidement la jalousie et la déception envahir cette pièce, je m’empresse donc de la quitter dans les pas du majordome avant qu’un incident fâcheux ne se déclare. C’est bien la première fois qu’on me demande carrément une audition pour une mission, encore que j’ai même pas eu à parler. On nous a juste demandé d’attendre bêtement dans cette pièce jusqu’à ce qu’on nous appelle. Il y avait précisé sur l’offre qu’une personne élégante était demandé, mais je ne pensais pas qu’on nous exposerait tels des sacs de viande. Enfin bref, lorsque j’ai rencontré le client, il m’avait l’air de tout sauf d’être honnête. Plus du genre à fonctionner par intérêt, et cela se voyait à la hauteur de la récompense qu’il proposait pour ce simple boulot de remplacement. Une fois les détails fixés, je me rappelle encore de cette bouffée de chaleur qui m’a envahi lorsque ma poisse s’est faite spectaculaire.

« Georges ici présent vous aidera à perfectionner vos manières. Je vais maintenant vous présenter ma femme, enfin votre femme. »

Il avait eu ce petit rire mesquin qui se croyait drôle sans l’être. Et là, mon regard a croisé celui de celle avec qui cette mission n’aurait pas pu commencer dans une pire situation.La gêne s'est imposée à moi comme un tsunami, ce fut dur de contenir toute cette magie qui voulait me rendre invisible, l'idée de disparaitre à ce moment précis, croyez le ou non, était très tentante.

« Salut… Nywell. »

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Ne vous trompez pas, j’adore Nywell, probablement de la manière la plus unique qui soit envers une demoiselle. Cependant le ton sur lequel nous nous sommes quittés la dernière fois était amer. Je la revois encore me saluer avec un simili de sourire du haut du navire, navire qu’on ne m’a pas invité à rejoindre pour rentrer. Je pouvais comprendre, je ne lui avais pas rendu son baiser, sur le coup j’ai été une vraie tapette, utilisons les mots qu’il faut, d’avoir tout simplement baissé la tête et regardé tristement mes pieds. Penaud comme un gosse. Argh comme je déteste ce souvenir, l’incompréhension, la douleur qui s’échappent de cette scène me mettent rapidement hors de moi, une faiblesse à combler. Je n’ai pas revu la charmante demoiselle jusqu’alors, j’aurais aimé d’autres circonstances mais le destin frappe toujours quand on s’y attend le moins. Quelque part, ce n’est pas plus mal, me connaissant j’aurais eu du mal à me forcer à me présenter à sa guilde pour quémander où la trouver. M’enfin tout de même…

« Alors, quelle activité te fait le plus envie, chérie ? »

Je retiens une grimace, je la remplace par un regard tendre. Les passes nous permettent d’accéder à quasiment toutes les activités de la station balnéaire après tout. J’étoufferais presque, partons d’ici.

 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   Jeu 18 Juil - 21:52

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Ma main nonchalamment appuyée contre ma joue, je soupire tout en l’observant ; mon mari. En effet, me voilà casée. Etrange affaire n’est-ce pas ? La situation aurait pu être drôle si ce n’avait été lui… J’avais déjà fini mon assiette et mon autre main tenait une tasse de thé en porcelaine finement élaborée. Petit doigt en l’air, noblesse oblige, je sirote mon breuvage avec le maniérisme qui sied à une dame de la haute société. Les portions faméliques servies dans nos assiettes avaient tout d’une farce, en plus d’être hors de prix. De vulgaires amuses gueules, en aucun cas un vrai repas ! Heureusement que je n’ai rien à débourser, autrement j’aurais fait avaler au serveur ses belles assiettes aux liserés dorés pour m’affamer de la sorte ! Pas étonnant que les femmes des milieux argentés soient d’une minceur frisant l’anorexie, mais mon propre corps, je l’avais forgé en suant sang et eau. Entre efforts et privations, j’avais choisi mon école, qui aurait cru que j’aurais dû stopper net toutes activités physiques afin que mes muscles ne ressortent plus autant. Les consignes étaient claires et strictes, la dame que je remplaçais était l’incarnation même de la petite princesse gâtée, choyée et comble du comble, surprotégée… Je devais donc jouer la frêle et faible jeune fille, quasi-incapable de faire quoi que ce soit toute seule. Si mon coéquipier portait une simple chemise, enfin simple, une chemise de grande marque à la coupe élégante et un short maillot, autorisé par la présence de la plage à seulement quelques mètres. Je portais pour ma part un maillot deux pièces ainsi qu’une robe paréo des plus chic, un chapeau en toile « design » à la pointe de la mode et du maquillage waterproof. Sans compter bien sûr, des boucles d’oreilles en or filiformes desquelles pendait une perle de nacre à chaque extrémité. Reposant ma tasse de thé, j’entrepris de jouer avec délicatesse de ma bague de mariée. Platine, je ne sais combien de carats, sertie de diamants et d’émeraudes, elle valait à elle seule presque autant qu’une ville entière ! Tout en la faisant tournoyer autour de mon doigt, je répondis d’un air las, jouant les beautés vexées. Après tout n’étais-je pas une princesse ? Et puis mon interlocuteur le méritait bien.

« Pardonne-moi mon amour, mais je n’ai pas osé la gouter, j’avais peur d’être indisposée, je ne digère pas la crème, rappelles-toi. »

En plus de cela, il fallait se remémorer les habitudes alimentaires et tous les traits de caractère qui composaient nos originaux, nous n’étions que des sosies jetés en pâture aux loups…

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Prestance, élégance et charisme, telles étaient les maitres mots de ce « casting » très particulier. Des personnes triées sur le volet se présentèrent dans un somptueux manoir reclus en forêt, toutes des femmes évidemment. Il me suffisait comme à l’accoutumée de jouer un rôle, celui de la séduisante et fringante mage d’Eagle’s Claw. Après leur avoir vendu l’aigle foudroyant dans toute sa splendeur, je fus sélectionnée et confiée aux bons soins de Lynda : ma nouvelle perceptrice quadragénaire. Mes talents d’actrice eurent vite raisons d’elle. Parée du masque de la gente demoiselle nouvellement mariée et habituée à être traité en princesse, j’alternais l’odieuse et l’autoritaire maitresse de maison avec la tendre fraicheur de la femme-enfant. Un franc-succès, j’étais la candidate idéale. Seul problème, la non-utilisation de magie durant la mission. Cette restriction me déplaisait, mais je n’avais guère le choix. Chose amusante, je n’eus pas le loisir de rencontrer la personne dont j’étais devenue la doublure officielle. Lynda devint de facto ma servante, elle serait celle qui me guiderait au travers de cette difficile aventure. Après quelques heures de calèches et une sortie en ville qui fut un autre succès, j’étais dans mon personnage. Je patientais calmement, dissimulant ma nervosité grâce à mon expérience. Me voilà dans une nouvelle bâtisse où je devais rencontrer celui qui jouerait le rôle de mon Jules. Pouponnée et pomponnée comme une princesse prête à être emportée par son prince et son blanc destrier, j’attendais. Quelle ne fut pas ma surprise de le voir lui… Mon estomac se noua, mon cœur battit la chamade et je ne pus retenir une certaine tristesse dans mes yeux. Je n’arrivais pas à masquer ma déconvenue, à tel point que je dû détourner la tête. Sa voix retentit et je répondis d’un air froid et distant :

« Quelle surprise Miku… On ne pourra pas dire que cette mission manque de piment… »


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Haaan Miku… Il fut un temps j’aurais presque été en pâmoison devant ce bellâtre, tel une gamine jalouse et possessive, je voulais qu’il soit à moi. Mais les choses se sont déroulées de manières… Comment dire… Différentes. Enfin pas comme je me l’imaginais. Disons-le franchement, j’avais pris une veste. Bien évidemment je ne l’avais pas digéré, et cette situation plutôt cocasse était l’occasion rêvée pour moi de tourmenter ce jeune homme. J’avais souffert, et même si je n’arrivais pas à lui en vouloir ou à le détester, je voulais néanmoins lui rendre la monnaie de sa pièce ! Oui je suis une rancunière de première, autant vous y faire ! Ma robe paréo possédait une ouverture en forme de cœur au niveau de ma poitrine. Ni une ni deux, voilà que je ramène nonchalamment mes bras vers l’intérieur afin de compresser mes seins et d’afficher le décolleté aguicheur de mon haut de maillot. Prend toi ça Miku ! Regarde bien ce que tu n’auras jamais ! La manœuvre avait aussi pour but d’attirer les regards d’autrui, je voulais qu’il sente l’envie des autres mâles du coin se concentrer sur moi. Je suis vaniteuse et j’aime être regardée, j’aime être le centre de l’attention, des fois je me dis que je suis à la limite de l’hôpital psychiatrique… Enfin j’ai quelques problèmes d’ordre psychologique. Qui n’en a pas me direz-vous ?

Sourire en coin, je joue les charmeuses, les élégantes compagnes, je déploie mon « sex appeal », notre arme fatale à nous les femmes, et je rajoute quelques minauderies. Ne suis-je pas la princesse aimante et terriblement belle qui doit passer son voyage de noce avec son époux ? Si, alors autant dégouliner d’affection et jeter mon prétendu bonheur à la figure de toutes les personnes qui nous entourent ! Puis je me rappelle la sexualité ambiguë de mon partenaire… Si ça se trouve, je n’ai aucun effet sur lui. Peut-être est-il insensible à mes charmes, voire pire, immunisé. Je soupire de lassitude avant de croiser son regard tendre. Je suis déçue, je me suis laissé prendre l’espace d’une demi-seconde à croire que ce sourire m’était destiné. C’était juste de la comédie, sa question résonne encore dans mes oreilles ; chérie… Là encore je suis imperceptiblement décontenancée d’entendre cela sortir de sa bouche, mes pensées s’embrouillent. Ce n’est qu’un jeu, à mon tour d’attaquer, ma réponse fut chaleureuse et mutine à la fois. Tout en lui prenant la main pour la lui caresser en souriant, de ma plus belle voix je m’exclamai :

« Oh mon ange, me délasser dans la piscine me ferait le plus grand bien. Mais je n’aime pas les gens, un peu d’intimité serait agréable. Lynda ! »

Ma nouvelle servante accourue prestement avec pour toute réponse un « Maitresse ? » emplit d’obédience.

« Veillez à ce que la piscine soit réservée à notre seul usage pour l’entièreté de l’après-midi ! »

La servante acquiesça et partit s’affairer à la tâche. J’étais censée être une horrible fille à papa, habituée à ce que l’on me passe tous mes caprices. Je me trouvais plutôt juste dans mon rôle. Faisant mine de me lever de table, je vis Miku s’empresser d’en faire autant afin de m’aider et de me donner le bras. Le protocole des classes sociales élevées étaient à la charge de l’homme, il devait être galant et protecteur en toutes circonstances ! Tout comme je devais être belle et raffinée tel un trophée qu’il paraderait à la vue de tous. Cette mission me tape déjà sur les nerfs…
Arrivés à la piscine, Miku et moi-même purent observer la toute-puissance de l’argent à l’œuvre. Hormis le personnel et des écriteaux « Réservé », l’endroit était désert et rien qu’à nous. Avec grâce et élégance, j’ôte prestement mon chapeau et présente mon dos à mon mari afin qu’il puisse retirer le lacet de ma nuque. Il n’a pas le choix, ce sont les conventions, il effleure ma peau tout en dénouant le tissu, j’en frissonne malgré moi. Ma robe paréo choit sur le sol, dévoilant ainsi ma silhouette et mes formes, je suis plutôt fière de moi sur ce coup-là. Je suis bien faite et je le sais ! Je me retourne avec un air taquin et commence à défaire les boutons de sa chemise. Là encore il doit se laisser faire, ce sont les conventions de la mission, il ne peut pas m’échapper. Je l’aide à se débarrasser de son vêtement avec un sourire satisfait, j’aime mener ce petit jeu ! Puis je passe mes bras autour de son cou avant de me presser contre lui et d’annoncer, un brin mutine et sans retenu :

« Oh mon prince, pourriez-vous me porter dans l’eau comme vous m’avez portée le jour de notre mariage ? »

De ma position je peux voir le regard de nos serviteurs respectifs m’encourager dans ma démarche, je sens une pointe de fierté dans les yeux de nos mentors, comme si nous étions plus vrais que nature…
 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   Ven 26 Juil - 3:53

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Tant de richesses sur deux corps, mais à combien s’élève le capital financier de ce couple que nous remplaçons ? Voilà la question me taraude l’esprit alors que l’élégante demoiselle joue de son alliance avant de prendre un air faussement vexé. Ah bah tiens, bien sûr Miku, que tu es négligeant, tu oublies ces détails importants pour prendre soin correctement de ta bien-aimée. Elle joue de cette situation, et même si je pense qu’elle veut me faire payer sans pour autant être mauvaise, il y a un fond rassurant à cette situation. Un fond qui encore une fois me ramène à mes débuts avec cette femme de caractère. La complicité. C’était le maître mot de ma relation avec Nywell, elle et moi nous sommes liés avec une facilité déconcertante sans pour autant qu’il s’agisse d’un coup de foudre ou d’une de ces descriptions irréalistes, non, c’était vraiment une simplicité de compréhension, des visions complémentaires qui permettait de toujours déceler les non-dits chez l’autre. Enfin, c’est vraiment comme ça que j’ai l’impression de vivre avec l’impératrice de la foudre, même si ces derniers temps, les turbulences ont rendu les choses plus compliquées. J’avais cherché à m’excuser, mais elle m’avait fui tout le temps de préparation après ce court échange à l’embauche. Bon, en même temps, j’n’y avais pas mis force de bonne volonté, toujours apeuré par sa réaction.

Mais maintenant que je suis face au mur, c’est encore pire, vu qu’il m’est impossible de lui parler ouvertement. Ces rôles sont à la fois une prison et un jeu, je me sens soudainement masochiste à apprécier cette drôle de situation tout en souffrant ici et là de mon impossibilité à me comporter comme bon me semble. Ma partenaire, elle, semble terriblement s’amuser, si si, terriblement, c’est le mot tellement c’est effrayant, effarant de la voir attiser les convoitises et attirer les regards de la gent masculine sur elle. En même temps, qui se refuserait à un spectacle pareil, elle était de loin bien plus élégante que tous les mannequins des magazines, plus réelle et naturelle, dans un corps qui en ferait jalouser plus de mille. Oui, même moi je dois l’admettre dans des propos pas très distingués, elle est parfaite à en faire s’exciter la plus homosexuelle des théières. Je ne peux pas dire qu’elle ne m’en fait aucun d’ailleurs, mais j’ai ce blocage, les filles et moi ça n’a jamais été… Enfin je veux dire, j’aime les pectoraux bien dessinés, les épaules larges et les virilités dopées à la testostérone, je n’ai jamais bavé que sur des mecs. Alors sincèrement, se retrouver dans cette situation me dérange un peu, je ne sais pas comment la gérer, et si je me trompais ? Et si c’était juste mon imagination, que j’hallucinais, et qu’à la première tentative venue, l’envie me prenait de m’enfuir en hurlant comme une pucelle ? Mon dieu, j’ose même pas imaginer. Wep, toutes ces pensées, juste avec le regard perdu dans la poitrine de Nywell, ça n’a rien, mais alors rien de grâcieux. J’ai l’impression d’être un vieux macho pervers, aussi je regarde ailleurs, vers tous ces hommes qui osent reluquer ma femme sans être éhontés. Comédie oblige, un regard sévère digne des plus possessifs maris les dissuade sans pour autant chasser les idées lubriques qui germent en eux, bande d’obsédés.

Mon regard revient se plonger dans l’amusement coloré de cette demoiselle. La piscine, vraiment ? D’un léger mouvement de tête, je marque mon accord, même si, clairement, elle ne l’a pas demandé. Oh ça oui, quand elle savait ce qu’elle voulait, l’aigle royal savait se également comment l’obtenir. Elle mime un caprice de diva, il faut avouer que je suis impressionné par ses talents d’actrices, sincèrement. Moi qui pense avec le vocabulaire d’un vagabond, une telle maitrise de la prose châtiée ne peut que m’inspirer l’admiration. Quand on y pense, Nywell a vraiment tout de la femme parfaite. Ou alors, elle tente particulièrement de se montrer telle quelle pour me faire rager, ce qui est tout à fait probable mais parfaitement récréatif. Non mais posons-nous un instant et réfléchissons. Une mage, de renom à fortiori, elle a fait ses preuves, combattante indépendante qui ne ressemble pas à toutes ces fausses princesses que l’on doit sans cesse sauver, une beauté qui n’est plus à prouver, une mode de vie détonnant pour un dynamisme excellent, une vision du monde… Tiens, je ne connais que peu ce que pense la demoiselle de sujets variés quand j’y pense. Enfin, je ne lui trouve quand même aucun défaut jusque-là, et ça, c’est déjà un exploit en soit. Mais ne nous attardons pas, je la vois se lever, je m’exécute à la tâche d’honorable fiancé, prenant avec douceur le bras de mon Aphrodite. Je sens alors un léger agacement monter en elle, et je me retiens de rire, il faut croire qu’elle aussi, certains points de notre pièce de théâtre lui posent problème.

Pressée, ludique, mademoise… pardon, madame, a déjà commencé à se défaire de ses accessoires. Et là, elle se plante devant moi, dos tout exposé. Les règles me reviennent à l’esprit, elle est plus vive que moi pour le coup, je suis sûr qu’elle le fait exprès. Pris de court, je joue le jeu et dénoue avec application le haut de cette tenue au prix probablement exorbitant. Sa peau est toute douce, c’est un vrai pl… Miku, chasse ces pensées, tu m’entends ? Sa robe tombe tel un rideau de scène et dévoile sa superbe silhouette, superbe silhouette qui s’empresse de se tourner vers moi pour me dévêtir à son tour. Je jette un regard vers George, regard qui dissimule un SOS que celui-ci ne voit pas, me soutenant d’un sourire dans nos actions romantiques. Ahem. Va pour la scène de la piscine alors. Je glisse ma main gauche sur son dos jusqu’à encercler ses hanches, rapproche mon visage du sien pour que nos nez se taquinent d’un baiser à l’esquimau, puis la soulève de terre en portant ses jambes de ma main précédemment libre. Serrée contre moi, je lui tire la chansonnette.

« Si tel est votre désir, ma princesse, je ne peux désobéir à votre bonheur. »

Il est cool mon personnage, mais un peu vieux jeu quand même. Avec une tendresse pas si jouée que ça, je la fixe droit dans les yeux en faisant tout de même un minimum attention à là où je mets les pieds. Première marche, premier pied dans l’eau, puis un deuxième, et ainsi de suite jusqu’à ce que même dans mes bras, ma tourterelle soit immergée jusqu’au cou. Je continue pourtant d’avancer, puisque j’ai pied, me mouvant ici et là comme un navire voguant, comme un cavalier dansant, berçant la chevelure argenté de mon regard énamouré. Il serait difficile d’être crédible en se contentant de cela, j’abaisse donc encore un peu plus ma tête pour déposer un léger baiser sur le cou de ma bien aimée, lui soufflant par la même occasion avec la meilleure des discrétions.

« Attention. »

Je sens d’ici une personne malintentionnée nous admirer, c’est forcément un des employés, mais lequel, je n’en sais rien pour le moment. La seule chose que je sais, c’est que j’ai bien fait de faire semblant de tomber en avant, car c’est de justesse que nous évitons un plateau rempli de couteaux tombé à l’eau. Je rage, j’aurais préféré glisser un désolé qu’un attention, continuer cette scène au risque de confondre réalité et virtuel. Je vérifie que ma belle va bien, évidemment qu’elle va bien, et je jette un regard de patron énervé à l’empotée.

« Je suis sincèrement désolée.
- Faites un peu attention, vous auriez pu nous tuer. »

Alors qu’elle se confond en excuse, je l’ignore d’un air hautain que pourrais prendre n’importe quel riche débile ne comprenant pas qu’on en attentait réellement à sa vie. Je me tourne vers la seule femme qui pour moi en ce moment même a de l’importance, n’est-ce pas ?

« Tout va bien ? Et si nous continuions ? »

Dis-je en lui prenant la main pour l’attirer contre moi, simuler des bribes de valse dans ce que nous le permettait la mobilité aquatique. Puis je me mets à nager sur le dos, tout en tirant Nywell vers moi pour qu’elle nage au-dessus de moi dans la mesure du possible. Deux véritables amoureux transis, vraiment. N’importe qui pourrait y croire, nous y compris.

 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   Mer 21 Aoû - 12:46

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Si je suis forte au jeu de séduction, je dois avouer que Miku est un adversaire hors pair. Il faut dire que mon point faible est évident, il me plait toujours… Malgré notre différent relationnel, malgré la colère que je lui voue, il a toujours ce petit « je ne sais quoi » qui m’attire. Peut-être le défi de faire virer de bord un homosexuel m’amuse-t-il ? Si c’est le cas, je dois être cinglée… Je ferais mieux d’arrêter les frais maintenant. Mais son nez effleure le mien, sa main passe sur mes hanches, il m’enlace et me soulève, bien que je ne le croyais pas capable car il est un peu gringalet, il y parvient sans peine. Lorsque sa tendre voix résonne, je me pare d’un sourire mielleux dont même moi ne sait s’il est sincère ou non. Collée à lui, je me laisse faire, je passe une main autour de sa nuque afin d’assurer ma stabilité avant de grimacer de surprise devant la fraicheur de l’eau. Puis Miku se penche sur moi, rapprochant dangereusement ses lèvres des miennes. Un baiser ? Ce serait osé mais… Il le loge délicatement dans mon cou et me souffle un avertissement. Oh mon dieu la mission ! L’espace d’un instant, j’étais à dix mille lieux de me rappeler la raison de ma présence ici !


Lorsque Miku fait semblant de trébucher, il plonge vers l’avant et étant dans ses bras, je profite d’un bain imprévu. Cela m’aurait remis les idées en place si je n’étais pas en train de pester et de tousser après avoir bu la tasse ! Ce sous l’eau inopiné aura au moins le mérite de me réveiller. Trop occupée à toussoter comme une « lady » et à masquer ma grimace, je ne prête pas attention à mon prétendu mari qui rabroue la maladroite. Il me demande ensuite comment je vais et m’attire à lui, j’ai les cheveux trempés, et comme ils sont longs et lisses, ils me collent au visage. Profitant du fait que seul lui peut me voir, j’affiche une moue ennuyée se traduisant par : « Nan ça va pas ! » avant de souffler mon mécontentement pour renvoyer une mèche gluée à ma joue vers l’arrière. Voilà qu’il me fait valser, sans doute pour effacer mon désagrément, je me laisse prendre au jeu, mais je demeure sérieuse. Ceci n’est rien de plus qu’un acte, il n’y a rien qui nous lient Miku et moi, juste ce rôle de mari et femme. Après quelques brasses me vient l’envie de rincer ma bouche de cet infâme arrière-goût de chlore. Cet incident m’a fait perdre le rythme que nous avions, je ne suis plus en synchronisation avec mon partenaire. Le script se froisse et devient plus difficile à prévoir, je dois me reprendre. Je maintiens mon calme apparent mais je ne suis guère sereine, un cocktail me fera du bien. Je sors de la piscine et essore mes cheveux avec élégance, ils ont perdu tout leur volume, cela entame ma confiance en moi… Avec mon visage fin, j’ai l’impression de ressembler à un rat ! D’une voix qui déraille presque, j’annonce à Miku :


« Mon amour je… »


Je serre le poing et me ressaisie avant de reprendre d’une voix douce et mélodieuse :

« Je meurs de soif ! Désires-tu quelque chose à boire ? Je passe commande, rejoins-moi vite au bar ! »


Pendant que Miku se sèche, je commande deux « White Russian », oui je suis une fan d’un certain Lebowski. Bref, je sirote une gorgée en attendant mon Jules, je vais mieux, j’évacue mon stress et reprend l’offensive dans mon rôle de princesse capricieuse. Je me dirige d’un pas lascif vers Miku et appose ma main sur son torse avec délicatesse. Je dépose un tendre baiser sur son épaule et fais glisser mes doigts jusque sur son abdomen. Je ne m’arrête pas et poursuit sur le nombril, je pouffe discrètement et atteins la ceinture de son short maillot tout en susurrant sensuellement :

« J’ai envie de toi… »

Certes je fais plus princesse perverse qu’autre chose, mais la question du devoir conjugal restait en suspend pour cette mission. Je jubile d’avance en imaginant la tête de Miku face à cette approche lorsque soudain, une virulente crampe d’estomac me force à ne plus bouger. Tiens c’est quoi cette sensation de vertige ? Aouch… Pourquoi un mal de tête me prend aussi soudainement ? J’écarquille subitement les yeux en pensant au mot « poison ». Mon anxiété est presque palpable, et pour un mage émotionnel comme Miku, il doit sentir toutes les alarmes de mon corps sonner à l’unisson ! Je pose mon front contre son torse et mes bras deviennent ballants, ils ne répondent déjà plus ! Je puise en moins la force de murmurer :


« Chambre… Amène-moi…Urgent…Poison… »

Je ne sais pas s’il y a des mages autours de nous, mais je ne vais pas crever pour cette mission débile ! Je ferme les yeux et invoque la foudre dans mon organisme afin de réduire la propagation des toxines. Je reste légère et subtile dans mon usage de la magie, mais cela devrait attirer l’attention, un peu comme un flash de paparazzi qui vient de disparaitre. Quelque chose d’anormal vient se produire mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus alors on laisse tomber… Grâce à cela mes jambes me portent toujours et je dispose de quelques minutes de répit avant que le poison non-identifié ne refasse surface. Douleurs intenses et bras paralysés, je me demande bien comment Miku va ma ramener jusqu’à notre chambre… Aie, aie… Satanés maux de têtes, j’ai l’impression d’avoir un orchestre philarmonique qui joue dans mon cerveau. Si j’ai tendance à avoir bien trop confiance en moi, je réalise avec stupeur que je suis en fait bien mal en point, en plus d’être totalement dépendante de Miku… Grands Dieux que je hais cette mission…
 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   Ven 6 Sep - 21:58

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Ce faux-pas à la piscine est une véritable douche froide pour ma partenaire, j’ai l’impression. Enfin, j’en suis même certain, aussi je ne cherche pas à la retenir lorsqu’à la fin du ballet mouillé, elle tente de s’évader. Je la sens, une faille sur le bout de la langue, je m’apprête à l’aider mais elle se ressaisit immédiatement. Peut-être que je me fais des idées, ou alors son professionnalisme en mission est réellement sans faille. J’hausse doucement la tête à sa question, elle peut choisir pour moi. Elle a vite fait de prendre refuge au bar, suivie de sa domestique attitrée. Je m’amuse au noble art de prendre son temps, les nantis ont ce luxe de pouvoir toujours être calmes et posés, enfin quelque chose qui ne me déplait pas plus que ça, bien que je sois plus du genre à sauter partout d’excitation. Je jette un regard à mon précepteur, il m’a demandé d’être relativement peu amical lorsque je m’adressais à lui, mais c’est franchement pas simple. Je me contente d’un léger mépris forcé, je me débarrasse de ma serviette pour rejoindre ma lady.  Elle a commandé des cocktails qui me sont totalement inconnus mais dont l’aspect donne vraiment envie, si j’vous jure, c’est tout blanc et laiteux, on se demande quelque goût ça peut avoir. Néanmoins c’est avec une pointe d’ironie bien cachée que je lâche :

« Tiens, mon préféré ! »

Sauf que voyez vous, j’ai même pas le temps d’y tremper la langue que Nywell, lionne d’énergie revigorée, vient à la charge. Quelque part, c’est rassurant de voir le peu de temps qu’il lui a fallu pour se remettre dans le bain, sans mauvais jeu de mot, cela montre qu’elle n’avait rien de grave. Gracieuse et décidée, je dois m’avouer que la voir jouer à cette comédie est loin de me laisser de marbre, j’y prends un certain plaisir sans être capable d’en identifier la réelle nature. Je souris nerveusement alors que sa main glisse sur ma peau encore fraiche de la baignade, cette partie du contrat serait plus dure à remplir pour moi. Le charme, le flirt, joué le désiré et le soupirant, je suis étrangement doué, mais dès que les choses se corsent… Envie de moi hein… La belle affaire. J’avale douloureusement ma salive, prenant sur moi pour que cela passe totalement inaperçu, et c’est un succès évident. J’ai vraiment besoin de ce cocktail, j’en ferai qu’une gorgée, promis, laisse-moi juste l’atteindre au lieu de te coller à moi et on pourra continuer.  C’est ce que mon visage allait supplier  jusqu’à ce que je réalise le problème qui se profile devant nous. Je garde mon calme en sentant la force quitter le corps de la princesse d’argent.

« Surtout, ne cède pas à la panique. »

Facile à dire, je sais, mais ce n’est pas simple pour moi non plus d’être exposé de si près à ses sentiments. Ce flash, je sais pertinemment d’où il vient, il faut éviter d’attirer l’attention sur nous. Mes mains sur sa taille remontent lentement jusqu’à ses bras pour les placer autour de mon cou, puis je la soulève du sol pour la prendre dans mes bras encore une fois. D’un regard entendu, je signale à George que j’ai besoin de son aide, de bruit, de diversion. Je respire doucement, le visage tout près de celui de ma belle, comme si je lui accordais d’autres gestes affectifs indicibles. Les regards se détournent de nous tandis que nos complices s’affairent à juger scandaleux l’état sanitaire du bar. Je quitte les lieux en vitesse, quelque chose me dit que l’état de Nywell ne va pas s’améliorer si on reste plantés là, alors je file illico presto dans notre chambre où je la dépose sur le lit. Mais… Pourquoi la chambre d’abord ? Je fais quoi maintenant ? Lynda arrive telle une salvatrice, les bras chargés de différentes fioles. Apparement ils avaient prévu cette éventualité, je souffle, soulagé, avant d’aider la servante à administrer l’antidote adéquat. Pour ce faire, je devais maintenir Nywell en position assise et m’assurer que sa tête reste bien droite, je la maintiens donc.

« Comment tu te sens ? »

Une tonne de questions se bousculent dans mon esprit, mais je les retiens. Même si nous sommes à l’abri de tous regards et oreilles indiscrets, elle n’est pas en état de subir un interrogatoire poussé. En même temps, j’étais un peu stressé de son état, j’espère que Lynda sait ce qu’elle fait, sinon je mets immédiatement fin à la mission. Inquiet pour Nywell ? Certes, et alors ? C’est légèrement abusé quand même, on a à peine échappé aux couteaux foireux qu’on se tape une tentative d’empoisonnement ? Ils ont fait quoi, nos clients, pour qu’on veuille autant leur peau ? Y’a un héritage à la clef ? Ca fait à peine une journée sur les trois et la voilà déjà dans un état pareil… Je la rallonge pour faire les cents pas, agacé. Et si j’attrapais celui qui a fait ça pour le… Non. Je ne peux pas. Je m’arrête, nerveux, amenant mon pouce jusqu’à mes lèvres pour titiller mon ongle de mes dents. J’entends Nywell, je fais volte-face et sans réfléchir grince.

« Ecoute, ici, on peut faire une pause, on peut même rester là un moment si tu y tiens, mais s’il te plait, ne t’éloignes pas trop de moi quand on est tous les deux dehors à partir de maintenant, d’accord ? »

Ma voix s’est adoucie avec l’avancement de ma phrase, je m’étais rendu compte qu’il ne servait à rien de s’énerver pour une simple inquiétude. J’ai envie de fuir par la porte, mais ce serait faire exactement le contraire de ce que je viens de recommander. Alors je souffle à mi-voix.

« Désolé. »
 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   Lun 23 Sep - 17:56

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Ne pas céder à la panique hein ? Miku je te jure que des fois… En même temps ais-je bien le choix ? Je me laisse aller contre lui, bras ballants, aussi frêle et faible qu’une gentille petite princesse devrait être, afin que son vaillant protecteur de mari puisse étaler l’ampleur de sa force et de sa virilité. Je me laisse porter, transporter jusqu’à notre splendide et luxueuse suite ou je termine allongée sur un lit Emperor Size. Miku me redresse comme si j’étais une poupée désarticulée, ce que, en toute honnêteté, je suis à cet instant précis. Je parviens à avaler difficilement quelques gorgées de l’antidote que Lynda tiens au dessus de mon visage. Les deux mains délicates de mon ange protecteur se pressent sur mes joues et ma nuques, cela aurait put être plaisant si je n’étais pas empoisonnée, en maillot de bain et ressemblant à un hamster… Je me sens si faible physiquement, j’ai la tête qui tourne, mes sens ne semblent plus répondre. Mon partenaire me demande si je vais bien, je n’ai pas la force de répondre ni de réfléchir, je sombre.

J’émerge quelques minutes plus tard, je me sens encore vaseuse, j’émets quelques sons indicibles synonyme de mon réveil. Miku me fait immédiatement part de son opinion. Il n’a pas tort, une pause me ferait du bien, en plus de cela, je devrais être plus attentive. Je n’arrive pas à croire que sur ce coup là je suis le maillon faible de notre duo. Je me redresse et cale quelques oreillers pour me maintenir droite, mes yeux expriment la colère, je le sais… Ma voix sonne comme une marche militaire précédant un assaut, j’ai de la suite dans les idées en plus d’un sale caractère, je m’exprime :


« Miku, au lieu d’être désolé et de te lamenter, il est temps de passer à l’offensive. Pendant que je me repose dans la chambre, j’aimerais que tu ailles éplucher le registre des employés de l’Hôtel. La destination de notre lune de miel a été annoncée le mois dernier. Tous les nouveaux employés passé cette date là sont suspects. Concernant la soirée de ce soir, nous allons prétexter notre imminent besoin d’intimité et de devoir conjugal pour utiliser le service de chambre et rester ici. Nous allons préparer un piège, et l’on fera usage de la magie… Lynda débrouilles-toi pour couvrir les effluves magiques ou autres émanations qui pourraient nous trahir durant notre piège dans la chambre. Il faudra ensuite limiter la casse et si notre magie est découverte il y a des chances que l’on puisse croire qu’ils s’agissent de celle des assassins envoyés contre nous ! »


Je baisse la tête et fixe ma main avant de serrer le poing et de poursuivre :

« Ils vont comprendre pourquoi on a été choisis pour cette mission… »

Puis ma voix se calme et je le lance un petit sourire désolé à mon partenaire :


« Ah Miku… Le plan nuptial de ce soir risque de comporter comme… Euh danger ? Non, condition que… Que je sois en… Porte-jarretelles et enfin… Tu vois quoi… Va falloir être un minimum crédible pour berner les assassins et les inciter à frapper… »
 MessageSujet: Re: Mari et femme, vrai ou faux ?   

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