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Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)
 MessageSujet: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Lun 15 Juil - 15:14

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Un soupir long qui ne traduisait que l'ennui et la frustration. L'ennui qu'on ait encore choisi une mission pour lui. Frustration de ne pas avoir pu ne serait-ce que tenter de la refourguer à quelqu'un d'autre. C'était sans appel, car lorsque c'était Makarov sobre qui demandait quelque chose, il n'y avait que peu de place à la protestation. Surtout qu'il avait rajouté les quelques mots qui le firent partir en trombe sur les lieux de la mission...

"Tu refuses ? Peut-être veux-tu que j'en fasse part à Elsa ?"

Autant dire que oui, il avait accepté directement, car jamais menace n'avait été aussi réussie sur lui. A croire qu'à force, le vieillard savait comment le rendre "volontaire" pour les missions. Entre celle-ci, ou encore celle qu'il avait dû faire avec Lucy... Et puis, c'était quoi d'abord cet ordre de mission ? Une demande urgente de Bob, le maître de Blue Pegasus, pour aller apporter son soutien à un mage de sa guilde ? En somme, une guilde qui passait requête à une autre guilde. A croire qu'il n'avait aucun mage sous la main à ce moment-là... De même qu'à Fairy Tail. Pourquoi lui, de toutes les personnes présentes ? En plus, ce n'était pas comme s'il était allé à la guilde pour flemmarder, non, il y était allé pour prendre une mission lui rapportant une paie. Pas pour avoir un bout de papier avec noté à la fin "La récompense sera ma reconnaissance" et une trace de rouge à lèvres à faire pâlir tout homme. Enfin, à choisir entre faire cette mission ou subir le châtiment d'Elsa, il n'avait pas eu à réfléchir bien longtemps, et ne regrettait pas son choix. Même s'il n'était pas du tout motivé.

Le lieu où il devait se rendre était situé à quelques kilomètres de Oak Town. C'était une bâtisse isolée, mais le propriétaire n'était pas à plaindre vu la taille de celle-ci, à croire que c'en était encore un qui avait quelque chose à compenser. Paresseusement, l'albinos en costard s'approcha de la grille qui était déjà entrouverte, à croire qu'on l'attendait, ou du moins que ce fameux membre des poneys à aider l'avait devancé. Ce qui en soit était loin d'être un exploit. Marchant jusqu'à l'entrée, Ijeel se demanda finalement pourquoi il était là. Enfin, pas pourquoi Bob avait demandé de l'aide ou pourquoi c'était lui qui avait été choisi pour ça, mais en quoi consistait la mission à la base. Cela, il n'en savait rien, mais apparemment, c'était suffisamment dangereux pour l'envoyer en renfort. Enfin, s'il pouvait être considéré comme une aide plus qu'un poids à trainer, tant sa motivation ne dépassait pas celle d'un fonctionnaire un lundi matin. Avant qu'il ne frappe pour entrer, la fée entendit des bruits de pas dans son dos. Alors, proprio ou "coéquipier" ? Ce fut le deuxième choix la bonne réponse, bien que cela ne ressemble juste qu'à une vaste blague. C'était lui qu'il allait devoir aider ? Ce chat fêlé ? Celui qui avait attenté à sa vie, et dont il gardait encore une marque à l'épaule ? Et d'où était-il de Blue Pegasus déjà ?

"Rassure-moi, tu t'es juste paumé ?"

Ce n'était pas qu'il ne l'appréciait pas... C'était plutôt qu'une coopération avec lui, cela lui semblait juste impossible de par son tempérament. Et puis, c'était encore un gars hyperactif, pile ce qu'il n'aimait pas, car jamais les personnes comme ça ne le laissaient flemmarder en paix, toujours à essayer de le presser, de le motiver, quand bien même c'était tout à fait inutile. Enfin, si le minet timbré n'était que de ce genre-là, il n'y aurait pas forcément de quoi s'inquiéter outre mesure. Mais c'était en plus, justement, un taré, et de ce fait il était imprévisible. Déjà que sa motivation n'était pas bien haute, voilà qu'elle avait atteint le niveau zéro. Peut-être le félin déglingué réussirait-il à le faire creuser dans le négatif qui sait ?
 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Mar 16 Juil - 12:55

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Damaz Elandez

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La blague. Blague qui frappe sans qu’on s’y attendre, couperet qui s’abat pour vous entraîner dans la tombe. La blague. Bonne, mauvaise, la question reste ouverte, seul raisonne ces deux mots en lui, qui fondent sur son crâne au rythme d’une voix qui raisonne d’un air las. La blague. Nain décoloré à la javel hyperdouée, nain que sa route a déjà par deux fois croisé, nain qui une fois l’a laissé sur le fil d’une mort prématurée, un nain qui l’a sauvé. Nain tout sauf disproportionné, nain qui n’est en réalité qu’un prépubère blasé aux airs de quinquagénaires enquilosé par le temps et les années, papy dans un corps juvénile ? Branleur stérile. La blague qui lui tire un léger sourire au rythme d’une expression prêtant à rire, paumé ? Perdu. Gagné !
« Si seulement bébé. » Provocateur incarné, déglingué et enjoué, hystérique et détraqué, félidé bousillé, charmeur endiablé, moqueur à l’excès, monstre dans toute son horrible vérité, splendide beauté.

Il parait que tout à un prix, chose que depuis longtemps tout le monde dit, naître et mourir, cycle de la vie, être et paraître cycle aux accents funestes. Tout. Avoir et pouvoir, on aime à croire qu’il y’a des choses que l’on ne peut vendre, l’intégrité, l’âme et ses cendres. Il parait que la vérité est une chose que rares possèdent, chose qu’on prétend aimer et quémander, chose pourtant haït et détesté. Il parait que toute vérité est un poison prêt à se distiller. Il parait que chacun possède ses qualités, talents ou encore vices prisés. Il parait que tout à toujours un prix, qu’au trop intelligent malheur devient fardeau à supporter, malheur de trop appréhender le monde et ses excès, de trop analysé les gens et leurs monstruosité, de trop vouloir chercher, obnubilé, paranoïa qui pointe son visage décharné. Il parait que le sot est toujours heureux, ne parles-t-on toujours pas d’imbécile heureux ? Il parait que la beauté masque l’intériorité décharnée, il parait que la beauté est une arme qui souvent coute la vie de ceux qui la possédé car d’êtres ils deviennent objets des désirs inavoués. Il parait qu’au talent se couple la folie à retardement, qu’au file du temps se rapproche le déclenchement pour une chute des plus aux sommets. Il parait que la richesse prive des plaisirs vrais, il parait que la chance souris aux cocus bafoués, il parait que le bonheur ne peut jamais duré. Il parait que tout à un prix, je ne l’avais jamais cru, jamais compris. Paroles qui semblaient l’arme des jaloux et des pervers, de ceux qui ne pouvaient vivre sans vouloir faire de votre vie un enfer. Il parait que tout à toujours un prix, une contrepartie, je n’avais jamais vraiment saisie la portée, le prix. Aujourd’hui je sais… Je sais car je l’ai moi-même payé alors que mon regard est figé sur la monstrueuse allée, aujourd’hui je sais, je le contemple dans tout excès, je n’aurai jamais cru qu’un jour je payerai le prix de la beauté…

Pensée fugace, regard de glace qui ne peut que regarder, voir et observer du haut de son allée, regard qui ne peut que traverser les baies vitrés pour s’y noyer, regard qui voit les deux silhouettes se dessiner, inanimé prisonnier, âme qui ne peut que médité à sa prison gelée. Corps tétanisé, pétrifié, pourtant il voit, il sait, sait parmi ses camarades statufiés à quel point l’être peut devenir objet. Un grondement sourd qui raisonne sur son corps figé.
La porte s’ouvre mettant fin à l’échange entre les coéquipiers pris d’inimitié, une pensée pour le gros Bob que là maintenant il déteste, déteste d’avoir quémander l’aide d’un allié si renfrogné, d’une vulgaire fée. Il fait abstraction car au final sa haine n’est que mimer, nouvelle rencontre qui l’amuse plus qu’il ne veut l’avouer, silhouette arrogante qui franchit l’énorme porte de bois sombre pour plonger dans la pénombre, l’horrible sentiment d’être épier qui nait, sentiment de malaise qui imprègne son être empreint d’animalité. Une voix ou l’on sent la tension contre son grès.
« Bonjour… On est là pour la mission. »
Porte qui claque dans un bruit de tonnerre éphémère, nuit qui s’abat dans l’immense hall d’entrée, magie déversée par pure instinct, d’une poussée, que les yeux devenues billes fendues aux accents de topaze voit se discerner les silhouette sombre dans un décor marbré, hall de statut de cire aux expressions effrayées, inanimé semblant pourtant hurler une vie voler, chair de poule qui le saisit dans toute sa perversité alors qu’il recule vers son allié dans un « kssshh » non maîtrisé, corps en tension et poils hérissé sur sa peau basanée, chat qui ne pense déjà plus qu’à s’échapper.


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 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Jeu 18 Juil - 15:19

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Provocation gratuite, c'est à cela qu'il reconnait le chat déglingué. Toujours à le surnommer nabot, le voilà qui changeait et l'appelait bébé. Un soupir mais pas de réponse, Ijeel commençait à être habitué à force, et il n'était pas du genre à s'emporter pour si peu, bien qu'il y aurait eu de quoi s'amuser pour le coup. Comme le coincer dans un tunnel d'où il ne pourrait sortir. Quoique, avec le félin, il devait s'attendre à plus ou moins tout et n'importe quoi, et il l'avait déjà prouvé plus d'une fois. Pour autant, dire qu'il le détestait serait tout de même se mentir, leur rencontre dans les gradins lui avait fait comprendre que le poney pouvait aussi être capable d'entretenir un dialogue. Enfin... même s'il avait une gueule de bois à ce moment-là. Et qu'il lui avait vomi dessus. Non en fait, peut-être ne l'appréciait-il pas plus que ça maintenant qu'il y repensait...

Ils entrèrent donc dans la grande demeure, qui apparut directement suspecte à l'albinos lorsque les portes se scellèrent derrière eux. Oui oui, logique n'est-ce-pas ? Toujours est-il qu'ils s'étaient fait avoir, l'un autant que l'autre, même s'il ne gênerait pas pour dire que c'était de la faute du minet car après tout, c'était lui qui avait pris cette mission. Bon sang, mais qu'avait-il fait pour se retrouver mêler à tout ça encore... Bloqué dans les ténèbres, au moins pouvait-il compter sur son équipier pour pouvoir identifier si des dangers s'approchaient. Car Ijeel, à part voir ses mains... Enfin, il n'était pas plus inquiet que ça pour le moment, même s'il ne manqua pas de sursauter légèrement lorsque l'autre feula. Idiot. La fée marcha à reculons pour toucher la porte, voir si elle était bien verrouillée. Aucun doute là-dessus, évidemment. Ce qui le surprit le plus fut de voir que sa magie ne prenait pas sur les murs de cette maison. C'était la première fois que cela lui arrivait, et il ne saurait expliquer pourquoi. C'était comme si sa magie "glissait". Et ce n'était pas une bonne chose, car ils étaient véritablement prisonniers pour le coup. Souvenirs qui remontaient, celle de cette maison où il fut pendant quinze années emprisonné. Rapidement chassé, il repéra son allié au bruit - ou à l'odeur allez savoir - et se positionna à ses côtés.

"Pour le moment... évitons de nous inquiéter inutilement. On va essayer de trouver une fenêtre ou quelque chose comme ça. Cette demeure ne peut pas entièrement être isolée."

Ijeel n'avait pas mieux comme plan sous la main. Autrement dit, c'était un "guide-moi jusqu'à une sortie pendant que je ne fais rien", mais en même temps, il ne pouvait rien faire. D'ailleurs, vu qu'il ne discernait rien, dans quel genre de pièce étaient-ils ? Certes, il en avait eu un bref aperçu en entrant, il lui avait semblé voir des statues de cire, mais c'était tout. Bah, le client était riche après tout. Peut-être fallait-il se demander aussi pourquoi on les avait enfermés ici ? Quoique, de toute façon, cela n'importait que peu du moment qu'ils pouvaient s'échapper. Et le plus tôt serait le mieux, la fée ayant un mauvais pressentiment. Sans doute l'impression d'être épié, mais d'où ? Le minet n'avait rien repéré apparemment, sinon il lui en aurait fait part, enfin, a priori... Mais cette sensation ne le quittait pas, et il ne pouvait pas vérifier par lui-même...

Le chat semblait apeuré, et lui-même ne pouvait dire qu'il était à l'aise. Valait-il mieux ne rien voir, ou au contraire pouvoir identifier la menace si elle arrivait ? L'un pouvait, l'autre non, et c'est ce qui décida de qui aller ouvrir la route, même si celui en arrière le suivait de très près pour ne pas le perdre de vue. Ijeel crut entendre un mouvement sur sa droite, mais lorsqu'il regarda attentivement, il ne vit rien de plus qu'une statue de cire. Il se rapprocha un peu pour la détailler : c'était un homme qu'on ne pouvait décrire que comme beau, mais dont l'expression horrifiée du visage ternissait l'ensemble. Sur quelle demeure de taré étaient-ils tombés ? Le temps qu'il se retourne et voilà que le poney s'était déjà éloigné. L'albinos voulut le rejoindre, mais une main posée sur son épaule le retint. Puis une sur sa gorge dans le but de l'étrangler. Tuer l'intrus qui venait perturber les plans du maitre des lieux. La fée déploya sa magie, dans le but de détruire la statue, mais cela n'eut pas l'effet escompté. À la place, pendant quelques instants, l'expression du visage de celle-ci changea, devenant humaine, trop humaine. À ça venait même s'ajouter une respiration. Incompréhension, mais son opposant relâcha sa prise, rompant par la même le lien magique entre eux deux. Son expression reprit ses traits originels, celui d'une horreur figée, alors qu'Ijeel essayait de reprendre son souffle. Le minet fêlé avait dû remarquer qu'il ne le suivait plus, aussi ne tarderait-il pas à arriver... S'il ne s'était pas fait piéger aussi, ceci étant. Car s'il se souvenait bien, ce n'était pas une statue de ce genre-là qu'il avait vue, mais plusieurs dizaines...
 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Lun 22 Juil - 10:20

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Il n’a pas demandé son reste, commençant à avancer avec ce sentiment, cet immonde impression qui ne le quitte pas, l’oppression, la tension, le malaise qui semblait régir cette demeure. Regard de topaze balayant l’assemblée des statues alors qu’il se trouve contraint de guider le nain, être ses yeux dans une obscurité quasi-totale, il deteste ça, detste ça par le simple fait qu’il ne supporte pas l’idée que l’on dépende lui, de lui, pression qui s’accentue à cette idée, si il arrive quelque chose à l’albinos il serait alors jugé comme le seul responsable d’une mort prématurée ? Il continue d’avancer ne réalisant pas sur le coup que l’autre n’était plus derrière lui, son regard de topaze balayant l’assemblée de statues aux visages horrifiés, où étaient-ils tombés ? L’horrible sentiment d’être épier, il sursaute, croit avoir discerné un mouvement dans l’obscurité, il a dut rêver…

Puis la révélation alors qu’il se rend compte que l’autre ne le suit plus, fait chier. Faisant machine arrière le corps en totale tension il le repère, au son et à la chevelure blanche du nabot d’enfer. Un grognement agacé alors que sa main saisit le bras pour l’entraîner vers l’avant, il veut quitter ce hall effrayent, allure pressée il fonce à travers l’allée de statue avec l’horrible sensation de mouvements éphémères dans la pénombre… S’il savait, une porte discernée au fond de la pièce, il s’y dirige tenant toujours l’albinos avec une poigne forte et sans largesse, tension traduit dans ses membres crispés par cette horrible sensation qui ne peut le quitter. Son instinct hurle de quitter cet endroit damnée, il fonce sur la porte, une poussée alors que la lumière traverse l’obscurité, porte ouvrant sur un couloir totalement vitrée, éblouie il continue tout de même d’avancer fermant derrière eux la porte qu’ils ont franchi avec un certain soulagement dégagé.

Enfin jusqu’à ce qu’il sente l’albinos immobile derrière lui, se retournant ses yeux acclimatés au jour nouveau fixe alors l’immense couloir illuminée s’étendant devant eux… Couloir remplit de statues de cires de toute beauté, beauté décharnés par la peur qui se lisaient sur ses visages semblant crier… Souffle coupé il marque un mouvement de recul, où sont-ils tombés ? C’est quoi ce truc ? Puis la réponse alors que derrière eux la porte explose les projetant en avant, qu’avance vers eux un corps de cire à l’air zombifiée et nonchalant, corps où l’électricité statique vient se greffer, que flotte autour de son corps de cire les crépitements électrifiés… Puis un son qui attire son attention alors que se relevant il distingue derrière eux l’allée de statue se mettant en mouvement, les unes après les autres, bougeant lentement mais surement…. Mais c’est quoi ça ? Panique qui pointe le bout de son nez alors qu’il feule dans un sursaut de magie déversée, âme s’hybridant d’avantage alors que jaillissent les griffes dans un filet de sang, que son visage se déforme pour laisser poindre une mâchoire aux crocs effrayants.

Minet qui se met à feuler et grogner alors qu’il se laisse tomber vers l’avant, mains se posant au sol pour crissé dans une posture d’animalité, que ses membres arrières craques pour se déformés, que ses jambes s’hybrides avec les pattes du félidé, que sur la peau se dresse des poils nouvellement nait dans l’explosion des vêtements seule symbole de son humanité. Homme à l’allure bestiale et primitive totalement effrayé et paniqué alors que vers lui se diriges les statues de cire incarnées, mouvement de recul vers le mur adjacent alors que son regard se perd sur l’albinos se relevant, regard sauvage et paniqué cherchant à se ressaisir tout en implorant du regard.

Tension qu’il ne sait maîtriser, chose étrange pour cet être que d’habitude rien n’effraie, phobie révélée ? Phobie de finir prisonnier et décharné ? Il ne sait, mais se sentiment ne le quitter pas, oppressant et effrayant. Il se ressaisit, tente de se raisaisir alors qu’il discerne la statue de cire électrifiée lever le bras vers son allié, il ne réfléchit pas, chassant sa peur il bondit en avant devant l’albinos continuant de se relever légèrement sonné. Puis le choc qui le saisie alors que l’électricité vient parcourir son corps hybridé, décharge le faisant vibrer devant le corps du nabot choqué… Il ne sait pourquoi il l’a fait… Sûrement fallait-il croire qu’il appréciait ? Décharge qui se termine le laissant sur le point de s’effondré alors que son corps est encore habité par l’électricité déchargé, légèrement sonné.
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 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Dim 28 Juil - 17:56

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Son équipier se rend apparemment compte qu'il ne le suit plus et retourne donc le chercher. Parce qu'il ne veut pas l'abandonner ou parce qu'il a peur d'être seul ? Aucune idée, toujours est-il que l'albinos est quelque peu rassuré, car le minet peut voir, et pourra donc sans doute trouver un chemin leur permettant de s'échapper... Ou pas. Alors qu'il le tire violemment, manquant de casser son poignet qu'il tient dans sa gueule, le poney les fait entrer dans une nouvelle pièce qui, malgré qu'elle soit éclairée, ne laisse pas présager que du bon, car ils sont à présent bloqués dans un couloir vitrée. Ijeel sait, sait qu'il y a ces statues derrière eux, et ne peut guère qu'écarquiller les yeux lorsque c'est une nouvelle rangée qui s'offre à eux. Pris en tenaille, que leur restent-ils comme possibilité sinon la fuite ? Car la fée ne se voit pas affronter une armée entière, et sans doute le même sort les attend s'ils ne font rien. La porte derrière eux vole en éclat avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, et tous deux se retrouvent projetés au sol, bien que le chat, avec ses réflexes, se rattrapent mieux que l'albinos un poil endormi malgré la situation, expliquant que là où l'un se relève rapidement, l'autre prend plus de temps. Son compagnon craque et se transforme, sons laissant entrevoir sa souffrance, souffrance qui répugne la fée. Le mage qui vient tout juste de se relever n'a que le temps d'entrevoir l'attaque qui fuse sur lui. Pas le temps d'esquiver, pas le temps de dresser un cercle, il se prépare à encaisser mais c'est son allié qui vient s'interposer.

Incompréhension devant le minet fêlé, à se demander ce qui lui arrive. Depuis quand est-il prêt à l'aider ainsi ? A être prêt à encaisser pour lui, à le défendre de sa vie ? C'est quelque chose de nouveau pour l'albinos, seule Misto est allée aussi loin pour le défendre. Amitié naissante entre ces deux êtres qui se sont un jour battus à mort ? Peut-être, toujours est-il que cela ne les tire pas d'affaire. Ijeel se rapproche de l'animal encore sonné et étend son aura autour de lui, et c'est sous l'effet de sa magie que les statues les plus proches regagnent un temps leur forme d'origine. Il y a des hommes, mais il y a également des femmes, ce qui ne manque pas de terrifier d'avantage l'albinos. Néanmoins, les statues redevenues des humains ne le sont que temporairement, et c'est de ce laps de temps qu'il doit profiter pour s'échapper un peu plus loin, et trouver la source de tout ça. Car si sa révocation ne fonctionne pas, c'est que le mage responsable de tout ça est encore ici, et garde le contrôle sur chacune de ses « œuvres ». Il suffit donc de l'attraper et de faire cesser ses agissements, puisqu'il ne peut réussir à user de sa magie pour s'échapper.

Néanmoins, le mage fait le pari que seuls les murs menant vers l'extérieur sont isolés. C'est pourquoi il attrape son coéquipier et plaque sa main contre une parcelle du mur à sa droite. Dans celui-ci s'ouvre un trou circulaire, suffisamment grand pour les laisser passer, les faisant arriver dans une nouvelle pièce. Si par chance, ils arrivent dans un couloir où il n'y a que peu de statues, ils n'ont pas la possibilité de reprendre leur souffle, car déjà les autres passent par la brèche nouvellement créée. Le chat n'est plus vraiment sonné, et semble pouvoir se mouvoir seul, aussi le lâche-t-il. Il faut fuir, mais les deux équipiers, ne se comprenant que peu et ne se communiquant pas du tout, prennent chacun une direction différente de l'autre, et c'est en s'en rendant compte un peu tard qu'ils se retrouvent finalement séparés par une myriade de statues formant une ligne infranchissable entre eux deux. Et maintenant, que font-ils ? La fée peut essayer de traverser, mais il y a de grandes chances qu'elle se fasse stopper. Certes il peut se débarrasser de ces adversaires, il peut les immobiliser, et certainement même les tuer. Mais il n'en fera rien, car ils sont possédés et n'agissent pas de leur plein gré.

La petite armée de statues se divisent, et chaque bloc attaque l'un des deux mages. Ijeel n'attend pas pour détaler, criant juste à son équipier de rester en vie. Paroles inutiles, mais il se promet que si le félin timbré se fait capturer, il viendra l'aider. Pour le moment, il court, faisant s'écrouler le sol sous le pied des statues cherchant à le bloquer, immobilisant celles voulant l'attraper, absorbant les rares attaques magiques qui manquent de le toucher. Il a néanmoins cette impression que lui s'en tire bien, mais que la majorité des ennemis ont couru après le poney. Simple coïncidence ? Peut-être, toujours est-il que cela l'inquiète. Car il ne sait pas comment il va se défendre, alors qu'il est déjà si apeuré. Il risque de se retrouver acculer et... de devenir l'un d'entre eux. Ou de simplement se faire tuer. Cette pensée, aussi étrange cela lui paraisse-t-il, l'inquiète au plus haut point, et c'est sans surprise au final qu'il fait demi-tour pour essayer de le retrouver, qu'importe ce qu'il devra affronter pour ça.
 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Lun 29 Juil - 10:01

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Damaz Elandez

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La panique qui le saisit après la séparation. Il ne comprend pas, ne sait pas d’où provient cette tension, cette peur qui l’enlace dans cet environnement, face à ces êtres prisonniers hors du temps. Il sent, il sait. Ils sont vivants. Malaise qu’il a déjà ressentie une fois auparavant, avec Misto, mission qui les avaient vu dérailler, qui les avaient se laisser transporter par la colère et la haine, l’amertume et le désespoir. Mais ces êtres figés, prisonniers créé en lui ce malaise obsédant. L’animal en lui veut fuir, fuir cet endroit et ce qu’il provoque en lui, l’animal sent, sent qu’il peut rejoindre ses âmes piégés par un dément. Il feule, acculé, les âmes virevoltent en lui, lâchant sa magie, par pure instinct de survie, les griffes viennent entamer au hasard la cire de ces êtres piégés, faisant couler le sang de leurs enveloppe piégé par une magie perverse dans sa monstruosité.

Il feule, rugit, grogne alors que sur son corps s’hérissent les poils sous la tension, poils humains s’hérissant tel un félin. Il n’arrive pas à continuer, acculé, submergé son âme explose, implose, ses deux moitiés se confrontent dans une peur irraisonnée, peur de les blesser, peur de perdre sa liberté. L’albinos a disparue, son esprit embrumé lui empêche d’entendre les paroles qui lui sont destinées. Projeté par un bras glacé l’étau se resserre autour du minet alors qu’ils le poussent à reculer encerclé en un point précis du couloir damné. Il ne peut raisonner, sa terreur empêche de voir que tout est prémédité, un pied se posant sur une dalle glacé, le sol s’écroule sous ses pieds alors qu’il chute dans le piège qui lui était destiné. Son corps se tend, se retourne pour permettre la réception dans une douleur foudroyant mains et pieds heurtant le sol avec violence qu’il n’aurait jamais imaginé. Il n’a pas le temps de se relever qu’une main le saisie à la gorge provoquant le feulement étouffé alors que ses yeux de topaze croisent paniqué le regard d’ébène de l’humain qui l’attendait. Un hurlement strident, rugissant alors que son corps commence à se figer, se glacé sous l’impulsion d’une magie aux propriétés décalées. Son corps se durcie, se statufie, recouvert d’un voile de cire venant l’enserrer, le priver de ce qui était l’objet de cette peur irraisonné. Liberté. Son visage se retrouve figé dans son rugissement terrifié, monstre de cire aux yeux fendus et crocs acérés alors qu’un léger rire s’élève de la fosse damné. Rire vainqueur et sourire satisfait alors que sa collection venait d’augmenter. Dans le corps de cire les âmes s’affolent et veulent imploser alors qu’elles se retrouvent piégées, qu’elles venaient de payer le prix de la beauté…

L’humain disparait alors que se retrouvant animé contre son grès le corps à l’esprit paniqué se met à se déplacer, lentement, sûrement avant que ne surviennent les craquements acérées. Ame forcée de s’immiscer dans celle de l’humain piégé. ¨Que l’hybride de cire devient félidé glacé, que hors de contrôle de son corps privé de toute volonté par une magie oubliée la panthère s’élance dans le sous-terrain privé de toute luminosité. Qu’il entre chasse, qu’il doit chasser l’intrus qui n’était pas convié. Corps dans lequel les âmes hurlent leur agonie, qu’elles tourbillonnent pour briser cette prison qui les renie. Félin statufié s’élançant ignorant le tumulte de son intériorité, félin et humain venant de payer le prix de la beauté.

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 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Mer 28 Aoû - 19:18

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La fée s'est rendue compte de l'idiotie de sa décision. Il n'aurait jamais dû abandonner Damaz, surtout qu'avec sa magie, sans doute aurait-il pu forcer le passage. Maintenant, il essaie de réparer ce choix en rattrapant son équipier avant que les statues ne s'en chargent. Le fait qu'elles sont d'anciens mages laissent supposer que le propriétaire des lieux à la même intention pour eux deux, ou au moins pour le poney, vu que lui n'est ici qu'en renfort. Cela expliquerait pourquoi si peu de statues l'ont suivi, alors que tant ont pourchassé le minet fêlé. Ijeel ne peut faire autrement que s'en vouloir sur ce coup-là. C'est rare qu'il se reproche quoi que ce soit ou qu'il s'inquiète autant pour quelqu'un, mais là, il ne peut faire autrement. Le chat est effrayé depuis le début, il aurait dû rester avec lui... Mais ce qui est fait est fait, il est maintenant de son devoir de le retrouver, et qu'ensemble, ils sortent d'ici. Devenir captif à vie de cet endroit ne l'attire nullement, comme tous ceux qui ont été les victimes du propriétaire des lieux sans doute. Alors qu'il continue de jongler entre ses sorts de révocation et d'absorption, une question vient à l'esprit du fainéant : doit-il se battre pour les libérer ?

En temps normal, il aurait dit oui. Aider les autres, malgré tout, est quelque chose qu'il a l'habitude de faire, et lorsque cela s'applique à des dizaines, voire des centaines de personnes, alors il ne peut se refuser à faire preuve d'altruisme. Ce n'est pas quelque chose provenant de l'esprit de Fairy Tail ou des enseignements d'Ighen, non : c'est quelque chose de naturel chez lui, simplement car il n'aime pas ressentir de culpabilité, qu'il ne supporte pas ne pas agir alors qu'il pourrait. Mais là... La menace les dépasse tous deux complétement. Ce n'est pas qu'un mage menaçant un village, des bandits attaquant un château ou quoi que ce soit du genre, non... Ils ont affaire à un mage suffisamment puissant pour maintenir un sort sur des dizaines de personnes depuis, sans doute, des années. Leur niveau est bien inférieur au sien, et sa petite armée les écraserait sans problème s'il tente de l'affronter. Devenir une marionnette de cette homme serait pire que de mourir sans doute... C'est pourquoi il n'est pas question, du moins pour l'albinos, de jouer les héros. S'ils parviennent à s'enfuir, car il ne partira cependant pas sans Damaz, ils n'auront qu'à prévenir les guildes ou le conseil, qu'importe. Eux s'en chargeront mieux que deux mages de bas étage.

Ijeel parvient à revenir là où il a creusé un trou, toujours avec un grand nombre de statues de cire dans son dos. Pour parer à ce problème, il fait tout d'abord apparaître son aura qui rendra son apparence humaine quelques instants à chacune essayant de l'approcher. Cela ne servira qu'à gagner du temps, car sa véritable attaque est toute autre. Posant sa main sur le sol, il commence à y déverser sa magie, creusant quelques instants plus tard un trou dans le sol, allant d'un bout du couloir à l'autre en largeur, et suffisamment long pour qu'aucune statue ne puisse sauter par-dessus. Sans doute y a-t-il une autre pièce en-dessous, mais l'important ici est simplement de gagner du temps. Se relevant, l'albinos constate l'efficacité de sa manœuvre, puisqu'ainsi il s'est débarrassé, du moins temporairement, de tous ses poursuivants originels. Cependant, la fée est loin de s'être enfin dépêtrée de ses ennemis. C'est du moins ce qu'il constate lorsqu'il se retourne et voit des rangées de statues se rapprochant. Il n'a pas le temps pour ça, n'ayant toujours aucune nouvelle de son allié. Il ne sait même pas par où il doit entamer ses recherches. Vu la peur que ressentait le poney au moment où ils se sont quittés, celui-ci a dû détaler aussi vite qu'il le pouvait, et sans chercher à affronter qui ou quoi que ce soit. Ce qui veut dire qu'il lui faut... traverser ce bloc d'anciennes personnes désormais possédées. Bon sang, il n'aime vraiment pas la tournure des événements... Pourquoi a-t-il accepté cette mission déjà ? Ah oui... Le chantage... Comme souvent d'ailleurs...

Cependant, alors qu'il s'apprête à s'élancer, le destin en décide autrement. La sphère qu'il envoie pour se créer un début de chemin est bloquée par un bouclier de magie avant de lui être renvoyée. Pris au dépourvu, et comprenant par la même la surprise que vivent les mages en l'affrontant, il ne voit pas de meilleure solution que d'esquiver en se jetant sur sa droite, n'ayant pas le temps de créer un cercle pour l'absorber. Ijeel veut se relever, mais d'autres projectiles magiques tentent de l'atteindre : arc de foudre, boule de feu, pic de glace, stalagmites... A peu près tous les éléments sont au rendez-vous, et c'est sous cette pluie d'attaques que le mage se voit contraint de plonger dans le trou qu'il vient lui-même de créer avant de se faire tuer. Mais peut-être que ce qui l'attend en bas n'est pas forcément mieux...

Par chance, il semble ne plus y avoir de statue. Sans doute sont-elles remontées, lui offrant ce moment de sursis. Il se relève et ne perd pas de temps pour se remettre à courir, car bientôt elles sauteront pour le rejoindre. La fée est encore tombée dans un autre couloir, faisant dans sa tête de cette demeure un véritable dédale. Lui qui a pourtant grandi dans une immense maison n'arrive pas à s'y retrouver dans tous ces couloirs, toutes ces portes, tous ces étages, sans qu'aucune once de logique ne semble y exister. Enfin, à force de creuser des trous et de se faire des portes improvisées, il va bien finir par explorer tout l'endroit... Pestant de nouveau contre lui-même pour ne pas avoir suivi le chat timbré, il ne s'attend pas du tout à tomber sur lui en ouvrant la porte lui faisant face. Cependant, son état n'est pas celui qu'Ijeel souhaitait. Un désespoir le prend alors qu'il voit son coéquipier se tourner vers lui, dans cette expression de terreur figée pour l'éternité. Qu'il le regarde s'approcher à quatre pattes, prêt à l'attaquer. Que doit-il faire ? Que peut-il faire, surtout ? Il n'y a donc rien que sa magie puisse arranger ? On le prétend anti-mage, mais il voit bien la limite de ses capacités. Il ne peut rien... hormis s'enfuir. Pour le moment du moins. Il n'a aucune chance de gagner à présent, car il ne peut se débarrasser de cette armée au risque de tuer les mages captifs de la cire, et ne peut affronter seul le maître de ces lieux, bien trop fort pour lui seul. Il n'y a rien à faire... sauf prendre ses jambes à son cou.

C'est dans cette optique qu'il fait apparaître son aura, et qu'avant que Damaz ne puisse l'attaquer, il lui rend momentanément son apparence d'origine et se prépare à courir, évitant de croiser le regard terrifié de son ancien allié, maintenant jouet du maître des lieux. Il doit fuir avant que d'autres statues ne se joignent au poney. C'est un coup de chance qu'il ne soit tombé que sur lui, mais ça ne durera pas. Déjà, dans la pièce où il était précédemment, il entend le bruit si caractéristique qu'elles font lorsqu'elles se déplacent, lui signalant bien que la traque n'a jamais cessé. Il dépasse son équipier, toujours humanisé, et sans se retourner lui adresse un « désolé ».
 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Sam 31 Aoû - 21:04

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LE PRIX DE LA BEAUTE


IJEEL & DAMAZ





Son visage se fige, immaculé dans la terreur horrifiée et décharnée, un léger mouvement de tête pour dévoiler des crocs pervertis par une magie sans nom... La porte s'ouvre alors que la queue s'agitent en de multiple va et vient incessant, queue émergeant du corps n'ayant plus grand chose d'humain, statut monstrueuse de cire et de sang, de désespoir et de peur, de cri de terreur. Un grognement alors que dans un mouvement à la fois lourd et vif elle se retourne pour faire face à la proie imposée, incapable de lutter contre cette force asservissant son intégrité, poupée immaculée, bousillée.

Les membres hybridés crissent sur le sol carrelé dans un son strident alors qu'il s'apprête à charger, il n'en a pas le temps, un contact, une impulsion alors que la cire s'efface l'espace d'un instant pour laisser échappé un cri étouffé par l'acte l'ayant emprisonné... Cri inhumain déchirant la nuit de son agonie, leurs agonie... Stoppé, figé sur le son d'un désolé, la fuite d'un coéquipier qui ne comptait pas l'aider... La rage et la colère l'enlaçant alors que déjà elle réapparait, l'enveloppant de son aura damnée, cire ensorcelée. Un râle déchirant, raisonnant au rythme des ahuris alors que le monstre entre en mouvement, que ses membres crissent sur le sol glacé et brûlant, qu'ils hurlent à l'agonie dans un corps honnie, banni. Danse écarlate d'une vanité mal placé, beauté perdue et égarée... Liberté bafoué, saccagé, la rage et la haine d'un coeur en train de sombrer, que dans la course derrière le traître à massacrer son corps continue de muter dans un sordide ballet de cire et sang mêlé...

Il doit le tuer. Il veut le tuer. Ils veulent le déchiquetés de leurs crocs et griffes emprisonnées... Âmes accordées au son d'un ordre contre lequel elles ne peuvent lutter, d'une rage qu'elle ne peuvent étouffer, d'un râle pour la survie des leurs âmes meurtries. Il le sent, il sait, un bond effaçant la distance d'un couloir d'obscurité alors que les pattes viennent percuter un corps fuyant et apeuré. Chute de chaire et de cire, de blanc et de rouge durci, les corps roulent dans un feulement glauque et étouffé. Elles explosent ! Implosent alors qu'est commis l'acte innomé, insensé d'une esprit détraqué, que l'ordre est donné, la pression ordonnée pour toutes les mêler, ballet sanglant et écarlate d'un corps mutant sans pouvoir résister, huit âmes violées au nom de la beauté... Son aura implose alors que la cire se fend dans un acte dément, que son corps mute en un écho strident, déchirant d'une souffrance sans nom... Frère de douleur croyant mourir sous cet acte infâme auquel ont le forcé, les forcé du sommet d'un échiquier nommé beauté...

Que la gueule se déforment pour y entrevoir le mélange sordide entre chacune des huit formes comprises et aimées, cadeau violé, saccagé. Un hurlement déchirant l'air alors qu'elles luttent pour résister, luttent pour la survie de leurs intégrités, que dans la cire la fissure se créée, statue prête à se briser, mort venant se faufiler pour faucher la sauvagerie incarnée, règne animal bafoué et mutilé... Beauté violée au cœur d'un couloir sordide ou seul l'obscurité perdurait...

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 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Lun 30 Sep - 13:33

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C'est dans ce bal aux cris déchirants, empreints d'une volonté de liberté, que le dernier acte risque de se jouer. Acculé, en train de combattre une force contre laquelle il ne peut lutter, la fée ne sait plus. Il veut vivre, c'est là sa seule certitude, mais pour y arriver, il va lui falloir se débarrasser de son équipier, qui est à présent la source du danger. Peut-il vraiment s'y résoudre cependant ? Sans doute a-t-il la capacité de le briser, mais s'il le fait, le poney mourra. S'il ne fait rien, c'est lui qui se fait tuer, emporté par la frénésie qui dévore celui qui n'a plus rien à voir avec un allié. Survivre au prix d'une vie, ou se laisser faire ? Aucune des deux réponses ne lui convient, il ne doit pas abandonner, il ne peut pas. Pas quand tout n'est pas encore joué, car il reste bien une possibilité. Infime, folle, mais réelle. Car quand l'autre rapproche sa tête, prêt à le mordre, Ijeel la voit, cette fissure dans la carapace de cire. Et c'est ce détail qui le fait espérer, espérer qu'il puisse le faire redevenir celui qu'il était, pour qu'ainsi tous deux puissent s'échapper. Et au pire, si ça ne marche pas, cela lui laissera la fenêtre dont il a besoin pour s'échapper.

C'est un simple mélange qu'il va faire, entre deux de ses techniques. Ce n'est pas pour une histoire d'amplification d'effet, ni un calcul de ce que cela va faire, ou quoi que ce soit du genre. C'est juste que, peut-être qu'avec un peu de chance, l'une ou l'autre fonctionnera. La chance, oui, le seul facteur sur lequel l'albinos compte présentement. Et il y croit, du moins, il ne peut pas faire autrement, sans quoi tout espoir est perdu. Il va bien parvenir à quelque chose en faisant ça, non ? Tout d'abord, l'aura pourpre explose autour de lui, il ne cherche pas à contrôler son effet, tout y passe : les meubles, les tableaux, les murs, la tapisserie, les rideaux... tout se fait emporter, tout se désintègre, mais surtout, la cire maintenant Damaz dans cet état se volatilise, la magie étrangère s'échappant temporairement du corps du poney. Temporairement car toujours l'effet revient, mais qui sait ? Et à cela, il y ajoute l'aura verte cette fois-ci, la technique la plus anti-magie qu'il ait, puisqu'elle permet d'annihiler toute magie étrangère d'un corps, mais également de le protéger contre celle-ci. Ainsi, il n'y a plus qu'à attendre voir si cela a un quelconque effet, par exemple d'empêcher le maître de reprendre le contrôle de son allié, ou quelque chose comme ça. Cela, il le constatera quand sa désintégration ne fera plus effet, c'est à dire d'ici quelques secondes à peine.

Durant ce laps de temps, pendant lequel l'être hybridé est redevenu ce qu'il est originellement, Ijeel en profite pour s'écarter, échapper à son emprise et se remettre dans une position où il ne se fera pas aussi facilement envoyer au sol et pourra essayer d'esquiver le félin en cas d'échec. Sa réserve de magie n'est pas infinie, alors s'il peut éviter de devoir user encore et encore de son aura, ça ne peut que être pour le mieux, même s'il espère que son opération sera un succès. Il n'y a rien qu'il puisse faire de plus, et si ça échoue, il n'aura aucun scrupule à s'enfuir, car cela veut dire qu'il ne peut rien. Et à quoi bon tenter d'affronter vainement le maître de ces lieux, plutôt que d'alerter directement les guildes ou le conseil de ce qu'il se trame ici, et de ce fait réussir à sauver toutes les personnes ici ? C'est encore le mieux comme solution, car s'il se fait prendre, alors celui qui s'amuse à se faire une collection de statues pourra continuer encore longtemps son entreprise. Et l'albinos ne peut permettre cela, même si ça signifie devoir abandonner un temps Damaz ici. Mais de toute façon, rien ne dit qu'il devra en arriver là, et peut-être que le chat fêlé est revenu à lui ? Ainsi, leur fuite n'en sera que plus aisée, à moins qu'il n'ait une meilleure idée... Si la seule pensée du minet n'est pas de l'égorger, ceci dit.

*T'as pas un conseil à me donner ?*
*Personnellement, je pense que t'aurais mieux fait de t'enfuir sans attendre de voir ce qu'il advenait du poney. Mais bon, on ne se refait pas on va dire...*
 MessageSujet: Re: Ma beauté est hors de prix (Dadou & Jiji)   Mar 1 Oct - 12:45

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Le Prix de la Beauté


Ijeel & Damaz





" Aujourd’hui je sais… Je sais car je l’ai moi-même payé alors que mon regard est figé sur la monstrueuse allée, aujourd’hui je sais, je le contemple dans tout son excès, je n’aurai jamais cru qu’un jour je devrai payer le prix de la beauté…"

L'agonie... L'agonie et le dénie, l'oubli alors que ton âme implose, violée par une force qui choisit la pose, viole où tu veux hurler, hurler et crier alors que ta bouche reste close dans cette enveloppe de cire qui te compose... Poupée misérable, minable alors que tu vois ta fin arriver, qu'ensemble vos hurlements ne peuvent franchir cette carapace qui vous emprisonnez, vous voulez pleurer, crier et pleurez sans que tes yeux ne puissent réalité ce fait, viole de ton corps en sa demeure, viole de ton âme dans la noirceur, viole de leurs âmes dans l'horreur... Pour la première fois tu es prêt à tout abandonner, ce combat pour la liberté, cette violence farouche que tu incarnes, tu veux crever que cesse cette douleur que tu ne peux supporter, qu'ils ne peuvent supporter alors que la carapace de cire à commencée à se fissurer, puis tout disparait sur cette ultime volonté, la mort pour te sauver. Tout cesse alors que les âmes se relogent dans un soupire de soulagement, tu ne comprends pas alors que ton corps figé croise enfin le regard de l'albinos dans l'éclatement écarlate, que tu comprends qu'il est l'acteur, auteur de la fin de ce cauchemar hurlant... Et tu te hais, te hais alors que tes yeux se mettent à pleurer sans que tu ne puisses le contrôler, te hais de cette rage que tu as déversé en accord avec la volonté imposée pour le détruire. Tu tombes, chavire, pantin pantelant dans l'océan des désirs, que tu crois tout finie avant que la cire ne retente d'agripper ton corps dans sa tétanie, que tu cris. Faible chose vacillante et misérable, enlacée par une peur bâtarde, tu te hais dans cette faiblesse qui enlace ton être entier sans même avoir conscience que ce désir avide de liberté t'as sauvé, que cette sauvagerie de ton âme a permis l'acte insensé alors que l'aura verte t’enveloppe pour lutter contre la cire rampant sur ton corps affalé, effondré, la conscience que tu ne peux abandonné, que tu ne peux pas, pas pour eux, tous autant qu'il soit alors que ta magie implose, horrible défilée, sublime symbiose alors que tour à tour elles s’immiscent en toi, confèrent leurs rages et leur volonté sauvage, augmente la foi. Tes yeux trahissent la mutation au rythme d'une série de craquements alors que ton corps convulse, que tour à tour chaque âme vient se noyer dans la tienne pour lutter, sublime et monstrueux ballet alors que la cire n'arrive plus à gangréner, que cette aura cumulée à ton désir impérieux de liberté finit d’annihiler cette magie perverse tentant de te violer. La lueur verte se dissipe alors qu'en toi la danse continue, un dernier baisé alors que l'escrifa vient enlacer en dernier ton corps et ton âme de son toucher avant de s’évaporer.

Humain reprenant pleinement ses droits alors ton corps git là, plus un sursaut, plus rien, tas de chaire allongé sur le sol carrelé dans une marre de sang. Poupée bousillée ? Corps ne trahissant aucun signe de vie alors que ton regard d'ébène fixe le mur dans une torpeur infini, puis la faiblesse d'un souffle sur le sol carrelé, l'air s’immisce dans ton corps avant de s'échapper en une respiration reprenant un rythme perceptible sur ton dos et ta poitrine dénudées, que tu sais que ta magie s'est presque vue totalement consumée alors que tu tentes de te relever dans un sursaut de volonté, corps brisé alors que mains et pieds dérapent sur le sol pour retomber tel un misérable cadavre d'humanité... Carcasse pitoyable que t'es dans cette scène pathétique que tu offres au nain t'ayant sauvé, de quoi regrette son action par cette faiblesse qui t'enlace... Tu ne veux pas, refuses cette idée avec une violence qui bat dans ton cœur meurtrie, tu ressayes, te relèves en te tenant aux murs pour ne pas chuter alors la porte derrière vous viens de se refermer.... Tu ne penses même pas à cet étrange fait qui fait que vous n'avez toujours pas été surpris ou attaqué par les autres âmes prisonnières de cette magie d'horreur et perversité mêlées... Tu ne sais pas, car pour toi, là ne comptes qu'une chose, la force, force de te relever, la force que tu es censé incarner. La force, seule justification acceptée par tes croyances dérangées pour justifier cette vie qu'on t'as redonné...

Spoiler:
 



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