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Des prédateurs chez les O'Connor
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Mar 6 Aoû - 17:33

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Il croise les bras, tape du pied, fait les cents pas… Non, rien de tout ça, il se tient imperturbable adossé à un pilier de marbre, mais dans son esprit, c’est une véritable partie d’échec. Il évalue les hypothèses, pèse les actions et prévoit les altercations, doucement et sournoisement, le serpent prévoit ses prochains coups avec applications, ses manigances doivent être parfaites pour ne fleurir que sa réputation. Il quitte le couloir et part s’installer dans une pièce qui lui semble plus adaptée. Il contemple les ornements, les décorations, tout ici dégage un arome de luxe nauséabond. Rien d’étonnant après tout au vu du montant de la récompense assuré à Cobra pour son intervention ce soir. Le doigt du mage noir glisse délicatement sur la belle facture du meuble devant lui, ils arrivent, il peut les entendre. La porte s’ouvre, dévoilant Cobra dans sa tenue rouge en contrejour de la lumière lunaire, le mage noir reste aussi calme qu’on s’y attendrait, un sourire vainqueur imperceptible au coin des lèvres. Il reste muet, il observe, écoute derrière son triple masque et fouille les pensées pour obtenir les informations qu’il pourrait lui manquer. Il se rembrunit bien vite quand il réalise que les paroles de son coéquipier sont tout à fait pesées, il envisage réellement dans un coin de son esprit de partager un moment de plaisir avec les deux autres individus ici présent. Le beau brun retient une mimique dégoutée, son compère n’est pas là pour aider, comment ça ne pas la tuer, hm ? La situation qui semblait totalement sous son contrôle serait-elle en train de lui glisser sous les doigts ?

Mimant d’avoir reçu des compliments de la part de son semblant d’ami, il s’avance vers Lady Osvald, s’abaisse et lui accorde un baisemain avant de se redresser. Si l’autre croit que le charme ne fait pas partie des compétences et attributs du criminel, il se met le doigt dans l’œil et même ailleurs. Il n’y a plus sournois que le subreptice glissement du serpent dans les esprits de ses victimes. Il écoute et réagit en conséquence, met en confiance en sachant exactement ce que les autres attendent de lui, espèrent de lui, il joue aisément le cavalier sorti tout droit du rêve. D’ailleurs il sait, elle préfère l’hidalgo basané au galant reptile, tout ce qu’il y a de prévisible jusqu’alors, même si elle semble avoir apprécié cette surprise charnelle. Lady Osvald est une femme qui fuit l’ennuyeuse routine et joue avec les menaces. Une femme redoutable dont il serait d’autant plus agréable de percer les secrets. Il passe sa main sur les hanches de la demoiselle, hume son parfum enivrant, jolie rose à cueillir avec des gants. Il la guide jusqu’au chat dont la présence est malgré tout plus rassurante mais lui tient la main, joue avec son alliance dont le coût en joyaux ne s’estime plus.

« Que votre mari doit être déplorable… A sa place, j’aurais déjà redoublé d’attention pour conserver une perle aussi rare. Nous vous apporterons mieux. »

Il ressert sa poigne pour fermement la coincer entre elle et l’autre comédien. Son souffle descend jusqu’au cou de la mariée, tout n’est que parole en l’air, mensonges et illusions qui continuent de mener le bateau de ses pensées, des notions si bien ancrées en lui que même Cobra ne fait plus la différence entre ses vérités et ses faux. Son souffle encore, reste là, à narguer la douce peau d’albâtre, il sait qu’elle le veut mais il n’avance pas plus. Il écoute son cœur battre, ses pensées dévier dans le sens où il les a poussées. Cet affreux  goujat, cet homme sans courage ni honneur qu’elle a dû épouser, cette homme que sans vergogne elle a trompé avec un damoiseau de la famille ennemie. Le sang de Cobra bouillonne de victoire, il garde en lui cette passion mais trouve comment l’extérioriser à sa façon. Le roi voit son bassin se faufiler entre les deux joueurs de charme, promiscuité sensuelle qu’il interrompt en poussant la demoiselle sur le lit, inanimée. Elle respire encore, il s’est contenté de lui faire perdre conscience et admire la rose endormie avant de repousser d’un mouvement ferme mais pas hostile l’homme encore dans son dos.

« Qu’est-ce qu’elle peut bien avoir pour que tu l’apprécies autant ? »

Il ne faut pas voir ici quelconque jalousie, c’est un questionnement réel. Cobra ne comprenait que difficilement qu’on puisse s’attacher aux gens facilement, qu’on puisse éprouver pour eux quelconque sentiment positif dès le premier abord. Pourtant c’est humain, et cela lui arrive à lui aussi, il se souvient bien de cette photo dans ses souvenirs, Natsu s’engueulant avec son chat mongol, l’affection qui en était ressortie. Il chasse tout ça et un plan se dessine dans en toute simplicité, les liens logiques se créent, les ficelles naissent et de ses manipulations divines Cobra changerait encore la situation à son avantage. Il est temps d’expliquer au chat ce qu’il a en tête.

« Parmi ses enfants, elle compte un fils. Un seul. Ce gamin est le fils du frère d’O’Connor, autrement dit, un gros problème. Ils ont tenté de se débarrasser d’elle, surement pour garder le gosse entre leurs mains, et je crois qu’elle a tenté de les couler. »

Il n’imagine même pas les fourberies dont elle a dû faire preuve jusqu’ici pour être toujours en vie, de même que son insaisissable mari devait se faire plaisir à la torturer dans des situations épineuses. Ce qu’elle voulait ? La sécurité de son fils, bien entendu, mais aussi la sienne puisque la première découle naturellement de la seconde. Cobra murmure, réfléchit, comment profiter de cette information qui vaut son pesant d’or… Assez surprenant, mais il est face à une impasse, ou plutôt un dilemme. Suffisait-elle en elle-même à satisfaire O’Connor qui pourrait en faire un scandale national, ou devait-il tenter de briller par un coup de maitre et donc profiter d’une grasse augmentation. Après tout, l’enfant de Lady Osvald était majeur, s’il n’avait toujours pas eu accès à la richesse familiale, c’est bien parce que…

« Devrions nous tuer sir Osvald ? »

En réfléchissant bien, la fortune de la famille haïe reviendrait entre les mains des O’Connor… Mais qu’adviendrait-il de Lady Osvald ? Cobra se malmena intérieurement, pourquoi avait-il demandé son avis à un chat débile, et pourquoi se soucierait-il du sort de la bonne femme ? A voir…
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Mer 7 Aoû - 15:20

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Damaz Elandez

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Il a redouté ce moment, c'était en marchant que l'idée avait germée alors que pour une raison inconnu cette femme avait sut susciter son intérêt... Peut-être avait-il simplement sentit cette âme torturée... Oui... Ses yeux, dans ses yeux il avait sut qu'elle n'était qu'une poupée désarticulée, poupée désarticulée dont tout le monde aurait voulu se débarrasser... Si différents et semblables à la fois, poupées jouant dans un monde qui ne leur correspond pas, l'une dans un monde d'illusion et d’apparat, l'autre dans un monde tout simplement humain.

Le fait est qu'il savait ce qu'il voulait, il savait pourquoi il avait pris le risque de le défier, il avait redouté sa réaction et en même temps apprécier le simple fait d'avoir put le toucher, ne serais-ce que quelques secondes il avait caresser sa mortelle beauté. Il est de ces personnes qui vous captivent d'un regard, que tel une luciole vers le feu vous attire et vous excite, ces personnes que l'on sait mortelle et pourtant contre lesquels on ne peut lutter. Qui plus est quand leur puissance, leur force faisaient d'elle des presque divinités. Qui plus est quand on leur devait la vie d'un simple geste de clémence... Clémence que l'ont sait ne pas en être et que par ce fait on sait que leur appartient désormais... Qui plus est quand c'est être qui suscité cet état de fait se nommé Cobra.

Félin dérangeait certains auraient pensé... Peut-être ont-ils raison après tout, peut-être n'est-il qu'un pauvre gamin cinglé voulant jouer avec des forces qui le dépassaient... Peut-être n'était il qu'un chat débile sans intérêt... Qui sait ? Le fait est qu'il était alors resté figé, attendant la réaction, la redoutant malgré cette passion le consumant, cette envie de dément, d'extase avec le serpent. Puis il avait observé la scène se jouer, ce roi obtenir de Lady Osvald dans un jeu parfaitement joué ce qu'il voulait, chat qui avait joué sa part quand elle était attendue d'un regard avant qu'elle ne s'effondre inconsciente d'une vulgaire poussée. Poussée dont il s'était lui aussi vue gratifié, et pour simple réponse a la question donnée alors que ses yeux n'avaient pas quitté à travers leur masque ceux du maître empoisonné, sans pour autant chercher à le défier un simple.  « Je ne sais pas. »

Il calme ses ardeurs, cette envie, cette pulsion qui en lui fait fureur, repousse l'envie que la situation à provoquée, cette envie que la vue du charmeur de serpent en plein jeu de séduction avait suscité, car il bandait. Il explique la situation alors que le chat ne baisse toujours pas le regard, ses yeux plongées dans ceux de l'autre comme pour y déceler un trésors caché, chassant à contrecoeur ses pulsions qui l'avaient habité, qui les avaient habités dans son âme hybridée, dans son intériorité d'âmes sauvages et tant louées. Il voit le serpent continuer sa réflexion, il n'intervient pas, il attend, attend tout en le fixant à travers son masque élégant, attend car il sait tout simplement que ce n'est pas le moment de parler.

La question est lancée. Elle le surprend... Depuis quand Cobra demandait-il son avis ? Est-ce que cela signifiait qu'il lui accordé un quelconque crédit et la faculté de penser ? Non il en doutait, mais soit. Son regard se détache enfin du brun ridiculisé par sa tenue non adapté pour scruter Lady Osvald aux portes de l'inconscient. Le tuer concrétiserait les chances de succès... Mais le tuer était-il vraiment une chose toléré ? Et lady Osvald ? Révéler la vérité serait certainement pire que la mort de cet abruti empafé. La décision se prend dans son esprit sur les simples pensées que sa mort était sûrement le mieux qu'il pouvait arriver pour Lady Osvald et sa descendance demeurée. Cette femme était le genre qu'on ne pouvait détruire d'un simple coup de sifflet, cette femme était dangereuse et avait gagner le droit de vivre par sa simple présence -vivante- ici et maintenant. La réponse est lâchée d'une voix froide alors que son regard vient se replonger dans ceux de l'empoisonné.

 « Oui »

Cela resterait leur petit secret, personne ne devait savoir qu'il avait participer, sinon c'était son existence au sein des poneys qui sombrerait, et il n'était pas encore prêt. Il sait qu'il entend ses pensées, il ne demande rien, il choisira ce qu'il veut et préfère, il ose juste penser que cet être presque divin n'est pas qu'un simple mégalomane pervers, qu'il est plus profond que cela... Oui il est plus profond que cela... Comment il le savait ? Il suffisait de voir ce lien avec sa majestueuse alliée. Décision prise il attend simplement la confirmation du serpent, la confirmation et son plan, car là dessus il savait qu'il était des deux celui le plus adapter à l’élaborer pour que tout soit parfait.

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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Sam 10 Aoû - 20:19

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Les méninges du roi des reptiles vibrent et tourbillonnent alors qu’il tente de se concentrer. La tâche est loin d’être aisée quand il entend en continue les pulsions animales qui règnent dans l’esprit de son coéquipier, des envies naturelles loin d’être attirantes à l’esprit du mégalomane. Il entend ses muscles crispés, son corps tendu et bridé, qu’il tente de l’approcher et il le remettrait à sa place vite fait bien fait. Si la comédie était sa sœur et les conventions ses rivales, Cobra ne donnait pas dans ce genre d’activité, et surtout pas en pleine mission.  Il chasse ces absurdités et tisse son leurre avant de laisser sournoisement trainer son oreille dans l’être même du félin. S’il avait bien compris que le manque de lucidité et la bestialité de sa magie avaient déjà dû placer Damaz dans des situations loin d’être dignes d’un mage légal, il n’aurait pas cru qu’il serait si facile pour lui d’accepter l’idée d’un meurtre. Il ne lui adresse aucun regard, conserve cet air de réflexion plongé dans ses machinations, mais il le juge légèrement ; cet homme n’a clairement rien à faire dans une guilde légale et il serait celui qui lui montrerait la voie. S’il ne la trouvait pas de lui-même. Le mage noir ingère plus difficilement les pensées positives à son sujet, si son égo démesuré est flatté, l’admiration et la fascination semblent prendre une autre dimension au fur et à mesure du temps passé ensemble. Croire qu’un homme tel que lui avait bon fond, c’était une pensée de suicidaire irraisonné. Et c’était justement ce qu’était le chat à ses heures perdues, un fou libéré de la damnation que représentait pour lui la raison.

Les différents facteurs traversent la tête du machinateur, le cadre, l’environnement dans leur ensemble, mais aussi la nature de la cible, les conditions d’éliminations et les critères à respecter. Leurs capacités respectives qui pourraient être utiles dans les minutes à suivre se mêlent aux engrenages qui s’emboitent avec une rapidité impressionnante sous la logique de l’ancien esclave de la tour du Paradis. Plus jamais, plus jamais cette impuissance. La tête du muet masqué se redresse dans un fin mouvement, il a trouvé. Il attire à lui sa poupée, sa propriété, et lui expose son plan. Un plan pour prendre à revers leur employeur, un plan que jamais on ne suspecterait comme ayant germé dans l’esprit de l’homme le plus méfiant du monde. Un plan où Cobra confiait des responsabilités, où il plaçait les chances de réussites entre les mains d’un autre. Un plan où Cobra était celui en danger.  Convaincu de son seul génie, il ne laisse pas vraiment l’autre s’opposer, le pari pouvait sembler invraisemblable et risqué, et pourtant il n’avait pas semé une goutte de son assurance, bien au contraire toute revigorée. Travailler ensemble ? Non, voyons, il ne peut accepter cette idée, alors il s’autorise à croire qu’il ne fait que manipuler, que sous sa botte le chat exaucerait tous ses souhaits. Mais qu’il s’en cache ou non, il était sûrement le seul à croire ça.

Il y a en revanche, une bonne intention qu’il souhaite exécuter, une sorte de bonne action de l’année. Il retourne seul dans la salle de réception, il est ainsi assuré que jamais son coéquipier ne le saurait. Le muet à l’attitude respectable joue les sourire et tire les risettes, il s’insinue d’une bande à l’autre jusqu’à trouver sa première cible, le frère de sir O’connor, celui avec qui notre chère Lady Osvald s’est permis le pêché de trahison. La couleuvre s’insinue sournoisement, non, le mage de Blue Pegasus ne devait pas savoir, personne ne devait savoir à l’exception de Cubélios à qui peut être il raconterait tout ça. Charmeur et poli, attirant sans l’être trop, il ne courtise pas la femme de l’intéressé mais pactise assez avec elle pour lui offrir ce verre de vin qu’elle boit sans intérêt. Ce verre de vin dans lequel il a au préalable trempé sa griffe pour laisser le poison se diluer. Gagné. Avec ça, Lady Osvald pourrait avoir le champ libre pour se retrouver avec l’homme de ses rêves, qui sait ? Le processus prendrait sûrement un mois, deux tout au plus mais personne ne saura d’où vient le mal qui rongera la femme de Thomas O’Connor jusqu’à sa mort.

Etrangement, il ressentait une émotion de satisfaction sans la comprendre, il ne réalise même pas que son action n’a rien de bonne, mais pour une fois et depuis longtemps, elle était désintéressée. Il entend le chat progresser dans le sabotage, son temps est compté, il doit accélérer. Rapide et pressé l’homme sans voix traverse le décor dans la plus grande discrétion et n’en sort qu’une fois qu’il a trouvé Sir Osvald. Celui-ci est accompagné d’un jeune homme d’apparence inoffensive, un garde du corps évidemment. Bien. Cobra avait consenti, seul Osvald devait mourir. Eh bien lorsque le voile sera levé sur la scène finale de la pièce, Erik sauvera ce jeune homme. Pour l’instant, il se positionne pile comme il faut, entraine sa cible sous les feux de la rampe avec la précision millimétrique d'un horloger, c’est à son collègue de jouer, d’entrer en scène. Jusqu’à présent, l’illusion est parfaite, voyons si le plan lui aussi fonctionne à la perfection.
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Mar 13 Aoû - 12:20

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Damaz Elandez

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Une traction qui l'attire au serpent alors le plan est exposé, que le meutre se voit planifier... Meurtre... Il n'avait réfléchit à ce mot... Il n'y avait jamais réfléchit comme pouvant être celui le commettant, il avait déjà tuer... Certes il avait déjà tuer, il avait pété les plombs, perdu le contrôle d'une magie instable, d'un contrôle sur son être incomplet dans un duel de volonté... Oui il avait déjà tuer, tuer de sang froid sans être vraiment lui-même, il sait qu'il avait aimé ça, le gout du sang dans sa gueule. Il avait tuer pour survivre, il avait tuer pour ne pas être tuer, lois les plus naturels du monde animal auquel il était rattaché par le simple fait de la magie qu'il possédait. Meurtre. Ce mot laisse un gout amer dans sa bouche, il a fait son choix, est-ce qu'il le regrettera ? Il ne sait pas... Il compose avec les forces en présence, compose comme il le peut suivant une voie déjà tracé, une voie ou la passion étouffe la raison à chaque instant... Le meurtre d'un monstre est-il acceptable ?  Ou n'en reste-t-il pas pour autant un meurtre ? Il a déjà tuer, il n'a jamais planifier de tuer, et malgré tout cet idée lui donne la nausée, l'espace d'une fraction de seconde avant qu'il n'étouffe cette voix en lui qui contrôle ses pensées, cette raison qu'il hait. Il avait choisit, il devait assumer. Et c'est le visage déterminé, à la fois empreint de fierté de posséder le rôle clef dans le plan du serpent incarné, et dégouté d'être celui auquel ce rôle a était confié qu'il commence à retirer ses vêtements, il ne pouvait se permettre de les déchiqueter. Qu'il retire le masque de minet cachant son visage basané, que le tissu vient tomber dans la pièce ou reposait la paisible lady Osvald au pays de Morphé.

Cobra nettoierait, Cobra était le genre à tout nettoyer, à faire que jamais on ne puisse suspecter que la souillure ai put eut lieu ici, Cobra était un être froid et calculateur... Sans cœur... Sans cœur et pourtant il sait qu'il en à un... Il le sait par la simple existence du lien qu'il entretenait avec son alliée, lien qui était clairement au delà d'une simple alliance. Il laisse tomber ses bras sur les sol dans un silence quasi absolument alors qu'à quatre pattes la mutation commence dans un craquement sinistres d'os et de chaire, que sa taille réduit dans une légère marre de sang, plus dure à nettoyer. Tant pis. Que le chat couleur de nuit à pris sa place et s'élance de couloir sans se retourner, qu'il prend garde aux présences environnantes, il semble que personne ne les hantes, que toute l'attention soit portée sur la salle où la réception était donnée. Il monte les escalier avec la légèreté et la grâce si caractéristique du félidé.

Il lâche son ouïe pour repérer les sons et les mélodies, cherche la pièce se trouvant au dessus de celle où se déroulait le bal des aliénés. Trouvée. Un regard pour s'assurer que personne ne viennent le déranger, personne, parfait. Le corps du chat implose, ses os craquent et ses musclent mutent alors que le félin devient canidé, réduit en taille, que d'une queue cinq couleur de nuit puis du désert viennent danser. Que dans son âme hybridées les prédateurs se sont inter-changés, que le fennec à remplacé le chat dans un sublime ballet. Puis les premiers grattement sur le coin proche du mur alors que les griffes viennent labourer le sol de leur expertise des sols, creuseur invétéré. Il a mal, ses pattes le font souffrir alors que la matière n'est pas le sable du désert, ou la terre, mais il persiste pour qu'enfin aux bout de plusieurs minutes acharnées le faux plafonds laisse entrevoir l'interstice ou se faufiler. Il s'y faufile avec facilité, avance dans l'obscurité, prenant garde à équilibrer son poids léger pour ne pas tout faire céder, sait-on jamais. Le contact du métal qui lui fait mal à la patte, il a trouver. Le lustre de la salle de réception.

Il hésite un instant... Et si il lui a mentis ? Si il les a regrouper sous le lustre pour faire de lui le meurtrier de l'assemblée... Si il le piéger ? Il chasse ses pensées. Les chasses car il ne veut pas y penser, que il décide de faire confiance au serpent, surement chose la plus folle que puisse faire un être doué de la capacité de penser. Confiance... Il n'avait jamais fait confiance... Jamais depuis ce jour et il l'accordait à cet être ? Pourquoi ? Il ne sait pas... Cesse d'y penser alors qu'il commence à gratter de ses griffes avisées, gratte le contour laisser tomber dans la salle un peu de poussière sans pour autant que quelqu'un ne le remarque. Il y est presque... Le dernier moment. Il ferme les yeux alors que le dernier coup de griffe est donné, que dans un vombrement le plafond cède et le lustre s'effondre, qu'il sent le vide le happer, que son squelette implose dans la foulée que ses griffes viennent se ficher dans la partie sur le point de s'effondrer, paniquer. Chat qui se hisse dans une précipitation paniqué et qui commence à courir, que sous le passage de ses pattes les morceaux du plafond fragilisés s'effritent pour tomber en de légers bloques, heureusement personne ne semble avoir été dans la trajectoire empreintée, il se faufile par le trou fait. Un soupire de soulagement alors que son corps entier continue de tremblée, puis les voix qu'il entend approcher, il ne réfléchit pas et s'élance dans la première pièce à proximité.

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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Dim 18 Aoû - 15:53

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Il bavasse, il jacasse, il jase, on aurait cru Sir Osvald plus fort de caractère, plus neutre d’émotion et moins futile d’apparence. Ses interlocuteurs se laissent aller au jeu de celui qui imitera le mieux l’idiotie, après tout il est bien connu qu’être intelligent permettait de bien singer l’ignare, au grand malheur des ignorants incapable de la tactique inverse. Encore fallait-il savoir dans quel camp on se trouvait, Sir Osvald semble justement parfaitement au fait de la situation, tout comme Cobra qui écoute  gentiment, sournoisement, malicieusement. Son silence de muet est perturbant, il le sait, peu ont l’habitude de cette situation, même les mieux préparés, et c’est avec une jubilation perverse qu’il continue de fixer silencieusement le chef d’orchestre des bleus, couleur qu’il ne pourra plus supporter une fois la mission terminée.

Je peux t’entendre, Damaz.

Il entend tout de ce chat, il l’écoute se faufiler dans le plafond, tourner autour du pot et hésiter. Il sent ses poils se hérisser, ses moustaches frémir, ses griffes gratter sans volonté. Oh, il le ferait. Cobra savait, adepte des psychologies diverses, si Damaz s’était avancé jusque-là alors il terminerait le travail, ce félin ne pouvait pas refuser quoi que ce soit au roi des reptiles si celui-ci avait correctement formulé sa demande. En effet, les félins n’ont pas d’écailles, il faut donc penser à les caresser dans le sens du poil, mais ils restent des prédateurs et Cobra mieux que quiconque connait leur logique, à raison, il possède la même. Aussi lorsqu’il entend chaque pièce de métal sauter une à une, si l’adrénaline grimpe, son égo aussi. Son ouïe et sa précision incomparables le préparent à la suite, alors que le bruit retentit, le muet lève la tête sans surprise avant de se jeter sur le protecteur  de Sir Osvald afin de le plaquer à terre, donnant ainsi l’impression d’un sauvetage alors que dans un cri de panique la foule s’est dispersée et fixe la scène d’un œil sidéré. Cobra ne se redresse pas, mimant le choc également d’avoir survécu avec une chance insolente. Impossible de trouver du regard le corps d’Osvald, alors que deux blessés aux réflexes trop lents commencent à se dégager des débris  avec l’aide des plus altruistes. Le mage noir finit par quitter son faux état léthargique, demande innocemment à son protégé s’il va bien et l’aide à se relever. Un regard observateur vers les O’Connor qui semblent tout aussi surpris de la tournure qu’ont pris les évènements, des murmures qui se font de plus en plus bruyants et accusateurs jusqu’à ce que la sécurité viennent calmer les ardeurs des plus insolents. Un accident. Tout cela n’était qu’un fâcheux accident, un incident technique inopiné.

L’ancien Oracion Seis se faufile pour disparaitre derrière la masse humaine. Son employeur prendrait la décision prévisible de mettre fin à la soirée et des forces de l’ordre viendront sûrement enquêter à la demande de la famille du défunt, bonjour les conflits d’intérêt. Qu’ils se débrouillent pour faire taire les excitations des esprits véhéments, ils serviront de diversion pendant que le mage noir part se débarrasser des preuves. Il est loin d’avoir oublié les inconvénients des Take Over et s’il a partiellement confiance en les capacités de son puma domestiqué, il sait pertinemment que les formes animales ne sont pas les plus aptes à la réflexion. De même que le mage de Blue Pegasus n’avait aucune expérience en la matière, il devait vérifier ses potentielles erreurs de débutant, en commençant par la salle où il l’avait laissé. L’idée de lui avoir laissé l’acte de meurtre devient soudainement moins brillante lorsqu’il ouvre la porte et met le pied dans une flaque de sang.

Eh merde.

Un contretemps. Il commence à sécher en plus de ça. Cobra fouille dans sa doublure et en sort sa fiole, il l’ouvre vivement, en lèche un peu attiré par l’odeur et en déverse une partie sur la flaque. Hémotoxine. Elle devrait diluer le sang et l’empêcher de devenir ineffaçable. Lui qui pensait avoir échappé au violent brouhaha de la salle de réception se voit forcer d’effectuer un aller-retour pour voler une carafe de ponch, à défaut de trouver mieux, ce qui lui vaut une sacré migraine. Ces humains et leurs pensées malsaines… Il éponge négligemment avec le tapis qui traine là, déverse l’alcool à terre et repasse un coup avant d’aller mettre le tapis à brûler dans la cheminée de la pièce d’à côté. Il soupire, profondément exaspéré, il n’aurait pas pu faire ça dans une salle d’eau ? Il ramasse les affaires, toujours aussi laides, de son coéquipier et se dépêche de partir à sa recherche. Autant dire qu’avec tout ce qu’il entend venant de la salle de réception, entre autre O’Connor en plein dans un discours aux allures de politique, la disparition de Lady Osvald et tant d’autres choses qui se règlent entre hommes de mauvaise parole, ce n’est pas gagné. D’ailleurs, il croise dans les couloirs deux autres effrontés qui planifient visiblement un sale coup à l’encontre d’O’Connor. Lorsqu’ils réalisent qu’ils ont été entendu par le muet, ils s’arrêtent juste devant lui, une tension planant dans l’air. Il entend Damaz, il l’a trouvé, il doit simplement faire face à ce nouveau contretemps. Ils s’approchent de lui avec des idées tout sauf amicales et plaquent Cobra contre un mur. Celui-ci ne réagit pas, bien que l’envie de leur trancher la gorge soit tentante, l’ironie qui suivra reste plus alléchante.

« Si tu parles, on retrouve ta famille et…
- Ca ne risque pas, je suis muet. »

Choqué, le noble lâche sa prise sur le col raffiné du mage noir et recule de quelques pas. D’un regard entendu, le vil serpent manipulateur lui fait comprendre qu’il est du côté des bleus, que son mutisme n’était qu’une couverture pour infiltrer les rouges. Et ces idiots, d’un sourire complice, acquiescent avec un air vainqueur. Quelle bande de débile. Leur plan est foireux, il n’y a rien dans la chambre d’O’Connor qui puisse servir à leur dessein, il se feront choper avant. Venin craché, voie libérée, Cobra peut enfin rejoindre son allié enfermé dans une sorte de cave à vin, un cagibi pour ainsi dire, dont la taille était adaptée à la richesse excessive des propriétaires. Il lui jette ses vêtements, à ce chat camouflé, pressé d’en finir avec tout ça.

« Grouille-toi, ils… »

Quelque chose cloche. Le puissant mage s’avance vers lui mais ne s’agenouille pas, ce petit chat serait-il… Terrorisé ? Flashback. Erik. A la tour du Paradis. Pour la première fois de la soirée, Cobra est soulagé de porter un masque. Il ne sait comment réagir, puis c’est inconsciemment qu’il copie la première image qu’il avait de Brain : un homme rassurant et protecteur. Ils n’avaient plus qu’une chose à faire, un debriefing avec  l’employeur, ce sera rapide.

« Allez, viens, on s’en va. »
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Jeu 22 Aoû - 12:06

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Damaz Elandez

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COBRA ET DAMAZ



Il court, les pattes foulent le sol en un ballet silencieux, il court, ombre noire filant de pièce en pièce alors que retentissent les cris et invectives. Il court saisit par ce sentiment qu'il ne peut contrôler, la peur, peur à l'excès alors qu'il entend les bruits de pas se rapprocher, courir dans sa direction. Il dévale les escaliers alors que certains les montent pressés, il se fige, manque de se faire piétiner alors qu'il se mouve sur le côté. Trop de monde, trop. Il se sent piégé, encerclé, il veut sortir, respirer, la pression l'enserre dans le climat de panique qu'il a créé... Est-ce que que cela à seulement marché ? Est-ce qu'il a touché ? Est-ce que le serpent l'a piégé ? Il ne sait pas, ne sait pas et ne veut pas savoir alors qu'il continue sa course, chat se faufilant dans la salle de réception sans qu'on ne le remarque, réponses données à ses questions venant légèrement l'apaiser.

Sortir. Il veut sortir d'ici, sentir l'air le pénétrer, il veut partir et ne plus jamais revenir, il manque de se manger un objet non identifié lancé dans sa direction par un homme qui ne semblait pas apprécié la présence du chat dans la demeure bleuté. Il accélère la cadence alors qu'il commence à le courser. Haletant et paniqué le minet tourne de couloirs en couloirs, glisse en des dérapages non contrôler alors que l'homme cri derrière lui cri et menace dans une horrible mélodie. Le chat le sème au bout de longue minutes de courses enfiévrés, il est effrayé, un porte entre-ouverte, il s'y faufile dans l'obscurité sans hésité, cagibis obscur et mal éclairé, de la taille d'un appartement à loyer modéré...

Se réfugiant dans les ombres la silhouette féline tente de se calmer, immobile attendant que toute l'agitation est cessé, que cette peur qui l'enserre se soit réfréné, il n'a jamais ressentie ces émotions se bousculant en lui tel la marée... Non jamais ? Pourquoi ? C'est ça le meurtre ? C'est ça que procure l'acte de tuer, la planification de tuer ? Le temps s'écoule alors qu'il entend encore de son ouïe affinée l'agitation à proximité, il s'enfonce un peu plus dans l'obscurité de sa cachette improvisé, puis les bruits de pas qui retentissent, se rapprochent et la porte qui s'ouvre laissant passer la lumière fabriquée. Ses poils se hérissent sans qu'il ne puisse se contrôler, puis la silhouette se distingue de son corps altier, de son visage glacé venant se prostré devant l'issue de sa cachette improvisée, la voix qui résonne alors que ses vêtements sont jetés. Il reste figé un instant, peur et soulagement teinté, il est venu l'achever après l'avoir utilisé ? Tout les émotions se bousculent en lui, les émotions et l'instinct, il est bien loin ce minet provoquant donnant l'impression que rien ne peut le terrifier.

Le serpent s'avance puis se fige, ne donnant à voir que ce masque glacé, puis son intonation change, sa posture également alors qu'il parle, que sa voix n'est plus synonyme de la froideur létale qu'il incarnait.

« Allez, viens, on s’en va. »

Un instant, un instant avant qu'il ne se calme enfin, que son cœur cesse de battre à un rythme effréné, que le chat commence à bouger de sa posture acculée, qu'il se redresse pour s'avancer, poils reprenant leur douceur naturelle. Il lâche sa magie pour retrouver sa forme originelle, sans succès, volontés s'affrontant, volonté qui ne veut la recouvrer dans ce climat qui régnait, forme rassurante qu'il avait empreintée, la toute première qui l'avait enlacée, celle qui avait été la révélation d'une magie coulant dans ses veines, d'une magie sauvage qui l'avait élevé, il ne peut pas, ne veut pas redevenir l'humain qu'il est, pas là, pas maintenant. Il essaye à nouveau sans succès alors qu'il sent le regard le pénétrer. Un ultime effort de volonté alors qu'enfin la série de craquement commence dans la cave lugubre, qu'à quatre pattes le chat laisse la place à l'humain décharné dans la scission de leurs âmes fusionné, tourbillon écarlate refluant.

Il reprend son souffle, reste prostré un instant pour se calmer avant d'enfin se relever, de saisir ses vêtement horribles gisant le sol froid et lugubre pour se rhabiller. Qu'après un long silence les deux silhouettes se mettent enfin en mouvement, qu'ils s'éclipsent discrètement de la demeure devenu le lieu d'agitation et d'investigation pour retrouver leur employeur comme il l'était convenu dès le début. Mission ayant légèrement changée, déparée, en partie à cause de lui et d'une rencontre qui avait tout changé, meurtre qui avait tout changé...

Le point de rendez-vous, ils pénètrent dans la demeure, attendant l'heure du debriefing, il sentait déjà les questions les acculer, mais il est calmé, une certaine sérénité s'est emparé de lui sans qu'il ne soit capable de comprendre d'où elle venait. Regard se posant vers le serpent à ses côtés, calme et royal, comme à son habitude, loin des démonstrations humaines, loin de cette image qu'il avait revêtu un peu plus tôt dans cette cave où il s'était réfugié. La porte s'ouvre enfin pour dévoiler la silhouette du commanditaire légèrement perplexe, et pourtant sujet d'une euphorie qu'il tente de cacher.

"Eh bien il semblerait que la mission originelle est subit de légères modifications... Je serai très intéressé de savoir pourquoi."

Les yeux bruns se déposent sur la silhouette à ses côtés, comment tout cela allait se dérouler ? Il avait un mauvais pressentiment... Qui vivra verra...

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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Jeu 29 Aoû - 14:24

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Il ne dit rien. Il s’est déjà trop avancé, alors il lui tourne le dos maintenant qu’il a repris forme humaine, comme s’il accordait une quelconque importance à sa pudeur. Il l’a déjà vu et revu en tenue d’Adam, il souhaite simplement couper court à toute pitié, pitié dont lui-même ne supporterait pas d’être l’objet. Il entre en réflexion, en est-ce réellement ? Il ne saurait dire et cela l’agace au plus haut point, lui qui a toujours pris un plaisir dégueulasse à rire de la misère des autres. Il gardera en mémoire ce moment jusqu’à ce qu’il parvienne à en décrypter les glyphes, tant de son côté de l’autre. Il ne dit rien sur le chemin, son masque n’a jamais été aussi réel qu’en cette fin de mission où il n’exprime rien, un mur glacial dans sa neutralité. Il entend les pensées tourmentées de son camarade, mais il sait très bien qu’il n’y a pas à tergiverser, il devait faire le deuil de sa pureté seul. Cobra avait depuis bien longtemps passé ce cap, Brain l’ayant embrigadé dès l’enfance dans le moralement inacceptable, morale qu’il est bien content d’appliquer aujourd’hui. Le reptile se contente de montrer l’exemple, tuer de sang-froid, garder son calme en toute circonstance. Ce n’était qu’une vie, la sienne continue, l’autre n’a pas su survivre, c’était sa tare, pas la leur.

Ils pénètrent dans l’antre du patron, antre somptueuse et toujours aussi richement et ridiculement décorée. Cobra sourit imperceptiblement derrière son masque, rien qu’à sa voix, on sent d’ici l’excitation du Lord. Après tout, son pire ennemi venait d’être anéanti, cela porterait un coup puissant à la famille adverse. Pourtant il n’en voyait pas l’utilité, après tout une famille ne se repose pas sur un simple membre, il suffirait de le remplacer. C’est là que la victoire commence à se graver dans l’esprit du mage noir. Il retire son masque ridicule et le dépose froidement sur le meuble qui les séparent, Damaz et lui, de leur employeur. Il sent son coéquipier inquiet, il serait si facile de mentir, de faire retomber la faute sur lui et d’en retirer tous les honneurs. Pourquoi ne le fait-il pas ?



« L’héritier des Osvald, Arthur Tristan Osvlad de son vrai nom, est dans votre camp. »

Le Lord, à l’en croire son temps de réaction, ne semble pas saisir sur le coup les conséquences d’une telle affirmation. Puis la stupéfaction traverse son visage demeuré à l’en faire perdre sa tenue droite et exemplaire. Il balbutie quelques mots inattendus et sans grande importance devant le criminel froid et pragmatique.

« Tristan, c’est exact. Comme votre frère. »

Dégustant sa supériorité ici, le mage noir se délecte à admirer les différentes passions qui se succèdent sur le visage de son patron, défigurant l’avare pervers dans sa véritable nature. Il profite de ce moment d’inattention pour reluquer avec discrétion Damaz qui ne pipe mot mais n’en pense pas moins. Perspicace. Damaz avait du potentiel, c’est pour cette raison que Cobra ne l’avait pas tué, Brain, si tordu et vicelard soit-il, lui avait appris. Un mage noir ne se débarrasse pas de tout stupidement, il ne détruit que ses obstacles sans aucune pitié, mais lorsqu’un élément attire son attention, alors il se l’approprie. Et Erik comptait bien façonner à sa manière celui en qui il voyait un certain reflet de son âme.

« Il est entendu qu’à la hauteur des gains que nous vous avons permis, j’exige que nos efforts soient reconsidérés. »

Il ne pouvait rien lui refuser. Ce cupide dégueulasse qui lui jeta un premier regard désabusé, avant de réaliser qu’il ne pouvait rien face à la puissance de celui qui avait réussi un tel exploit et qui déjà, du coin de l’œil, s’attelait à éliminer la sécurité qu’il avait repéré. L’extase et la joie de la victoire étaient telles, l’appât du gain et la hauteur de la victoire qui s’annonçaient également, qu’ils poussèrent le Lord à accepter sans y réfléchir plus intelligemment. Le chasseur de dragon croise les bras, la parole n’est que volatile, il attend qu’on lui présente avec acte de foi sa récompense. Elle ne tarde pas, mais il siffle encore devant la malhonnêteté du responsable.

« Lui aussi. »

Il n’avait pas accordé un seul regard au mage de Blue Pegasus depuis tout à l’heure, et sa réplique surprend. Depuis quand un mage éminent comme lui se portait garant des bons comptes heureux de ses camarades ? Un regard dur et plus perçant encore se joint à son sourire carnassier à l’encontre du Lord qui, effrayé par ce qu’il pouvait y voir, se hâte de compléter leur dû. Il sous-entend bien ici que quiconque tenterait de poursuivre son protégé légal de par son implication là-dedans se retrouvait, en bonne et due forme, enterré. Si Cobra était resté silencieux sur les moyens employés, c’était uniquement parce qu’il gardait ses secrets pour lui, en aucun cas pour couvrir l’implication de l’autre. Bien sûr. Même lui n’y croyait plus, à ses mensonges répétés, il savait très bien qu’il s’était lié à cet individu d’une manière ou d’une autre. Ils quittent la pièce, d’aussi loin qu’ils s’éloignent, Cobra entend encore et toujours les jubilations d’un avare dégueulasse. Les voilà dans l’immense jardin qui sépare le manoir du portail d’entrée. Le mage noir ne quittera pas la scène par la grande porte, c’est après tout lui le valet de l’ombre. Sans attendre, Cubélios jaillit des ténèbres végétales et déploie ses ailes intimidantes à l’attention du félin. Cobra ne juge pas utile de lui préciser qu’il s’agit d’une simple salutation, après tout le mage de Take-Over devrait comprendre le langage animal. Il monte alors sur le dos de sa partenaire de toujours et adresse son sourire carnassier à celui qu’il abandonne là. Simple sifflement de serpent qui résonne dans l’atmosphère avant que les ailes battant l’air ne disparaissent définitivement. Les mots ont des pouvoirs dont Cobra a su faire spectacle, le silence de la nuit, lui, demeure d’une sincérité déconcertante.
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   

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