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Des prédateurs chez les O'Connor
 MessageSujet: Des prédateurs chez les O'Connor   Jeu 4 Juil - 20:01

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Rate, et tu crèves.

Le jeune homme esquisse une grimace non dissimulée. Il secoue ses poignets, la dentelle blanche de sa veste rouge de ménestrel suit ses mouvements avec loyauté mais lui donnent un buste efféminé qui ne lui plait guère. La chemise inconfortable au col italien lui accorde une grâce de noble, le pantalon trop serré lui apparait comme tout sauf agréable et cette coiffure dont il n’a pas l’habitude le perturbe. Devant le miroir, un domestique ajoute la touche finale sous son sourire carnassier : un masque vénitien aux allures d’enchanteur, on ne reconnaissait rien du mage noir, seul ses yeux perçants de détermination. Il exigerait une augmentation sur la paie de base, tarif rehaussé pour tenue insoupçonnée, bien qu’extrêmement peu pratique elle avait le mérite de bien camoufler son identité. Il fallait bien être péteux comme un aristocrate pour s’enjailler sur ce genre de costume, le mage ne se prive pas de remettre en question le sens esthétique de ses clients. Il passerait outre, après tout, le boulot était vraiment bien payé, et il était tombé sur une surprise des plus… intéressantes. Il se retourne et contemple d’une mine narquoise et moqueuse son coéquipier en tenue tout aussi loufoque.

« Prêt pour le carnage, mon félin ? »

~~~~~

Une alliance avec un mage légal ? Ils n’y parviendront pas, je suis trop recherché
« Bien entendu, si votre allié vous semble capable de nous trahir à la dernière minute, vous l’éliminerez aussi. Nous ne vous payerons que plus.
- J’aime cette façon de penser. En parlant de payer… »

Sir O’connor savait s’y prendre avec les mages noirs, Cobra comprend bien rapidement qu’il pourra en obtenir encore plus s’il enquêtait sur ses pensées et décidait de le faire chanter. Un personnage bien influent qui a de nombreux contact dans la pègre, en grande rivalité avec une certaine famille Osvald, sûrement tout aussi tachée à la façade impeccable. Sortir les squelettes du placard des deux manoirs serait d’un plaisir divin pour le dragon slayer du poison. Il regarde, froid, le garde du corps ouvrir une mallette plein de jewel. Accordée, il y a bien là de quoi investir dans le projet du roi des serpents qui accumule les fonds depuis peu. D’un hochement de tête acquis, il accepte le contrat. Enfin quelque chose de plus corsé que la routine qui mettrait en avant ses talents d’assassin. Seul hic, il devait coopérer, et le travail d’équipe se résume pour Cobra à chacun dans son coin, fais ta partie proprement et je m’assurerai que la mienne le soit tout autant. Rate, et tu crèves. L’assemblée se lève, le mage noir suit le mouvement, l’employeur veut lui présenter son futur partenaire. Le prince des serpents sourit, fortement amusé par l’inquiétude qui règne dans les pensées de la pièce, ils le craignent, d’où cette imposante garde rapprochée au cas où Cobra aurait décidé de se rebeller. Inutile, une vipère sait être bien plus sournoise que cela. Ils débouchent finalement sur une autre pièce ou c’est cette fois dame O’Connor – légèrement éméchée pour qui serait attentif aux détails – qui se tient face à un mage prêt à être embauché.

« Voici Cobra, votre associé pour cette soirée. Cobra, nous vous présentons…
- Damaz. Bonsoir. »

Un court silence gêné s’interposa, tous ici présent se rappelèrent que leurs pensées étaient mises à nues face à ce mage expérimenté. Ils le savent, mais leur rappeler les dérange d’autant plus. Pourtant il leur fait bien comprendre que le poney bleu et lui se connaissent déjà, il lui accorde même un sourire, cruel certes mais bien présent au minet décérébré. L’efficacité et le professionnalisme avant tout, le mage noir retient tous ses sarcasmes, il les sortira plus tard, en face à face c’était toujours plus agréable pour se délecter des pensées tourmentées de ses interlocuteurs. Les employeurs s’assurent de la compatibilité des deux mages, et comme aucun ne refuse la tâche qui lui est confiée, ils s’y attèlent. Après tout, la soirée viendra vite.

« Bien, suivez les domestiques, elles vous prépareront pour le bal. »

Voilà comment le mage noir s’est retrouvé en tenue d’arlequin, situation que vous connaissez déjà.

 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Ven 5 Juil - 10:50

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Damaz Elandez

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COBRA ET DAMAZ



 Succession de fait des plus incertains, une vulgaire mission de protection à laquelle il avait répondu sans peur du lendemain. Travail simple et basique dans l’annonce émise. Présentations faites au lieudit, lieu du rendez-vous n’ayant rien à envier aux demeures des plus grandes fortunes de Fiore. Lieu qui l’amuse à souhait, il n’est pas de ces gens qui se laissent impressionner, il est des provocateurs dont la simple présence suffit à susciter l’excès, félin dansant et charmant, bête envoutante et décadente dans sa déchéance teinté de merveilles, gloire d’une animalité humaine. La suite s’était enchaînée sans qu’il n’ait vraiment conscience des faits, de leur rapidité, escorte, rencontre avec la maîtresse avinée, ridicule à souhait. Puis il était entré, en un instant sa présence l’avait figé, esprit se remémorant leur première et dernière confrontation. Laissé pour mort après un tumulte intérieur provoqué, graine plantée par le serpent dont la beauté cruelle ne pouvait que subjuguer.

Peur… La peur aurait dû le saisir, l’horrifier, sentiment de crainte qui aurait dû germer… Minet déglingué pour qui les idées reçues ne peuvent s’appliquer. Excitation qui émerge et gangrène, danger faisant frémir son âme hybridée. Danse des âmes animales le faisant vibrer, danser, danger primaire que l’autre suscitait, son nom, sa présence, le souvenir d’une rencontre l’ayant bouleversé. Les choses avaient changé, mission acceptée sans doute pour la troubler, qui plus est car l’idée de se jouer du conseil, de les défier dans cette alliance surnaturelle apaise son âme gangrénée par la haine. Un regard aguicheur répondant au sourire cruel, félin provocateur. Domestiques qui les emmènent pour les apprêter, il est prêt à confronter celui qui en une rencontre son emprise sur son être avait créé et affirmé.

Le voyant se parer de cet accoutrement plus que grossier malgré sa volonté de paraître distingué, expression de dégout alors qu’il doit lui aussi s’affubler comme un demeuré friqué. Absence du serpent violet qui s’impose dans son esprit, logique vu la mission et son défi. Dans son regard nait la lueur de défi alors que le Dieu venimeux s’adresse à lui. « Prêt pour le carnage, mon félin ? » Mon ? Mot qui le fait tiquer sans qu’il n’arrive vraiment a réfuter ce qu’il induit, émotions contradictoires qui bouleversent son âme dans l’excitation de leur proximité. Lueur de défi alors qu’il répond, chat dansant avec les braises, chat attisant le brasier glacé. « Couleuvre et chat, carnage n’est pas le mot qui semble seoir à cette alliance insoupçonnée. Silencieux il attend la réaction, il enchaîne avant qu’elle ne ferle sur son être se grisant. « C’est dingue comment ta présence est tout de suite moins menaçante sans elle. Provocateur et aguicheur, sado en puissance ? Dégénérescence. Il sait pertinemment que la provocation ne va pas passer, qu’elle suscitera une réaction et l’excès, il sait et manœuvre pour la provoquer. Sentir l’excitation le parcourir face à la puissance de cet ennemi devenu l’allié d’une soirée… Se sentir vivant à travers sa puissance et son excès, félin attendant qu’il continue l’œuvre entamée, félin qui au fin fond de son âme attend d’être dompté…
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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Ven 5 Juil - 13:45

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Toujours aussi amusant, ce petit remous dans les esprits lorsqu’il entre en scène, il aime sa notoriété, sa supériorité, mais il sait parfois s’en détacher car ils ne valent rien, tous. Elle seule est importante. C’est pour elle aussi qu’il a appris à ne déprendre de personne, Brain était l’erreur, elle ne se reproduirait pas. Pour un mage légal, Damaz semble bien peu choqué par le boulot à effectuer. Clairement, ce gamin ne répond pas au profil du parfait petit mage de guilde à la botte du Conseil, Cobra se met donc en tête de relever les raisons de ce comportement de poupée déglinguée. Est-ce une façade, a-t-il une histoire particulière ? Une simple phrase avait réussi à le perturber, le sifflement du serpent s’insinue déjà lentement mais sûrement dans son esprit. Regards échangés à travers les masques richement décorés, deux comédiens prêts à entrer en scène quand il leur sera demandé.

« Couleuvre et chat, carnage n’est pas le mot qui semble seoir à cette alliance insoupçonnée.  
- Tu t’entraines à parler à l’aristocrate ? Il tousse, maniéré derrière sa manche à dentelle, puis il s’avance quelque peu. Jouer sur les pensées, faire tournoyer la proie avant de la dévorer. Le terme mascarade conviendrait-il mieux à vos désirs refoulés, à moins que vous ne soyez trop subjugué par ce brun hidalgo pour réfléchir ?
- C’est dingue comment ta présence est tout de suite moins menaçante sans elle.
- Cause toujours. »

Il regrette immédiatement de s’être abaissé à plaisanter avec lui, même pour s’en moquer. Cette attirance qu’il sent émaner de lui possède quelque chose de malsain, quelque chose d’inhumain. Qu’espère-t-il avec de telles remarques, énerver le plus manipulateur d’entre eux ? Loupé, c’est office de coups d’épées dans l’eau, le mage noir une fois une mission acceptée ne peut être déconcentré de son objectif, ni des moyens pour y parvenir. Qui plus est, la manière d’aborder la chose était mauvaise, l’angle de tir ne convient pas puisque le roi n’est pas d’humeur. Ce dernier perd effectivement son sourire carnassier pour le remplacer par son calme froid habituel, mine d’avertissement qui s’approche du minet avant de le contourner pour fixer un tableau accroché au mur. Un homme dépeint entre une vouivre et une nymphe, une contrefaçon, dommage, il aurait pu accidentellement disparaitre. Sourire narquois, il a tendance à croire que tout lui est permis, qu’il est le roi et que rien ne peut l’atteindre mais il serait fâcheux de se mettre l’employeur à dos si tôt, mais il a bien l’intention d’emporter un petit bonus. En attendant, il lutte pour ne pas devenir fou, promiscuité dangereuse, si vous saviez à quel point ce pouvait être désagréable d’être en continuité exposé aux pensées de tous, en particulier de ce jeune homme désinhibé.

« Je peux  t’entendre, Damaz Elandez. Elle aussi. Nous ne sommes pas amis, nous travaillons simplement ensemble. Tu sers de façade, mais si tu mets en péril la réussite de la mission je t’élimine. Je peux très bien m’en charger seul, la récompense est ma seule priorité. »

Cubélios. L’oublier serait une erreur fatale. Sir O’Connor a souhaité la dissimuler dans un vivarium géant, son maitre a bien évidemment refusé d’office. Enfermer son amie revenait à prendre un otage de choix, même si l’employeur n’en avait pas conscience. Non, elle servirait à une surprise bien plus amusante, elle rode discrètement, cachée dans les jardins du riche aristocrate elle attend son heure. Lui aussi attend, il attend que le signal de départ soit lancé car resté cloitré près de ce demeuré l’agace franchement, si le roi aime être admiré, il commence à le trouver franchement dérangé. Il devrait en jouer, il le fera dès qu’il sera prêt, il ne demande qu’une pause pour s’assurer qu’il ne travaille pas avec un jeune idiot inexpérimenté. Peut-être est-il effectivement moins effrayant, il ne s’en rend pas vraiment compte car il considère que ce n’est que temporaire, il ne peut être efficace dans la crainte et la terreur.

« Le contrat est simple. Tu fais ton boulot, je fais mon boulot. Si je dois intervenir, prononce mon nom, je viendrais… Si j’en ai envie. En attendant, je n’ai pas oublié que tu es ma propriété alors tu prendras sa place puisqu’elle ne peut pas se montrer. » Il se retourne, impératif. « Tu es un mage de Take-over non ? Alors change-toi en serpent. »

Provocation. Il avait besoin de sa tenue de toute façon, pourtant l’ordre était direct et bien réel. Les armes qu’il a camouflées dans sa tenue le titillent, il pourrait aussi se débarrasser de lui à la fin de la mission. Pourquoi cette obsession ? Quelque chose chez lui le dérange et il n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Le mage noir refoule complètement cette satisfaction qu’il a à constater que le félin a survécu, il n’en attendait pas moins de lui, il est digne de son intérêt mais il ne faut pas exagérer, cet homme reste un simple poney. Et pourtant, contre toute négation, il a hâte de le voir en action.
 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Lun 8 Juil - 12:44

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« Le contrat est simple. Tu fais ton boulot, je fais mon boulot. Si je dois intervenir, prononce mon nom, je viendrais… Si j’en ai envie. En attendant, je n’ai pas oublié que tu es ma propriété alors tu prendras sa place puisqu’elle ne peut pas se montrer. » Il se retourne, impératif. « Tu es un mage de Take-over non ? Alors change-toi en serpent. »
La phrase fuse, détonne, poison insidieux qui en lui raisonne. Il reste interdit, un instant, seulement, alors que reviennent en lui les événements passés, laissé pour mort sous le titre de propriété. Serpent… Il ne peut pas, ne sait pas. Pas comment réagir, comment comprendre cet être horrible qui pourtant l’attire, en lui nait la contradiction, deux forces qui commencent la lutte en son nom ? Obéir ? Refuser ! Simple choix qui étiole son âme permutée, instinct qui gronde. Serpent. Il ne peut pas, ne sait pas. Regard qui change de forme dans le combat, combat d’une âme changeante aux couleurs chatoyante, envoutante et violente… Il ne sait pas, ne sait plus, qui de l’humain ou de la bête refuse le titre suspendu ? Ne sait pas, ne sait plus, que dois-t-il faire face à cet être corrompu. Divin et malsain, tel est le brun qui attend la réaction, provocation ? Ordre dont le refus est exclu ? Pour la première fois il est perdu, ne sait plus quel partie veut quoi dans ces paroles susurres, froides et glacées. Il reste de marbre, il chasse la tension qui parcourt son être, inaction qui le saisit, inaction qu’il déteste alors qu’il choisit de résister, de tout miser sur un ordre ayant pour seul but de le provoquer, son regard change, ses iris se fendent, yeux de topaze qui illumine le masque voilant sa face, masque de chat aux parures dorées, yeux qui se plongent dans la noirceur de l’autre avec intensité. Voix qui reprend de l’assurance sous l’impact de l’animalité lâché. « Je n’ai pas oublié. Ceci est la seule chose qu’aujourd’hui je suis en mesure de te donner. »

Un silence, un temps alors que toujours à travers les trous du masque luisant il fixe le serpent belligérant. « Tu n’auras pas à me sauver, car que ferais-tu d’un chat qui ne sait pas griffer ? Il me reste encore un zeste de dignité, propriété n’a de valeur que dans son utilité et sa beauté, vrai ?» Le silence, glaciale, conviction qui ronge l’âme, force glorifié par les lois jugés sacré, règne animal qui décide de tout dans sa somptueuse atrocité. Survivre ou périr, manger ou être mangé. Il ne serait pas le bouffon du roi, jamais, il n’est pas de ses faibles choses attendant la pitié, il n’est pas de ceux désirant être protégé, il est l’animalité et ses lois incarnés. Fou des hommes, garde-fou des lois, il est panthère et chat incarné, pouvant être dompté, dompté sans que jamais ne meurt sa propre volonté. Maintenant il sait. Sait que l’humain a voulu ployer, que c’est l’animal qui l’en a empêcher. Il sait, sait que sa raison perd le combat face aux pulsions, sait qu’un jour prochain elle disparaîtra, il attend avec impatience ce qui viendra, jour qui le libèrera. Emotions et pensées qui fusent dans son corps décharnés, qui évoluent à une vitesse démesuré, de jour en jour, d’année en d’années, de minutes en minutes au rythme des paroles échangées, il sait aussi qu’il a toujours le cœur de lutté, que si l’autre croit l’avoir dompté, son travail n’est qu’engagé, il faut plus qu’une rencontre et qu’un coup de pied pour soumettre une âme dont le potentiel de sauvagerie ne peut être que rêvé. Autre qui ne reste qu’un humain par sa froideur létale et calculée, raison incarné et poussée à l’excès, passion étouffée dans son être brisé par le temps et les années, exacte opposé, il sait. Regard qui n’a pas arrêter de le fixer, topaze vrillant son âme de leur irréelle beauté, miroir de l’âme et de ses excès avant qu’enfin sa magie ne retourne en son âme se loger. Que se tournant vers la porte d’entrée toute excitation morte nait devant l’illumination qui l’avait frappé sa voix rauque et vibrante ne raisonne pour entamer la suite d’une procession n’ayant que trop tardé. « Le maître est-il prêt ? »

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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Ven 12 Juil - 14:14

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Croire que la lumière est un élément vertueux est la plus grossières des erreurs.

Il s’en doutait. Il s’en doutait que cet homme ne savait se changer en serpent, sa fascination pour Cubélios n’aurait pas été si grande s’il l’avait mieux connue. Il était si simple de mettre les homme face à leur impuissance d’une manière ou d’une autre, une nouvelle fois pour ce jeune mage. Physiquement puis moralement Cobra se complait à lui montrer ses faiblesses, ses limites. Tout en lui montre qu’il agit ainsi par cruauté, est-ce là réellement son intention ? Le combat qui s’enclenche dans la tête du félin arrache un sourire à l’assassin brun, victorieux. Qu’il l’admette ou non, il veut voir ce chaton grandir et devenir un tigre, un tigre loyal et fidèle à l’image de son amie silencieuse. Et pour cela, il doit le pousser à bout, toujours plus à bout afin qu’il dépasse les limites tout en gardant le contrôle de la situation qui pourrait, avec ce genre de bestialité, rapidement dégénérer. Son sourire mesquin s’efface, sa neutralité déroutante reprend ses droits sur le visage reptilien du chasseur de dragons lorsque, forcé de jouer le jeu, il soutient le regard topaze qui se plonge dans ses yeux comme pour y décrypter des symboles perdus et cachés. Lui donner ? Il était donc redevable ? Non, ce n’était pas le bon adjectif pour décrire la chose, il est impossible de retranscrire ce sentiment paradoxal.

« Tu n’auras pas à me sauver, car que ferais-tu d’un chat qui ne sait pas griffer ? Il me reste encore un zeste de dignité, propriété n’a de valeur que dans son utilité et sa beauté, vrai ? »

Le silence s’impose. Que faire ? Le manipulateur n’a jamais été bon pour les relations sociales réelles, les barrières de cynisme et d’indifférence lui ont toujours servi à excès. Chose sûre et acquise, il ne peut se permettre de baisser le regard face à cet être qui se voudrait plus malin que lui. Pensait-il vraiment que l’importance que Cobra lui accordait était si élevée ? Qu’il renoncerait à un paiement gracieux pour son élimination accidentelle ? Qui sait. En ce moment présent, le mage noir était déchiré entre son orgueil et son besoin d’argent, le tuer par fierté d’avoir osé penser que le roi conserverait son jouet avec affection. Tiraillé de l’autre côté par cette incertitude qu’il ne veut pas voir, depuis qu’il avait fait toutes ces rencontres, il avait changé, et il le sentait. Plus il luttait, plus il se disait qu’il ferait mieux de s’isoler une bonne fois pour toute à l’étranger après s’être acquitté auprès du Conseil… Non, jamais. Personne, personne à l’exception de Cubélios ne pouvait importer à ses yeux. Il ne laisserait pas cela arriver, si obsédé à l’idée d’entendre son adorée qu’il n’a pas réalisé qu’une petite place, déjà, il leur a laissé à ses côtés. Le temps peut être lui fera comprendre qu’ajouter ne veut pas dire remplacer et qu’une affection ne vaut pas plus si elle est unique ou multiple. Qu’importe. Revigoré par un sentiment de puissance, le roi des serpents se glisse d’un pas assuré vers la sortie non sans avoir lâché avec négligence.

« Allons-y. »

Tels deux valets, les compères s’avancent dans les larges couloirs du manoir avec pour objectif la salle de réception. Aussitôt entrés, Cobra s’arrête un moment, un léger temps d’adaptation lui est nécessaire pour cet environnement brouillant de conversations mondaines, de pensées malsaines, de verres tintés et de bijoux carillonnant. Il se masse les tempes, yeux clos dans une profonde concentration, d’un air agacé il avertit le chat d’un murmure discret.

« Tu parles. Fais les parler un maximum. »

Ils étaient deux parfaits inconnus sous ces costumes masqués, mais Damaz était le valet de lumière, celui qui se chargeait de la façade trompeuse. Croire que la lumière est un élément vertueux est la plus grossières des erreurs. Qui dit lumière dit ombre, et le démon empoisonné rôde autour de cette fausse lumière pour n’en frapper que mieux. Sa fiole de poison dissimulée dans la doublure du costume lui apportait, en plus de cela, un joker en cas de problème. Ils se dirigèrent ainsi près d’un groupe bien bavard incluant l’un de leurs deux clients. A partir de là, Cobra mima le mutisme, ne pipant mot il fit croire à ceux qui le questionnait que la parole lui avait été ôtée malgré lui à son plus jeune âge, ne communiquant que par quelques signes quand cela s’avérait nécessaire. Pourquoi ? Simple couverture. Pour une raison inconnue, les gens ne s’imaginait jamais un muet être en réalité un mage, la majorité des magies impliquant une incantation pour être exécutée ou apprise. Et pourtant, il en existe des magies qui ne demandent aucun mot, mais dans l’idéal commun, qui dit magie dit formule. Ce faux handicap permet également au mage du son de mieux se concentrer sur les pensées de la salle qu’il tente de trier dans leur énormité, traquant mot clés et plan machiavélique. Il ne laisserait personne le doubler, Cobra est le roi, il ne demande qu’à le prouver. En particulier, vadrouiller autour de son alter ego étincelant devrait lui permettre d’en savoir plus. Si seulement il pouvait mettre la main sur les mages bleu… les isoler et les exterminer un part un devrait être du gâteau. Ou du cyanure, selon les références.

 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Ven 19 Juil - 11:14

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Damaz Elandez

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Il virevolte, agaçant, désinvolte. Séducteur charmant au sourire engageant, véritable pervers dans une chasse peu ordinaire, le tumulte résonne en lui dans un vent de furie. Sa magie lâchée à peine l’entrée sur scène enclenchée, homme devenu capable de tromper dans sa langueur, de sourire dans son horreur, chat vicié et nourricier, prédateur retord et sans moralité, un ronronnement avant de frapper. Telle était la nature du nouveau valet, son masque dévoilant certain traits de son visage émacié, enchanté. Ouïe et odorat poussés à leurs excès alors qu’il entame le ballet, s’approche tour à tour de divers groupes d’invités, rouge et bleu luttant contre le violet. Il parle, futile et gracile, chat feignant une débilité habile, le temps et ses ravages, les somptueux rideaux volages, pourtant il veut gerber, gerber cette pièce et tous les invités, il aime l’or et l’oisiveté, ce qui brille attire son attention de félin déglingué.

Il a en horreur la vision de ces humains emprunts de médiocrité, de leurs mascarades et de leurs odieuses vérité, pourtant il joue à arme égale, félin raisonné, en partie du moins pour le bien être d'une mission pouvant l’emmener très loin, un regard vers l’émissaire de l’ombre, pour lui il repousse la frontière et s’enfonce dans les ombres. Instincts exacerbés il met à profit avec malignité ses différentes habilités. Il se mêle dans différents groupes et papillonne, proximité utilisée pour goûter, goûter les odeurs des boissons et gâteaux que leurs commanditaires s’apprêtent à avaler. Première tentative déjouée alors que un recul mal maîtrisé un verre vient sur le sol se fracasser, air nullement gêné, il propose son verre à celui que l’on tentait d’empoisonner. Débilité de la beauté. Chat jouant avec les souris sur un terrain prisé, celui du charme et de naïveté, leur faire baisser leur garde à l’excès. Passage furtif vers son allié empoisonné, un murmure dans la foulée. « Le roux en rouge à trois mètres sur la gauche ? »

Il repart sans attendre son reste, continue son œuvre d’exposition dans une salle bondée de dépravation. Il inspecte, suspecte, suit son instinct et les sons, seul ne peut jouer sa vision, trop tôt, trop risqué, alors il utilise les sens que personne ne peut remarquer, ou presque. Transformation minime s’effectuant dans l’œil magnanime alors qu’il s’ouvre sur de nouveaux horizon qu’il devient capable de balayer un énorme champ d’action, chat qu’il révère depuis tant d’années, chaque dont il connait par cœur la moindre faculté. Il continue son œuvre, parle et virevolte entre les invités, charmes ici et là demoiselles et damoiseaux comblés, habile trompeur, splendide joueur alors que dans son âme tout le chat vrombit et tonne, que tout s’emballe et résonne alors que l’espace d’un instant retentit le craquement dans un changement interne non désiré, qu’il se plie avant de se redresser devant des regards interloqués.

Il fait comme si de rien n'était, pointe de côté. Animalité qui ne veut que déborder, fuir ce jeu des apparences haï et détesté, elle veut s’exprimer, venger et massacrer, se déverser dans sa primaire et sanguinaire. Bestialité. Il reprend le contrôle, pour le moment, empêchant ici-là une mort en quelques instants, un geste brusque esquissé, un verre qui se brise, un gâteau piétiné, il ne fait pas exprès, quel maladroit, désolé. Un regard qui se met à chercher le serpent carnassier, puis le choc, changement qui s’opère dans une fraction, stupeur qui le frappe alors que son âme implose, que le chat se trouve chassé pour être remplacé par une autre forme ne supportant plus cette mascarade avinée. Impossible ! C’est déjà fait, puma qui s’est exprimé de sa propre volonté… Choqué, choqué par le changement qui s’est opéré, par cette nouveauté que jamais il n’a envisagé, un craquement, puis deux corps qui commence à muter sur des regards interloqués, réflexes qui le pousse à s’excuser dans un mouvement de panique empreint de rapidité, qu’il s’éclipse dans le couloir adjacent et déserté. Regard choqué sur sa main devenu membres aux griffes acérées, qu’était-il en train de lui arriver. Il se tord, un craquement, son âme s’embrase dans une passion démente, contrôle exercé sans qu’il ne puisse le stopper… Douleur et torpeur alors qu’il comprend qu’il est devenu le jouet d’une volonté tentant de le maîtriser.

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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Dim 21 Juil - 14:37

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T’es pas essentiel de toute façon.

Un sourire amusé, une conversation mimée, c’est un sourire tendre que le roi cache une expression désabusée. Ne peut-elle donc pas le lâcher ? C’est fou comme cette pipelette ne s’arrête pas, elle a bien compris que le muet bien réaliste ne peut rétorquer et cette pimbêche démesurée n’a pas trouvé meilleure oreille pour ses soucis superficiels. Dingue, hallucinant ces nantis qui n’ont aucune conscience de la non-importance de leur quotidien, le pire étant qu’elle parle de tout et rien, une vraie compétence artistique de faire du point le plus anodin un sujet de conversation. Parler pour ne rien dire dans toute sa splendeur. Heureusement pour la santé de Cobra, son partenaire se glisse non loin sans indiscrétion et lui souffle un premier objectif des plus alléchants. Continuant de faire comme si la duchesse lui importait, il dirige son attention vers le rouquin… Une tenue digne d’un fraisier dans son manque de subtilité, le damoiseau s’excuse et se retire pour mieux rôder autour du suspect et s’intègre avec une fluidité exemplaire au groupe dont il fait partie avant de s’effacer dans son mutisme chéri. Des pensées perverses et irritées par l’échec que Damaz a provoqué, cramé avec une facilité déroutante, les gens ne pensent jamais à se faire discret jusque dans leur intérieur même. L’isoler pour s’en débarrasser semble être la meilleure de solution, il ne manque qu’une opportunité de le séparer des autres. Le chasseur de dragon analyse la situation avec précision et cherche une faille dans les conversations, mais son attention est rapidement déviée vers son partenaire qui semble rencontrer quelques difficultés.

Mais qu’est-ce qu’il fou…

Les incidents se répètent, il attire l’œil, beaucoup trop, il faut rattraper la donne. Le mage noir jure intérieurement, son partenaire n’est qu’un boulet à trainer si tôt dans la mission. Caricaturant la naïveté – un des faciès qu’il a de nos jours le plus de mal à imiter – il se met sur la pointe des pieds pour, comme tout le monde, jeter un regard interloqué avant de tomber malencontreusement sur le rouquin. Il fait en sorte d’entretenir le boucan par des gestes d’apparence involontaires et maladroits, tous les regards se tournent alors vers eux, allongés au milieu verres brisés en morceaux parsemés ici et là dans une gracieuse flaque de nectar. Cobra se redresse vivement un air penaud et gêné sur le visage, emportant avec lui le masque de son emmerdeur d’un nouveau geste maladroit. Le muet innocent met alors ses deux mains sur sa bouche pour mimer l’effroi devant ce visage. Rien de bien choquant, l’homme est bien dessiné, mais sur sa joue se trouve le tatouage de la guilde neutre Eagle’s Claw. Le concerné ne réalise même pas son erreur, il peste contre le muet qui l’a fait tomber et tente de dissimuler le poignard qui a glissé, jusqu’à ce que deux chargés de la sécurité tout de noir vêtus l’éjectent de la soirée. Les mages ne sont pas autorisés, alors armé, n’y pensons même pas. Presque choqué, Cobra cri victoire intérieurement. Il avait reçu l’ordre d’éliminer les témoins de leurs magies, mais si Damaz continue son petit numéro, la moitié des invités seraient rapidement concernés. Il ne pouvait dissimuler autant de meurtres. Où était-il passé d’ailleurs ? Un rapide regard vers les clients, ils ne semblent pas en danger, le faux muet commence à pister son partenaire, chasse au prédateur félin par le reptile aux ultrasons. Jusqu’à ce que le muet se heurte à un personnage des plus particuliers.

Cobra n’a pas l’habitude d’être bloqué, mais lorsqu’il n’entend pas les pensées d’une personne en face de lui, qu’importe la concentration qu’il y met, il sait ce que cela signifie. Le muet s’excuse d’un mouvement de main indécis, en face de lui se trouve un des deux mages sur lequel il a reçu des informations. L’homme bleu lui adresse un regard neutre, putain de schtroumpf qui le nargue, Cobra ne peut même pas entendre ses muscles, son cœur, sa respiration. Rien. Un mage du son capable de s’entourer d’une zone de silence, de la haute voltige dans ce type de magie, tu m’étonnes que la vipère ne l’ait pas repéré plus tôt. Probablement que ce démon est aussi capable de l’induire autour d’autres personnes, ce qui consisterait en une faille notable pour le roi des sons. Il bouillonne intérieurement en se décalant pour passer derrière lui, ils avaient mal joué pour le moment. Travail d’équipe, travail d’équipe, humpf. Il file vers le couloir sans demander son reste, un défi qui le taquine, un jeu qui devient intéressant.

Je peux t’entendre.

Le voilà face à Damaz, sujet à une lutte intérieure. Mais qu’est-ce qui peut bien lui passer par la tête ? Sans aucun scrupule le mage noir sonde son esprit pour déceler, justement, ce qu’il s’y passe. Ho. Manipulé ? Il n’aurait pas aimé être à sa place. Le mage noir l’admire, s’avance d’un pas et l’interpelle. Pour toute réponse, un rugissement hybride qui le force à emporter le bruyant énergumène plus loin et l’enfermer dans une pièce isolée. Pour l’instant, leurs tenues sont épargnées, mais si les choses continues comme ça…

« Calme toi, il n’y a que nous deux ici. »

Et c’est un vrai problème. Ils ne peuvent se permettre de laisser leurs employés à la merci des Osvald plus longtemps. Cobra ne se prive pas, un gifle bien placée devrait aider les idées à se remettre en place dans la caboche du chat.

« Un peu de volonté putain, c’est si dur que ça ? »

Tout semblait simple à cette homme sans compassion, sûrement par son passé qui en comparaison semblait plus trouble, cette tour du paradis qui l’a tant marqué.

« Il y a un mage là-bas que je dois tuer, il manipule le silence. A cause de ça, je n’ai pas vu venir celui qui t’as fait ça. Prenons-les à revers. Enfin, si tu n’as pas trop peur d’y retourner. T’es pas essentiel de toute façon. »

Etonnement, la dernière phrase se voulait taquine et cela se sentait dans le ton de Cobra, il n’était pas méchant. Tout du moins, il essayait de ne pas l’être, encore malhabile dans ses mots, mais l’intention y était. Il ne laisserait pas ce mage rejouer le même manège à sa propriété, il détestait qu’on se moque de lui et prenait personnellement cette attaque. Aussi toute son attention se portera sur comment empoisonner lentement le manipulateur des animaux par son aura maléfique. Et ce, dès qu’il le prendrait sur le fait.

 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Lun 22 Juil - 14:06

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COBRA ET DAMAZ



Elles défilent en lui, se lisent et se marquent sur son corps plié dans la douleur étouffant ses cris, os craquant dans un défilé strident, tumulte intérieur prêt à l’exploser, l’annihiler alors que les transformations s’enchaînent, non souhaitées, que dans ses yeux défilent chacune des âmes animales qu’il peut emprunter. Défilé étrange et strident sur un corps changeant alors que le serpent l’isole après un feulement, l’enfermant dans une pièce isolée au silence oppressant, il n’en a que vaguement conscience dans le tumulte qui le déchire, dans le combat de toutes les âmes qui l’enivrent, luttant les unes contre les autres pour jaillir, entre elles et contre lui. Une gifle qui le pousse à la conscience alors qu’il lève les yeux vers le serpent de l’errance, que dans son regard continue le ballet déchaîné que tour à tour s’expriment dans ses yeux et dans ses traits, chat, chien, guépard, fennec, panthère, hyène, puma et Escrifa, toute la panoplie révélées dans les changements successifs, changements voyant pourtant l’arrêt des craquements strident dans son corps mutant, puis l’intensité diminue, lentement au rythme de la voix glaciale le calmant, voix froide et pourtant le réconfortant, par le simple fait qu’il y sentait le mépris absent… Pour le moment, volontés jaillissant, la sienne, les leurs, volonté de lutter contre l’oppresseur alors qu’ensemble dans une pulsation faisant exploser son aura chatoyante aux couleurs des braises et flammes enivrantes elles font front, repoussent l’affront dont elles étaient la cible, vomissent l’outrage dont elles étaient victimes, une scène des plus spectaculaires pour quiconque aurait été capable de discerner ce ballet des âmes primaires, cette aura aux couleurs de l’enfer. Il se relève, pantelant alors qu’est chassé le dernier signe extérieur de sa magie mutant, yeux d’émeraude redevenant couleur d’ébène à la lueur de l’aube, légèrement pâle de part la violence du choc et des transformations à répétition. Transformations qui si elles avaient duré auraient certainement put le tuer de par leur inconstance, leur violence et leur immédiateté, imaginez un peu vos os et organes explosés à un rythme effréné car ce n’est pas moins de trente mutations que son corps avait vu opéré dans son intériorité en à peine quelques minutes qui avaient défilé… Mutations l’ayant énormément affaibli dans les possibilités de sa magie, comme on brûle des calories plus vite que notre corps ne s’en nourrit.

Se retenant à Cobra dans un moment de faiblesse il se relève, nouvelle détermination naissante sur son visage empreint de fièvre, chaleur contrastant avec la froideur du serpent. Que son visage acquiesce le plan, il ne pouvait faire échouer cette mission, il ne pouvait accepter le contrôle de ce qu’il était, il boufferait celui ayant osé essayé, il le devait, devait pour celui auquel il avait accepté de se soumettre selon les lois animales régissant le faible, le devait par le simple fait qu’il devait prouver que sa clémence pour ne pas l’avoir tuer ne pouvait être objet d’une déception pour ce dieu incarné, le devait pour le simple fait qu’il avait tout à prouver, prouver qu’il mériter sa survie dans ce monde bousillé. Prouver qu’il n’était animal que l’on pouvait dompter, prouver qu’une fois cet état de fait a existé, qu’elle serait la seule et unique fois qu’elle se présentera, il pouvait accepter la soumission à un maître aux allures de divinités, à une puissance possédée jamais rêvé, il ne pouvait accepter que plus d’une fois, qu’en vers un autre ne puisse se reproduire ce qui les liés. Le serpent représentait sa faiblesse passé, la force qu’il devait gagner, la puissance retrouver et si accepter sa soumission, elle serait la seule et unique, car l’inverse ne serait que la confirmation que survivre lui serait interdis.

Et c’est munie de cette conviction nouvellement nait, acceptant totalement cet état de fait que le minet se voit révéler dans sa splendeur bafouée, prêt à tuer et étriper quiconque oserait tenter de le contrôler. Vivre ou mourir était la seule chose qu’il accepterait désormais, il devait lui prouver qu’il méritait de vivre et de lui appartenir en totalité. Animal qui ne serait jamais plus bafoué. Suivant l’impulsion du serpent ils retournent dans la salle des monstres dansants, ils avaient une mission à mener, remettant son masque sur son visage émacié c’est avec un regard létale qu’il parcourt des yeux l’assemblée, qu’il laisse le chien l’enlacer et le pénétrer, qu’il lâche son odorat, son ouïe et sa vue dans la pièce des invités aliénés. Qu’il capte les odeurs, capte les sensations, ressent les émotions vivent émanant des spectateurs, un mage du silence ? Alors il fallait laisser jouer la vue et l’odeur. Il sent la surprise et la stupeur enserrer l’un des invités, sent sa peur alors qu’il perçoit d’où elle émane, invité en tenue bleu chuchotant à l’oreille d’un de ses congénères, il semblerait qu’il est trouvé le responsable de son enfer alors qu’il sent son regard l’observait, qu’il ressent le contrôle tenter de s’exercer. JAMAIS ! Son aura explosé pour le repousser alors que sont unis en lui ses âmes hybridées, animalités multiple dans leur unicité. Un regard vers Cobra pour lui indiquer les deux ennemis débusqués, que n’attendant aucun ordre il s’avance à leur rencontre, prenant à partie le responsable de son enfer éphémère. Yeux changeant de couleurs à travers le masque de chat rieur, éclair de topaze brillant d’une perforante rancœur. Un chuchotement « Alors comme ça tu veux jouer ? » Griffes ayant jaillie de son index dans la foulée pour s’enfoncer en plein milieu de la nuque déployé, corps ployant sous son propre poids alors que le nerf est touché, minet le rattrapant et simulant la passion torride d’un baisé, simulant l’amant épris de son fiancé, l’entraînant devant quelques regards outrés dans un couleur adjacent à la salle de réception, attirant dans son sillage l’allié du silence tonitruant, au serpent de saisir sa chance, il ne pouvait rester à l’écart trop longtemps, il était la façade de cette mission de dément, appât et parade dans un univers gerbant.


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 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Ven 26 Juil - 15:38

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Et si le félin n’y parvenait pas ?

Un pas vif et assuré, voilà la démarche des deux mages déterminés. Sa fierté, son orgueil avait été bafoué, et on ne s’amusait pas à poser problème à Cobra sans en payer le prix. De retour dans la salle de réception, ils se séparent sans se délier, l’ouïe surdéveloppée veille sur les pensées du furibond. Dans une synchronisation quelque peu trichée, le chasseur de dragon et le comparse des félins s’unissent pour se débarrasser des deux cibles principales. Une rage victorieuse prend le mage noir aux tripes alors qu’il s’intercale, juste devant ce salopard aux talents animaliers douteux. Le muet ne peut l’injurier, et ce n’est pas l’envie qui lui manque, alors il se contente d’un petit sourire narquois. Le temps que l’autre comprenne ce qui lui arrive, le reptile s’est déjà décalé vers l’associé silencieux pendant que Damaz valsait avec sa nouvelle poupée. Une expression choquée traverse le visage du mime, inquiet, il dévisage l’ami de la victime se faisant le plus expressif possible. Il faut aider ce pauvre homme, que s’est-il passé, suivons les ; l’homme privé de voix ne disait rien mais n’en sous entendait pas moins. Ils emboitent le pas aux deux autres jusque dans un couloir sombre et c’est là que le muet dévoile sa véritable nature : sous l’allure la plus inoffensive se cache souvent la pire des surprises. Son ennemi contrôlant le silence s’affaisse sur le sol après une technique martiale des plus efficaces. Un regard entendu envers le félin qui l’aide à tirer les corps dans une pièce un peu plus loin, une sorte de bibliothèque. Les corps inertes abandonnés sans précaution sur le tapis, il prend la parole sûr de lui.

« Je m’occupe du sale boulot, retourne là-bas. Il y a matière à fouiller dans l’esprit de notre très cher Lady Osvald, si tu arrivais à la faire parler toi-même… Où à l’attirer dans une des pièces par ici. Aller, dégage avant d’attirer les soupçons. »

Un muet qui disparait, personne ne s’en rend compte, mais Damaz devait jouer un rôle plus important, aussi la voix n’acceptait aucun refus. S’il était un peu froid et directif, c’est qu’il était toujours sûr d’être le meilleur, aussi pourquoi ne suivrait-on pas sa manière de voir les choses, étant par extension la meilleure ? Un vrai professionnel, ni plus ni moins. Concentré sur son travail, il s’attèle à la tâche, prive les mages de leurs accessoires, défait en partie leurs vêtements, déchirant de ci de là pour changer la noblesse en anarchie. Un alcool renversé sur la table, le voilà qui détruit l’ordre de la pièce en dispersant ici et là des objets du décor, livres abandonnés et pages déchirées se dispersent sous son travail appliqué. Il admire le travail. Ces deux hommes se seront noyés dans l’alcool avant de se battre et de malencontreusement en mourir. N’est-ce pas plausible ? Il soulève un corps du sol et le bat sans scrupules, des coups, des bosses, des bleus, et même un saignement de nasal en bonus pour l’un des deux. Il s’efforce de rendre ça réaliste avant de profiter de la bruyante musique de la réception pour les balancer par la fenêtre. De là, il siffle, c’est sa très fidèle alliée qui se dévoile glisse des buissons jusqu’au corps pour leur porter le coup de grâce. Aucun d’eux ne saurait se relever du poison mortel que sa morsure laisserait. Du haut de son perchoir, Cobra admire fièrement le travail accompli, quelle mort fâcheuse pour deux mages respectables. Tant pis.

Il quitte rapidement les lieux après avoir salué son amie qui, pleine d’obédience, retourne se cacher pour leur sécurité. Que faut-il faire ensuite ? Retourner à la cérémonie après avoir indiqué à Damaz d’attirer la clé au coffre au trésor par ici pouvait paraitre idiot… Surtout qu’à force de fausser compagnie toujours en même temps, ils perdraient en discrétion. Cobra examine le couloir, envisageant les possibilités. C’est avec un air mesquin qu’il part s’accoler dans l’ombre d’un mur, près de l’entrée, une cachette qui lui semble propice. Joker, piochez une carte. Trois options probables selon lui. Option 1 : Damaz entrait avec la demoiselle et nécessite de l’aide pour la faire parler, auquel cas il les suit dans l’ombre pour intervenir au bon moment. Option 2, Damaz entre avec la demoiselle mais est suivi, simple, il suffisait d’éliminer les personnes gênantes. Option 3, toujours la même donne mais le mage de Blue Pegasus se fait du mouron pour les employeurs, auquel cas Cobra devrait prendre la relève… Et si le félin n’y parvenait pas ? S’il ne venait pas ? Le mage noir soupire, il déteste le travail d’équipe. C’est pas contre lui, mais ça reste vachement lourd ce genre de situation, alors il ne tiendrait pas longtemps à patienter gentiment.

 MessageSujet: Re: Des prédateurs chez les O'Connor   Lun 29 Juil - 8:23

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 Il sourit, elle glousse dans un petit cri. Lady Osvald n’était pas le genre de femme auquel on s’attendait. Non pas du tout. Plutôt jeune, bien proportionnée, fine et au regard d’acier. Futile et volage à l’image de ces somptueux voilages qui parent la demeure de leur légère splendeur.

Il sait. Sait qu’elle illusionne le monde dans lequel elle gravite telle une abeille pour butiner. Il sait, il le sent jusque dans ses tripes, cette femme est loin d’être la poupée bien dressée dont elle prend l’apparence avec subtilité. Il sait. Son regard d’acier trahit cette vérité, celle qu’elle impose au monde dans un univers qui lui déplait. Elle fait avec, a toujours appris à faire avec, et pourtant elle vomit le monde. Vomit cette rivalité qui déchire ceux qu’elle a mis au monde. Elle était jeune lors de l’union qui l’avait liée à cette famille qu’elle déteste en secret.
Mais Lady Osvald n’est pas de ces faibles femmes que le monde effraie, de celles fuyant leurs responsabilités, ou encore de ces gamines dont la naïveté dégoulinante aurait de quoi faire vomir un nouveau-né.  Non Lady Osvald était de ces femmes masquées, celles sachant s’accoutumer des normes imposées tout en les haïssant en secret. Lady Osvald était de ces femmes à l’apparente superficialité, Lady Osvald était de ces femmes dont le danger ne se révélait qu’à ceux qu’elle avait déjà annihilés.

Elle rit, il se mêle à la symphonie, son sourire enjôleur la ravit malgré cette couleur qu’il porte avec, elle doit l’avouer, une certaine grâce de sauvagerie mêlée. Elle aime ce charme qui se dégage du minet, cette chaleur à faire s’embraser un corps dans la douce étreinte d’une nuit d’été.

Lady Osvald n’avait que faire des histoires familiales. Lady Osvald n’aimait que ses enfants qu’elle souhaitait protéger. Lady Osvald n’aimait qu’un seul de ses enfants qui n’était nullement du sang qu’on lui attribuait. Lady Osvald aimait le plaisir et la chaire. Lady Osvald détruisait quiconque tentait de trahir ses petits secrets.

La pièce continue. Acte II, scène un. Quelques banalités, des sourires, rires succédant à un humour carnassier. Un jeu de regards instauré, une tension palpable les faisant vibrer. Ils se plaisent, elle le sait, il le sait. Mais la mission doit continuer, toute arme acquise pour la mener était une condition s’ajoutant aux chances de succès. Il espère simplement que cette femme n’aura pas à en subir les frais, à payer de sa vie cette guerre qu’elle n’a jamais demandée. Il l’entraîne avec lui, elle le suit feignant le comportement des femmes de haute vertu. Lady Osvald n’avait aucune vertu.

L’échange avait duré un moment, un long moment où la tension sexuelle s’était instaurée entre ces deux êtres aussi proches, que différents dans leur intériorité. Le couloir sombre qui les voit émerger, elle glousse, il se mêle à l’écho résonnant sur les parois des murs gris. Ils ne sont pas suivis. Etrange. Et si se débarrasser de la Lady arrangeait cette famille qui semblait prête à toutes les ignominies ? Quitte à évincer l’un de ses membres devenu gênant.  Il était prêt à parier qu’elle ignorait tout de ce qu’il se passait. Dans le doute il serait capable d’obtenir la vérité.

La porte s’ouvre sur une pièce faiblement éclairée, une silhouette royale se distinguant dans l’obscurité. Un murmure à cette Lady symbole de danger.
« A trois mon être s’embrase dans la passion d’un désir enflammé. Je suis certain que comme moi vous aimez les trios endiablés ? »

Entretenant l’illusion il se met en mouvement. Un sourire alors qu’il s’approche de l’acteur jouant le muet, que sa main caresse l’épaule empreinte de majesté pour chuchoter à son oreille avec sensualité. « Je te demande de ne pas la tuer. »

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