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Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]
 MessageSujet: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Lun 1 Juil - 15:51

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Il avançait, chancelant, se retenant bien trop souvent aux murs des maisons environnantes. Son état laissait à désirer, voilà des jours et des jours qu'il n'avait pu dormir, tous les événements passés le hantaient, tout le temps. Pas un instant de répit où il ne voyait ses mains entachées de sang, au-dessus de ce cadavre. Cet homme qu'il avait tué, lui qui voulait juste l'aider. Et il y en avait eu d'autres... Tellement. Comment... Comment avait-il pu en arriver là ? Le mage posa un genou à terre, essayant tant bien que mal de se calmer, remettant sa capuche. Personne. Personne ne devait le voir. Il regarda rapidement où il était. Une chance pour lui, il faisait nuit, même s'il ne venait que de s'en apercevoir. Mais où diable était-il ? Où l'avait donc mené son errance ? Il inspecta les environs, essayant d'y trouver des indices. Des familles se baladant, des soulards fêtards, quelques personnes se déplaçant seules qu'il valait mieux éviter... Cela pourrait être n'importe quelle ville. Le mage se redressa, manquant de tomber l'instant d'après. Si l'on pouvait voir son visage, on y distinguerait plusieurs choses : des cernes, bien évidemment, mais ce n'était qu'un détail infime comparé aux oreilles pointues, aux flammes bleutées qui surgissaient aléatoirement - mais rarement - telles des cornes, ou encore à ses canines trop prononcées. Et encore, ce n'était que le visage. Si vous pouviez contempler le bas de son dos, vous y verriez une queue, achevant la description de l'ancien mage de Fairy Tail, en tout point devenu semblable à un démon. Et si vous lui demandiez s'il en était un, sans doute vous répondrait-il que non, qu'il était juste un monstre, une abomination.

Pourtant le mage continuait à errer. Marchant sans but. Sans espoir. Sans arrêt. Il ne dormait plus, pas uniquement parce qu'il ne le pouvait plus, et ne mangeait plus. De toute façon, le moment venu, il prendrait le contrôle. "Il", cette nouvelle âme en lui. Ou plutôt ce démon, vivant à travers lui. Celui qu'Ijeel avait lui-même chassé tout ce temps, il partageait à présent son corps avec lui. Ce dernier pouvait influencer même jusqu'à son comportement, quand il ne le possédait pas directement. Et c'était là tout le problème. Qu'il le veuille ou non, le mage commettait des actes qu'il n'aurait jamais fait auparavant, mais comme s'il agissait de son plein gré. Comme s'il le désirait. Comme si c'était lui. Peut-être dire que le démon l'influençait n'était qu'une excuse après tout. Peut-être que c'était lui qui désirait tout cela... Il secoua la tête, chassant cette idée. Cela ne servait à rien de penser à ça. Surtout maintenant. Mais il y avait ce ricanement, incessant, au plus profond de lui-même. Le monstre se servait de lui, mais dans quel but ?

Le démon ne pouvait sans doute subsister sans lui, ou du moins son corps. Cela expliquerait pourquoi, toutes les fois où il a tenté de mettre fin à ses jours, un grand blanc se faisait dans sa tête et, au final, il se retrouvait dans un nouvel endroit, sans savoir comment il y était parvenu exactement. Mais toujours avec cette certitude qu'il avait tué. A nouveau. Fléau qu'il était devenu, et il ne pouvait y mettre un terme. Résigné ? Non, il y avait encore une possibilité. Mais pouvait-il vraiment l'impliquer ? Il risquait de la mettre en danger... Vraiment. Même s'il s'agissait d'elle.

*Il le faut, sans quoi...*

Son errance continua jusqu'à l'aube, sans qu'il ne finisse de trouver la sortie de cette ville gigantesque. Cependant, il avait compris à présent : il était à Crocus. Capitale de Fiore, ville de la floraison. Cela ne pouvait pas tomber plus mal. Surtout dans son état. Ijeel pressa le pas, même si son état ne lui permettait pas vraiment : il devait sortir, et vite. Les gens commençaient à sortir de leur maison, une véritable masse se formant dans les rues, rendant difficile la progression. Le rythme de sa respiration augmenta et sentit sa capuche commencer à roussir. Il serra le poing, réprimant violemment le désir qui germait peu à peu. Pas ici. Pas maintenant. Plus jamais. Mais comment lutter ? Il ne tiendrait pas éternellement. Ijeel commença à pousser les personnes autour de lui, essayant de progresser plus rapidement, sortir d'ici. Il espérait juste ne pas tourner en rond. Du coin de l’œil, il repéra une petite ruelle sans personne : cela lui permettrait de se poser le temps de se calmer. Il espérait que cela marche, vraiment. Il n'en savait rien. Le mage fendit la foule, recevant insultes et autres retours, mais les ignorant magnifiquement. Il gardait une main sur sa capuche, dès fois qu'une bousculade violente risquerait de la faire tomber. Une fois parvenue à son objectif, il se posa quelques instants contre le mur, appréciant cette solitude éphémère, surtout en considérant l'agitation autour de lui.

Ijeel se mordit les lèvres jusqu'au sang, fermant les yeux. S'isoler. Ne penser à rien. Se calmer, peu à peu. Mais voilà que les morts l'assaillaient de nouveau, il les entendait crier, l'implorer. Les flammes commencèrent à naître, aussi s'engouffra-t-il plus loin, retirant sa capuche pour qu'elle ne flambe pas. Il frappa le mur du poing, c'était inutile. Le mage se sentait partir, l'autre gagnait du terrain. Mais pourquoi ici, en pleine capitale ? Ijeel entendit un bruit derrière lui, un mouvement sans doute. Il se retourna, sans penser au fait que son apparence était clairement exposée. A tout moment, il risquait de perdre le contrôle, quand bien même il luttait, intensément.
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Mer 3 Juil - 13:09

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Errance, errance et décadence, être que l’on brise tel une allumette… Etre et paraitre ? Il est de ces choses indéfinissables, de ces mélanges haïssables. Incomplet et multiplié, bordel sans nom d’une intériorité bousillée par le temps et les années, par la voie non désiré d’une multitude de voix damnées. Il sait. Sait sans savoir, sait sans pouvoir, poupée paumée dans la réalité, dans la foule de passants éveillés. Il est ?

Perdu. Silhouette sombre qui sillonne les rues, contacts qui se multiplient contre sa carcasse qui frémit, il ne sait pas, ne sait plus. Ne sait pas où il va, ne sait plus ce qu’il fait là. Errant il déambule, sombre poupée ridicule… Et ce silence... Silence qui l’abat alors qu’il doit accepter le monde et ce qu’il y voit, sans réellement comprendre ce qui se déroule ici-bas… Présent alors qu’il se veut absent, c’est l’oppression dans la foule qu’il ressent, besoin d’éviter, de fuir, tourné. Que reviennent les images floues de la nuit, du fou rieur en sursit. Pendu tête en bas il n’a plus aucun contrôle sur son soi. L’alcool l’imbibe encore, sans vraiment savoir son effet et ses torts. Enfant paumé, naïveté écrasante et mutilé, car toute la nuit il été le jouet de désirs d’un être qui ne sait s’arrêter.

Ruelle qui lui permet d’esquiver, de fuir la foule alors que le malaise nait. Grandit et gagne en ampleur, pauvre gamin ayant si peur… Il veut réfléchir, mais ne le peut pas, cerveau incohérent qui guide ses pas… Il se fige, s’arrête net alors qu’il distingue la silhouette fluette… Coup violent donner au mur dans toute la dureté d’une âme affligée, il peut sentir son malaise l’imprégner… Curiosité qui nait face à cet être suspect, être devant lequel tout sain d’esprit se serait enfuit… Mais il est le fou en sursit, hors du temps et hors des lois, hors des hommes et leur combat.

Il s’approche, sans peur, sans crainte le harcelant, folie qui tue l’hésitant, naïveté d’une âme déglinguée. Son physique attire son regard, ses yeux discernent la flamme vibrante sous la capuche noire. Capuche baissée alors qu’il s’est retourné, que face à une étrangeté l’ingénu malsain se trouve figé. Interrogation qui nait sur le visage enfantin et émacié… Deux moi traduisant son air décalé, question formulé dans son intériorité avec la naïveté d’un enfant de dix années. C’est quoi ?

Un œil qui s’ouvre dans la pénombre, aube qui s’apprête à naitre et chasser l’ombre. Yeux d’opale qui luisent de leur éclat fatal. Un autre à mille lieux de là, iris d’acier qui transpercent l’obscurité de son sanctuaire cadenassé. Ames répondant à l’appel d’une voix qu’ils ne connaissent que trop bien, tour à tour pantin et protégé. Esprits qui partent rejoindre son intériorité, s’immiscer dans son cerveau dégénéré. Quatre yeux transperçant son innocence presque envolée de leurs regards carnassiers, yeux qui prennent la place des siens pour observer la chose qui suscite l’interrogation prononcée. Malaise qui les saisit devant le spectacle d’un être muté, aura qui tourbillonne sur un corps prisonnier. Ils ne savent que trop bien ce qu’induisait un tel état de fait : danger.
Ne t’approche pas ! Echo qui raisonne à l’unisson. Il veut les écouter, il veut mais son corps refuse de s’exécuter, cœur fasciné par cet être dérangé, il s’approche du brun enflammé alors que leurs cris déchire son esprit malade depuis tant d’années. Mains qui saisissent le visage de l’autre avec une absolue légèreté, regard d’azur qui le fixe d’une franchise teinté de naïveté, regard désarmant et empreint de bonté. « Ca va aller. Moi aussi ils me faisaient mal au début. Maintenant on est amis. Un léger sourire esquisser alors que ses deux alliés frôlent le décès, gamin totalement dérangé, l’un cri, l’autre menace, en vain car le petit brun reste en place.

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 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Sam 6 Juil - 18:40

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L'inconnu ne trembla ni ne cilla lorsqu'il vit son apparence, et lorsqu'il comprit le danger. Pire, il était pris d'une curiosité pour lui, curiosité enfantine et innocente. Inconscience qui le fit s'approcher, alors que le démon était plein d'incompréhension, et ce n'était pas le moment de le déstabiliser. Vraiment pas. Car s'il lâchait prise, s'il se questionnait au point d'en venir à oublier de résister, alors il perdrait le contrôle. Ce n'est pas uniquement pour que la foule ne le remarque pas qu'il s'était isolé, mais aussi car ainsi, ses chances de reprendre pied étaient plus conséquentes. Cependant, voilà que cet homme venait s'immiscer là où il ne valait mieux pas fourrer son nez. Et ce n'est pas le regard menaçant, quoique également empreint de douleur et de tristesse, qui fit changer d'avis le brun. Toujours à afficher cet air innocent sur son visage, cet air si... pur. Comment fallait-il réagir face à cet électron libre ? Si le fait qu'il ait l'air dangereux ne suffisait pas à le faire décamper, que lui restait-il ? Il pourrait bien le menacer oralement, mais rien que cela lui demanderait un grand effort à faire, trop occupé à résister qu'il était. Il sentait le démon qui voulait prendre le contrôle, qui voulait dominer son âme et prendre sa place. Ijeel ne deviendrait pas son hôte, et n'abandonnerait pas le combat. Mais chaque fois que "il" prenait le contrôle, les morts suivaient. Cela creusait de plus en plus profondément une cicatrice en lui que jamais il ne refermerait. Il était seul responsable de tout ça, et il ne le savait que trop bien. Et voilà ce qui semblait être sa prochaine victime, du moins, ça semblait bien parti pour... Qu'allait donc faire l'inconnu une fois face à lui ? Voir si ses flammes brûlaient, tirer sur ses oreilles allongées ? Puisqu'il ne semblait pas le moins du monde effrayé, cela restait une possibilité. Qui le condamnerait, aussi valait-il mieux espérer que ce ne soit pas à ça qu'il ait pensé.

Contre toute attente, il l'attrapa au visage. Si doucement et si naturellement que le mage ne put réagir. De toute façon, il n'était pas en état de se dégager, ni même de réagir. Il ne pouvait guère faire mieux que de lever les yeux vers lui, de croiser son regard empli de compassion, de compréhension. Comment pouvait-il...? L'espace d'un instant, tout se calma en lui. Les deux âmes cessèrent de lutter, et Ijeel reprit le contrôle entier de son corps. Les flammes disparurent, mais se fut le seul changement : les autres attributs étaient permanents, d'où le fait que partout où il aille, il ne pouvait montrer son visage. À ce moment-là, son regard montra son besoin d'aide, besoin de quelqu'un pour le sortir de là. Seul instant où il craqua, car autrement il dissimulait tout ça.

"Ca va aller. Moi aussi ils me faisaient mal au début. Maintenant on est amis."

Ce ne furent pas les bonnes paroles. Ami... avec cet être abject ? Celui qui se servait de lui comme hôte, jusqu'à réussir à prendre contrôle de son corps ? Celui qui allait jusqu'à influencer ses agissements, tant et si bien qu'il les trouvait normaux ? Celui qui le faisait tuer quand bien même lui hurlait et protestait ? Il n'y avait aucun moyen qu'ils puissent s'entendre !

La colère montait en lui, et ce n'était pas bon signe pour la suite. D'une main, il repoussa violemment l'homme, alors que les flammes bleues ressurgissaient, allant même jusqu'à l'entourer. Il avait beau comprendre apparemment sa douleur, il ne partageait pas son dégoût pour son esprit. Il ne pouvait pas dire ça, il ne savait rien. Rien de sa souffrance.

"Te fous pas de moi ! Je ne cherche pas à l'accepter, c'est même tout le contraire !"

Ijeel ne cherchait pas à raisonner, emporté par la colère, colère qu'il ne ressentait jamais habituellement. C'était un exemple de ce qu'avait fait naître en lui cet esprit. La colère, le désir, la violence. Et c'est cette première qui l'animait à l'instant présent. Il ne pouvait la réprimer, plus à présent. L'inconnu allait y passer, à moins qu'il ne sache se défendre. Le pire, c'était que le mage était conscient de ce qu'il faisait. C'était entièrement de son fait, le démon ne contrôlait rien, il ne faisait qu'alimenter sa fureur par le poids qu'il avait sur son âme. Lui faire regretter ses paroles. Il ne pouvait pas comprendre, il ne savait rien de lui, de ce qu'il ressentait. Pourtant, l'homme n'avait que voulu l'aider par cette démarche, mais c'était trop lui demander que de se raisonner à présent. Un bon choc aiderait peut-être ? Il chargea, sans prendre compte de ce que l'autre faisait. Sa vitesse était élevée, de même que sa force, et ça, le brun le comprendrait rapidement.
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Mer 10 Juil - 10:10

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Une poussée, il vacille, projeté alors qu’il peut sentir en l’autre la colère monter, désarroi et fragilité éclipser par la fureur d’une âme au tumulte acérée, il voit les flammes se raviver, alors qu’il se redresse, gamin souriant malgré l’excès, sourire triste qui ne sait comment l’aider. Voix qui hurlent en lui de fuir sans se retourner, de courir plus vite qu’il ne l’a jamais fait. Il ne peut pas, jambes restant figées alors qu’il se relève pantelant, pantin désarticulée, marionnette dont les files ont cédé. Il veut l’aider, doit l’aider, sentiment de devoir qui pour la première fois en lui nait, nait alors qu’il se sent proche de cet inconnu dont le malaise agrippe son cœur pour le serrer.

Voix vaines où vient pointer l’once de panique qu’ils n’auraient jamais cru arrivé, voix veine car en ce lieu il leur été tout bonnement impossible de se manifester. Voix multipliées alors que s’amplifie en son sein le bal des beautés atrophiées.
Yeux violet émergeant d’une léthargie salée, s’incorporant en lui malgré un désintérêt pour son sort des plus affirmés, désintérêt où la panique nait alors qu’à son tour elle voit à travers ses yeux le danger qui s’est présenter, que la frappe la révélation la faisant suffoquer, sans lui elle retourner à son anonymat détesté.
Regard d’écorce qui s’éveille de son sommeil, millénaire et éternel, qu’elle sent la tension, la pression, âme qui voyage sentant le tumulte s’engageant dans l’esprit de cet ami qu’elle aimer tant. Situation qui dérange et saisit son cœur dans l’action, qu’à son tour elle empreinte ses yeux pour voir, panique qui la saisie dans un cri de désespoir alors que sur son ami la chose fonce dans un cri.
Sentiment d’impuissance qui les frappe alors que leurs appels se heurtent à une détermination qu’ils ne lui connaissent pas.

Corps qui roule dans la poussière après le choc éphémère, volontaire. Douleur qui le saisie en divers endroits de son corps meurtrie, que l’autre continue de déverser sa furie. Il ne fait rien, attend et subis, il peine à se relever, un léger sourire triste esquissé pour de nouveau se faire heurter, scène qui continue et s’éternise alors qu’il attend, attend patiemment que l’autre est finit son défoulement.

Impuissants, sentiment qui les bouffe et les enlace, qui anime leur être de rage. Impuissant dans un milieu qu’ils ne maîtrisent pas, que même pas une goutte d’eau git ici-bas, alors que l’autre ne vient toujours pas. Concertation muette se faisant à huis clos, fermé à l’écoute de ce protégé qui ne veut entendre mot. Qu’unanimes ils décident, que leurs voix s’immiscent à mille lieux de là, dans les mangroves et leur trépas, que d’un commun d’accords ils réveillent le seul pouvant intervenir ici-bas. Regard noirs qui s’éveille pour les scruter, intrus dans son royaume de gloire et péché, fou exigeant d’être supplié pour se montrer, faux désintérêts d’un maître qui aime bien trop son jouet pour tolérer qu’il soit cassé.

Voix coulante et sinueuse qui se transporte en lui, qu’alors qu’il se relève pour la dixième fois, épuisé et décharné. Un murmure, souffle saisissant et sans appel « Invoques-moi. ». Frisson qui le saisie, boule au ventre qui germe en lui alors qu’il s’exécute malgré lui. Murmure lâché au vent, décadent et chantant, saisissant.
" Ô Prince des marais, Charmeur de réalités,
Au son de ton nom s'incarne ta mortelle beauté,
Asha, Maître incontesté."
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Vent qui se lève l’espace d’un instant, angoissant et putrescent, odeur âcre d’une brume verdâtre les saisissant alors que se dessine la queue de serpent. Or luisant sur un torse chatoyant, être d’une beauté mortelle, enivrant et inquiétant, regard d’ébène malsain se plongeant sur l’inconnue incertain. Sourire sadique qui se dessine, promesse assassine alors que la queue de serpent vient stopper l’autre dans son élan.

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 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Lun 15 Juil - 14:34

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Il frappa. Une fois, deux fois, l'autre roulait par terre, se relevait, et le cycle se répétait. Seul son état empirait, le reste était du pareil au même. La rage ne partait pas, elle embrumait totalement son esprit et l'obligeait, sous l'influence du démon, à relancer à chaque fois son offensive. Mais dans cet esprit tourmenté germait l'incompréhension. Incompréhension que déjà il avait ressenti lorsque cette personne, faisant fi des apparences, s'était approchée et l'avait pris en pitié. Ses attributs de démon ne l'avaient pas fait ciller, il avait cherché à l'aider, et dans son regard il n'avait lu que de la bonté. Pourquoi continuait-il à l'attaquer dans ces conditions ? Pourquoi lui ne se défendait-il pas, pourquoi son regard ne changeait pas ? Les ecchymoses s'accumulaient, mais jamais il ne restait couché, même si cela signifiait que la douleur s'arrêterait, que le mage enragé stopperait toute velléité. Cependant, faire ça avait également une chance de fonctionner, car cette incompréhension qui désormais le bouffait commençait également à le faire douter. Douter du bien fondé de sa propre colère. Si l'autre ne rendait pas les coups mais qu'il ne se résignait pas non plus, cela signifiait qu'il ne souhaitait rien d'autre que de subir, que de voir cette rage se ternir jusqu'à disparaître. A ne pas pouvoir l'aider autrement, l'inconnu avait-il choisi de le laisser se défouler jusqu'à ce que ce sentiment ne le quitte ? Cependant, la résistance du corps humain avait ses limites, et toute la volonté du monde ne le ferait pas se lever éternellement. Il risquait peut-être même d'en mourir. Allait-il vraiment tuer quelqu'un prêt à tout ça pour l'aider, alors qu'il ne se connaissait qu'à peine ?

Des souvenirs remontèrent. Chance ou malchance pour l'inconnu ? Ijeel le revoyait, lui, celui qui avait tout fait pour le sortir de cet état la première fois qu'il y était entré, qui n'avait eu de cesse de croire en lui, si bien qu'à la fin il s'était exposé, sans arme ni protection, sans magie, sans possibilité de survivre à la prochaine attaque. Cet homme avait fait le pari, celui de miser sur l'âme de l'albinos. Et il l'avait perdu. Et la situation actuelle risquait de reproduire cet événement.

*Je... Je... ne peux pas...*

Son regard semblait à nouveau s'empreindre à nouveau de lucidité, signe que la colère disparaissait, que la rage le quittait, que sa transformation était sur le point d'être stoppé. Les flammes commençaient à s'estomper, alors que ce qui serait probablement le dernier assaut était sur le point de se conclure. L'autre avait réussi. Que ce soit par le fait qu'il n'ait pas fui, qu'il n'ait pas cherché à se défendre, ou que jamais son regard n'avait exprimé autre chose que cette volonté de l'aider, qu'importe : le résultat était là. Enfin... Tout aurait pu se terminer sur ce dernier coup... Mais l'autre choisit au final la riposte. Et tout s'envenima à ce moment-là puisque, se sentant à présent menacé et trahi, Ijeel craqua de nouveau. Cet esprit qui était apparu, hybride d'homme et de serpent, était assurément le fait de l'inconnu. C'était donc bien là sa réponse. L'affrontement. Ce qui était la réaction normale après tout, au même rang que la fuite.

La créature le regardait, être hautain qui le mésestimait. Ijeel s'apprêtait à attaquer lorsqu'il posa son regard sur l'invocateur. Il ne voyait en lui toujours aucune hostilité, alors pourquoi...? Il ne savait plus comment agir, quoi penser, plus rien. Pourquoi continuer à attaquer dans ces conditions ? Peut-être qu'il pouvait vraiment l'aider après tout ? S'il n'y avait pas moyen de se débarrasser de cet esprit, de ce démon qui l'habitait, alors y avait-il celui de le ranger de son côté ? En faire un allié, par la force si nécessaire ? Cette idée lui coûta chère, puisque le concerné ne resta pas silencieux, tentant à nouveau de faire irruption, de prendre le contrôle de son corps, pour tuer de suite celui qui pouvait constituer une gêne pour ses intérêts. Nouveau conflit mental pour le mage, luttant pour garder vivant ce qui représentait une nouvelle lueur d'espoir. Peut-être n'aurait-il pas besoin d'aller jusqu'à Eagle's Claw pour demander son aide à Misto ? Les deux âmes luttaient pour la possession du corps, se traduisant pour le moment par son immobilité. Qu'elle serait cette fois-ci la réponse de celui qui avait essayé de l'aider ? N'avait-il toujours aucune intention de combattre après tout ce qu'il venait de se passer ? Pouvait-il seulement contrôler l'esprit qu'il avait invoqué pour lui ordonner de ne pas attaquer ? De ses actions dépendraient certainement l'âme qui possédera le corps. Mais la passivité n'était peut-être pas la réponse à donner...
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Mar 16 Juil - 15:41

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Il s’était stoppé au moment de l’incarnation empoisonnée, ils ont tout gâché… Un picotement sur sa peau, yeux qui le tirent, le brûlent sans mot, étrange sensation qui le saisie alors qu’en lui il sent le vide s’imprégner… Sensation qu’il n’avait qu’une fois éprouvé… Il croit, ne sait plus, ne sait pas alors que son regard se pose sur le maître du dédain. Un contact mouillé qui nait sur son œil désespéré, apeuré. Déçu de ces amis qui ont tout gâché, déçu de la tournure que prenait cette immonde journée, main qui se dépose pour la chasser, incompréhension de son origine éthérée… Pleurer ? Pleurer… Uriel lui en a déjà parlé, dit ce que signifier cet état de fait, tristesse ?
Il ressent sans savoir, ressent sans pouvoir… Un murmure soufflé au vent alors qu’il sent poindre l’envie du dément. « Désolé… »

Sourire pervers qui se dessine sur le visage mortifère, peau aux teintes dorées, lisse d’une perfection enchantée, inhumaine et alitée, regard d’ébènes aux pupilles inhumaines, serpentines et malsaines. Queue qui glisse sur le sol de son contact écailleux. Bouche aux teintes enivrante, perfection démente révélant dans un sourire malsain deux crocs serpentins. Voix qui s’élève et tonne devant la confusion d’un être à l’allure hors norme. Il s’en moque, son malaise l’apaise, il en rigole, prince cruel et sans vergogne. Sinueuse et hypnotisante, coulante et enivrante, mielleuse et horrifiante alors qu’il toise l’inconnu de son regard hautain, roi se voulant maître de tout être dans sa folie traitre. [color=olive] « Tu l’aurai presque cassé »[ /color] Un mouvement inhumain alors que l’être serpentin dépose sa main autour du menton de son pantin. « Et j’ai horreur qu’on casse ce qui m’appartiens » Un sourire pervers alors que son attention se reporte sur l’humain dont le démon est aux frontières, nullement intrigué, tout au plus légèrement excité par l’idée de mater cette chose qui sommeillait, pervers cinglé. Il efface la distance les séparant d’un mouvement stupéfiant, entraînant avec lui l’enfant pantelant. Main dont chaque mouvement crée le tintement des bracelets dorés alors qu’il saisit la gorge du démon incarné. « On n’a jamais trop d’animaux de compagnies. » Un sourire pervers et inquiétant alors qu’il desserre son étreinte des deux gorges d’enfants. « Voyons voir ce que ça peut donner… » Voix qui perd toute sa chaleur de perfidie, glaciale et létale alors que l’ordre est lâché sans que ne sois toléré une pointe d’hésitation de la part de ses jouets. « A quatre pattes ! Aboyez !

Gamin titubant qui s’exécute dans l’instant, lentement mais sûrement, air lasse et absent alors qu’en lui les voix regrettent déjà leur intervention prématuré, d’avoir convoqué celui qui était de loin le plus timbré de leur genre fou à lier. Poing se crispant dans la roche aux reflets chantant, dents serrées à décrocher sa mâchoire incarné, qu’il ne veut qu’une chose : étriper ce démon incarné, impuissant observant la scène du haut de l’esprit aliéné, bouillonnant de rage et d’envie de tuer.

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 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Ven 26 Juil - 21:32

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Son état ne cesse d'empirer, être au bord de ses limites, diable réclamant ce corps, invoquant l'envie de le défendre. Défendre contre cette abomination, cet hybride serpent, cette créature hautaine, roi face à des bouffons. Un monstre qui essaie de prendre l'ascendant sur un autre, relation de domination qu'il ne lui offrira pas. Ordre auquel il n'obéira pas, humiliation qu'il n'est pas prêt de lui accorder, et pas simplement parce qu'il ne se laissera plus écraser par personne, mais aussi car, de toute façon, il ne peut plus bouger. Immobilisation qui est entièrement due à cette lutte interne que rien ne semble pouvoir calmer. L'homme qui a trahi malgré lui sa confiance, ses larmes, cette tristesse qui n'est en rien une illusion, rien. Le mage ne craint pas cette créature, mais elle ne le laisse pas indifférent. L'esprit l'énerve, et l'inconnu qui lui obéit docilement, immédiatement, aussi. Pourquoi cela se passe ainsi ? N'a-t-il pas lui même parlé d'amis ? Est-ce là toute l'amitié qu'il a dans sa souffrance glanée ? C'est ce genre de relation qu'il lui souhaite d'entretenir avec son démon ? Ijeel ne voit rien d'autre ici que de la soumission pour espérer ainsi ne pas subir sa colère. Il ne veut rien de tout ça, et il lui apparaît clairement à présent que ce n'est pas lui qui pourra l'aider. Il peut tout juste se sentir un peu compatissant pour cette personne semblant être dans une bien piètre situation lui aussi.

Mais cette compassion est de suite écrasée par la colère, la haine, l'instabilité dans laquelle se trouve son esprit. Caractère changeant, personnalité s'alternant, d'indifférent à son environnement il en vient à souhaiter que tout disparaisse. Solitude, pour qu'enfin il puisse s'apaiser. Les bruits, la foule, les regards... Il veut que plus rien ne soit, se retrouver dans un néant et y mourir en paix. S'il ne peut se débarrasser de cette malédiction, alors qu'au moins on le laisse tranquille. Qu'au moins on essaie plus de lui parler, de s'approcher. Le diable gagne de plus en plus d'influence, car il en a assez de lutter. Il ne peut plus, il ne veut plus. Tout ce qu'il souhaite à présent, c'est juste ne plus rien ressentir. Que s'évanouisse en même temps que sa conscience cette colère, cette rancœur, cette douleur, ce désespoir... Non, qu'il s'oublie entièrement, que jamais il ne revienne. Qu'il perde le contrôle de son corps, que l'autre annihile son âme, et qu'enfin il se repose.

L'hybride perd patience, comprend que son ordre ne sera pas suivi par ce jouet tout juste trouvé. Le mage ne sait pas s'il va le frapper, lui hurler dessus, l'étrangler, se servir d'une quelconque magie. Il s'en fiche, car le démon a gagné, et que sous son effet, tous mourront. Lui-même peut-être vu l'endroit où il est. Les cornes se devinent clairement, même ses yeux semblent habités par les flammes. Bientôt, c'est tout son corps qui s'en retrouve couvert, formant une sorte d'aura clairement visible. Signal de danger imminent, mais l'esprit n'en semble pas vraiment apeuré pour autant. Dommage pour lui, le diable n'est pas du genre docile, et encore moins patient, surtout lorsqu'il s'agit de se soumettre. Personne ne lui donne d'ordre. Il est aux portes, il va bientôt prendre le contrôle, et massacrer celui qui ose le regarder de haut. Cependant, un nouvel acteur fait son entrée. Ni lui, ni l'inconnu, ni même l'esprit, n'ont le temps de réagir, tous ne l'ont remarqué que trop tard. Pourtant il est là depuis un moment, dans l'ombre. Non pas dissimulé par les ombres, mais bel et bien dans une ombre. Surgissant donc pour ainsi dire de nulle part, aucun des trois ne comprend ce qu'il veut. Ce nouvel inconnu tient un sac dans sa main, un sac apparemment vide. Le démon, qui s'est laissé gagné par l'incompréhension, se voit refouler violemment par l'ancienne fée. Si ce personnage intriguant n'est pas de bonne augure, autant dire qu'il a quelque peu sauvé la situation, et la vie de nombreuses personnes. Même si ce n'est pas son but, évidemment...

"Serais-tu capable rien qu'à son ombre et du premier coup d’œil de reconnaître ton meilleur ami ?"

Phrase énigmatique, Ijeel n'en comprend pas le sens, et n'écoute que d'une oreille distraite, essayant de regagner le contrôle, de reprendre l'entière possession de son corps. Il a craqué, le démon a su se servir de cet instant, mais n'y parviendra pas à nouveau. Plus maintenant. Maintenant qu'il a repris les rênes, au moins un peu. A présent, il lui faut détaler, hors de cette ville de malheur, loin de ces gens qui font monter en lui la colère, l'oppression. Qui lui font perdre le contrôle. Il s'apprête à leur faire faux bond pendant qu'il se contrôle parfaitement, et maintenant que les flammes ont toutes disparu de son corps. Il plaque sa main sur le mur d'une maison dans le but de l'absorber et, une fois sa capuche remise, commence sa fuite improvisée. Cependant, il est stoppé, comme l'inconnu et son esprit, par le mage d'ombres. Car c'est dans un flash qui les aveugle tous trois que démarre le plan de celui-ci, et qu'au moment où ils recouvrent la vue, ils ne voient plus l'étrange individu. Les deux humains - quoique pour l'un, on peut se demander s'il l'est encore vraiment - sentent néanmoins qu'il leur manque quelque chose, quelque chose avec lequel on naît, et qui nous suit toute notre vie : une ombre. Et c'est ainsi qu'ils réalisent puis comprennent, comprennent qu'ils se sont faits volés un bien peu commun. Pas une minute à perdre, il leur faut le retrouver, et l'arrêter. Mais comment faire, puisque le voleur se dissimule parmi les ombres ?
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Ven 2 Aoû - 20:26

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Les âmes disloquées


Un sourire qui disparait, colère qui pointe le bout de son insidieux nez, il exulte, son visage glacé se crispe dans un rictus carnassier. Misérable insecte ! Comment ose-t-il le défier ? Le défier LUI le maître incontesté ! Il voit cette chose en lui luttant pour le contrôler, il s'en balance comme de son premier jouer. Il veut le bouffer, lui faire payer, faire payer son arrogance masqué dans une souffrance qu'il n'a que trop mérité. Il va lui faire connaître la réelle souffrance dans. Bras tendue il s'apprête à activer sa magie perverse et diabolisée, celle de créer pas les sens l'illusion née des pensées. Démon et peur qui l'auraient consumé. Il en a pas le temps, importun qui débarque dans la scène avant qu'il n'ai le temps de sonnet la fin de ce misérable pantin, humain.
Son visage se retourne défiguré, beauté déformée par une rage putrescente issue d'un égo démesuré.

"Serais-tu capable rien qu'à son ombre et du premier coup d’œil de reconnaître ton meilleur ami ?"

Tout se déroule à une vitesse stupéfiante, il ne comprend pas tout, voit le changement s'opérer par l'apparition de cette homme étrange dont la phrase le laisse muet. Muet stoppant les aboiements simulés. Il se relève interloqué, oubliant les volonté de ce maître vicieux invoqué. Maître sur le point d'exploser d'une rage qu'il ne comprendrait jamais. Tout s'enchaîne dans une vitesse stupéfiante dans la scène d'une rue improvisée ou les morts auraient afflué. Démon et âme damnée qui l'auraient semés dans leur folie aliénée. L'homme disparait dans un flash les éblouissants, pauvres acteurs dépouillées sur une scène improvisée, mauvaise scène d'une tragédie où la mort devait abattre inéluctablement.

Il disparait et arrive la révélation d'une chose dont ils sont privés, qu'ils sentent alors que le jour se meurt qu'on les a dépossédé. Dépossédés d'un bien qui ne serait être remplacé. Homme serpent voulant punir l'importun dans un élan de rage et lubies malsaines, il n'en a pas le temps, disparu et envolé. Que dans un éclatement de fumée aux vapeurs nauséabondes, odeurs des marais il disparait sous cette rage qui consumée son être dans son intégralité. Que dans son sanctuaire mortifère il s'est retiré sous la force d'une émotion non maîtrisé au plus grand soulagement du petit brun stupéfait. Brun dont les forces en présence de son esprit sente poindre une nouvelle sérénité malgré leurs airs affichés. Soulagement par le simple fait qu'un contrat aurait put se retrouver briser sous cette haine qui ravageait le maître des marées, colère qui aurait put le pousser à enfreindre une de leurs lois sacrées...

Son regard se repose sur cette homme semblant avoir retrouvé un semblant d'humanité... De lucidité... Il va mieux ? Question qui raisonne dans son esprit dans un soupire désespéré des deux seuls spectateurs encore présent sur la scène de son esprit enfiévré. Qu'il l'aide à se relever sans réellement savoir pourquoi malgré les blessures qu'il lui a infligé. Brun touché par cet être en qui il voyait la souffrance dans le refus d'une chose qu'il ne pouvait qu’accepter. Un appel comme lui l'avait jadis connu au travers de cauchemars qui l'effrayait. Cauchemars qui l'auraient consumé si il n'avait pas répondu à cet appel dégénéré. Damné par la nature d'une magie que pourtant il reverrait. "Désolé... Tu sais... Lui... On est pas vraiment ami... Mais les autres... Il se tait se contentant simplement de noyer son regard dans celui de cet inconnu alors qu'ils réalisent que de leurs ombres ils ont été privé... Il commence à marcher alors que les deux présences dans sa tête se mettent à parler, qu'il prend conscience de l'importance de récupérer ce qui leur a été volé, qu'il refuse d'écouter leur appel à abandonner et/ou tuer cet inconnu symbole de danger.

Se mêlant à la foule malgré un silence pesant son regard capte le bruit d'une eau en train de couler. Qu'il décide de l'invoquer sur sa demande clairement exprimée. Voix douce semblant chanter au vent.
"«Ô Calypso, Fille des eaux, Âme des ruisseaux,
Danseuse de pureté je convoque ta volonté,
En cette heure j'invoque ta légendaire beauté»


Perle de rosées se matérialisant dans l'air qui les entourées, perles semblant briller d'un éclat irréel alors qu'elles se regroupent pour former la silhouette d'eau constituée, eau devenant chaire devant les yeux de passant écarquillés, regard assassin se posant sur l'inconnu qu'il aidé à marcher du mieux qu'il pouvait. Que son visage à la divine beauté s'approche à quelques millimètres de la bouche rosée. "Garde cette chose sous clef, où je te promets qu'elle même regrettera à jamais de m'avoir croisée." Voix douce et pourtant glacée, menace non dissimulée dans la raisonnante d'une voix de toute beauté, d'un visage parfait dont la longue chevelure dorée semblait onduler en suivant le courant d'une eau que personne ne pourrait jamais distinguer.

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 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Lun 21 Oct - 15:19

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Malgré tout ce qu'il a pu lui infliger, l'individu ne semble pas lui vouer une haine ou une peur, juste encore ce même regard triste et empli de compréhension. Pourquoi ? Pourquoi ne fuit-il pas, après tout ce qu'il lui a fait, et tout ce qu'il risque encore de lui infliger ? Il a envie de lui dire de dégager, de le laisser seul ou même de le tuer pendant que le diable n'est plus là. Mais tout ce qui sort de sa bouche est un désolé, sincère, un aveu de sa faiblesse et de l'aide dont il a besoin. Après tout ce qu'il a dû endurer, la mort de Julia, la trahison d'Ighen, les morts qu'il a sur la conscience, après tout ça, il n'a toujours pas changé. Ijeel ne peut rien, et ne pourra jamais rien par lui-même. Être lâche, inutile, et pourtant qui cherche le moyen de lutter, pour enfin devenir celui qu'il a un temps pensé être. Et cela, pour le moment, il n'y a qu'une personne qui peut le lui offrir, et c'est justement ce qu'il combat actuellement. Pourquoi combattre alors qu'il est à bout ? Simplement parce qu'il espère une alternative, même s'il n'y croit guère. Même s'il sait que rien n'arrivera. Même s'il sait qu'il ne rejoindra jamais Misto à temps.

D'ailleurs, pourquoi devrait-elle se voir incomber la tâche de le tuer ? Si jamais elle ne peut l'aider, c'est la seule alternative qui lui restera. Elle qui semble pourtant répugnée à l'idée de tuer... Quoique, s'il devient le diable, alors sans doute ne sera-t-il plus qu'un monstre à ses yeux, et c'est encore là sa seule chance de...

Un violent mal de tête le prend alors que l'inconnu invoque un nouvel esprit, encore un. Celui-ci, à n'en pas douter, est relié à l'eau, puisque cela se devine même dans la forme qu'il prend. Cependant, l'invoquer ainsi, en pleine rue, est-ce vraiment la meilleure idée ? Des gens se retournent, interloqués, alors que la dénommée Calypso lui fait comprendre qu'à la prochaine crise, c'en est fini de lui. Mais ne demande-t-il pas justement cela ? Sa tête le lance à nouveau, sans doute est-ce une alerte du diable, et une sorte de compromis : s'il reste tranquille, il ne fera rien de son côté. Et sans doute a-t-il lui aussi conscience de l'importance de retrouver l'ombre de son futur corps tant qu'ils le peuvent encore. Mais comment ? Comment faire pour retrouver quelqu'un s'étant ainsi volatilisé, et pouvant apparemment se déplacer d'ombre en ombre ? Il faut réfléchir, car ce n'est pas en cherchant au hasard qu'ils vont trouver. Déjà, pourquoi eux ? Sans doute n'y a-t-il aucune raison à cela, c'est simplement parce qu'ils étaient là, à ce moment précis, et isolés de tous. Ainsi, le voleur d'ombres a agi sans véritable autre motif apparent... que de voler leur ombre, justement. C'est déjà ça de pris comme info, car cela peut laisser à penser qu'ils ne sont pas les seuls dans ce cas, et donc... Que possiblement, le conseil est déjà sur l'affaire, ou du moins la garde locale. Et ainsi, peut-être ont-ils des informations qui peuvent se révéler utiles ?

Ijeel soupire. Quand bien même c'est le cas, ils ne vont pas les donner à un gars encapuchonné, à une hystérique faite d'eau et un gars qui s'est fait rouer de coups. Comment faire en ce cas ? Le mage n'en sait rien, et n'a absolument aucune piste. Peut-être que trouver une victime de tout ça serait un bon début déjà, et pour se faire... Il n'en a aucune idée. Bon, autant mettre à contribution l'inconnu, quitte à devoir coopérer avec lui, autant que ce soit dans des conditions plus agréables. Malgré le fait qu'il l'ait frappé à maintes reprises. Et que Calypso le regarde toujours aussi froidement. Bon sang, c'est pas gagné...

"Je pense que... Hum... Nous ne gagnerons rien à errer au hasard, surtout qu'on attire énormément l'attention sur nous, en particulier moi et ton amie. A mon avis, nous ne sommes pas les seuls à avoir été pris pour cible, et donc, trouver d'autres personnes dans notre cas pourra peut-être nous mener jusqu'au voleur. Ou nous faire perdre du temps jusqu'à ce qu'il ait bien le temps de s'enfuir, je ne sais pas vraiment..."

Et comment faire pour trouver des victimes parmi toute cette foule ? Y en a-t-il véritablement ? Non, ce n'est pas la bonne manière de raisonner. Il faut chercher où irait se plaindre les potentielles victimes, et apparemment, il en revient toujours au même point : aller à la garde. Idée qu'il ne tarde pas à partager à l'inconnu. D'ailleurs, comment s'appelle-t-il ?

Spoiler:
 
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   Mer 23 Oct - 16:50

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Les Âmes Disloquées



" Serais-tu capable rien qu'à son ombre et du premier coup d’œil de reconnaître ton meilleur ami ? "


Il parle enfin. Comme si de rien était, alors que quelques instants plus tôt il était possédé d'une frénésie que personne n'aurait put arrêter. Saleté. L'envie de le bousiller, de saigner comme un porc pour le diner, qu'il étouffe dans une complainte étouffé, qu'il convulse avant d'expirer dans une eau pour purifier cet être aux attributs des plus laids. Elle s'approche à nouveau ignorant les regards qu'elle s'attire par sa simple présence, sa main glacé vient caresser le visage munie des deux cornes minuscules, démons mal formé alors que son regard se plonge dans le siens.

" Je suppose que cette condition tu l'as amplement mérité, je serai toi je cesserai de lutter, tu transpires la faiblesse nauséabonde d'un enfant apeuré, pauvre petit démon possédé... Qu'ais-je fais pour mériter ça ? Pourquoi moi ? ... Je le lis dans tes yeux, cette faiblesse gerbante qui suinte de toi. T'achever serait au final un service que jamais je ne souhaiterai te donner, car après tout, tout ça tu l'as bien mérité non ?"

Elle se tait dans un sourire pervers alors que sa main vient violemment le pousser avec violence contre le mur de l'aller, histoire de voir si cela suffirait à ce qu'il fuit dans cette chose qui semblait le posséder.

" Puisque vous semblez incapables de quoi que ce soit, je vais prendre les choses en mains. "

Sans demander son reste la silhouette féminine pousse violemment un homme se dressant sur son chemin pour passer. Pas décidé et n'ayant que faire des regards qu'elle s'attirait pour se diriger vers une silhouette à l'accoutrement dénotant de ceux des passants.

Le regard écarlate vient lécher l'inconnu avec un air attristé malgré la douleur qu'il lui a infligé.
" L'écoute pas, elle est énervée, elle est toujours énervée même quand elle semble posée, la rage bouillonne en elle, à force je le sais... Après tout je la vois depuis très longtemps maintenant... "

Il semble partir dans ses pensées avant de reporter son attention sur l'homme diablotin, nullement inquiet des actes que pouvait causer Calypso, elle savait ce qu'elle faisait, et il savait mieux que personne qu'elle était du genre... Convaincante. Il l'observe longuement, observant son physique étrange, ne pouvant s'empêcher de penser que d'un sens il leurs ressemblaient, à sa façon il avait leur beauté.

" Tu ne t'es pas demandé si elle n'avait pas raison d'un sens ? Si à force de lutter de toute tes forces contre cette choses tu ne lui donnais pas sa force ? ... Que vous avez simplement besoin d'apprendre à... Cohabiter ? ... Tu sais... Je sais ce que d'essayer de lutter contre quelque chose qui nous dépassent et pourtant nous enlacent...
Tu sais ce ne sont pas les seuls qui me parlent dans ma tête... Ce ne sont pas les seuls avec qui je suis connecté quand bien même je voudrais le refusé... Tu sais comment tout as commencé ? Les rêves... Les cauchemars avec des visions de meurtre et de sang, mes meurtres à travers eux, et plus je fuyais plus leur puissance grandissait, un appel auquel je devais répondre, plus fort que moi, tout simplement accepter cette connexion entre nous... La seule chose que je sais... C'est que si j'avais ignoré, tenté de lui échapper, cette connexion m'aurait dévoré en entier. "


Il se tait, les mots étaient sorties plus ou moins difficilement, il n'avait pas l'habitude de beaucoup parler, souvent plonger dans son propre monde, mais sans savoir pourquoi il voulait aider cette inconnue, capable de ressentir sa souffrance, première véritable compassion éprouvée en vers un être du genre humain... Et Dieu sait qu'il avait appris à haïr l'humanité.

Des crics choqués, hurlement alors que la foule s'écarte au passage d'une vague emportant un corps aux pieds du dément aux cheveux flamboyants. Un regard légèrement choqué alors que l'homme se relève, recule vers lui terrifié dans sa tenue de la garde. Qu'elle émerge après la vague avec un sourire légèrement sadique, tel une divinité de cruauté. Le regard suppliant de l'homme apeuré pour qu'on vienne l'aider alors qu'elle se stoppe avec un air satisfait en le saisissant par le col avec une force insoupçonné par son corps fluet. " Et si tu parlais, poupée. ? " Apparemment le garde aurait dût s'abstenir d'un certain vocabulaire...


© Bebebe ♠ FTRPG
 MessageSujet: Re: Patapon, patapon, patapatapatapon... [Altiel & Ijeel]   

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