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Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫
 MessageSujet: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Sam 25 Mai - 19:42

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    « Wyrshaaaaaaaaa ! »

    Le corbeau ajouta à la liste des choses qu’il n’aimait pas la neige et éternua de nouveau. Oui, décidément, et au moins dans le top 10 de cette fameuse liste, voir le top 5. En plus, comme pour lui donner raison, cette substance froide avait naturellement eu la stupide idée d’être de couleur blanche, ce qui faisait ressortir son plumage noir et tuait directement dans l’œuf toutes tentatives de discrétion. Il leva les yeux au ciel, pour le peu qu’un oiseau « pouvait » lever les yeux au ciel, ou du moins, pensa très fort qu’il levait les yeux au ciel en prenant cette expression typiquement humaine, celle du « Qu’est-ce que je t’avais dit ? ». Agãéti, car s’était son nom (aussi imprononçable que celui de son maître), quitta très vite son air vengeur lorsqu’il s’aperçut que le mage ne le regardait même pas. Il trépigna sur son épaule, et maudit une nouvelle fois son maître et sa stupide idée de partir à la recherche d’une Sonnate dans la seule région de Fiore où il neigeait toute l’année.

    Le F.Libri, lui, ignorait les souffrances intérieures de l’oiseau noir, et s’amusait comme un fou. Il adorait la neige, et son jeu récemment trouvé, provoquant aussi bien les fous rires des passants que leurs mépris, était de tenter de reproduire exactement les partitions d’un air populaire, mais sculpté dans la neige. Il se trouvait donc à genou dans les rues de Neveberry, entouré de neige et s’amusant autant que les enfants qui l’avaient rejoint (Ceux-ci ne comprenaient d’ailleurs pas trop la forme approximative de la sculpture, mais aimaient quand même.) Le temps était magnifique pour la saison : il neigeait, mais néanmoins, les armées de Cumulo Nimbus peinaient à obscurcir les rayons de l’astre solaire. On était début d’après-midi, et les petites rues de la ville attiraient beaucoup de gens, la plupart à la recherche d’une bonne gaufre, ou d’un chocolat chaud, car le temps restait pourtant assez froid, malgré l’absence notable de vents. Pour l’occasion, le jeune blondinet avait mis son fameux bonnet bleu.

    Le corbeau lui pinça l’oreille, ce qui poussa le représentant du Conseil à confier l’achievement de la construction aux enfants, à se relever en époustant la neige de son bonnet, et à quitter la rue pour s’enfoncer dans la foule, dont les membres ouvraient bien souvent les yeux comme des perles lorsqu’ils voyaient l’oiseau de malheur qui suivait le mage. On retrouva donc notre blondinet plus tard, toujours en ignorant la mystérieuse raison qu’il l’avait poussé à abandonner son occupation, sur le toit d’une des constructions de la ville, véritable désert blanc. D’ici, il avait une vue imprenable sur les rues et leurs occupants. Pareilles à l’activité d’une fourmilière, elles s’illustraient parfaitement la richesse qui découlait du tourisme, alors même que ces fourmis dilapidaient leurs bien en souvenir inutile.

    « Là ! Là ! Elle te dévorera ! »

    « Mon vieux, tu racontes quoi là ? »

    « Méfie-toi de Uta ! Je le répétrais pas ! »

    « Reparle-moi le jour où tu réussiras enfin à t’exprimer normalement, Agãéti, je n’ai simplement rien compris. »

    Le corbeau se mura dans le silence, et le blondinet gonfla les joues, signe chez lui d’énervement. Le fichu oiseau pouvait en effet parler, dommage que ce soit uniquement en vers : comme d’habitude, il n’avait rien compris. De dépit, il sortit sa flûte de son étui, et joua. Une petite mélodie simple, du genre de celle qu’il vous arrive de fredonner, sans jamais parvenir à savoir quand vous l’avez apprise. Un air qui évoquait la montagne, la neige, et la joie qui en découlait. ♫♪♫♪

    [Voilà ♪ J'espère que c'est pas trop bateau comme introduction, mais je voulais te laisser faire ce que tu veux 'w']
 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Dim 26 Mai - 9:20

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Misto

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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal.


L’adolescente souffla distraitement sur la mèche de cheveux sombre qui lui était tombée devant les yeux. Sa main balaye la neige qui s’est posée sur le toit où elle a choisi de se poser. Elle ne se souvenait plus de ce qu’elle faisait là. Est-ce qu’elle réfléchissait ? Non. Elle se rallongea sur sa cape, ses yeux scrutant le ciel doux à la fois gris et bleu. L’aigle laissa s’échapper un bâillement alors qu’elle cherchait le temps qu’elle avait passé immobile au même endroit.

- Cinq heures.

La jeune femme sursaute et se retourne vers le gros tigre blanc. Celui-ci la fixe de ses yeux violets profond en faisant sa toilette avec application. Sa tête légèrement penchée sur le côté semble interroger la demoiselle mais celle-ci ne sait pas sur quoi porte la question. Elle hausse les épaules, nonchalante.

- Ais-je raté quelque chose d’important Radulf ?
- Non. A moins que tu ne sois intriguée par le passage des voyageurs.
- Je vois.

La brune se tourna sur le côté. La solitude lui paraissait étrangement pesante. Elle tendit devant elle sa paume gelée par le contact de la neige. Elle en avait à peine sentit la morsure. Un peu comme si cela avait été comme plonger sa main dans le sable d’un désert. Misto soupira et ferma les yeux. Puis les rouvrit aussitôt en entendant la mélodie. La musique lui murmura, enjôleuse, la forçant à se relever immédiatement pour en chercher l’origine. La main de l’adolescente ravit sa lourde cape au toit avant que ses pieds ne la propulsent dans le vide qui menait à la rue. Elle atterrit devant une échoppe, aigle silencieux, puis profite d’un mouvement de foule pour s’y mêler. Ses yeux cherchent ce que ses oreilles écoutent, fascinées. Le gros tigre blanc avait suivi l’envol de sa maitresse à sa manière. Une splendide chouette se percha sur l’épaule de l’adolescente, le regard interrogateur de celui qui ne sait pas ce qu’elle prépare et encore moins ce qu’elle va rencontrer là-bas.

Les pas de la jeune Shida la mènent rapidement vers son lieu de convoitise. Elle rejoint le musicien et lui tournoie autour comme elle le faisait, enfant, quand son maitre lui jouait une nouvelle mélodie. Le rythme l’envahit toute entière alors qu’elle retombait brusquement en enfance. Chacun des sons tirés de la flûte trouvait un drôle d’écho en elle. Si bien que l’adolescente se retrouva à danser sans même l’avoir remarqué. Radulf avait quitté l’épaule de sa mage pour voler au-dessus d’eux, curieux de ce qui pourrait bien se passer. Inconsciemment, la jeune fille ferma les yeux pour se laisser guider. Sa voix s’éleva près de l’inconnu pour se mêler à la musique.

Elle fut tout à coup la montagne.

- Infatigable, magnificence tourmentée par le temps sous le regard des étoiles ….

La neige chassa son amie de roc pour trouver sa propre vie parmi les notes.

- Froide, belle, intraitable,
Pureté blanche que tous s’affaire à condamner…


La joie monta dans le timbre de voix clair de Misto. Comme monterait le gaz du champagne quand on vient de le déboucher. Son regard clos regardait l’âme simple qui jouait. Une âme parfaitement accordée. Une symphonie sur patte qui n’avait aucun mal à s’exprimer. Pourtant, la musique c’était arrêtée. La brune rouvrit les yeux, confuse, et détourna le regard pour ne pas croiser celui, inquisiteur du corbeau qui se tenait sur l’épaule de son maitre. Le blanc se créa de lui-même jusqu’à ce que la demoiselle se reprenne.

- Très jolie mélodie. Ça faisait une éternité que je ne l’avais pas entendu comme ça.

Sa main passa, gênée, parmi ses mèches, les lissant avec une soudaine application. Elle se mit à rougir inconsciemment sous le regard insistant de son interlocuteur. La clochette tinta autour de son cou comme pour en rire. La chouette se rapprocha de la scène puis pris perchoir sur la musicienne pour lui donner un coup de bec sur le crâne.

- Aïe !
- Présente-toi au moins, sale gosse.
- Je …
- Aller, ne lui fait pas perdre plus de temps tu veux ?
- Mais Radulf …
- Tu es simple d’esprit ou tu le fais exprès ?

Elle soupira, résignée. Il avait toujours l’ascendant sur elle de toute façon.

- Je m’appelle Misto Shida, enchantée. Et navrée de vous avoir arrêté. Ce n’était pas mon … objectif…

Et que voulait-elle réellement dans cette histoire ? La jeune écervelée ne le savait pas elle-même mais son corps la trahissait. Elle voulait danser. Jouer. Chanter. Vivre au gré de cette musique qui l'avait sournoisement attirée.

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 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Dim 26 Mai - 11:26

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    Les yeux fermés, il jouait. Son monde en entier se résumait à un enfer blanc, pigmenté de morceaux d’étoiles gelées. Il plaçait ses accords avec le rythme des flocons se posant sur ses mains et soufflait dans l’instrument étrange avec la force du vent nordique, qui semblait maintenant s’être réveillé. Enfermé dans un bulle, il résumait sa pensée en Do virevoltant, en Ré neigeux et en Fa tourbillonnant. La musique, Sa musique s’infiltrait partout, car elle était de celle qui se colle à la peau, à votre peau. Celle qui vous dévoile, et qui vous force à l’écouter, et non pas juste à l’entendre, car elle joue quelque chose de véritable et d’unique. Souvent après une représentation du mage, que vous le vouliez ou non, vous vous surprendrez à battre la mesure du doigt, sur un rythme qui vous correspond. La journée qui suivra sera étrangement très faste, mais vous ne ferez pas le lien avec le blondinet et son corbeau. Après tout, ils ne sont que des musiciens.

    Le corbeau s’agita sur son épaule, et poussa Yäwé à rouvrir les yeux, sans interrompre son morceau improvisé. En bas, quelques personnes levaient la tête, curieux de savoir d’où provenait le son que leurs oreilles identifiaient. Des bruits de pas sur un Fa dièse ravageur, voilà ce qu’il comprit. Puis une ombre, virevoltant autour de lui, comme un enfant autour d’une sucrerie, qui se cache, réapparait, et disparait une nouvelle fois. Lui, il sourit, car il aime rendre heureux les gens et alors, continue, avec une vigueur renouvelé, son hymne à la joie des temps glacés. Autour d’eux, la neige se fait plus forte, figeant l’instant dans une sphère cotonneuse, que des paroles, prononcées à voix basse pour commencer et qui rapidement se font plus présentes, peinent à percer. Cependant, le mage sait qu’il va devoir s’arrêter, déjà son oiseau sur son épaule commence à s’agiter, et la neige cesse de tomber.

    Il s’arrête.

    « -Très jolie mélodie. Ça faisait une éternité que je ne l’avais pas entendu comme ça. »

    « Wyrda ! »

    Sonne en réponse, le croissement du corbeau, qui fixe d’un œil mauvais la jeune fille et son compagnon à plume. L’oiseau est quasiment sûr qu’elle aime la neige. Brrr. Il leur tire la langue, pour le peu qu’un oiseau est cette capacité. Il s’envole, cette fois, en fixant ce qui est une chouette blanche, et fredonne.

    « -Toi ! Toi ! Je ne t’aime pas ! »

    Et il disparait dans les rues, abandonnant son maître. Le gamin reste silencieux, il écoute, caché derrière son bonnet avec amusement le dialogue entre la chouette et la « sale gosse ».

    « -Je m’appelle Misto Shida, enchantée. Et navrée de vous avoir arrêté. Ce n’était pas mon … objectif… »

    « -C’était quoi l’objectif alors ? »

    Le rire du F.Libri s’envole dans les airs. Il fait un geste de la tête..

    « -Tu ne m’as pas interrompu, car tu fais partie de la musique. »

    Il se relève, et lui tire la langue, aussi énigmatique que ignorant des règles de la politesse.

    « -Moi, c’est Yäwé Filia Libri ♫ Et je ne suis quant à moi absolument pas navré ♪ »

    Et avant que la Shida ne puisse répondre quoi ce que se soit, il se laisse tomber dans les rues, qui bientôt raisonnent d’une symphonie provocatrice. Entrera-t-elle dans le jeu ou ignorera-t-elle ce que son envie lui dicte ?
 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Dim 26 Mai - 14:19

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Misto

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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal.


- L’objectif était inconnu, souffle-t-elle alors qu’il repart dans la rue.

Un sourire s’esquisse sur le visage de la jeune femme alors qu’une nouvelle mélodie retentit. Le cœur battant, elle le poursuit. L’affirmation de Yäwé l’a fait légèrement rosir. Si elle fait partie de la musique, il est la musique. L’aigle tourbillonne dans la foule et rejoint son musicien. Elle lui emboite le pas et reprend. Ses pas deviennent l’extension de la mélodie qui l’invite à se joindre à lui. D’un sourire amusé, elle lui dévoile son jeu et en modifie les règles établie silencieusement entre eux deux.

- Mêlés, entremêlés,
Deux esprits taillés pour jouer.


La jeune femme se contorsionne au gré des sons qu’il lui montre. Elle n’est plus que l’exécutante de l’harmonie ainsi crée. Une main qui se pose dans la neige alors que commence le récital du duo musical. L’esprit chouette s’est dispersé dans les vents alors que les deux artistes deviennent traversent l’un des axes de la ville les plus important.

- Simple chanson proposée,
Danseuse qui la poursuit amusée.


Son pied s’envole alors qu’elle effectue une roue qu’elle n’a pas calculée. Son cœur s’emballe. Battant comme un papillon dans l’air hivernal. Son timbre grimpe alors qu’elle suit la note donnée. Danseuse brune au charme à peine dévoilé. Sa main, son cœur, son corps. Tout est guidé par la musique qui décolle sous les doigts de Yäwé. L’aigle sourit, se laisse faire, littéralement envahie.

- Dans le ciel de l’hiver,
L’homme joue avec les notes éphémères.


Elle virevolte autour du jeune homme qui, maintenant qu’elle le voit un peu mieux, doit avoir à peu près son âge. Son doux sourire s’élargit. La clochette autour de son joli cou lui fait un clin d’œil alors que de nouveau elle décolle.

- Flute au chant endiablé,
Joueur au cœur assuré.


Un tigre blanc se dessine dans le mouvement de sa maitresse alors qu’elle prend appuis sur son dos éthéré. Un son imprévu qui vient de nouveau rythmer le corps de l’aigle attirée. Celle-ci danse pour lui. Vole autour de lui. Véritable abeille charmée par le miel qui chante pour se jouer d’elle. Elle marche dans ses pas par simple envie de s’amuser. Un, deux, trois. Elle l’effleure du bout des doigts. Son sourire enfantin qui lui adresse un clin d’œil à condition qu’il le voie.

Elle devint le jeu.

- Sournoisement, délicatement,
Aigle qui suit le pas dicté
Ensorcelée.


La brune se glisse dans dos, le pas choisit qui lui permet d’à son tour se glisser dans l’écho. L’ocarina dans sa main la fait frémir alors que son chant se tait. La première note qu’elle en tire s’élève, reflet du premier joueur qui continu son récital sans trêve. La jeune Misto se glisse dans les pas du Filia Libri. Cœur battant tendu vers son âme qui luit. Sa danse continue toutefois de l’entourer sans pour autant que la jeune demoiselle ne force ses accords à l’accompagner. Il est la musique. Elle fait partie de la musique. Elle s’affaire à le compléter, l’égaler, l’inspirer.

- Tournoyant cœur des lois,
Qui fait vibrer, onduler,
Celui qui marche près de toi.


Un courant d’air libère la jeune Shida du poids de sa cape, dévoilant sa tenue plutôt inattendue. Légèreté dans l’air froid de la montagne gelée. Griffes d’aigles bordeaux dont son omoplate gauche est ornée. Un sourire joueur alors qu’elle croise les yeux du Filia Libri pour reprendre cette mélodie qui vient de s’achever. Alors que son cœur ne vient que de commencer à palpiter.


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 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Ven 26 Juil - 17:33

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    Toi, tu regardes, étonné, mais aussi charmé. Charmé par la mélodie, charmé par l’insouciance du moment que l’on fabrique pendant un instant, mais aussi charmé à cause du souvenir qui remonte en toi. Un souvenir de jeunesse, lorsque tes poumons pouvaient se jouer du vent, et que ton cœur réchauffer le blizzard. Toi, c’est la foule. Plus particulièrement toi, toi là et toi aussi. Vieillards aveugles mais pas sourds, enfants aux grands yeux ahuris, vous êtes le Toi. Un toi qui regarde et commente la scène, un toi dans lequel se reflète un tourbillon de coton, à moins que ce ne soit le mouvement de la danseuse et du flûtiste. Un toit qui supporte la musique, qui pose ses fondations, et nourrit ses racines. Un toit de feuilles pleines de neiges qui fait partie entière de la musique, de la mélodie composé sur le moment. Un sourire ridé comme une vieille pomme de la vieille dame, là, à droite, et c’est un Ré guilleret qui sort du morceau de sons. Des joues rouges comme de petites sourires de la part de la fillette à couettes, à gauche, et c’est un pas en arc de cercle que fait naitre de son corps la fille aux espoirs multiples. Alors, Toi, Toi et même toit, ils vous remercient. Inconsciemment, vous participez à la mélodie et aux mouvements. Vous êtes les compositeurs, ils ne sont que les instruments. Lui, il le sait, et elle l’ignore peut-être. C’est ça que rend la mélodie de Yäwé Filia Libri.

    Elle danse, chante et joue. En parfaite illustration de la théorie du mouvement, voire de la gravité, elle bougeait avec aisance, posant de délicates arabesques sur le sol blanc. Dissimulé derrière un épais bonnet de laine, assis à même le froid en tailleurs, lui, jouait. Dans le public, certains commençaient à taper des mains, on battait du pied en suivant le rythme. Tous semblait reconnaitre la mélodie, mais sans jamais réussir à poser un doigt sur son nom. Soudain dans l’ombre d’un visage de mage, un sourire se dessine, et alors, s’inspirant des paroles de la danseuse, ou plutôt ce qui est presque devenu Sa danseuse, il laisse couler sa magie dans le son. Bien sûr, ils ne se rendent pas compte, et elle est bien trop concentrée. Subtilement, les mains qui tapent paraissent se changer en branches dont le vent agiterait les feuilles. Les dos se courbent en troncs, les joues deviennent autant de rameaux. Le temps, enfin, lui-même parait se taire, et vouloir faire silence. Seuls demeurent la danseuse et son chanteur, assis en tailleurs dans un clairière, à moins bien sûr que tout ne soit qu’un faux requiem, et que les gens ne soit toujours là. Est-ce une feuille ? Est-ce un doigt ? Les flocons tombent-ils ou sont-ils réellement immobiles ? Et lui est-il toujours immobile en tailleur au centre de la clairière ? Mais alors à qui appartient ce souffle qui semble effleurer avec prudence son oreille ? Y’a-t-il vraiment un visage à seulement quelques centimètres des lèvres de la jeune fille ? Son front touche-il un autre front ? Et puis, parlons de la musique, elle aussi parait être cotonneuse, lointaine et bien que jouant toujours, il semble vouloir dire quelque chose, des soupirs sonnent à ses oreilles et ses mouvements se font lents.

    « Que cherches-tu ? Pourquoi es-tu ici ? La neige tombe. Ils vont te le dire, mais penses-y. »

    Cette fois, elle est certaines de distinguer le visage du blondinet en face d’elle, et il lui semble sentir une main dans ses cheveux. A moins que ce ne soit le vent.

    « Quelle est ta part d’ombre que tu dissimules au fond de toi »

    Elle ouvre les yeux. Rien n’a changé. Il joue toujours sous le regard du public, la clairière n’existe pas. Néanmoins, la mélodie semble lui adresser un sourire, en même temps que le tempo augmente : cette fois, il se lève, et la regarde. Ses yeux la regarde, la jauge et attendent une réponse. Suivra-t-elle la cadence qui lui impose, ou franchira-t-elle la limite, doublant le naïf dans sa course musicale ?


[DESOLEEEE TwT. Deux mois pour répondre .w. J'suis nuuuul. Acceeeepte mes plus plates excuses >w< //Rampe comme un ver likemode.//]
 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Sam 27 Juil - 18:26

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Misto

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L'illusion d'un nouveau lendemain.


« Ma part d’ombre se trouve dans les souvenirs que j’ignore et qui se terrent dans mon coeur. »

Un doux murmure à l’oreille du jeune homme au bonnet visé sur le crâne avant que la musique de l’ocarina ne reprenne la danse. Un écho. Une seconde Uta qui se met à voler le temps et l’espace autour d’eux. Ce n’est plus le public mais eux. Uniquement ses deux âmes ménestrels qui palpitent à l’unisson. Comme un reflet de la première illusion, la clairière réapparait. Le rythme avait légèrement changé. Un fond plus profond. Une intensité plus distante. Le poids de toutes les émotions qui vivaient dans le cœur de Yäwé réunit dans un seul morceau dont chaque tapement de pied et claquement de main marquait les notes à la fois tendre et forte de la chanson qui se succéda à celle que le blond avait initié.

L’automne pointa son air humide et caressant, ébouriffant les rares mèches qui dépassaient du bonnet de laine. Elle se tenait au centre du petit plan d’eau de la clairière, une main tendue qui l’invitait à prendre la sienne alors que l’autre était déposée sur son cœur. Son sourire calme et enjoué se détachait parmi les feuilles orangées volant dans le couchant. Le vent délicieusement doux les enveloppait comme un ami. Il leur susurrait son nom du bout des lèvres, les invitant presque à l’appeler pour jouer avec eux, l’eau clapotant en écho pour se mêler au doux son de la musique. La main de la jeune femme effleura la paume comme un soupir, le laissant hésiter sur la réalité et la fiction du contact bref de la main chaude et délicate de l’aigle.

Un souffle fragile sur son oreille lui fait tourner la tête et il la voit. Dansant et jouant dans la splendeur du soleil levant, accompagnée par les multiples feuilles d’automne qui s’arrachait aux arbres sous la caresse amoureuse du vent. Un simple murmure traversa l’air pour chatouiller l’ouïe musicale du jeune homme.

« Je n’ai pas la réponse à ces deux autres questions. Les feuilles volent. Ils ne me diront rien je ne les entends pas. »

La sensation douce d’un doigt soupir qui effleure son cœur à travers le lourd vêtement d’hiver.

« Quel est le secret qui vibre à l’écart, juste là ? »

Il rouvre les yeux alors que chacun des passants applaudit à tout rompre la fin de l’accord. Un accord qui reprend pour dévoiler les trois âmes qui se sont matérialisée. Trois personnes différentes qui remplacent la demoiselle qui ondulait au gré de la mélodie. Miku ? Damaz ? Misto ? Trois âmes différentes. Noir, Blanc, Brun. Trois sons qui s’enlacent et se délassent en attrapant chaque enfant sur leur chemin. Chaque pas qui devient une danse et une transe dans les élans d’un duo qui se défient dans une suite d’illusion privée et enjouée. Deux âmes différentes dans un accord parfait. Une scène fantasmagorique qui apparait et disparait. Soudainement et rapidement. Trois souvenirs distants qui servent de subtile transition au mirage qui balaye la neige et les gens.

Une cascade en été. Vibrante d’eau, de sons mélodieux et de crescendo ajusté. Des milliers d’oiseaux qui les entourent dans cet étrange horizon aquatique qui réverbèrent avec application un ciel entièrement étoilé. Misto danse, troublant la quiétude en accompagnant la mélodie qu’elle invite Yäwé à jouer. Trois pas, deux pas, cinq pas. Une cabriole douce autour du blondinet qui ne s’y attendait pas. Un pas. Une ronde douce qui fait voleter l’ourlet de sa robe alors qu’il ressent son dos contre le sien. Une seconde pirouette qui le repousse plus loin, loin de tout contact ou même de la douceur des doigts qui se glissait dans ses mèches brunes comme une promesse étrangère à la jeune fille.

« Quel est la chanson que mon cœur est en train de jouer ? »

Un petit jeu anodin que tous bon musicien a appris et connait. Celui de poser sa main sur la poitrine de quiconque pose la question pour en jouer le pouls. Un jeu simple qui reste tout de même risqué. Car quiconque se trompe se verra proposé un défi à la hauteur de la faute qu’on a pu écouter. Les oiseaux chantent et l’eau continue de clapoter. La voix de Misto murmure en écho.

« La musique est notre cœur et notre cœur fait la musique. Qui est né en premier ? Qui chantera demain dès l’aube près du vieux chêne dressé ? »

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 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Dim 28 Juil - 20:52

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    Cela montait, descendait comme une vague, une rumeur qui se répandait, bientôt surpassant son origine pour en démultiplier les effets. Certains parlaient de corbeaux. D’autres de neige. La plupart mentionnait une mélodie, mais surtout tous parlaient de la Danseuse. Elle se jouait des flocons, domptait le vent froid, et animait à l’aide de son seul sourire toute la rue. Elle éclairait par sa seule présence un après-midi prévu morne, et volait l’âme de nombreux adolescents par un seul regard échangé. Quelques personnes, plus rares, parlaient également d’un bonnet bleu et d’un flûtiste : un regard malicieux et un sourire espiègle qui soufflait dans le précieux instrument venteux, suffisait ainsi à construire la légende de deux saltimbanques involontaires, artistes des circonstances et provocateurs de rêves. Mais hélas, le temps possède un appétit vorace, et il n’est jamais en retard lorsqu’il s’agit de prendre son tribu. Le Destin lança son dès à huit face, et après avoir fit sept, la chronophagie commença son affaire. Elle s’occupa d’abord des ombres, dans les coins. Elle tira les regards vers les montres, et arracha un bâillement aux enfants. On se frottait les yeux, criait son nom sans ouvrir la bouche : la Nuit arrivait, avec son grand sourire large et ses gants de velours pailleté. Et elle se sentait d’humeur joueuse.

    « C’est donc ça. »

    Un sourire joyeux, insolent, mais aussi un peu nerveux qui apparait. Une main qui doucement en mesure avec le mouvement d’un précieux organe de vie. Une tête qui se lève et des yeux qui s’ouvre, fixant une chose impossible à ne pas voir, mais facile à ignorer, avec émerveillement.

    « Rien ne se cache ici. Pas de secret, pas d’abysse. Juste un rythme qui retient la vie… »

    Les yeux se referment, la voix se mut en un murmure, que les feuilles orange et jaunes ont très vite le plaisir d’étouffer. Ses mains se referment lentement sur sa flûte.

    « …Et qui parfois me surprend, en mêlant cette pulsation à une autre. »

    Il se concentre sur les mouvements de ses doigts sur un instrument, enfin il le voudrait, mais il ne peut pas. Déjà, on le tire et voilà que les bras brunis par le soleil de l’été sonnent un doux clapotis à ses oreilles, et colorent ses yeux par les promesses azurés de l’eau et de l’écume d’une cascade. Il sent une présence dans son dos, entend un souffle près de lui, mais ne la voit pas. Ses pauvres morceaux de chairs qui lui servent à voir à travers l’espace ne lui permettent pas de voir un visage, mais seulement de distinguer des mouvements, des couleurs. Un corps. Qui virevolte et fait pâlir les représentants du règne aviaire contemplant la scène. Ses doigts, sa main, se referment dans du vide lorsqu’ils tentent, bien malgré sa raison, de sentir le tissu poli par le vent qu’elle porte. Elle reste insaisissable. Les rôles se sont inversés, de compositeur, il est passé interprète. Sa bouche se décroche de la flûte. Ses lèvre effleurent le vent avec délicatesse.

    Les yeux du Filia Libri s’ouvrent, et, pendant un moment sont capable d’apercevoir les visages souriant d’un public ignorant tout de la musique que les deux faux-enfants composent à l’intérieur de la musique que eux, entendent. Puis son souffle chaud, légèrement brumeux, qui refait vivre son instrument, éclate la cascade, l’aplatit et bientôt, la fait disparaitre. Une forêt près d’un lac au printemps. Vibrante de vie, de mélodies végétales et de decrescendo pas forcément juste. Il reprend les termes de l’univers de l’aigle danseuse, mais en y modifiant l’oxymore du fond. Un pendant troublant mais pas forcément gênant qui contrairement à elle est vide. Seul vie présente : le son, elle, et lui. Lui qui n’est plus à sa place, et qui pourtant est là. Partout. Dans le vent qui caresse ses cheveux comme autant de doigts de pianistes, ou du contact herbeux à ses pieds. Un visage proche du sien se distingue. Elle n’est pas sûre, après tout, elle danse.

    « J’ignore qu’elle est cette musique. Le cœur est bien trop complexe pour s’écrire sur une partition. »

    Des lèvres qui murmurent à son oreille.

    « Pourtant, je prie pour que ce ne soit pas un requiem. »

    Un épais arbre se distingue et les sépare. D’un côté, le musicien, de l’autre la danseuse. Caressant d’un doigt l’écorce noueuse, il fait le tour et la voit atterrir dans une pirouette. Il abandonne son univers et lui laisse reprendre le contrôle de sa boite à musique. Une promesse sort de sa bouche.

    « Qui ne chanterait pas ? Qui mourrait en premier ? Du chêne peut naître un autre chêne, tout dépend du rythme. Je peux prendre le risque. Mais toi, iras-tu brûler tes ailes ? »

[Dis moi, si la réponse ne te va pas o/]
 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Ven 2 Aoû - 17:43

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Sens-tu les ailes te pousser ?


« Qui ne chanterait pas ? Qui mourrait en premier ? Du chêne peut naître un autre chêne, tout dépend du rythme. Je peux prendre le risque. Mais toi, iras-tu brûler tes ailes ? »

La main de la demoiselle se glissa doucement dans le feuillage de son arbre songe, un sourire amusé alors que la musique suspendue semble menacer cette scène incongrue. Les deux notes suivantes prolonge le printemps alors que l’aigle saute de son perchoir pour atterrir devant son cavalier dans un bruit ténu. Si elle avait bel et bien rêvé une certaine proximité, elle était maintenant tout près de cet étrange flutiste qui irrémédiablement l’attirait.

« Prendras-tu le risque de t’en faire pousser ? Voudrais-tu danser dès l’aube et jouer toute la sainte journée ? De deux chênes peut naitre le rythme d’un lieu où l’on aime vivre. »

Les derniers mots s’entortillèrent. Deux mots malicieux qui semblent se disputer le point final de la phrase. Quatre sons combatifs qu’on balaye d’un revers de main en écoutant une nouvelle note. Celle dictée par une main prudente qui effleure la joue qu’elle a mainte fois crut avoir touché. Timidité et rougeur mêlée alors que le contact achève le sort qui les faisait rêver. Lentement, tout se tait. Les passants, l’auditoire surpris qui se délecte de cet étrange instant. Tous qui les poussent, calmement mais surement, vers un volatil sentiment. Mensonge ? Songe ? Tentation et curiosité entrelacée alors que l’aigle fait un pas de plus vers celui qui semble l’avoir charmée.

Douce odeur musquée qui l’envahit. Papier, citron, tarte meringuée et plume de corbeau délicatement mariés. Narine frémissant discrètement alors qu’un sourire franc s’étire. La main frêle de la jeune fille rajusta l’écharpe de son camarade frileux, son pouce effleurant la peau pâle sous le soleil laiteux. Un pas dansant pour s’éloigner et la voilà qui, brusquement disparait. Etonnement strident qui sort de la multitude de curieux amassé. Sifflement mélodieux qui les suspend. Ombre silencieuse sur un toit qui regarde en bas celui qu’elle attend. Main tendue vers lui dans un sourire éblouissant.

« Viens Yäwé, allons-nous en connaitre l’étrange chêne qui est né pour continuer à renaitre. »

Chouette blanche sur son épaule exposée. Demoiselle, jolie pimprenelle au port de tête altier que ne connait pas son propre passé. Musicienne, âme rebelle dont le cœur semble fort avoir été capturée par le blond qui la regarde d’un air amusé. Danseront-ils tous les deux au lever de l’aube pour savoir quel chêne va naitre dans la douce matinée ? Bien malin serait celui qui le saurait.

Animal blanc qui déploie ses ailes pour descendre en piquée, se posant délicatement sur l’épaule de son objet d’intérêt. Regard jaune qui caresse une foule émerveillée alors que l’oiseau devient rongeur à la queue ébouriffée. Sourire ironique sur les lèvres d’un esprit enjoué.

« Alors petit Yäwé ? Prêt à t’envoler ? »

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 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Sam 17 Aoû - 19:00

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    La Nuit embrassa la Lune, et de cette union naquit ces morceaux de rêves et de songes que l’on appelle Etoile. Elles brillaient d’une lueur malicieuse, presque provocantes, et invitaient la neige à jouer avec elles. Ainsi Neverbery s’éclairait la nuit de milles lumières dansantes, animés par une magie particulière, de celles qui ne peuvent se maitriser et que les Hommes nomment espoir. Un endroit cependant ne faisait pas miroir. Un endroit où la glace était absente, et où la neige avait fui. Un cercle parfait autour d’un étrange duo, maintenant silencieux, et d’où commençait à pointer de timides pousses vertes. La mélodie était maintenant terminée, et en ultime cadeau, ils s’étaient jouer des saisons, et avaient improvisé un Printemps miniature pour leur public. Un cadeau pour les remercier d’avoir écouté, un cadeau qui se voulait éphémère, qui voulait juste émerveiller une dernière fois l’œil de la foule. Yäwé Filia Libri se releva, les yeux enfin ouverts, et ignora les compliments, déjà cherchait. Il cherchait son bout de musique, sa partition, celle qu’elle lui avait volé, et donc par extension, il la cherchait elle. Misto. Misto Shida, pour être précis, le nom lui revenait, car le Conseil la connaissait. Neutre mais surveillé, la guilde des abrutis à plumes. Jusqu’alors, elle n’avait jamais été rien d’autre qu’un nom sur un papier, mais maintenant qu’il avait goûté à la senteur du citron et à la fraicheur de la menthe, maintenant qu’ils s’étaient échangés leurs mélodies, il en voulait plus. Pour la première fois de sa vie, le flûtiste n’était pas animé par la curiosité, mais bien par le désir. Il veut jouer avec elle, comme le ferait un chaton trop curieux.

    Dissimulés derrière les rayures bleues de son bonnet, ses yeux repère rapidement l’âme libre à plumes chantantes. Très vite, le mage répond à l’invitation et se retrouve sur le toit, en face de celle qui a commis l’erreur de le charmer. Sur son épaule se pose une corbeau, noir comme la nuit, presque invisible dans la pénombre qui vient avant l’aube, étrange pendant à une chouette blanche comme la neige, blanche comme l’hiver qui reprend ses droits sur un morceau de magie abandonné par ses créateurs. Un bec claque, une écharpe dans le vent lui répond. Un visage blond qui souffle dans une oreille et un rongeur discret pose les bases d’un drôle de tableau mélodique.


    « Je suis curieux, Misto Shida. »


    Un visage qui se recule, presque à contre cœur semble-t-il, une main qui ne touche pas des cheveux, mais qui suit leurs mouvements qui disparait enfin dans une manche.


    « Peux-tu m’émerveiller encore plus ? Je veux savoir.? »


    Le visage s’approche davantage, doucement semble-t-il, et le sorbet fruité mélodieux plongeant ses yeux dans les globes oculaires de sa compagne, il la scrute. Sa peau laiteuse, la brume que forme son souffle, ses yeux indigo. Il la regarde, et soudainement disparait à son tour. Un cri s’élève dans les airs, moqueur, perçant, alors qu’une plume noire tombe au sol.


    « Wyrda ♥ »


    Un corbeau moqueur, peut-être même jaloux, et voilà qu’un blondinet glisse et tombe d’un toit, en entrainant dans sa chute, une chanteuse à la glace framboise. Yäwé s’écrase au sol en riant, sa chute amortit par une neige cotonneuse, quand à la belle, on suppose qu’elle tombe, mais agile comme elle est, bien difficile est de prévoir de ses mouvements ♫


 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   Mer 28 Aoû - 22:38

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Misto

Eagle's Claw

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Un rire s’éleva en écho à celui du jeune homme. La demoiselle se tenait au-dessus de lui, le sourire aux lèvres, soutenue par trois présences qui avait auparavant été fantôme. Huit oiseaux battant des ailes à l’unisson pour maintenir la brune au-dessus du blond. Huit âmes qui la posent délicatement, assise sur le corps hilare de cet étrange Dom Juan. Un doigt délicat qui se pose à son tour sur le nez de cet adolescent imprudent.

« J’aimerais savoir Yäwé Filia Libri. »

Son doigt glissa, se levant de son visage pour se poser sur les cuisses de la jeune femme. Les yeux rouge sombre de la demoiselle fixèrent les prunelles du Filia Libri alors qu’elle se penchait en avant. Pas à pas. Lentement. Délibérément. Juste assez pour qu’il pense qu’elle allait faire le premier pas, fermant les yeux pour gouter ce cadeau trop tôt arrivé. Pas assez désiré. Et pourtant, il ne vint pas. Le souffle de la musicienne caressa l’oreille de son cavalier.

« Y a-t-il vraiment une bonne réponse à ta jolie question ? Que se passera-t-il donc si je réponds à la fois oui et non ? »

Le souffle disparut. Tout comme la sensation de son corps que les vêtements rendaient ténue. Il est seul. Elle n’est plus. Tendre souvenir qui semble avoir disparu dans un mélodieux soupir. Et pourtant cette chaleur est toujours là. Tout comme le son de ce cœur qui bat. Elle est là. Tout prêt de l’endroit où il était tombé ici-bas. Brune volatile dans la neige d’un prétendu hiver éternel et gracile. Deux mains qui passent dans la vision de ce drôle d’être allongé. Deux yeux couverts par des paumes encore fraiche de la neige qui leur a servaient d’appuis. Nuit artificielle que la voix calme et charnelle de la demoiselle rend simplement amusante.

« Je suis curieuse Yäwé Filia Libri. »

Doux poème qui se répand doucement dans ses oreilles. Deux mains qui se retirent délicatement. Huit reflets différents d’une brune qui dansait main dans la main avec ses clones éthérés qui ne tarderont pas à se disperser. Et qui pourtant ne s’arrêteront pas de valser. Une seule est cependant suffisamment douée pour se détacher. Suffisamment maligne pour trébucher. Tomber. Juste à côté du jeune homme riant qu’elle a mainte fois effleuré.

« Peux-tu m’impressionner encore plus ? Montre-moi. »

Allongée, face à son camarde de jeu insensé, elle l’observe avec intensité. C’est à lui de jouer. De prendre. Et peut être, pourquoi pas, de gagner l’enjeu pour lequel ils se tournent autour sans jamais en avoir deviné le contenu. Cruel destin pour ce duo de musicien. A jamais sans lendemain ?

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 MessageSujet: Re: Du chêne nait un chêne, tous les matins dès l'aube ♫   

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